Noyer le poisson
La question l'a prit par surprise, elle releva la tête, son regard détaillant son interlocuteur. À la recherche d'elle ne savait trop quoi. Une réponse qu'elle n'avait pas. Jamais l'aiglonne ne s'était posé la question. Ne rien montrer lui était aussi naturel que respirer, tout garder un réflexe. L'avait-elle toujours eu? Était-ce de l'innée ou de l'acquis? La réponse n'était pas simplement oui ou non. Noémie n'était pas une menteuse, ça elle le savait avec certitude. Mais est-ce que tout cacher c'est mentir par omission? Sûrement. "J'ai toujours considéré le contrôle comme une part intégrante de moi." La phrase avait été réfléchie et pesée, et elle ne voyait honnêtement pas comment expliquer les choses autrement. Dans sa caboche c'était ensorcelé comme ça.
Et puis, le garçon partage son point de vue sur la question, et encore un nouveau concept. Sa famille était faite du même moule qu'elle, et pourtant elle ne pouvait croire qu'ils mentaient tous. Ils s'exprimaient mais autrement. Son grand-père lui disait "Je t'aime" en lui laissant toujours une tartine beurrée sur la table pour son petit déjeuner, sa grand-mère en lui enseignant, certes de manière un peu dure, sa passion le piano. Et sa mère... Elle c'était plus compliqué à dire. Mais au final, c'était des émotions exprimées de manière contrôlé. Le reste leur semblerait sûrement trop dramatique, passionnel. Au final la conclusion que la jeune sorcière tirait de tout ça était que "Ce n'est pas parce qu'on ne montre rien qu'on ne l'exprime pas autrement."
L'alcool, voilà une autre perte de contrôle, et le pourquoi elle argumenterais toujours pour les sentiments raisonnés. Le reste faisait trop souffrir. "S'il continue à être chef de chœur à Poudlard après ça, ce serait un scandale."
Et puis, le garçon partage son point de vue sur la question, et encore un nouveau concept. Sa famille était faite du même moule qu'elle, et pourtant elle ne pouvait croire qu'ils mentaient tous. Ils s'exprimaient mais autrement. Son grand-père lui disait "Je t'aime" en lui laissant toujours une tartine beurrée sur la table pour son petit déjeuner, sa grand-mère en lui enseignant, certes de manière un peu dure, sa passion le piano. Et sa mère... Elle c'était plus compliqué à dire. Mais au final, c'était des émotions exprimées de manière contrôlé. Le reste leur semblerait sûrement trop dramatique, passionnel. Au final la conclusion que la jeune sorcière tirait de tout ça était que "Ce n'est pas parce qu'on ne montre rien qu'on ne l'exprime pas autrement."
L'alcool, voilà une autre perte de contrôle, et le pourquoi elle argumenterais toujours pour les sentiments raisonnés. Le reste faisait trop souffrir. "S'il continue à être chef de chœur à Poudlard après ça, ce serait un scandale."
3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051
Noyer le poisson
Le contrôle, on lui avait arraché beaucoup trop tôt pour qu'Edwin ait pu tenter de l'intégrer comme une part de lui. Il avait essayé de le chercher, il avait couru, avait hurlé, avait eu mal et rien n'avait jamais fonctionné. Il lui avait toujours filé entre les doigts, lui avait été arraché dans les larmes et la honte. Et Edwin s'était habitué à ne jamais être en contrôle, ni pour lui-même, ni pour les autres. Il n'avait rien eu pour lui, et rien eu pour se dresser face aux autres. Chez Noémie, ça semblait naturel vu comment elle le disait. Edwin ne savait pas ce qui était le mieux : n'avoir aucun contrôle du tout, ou en avoir trop. Tellement que ça nous étouffait. Peut-être que Noémie se sentait écrasée sous le contrôle qu'elle avait sur elle, et peut-être que c'était encore plus dur à vivre de vouloir contrôler son image face aux autres sans y arriver. Ou en y arrivant, et qu'on ne soit plus que l'image que l'on renvoie aux autres et qu'il n'y ai, en nous, plus rien de naturel. De vrai. De nous.
Ce n'est pas dur ? demanda-t-il doucement en levant les yeux vers elle. Tu n'as pas l'impression de ne pas être... toi ? Et si les gens ne la voyaient jamais comme elle était vraiment ? Pouvait-elle s'en approcher ? Se sentir proche d'eux et appréciée. Et les gens en face, eux, est-ce qu'ils ne se sentaient pas démunis face à un visage qui ne montrait jamais rien d'autre que ce qu'il voulait montrer ?
Avec des actes, c'est de ça dont tu parles ? Comment exprimer ses pensées sans mots ? Lui, les exprimait avec tout ce qu'il avait. Avec ses mots, ses réactions, ses actes et ses mimiques de visage. Tout son être hurlait ce qu'il ressentait, malgré l'envie qu'il avait parfois de faire taire tout ça. Il n'avait pas été créé comme ça. T'as pas peur que... Genre, tu n'as pas peur que les gens, ils ne te voient jamais vraiment ? Ou.. Ou qu'ils captent pas la manière dont tu exprimes tes sentiments. Imagine qu'ils pensent que tu n'en as rien à faire d'eux ? S'il y a bien quelque chose dont Edwin n'avait pas peur, c'était que les autres ne sachent pas quand ils les aimaient. Tout son entourage savait - enfin, il l'espérait - qu'ils avaient son cœur entre les mains. Il étalait à leur pieds tout ce qu'il était, tout ce qu'il ressentait pour eux.
Son visage se rembruni légèrement quand leur discussion se porta à nouveau sur l'alcool et il serra ses genoux contre sa poitrine. J'espère qu'il va se faire renvoyer. Je supporterais pas de le voir rester ici à faire ses trucs. Chuchota-t-il avant de poser son menton sur ses genoux. Faudrait peut-être en parler à la directrice. Mais lui ne le ferait pas : la dernière fois qu'il avait été dans son bureau, ça n'avait pas été un super moment de sa vie et Edwin ne comptait pas retenter l'expérience de sitôt.
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
