Le Magicobus

Ce sujet RPG a pour vocation à faire vivre l'un des moyens de transport les plus légendaires de la communauté sorcière des îles britanniques : le Magicobus. Il s'agit d'un recueil de One Shot (OS) ouvert à l'ensemble des joueurs, et se situant dans le fameux bus des sorciers.

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Créé en 1865, le célèbre Magicobus n'a jamais cessé de l'arpenter les rues des îles britanniques afin d'aider les sorciers en détresse, mineurs ou à mobilité réduite à se déplacer. Il suffit de se poster sur un trottoir et d'agiter sa baguette en l'air pour que le bus s'arrête devant vous. Il est bien connu qu'il peut se rendre n'importe où sur le territoire, du moment que cela reste sur la terre ferme. Il est par ailleurs rappelé que le Magicobus n'est pas équipé pour les voyages sous-marins.

Le Magicobus est un bus violet à double impériale, c'est à dire constitué de trois étages, pour un total d'environ six mètres soixante de haut. A l'avant, au dessus du pare-brise, se trouve une pancarte lumineuse indiquant "Magicobus". Sur chaque côté se trouvent des encadrés publicitaires, souvent à l'effigie du Conseil des Sorciers ou de la Gazette. Pour finir, une pancarte à l'arrière du bus indique qu'il peut se rendre dans toutes les destinations, sauf sous l'eau. L'avant du bus comporte une marche d'entrée ainsi qu'une petite plateforme faisant office de sas pour se rendre à l'intérieur.

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De jour comme de nuit, le Magicobus semblait aménagé d'une manière bien différente des bus londoniens dont il était originellement inspiré. En journée, les trois étages sont remplis de chaises et fauteuils dépareillés, simulant un semblant de salon d'attente pour les voyageurs. La nuit, les divers sièges disparaissent pour laisser place à une multitude de lits aux barreaux de cuivre.

Des rideaux couvrent les fenêtres et la seule source de lumière réside en la lueur des bougies sur chandeliers accrochés aux parois du bus. Entre la piètre qualité du mobilier et les déplacements explosifs du Magicobus, les lieux étaient particulièrement inconfortables et les voyageurs semblaient toujours soulagés de les quitter.

Une fois sur le trottoir, la baguette magique agitée en l'air pour l'appeler, le Magicobus s'arrête devant vous et une grande silhouette se place sur la petite plateforme d'entrée et récite de manière très monotone :
"Bienvenue à bord du Magicobus, transport d'urgence pour sorcières et sorciers en perdition. Faites un signe avec votre baguette magique et montez, montez, nous vous emmènerons où vous voulez. Je m'appelle Olivia Khumalo et je serais votre contrôleuse pour ce voyage."

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Aller simple : 10 mornilles d'argent par 32km de trajet
Aller/retour : 15 mornilles d'argent par 32km de trajet
+ 3 mornilles pour une tasse de chocolat chaud
+ 4 mornilles pour une tasse de chocolat chaud, une bouteille d'eau chaude et une brosse à dent de la couleur de son choix (dans la limite des stocks disponibles et du bon vouloir de la contrôleuse)


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Mice Bottschuvet (2014)
conducteur depuis 2042
adore conduire comme un pilote de formule 1



Olivia Khumalo, dite "Liv" (2018)
contrôleuse depuis 2045
éternelle blasée en toutes circonstances



Frank ♂ (inconnu)
tête réduite commentatrice du traffic routier depuis 1999
peu bavard, cependant



Elément RPG à prendre en compte :
- Selon le décret n°4 du Conseil des Sorciers, adopté le 29/01/2046, les élèves quittant Poudlard doivent remettre leur baguette magique aux représentants du Conseil et ne la retrouveront que lors de la rentrée scolaire, en reprenant le Poudlard Express. A compter de cette date, il est donc impossible pour un élève de Poudlard d'appeler et voyager dans le Magicobus sans adulte.

Merci de veiller à bien respecter les règles RPG en vigueur sur le site.
Nous vous rappelons que vous n'êtes pas autorisés à jouer les PNJ du Magicobus.

Avec la contribution de Lancelot O'Lake et Duncan Darwin.

Administratrice du monde adulte et être humain #KENS
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Tutoyons-nous ! | Discord : norastarks | Co-fondatrice de l'UDS
Accro invétérée

Le Magicobus
1er Décembre 2046 — Dans une rue dans la banlieue de Londres


Ariana McGowan — #0000a6


Abritée par un arbre, plongée dans la lecture de son magazine Sorcière Hebdo, Ariana McGowan semblait se fondre dans la ville. Il devait être aux alentours de dix-neuf heure trente, mais il paraissait déjà être plus de vingt-et-une heure. C'était du au changement d'heure, et au fait que l'hiver soit arrivé, mais Ariana savait qu'elle ne s'y ferait jamais. Savoir que le soleil se couchait désormais à dix-sept heure, et qu'il ne se levait qu'à huit heure trente la déprimait. La seule chose qui lui redonnait le sourire était de voir que la neige était elle aussi arrivée. Voir les flocons tomber sur la ville qu'était Londres lui rappelait de mauvais souvenirs, mais elle s'était promis d'arrêter de nier son passé, et d'essayer d'aller de l'avant pour s'améliorer. Calme, elle referma le journal et se posa mentalement un question. *Est-ce que Fred en a parlé à Erza ?* Son fils lui avait promis qu'il s'en occuperait aujourd'hui, et Ariana n'avait pas cessé d'y penser toute la journée. Elle avait si peur qu'Erza se renferme encore plus... Elle s'en voulait à présent de ne pas lui en avoir parlé pendant les vacances, mais elle n'avait pas eu le courage. Elle avait donc préféré confier cette tache délicate à Fred, qu'elle savait plus proche d'Erza.

Le froid glacial de décembre se faisait déjà ressentir, et Ariana fut parcourue d'un frisson. Il était temps de quitter cet endroit. Elle rangea soigneusement son journal dans son sac et se releva.[b*Il serait peut-être bon d'arrêter de porter des jupes maintenant*[/b] pensa-t-elle tandis qu'elle remettait correctement son collant. Elle serra son sac contre elle tandis qu'elle se mit à marcher. Il fallait qu'elle soit certaine qu'il n'y ai aucun moldu à l'horizon pour sortir sa baguette. Elle n'était pas sûre qu'il faille encore lever sa baguette pour que le fameux *Magicobus* arrive en face d'elle, mais elle avait besoin de lui. Sur ce, elle leva sa baguette vers le ciel étoilé. Quelques secondes plus tard, elle entendit le bruit caractéristique du bus, et elle fut immédiatement aveuglée par les phares puissants. Elle constatait donc que cela fonctionnait toujours comme avant. Elle recula sachant qu'il allait freiné brutalement. Lorsque le bus se fut arrêté, elle monta à bord lorsque la porte fut ouverte. L'intérieur était aussi lumineux et rustique que dans ses souvenirs. La dernière fois qu'elle avait pris le bus, cela devait être lorsqu'elle travaillait à Londres. Il lui semblait qu'aujourd'hui tout se rapportait à sa courte expérience de vie à Londres. L'éternelle phrase d'accueuil fut prononcée par la nouvelle contrôleuse, qu'elle ne connaissait pas, mais ça ne changeait pas grand chose. Sans esquisser le moindre sourire, elle tendit les 20 mornilles, avant d'enfin se décider à parler.

Bonsoir, je souhaiterai aller au Chaudron Baveur s'il vous plait. Je souaiterai aussi avoir un chocolat chaud en complément.

Sur ces mots, elle donna la monnaie à celle qui semblait être la contrôleuse, et elle partit vers le fond du bus. Après avoir été servie, elle commença à siroter élégamment son chocolat chaud. Dehors, la neige continuait de tomber, et Ariana était bien contente d'avoir retrouvé de la chaleur dans cet atypique bus. Le conducteur, bien qu'il ai lui aussi changé depuis la dernière fois, roulait toujours aussi vite que le précédent, et elle savait qu'elle ne s'habituerait jamais à cette conduite. Revenir à Londres lui procurait une sensation étrange, similaire à ce qu'elle avait ressenti en retournant pour la première fois au Manoir... juste après avoir quitté Londres. Pour se remettre de ses émotions, elle avait décidé d'aller manger au Chaudron Baveur puis d'y dormir, avant de rentrer en Écosse. Elle n'était pas vraiment pressée de rentrer chez elle, puisqu'elle n'avait pas d'impératif, et cette petite escapade loin de chez elle lui avait curieusement fait du bien. Peut-être était-ce dû à la magie de Noël ? Si seulement c'était possible...

Le bus fonçait dans les rues, s'arrêtant par moment pour déposer des passagers, ou pour en prendre d'autres. Si il n'arrivait pas bientôt au Chaudron Baveur, elle craignait qu'en vu de l'heure qui commençait à tourner, ils remplacent les fauteuil par les lits, et elle savait à quel point ils étaient inconfortables. Les fauteuils n'étaient pas beaucoup mieux, mais après tout, c'était mieux que de rester debout dans un bus qui roulent à on-ne-sais-quelle-vitesse bien trop élevée par rapport à ce qu'elle devrait être... Les fauteuils bougeaient dans tout les sens, et elle se demandait comment les autres voyageurs pouvaient dormir dans ces conditions... Le bus effectua un énième virage serré, et Ariana l'accompagna d'un énième soupir. Le bar du Chaudron Baveur apparut alors dans le champ de vision d'Ariana. Elle rangea ses affaires, et reporta son attention sur la route. Pas question d'avoir un accident juste avant de descendre !

Lorsqu'il furent exactement devant le pub, et lorsqu'elle fut certaine qu'il furent bien arrêté, elle descendit. Postée sur la dernière marche du petit escalier qui servait à monter et à descendre du Magicobus, elle se retourna finalement vers la contrôleuse, et lui adressa une dernière fois la parole.

Merci pour le trajet, mais, un conseil : pensez à changez le mobilier un jour.

Sans plus de précisions — qui n'auraient de toute façon pas été utiles — elle descendit complètement, et s'écarta pour laisser le bus des sorciers repartir aussi vite qu'il était arrivé. Désormais, la devanture côté moldu du Chaudron Baveur lui faisait face. Elle savait déjà qu'à l'intérieur, quelque soit le statut de sang, les sorciers boivent ensemble, et que n'importe qui peut s'incruster pour venir rigoler avec eux. Pourtant, ce soir, pas question de parler à qui que ce soit plus de cinq minutes, elle veut rester seule, pour pouvoir rédiger sa réponse à Erza. Fred est sensé avoir prévenu Erza, alors, peut-être qu'elles s'enverront mutuellement une lettre ? Ariana l'espère.

Après avoir regardé de chaque côté, elle s'avance, et traverse la route. La rue est bien calme ce soir, mais à l'intérieur, il y a peu de chances que ce soit pareil... La sorcière de quarante-quatre ans pousse la porte du bar, et la referme aussitôt, après s'être engouffrée à l'intérieur...

Suite directe à paraître.

Dites moi s'il y a quoi que ce soit qui ne soit pas cohérent et/ou si mon post n'a pas lieu d'être ici :happy:

Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049 • Avatar par Brillantes Écailles

Le Magicobus
1er mai 2046 – Londres, devant l’Hôpital Saint-Mangouste

Holly Mensis – #a81045
Josette Mensis venait de sortir de l'un de ses examens à l'hôpital Saint-Mangouste que les médecins pratiquaient, depuis que les premiers signes de son cancer du sein étaient apparus. Pourtant, aucuns signes n'étaient visibles. Elle semblait tout aussi robuste, gaie et souriante qu'avant. Mais ce serait mal la connaître. Josette avait toujours eut l'habitude de mentir et de dissimulé toutes sortes de secrets : petits ou grands. Elle n'avait pas encore parler de son cancer à sa famille. Et elle ne comptait pas le faire. Josette ferma les yeux.

Elle était fatigué. Elle décida de rentrer par un moyen de transport un peu plus rapide que le métro puis la voiture. Le Magicobus. Les rues de Londres étaient toujours aussi bondées. Josette se mit à marcher, ses talons claquant sur les pavés. Elle bifurqua dans une rue déserte et abandonnée. Elle jeta un dernier regard alentour avant de sortir sa baguette et de la lever vers le ciel gris. Aussitôt, le Magicobus surgit de nul part et Josette recula à temps pour ne pas se faire renverser par le bus violet imposant qui venait de se garer de travers devant elle. Les phares l'aveuglaient. Elle monta dans le bus.

– Bonjour, je désirerais allée à Edimbourg, s'il vous plaît.

Josette se dirigea vers un siège au fond du Magicobus. Elle s'y assis et posa son petit sac en imitation crocodile sur ses genoux. Le Magicobus démarra en bringuebalant, réverbères et poubelles s'écartant sur son chemin. Il fit plusieurs arrêt avant d'arriver à Edimbourg. Josette paya, puis salua avant de sortir sous la pluie. Le ciel était aussi gris qu'à Londres, à la différence qu'il pleuvait, à Edimbourg. Alors que le Magicobus fendait la pluie, Josette marcha à grands pas vers la station métro la plus proche. Elle avait encore du chemin à parcourir.


Dites-moi si quelque chose est incohérent ou ne va pas :)
Dernière modification par Agatha Mensis le 5 oct. 2022, 18:06, modifié 1 fois.

Chaque être humain à sa propre bataille ; il faut la gagner pour être en paix avec soi-même.
Deuxième année RP | Code couleur : #ff0000 | Fan Club de Steve-Robin (Stranger Things)

Le Magicobus
OS | Une nuit de folie.

Dans une ruelle à Bristol, 3 heures du matin, Le 4 juin 2045 …

Miles menait la belle vie. Depuis qu’il avait abandonné la formation des aurors, notre héros parcourrait le monde afin de revoir de vieilles connaissances et de vivre de nouvelles aventures. Dans sa grande quête d’identité, il avait compris une chose : il adorait voyager. Cela lui permit de découvrir des aspects de lui – que parfois lui-même ignorait. Toujours de nature méfiante, il avait tout de même travaillé son ouverture aux autres en rencontrant de nombreuses personnes au fur et à mesure de ses péripéties. Les autres ont beaucoup à nous enseigner. Dorénavant, il tacherait de s’en rappeler.

De passage en Grande-Bretagne pour rendre visite à Jenna, il avait choisi de faire un détour à Bristol avant de réfléchir à sa prochaine aventure. Ainsi, il avait passé la journée à arpenter les rues de la ville avant de se poser dans un pub local afin de dîner et prendre un verre.

Finalement, le temps s’était écoulé bien plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Cela faisait longtemps qu’il n’était pas sorti picoler avec des inconnus. Il avait eu la chance de tomber sur des moldus bien intentionnés avec qui il avait pu longuement échanger sur des sujets plus ou moins profonds. Les tournées de whisky ne se comptaient plus sur les doigts d’une main. Miles n’aurait pas pensé dire qu’il se divertirait de conversations légères et sans finalités comme il avait pu le faire ce soir. Pourtant, quitter sa bulle avait du bon par moments.

Sortant du fameux pub quelque peu éméché, il alluma une cigarette et en aspira une bonne bouffée. Il profita un peu de l’air frais – si on le compare à l’atmosphère du bar – et ne sachant pas où aller, il décida d’avancer un peu avant d’appeler le Magicobus. La ruelle dans laquelle il se trouvait était déserte, ce qui lui permettrait de sortir sa baguette en toute discrétion pour appeler le drôle d’engin.

À vrai dire, Miles avait souvent utilisé ce moyen de locomotion lorsqu’il était jeune. Cette fois-ci, il l’utiliserait pour une toute autre raison : parce qu’il ne savait pas où aller. Suffisamment ivre pour se prendre au jeu, Miles avait envie de laisser le Magicobus le guider à sa prochaine destination. Quoi de mieux qu’un peu de mystère et d’aventure pour pimenter son existence ? Miles, avec un sourire qui en disait long sur son état, sortit de la poche intérieure de sa veste une pastille à la menthe pour changer son haleine. Entre le tabac et le whisky, sa bouche méritait bien un peu de fraîcheur. À peine eut-il le temps de terminer sa cigarette et de gober sa pastille qu’un bruit de moteur se fit entendre. Ébloui par l’intense lumière jaune qui émana des phares du Magicobus, Miles protégea ses yeux de ses mains et se plaça devant la porte du bus, attendant que celles-ci s’ouvrent.

« Bienvenue à bord du Magicobus, transport d'urgence pour sorcières et sorciers en perdition. [...] Je m'appelle Olivia Khumalo et je serais votre contrôleuse pour ce voyage. »

Toujours une main devant les yeux, Miles gravit les quelques petites marches, sortant une petite somme de sa poche avec son autre main. Une fois entré dans le Magicobus, il tendit la main à la fameuse Olivia, lui faisant signe de prendre la petite montagne de gallions et mornilles qui s’y trouvaient. Ensuite, il lui répondit :

« Merci, prenez tout et déposez-moi le plus loin possible. Il marqua une légère pause, toujours le sourire aux lèvres et les joues un peu rouges, puit reprit de plus bel : ah et je prendrai bien un chocolat chaud, s’il vous plait. »

Interloquée par une telle demande, la contrôleuse devait se demander sur quel sorcier elle était tombée cette fois-ci. Sans surprise, elle avait dû deviner que notre héros n’avait pas les idées claires. Elle ne lui prêta pas plus d’attention et encaissa toutes les pièces qu’il lui avait refilées.

Désormais, il était libre d’avancer dans le Magicobus pour se trouver une place où il pourrait s’allonger. Comme il s’agissait du soir, de nombreux lits étaient disposés dans les allées pour que les passagers puissent – essayer de – se reposer . À peine les portes refermées, le chauffeur appuya un grand coup sur l’accélérateur et repartit à toute allure à travers la ville de Bristol. Miles, surpris par le départ soudain, fut propulsé vers l’arrière du véhicule bien plus vite que prévu. *Heureusement que je n’ai pas encore mon chocolat* pensa Miles en lâchant un petit rire – plus ou moins – discret. Il dut attendre quelques secondes pour se décoller de la vitre arrière, le temps que le Magicobus atteigne sa vitesse de croisière.

Miles se trouva d’abord un lit, puis s’y allongea. Encore un peu trop éméché, il préféra se redresser. Il se pencha vers la fenêtre pour essayer de voir ce qu’il pouvait admirer du paysage. À vrai dire, le Magicobus allait si vite qu’il était difficile de poser son regard sur un quelconque détail. Miles lutta quelques minutes pour forcer ses yeux à s’accommoder mais c’était mission impossible. En plus, ce dernier n’était pas suffisamment lucide pour – ne serait-ce qu’espérer – voir net à une telle vitesse. La seule chose qu’il remarqua était qu’ils avaient enfin quitter la ville. Il abandonna son entreprise avant d’avoir la sensation de tanguer comme sur un bateau. Finalement, son divertissement ne lui avait pas tant réussi.

Il préféra se perdre dans ses pensées plutôt que de se concentrer sur cette sensation – qui aurait pu devenir bien plus désagréable. Il s’essaya à imaginer l’endroit où il choisirait de descendre du Magicobus. Miles, pensif, imaginait un petit bout de campagne où les champs s’étendaient à perte de vue. Plus il se concentrait et plus il visualisait ce petit coin de paradis dans lequel la nature s’épanouissait. Il s’imagina lui-aussi, allongé sur l’herbe, une brindille dans la bouche – au paroxysme de la tranquillité. Les yeux rivés sur l’horizon, il constituait la définition incarnée du mot paisible. Étrangement, il arrivait même à ressentir ce sentiment qui chassa toutes les pensées parasites de son esprit. Il n’aurait jamais pensé trouver en ces lieux, dans ces circonstances, un tel sentiment de repos. L’alcool devait jouer pour beaucoup mais cela n’était pas une raison pour ne pas en profiter.

Bercé par son imagination, les yeux fermés, Miles ne tarda pas à somnoler. Notre héros n’avait pas pris la peine d’enlever ni son manteau, ni ses chaussures. Toujours le dos contre le mur, sa tête penchait pour se poser sur son épaule gauche. Quant à ses pieds, ils tombaient hors du lit. Ainsworth avait l’air d’apprécier cet instant de tranquillité malgré sa position qui ne paraissait pas si confortable. Une chance pour ses voisins, l’alcool ne le fit pas ronfler – contrairement à son habitude. Ainsi, Miles s’endormit dans le Magicobus – ayant totalement oublié le chocolat chaud qu’il avait auparavant commandé – pour se réveiller quelques temps après à l’autre bout de l’Angleterre.

**

32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »

Le Magicobus
Ceci est un OS


Lundi 9 août 2049, dans la matinée


Eileen prenait pour la deuxième fois de sa vie le Magicobus. Elle n'était pas pressée au regard de la façon dont ca s'était passé la première fois, mais elle avait prévu de retrouver ses grands-parents à Londres, avant de rejoindre l'Irlande. Elle allait s'y tenir. Ce ne serait pas le voyage le plus agréable, elle s'était fait une raison.

Ellana et Erin l'avaient accompagné. L'irlandaise leur avait dit "au revoir", Tanaris avait reçu une dernière gratouille, et c'était des souvenirs plein la tête des deux jours qui venaient de se dérouler qu'elle s'était finalement décidée. Ses pieds se remettaient doucement de la journée de la veille aux Quadriennales de la magie. Elle embrassa les deux jeunes filles puis de son trottoir, leva sa baguette qu'elle agita, résignée.

Le Magicobus s'arrêta face à elle en un instant. Le bus violet à double impériale n'attendait plus qu'elle grimpe pour rejoindre son intérieur. Après un dernier salut en direction de ses amies et du félin, elle contempla la silhouette qui l'accueillait de la même façon qu'un week-end auparavant.

Elle tendit l'argent nécessaire, évoqua qu'elle voulait rejoindre le Chaudron Baveur et refusa la tasse de chocolat chaud, la bouteille d'eau chaude ou la brosse à dents. Elle ne resterait pas assez longtemps pour en avoir l'utilité, et même si cela avait été le cas, elle ne se voyait pas boire sans en mettre partout ou réussir à se brosser les dents sans se faire mal aux gencives.

Le précédent voyage n'était pas si loin dans sa mémoire et l'avait drôlement marquée. Elle posa rapidement son sac à dos sans fond à terre, après s'être assise, s'assurant qu'il était solidement accroché à son pied et en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, le bus démarra.

Elle retrouva la sensation d'attraction de grand huit et refusa de regarder au dehors. Elle tenta de se concentrer sur un point de l'habitacle qui bougeait au même rythme qu'elle, histoire de contrôler sa respiration, sa vision et ses sensations. Elle se souvenait de l'état d'Ellana et ne voulait pas finir avec une envie de vomir. Elle l'avait plutôt bien géré la première fois, elle espérait qu'il en serait de même cette fois-ci.

Elle tenta de fermer les yeux un instant, mais c'était une mauvaise idée. Elle les rouvrit rapidement. Finalement, après un temps qui lui paru infini, on appela son arrêt.

Une fois encore, chancelante, elle s'agrippa à la barre verticale pour ne pas tomber. Elle qui n'avait jamais eu le mal de mer commençait à comprendre l'état de ceux qui l'avaient. Bon gré, mal gré, elle parvint à mettre un pied devant l'autre et à passer son bras dans son sac pour l'assurer sur son dos.

Elle descendit en continuant à se tenir tant qu'elle put. Lorsqu'elle rejoignit le sol fixe, dur, solide, elle chercha le mur le plus proche pour s'y appuyer. Elle prit trois grandes respirations ventrales et se sentit mieux.

Allez, c'était le premier pas du retour chez elle, le pire à vrai dire. Le magic'port, ce serait une partie de plaisir ! Il était temps à présent qu'elle retrouve ses grands-parents pour qu'ils l'y emmènent.

Elle se fit une promesse : c'était la dernière fois qu'elle empruntait le Magicobus de sa propre volonté. La prochaine fois, elle tâcherait de faire autrement si c'était possible !

561
@Ellana Duchêne et @Erin Fergusson pour la mention

5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

Le Magicobus
Mardi 29 août 2051, dans la matinée
PNJ actifs : Kael Lynch, ainsi que Kate, James, John et Mathiew Denis

C’est en rentrant chez elle, au début de l’été, que Cheryl apprit l’existence de Kael Lynch. D'ordinaire, ce jeune précepteur né-moldu s’occupait de l'éducation de jumeaux âgés de huit ans. À présent, il avait également à charge celle de Cheryl pendant les vacances scolaires. Cette dernière ne s’attendait absolument pas à ce que ses parents prennent cette initiative. Après tout, les personnes qui font appel aux services d’un professeur particulier sont ceux ayant besoin d'un soutien scolaire. Or, Cheryl était une élève sérieuse avec de bonnes notes. Ce qu’elle avait encore du mal à saisir, c’est que Kael n’avait pas été engagé pour parfaire son bulletin scolaire. Au cours de l’été, elle avait tenté de ne pas y penser et n’en avait parlé ni à ses amis dans ses lettres, ni à Alice qu’elle avait quitté il y a à peine deux jours. Cependant, la veille de leur rencontre, Cheryl ne pensait plus qu’à ça. Quel genre de cours allait lui enseigner ce professeur ? Était-il gentil ? Qu’allaient-ils faire pendant ces trois prochains jours ? Sera-t-elle totalement gênée ou suffisamment à l’aise pour être elle-même ? Elle s’endormit agitée.

Il arriva chez les Denis au petit matin. Lui aussi était un peu stressé, car c’était la première fois qu’il proposait ce type de tutorat. Mais il masquait brillamment ses émotions derrière une allure raffinée et un sourire charmeur. Une fois dans la maison, il n’eut pas le temps de déposer sa malle que les Denis l’invitèrent à s'asseoir. Un petit-déjeuner pantagruélique ornait la table à manger et une odeur de café embaumait le premier étage. Kael, qui n’avait pas l’habitude d’une telle convivialité de la part de ses employeurs, fut touché par cette attention. « Merci beaucoup, dit-il en prenant place sur une chaise. » L’élégance avec laquelle il déposa sa serviette sur les cuisses contrastait largement avec l’attitude naturelle des Denis.

Cheryl, qui était encore à l’étage avec ses frères, avait entendu l’arrivée de son nouveau mentor. Elle se rongeait les ongles pour échapper au moment inévitable où elle devrait descendre et faire sa connaissance. Encouragée par John et Mathiew, qui menaient le pas en portant sa valise, elle finit par prendre le chemin des escaliers. Lorsqu’elle arriva dans la salle à manger, Kael était en train de boire une gorgée de son breuvage opaque. Il avait tout de l'archétype du gentlemen British : raffiné, consciencieux et d’une grande amabilité. En voyant Cheryl, Kael posa sa tasse et lui adressa un sourire : « Enchanté de faire enfin ta connaissance, Cheryl. » Sa voix s'imposait naturellement dans la pièce sans qu’il ait besoin de parler plus fort que les autres. Cheryl se contenta d’un petite sourire et d’un signe de tête, trop impressionnée pour trouver quelque chose à répondre. Heureusement, ses parents et ses frères se chargèrent de faire les présentations et de maintenir la conversion. Elle les écoutait sans porter vraiment attention à ce qu’ils disaient, occupée à observer l’homme en face d’elle. Elle détendait peu à peu.

Au bout d’un certain temps, Kael et Cheryl prirent enfin leurs affaires et quittèrent la maison à pieds. Ils marchèrent. Longtemps. Au début, Cheryl supposait que Kael voulait rejoindre un endroit précis à pied. Mais au bout d’une trentaine de minutes, elle commença à hésiter. Kael ne semblait pas savoir où il allait. Il prenait des chemins qui n’en n’étaient pas, revenait sur ses pas et empruntait des directions opposées à celles qu’ils avait choisies quelques instants plus tôt. Même Cheryl qui connaissait pourtant bien les lieux se sentait perdue. Pour couronner le tout, il ne disait plus un mot. C’était très étrange, sachant qu’il s’était montré affable et sûr de lui quand il était chez elle.

« Où est-ce que l’on va ? demanda-t-elle, fatiguée de traîner sa malle à bout de bras. » Kael, qui marchait devant elle, lâcha un sourire satisfait avant de répondre : « À Godric's Hollow. » Elle s’arrêta soudainement : « À pieds ?! » Kael s’arrêta à son tour pour lui faire face, puis expliqua d’un ton amusé : « Certainement pas. On va utiliser un transport magique. » « Ah ! dit-elle soulagée. Lequel ? »

« Le Magicobus, répondit son précepteur en reprenant sa marche. Il sert généralement aux sorciers en détresse. » « Nous sommes en détresse ? demanda Cheryl, perplexe. « Tu saurais me dire où nous sommes, précisément ? » « Euh… non, avoua-t-elle. » « Si tu voulais repartir chez toi, tu saurais comment retrouver ton chemin rapidement ? » « Je ne crois pas, répondit-elle le souffle court » « Nous sommes donc en détresse, acheva-t-il. »

Cheryl était sidérée. « Oh. » Cette marche au bout du monde avait donc été orchestrée de toute pièce. Ce comportement étrange était sciemment voulu. Si elle n’avait pas posé de questions, qui sait combien de temps ils auraient encore marché. Était-il en train de la tester ? « Du coup, on fait comment pour trouver le Magicobus ? »

Avant de lui répondre, Kael observa avec attention les environs pour s’assurer qu’ils étaient seuls. « Lève ta baguette vers le ciel et prononce distinctement Magicobus. » « Mais je n’ai pas le droit de faire de la magie en dehors de l’école, rétorqua-t-elle d’un ton assuré. » Si c’était un piège, elle ne tomberait pas dedans. « Dis-toi que si je t’y autorise, c’est que tu le peux, répondit son mentor très sérieusement. » Ce n’était pas un piège. Cheryl leva donc les bras et prononça le nom du transport magique à haute voix. Quelques instants plus tard, un immense bus violet, qui roulait à l’allure d’un chauffard, s’arrêta net devant eux. Une grande silhouette en descendit pour les accueillir. Il s’agissait d’Oliva Khumalo, la contrôleuse du Magicobus.

Cheryl était sans voix. Elle adressa un large sourire à Kael qui le lui rendit avant de donner l’argent nécessaire à Oliva. En entrant dans le Magicobus, Cheryl salua la femme ainsi que le conducteur. Ce dernier était accompagné d’une tête aussi minuscule que desséchée dont Cheryl n’arrivait pas à lâcher du regard. Ils trouvèrent une place libre au fond du premier étage.

« Cette tête… c’est quoi ? demanda-t-elle à Kael en chuchotant » « C’est Frank. Il est censé commenter le trafic routier, mais en général il ne parle pas beaucoup, répondit-il en sortant deux fioles de sa poche intérieure. Tu as le mal des transports ? Ça bouge pas mal là-dedans, je te conseille de prendre une potion pour éviter de faire souffrir ton estomac. » Il but l’une des fioles et tendit l’autre à Cheryl.

« En règle générale, non, commença-t-elle à dire juste avant que Magicobus se mette en route à toute vitesse, provoquant alors des secousses qui la tirèrent dans tous les sens. » Elle pouvait déjà sentir la nausée lui remonter à la gorge. Kael, lui, s'agrippait fermement à son fauteuil. « Mais je crois que je prendrai volontiers cette potion, poursuivit-elle en attrapant la fiole pour la boire. »

« Tes parents m’ont déjà dit beaucoup de choses à ton propos, mais j’aimerais qu’on échange tranquillement ensemble afin de mieux te connaître et qu’on définisse ensemble les objectifs de ce préceptorat. Seulement, comme tu peux le voir, ce n’est pas vraiment le lieu idéal pour le faire. Nous irons dans un endroit plus adéquat en fin de journée. Pour l’heure, nous avons trois heures de route avant d’arriver à Godric’s Hollow. » Cheryl hocha la tête. Trois heures. Elle regarda par la fenêtre le paysage filer à toute allure. Kael Lynch. Mon précepteur. Tout un tas de questions défilaient à nouveau dans sa tête, mais elle se retint de les poser. Tout à l’heure. En fin de journée.

Pour passer le temps, Cheryl sortit de sa malle son jeu de cartes runiques. Kael s’y intéressa aussitôt. Comme il cherchait à mieux connaître son élève, il lui proposa de faire une partie avec elle. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas vu de symboles runiques, mais il les reconnaissait encore assez bien. Cheryl, elle, avait tant jouer à ce jeu au cours de sa deuxième année, qu’elle connaissait déjà l'alphabet runique par coeur. Et cela, avant même de débuter l’étude des runes cette année.

Ils jouèrent durant un bon moment. « J’ai préparé des sandwichs pour le trajet, dit Kael en constatant que l’heure tournait. » Il sortit de ses affaires ce qu’il avait préparé et tendit l’un des deux sandwichs à Cheryl. « J’ai tenté de m’appliquer, mais tes parents sont largement de meilleurs cuisiniers, dit-il en déballant le second sandwich. D’ailleurs, c’était très gentil de leur part de m’inviter à partager votre table tout à l’heure. J’espère que cela ne t’a pas gênée. » « Chez comme cha qu’on communique chez les Denich, répondit Cheryl qui avait déjà de la nourriture plein la bouche. »

Ils arrivèrent à Godric’s Hollow aux environs de 13 heures.

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