Les marbrures dans l'eau claire
CONTEXTE Vendredi 9 juin 2051, 13h | Toilettes des filles @Paige Barrow TW : règles/menstruations, sang |
Oonagh s'était réfugiée dans les toilettes, bien embêtée. En pleine journée d'examens de fin d'année, elle avait commencé à se sentir patraque. Son ventre lui faisait anormalement mal, et une douce chaleur qu'elle ne reconnaissait pas lui englobait le ventre et le bas du dos, telle une ceinture invisible. Elle ne s'était jamais sentie comme ça auparavant.
Elle aurait bien sûr pensé à se rendre à l'infirmerie, mais sa journée était bien chargée : entraînement en défense le matin, suivi de son examen pratique en fin de matinée. Elle avait ensuite mangé, et voulait réviser un peu plus l'histoire avant de faire l'examen théorique associé, dans une heure. Elle craignait qu'aller maintenant à l'infirmerie ne lui fasse manquer le contrôle qu'elle devait passer. Elle avait donc fait de son mieux pour tenir bon, jusqu'à se sentir... humide, à un endroit où on ne voudrait vraiment pas l'être. Décidément, ce n'était pas son jour. Et c'était le symptôme précis qui l'avait amenée aux toilettes.
Elle entra dans la pièce rapidement et s'enferma dans un cabinet. Là, elle remonta sa jupe et baissa négligemment son dessous. Elle fit pipi, ça serait toujours ça de fait. Elle prit du papier pour s'essuyer et baissa le regard, machinalement. Elle stoppa son geste, ses yeux s'écarquillèrent et s'embrumèrent de larmes. Quelle était donc cette diablerie ?
"AH !" cria-t-elle, confuse et à deux doigts des larmes. Un filet de sang avait dégouliné le long de sa jambe, si distinctement qu'elle se demandait comment personne ne s'en était aperçu. Son dessous, auparavant couleur crème, était lui-même d'un rouge écarlate presque choquant pour la petite. Oui, Oonagh venait d'avoir ses premières règles. Et elle n'y était pas du tout préparée.
Dernière modification par Oonagh Byrne le 6 juil. 2026, 09:47, modifié 2 fois.
Reine des fées
Princesse des cachots avec mon cher Thomas
Princesse des cachots avec mon cher Thomas
Les marbrures dans l'eau claire
Une Serpente se voyait face à une situation non-désirée. Une Aiglonne cherchait le calme, le silence. Elle l'aurait normalement cherché, peut être trouvé, dans le Parc. En haut d'un arbre, contre un tronc qui lui semblait moelleux.
Mais l'air manquait à ses poumons. Alors les pas pressés résonnait plutôt dans ce coin du château, et bientôt les mains tremblantes poussait ces portes. La raison de ce désarroi? Un examen, celui de Défense contre les forces du mal. Une hantise, une faiblesse. Deux hantises à vrai dire, celle de cette magie offensive et celle de l'échec. L'échec cuisant qui lui brulait la gorge.
Elle se refusait aux larmes. Croisant son propre regard, elle serrait la mâchoire, et les doigts autour du lavabo.
Finalement, perdant le duel contre son reflet, elle s'aspergerait un peu d'eau sur le visage. En faire redescendre la chaleur, se ressaisir.
Et sursauter. Elle n'avait pas prêté attention à la porte fermée, n'y trouvant pas prétexte à la curiosité. Une autre élève, dans un château où ils étaient des centaines. Rien de bien surprenant.
Mais celle élève là venait de crier. Elle n'aurait pas juré que la voix lui fut familière, bien qu'elle le soit, tout à son insu.
L 'envie d'ignorer cette exclamation était forte. Pour une fois, se mêler de ces affaires. Mais la curiosité et la peine dansaient sur ces épaules comme deux diablotins. Et comme toute enfant un peu téméraire, elle les écouterait. S'approcherait de la porte. Laisserait son poing voler, avant de se résigner. Toquer était ridicule.
"Tout... va bien?", un ton hésitant, une question stupide.
Tout n'allait évidemment pas bien. Personne ne crie en voyant son pipi Paige. Elle aurait du présenter de l'aide, une main tendue en quelque sorte. Au lieu de ça, elle présentait les évidences. Stupide.
C'était trop tard pour ruminer. Elle s'était condamnée à attendre là, silhouette timide derrière une porte close, n'osant pousser le souffle de trop.
330 mots
Je me glisse là, dis moi si quoi que ce soit ne convient pas!
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Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde -
Les marbrures dans l'eau claire
Oonagh reposa vite ses fesses sur la cuvette des toilettes pour ne pas en mettre partout. Elle aurait eu envie de pleurer sous le coup de la panique, d'ailleurs ses yeux étaient toujours embués, si une petite voix ne l'avait pas ramenée à la réalité. Une petite voix qu'elle connaissait, de surcroît. Mais remettre une voix sur un visage, et ce visage sur un nom, n'était pas chose aisée lorsqu'on ne s'attendait pas à entendre la voix en question. Elle réfléchit comme elle le put, à toute allure, avant de demander :
"Paige ? C'est toi ?"
Oui, il lui semblait remettre cette voix dans un contexte potionneux. Oonagh aimait beaucoup la petite Serdaigle, aussi espérait-elle vraiment ne pas s'être trompée sur son identité. La honte, si ce n'était pas elle du tout. Mais au moins, elle était cachée dans son cabinet de toilettes.
Elle voulut se lancer et raconter ce qui lui arrivait, elle voulut vider son sac, elle voulut demander de l'aide. Mais dans l'attente de la confirmation tant espérée, elle n'en fit rien. Elle se contenta de serrer ses doigts sur le bas de sa jupe d'uniforme, laquelle était toujours remontée sur son ventre. Et puis, elle était bien perplexe quant à l'aide que la fille pourrait lui apporter. Eunice mettait des culottes de règles magiques, elle le savait. Il lui semblait que sa mère aussi, d'ailleurs. Mais Oonagh n'en possédait pas. Et les culottes de règles, c'était comme les culottes normales : ça ne se prêtait pas. Alors, que pouvait-elle attendre de la part d'une autre élève ?
Désolée pour l'attente !
"Paige ? C'est toi ?"
Oui, il lui semblait remettre cette voix dans un contexte potionneux. Oonagh aimait beaucoup la petite Serdaigle, aussi espérait-elle vraiment ne pas s'être trompée sur son identité. La honte, si ce n'était pas elle du tout. Mais au moins, elle était cachée dans son cabinet de toilettes.
Elle voulut se lancer et raconter ce qui lui arrivait, elle voulut vider son sac, elle voulut demander de l'aide. Mais dans l'attente de la confirmation tant espérée, elle n'en fit rien. Elle se contenta de serrer ses doigts sur le bas de sa jupe d'uniforme, laquelle était toujours remontée sur son ventre. Et puis, elle était bien perplexe quant à l'aide que la fille pourrait lui apporter. Eunice mettait des culottes de règles magiques, elle le savait. Il lui semblait que sa mère aussi, d'ailleurs. Mais Oonagh n'en possédait pas. Et les culottes de règles, c'était comme les culottes normales : ça ne se prêtait pas. Alors, que pouvait-elle attendre de la part d'une autre élève ?
Désolée pour l'attente !
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Princesse des cachots avec mon cher Thomas
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Les marbrures dans l'eau claire
L 'insulte, la voix amère qui repousse, la voix timide qui prétend que tout va bien. Le silence. Elle s'était attendue à tout.
Ou du moins, elle le pensait. Car lorsque son prénom résonna dans l'air humide, elle sursauta. Pas assez pour que ses épaules frémissent ou que son cœur rate un battement. Mais assez pour que ses sourcils se haussent.
Et finalement, honteusement, tardivement, elle reconnut les accords. Oonagh. Sa partenaire de laboratoire, de bêtises sur fond de chaudron fumant.
Alors que l'esprit s'allume, le cœur s'emballe. Ce n'est plus la simple curiosité, la peine pour l'inconnue, une vague sororité. C'est l'inquiétude pour celle qu'elle apprécie, le cœur qui se serre.
"... Oonagh ?! Oui, c'est moi.", L'instant flotte dans l'écho de ses stupides paroles,"Tout va- Qu'est-ce qui se passe ? Je peux faire quelque chose ?"
I l y avait bien peu de possibilités qui se dessinaient à son, pourtant immense, imagination. Y avait-il un lutin malicieux qui avait volé sa culotte ? Une pénurie de papier ? Quoiqu'un cri serait un peu intense comme réaction à tel scénario.
La narratrice tiendrait à préciser que les menstruations ne lui étaient pas un phénomène étranger. Familier, non. Son ventre ne lui causait point ce genre de misères. Pas encore.
Mais elle avait vu la grimace sur le visage de sa mère, le teint qui pâlit. Elle avait préparé la tisane et la bouillotte pour sa tante. Elle avait observé et lu. Les sautes d'humeur, les crampes et le phénomène tout à fait irréaliste à l'esprit de la petite, tout ça était donc très clair. Seulement, elle n'avait pas la présence d'esprit d'y penser.
Peut-être l'angoisse lui mélangeait-elle la cervelle, ou bien n'était-elle pas tout à fait éveillée. Toujours est-il, et peu importe la cause, que son regard se faisait trouble face à la porte fermée. Quel mal avait pris son amie ? Et surtout, que pouvait-elle faire ?
Les flèches, l'imagination, la musique ou encore le chocolat étaient probablement inutiles. Malheureusement, c'était bien là ses armes majeures. Que de désarroi.
341 mots
@Oonagh Byrne
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Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
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