RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années

Sept. 2050

1er septembre 2051
RP réservé aux première année



Perdu dans ses pensées, Jae observait le lac sans vraiment le voir. Il repensait à cette année folle qui s'était écoulée depuis son retour à Poudlard, d'abord en tant que sous-directeur remplaçant, puis sous-directeur à temps plein, voyant qu'Elina Montmort, ancienne directrice, ne sortait pas du Dominion où elle était retenue prisonnière. Il avait pris le poste de Sarah Priddy, à présent directrice, et s'apprêtait à accueillir pour la première fois les premières années. Jae mentirait s'il disait que cela ne lui procurait aucune émotion, se souvenant de ses propres premiers pas et impressions du château.

Les pas qui gravissaient les escaliers depuis le hangar à bateaux le tirèrent de ses pensées et c'est avec un sourire bienveillant et sincère qu'il accueillit les petites têtes qui venaient de le rejoindre. Vêtu d'une sobre mais élégante robe de sorcier mauve foncé, Jae chercha des yeux Colby Levingston, le garde des Sceaux de Poudlard qui les avait accompagnés jusqu'ici. Après un hochement de tête et un court échange pour s'assurer qu'ils étaient tous là, Jae s'adressa aux élèves : « Bonsoir à tous et bienvenue à Poudlard ! Je suis Jae Dawson, votre sous-directeur. Je vais vous conduire dans quelques instants jusqu'à la Grande Salle, où nous prenons nos repas. Mais avant de commencer le banquet de rentrée, vous serez toutes et tous répartis dans l'une des quatre maisons : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard. »

Tout en parlant, Jae balayait du regard l'ensemble des élèves rassemblés devant lui pour s'assurer qu'il avait toute leur attention. « Chaque maison a ses propres particularités, tout comme vous, vous avez vos propres particularités. Faites confiance à la cérémonie de la Répartition, le Choixpeau saura choisir la maison qui vous convient et où vous vous épanouirez le plus. Cette maison sera votre deuxième famille pour les sept prochaines années. Notez que participer en classe et se comporter de façon exemplaire vous permettront de gagner des points pour votre maison et qu'à l'inverse, si vous enfreignez le règlement de l'école, vous ferez perdre des points à votre maison. À la fin de l’année, la maison qui aura obtenu le plus de points gagnera la coupe des Quatre Maisons. »

Jae fit un dernier tour de l'assemblée avant de reprendre la parole : « Bien, il est temps de rejoindre les autres. En rang, deux par deux, s'il vous plaît. Suivez-moi et n'hésitez pas à vérifier vos tenues une dernière fois sur le chemin. » Sur ces mots, Jae tourna les talons, faisant voler légèrement sa cape, et se mit en chemin. Le petit groupe longea les murs de l'école, tourna une première fois à gauche pour passer sous un porche, contourna la cour de métamorphose pour enfin arriver dans le hall d'entrée où les doubles portes de la Grande Salle étaient ouvertes.

La colonne de première année remonta la Grande Salle derrière Jae, entre les tables, jusqu'au traditionnel tabouret où était posé le vieux chapeau. Une fois le silence fait, le Choixpeau bougea et, laissant apercevoir une bouche à sa base, il entama sa traditionnelle chanson de rentrée.

Chers élèves prenez place et écoutez bien,
La chanson d'un Choixpeau très ancien.
De l'histoire, il ne faut surtout pas faire table rase,
Car c'est avec elle que l'on sait que le monde s'embrase.
Ici vous apprendrez tout, dans vos amitiés comme en classe,
Alors soyez sages, curieux, et prenez votre place.

L'année dernière, de grands changements sont survenus,
Nouvelle directrice pour remplacer la disparue,
Nouveaux enseignants et membres du personnels,
Fantôme revenus d'une prison éternelle,
Cette année encore, sera pleine de rebondissements,
Et vous devrez faire montre de vos talents.

Valeureux et braves, acclamez les Gryffondors,
Qui relèvent les défis, vêtus de rouge et d'or.
Quelles que soient les épreuves, ils les affrontent d'un coeur fort.
Curieux et érudits, voici les Serdaigles,
Les artistes et les créatifs sous la bannière de l'aigle,
Connus également pour leur respect des règles.

Ambitieux et rusé, ce sont les Serpentards,
Qui restent fidèles à ce cher Salazar,
La noblesse et la pureté en étendard.
Enfin, les Poufsouffles, gentils et loyaux,
Arborent les couleurs jaune et noir du blaireau.
Travailleurs acharnés, leurs sourires éclairent le château.

Peu importe vos préférences et votre maison,
Dépassez-vous, et rappelez-vous cette chanson :
L'important est de ne jamais abandonner,
Et ce, quelles que soient les difficultés.
Et si jamais il vous arrive de douter,
Les réponses se trouvent bien souvent dans des coeurs unifiés.


Jae applaudit de concert avec les élèves une fois la chanson finie avant de dérouler son parchemin et d'appeler le premier élève. La répartition commençait...

Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang • #12765D

hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
Dire que Daisy n'avait jamais rêvé de ce moment aurait été un mensonge. Elle y pensait tous les jours depuis deux ans. La petite fille qui avait grandi entourée de créatures magiques et de livres ouvrait grand ses yeux émerveillés. Enfin, elle y était. La merveilleuse école de magie Poudlard, avec ses cours de sortilèges, de potions mais aussi ses passages secrets et son immense bibliothèque, se dressait devant elle. C'était un spectacle fascinant. Plus les barques avançaient sur l'eau, plus le château devenait visible. Elle avait entendu dire qu'il n'avait pas toujours été sur une île, que l'eau du lac noir s'était déplacée pour l'encercler. C'était difficile à imaginer. Elle avait envie de tremper sa main dans l'eau mais qui savait quelle créature pourrait lui sauter dessus. Mieux valait jouer la carte de la prudence. Elle continua d'observer autour d'elle. C'était un voyage merveilleux. Il y avait de quoi être impatiente de passer les portes de l'école.

Daisy et les autres premières années débarquèrent dans le hangar à bateaux. Elle regarda ses mains pour vérifier qu'elle ne rêvait pas. Dix doigts, le compte était bon. Elle suivit l'homme qui s'était présenté sous le nom de Mister Levingston. Ils empruntèrent un petit chemin et un escalier. Le coeur de Daisy commença à battre plus fort. Une fois la cérémonie de répartition passée, elle serait officiellement une élève de l'école. Devant eux, un homme apparu et prit la parole.

- Bonsoir à tous et bienvenue à Poudlard ! Je suis Jae Dawson, votre sous-directeur. Je vais vous conduire dans quelques instants jusqu'à la Grande Salle, où nous prenons nos repas. Mais avant de commencer le banquet de rentrée, vous serez toutes et tous répartis dans l'une des quatre maisons : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard.

Elle connaissait bien les quatre maisons. Il y avait les Serpentard, en vert, la maison de son père, qui accueillait les sangs purs ambitieux. Les élèves de Serdaigle, en bleu, étaient intelligents et marginaux, comme sa mère. Il y avait aussi Gryffondor, en rouge, pour ceux qui fonçaient tête baissée et Poufsouffle, en jaune, pour ceux dont aucune autre maison ne voulait. Le sous-directeur leur expliquait à présent que s'ils étaient sages, ils gagneraient une coupe pour leur maison à la fin de l'année. Daisy était assez indifférente aux trophées. Pour en gagner, il fallait être constant et elle était plus du style à commencer trois livres en même temps.

- Bien, il est temps de rejoindre les autres. En rang, deux par deux, s'il vous plaît. Suivez-moi et n'hésitez pas à vérifier vos tenues une dernière fois sur le chemin.

Elle plaqua ses petites mèches rebelles de la main et ajusta péniblement son noeud de cravate. S'il avait dit ça, c'est qu'il avait vu des tenues imparfaites et elle ne voulait pas que ce soit la sienne. Elle se rangea comme demandé et suivit le groupe.

Rapidement, elle pénétra dans une immense salle où plusieurs centaines de paires de yeux regardaient les nouveaux arrivants. Si elle n'avait pas la tête qui tournait avant, c'était désormais chose faite. Ils étaient répartis en quatre longues tables et elle comprit facilement qu'ils étaient placés selon leurs maisons. Elle continua jusqu'à l'estrade où commençait à s'entasser les autres premières années et observa autour d'elle. La salle était vraiment impressionnante. Pas seulement à cause du monde, mais aussi parce qu'elle semblait avoir des siècles de légendes à raconter. Daisy aimait l'histoire, elle savait que Poudlard avait connu des batailles et de grands évènements. Alors, elle admira les portraits sur les murs et le sublime ciel étoilé au plafond tandis que les derniers premières années se pressaient pour rentrer dans la salle. Soudain, une voix s'éleva.

Le Choixpeau avait entamé sa fameuse chanson de bienvenue. Il parlait par énigme et tout n'était pas évident à comprendre pour une petite fille de onze ans. Que voulait-il dire par "fantôme revenus d'une prison éternelle" ? Elle n'en avait aucune idée mais le moment était beau et solennel et le chapeau semblait réussir à trouver du bon en chacun. Tout le monde se mit à applaudir et Daisy fit de même.

Elle reprit l'observation de la salle tandis que la cérémonie de répartition commençait. En face d'elle, se dressait une table avec uniquement des adultes. Sûrement la table des professeurs. Certains semblaient accueillants, d'autres avaient l'air sévères. Elle commençait à flancher quand son regard se posa sur un homme qu'elle reconnut. Elle plissa les yeux, étonnée, mais c'était bien lui, Mister Puddlewick. Il lui faisait encore cours trois mois plus tôt et voilà qu'elle allait continuer de le voir. Comme beaucoup d'enfants nés-sorciers, Daisy n'était pas allée à l'école. Ses parents avaient spécialement fait appel à leur ancien professeur de défense contre les forces du mal, qu'ils savaient devenu précepteur. Daisy avait apprécié les moments passés avec Mister Puddlewick. Il ne disait jamais rien sur lui mais il était passionnant et il répondait toujours avec bienveillance à ses questions improbables. Elle se demanda tout de même si ses parents étaient au courant et avaient oublié de lui dire...

- Daisy Wilson.

C'était son nom. Et le moment de connaître son destin. Timidement, elle avança jusqu'au tabouret et posa le Choixpeau sur sa tête.

782 mots - Suite directe : Le choix du Choixpeau
Relation avec @Oswald Puddlewick en accord avec ce dernier

Vraiment très peu pour être heureux - PR - PNJ

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*je ne suis plus seule*, me dis-je en débarquant. Il y a ces cinq filles que je connais, et de toute évidence, comme il n'y a que quatre maisons, au moins deux d'entre nous serons ensemble. J'espère faire partie de ces deux. Papa disait souvent qu'il fallait pas me laisser seule, que je faisais que des bêtises quand j'étais pas entourée. C'est pas totalement faux : je vois bien comme je deviens lorsque je reste seule trop longtemps, mon cerveau s'active dans tous les sens et c'est la surchauffe assurée. Non, vraiment, je m'en sors pas seule : je suis pas indépendante du tout.

J'écoute sagement le discours du directeur. Rien de bien transcendant : « Bienvenue blabla bla, choixpeau machin, mais bien sûr vous comprenez, c'est un chapeau magique donc il fera forcément le bon choix ! ». Et même si ma mère m'avait raconté le déroulement de la répartition, entendre cela pince mon coeur. Car cela ne peut pas être vrai, n'est-ce pas ? Honnêtement, un chapeau qui fait forcément les bons choix ? Mais pourquoi il n'est pas sur la tête d'un dirigeant politique, pourquoi ne nous aide-t-il pas à choisir notre métier, pourquoi __. Bref : à partir de ce moment-ci, la faille logique est évidente : on est en présence d'une chose, qui a une capacité (à savoir faire les bons choix) mais cette capacité ne s'applique pas à tous les domaines, juste les maisons. C'est un peu comme si je savais lire, mais que les Brontë et pas Eyre. Ridicule. Mais voilà (et c'est pour le mieux) qu'il faut se mettre en rang deux par deux. *Ca va m'changer les idées...*. Car de toute façon ce vieux chapeau, je vais bien devoir le mettre sur ma tête.

C'est surtout la beauté de la Grande Salle qui me change les idées. Et je peux même affirmer plus : elle me coupe le souffle. Pendant plusieurs secondes, mon attention est suspendue aux crochets des bougies volantes. En plein rêve sous le ciel reproduit par le plafond magique, j'avance sur mon petit nuage. *Si seulement je savais faire ça...*. Je pourrais rendre des gens heureux. C'est alors que le Choixpeau se met à parler, et même si j'étais prévenue, ça fait un peu bizarre. J'écoute sa chanson, un peu distraite par l'amas d'informations visuelles qui arrivent en même temps. Bien vite, je suis semée : « fantômes revenus d'une prison éternelle », vraiment ? Ma soeur a oublié de me raconter un paquet d'épisodes. Et puis vient la suite, « faire montre de vos talents ». Mais c'est quoi mes talents ? Moi qui pensait être super douée en table de multiplications, en skate et en ping pong, voilà que ce que je savais, et aimais faire n'a plus de valeur dans le monde sorcier. Mes talents, ils valent plus rien. Tout le monde s'en fiche du skate et du calcul. Ici, on fait des sortilèges et des potions, c'est ma soeur qui me l'a dit. Voilà la vérité : je sais rien faire, rien du tout, et je sais pas dans quoi je débarque. La preuve : j'ai pas la ref de la prison éternelle ! Si ça c'est pas un signe que je suis pas à ma place...

Ca y est, ça revient. C'est l'inaction, c'est un terrain propice à des pensées douteuses. Je suis à ma place. Y'a pas de doute. La preuve ultime, c'est qu'une baguette m'a choisie. Je vais me faire des amis. Je vais faire confiance au Choixpeau pour choisir ma maison, et je vais arrêter de trop réfléchir. Je vais bien finir par l'aimer, cette magie... Mais soyez indulgents s'il vous plaît : tout ça en même temps, c'est beaucoup pour moi... Je me reconcentre : voilà une bonne activité, retenir les prénoms des autres élèves de ma promo. Et lorsque vient mon tour, j'avance aveuglement mais irrationnellement rassurée. *Tout va bien se passer, tout va bien se passer*.

Le Choixpeau est sur ma tête, et j'entends sa voix. *Comme maman m'avait dit*. Une part de moi est rassurée qu'elle ne m'ait pas encore menti. Et c'est vrai que je me reconnais dans le portrait que le Choixpeau brosse de moi. Enfin, en grande partie __ parce qu'il y a quand même de trucs où je me reconnais pas trop hein. Genre moi, colérique ? Non mais c'est complètement faux, je suis hyper gentille ! C'est d'ailleurs bien pour ça qu'il m'envoie à... :

« POUFSOUFFLE ! »

Sourire aux lèvres, je rejoins la table où mes futurs camarades m'accueillent. Au fond, je m'y attendais : et je trouve que cela me correspond bien... Mais après toutes ces émotions, à table ! Je meure de faim.

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chewing-girl

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
Le regard de Nicolas se posa une dernière fois sur les embarcations, puis sur l'immense étendue d'eau que lui et tous les autres avaient traversée. Son petit sourire ne voulait plus quitter ses lèvres depuis qu'il avait vu la silhouette immense du château découper le ciel. Il allait en avoir des choses à raconter à sa sœur Kelly! Le mouvement des autres élèves le tira de sa réflexion, et il s'empressa de gravir les marches à son tour.

Un grand homme aux cheveux noir prit la parole. Le sous-directeur, apparemment. Ah oui, la répartition. Il en avait entendu parler à la dérobade, bien qu'il n'ait pas saisi exactement la façon dont elle se déroulait. À la mention du règlement, le tout nouvel élève se demanda si les professeurs seraient indulgents. Par expérience, il savait qu'il y avait de grandes chances qu'il le transgresse, volontairement ou non. Et pas forcément parce qu'il n'y connaissait rien au monde magique.

Le cortège se met en place et Nicolas se retrouva à côté d'un garçon. Son regard glissa sur lui sans s'y attarder. Il n'avait pas encore assez d'aisance pour engager directement la conversation. Peut-être que ce n'était pas le moment. Est-ce que lui aussi avait la même boule au ventre? Ce mélange d'excitation et de nervosité? Le benjamin des Andersen vérifia sa tenue à sa manière, dans la mesure où c'était la première fois qu'il portait des habits de ce genre.

Pendant tout le trajet, Nicolas ne put s'empêcher de tourner la tête dans tous les sens pour ne pas en rater un miette. Ses parents l'avaient déjà amené voir un ou deux châteaux. Aucun n'avait l'ampleur, le style et la prestance de celui-ci. La taille de ces portes!

Le jeune garçon n'était pas au bout de ses surprises, et se frotta les yeux quand le chapeau se mit à chanter. Nicolas essaya tant bien que mal d'enregistrer toutes les informations qui lui arrivent en même temps. Des vêtements marrants. Des bateaux automatiques. Un château incroyable. Un chapeau qui parle. Quoi, des fantômes? Au moment de la description des maisons, il tenta de s'identifier à une en particulier. Relever des défis? Absolument! Curieux? Tout à fait. Respect des règles? Aie... Pas sûr. Noblesse et pureté ne lui évoquait rien de particulier. Par contre, gentil et loyal, ça lui parlait!

L'important est de ne jamais abandonner.
C'était probablement ce qui marqua le plus le nouvel élève. Il ne s'en rendit pas encore compte, mais cette phrase restera gravée dans sa mémoire toute sa scolarité.

Petit à petit, des noms d'élèves furent prononcés, puis leur propriétaire redirigés vers leurs tables respectives. Nicolas glissa instinctivement sa main dans la poche de sa robe. Ses doigts se refermèrent sur le morceau de bois fin qui s'y trouvait. Il s'agissait officiellement de l'objet le plus magique qu'il possédait. Celui qui le reliait directement à ce monde dont il ignorait tout de l'existence il y a peu. En quelque sorte, il voyait cette baguette comme la clef d'un coffre. Avoir la clef, cela voulait dire qu'il avait le droit d'ouvrir le coffre, et de regarder tout ce qu'il se trouvait à l'intérieur.

...colas Andersen
Son nom peu commun en Irlande le fit à nouveau redescendre sur Terre. Lentement, il s'avança, son cœur tambourinant dans sa poitrine. Ses yeux se fixèrent sur le Choixpeau. Il avait l'impression que ses plis lui souriaient. Face à toute l'assemblée, son regard balaya les grandes tables remplies d'élèves vêtus des mêmes robes. Tellement de monde! Tout ces gens qu'il ne connaissait pas. Son ancienne école devait faire à peine un dixième de celle-ci!

La voix murmurée du Choixpeau se glissa dans son oreille.
Oui, la curiosité n'est-ce pas. Un grand cœur. De la créativité. Voyons... SERDAIGLE
Le dernier mot le fit sursauter. Sans savoir pourquoi, il se mit à sourire, alors qu'une tablée entière l'applaudit. Le jeune Andersen se dirigea vers ses nouveaux camarades, pas encore conscient exactement de ce qu'il venait de se produire.

De toute façon, tout ce qui est nouveau est forcément positif, non?

674 mots

· · #1E3A5F · Sous la batte l'aile attentionnée d'Astrid Keaty

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
1er Septembre 2051
Grande Salle - Soirée

Après avoir écouté attentivement le discours de M. Dawson ainsi que la chanson du choixpeau, Agnes sentit des fourmillements de stress au bout de ses doigts.

La première arrivée à Poudlard n’était synonyme que d’une chose : la répartition des élèves au sein des quatre maisons. Depuis qu’elle avait quitté le nid familial pour se rendre à l’école, une seule maison lui traversait l’esprit : Poufsouffle. Après tout, sa mère, ses frères et sa sœur ont tous été à Poufsouffle.

Il n’y a aucune raison pour que je me retrouve dans une autre maison. Pensa-t-elle, peu assurée.

Elle se souvient des mots rassurants que lui avait dit sa mère avant son départ ; elle savait que, quelle que soit la maison dans laquelle elle serait désignée, ce serait la bonne, que ce soit Poufsouffle ou une autre maison. Mais ce n’est pas ce que ressentait Agnes. Se trouver dans une maison différente de celle des membres de sa famille signifiait qu’elle était différente d’eux.

Et Agnes n’aime pas ça, être différente.

Elle préfère se fondre dans la masse.

Elle se surprit à penser :

Mais, et si jamais je me retrouvais à Gryffondor ? Ou à Serpentard ? Ou...

Elle fut interrompue dans ses pensées, prenant quelques secondes pour comprendre qu'on venait de prononcer son nom.

Mince, si je commence déjà par faire mauvaise impression, ce serait commencer l’année du mauvais pied, et la répartition, ce n’est qu’une fois dans une vie !

Après avoir pris une grande inspiration, elle se dirigea, d’un pas qui lui semblait assuré, vers le tabouret où l’élève juste avant elle était quelques instants plus tôt. Elle prit place en levant les yeux vers le haut, appréhendant de sentir le choixpeau sur sa tête. Elle avait beau être une jeune fille curieuse, la peur prenait parfois le dessus. Une fois le choixpeau sur sa tête, Agnes fit ce qu’elle avait préparé quelques heures auparavant : elle ferma les yeux et pensa en boucle
“Poufsouffle, Poufsouffle, Poufsouffle…”

Pendant ce temps-là, Agnes entendit le choixpeau lui parler :

Tu sembles être profondément attachée à la nature et tu possède une grande curiosité, Agnes Parrish…

Malgré la drôle de sensation d'entendre le choixpeau dans son esprit, elle continua malgré tout à répéter en boucle la même chose.

Tu fais partie d’une lignée de Poufsouffle… Cependant, il semblerait, chère Agnes, que tu possèdes en toi quelque chose que ne possèdent pas les autres membres de ta famille… Une détermination sans faille… Cela ne fait donc aucun doute… Tu as ta place à...

GRYFFONDOR !

L’annonce du choixpeau lui fit l’effet d’un coup de massue.

Gryffondor ? Gryffondor ?! Mais je n’ai pas les épaules pour être une Gryffondor ! se chuchota-t-elle à elle-même.

Elle tenta, malgré la panique qui la gagnait, de ne rien laisser paraître et descendit du siège. Avant de se diriger vers la table des rouges et or, elle jeta un coup d’œil à celle des jaunes et noir en pensant :

Comment est-ce que je vais bien pouvoir le dire à maman, moi ?

512 mots

couleur signature : #7a150f

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
lyra avec le choixpeau


Plus de six heures en train entre Londres et Pré-au-Lard, sans compter ses déplacements depuis Dublin. Ni les barques qu’elle avait partagées avec quelques filles qu’elle espérait revoir après la répartition, encore mieux dans sa salle commune, ou même dans sa chambre. Bien que l’anxiété du nouveau la pourchassât, elle se perdait dans les moindres détails de son nouvel environnement. La nuit offrirait suffisamment de silence pour la réflexion. Son estomac se tortillait entre la faim et le mal des transports qu’elle ressentait maintenant que le silence était de retour. Les discussions avec Ophelia et Aelis dans la barque pour la traversée du lac Noir lui manquaient déjà un peu.

Malgré le mal des transports, le hangar approchait avec la promesse d’une bouée. Pour se distraire, elle en étudia la structure. Une fois à l’intérieur, elle regarda chaque pierre, chaque fenêtre et chaque ogive. Puis son regard se posa sur un sorcier aux cheveux noirs. Il semblait jeune, peut-être plus jeune que ses parents, ou du même âge. Comme toute enfant de son âge, elle ne voyait pas vraiment la différence d’âge, seulement que tous semblaient beaucoup plus âgés qu’elle.

Lyra écouta chacune de ses paroles, s’en abreuvant pour y trouver un indice sur ce qui l’attendait une fois au château. Ce château qui avait abrité sa mère, son père et sa tante. Qui avait vu passer un nombre incalculable d’étudiants de tous horizons. Maintenant, ce serait chez elle pendant les sept prochaines années. L’idée de sécurité et d’aventure qui l’attendait vibrait dans ses jambes.

Quatre maisons devant elle. Quatre choix. Pas qu’elle aurait vraiment le choix. C’était un chapeau qui choisirait sa deuxième famille. C’était peut-être la longue journée qui parlait, mais c’était une grosse décision à placer sur un objet. Aurait-elle l’intelligence de se retrouver à Serdaigle comme sa tante ? Ou peut-être la loyauté de son père et le fait de rejoindre le terrier des blaireaux. Elle voudrait se dire qu’elle avait le courage de sa mère, mais après tous les hauts et les bas, elle doutait d’avoir le courage de monter tant d’escaliers pour rejoindre une salle commune en haut d’une tour.

Ne voulant pas s’abattre, elle pensa à la quête de points que venait de lui présenter M. Dawson. Ce serait une première aventure parmi celles de ces cours qui l’attendraient lundi venu. Elle n’avait jamais pensé à perdre des points, ce qui lui fit penser aux paroles d’Archie. Oh, elle espérait le voir une fois installée au château. Bien qu’elle ne voulût pas perdre des points de sitôt, des paillettes lui semblaient un moyen fantastique d’alléger le maelström qui vivait dans sa tête. Et puis la mention de la coupe figea ses pensées un moment. Une coupe. Il y avait une coupe, et Lyra avait désormais une quête.

Elle se plaça en rang aux côtés d’une de ses compagnes des barques. Malgré son envie de lui offrir un mot d’encouragement, elle ne risqua pas d’ouvrir la bouche, de peur d’y retrouver les bonbons qu’elle avait avalés sur le trajet du Poudlard Express.

Un léger tremblement vivait dans son corps en attendant sa répartition. Ses yeux étaient rivés sur le Choixpeau, et bien qu’elle eût entendu les paroles de celui-ci, elle avait du mal à les écouter, comme l’article vestimentaire chantant le leur commandait. Quelques phrases lui donnaient l’ambition d’une aventurière. Une prison éternelle pour des fantômes, est-ce qu’elle était en danger de se retrouver dans le domaine de Charon ? Elle était trop jeune pour mourir. Elle avait des choses à faire, une vie entière devant elle.

Son regard se posa sur la salle. D’abord sur le plafond enchanté, puis sur les élèves attablés. Une erreur de jugement qui lui donna le goût de dragées Bertie Crochue au fond de la gorge. Elle regarda à nouveau le plafond, comptant les chandelles et les étoiles. Quand son nom fut appelé, Lyra prit son courage à deux mains et se rendit au tabouret pour sa répartition.

Le Choixpeau resta sur sa tête un moment, puis s’exclama :

« SERPENTARD ! »


Lyra sourit. Elle aurait des amis à la table du vert et argent. Comme le choixpeau lui avait fait remarquer, elle avait des ambitions. Beaucoup d'ambitions.


707 mots

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
ᔓᔕ

Sérieux, ils peuvent pas enchanter ces barques pour les rendre plus confortables? On est plus au Moyen-Âge!

Arrivée à la berge, elle se dépêche de quitter l'embarcation, sans se hâter au point de perdre l'équilibre. Tout mais pas ça. Une fois debout, elle ne peut s'empêcher de jeter un regard assassin -si tant que son visage de poupon encore rond puisse paraitre menaçant- aux vulgaires planches assemblées et qui d'après elle avaient volé le titre de barque plus qu'elles ne le méritaient. Son pauvre postérieur...

Stupide barque. J'ai mal aux jambes.

Une voix dans sa tête continue à se plaindre alors que son regard s'occupe en passant sur les diverses têtes avec qui elle passera ses cours. Bien vite, elle relève le menton, et remonte le petit groupe déjà présent pour aller se tenir en tête, là où était la place du rôle principal.

A chaque arrivée d'une nouvelle barque, elle ne peut s'empêcher de scruter de la tête aux pieds les nouveaux arrivants, les bras croisés dans cette posture critique, jusqu'à l'arrivée du sous-directeur. Lui aussi elle l'observe de la tête aux pieds, prêtant plus grande attention aux détails de sa cape et de ses habits qu'à ses paroles. Enfin, jusqu'à ce que la remarque sur de possibles problèmes vestimentaires ne gagne son attention.
La blondinette esquissa un rictus moqueur, voir même hautain qui perdait de sa crédibilité avec la rondeur de ses joues roses. Ce n'était pas elle qui allait se montrer débraillée. Elle passe un regard autour d'elle, sans se cacher, observant les chemises froissées, cravates mal serrées, chaussures usées ou déjà sales...

J'suis sûre qu'il y en a qui portent de la seconde main.

Mais l'enfant n'a pas le loisir de chercher à démasquer les tissus d'un autre temps qu'il faut avancer.

En entrant dans la grande salle, malgré la confiance dont elle savait faire preuve, elle ne put contrôler les battements de plus en plus assourdissants de son cœur qui couvraient jusqu'au bruit de ses pas. Elle qui avait l'habitude d'être parmi les plus grands se sentait toute petite... Son regard passe sur les tables, sur les têtes et les regards curieux... Jusqu'à trouver un visage souriant et familier, sa cousine.

Leora! Okay, okay. Reste cool. Souris pas, j'suis pas un bébé.

Mais malgré ses injonctions internes, la jeune fille se sentait presque rassurée. Les signes et le grand sourire adressés par sa cousine eurent le mérite de calmer au moins un peu son cœur battant à tout rompre. Une chose qu'elle ne risquait pas de ressentir avec son frère qui était d'ailleurs assis juste à côté et l'observait comme un étranger. Bien, ça lui allait parfaitement!

J'm'en fiche de lui, J'm'en fiche de lui, J'm'en fiche de lui, J'm'en fiche de lui. La tête haute et l'dos droit. Mais pas tendu non plus. J'suis pas nerveuse moi. Pas du tout. Même pas un peu.

Et c'était vrai. Pour l'enfant qui avait toujours poursuivi la lumière des Lumos, qui préférait se nourrir d'attention que de sucreries, ce moment était sûrement l'un des plus beaux. Et devoir le partager l'embêtait. Tout autant que de devoir mettre cette vieille chose sur sa tête. C'était vieux. Sûrement puant. Est-ce qu'il pouvait avoir une haleine? Sûrement pas, mais quand même. Il avait l'air de puer plus que des chaussettes oubliées ou une bombabouse.

Une grimace lui fronce le visage, n'écoutant que partiellement le monologue qu'elle applaudit. Sans envie, sans bruit. Puis les noms sont appelés, les autres défilent, ce n'est pas intéressant, ce n'est pas elle. Alors en attendant, elle lisse le tissu de sa jupe, et coince ses cheveux derrière ses oreilles en lissant les mèches qui lui tombent sur les épaules.

Et enfin. Enfin, son nom résonne et un sourire s'empare de ses lèvres. Elle avance sur l'estrade avec assurance et se retourne aussitôt pour observer l'entièreté de la salle. Les regards sont sur elle. C'est ça, c'est la sensation qu'elle veut avoir tous les jours. Elle glisse un regard au tabouret et tire une moue ennuyée. Après les barques pourries, un vieux tabouret aussi vieux que le chapeau. Mais bon. Elle s'assoit dans un soupir, le port de tête haut et le regard pétillant de fierté, l'air parfaitement à l'aise au centre de l'attention. Et puis il y a les remarques du Choixpeau qui flattent autant qu'elles ne piquent son égo, jusqu'à annoncer l'endroit qui sera la première scène de sa splendeur à Poudlard: Gryffondor.

- Hein? C'était plus fort qu'elle, et elle tourna un regard presque offusqué quand on lui retira le couvre-chef de la tête, restant assise quelques secondes de plus. Mais elle le savait, ce choix était définitif. Les sourcils froncés, son regard tomba directement sur sa cousine et son frère qui la regardaient, l'une applaudissant plus fort que les autres, et l'autre justement... Mais quelle blague... Souffla-t-elle d'un air mécontent en descendant de l'estrade.
En plus d'être vieux, et de puer, ce chapeau était sénile.

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
Fraîchement arrivée sur la terre ferme, Alice laissa échapper un grognement. Les barques n’étaient définitivement pas le moyen de transport le plus confortable qui soit… enfin bref ! Il était maintenant temps de faire son entrée officielle à Poudlard ! Regardant les différents élèves que composent sa promo, la petite fille arrive à distinguer deux ou trois têtes qu’elle avait rencontrée pendant les vacances.

Après avoir traversé la Grande salle, sentant que tous les autres élèves les regardaient, eux, les nouveaux venus, Alice se dit que son frère était quelque part, assis sur le banc, observant sa petite (grande) sœur entrer à Poudlard. Elle écouta attentivement le discours du sous-directeur de l’école nommé Jae Dawson. « Bonsoir à tous et bienvenue à Poudlard ! Je suis Jae Dawson, votre sous-directeur. Je vais vous conduire dans quelques instants jusqu'à la Grande Salle, où nous prenons nos repas. Mais avant de commencer le banquet de rentrée, vous serez toutes et tous répartis dans l'une des quatre maisons : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard. »

La petite fille connaissait bien évidemment les autres maisons de l’école mais elle n’arrivait toujours pas à savoir laquelle lui correspond le mieux… Dans tout les cas, ce n’est pas à elle de décider mais c’est au fameux Choixpeau magique de le faire ! Une fois le discours finit, elle se mit à côté d’une fille dont elle ignorait le nom. Mais pour le moment, ce n’était pas le plus important. Elle attendit là, écoutant la chanson du Choixpeau.

Lorsque ce fut le moment de commencer à appeler les élèves un par un pour les répartir, Alice sentit le stress monter un peu plus à chaque seconde. Elle avait toujours eu peur de ce moment car elle avait peur de ne pas aimer sa maison, ses camarades…etc. Mais bon, encore une fois, ce n’est pas à elle d’en décider. Un point c’est tout.

La répartition avait déjà commencé depuis quelques minutes et elle n’avait toujours pas été appelée. D’un côté ça l’arrangeait… d’un autre, ça l’angoissait de plus en plus. Elle commença alors à se demander si c’était possible qu’ils oublient de noter le nom d’un élève. Oui, c’est stupide mais oui, Alice se posa la question au cas où.

Elle se dit que pour essayer d’enlever ce stress, elle allait chercher son grand frère du regard. Après plusieurs seconde de recherche, elle le vit assis à côté de ses camardes. Il était souriant mais tout de même stressé. Lorsque la jeune fille fut enfin appelée, elle se figea un instant avant de se lever doucement et de s’assoir sur le tabouret, le Choixpeau sur sa petite tête.

Après quelques instants de réflexion (qui ressemblaient à des heures pour Alice), il cria enfin le nom de sa maison :

« SERPENTARD !!! »

En entendant cela, Alice ouvrit grand ses yeux. Serpentard ?! Il doit y avoir une erreur ! Comme son père et son frère elle devrait logiquement aller à Serdaigle ! Cependant, elle ne resta pas plantée là longtemps. Elle se leva et alla s’assoir à la table destinée aux élèves de Serpentard.

Elle ne savait pas trop quoi penser : devait-elle être heureuse, triste, en colère, déçue ? Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre dans cette maison mais elle espérait sincèrement que le fait de ne pas être dans la même que son frère (et son père !) n’allait pas gâcher sa scolarité… Maintenant, il ne lui manque plus qu’à se familiariser à Serpentard et à rencontrer de bonnes personnes !

588 mots

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vava par l’incroyable Tamsin Gillies

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
Perdue dans mes pensées, je pousse enfin les grandes portes de la Grande Salle et je reste bloquée sur le seuil. La cérémonie de la Répartition n'a pas encore commencé et toute la salle retient son souffle. Les quatre longues tables sont pleines, les bougies flottent au plafond, et devant, sur l'estrade, il y a le petit tabouret usé avec le vieux Choixpeau. Il a l'air tout abîmé et pourtant tout le monde le regarde avec respect. Je serre fort ma robe de première année et mon cœur tambourine.

Je suis dans le groupe des premières années, serrée au milieu des autres. On vient de traverser le lac en barque, j'ai encore froid aux mains. Le stress monte d'un coup quand j'entends le premier nom être appelé.

Le Choixpeau s'anime, il ouvre une sorte de bouche et commence à chanter sa chanson. Je n'écoute qu'à moitié, trop occupée à essayer de ne pas m'évanouir. Un à un, mes camarades s'avancent. Le Choixpeau crie une maison, des applaudissements explosent à une table, et le nouvel élève va s'asseoir. Ça avance vite, trop vite.

Puis j'entends mon nom. Mes jambes se mettent à trembler toutes seules. Je m'avance vers le tabouret, chaque pas résonne dans la Grande Salle. Je m'assois et on pose le Choixpeau sur ma tête. Il est lourd, il sent la poussière et les vieux livres. J'entends sa petite voix directement dans ma tête qui marmonne, qui hésite.

Au bout de longues secondes qui me paraissent une éternité, il hurle enfin le nom de ma maison : POUFSOUFFLE !

Toute la table des Poufsouffle se met à applaudir et à taper sur la table pour moi. Je retire le Choixpeau, toute tremblante, et je cours presque pour aller m'asseoir au bout du banc jaune et noir.

Et à cet instant, en regardant tous les visages souriants autour de moi qui m'applaudissaient, j'ai su que j'étais enfin à ma place. Mon histoire à Poudlard venait alors de commencer.

RPG Sept. 2051 La rentrée des premières années
Lucille sortit de la barque ankylosée et fatiguée. Elle n’avait pas bien dormi, stress de la rentrée oblige. Elle suivi ses camarades, restant bien au milieu de la foule mouvante, n’osant adressait la parole à personne. Un jour, sa timidité la perdrait, c’était certain, mais aujourd’hui elle était bien trop stressée pour essayer de pallier à cet inconvénient. Ils escaladèrent un escalier et se retrouvèrent devant un grand homme au cheveux noir, qui les regardait d’un air bienveillant.
-Bonsoir à tous et bienvenue à Poudlard ! Je suis Jae Dawson, votre sous-directeur. Je vais vous conduire dans quelques instants jusqu'à la Grande Salle, où nous prenons nos repas. Mais avant de commencer le banquet de rentrée, vous serez toutes et tous répartis dans l'une des quatre maisons : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard.
A ces mots, Lucille sentit son esprit s’éveiller. Les maisons et la répartition, sa mère lui en avait parler, sans donner de détail, afin de lui laisser la surprise. Et Lucille n’avait aucune idée d’où est-ce qu’elle pourrait être envoyé. Perdue dans ces pensées, elle n’écoutât qu’à moitié ce que dit le sous-directeur par la suite, et ne le remarque que lorsque les premières se remirent en mouvement autour d’elle. Ils entrèrent donc dans une grande salle, où tout les autres étaient attablés, les observant tandis qu’ils avançaient vers un tabouret sur lequel était déposé un chapeau tout abimé. En voyant le regard des élèves plus âgées sur eux, Lucille riva le sien sur ces pieds et ne fit plus attention à autre chose que le bout de ces chaussures. Une fois la foule arrêtée, une chanson retentit dans le silence de la salle et Lucille relava la toute pour que le chapeau chantait. Lorsqu’il eut fini, un tonnerre d’applaudissements éclata et elle se s’y mêla de bon cœur. Le sous-directeur commença et Lucille regardait patiemment touts ces camarades se faire répartirent dans les différentes maisons. Puis, son nom arriva et elle s’avança, faisant en sorte de ne voir personne, trop stressé, malgré le mystère sur la répartition écarter. Une fois assise sur le tabouret, elle fit face au la salle et aux élèves et balaya tous les détails du regard, ne laissant jamais ses yeux longtemps au même endroit. Elle entendit la voix du choipeaux murmurait dans sa tête, tentant de faire un choix et, bientôt, celui-ci tomba dans le silence de la grande salle.
-Serdaigle !
Lucille sursauta, et, après avoir enlever le choipeaux de sa tête, se dirigea vers la table qui applaudissait. Serdaigle, les créatifs et les curieux, cela lui correspondait bien, après tout. Elle sourit et pris place à la table, avec ses nouveaux camarades et, peut-être, amis.