Poussière de fée

L’être des plaines
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
01.08.2051
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
01.08.2051
C’est dans l’herbe verdoyante qu’elle se surprend de nouveau à somnoler. Elle n’a rien à faire, elle n’a jamais vraiment quoi que ce soit à faire, mais cela ne la dérange pas.
Pas ici, pas maintenant. Elle pense, joue avec un brin d’herbe, pense encore. Rêve, et dessine des formes dans les nuages.
Joue de la guitare un peu, pour l’effort d’avoir porter l’instrument jusqu’ici. Quelques notes jetées sur les cordes, les pensées légères qui trouvent leur écho dans les notes guillerettes. Pas celle qui font danser, pas vraiment, mais celle qui réchauffe le cœur. Celle qui n’ont besoin de rien pour sonner parfaite.
Besoin de rien mais elle y ajoute sa voix. Dans le secret des fées, une voix un peu cassée, qu’elle ne sait pas très bien manier. Une voix qui sonne comme les vieux livres déchirés davantage que les vinyls récemment polis.
Et puis elle somnole, sous la caresse tiède du soleil. De ce sommeil invisible où le réveil est délicat, et soulage. De ce sommeil qui ne repose pas le corps mais l’âme.
Elle ne rêve pas, mais s’envole simplement.
Elle s’étirera alors, jusqu’à en frissonner. Se redressera peut être, trottinera jusqu’à la maison.
Ou peut être bien qu’elle restera la, encore un peu plus longtemps. Rien ne presse, elle a tout l’été devant elle.
220 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde -
Poussière de fée

Le Corbeau et le Renard
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
02.08.2051
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Sweat Heat Lightning- Gregory Alan Isakov
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
02.08.2051
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Sweat Heat Lightning- Gregory Alan Isakov
Maître Corbeau, sur un arbre perché [...]
Elle se tenait à la fenêtre de sa chambre, celle qui dominait son petit monde et les plaines, lorsqu'elle l'aperçu. Un mirage d'abord, tâche floue qui se déplace dans le décor. Une ombre, qu'assurément, elle imaginait.
Puis un être finalement. Quelque chose de si net à son regard qu'elle ne pouvait pas l'imaginer.
L'assurance pris le coeur de l'enfant, il y avait un renard dans le jardin.
Créature immobile, dont le soleil venait faire briller les poils roux.
Le spectacle enchanteur, un joli spectacle qui se mettait en scène, peut être rien que pour elle, peut être devant son regard, par hasard. Un merveilleux cadeau, doux comme un rêve.
L'animal se tenait si immobile qu'elle put le regarder de longues minutes durant. Sans oser pousser un souffle, sans oser bouger d'un millimètre.
C'était comme se tenir devant un tableau, un dont la peinture n'avait pas encore tout à fait séchée. Si l'on y posait un doigt, une empreinte viendrait y rester et rien ne serait plus le même. Plus jamais, même si les traits étaient visible et la scène encore belle.
Alors elle ne bougeait pas.
Certaines choses étaient plus belles car elle était éphémère. Une fois encore, cela devient vrai, juste devant ses yeux.
Alors que le renard bougea soudain, s'effaçât au loin, son coeur se serra. Et puis elle espéra. Qu'il reviendrait, alors qu'elle se trouverait là, perchée à sa fenêtre.
Et le moment devint plus cher. Car il nourrissait l'espoir plus que le rêve, qu'il remplissait le coeur.
258 mots
Inspiré de la fable "Le Corbeau et le Renard" de Jean de la Fontaine
Inspiré de la fable "Le Corbeau et le Renard" de Jean de la Fontaine
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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Poussière de fée

Le Grand Bal du Petit Peuple
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
03.08.2051
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Opening- Far from the Madding Crowd- Craig Amstrong
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
03.08.2051
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Opening- Far from the Madding Crowd- Craig Amstrong
À la nuit tombée, alors que la Grande Horloge sonne minuit, un monde s'éveille.
Un monde secret, caché. Un monde qui veille à ne jamais, Ô jamais, être découvert. Ils ne craignent pas vraiment les humains. Que la magie coule ou non dans leurs veines, leurs puissance n'atteint jamais celle du Petit Peuple. Leur compréhension à la malice et aux énigmes est si faible, si risible à ceux du Petit Peuple.
Mais ils aiment à préserver leurs secrets. Leurs magie ancestrales et leurs tours, leurs chansons.
Alors, c'est à la nuit tombée qu'elles vivent. Les créatures, les anormaux, les fantastiques. Ceux qui volent, ensorcellent et envoutent. Ceux qui, au bout des oreilles, ont une pointe et au bout des doigts, des croches.
Et parfois, lorsque leur Grande Reine le permet, ils organisent une grande fête. Un bal majestueux, si splendide et fabuleux qu'ils attirent les créatures du monde entier. A dos de dragon, en bateau de feuille et en libellule-bus, ils s'en viennent.
Tous revêtissent leurs plus beaux vêtements, drapés de soie et des toiles d'araignées les plus fines, bijoux de rosées et de perles. Tous sont là, se pavanent et rient de ses sons de crécerelles.
Ils se retrouvent, tant s'est passé depuis le dernier grand bal. Une année, peut être bien plus. Le temps, pour eux est bien différent.
Et toute la soirée, sur des aires de harpes et de violon enchantés, ils dansent. Jusqu'a s'en faire tourner la tête, jusqu'à ce que leurs pieds ne puissent se poser. Jusqu'à ce que sonne les cloches, celle du Soleil qui s'élève.
Alors, chacun s'en va comme il s'en est venu. Mais tous se sentent plus légers, de quelques pièces et dans le coeur. Tous, au lendemain, trouveront encore dans leurs poches et leurs cheveux, les paillettes, souvenir d'un grand bal passé à danser.
Le Grand livre se ferme. Ruth dessine un sourire, et ses yeux brillent en écho à ceux de sa fille, emmitouflée sous une couverture bien trop épaisse pour la saison.
Sous le tissu, ses pieds gigotent.
Ses paupières, elles, se font lourdes. Quelques questions et un bisou sur le front plus tard, elle dormira. De ce sommeil lourd, celui qui vous emporte au pays des rêves.
Elle, y sera emmenée sur un air de harpe et de violon. Elle sentira l'odeur de la foret d'abord, de la sève qui a fraichement coulé.
Et puis elle les entendra. Les rires en clochettes, les pieds qui tapent sur la mousse. Les pintes de nectar sucrée qui résonnent, et le rythme du violon qui s'énerve, s'envole pour mieux s'apaiser.
Et le sommeil se fera plus profond encore. Si profond qu'elle sera plongée dans l'état qui s'oublie.
448 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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Poussière de fée

Le temps d'une danse
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
04.08.2051
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Uncle Albert- Admiral Halsey- Paul McCartney
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
04.08.2051
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Uncle Albert- Admiral Halsey- Paul McCartney
Le temps d'une danse, son esprit s'envolait. Le temps d'une danse sur l'air d'un vinyl usé, l'air qu'elle connaissait pas coeur, à jamais.
Le temps d'une danse, maladroite et peu habile, de celle qui écrase les pieds du paternel, elle s'oublie un peu. La mélancolie, la nostalgie et tout ce qui vient avec, s'envole.
Le temps d'une danse, d'un écho des mains qui claquent, des rires qui volent. Le temps d'une danse et le temps d'un été. De sa chaleur et de ses vents qui hurlent.
Le temps d'un danse, elle croise le regard tendre qui brille comme le sien, serre les paumes noueuses. Le temps d'une danse, elle sent sur elles les regards attendris. Ceux qui lui avaient manqués, ceux à qui elle avait laissé, au creux du coeur, le vide.
Le temps d'une danse, elle n'est qu'un corps qui se moue, une âme qui brille pour ceux qu'elle aime, un esprit qui sommeille.
Le rythme sera perdu, les notes oubliées. Elle dansera sans rien à penser, tournoie sur le tapis moelleux où tout semble bien aller. Le temps d'une danse.
Le temps d'une danse, où chacun finit par se lever, se rapprocher. Où les corps se mêlent, les rires fusent de plus belle. L'un oublie sa morosité, l'autre le travail qui l'attend dans la réalité. L'une se laisse porter et l'autre enfin, semble oublier.
Le temps d'une danse, ils retrouvent l'insouciance des deux âmes qui tournoient sans jamais penser.
241 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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Là-haut II
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
05.08.2051
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
05.08.2051
Elle gravissait pas à pas l'immense falaise. Le sol s'inclinait toujours davantage, ses pas devenaient plus difficiles. Jamais, pourtant, le sommet ne semblait se rapprocher.
Elle ne s'arrêtait pas. C'était trop tard pour s'arrêter. Elle avait trop marché pour abandonner.
Un pied devant l'autre, un pas après l'autre, elle avançait. Une brise chaude viendrait bientôt lui chatouiller le front. Une sensation désagréable qui s'ajoutait au reste et n'arrêterait pas.
La brise deviendrait toujours plus forte.
Elle arriverait à la pointe de la falaise. Là-haut, la montagne ne la protégeait plus du vent. De l'odeur... fétide, de l'odeur de brûlé.
La tête se relèverait doucement. Avec la réalisation soudaine qu'elle fixait ses pieds depuis bien trop longtemps, viendrait celle, plus terrible.
La brise chaude n'était pas une brise. Pas un vent, pas une tempête.
Un souffle, une respiration. D'une immense créature dont elle croisait à présent les deux grands yeux. Des yeux où, toute entière, elle aurait pu tenir.
Un souffle calme qui pourrait se transformer en feu. Et elle, en tranche grillée. Elle n'aurait pas le temps de cligner des yeux, de s'enfuir.
Elle aurait voulu crier, mais sa bouche demeurait obstinément fermée. Elle aurait voulu courir, mais ses pieds semblaient coller. Elle aurait voulu baisser le regard, changer d'attitude, mais elle était fascinée.
La créature, soudain, s'ébrouerait. Créant en bas, là-bas, dans la mer, un remous. Une vague immense qui aurait enseveli la terre. Créant ici, dans les nuages, un vent fort et soudain.
La projetant au sol, entraînée par, cette fois-ci, un vent véritable. Dans une roulade sans fin, son corps comme une poupée de chiffon.
Il lui sembla tomber des heures durant. Pourtant, lorsqu'enfin elle reprit son équilibre, se dressa sur ses jambes tremblantes, elle s'était à peine éloignée. La crête avait pris de la distance mais, toujours, les deux yeux d'or la fixaient. Combien de temps resteraient-ils ainsi ?
Elle n'en sut rien. Mais elle sut quand courir, vers la pointe. Quand se présenter à lui, et comment. Quand, alors que l'immense silhouette tournerait, sauter.
Elle sut qu'elle ne risquait rien, là-haut, sur ce dos d'écailles et d'épines. Il l'emporta et jamais elle ne le regretta.
Jusqu'au matin du moins, lorsqu'elle revint. Qu'emmitouflée dans sa couverture, sans savoir comment elle était arrivée là, elle sentit son corps tout entier la déchirer. Combien d'heures avait-elle gravi cette fichue falaise ?
L'avait-elle seulement fait.
397 mots
Dernière modification par Paige Barrow le 12 août 2026, 16:32, modifié 1 fois.
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Poussière de fée

Une histoire de muffins
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
06.08.2051
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Our House- Crosby, Stills, Nash & Young
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
06.08.2051
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Our House- Crosby, Stills, Nash & Young
Sous les mains habiles de l'ensorceleuse, elle observait beurre fondu et sucre devenir pommade, oeufs se briser d'un coup net et farine être avalée dans la mixture.
Tout aurait pu se faire par la magie, d'un coup de baguette. Simple et rapide. Mais de tels mots dessinaient la grimace sur le visage d'Auntie Cat qui soufflait alors, appuyant d'un doigt sur son nez, La pâtisserie, comme les potions, est un art de patience. Et tu sauras love, que patience est mère de vertue.
Elle maintenait que cela aurait été plus simple. Les muffins auraient plus vite trouvé son estomac, cet argument jouait tout à fait en sa faveur. Et l'ensorceleuse riait, lui glissant un bout de chocolat entre les doigts.
Perchée sur le plan de travail, elle collerait ses genoux contre son corps. Sous le regard noir d'Auntie Cat, elle ne bougerait pas. Y placerait sa tête et continuerait d'observer.
Bercée par les gestes habiles, rapides. Bercée par le babillage de Lucy, assise non loin. Quelque chose sur un chevalier, l'injustice terrible qu'il avait traversé.
Elle n'écoutait pas tout à fait.
Elle regardait les blancs devenir neige, ou tel qu'elle le disait, nuage. Encore un geste que la magie aurait résolu. Mais non c'était à l'aide d'une fourchette que l'ensorceleuse battait les oeufs, sa main tremblante de l'effort.
Les blancs gonflaient, les nuages prenant toujours plus de légèreté. Elle aurait aimer s'y glisser, comme elle aurait aimé se glisser dans les nuages. Y nager, car elle était persuadée qu'on pouvait. Elle y glisserait un doigt, avant de se faire taper sur le dos de la main.
La pâte trouverait sa bouche malgré tout. Délicieux.
Le chocolat trouverait ensuite la préparation. Joli éclat d'un marron caramélisé. Et la préparation trouverait les moules, qui trouveraient le four.
Et la frimousse viendrait se coller à la porte de celui ci. Si près qu'elle sentait la chaleur lui chatouiller le visage. Si près qu'elle devait plisser les yeux. Si près qu'elle pouvait regarder les gâteaux gonfler chaque minutes un peu plus.
Et lorsqu'ils seraient cuits, elle serait la première à en déguster un. Le chocolat si chaud qu'il fondait sur sa langue, le gâteau délicieusement moelleux. Toute la douceur du monde, dans quelques grammes de farine, de sucre et de chocolat.
378 mots
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Poussière de fée

Entre les rues de Laugharne, filait une silhouette. Une ombre, un mirage. Cheveux d'ébènes caramélisés des reflets du soleil flottaient au vent, entrainée par le rythme du vélo.
Roues crissant sur la route de bitume, sifflotant un air qui n'avait pas de nom ou de paroles, elle filait sans un regard en arrière. Elle se moquait de ce qu'elle trouverait là.
Il n'y avait que les regards curieux, le goût de la bière tiède et la fumée des pipes. Peu intéressant. Tout à fait ennuyant.
Au loin se dessinait la côté. Les falaises abruptes et la mer qui se glissait jusqu'ici dans une délicate embouchure. Elle entendait le chant des vagues, le hurlement des mouettes. Elle rêvait déjà à ce qu'elle observerait dans le ciel, ce qui trouverait la trace éternel sous son crayon, et ce qu'elle pourrait inventer.
Le pas de pressait sur les pédales grinçantes, le sifflotement se tarissant au fil du souffle qui se cassait. Sa salopette rouge l'étouffait soudain, comme l'épais tricot.
Mais tout allait bien. Elle arrivait à la mer. Sautait de son vélo, le laissant tomber dans l'épais fracas de métal. Elle ne l'entendait pas, son coeur battant fort de l'effort.
Elle ne sentait plus rien, car elle se sentait soudain si bien. Ni l'herbe humide à son pantalon, ni ses poumons qui brulait de l'ascension rapide.
En bas, dans le fracas sourd, les vagues s'écrasait contre la roche. Au loin, quelques voiles se balançaient entre les vents. Et tout autour d'elle, plaines et mer créait la jolie carte postale.
Une grande inspiration prise, elle croiserait les jambes et sortirait son carnet. Y croquerais la fleur qui se balançais sous les vents, la falaise pointue qui grimpait vers le ciel. Le nuage en forme de spirale, le buisson de trèfles.
Elle y ajouterais peut être une fée ou deux. Un papillon alors que ceux ci se faisaient timide. Un dragon là bas, dans le ciel.
Et lorsqu'elle serait satisfaite, elle refermait son carnet, le glisserait à sa proche et s'en irait. Pédalant à travers l'herbe et la route de graviers. Retrouvant la chaleur du foyer, où elle ajouterais peut être quelques couleurs à ses dessins. Ou peut être pas.
366 mots
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Poussière de fée

Chaque détail soigneusement préparé. Chaque détail soigneusement réfléchi.
Et une journée parfaitement parfaite. Rien de trop, car cela aurait tout gâché. Juste ce qu'il fallait.
Aujourd'hui, son grand père fêtait son anniversaire. Une journée qu'il fuyait. Comme tout ce qui lui rappelait son passé. Mais alors qu'elle était enfant, il lui avait soufflé combien ces journées étaient extraordinaires.
On célèbre la nouvelle vie, l'âme que l'on chérit.
Et la petite ne voyait pas pourquoi cela n'aurait pu s'appliquer à lui. Pendant presque deux mois, elle avait travaillé à sculpté un joli petit renard. Corps enroulé dans un sommeil paisible. Il n'était pas parfait.
Rien ne l'est jamais.
Elle avait ensuite convaincu Auntie Cat de l'enchanter. Juste un rien. Juste un peu. Le renard à présent, lorsqu'on lui effleurait la tête, frémissait légèrement. Parfait.
Elle l'avait soigneusement emballé dans un papier doré. La couleur des étoiles.
Et celle ci, c'est l'étoile du Berger. Celle qui te guidera si tu t'égares.
Elle avait rajouté un petit mot. De son écriture appliquée, toute de rondeurs, et en gallois.
La langue des tiens, la langue des anciens. Ne laisse personne ne la retirer, c'est la langue de ton coeur.
Et parce que le cadeau ne faisait pas tout, elle avait organisé. Distraite Lucy pour que leur grand père soit tranquille au moins jusqu'à midi. Dans son silence adoré. Négocié avec Ruth pour que l'on déguste un vrai roast, ceux des dimanches de fêtes. Celui où la viande avait le goût du sel et de la cuisson au four, où les petites patates dansaient tout autour du plat et où l'on rajoutait des carottes croustillantes.
Et l'après midi, ils iraient marcher. Tous ensemble, ce qui avait demandé de nouvelles négociations. Ils avaient tous promis d'écouter les histoires.
Ecoute les histoires, chante les. Elles sont l'histoire du peuple qui était ici bien avant toi.
La journée serait parfaite. Elle le serait. Parce que si son passé viendrait à le hanter, elle avait juste le sourire pour y effacer. Et quelques fruits séchés dans les poches.
Parce qu'elle écouterait ses histoires, et avait même prévu une super énigme en haut de la Coline.
La journée serait parfaite.
C'était parfait, diolch2
364 mots
1 Joyeux anniversaire grand père
2 merci
Pour Taid Owen, et pour toi Papy Bobo
1 Joyeux anniversaire grand père
2 merci
Pour Taid Owen, et pour toi Papy Bobo
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Au fond du jardin, au bout des plaines, il y a une foret. Une belle foret de vieux chênes et d'immenses arbres qui touchent les nuages.
Au fond du sentier, là où les racines ont recouvert sa trace, où les branches se moquent bien de grandir encore, il y a une petite mare. Joli petit coin secret.
Marchant au delà du jardin, jusqu'au bout des plaines, sur le chemin jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus tout à fait un, jusqu'à devoir s'abaisser et éviter des branches qui se moquent bien de grandir encore, avance une enfant.
Elle marche d'un pas assuré, sautille au dessus des racines, écrase les feuilles séchées qui craque dans le bruit familier de l'automne. Elle sifflote, et entonne l'un de ces airs que nul ne connait mais que tous le monde fredonne.
Elle ne veut pas se faire discrète en somme. Se fondre dans les branches, éviter ce qui craque, frémis et tremble, elle sait le faire. Grimper dans l'arbre et observer, sans un souffle, elle sait le faire.
Mais ici, elle ne le fait pas.
Car ici, c'est la mare aux fées. Et les fées n'aiment pas être observés. Les fées n'aiment pas être surprises. Et les fées, elles les aiment, mais elle aiment aussi leurs histoires.
Celle qui conte leurs vengeances, leurs malices.
L'enfant des bois sait vivre aux côtés du Petit Peuple. Elle aime vivre à leurs côtés. Alors elle saute sur une nouvelle feuille, et chante un peu plus fort.
Alors que se dessine la mare, elle accélère le pas. Court presque.
Dévale les pierres. Et d'un coup d'un seul, s'assoit.
Elle pourrait dégainer son carnet mais elle ne le fait pas. Au lieu de ça, elle inspire simplement. Regarde le soleil qui danse sur l'eau, les nénuphars qui dérivent. Elle écoute une grenouille qui croasse, l'oiseau qui chante.
Elle regarde une scène parfaite qui se crée devant ses yeux, lorsque les ailes des papillons blancs rencontrent les rayons et les divisent en un million de petites lumières.
351 mots
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Danser sur le fil
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
10.08.2051
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The Selkie- Lisa Lynne & Aryeh Frankfurter
Résidence Barrow, Laugharne, Pays de Galles
10.08.2051
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The Selkie- Lisa Lynne & Aryeh Frankfurter
Sur le Grand arbre du jardin, a élu domicile la reine des jardins. Entre deux branches, elle a tissé sa toile. Joli ouvrage, délicat ouvrage.
Sur la belle toile, s'est déposée la rosée. Légère rosée du matin, déposée par les heures de la lune.
Un tableau immobile, suspendu dans le temps. Il s’effacera pourtant. Pas maintenant, pas tout de suite. Le temps est encore froid, le soleil bas.
Mais à un moment ou à l’autre.
L’enfant, yeux noisettes fixés sur les fils, ne pense pas à cela. Elle pense aux gouttes qui glissent sur les fils. Elle pense à l’araignée qui durant les heures de la nuit, à tisser son ouvrage.
Et le tableau immobile, elle ne le voit pas. Elle en saisis la beauté, la douceur. Mais rien n’y immobile.
Elle, voit le vent qui fais danser l’eau et la toile, le craquement des branches et l’imperceptible mouvement de ses feuilles.
Et surtout, au milieu de la toile, là où peut être, il n’y a rien, elle, voit une fée.
Cette fâcheuse manie à les voir partout, ces compagnes ailées. A les peindre dans mes recoins, les ombres et les lumières.
Ou peut être qu’elle seule paye vraiment attention. Peut être qu’elle seule possède la Vrais Vue.
Elle l’a voit, quoi qu’il en soit. Elle la voit danser sur un film d’abord. Se glisser entre ceux ci ensuite. Puis s’assoir, ou voleter, elle ne voit pas bien de loin.
Et de ses doigts fins, jouer de la harpe avec les fils. On pourrait croire qu’ils se briserais. Qu’ils sonneraient faux.
Mais pour la fée, la toile est un vrai instrument qui sonne juste, qui sonne bien.
Alors elle reste la, elle l’écoute et elle l’admire. Elle ne la rejoint pas, ni sur l’arbre, ni par la musique. Parce qu’elle ne peut pas mais parce qu’elle ne le veut pas.
Le moment serait brisé.
315 mots
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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