Mi, ré, toi

le mercredi 7 septembre 2051 dans l'après-midi
TROISIÈME ANNÉE

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Ses mains se baladèrent sur les touches blanches, quand elle appuyait sur la couleur blanche, ou noire un son parfois grave et parfois aigu sortait du grand instrument. Elle connaissait par cœur ce qui se cachait derrière le coffre en bois. Les cordes et les marteaux, elle savait comment les raccommoder si il y avait problème. Elle connaissait leurs noms : celles en acier et celle en cuivre, les cordes basses puis la table d'harmonie. Tout ce qui concernait les pianos était connu pour Sélène, un peu comme une passion ou bien un domaine d’excellence la jeune pianiste était douée pour cet instrument. Elle aurait pu aimer le saxophone ou la batterie mais le piano et l'harmonica étaient ses favoris. Les deux n'avaient rien à voir mais leur beauté et le charme avaient ravis la jeune curieuse.
Sélène jouait un morceau connu de toutes et tous, Over The Rainbow. Elle connaissait par cœur les notes et la mélodie, elle le jouait comme entrainement ou échauffement. Ses cheveux blonds lui tombaient sur les épaules, ses mèches lui chatouillaient la nuque et elle s'arrêta pour se faire un chignon dans le bas de sa nuque. Elle reprit mais avec un autre morceau que son frère lui avait montré quelques jours auparavant. Mylo, lui aussi, jouait de cet instrument et c'est d'ailleurs peut-être pour cela que Sélène aussi. Leur passion commune les unissait parfois à l'inverse du quotidien ou les deux ne se côtoyaient pas trop.
Finissant sur deux ou trois dernière notes Sélène jeta un regard alentour dans la salle de répétition.

@ Paige Barrow peut-être que Paige va jouer au même moment ? ;)


saxophone, batterie, harmonica : gage de Helga

couleur : A39D1F

Mi, ré, toi
fille appuyée sur une guitare
07.09.2051- Avec @Sélène Eirian
*uniforme serdaigle, chemise, cravate et pantalon avec ses bottes. Cheveux attachés en chignon bas
Tap, tap, tap. Le pied tape le sol en rythme. Elle ne fais pas de bruit, une simple vibration dans sa jambe pour la concentration. Le mouvement accompagne le rythme battant à ses oreilles, les doigts brulants contre les cordes.
Et l'erreur. Prévisible, répété. Entouré du trait rageur au crayon de bois sur le papier qui lui fait face. Cela ne change rien, n'empêche pas l'irrémédiable répétition.

Les paumes écrasent le visage, étouffent le soupir.

Un coup d'oeil lancé à l'horloge lui indique qu'elle est là depuis bien trop longtemps. Qu'elle devrait remballer ses affaires, laisser sa frustration et revenir plus tard. Se concentrer sur les devoirs, trouver le bois de sa baguette et non de sa guitare.
Elle l'ignore cette stupide horloge. Elle ne sait pas de quoi elle parle.

Mais la concentration est emportée par les minutes. Traitresse. Alors le regard vole, cherche quelques d'interessant. Trouve la silhouette assise au piano, les doigts qui volent sur les touches dans un air qui lui est inconnu. La tête dodeline doucement, les épaules s'affaissent.
Elle la regarde jouer, la fixant probablement trop longtemps.

Et puis les dernières notes s'envolent et la pianiste jette un oeil à la salle. Accroche son regard. Elle le fuit, joues rougissantes d'avoir été ainsi prise en flagrant délit d'observation.
Elle le fuit, fait mine d'accorder une grande attention à ses cordes, jouant des accords qui coulent seuls. Ce n'est pas la partition sous ses yeux, pas même un air du moment. Juste des notes qui viennent et tombent juste.
254 mots- me voilaaaa

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Mi, ré, toi
Elle avait la même coiffure, même si on n'aurait pas dit parce que leurs couleurs de cheveux n'était point la même. Elle, bruns, foncés ; Sélène c'était plutôt comme le fromage jaune ou les rayons de soleils, lumineux et brillants. Ils étaient pailleux.
Ses yeux trébuchèrent. Elle releva son corps (plus droit) pour se donner une contenance. Ses doigts, qu'elle n'avait point besoin de regarder continuaient de jouer avec les touches blanches ou noires. Par contre, au bout d'une vingtaine de sons, ses doigts se trompèrent et son annulaire et son index se firent croche pattes. Elle sursauta, son cou, toujours tourné vers la fille à la guitare. Ses yeux sautèrent à ses doigts pâles et elle reprit, plus vite. L'exigence que se mettait la petite sautait aux yeux. Quand l'erreur arrivait, Sélène renchérissait en tournant le bouton du volume et le bouton de la vitesse.
Mais après deux minutes, la fin du morceau, elle se retourna vers la Serdaigle, en bleu, et elle lui demanda :
- Ca va ? Ses genoux passèrent de l'autre côté du siège noir. 'fin, tu joues bien...beau... C'était un peu gênant mais égoïstement, en voyant la beauté du son qui sortait de la guitare de la fille elle avait envie de lui montrer ce dont elle était capable elle aussi. Elle attendrait la réponse. La petite, elle, devait avoir l'air bizarre. La bataille entre la morosité et l'accueil sur son visage devait faire peur.

@Paige Barrow

couleur : A39D1F

Mi, ré, toi
En coeur sans l'être, les musiciennes jouaient. L'une sans même effleurer son instrument du regard, trébuchant et se relevant. L'autre, les yeux rivés sur les cordes, jouant sans jamais se tromper car laissant les doigts la guider. Elle laisse les accords se mélanger, créer leur propre valse et se rejoindre pour affiner l'air final.
Et puis la pianiste s'arrêterait. Parlerait. Alors la guitariste relèverait la tête, figerait ses doigts contre les cordes.

".. oui et.. toi? Merci", un sourire.

Il tombe plus juste que les mots. Ce n'est pas qu'ils ne sont pas sincères les mots, simplement qu'elle demeure gênée. Prise sur le fait de l'observation, que l'autre ne semble qu'à peine avoir remarqué.

"C'est quoi que tu jouais avant? C'était beau!"

La guitare est lâchée, le corps laissé à reposé sur le bois, la tête entre les paumes. Elle est curieuse, et la musique lui plaisait. La douceur qui s'en dégageait, une certaine joie sans doute. Quelque chose qui pouvait la faire danser spontanément, qui vous faisait sourire en dodelinant de la tête.
Elle espère que dans la question, la pianiste trouvera le compliment. Elle n'est pas douée pour les compliments, ceux donnés de but en blanc, mais la douceur des doigts sur le clavier lui a plu. Et puis la blonde a complimenté son propre jeu, malgré la maladresse qu'elle y entendait.
225 mots
@Sélène Eirian

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