Recueil d’OS PNJ The Age of Innocence

Fille enfermée dans une cage dorée


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Ceci est un recueil d’OS qui recouvre les 34 premières années de la vie de Lenore, sous le prisme de ses relations familiales compliquées jusqu’au début de son émancipation. Il sera donc mention de TW violences psychologiques, emprise ainsi que de discrimination, mais en adéquation avec les règles du site.
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Tome 1 - Grandir seule

- Chapitre 1 : Naissance
- Chapitre 2 : Retard
- Chapitre 3 : Avance
- Chapitre 4 : Solitude
- Chapitre 5 : Déception

Tome 2 - Découvrir l’autre


- Chapitre 1 : Miracle
- Chapitre 2 : Malédiction
- Chapitre 3 : Mutation
- Chapitre 4 : Acharnement
- Chapitre 5 : Générosité

Tome 3 - Chercher sa voix


- Chapitre 1 : Élan
- Chapitre 2 : Chute
- Chapitre 3 : Espoir
- Chapitre 4 : Désillusion
- Chapitre 5 : Déchéance

Tome 4 - Écouter son cœur


- Chapitre 1 : Utilité
- Chapitre 2 : Complaisance
- Chapitre 3 : Doute
- Chapitre 4 : Révélation
- Chapitre 5 : Envol

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Le titre de ce recueil est celui d’un roman de l’autrice américaine Edith Wharton publié en 1920, traduit en français par Au temps de l’Innocence. Toutes les citations que vous lirez sont tirées de cette œuvre, bien que j’aie du faire 2 ou 3 traductions approximatives, ne trouvant pas la citation en VF
Dernière modification par Lenore Boyer le 29 août 2026, 15:28, modifié 2 fois.

Gérante des Trois Balais depuis le 25 juillet 2051 - Mère célibataire de 35 ans | Tutoyez moi ! - #ffe0cc (gras)
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Recueil d’OS PNJ The Age of Innocence
Naissance


- I want somehow to get away with you into a world where words
like that -categories like that- won't exist.
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- Ce que je veux, c'est partir avec vous pour un monde où des mots comme
celui-là, — des catégories comme celles-là, — n'existent pas
-


11 OCTOBRE 2015 - 14 h 43 | DOMICILE FAMILIAL (Londres)
PDV d’Helena Boyer, en présence d’Adonis Goodwin (PNJs Actifs)


C’est le deuxième fois que je vis un moment aussi fort, aussi magique que celui là.

La naissance de mon deuxième enfant… Je suis au bord de la crise d’hystérie. Je vois bien qu’Adonis n’en mène pas large non plus, assis à mon chevet dans notre chambre à coucher, car ses yeux brillent d’une manière qui ne ment pas. S’il n’avait pas l’autocontrôle de la haute bourgeoisie sorcière, nul doute qu’il aurait pleuré. Et je le comprends tellement, même si ma joie est, en ce moment, diluée par la douleur qui me scie en deux au bas de mon ventre.

Je hurle, tandis que le sage-femme me serre la main en me demandant de pousser. Mon mari est un peu à l’écart et n’exerce aucun contact avec moi, ce qui ne me surprend guère. Il a toujours été distant, et c’est l’unique point que je peux lui reprocher. Je contracte tous mes muscles, les larmes de douleur pointant dans mes yeux. Contre toute attente, Adonis me souffle, d’un ton neutre mais que je sais doux venant de sa part.

Allez-y Helena, vous y êtes presque !

Je souris malgré l’effort. S’il n’est pas très démonstratif, mon cher époux m’aime et je l’aime. Nous n’avons juste pas besoin de nous le dire, et surtout nous ne le pouvons pas trop selon les coutumes dans lesquelles nous avons été élevés. Je serre les dents. Le petit ou la petite qui essaye de sortir semble déchaînée, ou du moins appliquée à montrer qu’elle est là. Depuis le début de ma grossesse, elle me pompe toute mon énergie et m’envoie de nombreux signaux cuisants. Me fait-il souffrir volontairement ? Est-ce un signe ?

Aarghh !

Ce cri m’est sorti tout seul, sans que je ne parvienne à me contenir. Je sais que, au cours d’un accouchement, on peut dire adieu à toute dignité. Heureusement que Calliope est en compagnie de l’elfe nourrice, dans une pièce du manoir très loin de notre chambre. Quel exemple je lui montrerais ?

Tenez bon, Helena, poussez !

Je prends une grande inspiration et je pousse de toutes mes forces, pour que cette douleur cesse enfin et laisse place à la joie infinie de tenir cet enfant dans mes bras. Une violente secousse me parcourt tout le corps, puis tout s’embrouille autour de moi, dans une myriade de picotements aigus et de fourmillements. Tout à coup, je me sens partir et c’est le black-out.

Helena ? Ma chère, vous revenez à vous ?

J’émerge lentement de ma torpeur, comme vidée de toutes mes forces, physiques comme magiques. Je ressens un sentiment de faiblesse, de vulnérabilité qui me déplaît au plus haut point. Je ne sens plus le bébé, il est sorti et m’a tout pris au passage. Quand mes prunelles s’habituent à la lumière soudaine, je la vois, emmitouflée dans une couverture et dans les bras de son père.

Elle est magnifique… je souffle, subjuguée par la pâle beauté de mon enfant.

Voilà votre petite fille, m’annonce Adonis en me déposant délicatement le nourrisson sur le ventre. Elle est maigrichonne. Le guérisseur est parti, mais il m’a informé qu’elle ne faisait que 2 kilos 2.

Je ne réponds pas, les yeux rivés sur ma fille, ma seconde fille… Oui, elle a l’air frêle, et un courant d’air pourrait sûrement l’emporter, mais c’est mon enfant et je l’aime déjà. Un sourire presque béat se dessine malgré moi sur mes lèvres. Elle est parfaite !

Comment vous sentez-vous ? me demande Adonis. Merlin merci cet enfant n’a pas eu raison de vous.

Je lève des yeux intrigués vers lui. Comment peut-il avoir une telle pensée, au lieu de se réjouir de cette fabuleuse naissance ?

Je me porte comme un charme, merci. Et ce n’est pas un petit ange comme elle qui viendrait à bout de moi, soyez en assuré.

Mon ton est sec, agacé. Même si je sais qu’il attendait ce jour avec impatience, mon mari n’a fait que spéculer sur son futur enfant, et ce n’était pas sur le sexe, oh non ! Tout au long de la grossesse, il n’a cessé de mettre mon affaiblissement sur le compte de notre fille, parlant d’elle comme d’un parasite qui volait nos ressources. Je sais qu’il est anxieux, que ce n’est pas de la méchanceté mais une peur que notre héritière naisse avec un souci quelconque, ou que je sois durement impactée par l’accouchement. Mais cela manque cruellement de tendresse. Je l’avais connu plus attentionné, lors de notre rencontre.

Petit ange qui vous subtilise la moindre de vos forces, au point de vous évanouir en plein accouchement, et qui apparaît finalement sous les traits d’un avorton. Où est passée cette puissance qu’il vous a volé ?

Je lève les yeux au ciel, excédée par tant de médisance à l’encontre de cet être si innocent.

Vous parlez d’un nourrisson comme d’un voyou, Adonis ! Vos parents ne vous disaient ils pas, à vous aussi, qu’un enfant né par voie basse serait puissant ?

Celui-ci n’a pas l’air d’un enfant comme les autres.

Et qu’est-il, d’après vous ? Une créature ? Ne faites pas l’idiot, très cher, et attendez qu’elle grandisse et qu’elle nous montre de quoi elle est capable.

Nous restons là, à nous regarder droit dans les yeux, fièrement campés dans nos positions. Nos disputes sont très rares, mais souvent très sérieuses. Lui ne veut que ma santé, je le sais, et s’inquiète pour moi au moindre souci. Sauf que l’accouchement s’est bien déroulé, et notre fille comme moi nous portons bien. Elle est si adorable… mais silencieuse, beaucoup trop silencieuse. Ça, c’est étrange… Mais moi, contrairement à mon mari, je refuse d’enfermer ma deuxième née dans une quelconque case, et ce quelques minutes après sa naissance. Je préfère me contenter de l’aimer, et le reste on verra.

Maintenant, à moins que vous ne craignez qu’elle ne me saute à la gorge avec ses - Combien, déjà ? - 2 kilos 2, veuillez nous laisser tranquilles, puisque vous ne semblez pas encore apte à endosser votre rôle de père et à l’aimer comme il se doit. J’ai besoin de repos, et il se peut que votre aînée ait besoin de son père, elle.

Adonis s’immobilise, comme frappé d’un Flipendo. Je vois que mes paroles l’ont blessé. Tant mieux. Si elles peuvent le faire réfléchir, lui ouvrir les yeux sur le caractère absurde de ses mots, et le pousser à se montrer tendre avec sa fille, je ne les regrette pour rien au monde. Résigné, il se penche au dessus de moi pour déposer un baiser sur mon front puis, après une hésitation, sur la toute petite tête du nouveau-né. Alors qu’il quitte la pièce, je m’attarde sur son visage rond et les quelques cheveux bruns qui lui poussent déjà sur le crâne. Je souris, attendrie, puis murmure dans un soupir las et épuisé :

Bienvenue au monde, ma petite Lenore…

Gérante des Trois Balais depuis le 25 juillet 2051 - Mère célibataire de 35 ans | Tutoyez moi ! - #ffe0cc (gras)
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Recueil d’OS PNJ The Age of Innocence
Retard


- In reality they all lived in a kind of hieroglyphic world,
where the real thing was never said or done or even thought.
-


- En réalité, ils vivaient dans un monde fictif, où personne
n’osait envisager la réalité, ni même y penser.
-


08/03/2020 - 11 h 16 | DOMICILE FAMILIAL (Londres)
PDV de Lenore Goodwin (4 ans), en présence d’Adonis Goodwin, Helena Boyer, Lancelot Goodwin et Wyzz (PNJs Actifs)


Allez, tu y es presque ! Vas-y, tiens bon…

Mère lâche mes mains, parce qu’elle voit que je suis enfin debout. Je force sur mes petites jambes pour rester stable et je tiens un bon moment. Mais, comme les deux premières fois, mes muscles comprennent pas ce que je leur demande. Je force pour que mon pied s’avance, mais j’ai comme la tête qui tourne. Je vacille, épuisée, et retombe en position accroupie.

Père à pas l’air content de moi, comme il râle :

Mais enfin, Lenore, essaye de faire un effort par Morgane ! Tu as quatre ans, maintenant !

Je baisse mes yeux, qui se remplissent de petites larmes, mais je fais tout pour les retenir : Père serait encore plus fâché si je pleurnichais. En plus, il a raison. Comme s’il le faisait exprès, bébé Lance passe en courant et en riant entre moi et la table basse du salon. Il a deux ans et il sait déjà marcher, lui, au moins. Alors que moi, j’y arrive pas. Mais je fais pas semblant, j’y arrive vraiment pas ! C’est pas que j’ai mal ou que je suis une chochotte, mais j’arrive pas à comprendre comment on fait. Dès que mes jambes sentent mon poids, elles veulent pas me retenir et me laissent tomber. Puis mon cerveau, il obéit pas, c’est comme s’il savait pas ce que c’étaient, les jambes. Alors pour les avancer, c’est encore plus dur.

Mère a l’air pas contente, non plus, mais contre Père, vu qu’elle lui lance un regard énervé. Les parents se regardent un petit moment, puis ils se retournent vers moi. J’ai relevé la tête, mais je sens que mes joues sont toutes chaudes. Elles doivent être rouges comme la Pimentine !

Ce n’est pas grave, la prochaine fois sera la bonne. Allez, viens ma Lenore, on réessaye !

Je souris de toutes mes dents et rampe pour aller donner les mains à Mère. Elle, au moins, elle est gentille. Elle crie pas dessus, elle dit pas que je suis nulle et elle me force pas. Je la préfère largement à Père, qui est méchant ! Je me retiens de lui tirer la langue, puis je pousse encore sur mes pieds tout fragiles. Comme ils peuvent me porter comme ça ? Mais j’essaye de faire des efforts et, vite, je suis debout.

On fait trois pas, avec Mère, et même si c’est dur je commence à m’habituer aux gestes. Mais là, elle me porte et me montre les gestes. Quand elle me lâche les mains, c’est pas pareil ! Sauf que là, c’est magique : comme je viens juste de le faire, ma cuisse se rappelle le geste, alors j’arrive à l’avancer ! Toute fière de moi, j’essaye de changer le poids de jambes. Ça tient ! Je ris, et commence à lever la jambe de derrière. Mais là, c’est comme si mon corps se rappelait qu’il était pas assez solide, alors je m’écroule sur le sol.

Cette fois, je pleure.

Mais c’est pas possible ! Essaye de prendre un peu exemple sur ton PETIT frère, peut-être que ça te réussira mieux.

Pourquoi Père, il est méchant comme ça ? Il va pas m’empêcher de pleurer en disant ça, au contraire ! J’arrive plus à me retenir. J’étais toute contente de réussir un pas, et lui il le voit même pas ! Il voit que la chute, alors que moi j’ai réussi, j’ai réussi mince ! Je vois que Mère hésite, puis elle vient m’aider à me redresser sur mes fesses. Elle me fait pas de câlin, elle m’en fait très très rarement, mais elle me parle d’une voix toute douce que j’aime bien.

Ça va aller, ma petite fée. Veux-tu bien rester avec Wyzz, le temps que je touche deux mots à ton père ?

Je hoche la tête en sanglotant. Je veux que Père sorte, alors tant pis si Mère doit sortir aussi ! Puis Wyzz arrive dans le salon, comme à chaque fois qu’on prononce son nom. Je l’aime bien, Wyzz. Elle est rigolote, et elle m’écoute tout le temps parler. Elle, elle sait que je fais pas exprès, que je veux marcher mais que j’y arrive juste pas. C’est pas ma faute ! Wyzz s’approche de moi puis regarde Mère.

Soyez sans crainte, Madame, Wyzz va bien s’occuper de Mademoiselle Nore, comme elle le fait chaque fois.

Je te remercie, Wyzz. Adonis ? Allons.

Je les suis des yeux, tous les deux, avec mes petits yeux encore mouillés, parce que je suis pas encore assez grande pour plus pleurer. Mais ça, père, il comprend pas… Pour me changer les idées, Wyzz me propose de faire un dessin, elle fait apparaître une grande feuille dans un « Pop ! ». C’est rigolo. Mais je fais semblant de dessiner, je prend les crayons au hasard et je dépasse sur tous les côtés, alors que d’habitude je sais faire, ça, dessiner. Je laisse même Lance venir gribouiller sur ma feuille sans râler, cette fois. Parce que la porte est mal fermée, et Père et Mère parlent trop fort sans s’en rendre compte. Et j’entends tout, et ils parlent de moi. Encore…

…bonne à rien ! Rien ! Elle ne sait rien faire, votre fille, pas même marcher !

Je vous interdit de dire de pareilles choses, Adonis, et il s’agit autant de votre fille que de la mienne.

Soit, alors MA fille ne sait même pas faire la moitié de ce que sait déjà faire mon fils, qui rappelons-le n’a que deux ans ! Et ça ne vous inquiète pas ?

Non, car bon nombre de jeunes enfants ont du retard, c’est normal. Et sachez qu’elle sait déjà lire, et merveilleusement bien. N’est-ce pas encourageant ?

Pensez-vous que lire l’amènera loin dans la vie, alors qu’elle ne tient pas debout plus de 20 secondes ? Sachez aussi que bon nombre de ces enfants attardés n’ont pas la chance de nous avoir pour parents, et avec ça l'attention particulière que nous lui accordons. Or, il semblerait que cette petite n’écoute pas, car tout cela est vain.

Elle fait tout de même des efforts…

Elle n’en fait aucun ! Ouvrez les yeux Helena, Lenore pompe votre énergie depuis le premier mois de grossesse, elle n’est pas venue au monde pour briller, mais pour nous nuire, je vous le dis…

Pendant toute cette discussion, mes yeux se sont agrandis de peur, et mes larmes ont continué à couler. Ce que les parents savent pas sur les enfants, c’est qu’ils sont pas bête et ils comprennent tour. Alors comme ça, Père m’aime pas du tout, même pas un peu ? Il dit que je suis nulle, que je mérite pas leur aide ? Mais je suis de sa famille ! Et on est censé se donner tout notre amour, quand on est une famille, non ? Je pleure tellement que j’entends pas ce que Mère crie sur Père. Si elle trouve maintenant que c’est pas fichu, est-ce qu’elle va se rendre contre que je suis inutile si je marche jamais ? Est-ce qu’elle va finir par pas m’aimer, elle aussi ?

Je remarque à peine Wyzz qui me tend un mouchoir. J’ai du mal à respirer comme il faut, alors je le récupère et je me mouche, mais ça sert à rien.

Dis, Wyzz ? je lui demande en reniflant. Pourquoi j’arrive pas à marcher, alors que Lance y arrive, lui ? Est-ce que j’vais y arriver un jour ? Et… et… et… Est-ce que Père va me mettre dehors si j’y arrive pas ?

Je lâche un énorme sanglot que j’arrive pas à retenir. Parce que ça fait bobo au cœur. Encore plus que les piqûres de guêpes. J’ai déjà été piquée par une guêpe. Et je préfère mille fois ça aux mots de Père.

Monsieur ne vous mettra jamais dehors, Mademoiselle Nore. Il vous aime trop pour ça. Si monsieur s’emporte, c’est parce qu’il a justement peur que vous ne puissiez pas marcher, et que cela rende votre vie difficile. Mais Wyzz ne pense pas comme ça. Wyzz est sûre que Mademoiselle Nore marchera, parce que vous êtes très forte.

J’ai comme un petit rire, alors que pourtant je trouve pas ça rigolo. Puis je demande encore d’une toute petite voix :

T’es sûre ?

Wyzz hoche sa tête et ouvre ses petits bras. Je la serre tout contre moi, très fort, comme un doudou. Elle est toute chaude, ça fait du bien.

Wyzz sera toujours là pour Mademoiselle Nore. Toujours.

Gérante des Trois Balais depuis le 25 juillet 2051 - Mère célibataire de 35 ans | Tutoyez moi ! - #ffe0cc (gras)
Venez dans ma volière pour un RP ou discuter ! | 1 chocog par suggestion sur mon compte élève, 2 si vous trouvez !