Rumeurs, rumeurs, rumeurs...
C'était officiel, ce garçon savait lire dans les pensées. Non seulement il l'avait percé à jour, mais en plus, il avait réussi à le faire en... Combien de temps? Trop peu. Bien trop peu. Alaric se redressa, donc, bien moins à l'aise, et fronça les sourcils avant d'inspirer un grand coup. Il fallait se calmer. Ce n'était pas la première fois qu'Artamiel se montrait aussi perspicace. Mais là... C'était différent. Car il avait l'air mal en point. Très mal en point. Sûrement à cause de ce qu'il lui avait dit plus tôt. Était-il allé trop loin? Le traiter de lâche pour le cerner n'avait peut-être pas été une bonne idée. Non. Il fallait qu'il arrête de trop réfléchir. Et qu'il dise des choses stupides.
Il décida donc de rester silencieux et de continuer à écouter Artamiel. Celui-ci avait vraiment l'air de plus en plus mal, et il donna presque des indices sur le pourquoi il irait mal dans ce qu'il dit par la suite. Il faisait de son mieux, mais aussi parce qu'il n'avait pas le choix, parce qu'il fonctionnait comme ça. L'empathie. À quoi servait exactement l'empathie? Alaric en était-il doté de ne serait-ce qu'un peu d'empathie? C'était une possibilité... Après tout, il avait une boule au ventre en voyant Artamiel dans un état pareil... C'était de l'empathie, ça, non? Ce qui était sûr, c'était qu'il n'avait pas l'air d'apprécier ce fonctionnement. Mais Alaric ne pouvait pas faire grand chose pour lui, il avait le même problème avec ses sentiments qui n'allaient jamais dans le sens qu'il voulait.
- Donc t'es obligé de faire comme si tu lisais dans les pensées? C'est si énervant que ça? Si tu trouves ça à ce point agaçant, tu peux éviter de le faire sur moi, je ne t'en voudrais pas, au contraire...
Et soudain, il avait l'air épuisé. Non, décidément, Alaric avait beaucoup de mal à le comprendre. Mais, sur certains points, il avait l'impression qu'ils se ressemblaient beaucoup plus qu'il n'y paraissait... Et quand il continua de parler, il ne vit qu'encore plus ces ressemblances. Car c'était exactement ce qu'il aurait pu lui dire. D'abord, Artamiel était bien plus gentil que lui, ça, il en était persuadé. Un souvenir avec Christopher remonta quelques secondes, mais Alaric se le refusa et secoua la tête pour le faire s'en aller. Mais certains mots étaient gravés dans la mémoire et ne pourrait jamais s'en retirer. Il esquissa donc un sourire amusé avant de rouler des yeux, comme si ce que venait de dire Artamiel était... Insensé.
- Les personnes méchantes n'avouent pas qu'elles le sont. Au mieux, tu es un piètre méchant. Et, je te promets, tu ne veux pas être moins gentil que moi. C'est quelque chose que je ne souhaiterai qu'à mon pire ennemi si il avait un minimum de cœur. Elam n'est pas un chanceux, c'est un pauvre élève qui s'est trouvé au mauvaise endroit au mauvais moment, et qui souffrira ou qui fera souffrir sans le vouloir. Quand à la confiance... Je ne suis pas assez stupide pour tomber dans ce genre de chose.
Il releva la tête et son sourire disparu. Soudain, il était bien plus sérieux, et extrêmement... Concentré. Comme si il y avait un problème. Pas extérieur, non.
- Ne me touches pas sale moldu, ou que sais-je.
Tais toi.
Il serra les poings et retourna sa tête vers le miroir. Surtout, ne pas s'énerver. Comme l'avait dit le psychomage. Il fallait qu'il respire.
- Tu me dégoûtes.
Arrêtes...
- Je ne tiens pas à toi.
Arrêtes, s'il te plaît.
Il ferma les yeux. Inspira. Expira. Puis se redressa de nouveau, et planta son regard dans celui d'Artamiel. Il fallait qu'il se concentre sur autre chose. Vite. N'importe quoi. Il allait mal, pas vrai? Qu'il se concentre sur ça, alors.
- Tu paniques souvent quand tu parles d'amour aux gens ou c'est moi?
- On ne veut pas de sang-de-bourbes ici.
Il décida donc de rester silencieux et de continuer à écouter Artamiel. Celui-ci avait vraiment l'air de plus en plus mal, et il donna presque des indices sur le pourquoi il irait mal dans ce qu'il dit par la suite. Il faisait de son mieux, mais aussi parce qu'il n'avait pas le choix, parce qu'il fonctionnait comme ça. L'empathie. À quoi servait exactement l'empathie? Alaric en était-il doté de ne serait-ce qu'un peu d'empathie? C'était une possibilité... Après tout, il avait une boule au ventre en voyant Artamiel dans un état pareil... C'était de l'empathie, ça, non? Ce qui était sûr, c'était qu'il n'avait pas l'air d'apprécier ce fonctionnement. Mais Alaric ne pouvait pas faire grand chose pour lui, il avait le même problème avec ses sentiments qui n'allaient jamais dans le sens qu'il voulait.
- Donc t'es obligé de faire comme si tu lisais dans les pensées? C'est si énervant que ça? Si tu trouves ça à ce point agaçant, tu peux éviter de le faire sur moi, je ne t'en voudrais pas, au contraire...
Et soudain, il avait l'air épuisé. Non, décidément, Alaric avait beaucoup de mal à le comprendre. Mais, sur certains points, il avait l'impression qu'ils se ressemblaient beaucoup plus qu'il n'y paraissait... Et quand il continua de parler, il ne vit qu'encore plus ces ressemblances. Car c'était exactement ce qu'il aurait pu lui dire. D'abord, Artamiel était bien plus gentil que lui, ça, il en était persuadé. Un souvenir avec Christopher remonta quelques secondes, mais Alaric se le refusa et secoua la tête pour le faire s'en aller. Mais certains mots étaient gravés dans la mémoire et ne pourrait jamais s'en retirer. Il esquissa donc un sourire amusé avant de rouler des yeux, comme si ce que venait de dire Artamiel était... Insensé.
- Les personnes méchantes n'avouent pas qu'elles le sont. Au mieux, tu es un piètre méchant. Et, je te promets, tu ne veux pas être moins gentil que moi. C'est quelque chose que je ne souhaiterai qu'à mon pire ennemi si il avait un minimum de cœur. Elam n'est pas un chanceux, c'est un pauvre élève qui s'est trouvé au mauvaise endroit au mauvais moment, et qui souffrira ou qui fera souffrir sans le vouloir. Quand à la confiance... Je ne suis pas assez stupide pour tomber dans ce genre de chose.
Il releva la tête et son sourire disparu. Soudain, il était bien plus sérieux, et extrêmement... Concentré. Comme si il y avait un problème. Pas extérieur, non.
- Ne me touches pas sale moldu, ou que sais-je.
Tais toi.
Il serra les poings et retourna sa tête vers le miroir. Surtout, ne pas s'énerver. Comme l'avait dit le psychomage. Il fallait qu'il respire.
- Tu me dégoûtes.
Arrêtes...
- Je ne tiens pas à toi.
Arrêtes, s'il te plaît.
Il ferma les yeux. Inspira. Expira. Puis se redressa de nouveau, et planta son regard dans celui d'Artamiel. Il fallait qu'il se concentre sur autre chose. Vite. N'importe quoi. Il allait mal, pas vrai? Qu'il se concentre sur ça, alors.
- Tu paniques souvent quand tu parles d'amour aux gens ou c'est moi?
- On ne veut pas de sang-de-bourbes ici.
660 mots
Désolé pour le retard
L'inspi s'est arrêtée et a repris du jour au lendemain (peut-être un peu trop
)
@Artamiel Saul, en espérant que ça te convienne
Désolé pour le retard
L'inspi s'est arrêtée et a repris du jour au lendemain (peut-être un peu trop
@Artamiel Saul, en espérant que ça te convienne
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Rumeurs, rumeurs, rumeurs...
*Comme les gens sont étranges.*
Souvent, les humains refusent d’entendre des faits quand on les annoncent tout haut, pour une raison que j’ignore. L’incertitude ? Le manque de preuves ? La comparaison ? Mais quand on ne les dits pas, ils deviennent des mensonges, des secrets gardés, créant une fausseté évidente chez l’un comme chez l’autre. Je ne veux pas passer pour une personne insupportable, qui refuse les contradictions, les gens parlent bien assez de moi comme ça. Qu’il suive sa logique, qu’il croit donc ce qu’il souhaite, ça m’est égal. Ma voix est neutre, lacée d’un certain détachement alors que je me redresse, lâchant finalement le lavabo derrière moi, mes pieds nus touchant le sol presque aussi gracieusement qu’une ballerine.
"Dans ce cas là, tu es tout comme Elam : un simple garçon au mauvais endroit, au mauvais moment, qui souffre autant qu’il fait souffrir."
N’est-ce pas toujours comme ça de toute façon ? L’existence même est basée sur une simple personne, a un n’importe quel endroit, à un moment donné, qui agis, ou sur qui on agis. Aussi positif que négatif, toutes sortes d’événements différents peuvent arriver. Je ne vois pas vraiment où est le problème, ni même ce que ça change que ça sois toi ou un autre.
*Est-ce un problème parce que nous sommes les concernés ?*
Sûrement, puisque quand ta remarque tombe, je ne peux empêcher ma gorge de se serrer, et mon estomac de se retourner désagréablement. Mes pas s’arrêtent net, mon pied dans l’une des flaques reflétant mon expression fixe sur le carrelage des toilettes, le froid de celle-ci remontant jusque dans mon dos comme le ferait l’un de ces frissons déplaisant. Je prends une inspiration tremblante, avant de tourner mon visage vers toi, ma boucle d’oreille émettant un petit son léger de clochette.
"Je ne panique pas. J’apprends, c’est différent."
J’apprends à éviter les sujets qui me font réagir, j’apprends à gérer les émotions que je ne connais pas, que je ne veux pas connaître, j’apprends de ces morceaux de souvenirs incertains qui me reviennent quand j’aimerais les éviter. J’apprends à m’éteindre, à comprendre, à me laisser couler quitte à dépasser mes limites. J’apprends à essayer, aussi. Mes iris sont ternes, un gris orageux dévorant ce qu’il en reste de bleu. Mon visage est fermé, et mes cheveux blonds semble prendre une couleur pastel, plus discrète, moins brillante que l’éclat de blé qui m’est habituel. Je ne suis pas énervé, ni même agacé, mais quelque chose semble s’être éteint en moi malgré tout. Je remonte calmement une manche de mon haut, avant de continuer à marcher vers la sortie, sans te regarder une seule fois de nouveau.
@Alaric Blackwood
Ça sera un dernier post pour moi. J’ai adoré ce Rp, et j’espère pouvoir recommencer très vite !
445 mots
Souvent, les humains refusent d’entendre des faits quand on les annoncent tout haut, pour une raison que j’ignore. L’incertitude ? Le manque de preuves ? La comparaison ? Mais quand on ne les dits pas, ils deviennent des mensonges, des secrets gardés, créant une fausseté évidente chez l’un comme chez l’autre. Je ne veux pas passer pour une personne insupportable, qui refuse les contradictions, les gens parlent bien assez de moi comme ça. Qu’il suive sa logique, qu’il croit donc ce qu’il souhaite, ça m’est égal. Ma voix est neutre, lacée d’un certain détachement alors que je me redresse, lâchant finalement le lavabo derrière moi, mes pieds nus touchant le sol presque aussi gracieusement qu’une ballerine.
"Dans ce cas là, tu es tout comme Elam : un simple garçon au mauvais endroit, au mauvais moment, qui souffre autant qu’il fait souffrir."
N’est-ce pas toujours comme ça de toute façon ? L’existence même est basée sur une simple personne, a un n’importe quel endroit, à un moment donné, qui agis, ou sur qui on agis. Aussi positif que négatif, toutes sortes d’événements différents peuvent arriver. Je ne vois pas vraiment où est le problème, ni même ce que ça change que ça sois toi ou un autre.
*Est-ce un problème parce que nous sommes les concernés ?*
Sûrement, puisque quand ta remarque tombe, je ne peux empêcher ma gorge de se serrer, et mon estomac de se retourner désagréablement. Mes pas s’arrêtent net, mon pied dans l’une des flaques reflétant mon expression fixe sur le carrelage des toilettes, le froid de celle-ci remontant jusque dans mon dos comme le ferait l’un de ces frissons déplaisant. Je prends une inspiration tremblante, avant de tourner mon visage vers toi, ma boucle d’oreille émettant un petit son léger de clochette.
"Je ne panique pas. J’apprends, c’est différent."
J’apprends à éviter les sujets qui me font réagir, j’apprends à gérer les émotions que je ne connais pas, que je ne veux pas connaître, j’apprends de ces morceaux de souvenirs incertains qui me reviennent quand j’aimerais les éviter. J’apprends à m’éteindre, à comprendre, à me laisser couler quitte à dépasser mes limites. J’apprends à essayer, aussi. Mes iris sont ternes, un gris orageux dévorant ce qu’il en reste de bleu. Mon visage est fermé, et mes cheveux blonds semble prendre une couleur pastel, plus discrète, moins brillante que l’éclat de blé qui m’est habituel. Je ne suis pas énervé, ni même agacé, mais quelque chose semble s’être éteint en moi malgré tout. Je remonte calmement une manche de mon haut, avant de continuer à marcher vers la sortie, sans te regarder une seule fois de nouveau.
@Alaric Blackwood
Ça sera un dernier post pour moi. J’ai adoré ce Rp, et j’espère pouvoir recommencer très vite !
445 mots
"I don’t belong in the world.
That’s what it is."
That’s what it is."