Les corbeaux d'encre
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14 AVRIL 2050
7e ANNÉE RP Bibliothèque — une table à l’écart |
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LES CORBEAUX D’ENCRE
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AGNES OBEL — THE CURSE
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Déjà vingt minutes, et Léonidas en était toujours à la même ligne, la plume suspendue entre ses doigts tandis que l’encre s’épaississait lentement à sa pointe. Devant lui, trois ouvrages constituaient un rempart suffisamment sérieux pour dissuader les éventuels regards curieux. Il avait sélectionné des manuels imposants, aux titres arides, pour être certain que personne ne s’avise de vérifier leur lien avec son activité présente. De loin, il semblait être un élève absorbé par les révisions de ses ASPIC ; l’illusion ne survivait pas dès que l’on s’approchait. Le formulaire de la passerelle du Conseil des Sorciers était noir de corrections, la brochure de l’AESM reposait, cornée, sur un coin de la table, et tout autour de lui s’étendait un véritable champ de ruines. Des parchemins s’entassaient de manière éparse dans son étroit espace de travail, couverts de formes sombres qui se pressaient sur les lignes comme une volée d’oiseaux noirs, leurs larges ailes déployées au-dessus de mots entiers.
La première phrase n’avait pourtant rien de difficile.
Madame, Monsieur, Actuellement élève en septième année à Poudlard, je souhaite vivement sincèrement particulièrement intégrer l’Académie d’Enseignement Supérieur de Magie à la rentrée prochaine. |
Il cherchait ses mots, et tous avaient fini sous la même couche d’encre. Vivement en disait trop. Sincèrement ne voulait rien dire. Particulièrement ne servait qu’à combler un vide dans la phrase et avait rapidement rejoint les autres. La plume repassa une dernière fois dans l’interstice entre souhaite et intégrer. Il appuya jusqu’à ce que les trois adverbes disparaissent presque entièrement ; seuls quelques jambages demeuraient visibles entre les plumes sombres. Un premier corbeau s’était niché au cœur de son introduction et, désormais, Léonidas ne parvenait plus à relire la phrase sans que son regard s’y attarde.
Il avait ensuite tenté de s’appuyer sur ses forces. Les Sortilèges, les Potions et la Défense contre les forces du Mal présentaient une certaine cohérence d’ensemble ; ses résultats en Runes et en Métamorphose étaient également honorables. Tout semblait converger, sur le parchemin, vers les enchantements, l’alchimie ou peut-être les artéfacts. La suite paraissait presque tracée. Pourtant, il ne parvenait pas à transformer ses facilités en arguments. Dès qu’il les couchait par écrit, les mots prenaient une raideur impersonnelle, comme s’ils décrivaient le dossier d’un élève qu’il n’avait jamais rencontré.
Mes résultats témoignent de mes solides aptitudes ma maîtrise de plusieurs formes de magie mon intérêt pour l’usage concret de la magie. C’est pourquoi je souhaite m’orienter vers le diplôme en enchantements art de l’ensorcellement… |
La phrase s’achevait bel et bien sur ces points de suspension, témoignage assez éloquent de son indécision. Sur un parchemin voisin, les intitulés des filières avaient été recopiés, déplacés, corrigés, puis réécrits par-dessus les premières versions. Enchantements avait cédé sa place à Art de l’ensorcellement, avant de réapparaître dans la marge, relié au premier rang par une flèche. Une autre pointait vers Recherche et innovation, hésitait au milieu du parchemin, puis remontait brusquement. Les traits se croisaient au point de rendre le classement presque illisible. Léonidas avait beau relire les débouchés et s’attarder sur les gestes décrits dans la brochure — protéger un lieu, briser un sortilège, animer un objet ou imprégner le métal d’une magie capable de perdurer par-delà son créateur —, il ne savait pas encore quelle voie devait occuper la majeure partie de sa vie. Il savait encore moins comment expliquer cette hésitation à des inconnus qui n’en avaient sans doute cure.
Il récupéra un autre parchemin coincé sous son bras et le relut. La tentative était plus courte, mais beaucoup trop honnête.
Je souhaite intégrer l’AESM parce que je ne veux surtout pas retourner à Godric’s Hollow sans projet je veux choisir moi-même ce que je ferai après Poudlard… |
Les corbeaux avaient fondu presque aussitôt sur les deux phrases, sans parvenir à les faire entièrement disparaître. Le nom de la capitale restait visible sous une aile trop mince, tout comme le mot choisir, dont les lettres se distinguaient encore à travers les couches d’encre. Plus Léonidas insistait, plus le parchemin se gorgeait de noir autour d’eux, donnant à ces quelques mots davantage de poids encore que lorsqu’ils reposaient nus sur la ligne. Il aurait pu poursuivre jusqu’à transpercer le support, mais celui-ci s’était déjà considérablement aminci sous les passages répétés de sa plume. Il le repoussa donc avec les autres, sans parvenir à oublier ce que les corbeaux y retenaient prisonnier.
Léonidas attira devant lui un nouveau parchemin encore vierge et demeura penché dessus pendant de longues secondes. Cette fois, il choisit les mots un à un avant de les coucher par écrit, pour ne pas avoir à les reprendre. Cette fois serait la bonne.
Je souhaite intégrer l’AESM parce que… |
Une goutte tomba après les trois points et s’étala légèrement sur le parchemin, assez près des derniers mots pour sembler déjà guetter la suite. Léonidas ne chercha pas à l’essuyer. Il demeura penché sur ce commencement, tandis qu’autour de lui les parchemins noircis se chevauchaient jusqu’au bord de la table. Il lui manquait toujours la suite, mais aucun corbeau n’était encore venu la lui dévorer.
851 mots
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)
Les corbeaux d'encre
Un vague sourire sur le visage, je franchis l'entrée de la bibliothèque. Dans mes bras, des bouquins à étudier, et dans mon sac des rouleaux de parchemins qui n'attendent que d'être noircis par mon écriture. J'ai tenté de préparé ce devoir de potions en salle commune, et ce depuis des heures maintenant, mais rien ne me motive plus que la bibliothèque. Alors pour pallier l'angoisse de la page blanche, je m'imprègne de l'ambiance du lieu.
D'abord, je prends le temps de flâner à droite et à gauche. Je parcoure quelques rayons hauts de livres en tout genre, en laissant mes yeux se promener sur les tranches de livres qui sont entreposés dans les étagères.
L'odeur de la poussière, du papier vieilli et le bourdonnement silencieux d'un lieu où on doit se taire me remplissent d'un espoir nouveau. Celui de réussir à finir mon devoir.
Alors que je me dirige vers les tables, les bras toujours aussi chargé de bouquins, mon regard tombe sur Léonidas Vance.
Et puis, son nom ne cesse de tourner dans ma tête alors que mes yeux n'arrivent pas à décrocher du garçon. Léonidas Vance est un camarade de classe comme un autre à mes yeux. Je ne le connais pas particulièrement, alors que j'ai passé sept années à le côtoyer. En fait, je ne connais rien de lui, probablement parce que je ne m'intéresse pas beaucoup aux autres. Même aux petits gryffondor à qui je donne des cours, je me fiche complètement de leur vie, je m'intéresse qu'à leurs progrès en métamorphose.
À vrai dire, je n'ai regardé que mon nombril ces dernières années, si ce n'est pas depuis toujours.
Un élan me traverse, et me pousse à m'approcher de ce garçon dont je ne peux pas défaire mes yeux. Dans ma tête, je répète encore et encore son nom, jusqu'à ce qu'il devienne complètement dénué de sens. Mais c'est comme si cela m'hypnotisait et le devoir de potions sort complètement de mon esprit.
La table de Léonidas Vance est à l'écart, mais ça ne m'empêche de m'en approcher avec une délicatesse bien à moi ; autrement dire sans aucune.
Mes pieds m'emmènent jusqu'à la table et je la contourne sans le moindre soupçon de discrétion. Faisant à moitié mine d'être intéressée par les rayonnages autour de la table isolée de Léonidas, je jette des regards d'autant plus intéressés que je remarque le catalogue de l'AESM sur le coin de son pupite.
Il s'avère que je prépare aussi mon entrée à l'Académie, une fois que j'aurai décroché les ASPICs avec brio.
Et comme si la notion de gêne ou encore d'espace personnel n'existait plus, je me penche carrément au dessus de l'épaule de Léonidas pour tenter de déchiffrer les mots qu'il écrit sur le parchemin. Je devine que c'est une lettre de motivation, et ma curiosité me dévore ; que va-t-il écrire pour être admis dans cette école que je convoite aussi ?
D'abord, je prends le temps de flâner à droite et à gauche. Je parcoure quelques rayons hauts de livres en tout genre, en laissant mes yeux se promener sur les tranches de livres qui sont entreposés dans les étagères.
L'odeur de la poussière, du papier vieilli et le bourdonnement silencieux d'un lieu où on doit se taire me remplissent d'un espoir nouveau. Celui de réussir à finir mon devoir.
Alors que je me dirige vers les tables, les bras toujours aussi chargé de bouquins, mon regard tombe sur Léonidas Vance.
Et puis, son nom ne cesse de tourner dans ma tête alors que mes yeux n'arrivent pas à décrocher du garçon. Léonidas Vance est un camarade de classe comme un autre à mes yeux. Je ne le connais pas particulièrement, alors que j'ai passé sept années à le côtoyer. En fait, je ne connais rien de lui, probablement parce que je ne m'intéresse pas beaucoup aux autres. Même aux petits gryffondor à qui je donne des cours, je me fiche complètement de leur vie, je m'intéresse qu'à leurs progrès en métamorphose.
À vrai dire, je n'ai regardé que mon nombril ces dernières années, si ce n'est pas depuis toujours.
Un élan me traverse, et me pousse à m'approcher de ce garçon dont je ne peux pas défaire mes yeux. Dans ma tête, je répète encore et encore son nom, jusqu'à ce qu'il devienne complètement dénué de sens. Mais c'est comme si cela m'hypnotisait et le devoir de potions sort complètement de mon esprit.
La table de Léonidas Vance est à l'écart, mais ça ne m'empêche de m'en approcher avec une délicatesse bien à moi ; autrement dire sans aucune.
Mes pieds m'emmènent jusqu'à la table et je la contourne sans le moindre soupçon de discrétion. Faisant à moitié mine d'être intéressée par les rayonnages autour de la table isolée de Léonidas, je jette des regards d'autant plus intéressés que je remarque le catalogue de l'AESM sur le coin de son pupite.
Il s'avère que je prépare aussi mon entrée à l'Académie, une fois que j'aurai décroché les ASPICs avec brio.
Et comme si la notion de gêne ou encore d'espace personnel n'existait plus, je me penche carrément au dessus de l'épaule de Léonidas pour tenter de déchiffrer les mots qu'il écrit sur le parchemin. Je devine que c'est une lettre de motivation, et ma curiosité me dévore ; que va-t-il écrire pour être admis dans cette école que je convoite aussi ?
Animagus renard polaire
Post ASPIC
Post ASPIC
Les corbeaux d'encre
Léonidas ne remarqua d’abord que l’ombre glissant sur son parchemin. Un nuage obscurcissait-il les hautes fenêtres de la bibliothèque ? Qu’importe. Il continua de fixer sa phrase inachevée, sa plume toujours suspendue au-dessus des trois points. Puis il sentit un souffle effleurer sa tempe. Le changement de luminosité n’avait rien à voir avec le temps.
Le Serpentard tourna vivement la tête, découvrant Adaline Macbeth au-dessus de son épaule. Merlin ! Pendant une seconde, il avait réellement cru à un Détraqueur dans la bibliothèque. Elle pouvait lire tout ce qu’il avait écrit et, surtout, tout ce qu’il avait fait disparaître. Depuis combien de temps l’observait-elle ?
Dans son mouvement de panique, son coude heurta l’un des ouvrages de la barrière qu'il avait dressé, qui bascula en entraînant dans sa chute plusieurs brouillons. Léonidas rabattit rapidement son avant-bras sur le dernier parchemin, étalant légèrement l’encre fraîche sur le revers de sa manche. Cependant, même avec ce geste, quelqu’un d’aussi intelligent que Macbeth pouvait facilement comprendre son intention : le prospectus de l’AESM, le formulaire, les phrases incomplètes et les oiseaux noirs qui construisaient leur nid dans les interstices des mots.
— Tu fais souvent ça ? Tu m’as fait flipper, Macbeth.
Sa voix demeura toutefois basse, en raison des règles de silence qui régissaient les lieux. Par ça, il fallait comprendre se pencher au-dessus des gens sans prévenir et les observer, surtout lorsqu’ils rédigeaient leur lettre de candidature.
Mais Adaline ne disparut pas pour autant. Ses yeux restèrent fixés, sans un bruit, sur les parchemins étalés autour d’elle. Notamment celui qui dépassait sous son bras. Léonidas le ramena vers lui juste avant que la camarade de classe ne puisse en lire plus. Cependant, dans son geste, il fit tomber un autre brouillon de la table.
Là encore, des corbeaux s’y étaient déposés. Les deux premiers avaient été soigneusement dessinés, leurs ailes épaisses et régulières, comme si l’objectif était encore de conserver un parchemin présentable. Le dernier, quant à lui, n’était qu’un amas d’encre, un oiseau difforme dont le ventre noir laissait s’échapper quelques mots. Adaline pouvait encore distinguer ne rien faire entre ses plumes.
Léonidas ramassa le brouillon tombé par terre.
— Si tu comptais me voler une excellente lettre de motivation, il est un peu tôt. Il faudra repasser.
Il récupéra également les autres parchemins. L’un d’entre eux se trouvait sur l’une des chaussures d’Adaline. Lorsqu’il le ramassa, une phrase apparut brièvement à la lumière.
Il n’eut pas le temps de lire attentivement les quelques mots écrits sur le parchemin que son regard s’y accrocha. L’un des corbeaux avait été tracé trop rapidement et, sous son aile trop mince approfondir mes connaissances demeurait encore lisible. Léonidas repassa dessus d’un trait de plume sec avant de se souvenir de la présence d’Adaline. Cette fois-ci, l’oiseau de mauvais augure avala le reste de la phrase.
Une tache noire était apparue sur le revers de sa manche, mais il ne lui accorda aucune importance.
Il rassembla les brouillons tombés en une pile grossière, sur laquelle il posa la brochure de l’Académie. C’est seulement à ce moment qu’il remarqua les livres que portait Adaline. Il en reconnut quelques-uns consacrés aux Potions, mais il avait surtout vu son regard se porter sur la brochure. Il savait ses résultats en Métamorphose : elle y excellait, bien davantage que lui. Malgré cela, il ignorait ce qu’elle comptait faire après Poudlard. À dire vrai, il ignorait presque tout d’elle, à l’exception du fait qu’elle avait eu un correspondant, comme lui quelques années auparavant.
— Toi aussi, tu prépares un dossier ?
La question lui échappa, mais il déplaça malgré tout un des manuels encombrant la chaise voisine et libéra un coin de table. Il protégeait toutefois encore de son regard indiscret le dernier parchemin, toujours dissimulé sous son avant-bras. Les mots attendaient toujours.
La goutte d’encre s’était étendue. Elle ressemblait désormais au corps minuscule d’un oisillon, encore dépourvu d’ailes.
709 mots
Le Serpentard tourna vivement la tête, découvrant Adaline Macbeth au-dessus de son épaule. Merlin ! Pendant une seconde, il avait réellement cru à un Détraqueur dans la bibliothèque. Elle pouvait lire tout ce qu’il avait écrit et, surtout, tout ce qu’il avait fait disparaître. Depuis combien de temps l’observait-elle ?
Dans son mouvement de panique, son coude heurta l’un des ouvrages de la barrière qu'il avait dressé, qui bascula en entraînant dans sa chute plusieurs brouillons. Léonidas rabattit rapidement son avant-bras sur le dernier parchemin, étalant légèrement l’encre fraîche sur le revers de sa manche. Cependant, même avec ce geste, quelqu’un d’aussi intelligent que Macbeth pouvait facilement comprendre son intention : le prospectus de l’AESM, le formulaire, les phrases incomplètes et les oiseaux noirs qui construisaient leur nid dans les interstices des mots.
— Tu fais souvent ça ? Tu m’as fait flipper, Macbeth.
Sa voix demeura toutefois basse, en raison des règles de silence qui régissaient les lieux. Par ça, il fallait comprendre se pencher au-dessus des gens sans prévenir et les observer, surtout lorsqu’ils rédigeaient leur lettre de candidature.
Mais Adaline ne disparut pas pour autant. Ses yeux restèrent fixés, sans un bruit, sur les parchemins étalés autour d’elle. Notamment celui qui dépassait sous son bras. Léonidas le ramena vers lui juste avant que la camarade de classe ne puisse en lire plus. Cependant, dans son geste, il fit tomber un autre brouillon de la table.
Je voudrais intégrer l’AESM afin de développer les compétences nécessaires pour mon avenir mener un projet professionnel concret ne pas perdre une année à rien faire… |
Là encore, des corbeaux s’y étaient déposés. Les deux premiers avaient été soigneusement dessinés, leurs ailes épaisses et régulières, comme si l’objectif était encore de conserver un parchemin présentable. Le dernier, quant à lui, n’était qu’un amas d’encre, un oiseau difforme dont le ventre noir laissait s’échapper quelques mots. Adaline pouvait encore distinguer ne rien faire entre ses plumes.
Léonidas ramassa le brouillon tombé par terre.
— Si tu comptais me voler une excellente lettre de motivation, il est un peu tôt. Il faudra repasser.
Il récupéra également les autres parchemins. L’un d’entre eux se trouvait sur l’une des chaussures d’Adaline. Lorsqu’il le ramassa, une phrase apparut brièvement à la lumière.
L’AESM représente pour moi une suite cohérente pour mon parcours une occasion d’approfondir mes connaissances dans des domaines qui m’intéressent… |
Il n’eut pas le temps de lire attentivement les quelques mots écrits sur le parchemin que son regard s’y accrocha. L’un des corbeaux avait été tracé trop rapidement et, sous son aile trop mince approfondir mes connaissances demeurait encore lisible. Léonidas repassa dessus d’un trait de plume sec avant de se souvenir de la présence d’Adaline. Cette fois-ci, l’oiseau de mauvais augure avala le reste de la phrase.
Une tache noire était apparue sur le revers de sa manche, mais il ne lui accorda aucune importance.
Il rassembla les brouillons tombés en une pile grossière, sur laquelle il posa la brochure de l’Académie. C’est seulement à ce moment qu’il remarqua les livres que portait Adaline. Il en reconnut quelques-uns consacrés aux Potions, mais il avait surtout vu son regard se porter sur la brochure. Il savait ses résultats en Métamorphose : elle y excellait, bien davantage que lui. Malgré cela, il ignorait ce qu’elle comptait faire après Poudlard. À dire vrai, il ignorait presque tout d’elle, à l’exception du fait qu’elle avait eu un correspondant, comme lui quelques années auparavant.
— Toi aussi, tu prépares un dossier ?
La question lui échappa, mais il déplaça malgré tout un des manuels encombrant la chaise voisine et libéra un coin de table. Il protégeait toutefois encore de son regard indiscret le dernier parchemin, toujours dissimulé sous son avant-bras. Les mots attendaient toujours.
Je souhaite intégrer l’AESM parce que… |
La goutte d’encre s’était étendue. Elle ressemblait désormais au corps minuscule d’un oisillon, encore dépourvu d’ailes.
709 mots
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)
Les corbeaux d'encre
Lorsque Léonidas se retourne, je sursaute autant que lui. Pendant un instant, c'est le chaos. Le silence presque religieux de la bibliothèque est brisé par un bouquin qui tombe et je manque de lâcher ceux qui sont incofortablement calés dans mes bras. Je resserre un peu mon emprise sur les livres de potions, et toute la gêne que je n'avais pas ressentie jusque là me tombe dessus.
Alors qu'il s'agite, ramassant les parchemins qui voletent autour de lui, je hausse les épaules.
Je ne peux empêcher mes yeux de rester fixés sur les mots qu'il a écrit, ou tenté d'écrire, ceux qu'il a ratturé et sur les corbeaux qu'il a dessiné. Lorsque je les remarque enfin, je me demande comment j'ai pu ne pas les voir tout de suite - probablement que je suis trop concentrée sur mes projets d'avenir et que l'AESM occupe tout ou presque mes pensées. Me reviennent en tête des images de mon correspondant, Chase Markle, m'offrant un bracelet représentant un corbeau. En songeant que je ne l'ai jamais retiré de mon poignet, je baisse les yeux vers lui pour y jeter un oeil, avant de retourner à mon observation des parchemins de Léonidas.
Je capte, entre les ratures et les ailes amochées de plusieurs corbeaux couchés sur le papier, des bribes de mots et une tentative assez minable d'écrire une lettre de motivation.
Alors, quand Léonidas fait de l'humour à propos de sa lettre, je ne peux m'empêcher de rire doucement.
Je le regarde me faire de la place sur le coin de la table et je dépose enfin les ouvrages qui occupent mes bras. Je les secoue un peu, engourdis par les efforts qu'ils ont du faire pour tenir des livres aussi lourds aussi longtemps, avant de poser mes fesses sur la chaise à côté du garçon. Je me pose mes deux coudes sur la table et essaie d'éviter de laisser mon regard curieux retourner fouiner dans les affaires de quelqu'un d'autre.
« Bien sûr et sans mentir la lettre que j'ai écrite est déjà excellente. »
Répondis-je avec une pointe d'ironie.
Bien que je ne sois pas très douée avec l'ironie, il m'arrive d'en utiliser depuis que je traîne avec Leo Ginger. Mais après tout, j'ai raison, ce que j'ai écrit est déjà bien meilleur que toutes les ébauches que j'ai réussi à lire sur ces parchemins dégoutants. Mais je ne peux pas lui en tenir rigueur, tout le monde n'est pas aussi déterminé que moi à intégrer l'Académie.
Mon regard est à nouveau attiré sur ces notes et cette fois, je bloque sur les corbeaux. Je ne peux pas m'empêcher l'image de Chase, dont j'attends d'ailleurs le hibou, d'apparaître à mon esprit. Et, comme à chaque fois, mon coeur s'emballe.
« C'est pourquoi les corbeaux ? »
Je ne peux m'empêcher de demander, en pointant du doigt le plus proche oiseau sur le plus proche bout de papier. La main qui le pointe est accrochée au poignet qui porte le bracelet en cuir qui représente justement un corbeau, gravé en noir dans un médaillon métallique.
Alors qu'il s'agite, ramassant les parchemins qui voletent autour de lui, je hausse les épaules.
Je ne peux empêcher mes yeux de rester fixés sur les mots qu'il a écrit, ou tenté d'écrire, ceux qu'il a ratturé et sur les corbeaux qu'il a dessiné. Lorsque je les remarque enfin, je me demande comment j'ai pu ne pas les voir tout de suite - probablement que je suis trop concentrée sur mes projets d'avenir et que l'AESM occupe tout ou presque mes pensées. Me reviennent en tête des images de mon correspondant, Chase Markle, m'offrant un bracelet représentant un corbeau. En songeant que je ne l'ai jamais retiré de mon poignet, je baisse les yeux vers lui pour y jeter un oeil, avant de retourner à mon observation des parchemins de Léonidas.
Je capte, entre les ratures et les ailes amochées de plusieurs corbeaux couchés sur le papier, des bribes de mots et une tentative assez minable d'écrire une lettre de motivation.
Alors, quand Léonidas fait de l'humour à propos de sa lettre, je ne peux m'empêcher de rire doucement.
Je le regarde me faire de la place sur le coin de la table et je dépose enfin les ouvrages qui occupent mes bras. Je les secoue un peu, engourdis par les efforts qu'ils ont du faire pour tenir des livres aussi lourds aussi longtemps, avant de poser mes fesses sur la chaise à côté du garçon. Je me pose mes deux coudes sur la table et essaie d'éviter de laisser mon regard curieux retourner fouiner dans les affaires de quelqu'un d'autre.
« Bien sûr et sans mentir la lettre que j'ai écrite est déjà excellente. »
Répondis-je avec une pointe d'ironie.
Bien que je ne sois pas très douée avec l'ironie, il m'arrive d'en utiliser depuis que je traîne avec Leo Ginger. Mais après tout, j'ai raison, ce que j'ai écrit est déjà bien meilleur que toutes les ébauches que j'ai réussi à lire sur ces parchemins dégoutants. Mais je ne peux pas lui en tenir rigueur, tout le monde n'est pas aussi déterminé que moi à intégrer l'Académie.
Mon regard est à nouveau attiré sur ces notes et cette fois, je bloque sur les corbeaux. Je ne peux pas m'empêcher l'image de Chase, dont j'attends d'ailleurs le hibou, d'apparaître à mon esprit. Et, comme à chaque fois, mon coeur s'emballe.
« C'est pourquoi les corbeaux ? »
Je ne peux m'empêcher de demander, en pointant du doigt le plus proche oiseau sur le plus proche bout de papier. La main qui le pointe est accrochée au poignet qui porte le bracelet en cuir qui représente justement un corbeau, gravé en noir dans un médaillon métallique.
Animagus renard polaire
Post ASPIC
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