Poussière de fée

1 Nostalgique, se dit de quelqu'un dont la "maison" manque, mal de chez soi
La journée était douce. Allongée sur le canapé, la tête renversée sur l'accoudoir, elle rêvassait. Un verre glacée de limonade reposait en équilibre sur son ventre, y diffusant sa froideur et des goutes d'eau qui imprégnait son t-shirt.
En face d'elle, sur le fauteuil à balance, sa mère, genoux repliés contre le corps, lisait. C'était rare qu'elle ne prenne le temps de lire. Qu'elle ne prenne le temps de quoi que cela soit à vrai dire.
A ses côtés, sa tante jouait du violoncelle. Des petits accords simples, répétés. Ils auraient pu l'ennuyer mais ce n'était pas le cas. C'était comme le son de l'évier de la cuisine qui goutait, celui des pages qui se tournaient, celui du vent qui chantait dans la toiture. Celui de son coeur si elle fermait les yeux.
C'était les petits sons de la maison. Le violoncelle lui avait manqué, comme la cerise et les boucles châtains.
L'évier, le tic tac de l'horloge, le miaulement timide du chat qui s'apprêtait à lui sauter sur les jambes lui avaient manqué. Comme la voix cassée de son père, le babillage de sa soeur ou l'accent écossais de sa mère.
Ces petites choses, qui faisait la journée tout douce. Et la journée qui suivrait, et celle d'après encore.
Le mal de chez soi était un mal qui s'imprégnait. Qui se glissait partout, sans que vous ne le remarquiez d'abord. En vous laissant penser que vous y échappiez, ou que vous en guérissez. A présent qu'elle était de retour, toutes les petits choses qui la faisaient se sentir bien la submergerait.
La réalisation, amère, que tout lui avait manquait. Que maintenant qu'elle le savait, les quitter serait plus dur. Le rêve de Poudlard s'était éteint. Elle voulait y retourner, bien sûr. Mais ce voeu était-il plus fort que celui de rester, ici, sur son canapé.
La musique cesserait. Figée, comme l'archet. Les sourcils se fronceraient, avant qu'une main vienne trouver son front, y appuyer un doigt. Juste entre ses yeux, dans le coin des soucis.
"Tu réfléchis trop cariad2"
Le regard noisette croise celui de caramel, et la moue se dessine. Elle se redresse, attrape le verre d'une main. En bois une gorgée.
La musique reprend. Elle chante quelque chose cette fois, un câlin qui se glisse entre les notes. Les doigts de l'ensorceleuse glisse sur les cordes, si vite, avec tant d'agilité. L'image se fait hypnotique et le coeur se réchauffe.
Elle se rallonge. Retrouve sa position enfoncée dans les coussins. La journée est douce.
417 mots
2 amour, utilisé comme un terme d'affection
2 amour, utilisé comme un terme d'affection
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde -
Poussière de fée

Ce soir, ils regarderont les étoiles. Pop's lui a promis, les yeux dans les yeux, et par une solennel promesse du petit doigt.
Le soleil ne s'est pas encore couché, les étoiles ne se sont pas encore montrées mais déjà elle trépigne. Assise à sa fenêtre, le meilleur observatoire, elle attend. La lumière de la pièce attire les insecte et ses bras nus seront bientôt dévorés. Elle n'y pense même pas.
Ce soir, ils regarderont les étoiles. Elle mélangera la Grande Ours et la Petite, écoutera les histoires fabuleuses et celle un peu plus ennuyantes. Elle rêvera au pays fabuleux qui se dissimule derrière les grands astres.
Ils regarderont ensuite en silence, pendant de longues minutes, peut être un peu plus.
Ce soir, alors que la nuit se fera noire, ils regarderont les étoiles. Il finira pas bailler, éreinté d'une longue journée. Son esprit à elle, restera bien éveillé.
Et alors qu'il s'assoupira, à même le rebord de la fenêtre, elle continuera d'admirer le ciel. Elle y regardera les fées voler, replacer cette étoile un peu de travers, et celle ci, dont il faut changer l'ampoule.
Ce soir, alors que la nuit sera noire, elle regardera les étoiles. Comme la nuit d'avant, et celle qui viendra. Elle y plongera un regard avide, y confiera ses rêves d'enfants. Ces espoirs fébriles, ces mirages stupides. Elle racontera une blague médiocre à la Lune, et cherchera des étoiles filantes.
Ce soir, lorsque Morphée lui tendra les bras, elle aura une belle soirée à lui raconter. Un conte où deux silhouettes écoutent la musique invisible du ciel, et où une enfant sauvage a, comme meilleure confident, le reflet d'un grand astre brillant.
278 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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Poussière de fée

Fée de bibliothèque
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
24.07.2051
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The Mercy of the Wind- Millions Eyes
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
24.07.2051
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The Mercy of the Wind- Millions Eyes
Dans sa bibliothèque, vivait une petite fée. Entre l'ouvrage relié des Contes de Beedle le Barde et son Grand Livre des Dragons illustré, vivait une petite fée.
Elle entendait parfois son rire en crécelle, comme un infini scintillement de clochette.
Elle ne l'avait jamais vu, pas même aperçu. Les fées étaient particulièrement habiles pour se cacher, chacun savait cela. Elle avait cependant trouvé des petites miettes, un peu de pollen. Et parfois, la nuit, dans les heures les plus tardives et les plus sombres, elle voyait un petit rayon de lumière briller.
Un soir, elle avait déposé un petit biscuit. Le matin, il ne s'y trouvait plus. Lorsqu'elle avait montré, sourire fier et regard pétillant, l'absence de biscuit trônant sur son étagère, ses parents avaient ris. Lui avaient ébouriffés les cheveux avec tendresse. Ce n'était qu'une souris, une tribu de fourmis peut être, lui avaient-ils assuré.
Alors elle avait soufflé, haussé les épaules. Ils ne la croyaient peut être pas mais cela ne changeait rien à la vérité. Ce matin, elle avait trouvé une marguerite. Le don d'une fée.
Une preuve.
Ce n'était pas comme le dragon de la cheminée ou le lutin du tiroir à chaussettes. Une preuve, c'était un élément tangible. Quelque chose de vrai, qu'elle aurait pu agiter sous le regard de ses parents qui ne comprenaient rien. Mais soudain, quelque chose lui criait de le cacher.
Que ce serait son secret.
Son secret et celui de la fée qui habitait sa bibliothèque.
Quelque chose à serrer contre son coeur lorsque la marée l'engloutirait. Quelque chose qu'elle n'aurait pas à partager, avec personne. Quelque chose rien que pour elle.
Un mystère rien que pour l'aventurière.
Elle lui a fabriqué une toute petite maison. Un petit pétale recourbé qu'elle a rempli de coton.Un éclat de verre poli et entouré d'un joli tissu pailleté. Un dé à coudre rempli d'eau fraiche.
Et un petit rideau qui ferme l'espace entre les deux ouvrages.
Elle lui laisse des biscuits parfois, et rassemble les fleurs reçues en retour. En fait des robes qu'elle dépose, ou les fais sécher dans un petit carnet.
Et elle espère. A ce jour où elle pourra l'apercevoir.
360 mots
art by Kaitlyn Goldberg- @kaitlyn.illustration
art by Kaitlyn Goldberg- @kaitlyn.illustration
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Poussière de fée

Danser, danser encore
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
25.07.2051
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Spiller (instrumental version)- Cécile Corbel
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
25.07.2051
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Spiller (instrumental version)- Cécile Corbel
Assise dans l'herbe devant la maison, jambes repliées contre son corps et main appuyé sur ses paumes, elle regarderait le vent agiter les petits brins d'herbes. La rosée y brillait encore, créant de jolies gouttes comme des perles translucides.
Elle les admirait et elle rêvait. Rêvait à être tout petite, si petite qu'elle pourrait se cacher entre les brins d'herbes. Si petite que cette coccinelle serait une impressionnante amie, et que cette goutte qu'elle faisait tomber du bout du doigt aurait été comme la fabuleuse cascade.
Son corps aurait tenu dans un pétale comme joli robe rouge, et elle aurait couru à travers le jardin comme on court à travers le monde.
Jusqu'à s'en couper le souffle et alors, perdu dans l'immensité de verdure, danser encore et encore. Gravir ce galet comme l'immense roche et danser encore. Escalader la houche d'un arbre tombé là et danser, danser encore.
Danser jusqu'a s'en faire tourner la tête, et s'effondrer dans l'herbe alors. Admirer les nuages comme des immenses créatures et trouver une tulipe où se blottir. Dormir un peu.
En sortir et courir, retraverser un petit bout du jardin. Et en bas du grand arbre qui semble toucher le ciel, danser. Jusqu'à ce que la tête tourne, que le coeur soit lourd, danser, danser encore.
Au son d'une musique qu'elle seule entend, danser. Sur le rythme d'une musique siffloter, danser, danser encore.
Et quand la pluie viendrait, arracher une feuille à cette marguerite, s'en faire un joli parapluie. Traverser comme bon lui semblait, trouver dans les marches de la grande maison humaine un petit interstice. Un espace d'où s'échappe la chaleur et l'odeur épicé des petits pains cannelés.
Attendre la fin de l'averse et alors, danser, danser encore.
286 mots
art issu de "Arrietty: le Petit Monde des Chapardeurs" par Hayao Miyazaki
art issu de "Arrietty: le Petit Monde des Chapardeurs" par Hayao Miyazaki
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Poussière de fée

La vie à Laugharne allait doucement. L'un de ces endroits sans grande animation autre que les rêves et les mirages de Gaïa.
Beaucoup fuyaient cette vie lasse. Beaucoup courraient loin d'ici, à la recherche de la grande adrénaline, de ce quelque chose que l'on vous promettait dans tous les livres et toutes les chansons.
Elle, elle rêvait. A l'aventure, aux incroyables contrées lointaines. Elle les menaient, ses aventures.
Mais lorsqu'elle revenait, l'ennui ne la prenait pas. Elle chérissait ce grand calme, cette harmonie à sa mélancolie.
Elle menait les petites choses, les jolies euphories.
Comme ce matin, pieds nus dans l'herbe. C'était devenu une routine, après le petit déjeuner et ses milles délices. Sortir, inspirer cette air sans pareil.
Rêver, encore et toujours. Aux millions de petites histoires qui s'écrivaient tout autour d'elle. Parfois, elle s'asseyait là, songeuse. Parfois, elle marchait jusqu'à la bordure de la foret. Et parfois, bras écartés comme l'oiseau en vol, elle tournait sur elle même.
Tournait, tournait, jusqu'à ce que sa vue soit comme le kaléidoscope. Petites tâches de couleurs qui l'entouraient, peignaient tout de flou.
Le froid à ses pieds, le vent giflant ses joues rougies. Et ce pas de danse habile, ce grand tourbillon, brouillon.
Quelques pas, plus organisés, au rythme d'une musique qu'elle seule entend. Et elle tourne encore, plus fort.
Dans son regard, seuls quelques tâches de couleurs qui valsaient. Les ombres qu'elle connaissait par coeur, le décor qu'elle pourrait dessiner sans jamais le regarder.
Et des papillons. Ceux blancs, qui annoncent le beau temps. Tourbillonnant autour d'elle dans son euphorie contagieuse.
Tourne l'enfant et finira par s'effondrer, emportée par le tournis. S'effondre dans le pré, voit le ciel tourbillonner. Et le rire qui s'envole, résonne jusqu'à faire mal au ventre.
291 mots
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Poussière de fée

Histoire du soir
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
27.07.2051
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Mrs Magic- Strawberry guy
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
27.07.2051
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Mrs Magic- Strawberry guy
Elle est trop grande pour les histoires. Pas les rêves, les grandes aventures qu'elle peint de sa seule imagination, de branches devenues épées et d'arbre devenue citadelle. Pas les histoires de cheminée. Celle que quiconque peut raconter, même si celle de Ruth sont les meilleurs. Celle qui font rire ou font peur, ou un peu des deux. Celle que l'on met en scène, qui nous transcende.
Non, elle n'est pas trop grande pour ces histoires. Elle est trop grande pour les histoires du soir. Celle que Ruth, de sa voix doucereuse, conte la nuit venue. Alors qu'on se blottit sous les couvertures, et que les oiseaux se taisent. Alors que tout s'arrête, enfin. Même le vinyle, immobilisé dans sa danse, même le feu sous les chaudrons.
Alors que la maison tout entière somnole doucement.
Ces histoires qui sont là pour attirer le marchand de sable, et ses compagnons du sommeil. Pour endormir les enfants, et calmer les coeurs capricieux.
Elle est bien trop grande. Mam's l'écoute lorsqu'elle plaide la cause de sa grande maturité, d'une année entière passée à Poudlard sans jamais personne pour la border. Elle l'écoute, dessine un sourire, dépose un baiser sur son front, une caresse sur sa joue. Elle l'écoute et s'en va, son livre à histoires sous le bras.
Elle est bien trop grande mais elle se fait tout petite. Dans l'encadrement de la porte de Lucy, blottie contre le mur. Elle écoute alors l'histoire du soir. Les mots qui s'envolent sans qu'elle ait à voir les images du grand livre illustré, ou les mimiques de Mam's. Elle les connait par coeur. Elle pourrait fermer les yeux et tout imaginer.
Au lieu de ça, elle les garde grand ouvert les yeux. Pour ne pas s'endormir au milieu du couloir, et pour savoir quand va surgir la potionniste. Pour se lever, courir et sauter sur les planches qui ne grincent pas. Se glisser dans son lit et fermer les yeux. Feindre le sommeil, comme une grande qui n'a plus besoin des histoires du soir.
S'endormir bientôt, car personne ne résiste à la magie des histoires du soir.
351 mots
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Poussière de fée

Après l'orage vient le beau temps. Une jolie phrase qu'elle n'apprécie pas particulièrement. L'une de ses phrases qui résonnent faux quand on l'entend.
Pourtant, après l'orage, vient le beau temps.
Toute la nuit et toute la journée, la pluie drue et glaciale a chanté sur les tuiles de la maison. Le vent agité a hurlé dans chacune des pierres. Les nuages noirs se sont regroupés sur les plaines, libérant leur colère.
Et à présent, le soleil revient. De cette lumière toute douce que l'on ne voit qu'après l'orage. Sème cette odeur particulière dans l'air, peint les nuages redevenus blanc d'une lumière rosée.
Toute la pluie du monde est tombée sur leurs épaules, la rage de la foudre a résonné. La vie peut reprendre son cours. Il régnait la chaleur étouffante de l'été, elle s'est envolée.
Elle pourrait sortir dans le jardin, reprendre sa routine des jours passés. Une douce harmonie de détente, étendue dans l'herbe.
Mais elle en profite encore un instant. Regarde les derniers nuages s'éclaircirent, les doux rayons se répandre. Contemple la nature qui s'éveille de nouveau. Et rêve, encore et toujours. A ceux que l'on ne voit pas mais qui sont là. La petite fée qui s'étire dans la tulipe juste là. Le gnome qui proteste contre son joli paillasson devenue boue.
Elle rêve à ceux qui vivent plus loin encore. La sirène qui peut reprendre sa baignade, le dragon qui s'ébroue et s'envole pour de nouveaux horizons.
Ceux aussi, plus humains. Ces quelques âmes qui occupent parfois ses pensées. Ont-ils connus le même orage? L'idée de partager un ciel est belle, réconfortante.
Elle le regardera encore quelques instants ce ciel. Juste quelques instants encore.
278 mots
Mots en gras pour le défi Serdaigle
Mots en gras pour le défi Serdaigle
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Poussière de fée

Mes étoiles
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
29.07.2051
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
29.07.2051
Le corps lourd d'une journée passée, elle se tenait là, emmitouflée sous sa couverture. Les doigts jouaient avec les petits fils qui s'en échappaient alors que l'esprit cherchait, encore et toujours, le sommeil.
Morphée ne lui avait jamais été tendre. Les veillées étaient longues pour la petite sorcière, parfois aidée par les histoires mais plus souvent condamnée à visiter ses pensées durant de longues heures. A se tourner, dans un sens puis dans l'autre. A remuer.
A chercher les étoiles du regard. Non pas celle du ciel, qu'elle aimait tant. Mais celle de son mur, qui reflétait la lumière du jour.
Astres artificiels dont le réconfort n'en était pas moins véritable. Astres qu'elle avaient fixés des millions de fois, alors que le sommeil ne venait pas, alors que le matin tardait à venir, alors que l'ennui la prenait.
Le ciel portait ses rêves et ses voeux mais ce petit ciel fictif portait une enfance entière passée à rêver.
C'était la vision rassurante après le cauchemar, le bord de falaise de la réalité. C'était la nostalgie à l'état le plus pur.
Les souvenirs poussaient l'envahir, les doux mirages du passé la submerger. La rendre rêveuse, cela occupait l'esprit. Alors elle regardait ses étoiles. Leur murmurait ce qu'elle n'osait pas dire au ciel, au vrai. Leur contait ce que même la lune ne pouvait entendre.
Ces peurs. Ces aspirations les plus folles. Ceux qui lui manquaient.
Elle leur soufflait sa mélancolie et sa rage.
Et finissait inéluctablement par se tenir debout, ours en peluche dans une main, couverture serrée comme une cape sur le corps. A agiter les bras, a maudire et à soupirer. Se laisser tomber sur le matelas et finalement, s'endormir.
281 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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Poussière de fée

Rêver en doré
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
30.07.2051
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Do I clench my fists- ridgeclub
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
30.07.2051
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Do I clench my fists- ridgeclub
Elle courait. Elle courait sans s'arrêter, sans vraiment sentir son coeur battre ou ses pieds étouffer l'écho du choc. Elle ne savait pas bien où elle était, où elle l'allait. A la lueur du chandelier qu'elle serrait d'une main tremblante, elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez.
Elle sentait un tapis rugueux à ses pieds nus, un sol glacial. Quelque fois, à la faible lueur qui vacillait de sa course, elle entrevoyait un tableau, un visage.
Un long couloir de tableaux. Un long couloir qui ne semblait jamais s'arrêter.
Depuis quand courrait-elle, elle n'en savait rien. Elle ne voyait ni le bout où elle se dirigeait, ni celui d'où elle venait. Pas la moindre lumière à l'horizon, pas la moindre issue. Combien de temps pourrait-elle ainsi courir? L'idée était angoissante et le coeur endormit s'accélérait. Mais le souffle demeurait stable, le pas continuait de courir.
Un murmure. L'appel d'un nom qu'elle ne connait pas, ne comprend pas. Pourtant elle s'y reconnait. Se fige et s'arrête. Se tourne, lentement.
Une petite lumière brille, là où elle ne pensait voir qu'un mur. Un autre.
Une petite lumière ou quelque chose d'autre. Ça semble bouger, s'agiter. Et le murmure reprend.
Une, et deux petites lumières. Trois. Bientôt cinq ou six, ou plus encore. Ce n'est plus un souffle, c'est une vibration à son coeur. C'est un chuchotement mais elle l'entend comme un cri.
Elles la guide, l'emmène là où il ne semble rien y avoir. Pourtant jamais un mur ne lui fait face. Il y a un passage, une ombre, un reflet. Elle avance, sans se reculer, plissant les yeux à la lueur de sa bougie. Suivant les lumières, petites créatures qu'elle n'identifie pas. Elles semblent posséder des ailes mais sont toutes entières faite de lumière. Derrière elle, une trainé d'une poussière fine et dorée.
Bientôt, un rideau. D'un rouge pourpre comme de ceux que l'on trouve dans les théâtres. Un rideau et un filet de lumière. Il se faufile, vient lui chatouiller les pieds.
Alors elle pousse le rideau, et s'échappe. Elle est éblouie par le soleil tapant, elle aurait pourtant juré que la nuit régnait. Elle porte la main à son front, tente d'apercevoir quelque chose.
Et elle se reveille. Enveloppée sous la douce couverture, le coeur battant si fort que c'en est douloureux. La petite lampe de chevet est allumée, et elle se redresse, le souffle court.
Et lorsque son regard se pose sur son haut de pyjama, et sur le bout de ses doigts, elle y trouve une trace dorée.
427 mots
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Poussière de fée

Ô pour un été avec toi
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
31.07.2051
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One without- Oliver Coates
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
31.07.2051
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One without- Oliver Coates
Ô que l'été était doux. Petite sorcière sourit bêtement, blottie dans les bras de son Auntie Cat. Ensorceleuse fredonne sur un air nouveau mais familier.
Etait-ce le repos, l'absolue tranquillité, qui tissait autour des sorcières cette apathie délicieuse. Etait-ce l'air chaud, le vent qui dansait à travers la pièce.
Ô que notre été est doux. Lorsque rien ne compte plus vraiment, lorsqu'il suffit de traverser une pièce pour se trouver. Lorsque flotte cette odeur réconfortante de cerise, de cannelle et de bois. Comme chaque pièce du puzzle de son coeur, ou presque.
Ô que l'été semble doux, même lorsqu'il se montre amer. C'est le prix d'ouvrir son coeur à ce que l'on partage, à ceux qui ne sont pas toujours là.
Ils flottent tels des mirages. Chacun d'entre eux les portent. Elle aussi à présent. Dans l'ombre d'une grande mère, de l'épouse perdue, dans le mirage des amies de longtemps, elle trouve ses amies à elle. Ceux qui ne sont pas là, et pour qui son coeur saigne. Et puis Miya.
Ô que l'été était doux, alors qu'elle savait la trouver non loin. Qu'elle la trouvait enlacée à sa tante et que son coeur d'enfant entrevoyait quelque chose de nouveau. L'amour, si grand qu'il vous fait briller. Miya et Auntie Cat, elles se faisaient briller.
Mais l'été est passé, les coeurs se sont brisés. L'enfant a du apprendre à les aimer sans l'autre.
Ô que l'été est doux alors que le courier fait son chemin jusqu'à la maison du brouillard. Elle n'y croyait plus, n'y croyait pas. C'était une lettre à la mer diraient certaines. Pourtant la lettre est arrivée à bon port. Elle ne sait rien de son effet, mais elle en tient la réponse.
Obtenue après avoir couru à la porte à l'annonce du courrier, elle la serre contre elle cette lettre. Avec le papier, le visage de sa tata-dragon, un petit bout d'enfance qui sonne si délicat.
Il est doux, comme le papier sur lequel elle peut coucher les mots qu'elle souhaite. Miya ne l'a pas oublié, l'aventurière a retrouvé son alliée passée. Des kilomètres et des minutes les séparent peut être mais ça ne change plus rien. Les dragons traversent les mers en quelques secondes.
Ô que l'été était doux.Chère Miya,
Une sortie au Chemin de Traverse, pendant cet été du moins, ou au Pays de Galles, me ferait très plaisir. Je suis à la maison mais peut être que je peux venir sur Cardiff? Ce serait super chouette.
Tu as raison, l'école ça fait pas tout. Mais c'est que je dois être trop Serdaigle. Auntie Cat t'a dit que j'avais été répartie à Serdaigle? La première depuis longtemps ils ont dit les parents, je sais pas bien ce que ça fait mais j'adore.
Depuis la Tour, on voit tout le parc et les étoiles.
Je lui dirais bien sûr! On t'aime très fort et j'espère te revoir très bientôt.
(Surtout si me laisses jouer de la guitare, parce que ça, c'est carrément génial. Peut être que tu gagnerais encore la place de tante la plus cool, à condition de garder le secret.)
Gros bisous,
Paige
PS: J'ai mis des biscuits avec la lettre, ensorcelés pour gouter ce que tu veux! Pardon s'ils sont un peu écrasés.
543 mots
Envoyée le 31.07, une lettre qui mènera aux retrouvailles de l'Azur et de sa presque-tata?@Miya Ryuū
Envoyée le 31.07, une lettre qui mènera aux retrouvailles de l'Azur et de sa presque-tata?@Miya Ryuū
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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