Once upon a time...

Cabane du Garde-Chasse, Poudlard
Dimanche 10 Septembre 2051, aux alentours de 10h
Avec @Cinaed Wallace
Spiller (instrumental version)- Cécile Corbel
Once upon a time, in a land far, far away.. There was a giant.1
1Il était une fois, dans un pays fort lointain, un géant.
Sur le chemin de la cabane, l'enfant sifflotait. Un air qui n'avait pas de nom, qui n'en avait pas encore trouvé et n'en trouverait probablement jamais.
Elle s'en moquait. L'air résonnait juste à son coeur.
Elle s'en moquait, car elle était de retour à Poudlard. Ce n'était plus tout à fait pareil. Certains venaient à manquer.
Mais il y avait tout de même des accords répétitifs. Sa baguette, bien au chaud dans sa paume, le goût divin des toasts du petit déjeuner, la vue de la Tour Ouest. Et puis les visages, pour la plupart, étaient bel et bien toujours présents.
Alors elle sifflotait, marchait gaiement. Ses pas s'étaient depuis longtemps égarés lorsqu'elle arriverait à la Cabane du Garde-Chasse.
Lorsqu'elle s'arrêterait, ne sachant pas bien où aller à présent. Faire demi tour ne sonnait pas bien. Mais s'aventurer plus loin.. Et bien il n'y avait pas grand chose. Des citrouilles géantes, un drôle de quelque chose dans l'air. Son sifflotement s'arrêterait, figé dans un dernier écho, étouffé par le vent.
Et ce fut alors qu'elle le vit. Le Géant.
Une simple silhouette. Un peu reculée dans l'ombre, comme s'il n'attendait que le regard de la petite et de sa trop grande imagination.
Et puis, parce que la curieuse s'approcha, des détails. Des détails qui ne correspondait pas à ceux d'un géant. Pas de grandes oreilles, de nez proéminent ou d'habits boueux. Pas d'air agressif, quoiqu'elle ne devinait que son profil.
Au lieu de cela, des longs cheveux noirs et.. soyeux. Des traits fins. Et des vêtements drapés. Elle comprit alors qu'elle s'était trompé.
Ce n'était pas un Géant. C'était un Elfe.
La réalisation venant la frapper, ses doigts se serreraient autour de la lanière de sa sacoche. Les lèvres viendraient se serrer, réprimant l'exclamation qui voulait surgir. Les pas, eux, ne furent retenus.
Ainsi elle courut. Pas si vite, mais courut quand même. S'arrêtant net sur le côté de la silhouette, freinant sur ses talons. Oubliant toutes manières ou principes de bonne société. Donnant des sueurs froides à une grande mère qu'elle ne connaissait même pas. Et se penchant, de manière à ce que son regard croise celui de l'Elfe, que sa tête soit visible, cheveux tombant en bataille mais que son corps reste protégé par l'arbre. Et par sa sacoche serrée tout contre elle.
Un comportement tout à fait risible. Ce n'était cependant pas tout les jours que l'on croisait un Elfe.
414 mots
@Cinaed Wallace Si toi, et Edwin, voulez bien de moi.
@Cinaed Wallace Si toi, et Edwin, voulez bien de moi.
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde - avatar par le merveilleux Orion #OsonsOrion
Once upon a time...
PNJ Joker (3/12)

Edwin Wellhister,
19 ans, 7ème année.
Serpentard, Né moldu.
Le mois de Septembre avait débuté avec la dernier année d'Edwin à Poudlard. C'était étrange pour lui de se dire que, bientôt, il ne remettrait plus les pieds ici. Et c'était encore plus étrange de ressentir ce mélange de tristesse et de nostalgie préventive qu'il sentait monter en lui quand il était seul. Après tout, il avait tout donné - plus jeune - pour quitter Poudlard. Il avait réussi d'ailleurs, même si sa mère avait fait le plus gros du travail. Le château avait été une prison, puis était devenu un rêve lointain et finalement il y était retourné comme on retrouve un vieil ami, ou peut-être comme on retrouve la maison de nos grands parents. Il s'y sentait chez lui, mais pas d'une manière qui le pousserait à rester ici à jamais. Comme une pause de la vie, un instant hors du temps qui semblait s'écouler différement à Londres et à Dublin.
Dire que tout ceci serait bientôt de l'histoire ancienne le faisait ressentir des tonnes de choses étranges sur lesquelles il ne savait pas trop mettre de nom. Mais, au lieu de laisser tout ça l'ensevelir, il avait prit une décision claire : si c'était la dernière année qu'il devait passer ici pour le restant de sa vie, autant faire en sorte qu'elle compte. Plus question de s'angoisser sur ses résultats - surtout qu'ils s'étaient nettement améliorés avec l'aide de ses professeurs et des médecins. Plus question non plus de perdre son temps à hésiter à être lui-même. Cet été, il avait prit plusieurs résolutions et s'était fait un point d'honneur à les mettre à exécution dès son retour de Poudlard.
M'enfin, il se sentait toujours pressé par une force invisible à choisir vite ce qu'il souhaitait faire de sa vie, mais il essayait de ne pas trop y penser durant la journée, bien conscient que ça ne faisait que le ralentir dans tout le reste. Edwin était un adulte, un vrai maintenant, alors il se comporterait avec la confiance en soi d'un adulte. Enfin, à peu près. Autant qu'il pourrait, tout du moins.
Alors, ce matin là et après son footing, comme la veille, il avait décidé de s'habiller un peu plus comme il le voulait au lieu de se balader dans les couloirs avec son uniforme. Ces dernières années, il était toujours resté très soft même quand il avait le droit de s'habiller différemment alors autant prendre l'habitude de choisir des tenues personnalisées maintenant qu'il en avait le courage. La seule différence avec cet été était qu'il avait retiré son vernis et s'était contenté d'un maquillage très doux pour les yeux pour ne pas risquer de se manger une remarque ou, pire, une retenue. Malgré le fait que les adultes lui faisaient moins peur qu'avant, l'idée de pouvoir se prendre une sanction l'angoissait toujours beaucoup.
Et, avec son pantalon et sa chemise lavande, il s'était acharné à attacher joliment un foulard à sa taille avant de quitter les cachots, sa sacoche sur la hanche et sa guitare dans le dos. Nette amélioration des dernières années, il avait arrêté de la cacher dans sa chambre à Dublin comme un bien rare et avait accepté que l'emmener à Poudlard ne le ferait pas bruler dans les flammes de l'enfer. Et puis, une partie de lui trouvait ça agréable de pouvoir jouer quelques fois en salle commune ou dehors pour quelques élèves qui l'appréciaient et qu'il appréciait tout autant. C'était toujours quelque chose d'intime pour lui, qui lui faisait se retourner l'estomac de crainte qu'on lui prenne et lui rejette à la figure mais force était d'avouer que, depuis qu'il ne s'entourait de que belles personnes, son entourage lui semblait être une sécurité supplémentaire pour exprimer ses passions et non pas une cage supplémentaire.
Il faisait beau et naturellement, ses pas le portèrent jusqu'aux alentours de la cabane du garde-chasse. Il adorait cet endroit mais n'avait pas autant l'occasion de s'y balader que le reste du parc. La majorité du temps qu'il passait dans le parc lui servait à courir pour se dégourdir les jambes et la cervelle et c'était difficile d'aller courir ici sans prendre le risque de se fracasser les chicots par terre avec la belle pente qu'il fallait dévaler pour arriver jusqu'au petit potager plein de citrouilles.
Il rejoignit son arbre fétiche, celui qui lui permettait d'observer la serre de loin et toutes les plantes qui la composaient et y posa en équilibre l'étui de sa guitare avant de se pencher en arrière, les mains dans le bas du dos pour s'étirer. Parfois, il se sentait l'âme d'une vieille personne avec ses vertèbres qui craquaient comme si elles avaient déjà vécu mille vies, et il n'imaginait pas ce que ce serait dans vingt ans. Enfin, il ne s'imaginait pas dans vingt ans tout court, donc ça aidait.
Edwin passa sa main gauche sous la sangle de sa sacoche pour s'en débarrasser et, du coin de l'œil, aperçu un mouvement. Il tourna la tête d'un geste fluide, le mouvement de sa main avortée et là, à moitié cachée par l'arbre se tenait une jeune fille qui l'observait. Penchée vers l'avant, elle donnait l'impression d'être prête à tomber à la renverse et la position et ses petits yeux curieux lui tirèrent un rire sincère. Salut ! lui dit-il, tout sourire et les fossettes creusées.
La jeune fille devait être dans ses premières années à Poudlard, si Edwin devait deviner. Ce n'était pas tant la taille - tout le monde lui semblait petit en comparaison avec la perche qu'il était - mais plus par son visage encore marqué par les contours ronds de l'enfance. Il avait peu souvent l'occasion de se mêler aux années inférieures, surtout aux élèves qui n'étaient pas répartis à Serpentard et une partie de lui imaginait sans mal que les premières années ne devaient pas venir vers lui parce qu'il était trop imposant en taille pour ne pas paraître menaçant. Surtout que - il l'avouait sans gêne - il avait souvent tendance à tirer une tête de trois pieds de longs quand il réfléchissait.
Il finit de retirer sa sacoche et, la main prenant appui sur l'arbre, se pencha également sur le côté. La position n'était pas super agréable parce que, voulant se mettre à la hauteur de l'autre, il eut l'impression de plier en deux un spaghettis cru, mais ça ne faisait rien. Tu as besoin de quelque chose par hasard, ou est-ce que tu fais un cache cache ? il lui fit un clin d'œil et ajouta : Si oui, j'ai gagné, j'ai des yeux de lynx tu vois ?

Edwin Wellhister,
19 ans, 7ème année.
Serpentard, Né moldu.
Le mois de Septembre avait débuté avec la dernier année d'Edwin à Poudlard. C'était étrange pour lui de se dire que, bientôt, il ne remettrait plus les pieds ici. Et c'était encore plus étrange de ressentir ce mélange de tristesse et de nostalgie préventive qu'il sentait monter en lui quand il était seul. Après tout, il avait tout donné - plus jeune - pour quitter Poudlard. Il avait réussi d'ailleurs, même si sa mère avait fait le plus gros du travail. Le château avait été une prison, puis était devenu un rêve lointain et finalement il y était retourné comme on retrouve un vieil ami, ou peut-être comme on retrouve la maison de nos grands parents. Il s'y sentait chez lui, mais pas d'une manière qui le pousserait à rester ici à jamais. Comme une pause de la vie, un instant hors du temps qui semblait s'écouler différement à Londres et à Dublin.
Dire que tout ceci serait bientôt de l'histoire ancienne le faisait ressentir des tonnes de choses étranges sur lesquelles il ne savait pas trop mettre de nom. Mais, au lieu de laisser tout ça l'ensevelir, il avait prit une décision claire : si c'était la dernière année qu'il devait passer ici pour le restant de sa vie, autant faire en sorte qu'elle compte. Plus question de s'angoisser sur ses résultats - surtout qu'ils s'étaient nettement améliorés avec l'aide de ses professeurs et des médecins. Plus question non plus de perdre son temps à hésiter à être lui-même. Cet été, il avait prit plusieurs résolutions et s'était fait un point d'honneur à les mettre à exécution dès son retour de Poudlard.
M'enfin, il se sentait toujours pressé par une force invisible à choisir vite ce qu'il souhaitait faire de sa vie, mais il essayait de ne pas trop y penser durant la journée, bien conscient que ça ne faisait que le ralentir dans tout le reste. Edwin était un adulte, un vrai maintenant, alors il se comporterait avec la confiance en soi d'un adulte. Enfin, à peu près. Autant qu'il pourrait, tout du moins.
Alors, ce matin là et après son footing, comme la veille, il avait décidé de s'habiller un peu plus comme il le voulait au lieu de se balader dans les couloirs avec son uniforme. Ces dernières années, il était toujours resté très soft même quand il avait le droit de s'habiller différemment alors autant prendre l'habitude de choisir des tenues personnalisées maintenant qu'il en avait le courage. La seule différence avec cet été était qu'il avait retiré son vernis et s'était contenté d'un maquillage très doux pour les yeux pour ne pas risquer de se manger une remarque ou, pire, une retenue. Malgré le fait que les adultes lui faisaient moins peur qu'avant, l'idée de pouvoir se prendre une sanction l'angoissait toujours beaucoup.
Et, avec son pantalon et sa chemise lavande, il s'était acharné à attacher joliment un foulard à sa taille avant de quitter les cachots, sa sacoche sur la hanche et sa guitare dans le dos. Nette amélioration des dernières années, il avait arrêté de la cacher dans sa chambre à Dublin comme un bien rare et avait accepté que l'emmener à Poudlard ne le ferait pas bruler dans les flammes de l'enfer. Et puis, une partie de lui trouvait ça agréable de pouvoir jouer quelques fois en salle commune ou dehors pour quelques élèves qui l'appréciaient et qu'il appréciait tout autant. C'était toujours quelque chose d'intime pour lui, qui lui faisait se retourner l'estomac de crainte qu'on lui prenne et lui rejette à la figure mais force était d'avouer que, depuis qu'il ne s'entourait de que belles personnes, son entourage lui semblait être une sécurité supplémentaire pour exprimer ses passions et non pas une cage supplémentaire.
Il faisait beau et naturellement, ses pas le portèrent jusqu'aux alentours de la cabane du garde-chasse. Il adorait cet endroit mais n'avait pas autant l'occasion de s'y balader que le reste du parc. La majorité du temps qu'il passait dans le parc lui servait à courir pour se dégourdir les jambes et la cervelle et c'était difficile d'aller courir ici sans prendre le risque de se fracasser les chicots par terre avec la belle pente qu'il fallait dévaler pour arriver jusqu'au petit potager plein de citrouilles.
Il rejoignit son arbre fétiche, celui qui lui permettait d'observer la serre de loin et toutes les plantes qui la composaient et y posa en équilibre l'étui de sa guitare avant de se pencher en arrière, les mains dans le bas du dos pour s'étirer. Parfois, il se sentait l'âme d'une vieille personne avec ses vertèbres qui craquaient comme si elles avaient déjà vécu mille vies, et il n'imaginait pas ce que ce serait dans vingt ans. Enfin, il ne s'imaginait pas dans vingt ans tout court, donc ça aidait.
Edwin passa sa main gauche sous la sangle de sa sacoche pour s'en débarrasser et, du coin de l'œil, aperçu un mouvement. Il tourna la tête d'un geste fluide, le mouvement de sa main avortée et là, à moitié cachée par l'arbre se tenait une jeune fille qui l'observait. Penchée vers l'avant, elle donnait l'impression d'être prête à tomber à la renverse et la position et ses petits yeux curieux lui tirèrent un rire sincère. Salut ! lui dit-il, tout sourire et les fossettes creusées.
La jeune fille devait être dans ses premières années à Poudlard, si Edwin devait deviner. Ce n'était pas tant la taille - tout le monde lui semblait petit en comparaison avec la perche qu'il était - mais plus par son visage encore marqué par les contours ronds de l'enfance. Il avait peu souvent l'occasion de se mêler aux années inférieures, surtout aux élèves qui n'étaient pas répartis à Serpentard et une partie de lui imaginait sans mal que les premières années ne devaient pas venir vers lui parce qu'il était trop imposant en taille pour ne pas paraître menaçant. Surtout que - il l'avouait sans gêne - il avait souvent tendance à tirer une tête de trois pieds de longs quand il réfléchissait.
Il finit de retirer sa sacoche et, la main prenant appui sur l'arbre, se pencha également sur le côté. La position n'était pas super agréable parce que, voulant se mettre à la hauteur de l'autre, il eut l'impression de plier en deux un spaghettis cru, mais ça ne faisait rien. Tu as besoin de quelque chose par hasard, ou est-ce que tu fais un cache cache ? il lui fit un clin d'œil et ajouta : Si oui, j'ai gagné, j'ai des yeux de lynx tu vois ?
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Once upon a time...
L 'Elfe revêtit de nombreux masques, de nombreux mythes. On le conte Alfe Noire, la créature malfaisante du monde souterrain. On le cite Alfe Clair, créatures de l'air, lumineuses et bénéfiques. On le peint, ou du moins, un moldu du nom de Tolkien le fit, comme les créatures dotées de facultés créatrices hors du commun qui cultivent un art de vie fait de douceur et d'harmonie.
Nul ne sait d'où il vient, nul ne le clame. Aux humains, il est trop majestueux, trop divin. Au Petit Peuple, il porte dans ses parures les façades humaines.
L 'enfant connait tout cela. Elle a lu chaque ligne qu'elle n'ait jamais su trouver. Du bout des doigts, elle a caressé les dessins de son grand livre de contes. Les traits délicats, les longs cheveux et les parures de soie.
L'enfant ignore, cependant, les lois et les usages. Ou du moins, comment réagir lorsque la créature elle même semble les bafouer.
Salut, c'est commun, normal, terriblement humain.
Elle ne laisse pas l'éventualité que le géant ne soit qu'un élève lui traverser l'esprit. C'est impossible, et c'est terriblement ennuyant.
Les sourcils se froncent, le corps se recule. Se redresse. Les pas, timides mais téméraires, voudrait s'avancer. Pour le regarder, sans se courber. Pour le regarder droit dans les yeux, même si cela lui causerait de se casser les cervicales. Il s'avance à sa place. Elle fixe ses prunelles dans les siennes. Y cherche la malice, ou la sagesse peut être.
Elle ne répond pas, elle observe. Si sa mère était là, elle lui ferait l'un de ses regards noirs. Mais Mam's n'est pas là, et ne règne plus ni foi ni loi.
Besoin de quelque chose?, elle secoue la tête. De gauche à droite, de droite à gauche. Besoin de rien, non. Que pourrait proposer un Elfe à une Serdaigle de prem- deuxième année. A la réflexion, tout probablement.
Une partie de cache-cache. Elle hausse un sourcil. Non, elle ne jouait pas. Elle était un peu grande pour ces futilités. Enfin, elle avait partagé un jeu de telle sorte avec sa Luciole il n'y avait qu'une semaine à peine, mais l'Elfe n'avait pas besoin de le savoir. Elle redresse le menton.
Des yeux de lynx.
"Logique, comme tous les Elfes", elle entend ses mots. Elle ne devrait pas les entendre. Les mains se plaquent sur la bouche, les yeux s'ouvrent grands, les joues chauffent sous les paumes.
Logique, mais vrai. Et toute mortifiée qu'elle était- est ce que c'est impoli de dire quelque chose comme ça? - un fait ne lui échappait pas. Si l'Elfe avait gagné, elle lui devait peut être quelque chose.
Le Petit Peuple ne se mélangeait pas aux humains pour le plaisir, pas même aux sorciers. Il venait pour quelque chose, ne serais-ce que l'amusement d'une quelconque farce. Mais elle n'avait rien. Ni bourse pleine, ni clochettes brillants, pas même de premier enfant né. Certainement pas d'enfant premier né. Que voulait-il? Son âme?
Gloups.
493 mots
@Cinaed Wallace
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Once upon a time...
La jeune fille redresse le menton sans le quitter des yeux et cela fait naître un nouveau sourire sur ses lèvres. Le fait qu'elle ne prenne pas peur lui fait plaisir, bien plus que si elle avait sorti une pépite d'or de sa poche. Ce n'est pas un méchant garçon Edwin, au contraire même, mais sa taille fait peur aux plus jeunes parfois. Méchant, il l'a été à un moment donné, par contre. Sec, cassant, agressif comme les pics d'un hérisson dans l'espoir de se protéger de tout ce qui le faisait souffrir mais... Eh bien, depuis qu'il n'a plus besoin de se protéger, il se rend compte que tout est plus facile. Il se rend compte, aussi, que sa voix ne part plus dans les tours, et qu'il n'a plus l'impression que chaque mot lui déchire le larynx. Il a peur parfois que certains prennent cette douceur pour la marque d'une explosion imminente, parce que ce n'est plus vrai. Il ne se sent plus au bord du gouffre constamment. Bien sûr, il a des jours où sortir du lit est plus difficile, mais jamais autant que ça l'était il y a 5 ans. Les choses s'améliorent, même si son lui-plus-jeune n'aurait jamais cru qu'elles le puissent.
Parfois, c'est la réalisation que les choses ont changé pour le mieux qui l'empêche de se lever le matin. Car, malgré tout, c'est effrayant et Edwin pense que ça le restera encore longtemps. Quand tout va bien, les choses qui peuvent s'effondrer sont nombreuses. Au moins, quand il n'avait rien d'autre qu'un trou noir sous les côtes, il n'avait rien à perdre. Cependant, il essai de ne pas trop y penser car c'est quand on laisse la possibilité aux choses de s'effondrer qu'elles le font, n'est-ce pas ?
Edwin décide de se redresser, son dos protestant durant toute la durée du mouvement. Ensuite, il contourne l'arbre pour se placer devant l'autre et, pour continuer à la regarder dans les yeux sans qu'elle ne se fasse un torticolis, il plie les genoux et les entoure de ses bras. Dans cette position, c'est à lui de lever légèrement la tête pour observer la brune, mais rien d'insuportable. Un Elfe ? dit-il avec un petit rire, une douce rougeur s'étalant sur ses joues. On ne lui a jamais fait, ce coup là. Les gens l'ont appelé par beaucoup de noms au fil des années et même si ces dernières temps ce sont souvent de jolis mots, personne n'a jamais utilisé Elfe. C'est flatteur, cependant, parce qu'Edwin ne connaît que les elfes des vieux film du cinéma et ils sont toujours décrits comme de délicats chasseurs, confiants, beaux, futés. Il n'a pas l'impression d'être tout ça mais eh bien, il n'est plus du genre à cracher sur les compliments maintenant. Zut, alors, tu as découvert mon secret ! glousse-t-il ensuite avec un sourire encore plus grand.
Une petite partie de lui se demande ce que ça ferait si quelqu'un d'autre l'appelait un Elfe, aussi. Natanaël, par exemple. C'est le genre de compliment qu'il pourrait faire. Il est trop gentil pour ce monde, de toute façon. Et joli, lui aussi. Finalement, ce serait peut-être à Edwin d'appeler Natanaël un elfe, et pas l'inverse ?
Toi, tu ressemble à une petite fée dit-il ensuite alors qu'il sort de ses pensées. On en trouve partout en écosse et au pays de galle, non ? S'il a bien reconnu l'accent - et on ne peut jamais vraiment louper un accent écossait ou gallois, pour être honnête - la fillette doit venir d'un des deux endroits. Il l'imagine bien habiter une maison à la campagne où elle peut gambader dans son jardin. Elle a l'air d'aimer gambader dans les jardins mais, bon, tous les enfants aiment ça non ?
Lui, avec son accent londonien que vivre à Dublin n'a pas effacé, il a l'air d'aimer sauter par dessus des murets comme un chat sauvage et ça tombe bien car il adore.
Il finit par se rappeler quelque chose d'important et déplie un de ses bras pour le tendre vers l'autre, main ouverte. Edwin Wellhister à ton service. Il se voit mal continuer à l'appeler "La fillette" indéfiniment et, puisqu'elle n'est pas à Serpentard, il n'a aucune idée de comment elle pourrait s'appeler. Car même si la majorité des Serpentard ne sont pas de son année, Edwin essaie tout de même de grapiller quelques noms au cas où, surtout pour les plus jeunes. Il se souvient à son arrivée à quel point il était perdu et seul, alors il se dit que ça peut aider un peu de ne pas se faire traiter comme un inconnu par les plus vieux.
Parfois, c'est la réalisation que les choses ont changé pour le mieux qui l'empêche de se lever le matin. Car, malgré tout, c'est effrayant et Edwin pense que ça le restera encore longtemps. Quand tout va bien, les choses qui peuvent s'effondrer sont nombreuses. Au moins, quand il n'avait rien d'autre qu'un trou noir sous les côtes, il n'avait rien à perdre. Cependant, il essai de ne pas trop y penser car c'est quand on laisse la possibilité aux choses de s'effondrer qu'elles le font, n'est-ce pas ?
Edwin décide de se redresser, son dos protestant durant toute la durée du mouvement. Ensuite, il contourne l'arbre pour se placer devant l'autre et, pour continuer à la regarder dans les yeux sans qu'elle ne se fasse un torticolis, il plie les genoux et les entoure de ses bras. Dans cette position, c'est à lui de lever légèrement la tête pour observer la brune, mais rien d'insuportable. Un Elfe ? dit-il avec un petit rire, une douce rougeur s'étalant sur ses joues. On ne lui a jamais fait, ce coup là. Les gens l'ont appelé par beaucoup de noms au fil des années et même si ces dernières temps ce sont souvent de jolis mots, personne n'a jamais utilisé Elfe. C'est flatteur, cependant, parce qu'Edwin ne connaît que les elfes des vieux film du cinéma et ils sont toujours décrits comme de délicats chasseurs, confiants, beaux, futés. Il n'a pas l'impression d'être tout ça mais eh bien, il n'est plus du genre à cracher sur les compliments maintenant. Zut, alors, tu as découvert mon secret ! glousse-t-il ensuite avec un sourire encore plus grand.
Une petite partie de lui se demande ce que ça ferait si quelqu'un d'autre l'appelait un Elfe, aussi. Natanaël, par exemple. C'est le genre de compliment qu'il pourrait faire. Il est trop gentil pour ce monde, de toute façon. Et joli, lui aussi. Finalement, ce serait peut-être à Edwin d'appeler Natanaël un elfe, et pas l'inverse ?
Toi, tu ressemble à une petite fée dit-il ensuite alors qu'il sort de ses pensées. On en trouve partout en écosse et au pays de galle, non ? S'il a bien reconnu l'accent - et on ne peut jamais vraiment louper un accent écossait ou gallois, pour être honnête - la fillette doit venir d'un des deux endroits. Il l'imagine bien habiter une maison à la campagne où elle peut gambader dans son jardin. Elle a l'air d'aimer gambader dans les jardins mais, bon, tous les enfants aiment ça non ?
Lui, avec son accent londonien que vivre à Dublin n'a pas effacé, il a l'air d'aimer sauter par dessus des murets comme un chat sauvage et ça tombe bien car il adore.
Il finit par se rappeler quelque chose d'important et déplie un de ses bras pour le tendre vers l'autre, main ouverte. Edwin Wellhister à ton service. Il se voit mal continuer à l'appeler "La fillette" indéfiniment et, puisqu'elle n'est pas à Serpentard, il n'a aucune idée de comment elle pourrait s'appeler. Car même si la majorité des Serpentard ne sont pas de son année, Edwin essaie tout de même de grapiller quelques noms au cas où, surtout pour les plus jeunes. Il se souvient à son arrivée à quel point il était perdu et seul, alors il se dit que ça peut aider un peu de ne pas se faire traiter comme un inconnu par les plus vieux.
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"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
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Once upon a time...
Le coeur s'était mis à battre plus fort alors que les paroles lui avaient échappé. Il se mit à véritablement tambouriner à sa poitrine et à ses oreilles alors que l'Elfe se pencherait vers elle.
Sa surprise fit froncer les sourcils de la sorcière. Pensait-il être fort bien déguisé, venait-elle de l'offenser d'une seconde manière? Il était vrai qu'il n'avait pas le teint pâle parfois dépeint, ou les oreilles pointues.
Elle ne se serait cependant guère appelé experte, tel titre ne s'obtenant pas dans la simple lecture, tout aussi assidue fut-elle.
Puis il ria. Ou gloussa, elle n'aurait pu tout à fait décrire ce rire tout à fait... humain.
Tu as découvert mon secret. L'avait-elle vraiment ou, la possibilité commençait à l'effleurer, n'y avait-il là que force de sarcasme.
Ses épaules se tassèrent, sa mine se fronça. Ce n'était qu'un élève alors? Mais comment expliquer son apparence qui semblait tout droit sorti d'un livre de contes?
Et puis, avant qu'elle ne trouve les bons mots, ou ne retrouve la capacité soudain perdue de parler, il continuerait.
L'appelait petite fée, pointant du doigt son accent. Les joues se peignèrent immédiatement, chauffant le visage. La mine se rallumerait, laissant les yeux briller. Ce n'était pas un Elfe, mais il était aussi gentil qu'elle l'avait imaginé. Peut être même davantage, puisqu'il n'avait que la magie qu'elle connaissait, le privant d'une certaine intimidation.
Le regard tomberait sur la silhouette, cherchant les traits d'une fée, trouvant un grand réconfort à fixer ses pieds. Mais il ne s'y accrocherait pas, retrouvant le regard de l'Elf- l'autre.
"Hmhm, plein! Le Petit Peuple se sent bien dans nos plaines."
Les histoire de son pays regorgeait du Petit Peuple, des âmes féériques et des légendes. Mam's disait que les moldus y retrouvaient un réconfort particulier, surtout dans les temps les plus rudes. Pop's riait, soufflant qu'ils n'avaient pas même pas su accepter les sorciers.
Elle, trouvait la fascination dans cette infinité de petits êtres qui les entouraient en tout temps. Elle n'était plus une enfant, ou se plaisait à le penser, et savait que le lait n'avait pas été bu par un lutin assoiffé ou que les plantes n'étaient pas grignotés par un gnome. Mais elle se refusait à nier leur existences.
Les Créatures Magiques les entouraient, et, au chaud contre son coeur, elle conservait la conviction que les sorciers ne connaissaient que quelques unes d'entre elles.
Elle se saisirait finalement de la main du non-elfe, souriant. A son service, ce n'était peut être pas un Elfe mais il en avait tout. Elle l'aimait bien.
"Paige Barrow. J'aime bien ton nom, Wellhister", elle ne le dit pas comme lui. Lui, il le dit de cet accent qu'elle ne sait pas placer sur une carte, mais qui ne danse pas comme le sien. Elle, elle le rend plus rond et accentué.
Elle l'emmène dans le vent gallois, en fais le nom d'un chevalier affrontant le vent des côtes.
489 mots
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Once upon a time...
La moue qu'avait fait la plus jeune lui avait envoyé un petit pic d'anxiété au milieu de la poitrine. Heureusement, un sourire se dessina à nouveau sur son petit visage et Edwin lui répondit par un regard doux. Il avait eu peur, pendant un instant, d'avoir dit ou fait quelque chose qui aurait profondément dérangé l'autre. Peur, surtout, de n'avoir aucune idée du pourquoi ni du comment et, donc, de ne pas pouvoir se faire pardonner. Il n'était pas aussi doué qu'il l'aurait aimé pour parler avec les gens, même s'il avait fait pas mal de progrès depuis son arrivée au château, alors il lui arrivait parfois de sortir une connerie si énorme que les gens se mettaient presque instantanément à lui feuler au visage. Ce n'était pas toujours de sa faute, cependant : les gens étaient parfois trop difficiles à comprendre. Comment était-il censé savoir ce qu'il devait éviter de dire pour ne pas les énerver, s'ils ne lui donnaient aucun indice ?
Quoique la plus jeune n'aurait pas pu lui faire beaucoup de mal même si elle avait prit la mouche suffisamment fort pour se mettre en tête de le mordre. M'enfin, Edwin préférait quand même qu'elle l'apprécie un minimum, au moins pour ne pas la faire fuir. Après tout, c'était elle qui était venue à lui donc la moindre des choses était de ne pas lui donner envie de s'enfuir en sens inverse.
Ca doit être chouette de vivre là bas. dit-il d'une voix douce en réponse à l'autre. Moi, je n'ai jamais vécu qu'en ville, alors le Petit Peuple doit être bien loin ! C'était un garçon de la ville jusqu'au bout des doigts. Il y était né et y avait vécu jusqu'à présent. Même après le déménagement chez Owen, il était resté en ville. Londres avait laissé sa place à Dublin, qui bien que totalement différente restait une ville aussi. Et, puisqu'il avait vécu essentiellement entouré d'immeubles et de goudron, il lui aurait été impossible de croiser fées et autres créatures. Il ne voyait pas de petits gnomes se balader au milieu des rues parfois étouffantes sous le gaz d'échappement des voitures.
N'ayant jamais connu la campagne, Edwin ne pouvait pas non plus la manquer même s'il n'avait entendu que des bonnes choses dessus. Les amis qu'il avait et qui y vivaient racontaient toujours comme il était agréable de pouvoir tendre l'oreille et n'entendre que les oiseaux ou le bruit du vent. Que, là bas, tout semblait plus lent. Le temps s'y écoulait d'une manière différente qu'en ville et les gens avaient, soi-disant, plus le temps de vivre et de se connaître. C'était pratiquement impossible à imaginer, pour lui, de connaître tous ses voisins. Dans un immeuble, c'était même rare d'en connaître plus d'un ou deux.
Il serra doucement la main de la fillette avant de la relâcher. Paige, c'est joli aussi dit-il d'un ton léger et les joues rouges de joie. Wellhister, c'était joli. Enfin, c'était lui, et il lui paraissait naturel après toutes ces années à l'accompagner. Mon nom sonne mieux avec ton accent ajouta-t-il avec un petit rire. L'accent londonien, il n'est pas fait pour rendre les mots jolis à entendre. En fait, il est plutôt fait pour être efficace, comme tout l'est en ville.
Il laisse son regard vagabonder sur l'autre, puis sur ses affaires toujours au pied de l'arbre, camouflées à la fillette pour le moment. Est-ce que tu veux t'asseoir avec moi, Paige ? J'avais pas prévu d'avoir de la compagnie, sinon j'aurais emmené Piou, mais ça me convient, si tu n'as pas autre chose à faire. Il tourne le dos à la fillette le temps de s'asseoir doucement en tailleur à côté de sa guitare et tire sa sacoche vers lui, la posant dans le creux entre ses jambes. Et puis, il reporte son attention sur Paige, bien qu'elle soit maintenant à moitié cachée par l'arbre. Ah, Piou c'est mon boursouflet, désolé. précise-t-il en se rendant compte, quelques secondes plus tard, que sa phrase ne doit pas avoir beaucoup de sens pour quelqu'un qu'il vient à peine de rencontrer. C'est dommage qu'il n'ait pas emporté avec lui sa boule de poils mais Piou ne sort jamais avec lui à cette heure-ci. Elle doit plutôt être en train de faire une sieste dans un coin de son lit en prévision de son heure de jeu du soir où elle se dépensera beaucoup trop pour un animal de son gabarit, qu'elle soit plus grande que prévu pour son espèce ou pas.
Quoique la plus jeune n'aurait pas pu lui faire beaucoup de mal même si elle avait prit la mouche suffisamment fort pour se mettre en tête de le mordre. M'enfin, Edwin préférait quand même qu'elle l'apprécie un minimum, au moins pour ne pas la faire fuir. Après tout, c'était elle qui était venue à lui donc la moindre des choses était de ne pas lui donner envie de s'enfuir en sens inverse.
Ca doit être chouette de vivre là bas. dit-il d'une voix douce en réponse à l'autre. Moi, je n'ai jamais vécu qu'en ville, alors le Petit Peuple doit être bien loin ! C'était un garçon de la ville jusqu'au bout des doigts. Il y était né et y avait vécu jusqu'à présent. Même après le déménagement chez Owen, il était resté en ville. Londres avait laissé sa place à Dublin, qui bien que totalement différente restait une ville aussi. Et, puisqu'il avait vécu essentiellement entouré d'immeubles et de goudron, il lui aurait été impossible de croiser fées et autres créatures. Il ne voyait pas de petits gnomes se balader au milieu des rues parfois étouffantes sous le gaz d'échappement des voitures.
N'ayant jamais connu la campagne, Edwin ne pouvait pas non plus la manquer même s'il n'avait entendu que des bonnes choses dessus. Les amis qu'il avait et qui y vivaient racontaient toujours comme il était agréable de pouvoir tendre l'oreille et n'entendre que les oiseaux ou le bruit du vent. Que, là bas, tout semblait plus lent. Le temps s'y écoulait d'une manière différente qu'en ville et les gens avaient, soi-disant, plus le temps de vivre et de se connaître. C'était pratiquement impossible à imaginer, pour lui, de connaître tous ses voisins. Dans un immeuble, c'était même rare d'en connaître plus d'un ou deux.
Il serra doucement la main de la fillette avant de la relâcher. Paige, c'est joli aussi dit-il d'un ton léger et les joues rouges de joie. Wellhister, c'était joli. Enfin, c'était lui, et il lui paraissait naturel après toutes ces années à l'accompagner. Mon nom sonne mieux avec ton accent ajouta-t-il avec un petit rire. L'accent londonien, il n'est pas fait pour rendre les mots jolis à entendre. En fait, il est plutôt fait pour être efficace, comme tout l'est en ville.
Il laisse son regard vagabonder sur l'autre, puis sur ses affaires toujours au pied de l'arbre, camouflées à la fillette pour le moment. Est-ce que tu veux t'asseoir avec moi, Paige ? J'avais pas prévu d'avoir de la compagnie, sinon j'aurais emmené Piou, mais ça me convient, si tu n'as pas autre chose à faire. Il tourne le dos à la fillette le temps de s'asseoir doucement en tailleur à côté de sa guitare et tire sa sacoche vers lui, la posant dans le creux entre ses jambes. Et puis, il reporte son attention sur Paige, bien qu'elle soit maintenant à moitié cachée par l'arbre. Ah, Piou c'est mon boursouflet, désolé. précise-t-il en se rendant compte, quelques secondes plus tard, que sa phrase ne doit pas avoir beaucoup de sens pour quelqu'un qu'il vient à peine de rencontrer. C'est dommage qu'il n'ait pas emporté avec lui sa boule de poils mais Piou ne sort jamais avec lui à cette heure-ci. Elle doit plutôt être en train de faire une sieste dans un coin de son lit en prévision de son heure de jeu du soir où elle se dépensera beaucoup trop pour un animal de son gabarit, qu'elle soit plus grande que prévu pour son espèce ou pas.
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/size ]
Once upon a time...
Ne vivre qu'en ville. Là où une infinité d'âmes dansaient en permanence, écrivant leur propres partitions sans jamais lire celle des autres. Là où tous se passait sans que jamais les regards ne se croisent.
Elle aimait la ville, ou du moins, elle aimait Cardiff. Il y avait dans la capitale galloise une agitation grésillante mais aussi un calme certain. Comme si la ville n'osait pas tout à fait en être une, s'obstinait à rester tendre. Elle aimait regarder Cardiff du haut des toits, depuis l'appartement de sa tante, regarder sans jamais mettre un pied sur scène.
Et puis Edwin avait tord sur un point: le Petit Peuple vivait partout. Mais elle était malgré tout d'accord avec lui. Qui ne serait pas senti bien dans les bois, entre les branches épaisses ou sur les côtés, où les falaises vous offrent des nids.
Dans les villes, régnaient partout les humains. De nuit comme de jour, sans abri et recoins où pouvait se faufiler les petits êtres. Visage songeur elle soufflerait finalement;
"Peut être pas. Tu ne les vois pas, parce qu'ils n'aiment pas être vus des humains, même des sorciers. Mais je suis sûre que dans les toits, et sous les routes, il y a plein de petites créatures. Le Petit Peuple est proche de la nature, alors oui, il préfère sûrement la campagne mais je suis sûre que tu pourrais voir un lutin", sur les dernières paroles, elle hoche la tête avec vigueur, et lui sourit.
Au premier compliment, les joues rougissent. Paige. Que dit Mam's? la Haute Mer, la force tranquille des mers lointaines et sauvages. Elle, elle l'aime surtout bien parce que c'est court et simple.
Au second, ou jolies mots sur son accent, le visage tout entier devient rouge. Furieusement, il brûle. Elle échappe un petit rire.
Elle ne l'aime pas toujours cet accent. Il la pointe du doigt, et rend certains de ses mots tout drôles à l'oreille. Pas aux siennes, elle a toujours entendu cette accent tout autour d'elle. Mais à celles des autres.
Elle ne devrait pas penser ainsi pourtant. Taid1 dit que son accent, c'est le chant de qui est elle est. C'est la fierté d'être gallois, d'être l'enfant des côtes venteuses.
L 'Elfe non plus, il n'aime pas toujours son accent. Elle le trouve joli pourtant. Rigolo aussi, mais joli.
"Tu viens de Londres alors? C'est comment la grande ville?"
La curiosité la démange, mais elle s'arrête là. Une question, ou deux, à la fois. Ce n'est pas un interrogatoire, c'est une discussion polie. Ce n'est pas interdit de s'intéresser à ceux qui nous font la conversation, pas vrai?
C'est peut être davantage interdit de les observer comme elle le fais. Chaque geste, chaque pas. Elle se force à poser son regard ailleurs. Regarder l'arbre qui les surplombe, penser à y grimper plus tard. Elle poserait ses mains sur la petite branche juste là, et gravirait par là. Peut être pourrait se poser sur le noeud juste là, ou plutot sur la fourche au delà?
Qu'a-t-il dit? Il a parlé mais elle n'a pas écouté. Piou, Paige et quelque chose d'autre. Qu'est ce que c'est Piou?
Il s'assoit contre l'arbre alors, un petit pas plus tard, elle le rejoint. L'herbe est un peu humide contre sa cape, mais elle s'en moque un peu. Il y a déjà des taches d'herbes et de terre sur sa cape.
À la présentation du boursoufflet, elle échappe un petit soupir déçu.
"Oh.. J'aime bien les boursoufflets.. Il n'aime pas sortir?"
Et puis elle trouve la guitare, et déjà, la mine un instant froncé disparait. La joue est mordue, une question à la fois. Elle voudrait tout de même demander. Peut être la laisserait-il en jouer. Ou pas. Elle ne sait pas si elle laisserait un parfait inconnu toucher à sa guitare, sans avoir où ses mains ont trainés. Alors elle ne dit rien, pas tout de suite.
651 mots
1grand père en gallois, ici Owen
1grand père en gallois, ici Owen
Deuxième Année- Serdaigle・Inscrite à la Chronologie・color=#00364a・Fiche PR・Marrainage
Cour de la Semeuse de Discorde - avatar par le merveilleux Orion #OsonsOrion
Once upon a time...
Peut-être que, loin d'être un Elfe, Edwin était simplement un lutin. Un petit lutin qui n'aimait pas se faire remarquer quand il se baladait dans les grandes villes et qui aimait se cacher dans des endroits où personne de saint d'esprit n'aurait jamais mis les pieds. Qu'est-ce que ça devait être chouette comme vie ! Pouvoir se faufiler n'importe où, découvrir tous les secrets que sa taille l'empêchait de découvrir, et vivre sans avoir besoin de se demander s'il avait le droit ou pas d'être là où il était.
Il faudra que j'ouvre grand les yeux, alors ! lui répondit-il d'un ton joyeux. Même s'il savait qu'il ne verrait jamais rien ni personne disparaître sous un des pavés des chemins piétons, l'idée de partir à la chasse au Petit Peuple lui semblait attrayante. Essentiellement parce que ça lui donnerait une bonne excuse pour aller fourrer son nez là où il ne devrait pas, et une encore meilleure excuse pour passer du temps tout seul. Quoique Owen n'avait jamais forcé pour l'accompagner partout. Au début, c'était plutôt Edwin qui s'était collé à ses baskets comme une moule à son rocher. Et puis, quand il avait abandonné l'anxiété et la sensation que, si Owen quittait son champ de vision, il ne reviendrait jamais, il avait recommencé à se comporter comme un petit chat sauvage. Pas tout le temps solitaire, parfois très câlin mais ayant d'un autre côté besoin de moments où personne ne s'occupait de lui. Owen le laissait vagabonder tant qu'il était en sécurité et, depuis sa majorité, Edwin pouvait passer quelques jours voire même plusieurs semaines seul pendant les vacances.
Edwin attend que la jeune fille se soit installé près de lui avant de reprendre la parole. Londres, ouaip ! J'suis né là bas et j'y ai vécu jusqu'à mes... euh... Quand est-ce que c'était, déjà ? dit-il, réfléchissant tout haut. Et puis, l'information lui saute aux yeux. Ah ! L'été de mes 14 ans, en fait. Parfois, j'ai l'impression que c'est hier, et puis parfois que ça fait plus longtemps. Mais cet été là, je suis parti vivre avec mon demi-frère, à Dublin. Ca reste une grande ville aussi, même si elle est différente de Londres. Le brun se tait quelques secondes, tapotant ses genoux avec ses mains le temps de trouver quoi dire ensuite. Je dirais que la ville, c'est surtout une question de foule, la journée, c'est pour ça que je la préfère la nuit. Tout est plus calme une fois la nuit tombée et on a l'impression de vivre au milieu d'une foule invisible : je sais qu'ils sont là, dans leur maison, mais quand je me balade la nuit, c'est comme si j'étais seul au monde. Mais pas seul au monde comme à la campagne, tu vois ? A la campagne, on est vraiment seul parfois, tout le temps même la journée. Alors qu'en ville, être seul c'est un luxe, comme si on avait découvert le code de triche.
Edwin laisse à la plus jeune le temps de répondre et, alors qu'elle demande si Piou aime sortir ou pas, il éclate d'un rire franc. Il lui faut même quelques secondes pour se reprendre et ne pas laisser perler les quelques larmes qui se sont formées au bord de ses cils. Oh, si ! Elle adore, mais là elle fait sa sieste. Faut qu'elle soit en forme parce que tout à l'heure, elle a une sortie jeux avec d'autres animaux. Il penche la tête sur le côté avec un petit sourire et ajoute Mais, la prochaine fois, je veillerais à ce qu'elle m'accompagne. Je suis certain qu'elle va t'adorer. En fait, Piou adorait pratiquement tout le monde. Elle se calquait beaucoup sur son maître pour savoir à qui faire des câlins et, vu qu'Edwin n'avait pas beaucoup d'ennemis, le boursouflet avait beaucoup d'amis. Mais gare à vous si vous faisiez partie des gens qu'Edwin n'appréciait pas ! Le Serpentard aurait juré que, dans une vie antérieure, Piou avait dû être un chien de garde.
Il ne manque pas le petit regard qu'elle jette à sa guitare et, instantanément, il se redresse un peu, le menton un peu plus haut. Il en est fier, de cet instrument. Owen lui a offert pour son deuxième anniversaire chez lui et, depuis, c'est Edwin lui-même qui y a peint une myriade de motifs floraux. Mais, puisque Paige semble pour le moment plus intéressée par la question des animaux, il enchaîne : Tu as un animal, toi ?
Il faudra que j'ouvre grand les yeux, alors ! lui répondit-il d'un ton joyeux. Même s'il savait qu'il ne verrait jamais rien ni personne disparaître sous un des pavés des chemins piétons, l'idée de partir à la chasse au Petit Peuple lui semblait attrayante. Essentiellement parce que ça lui donnerait une bonne excuse pour aller fourrer son nez là où il ne devrait pas, et une encore meilleure excuse pour passer du temps tout seul. Quoique Owen n'avait jamais forcé pour l'accompagner partout. Au début, c'était plutôt Edwin qui s'était collé à ses baskets comme une moule à son rocher. Et puis, quand il avait abandonné l'anxiété et la sensation que, si Owen quittait son champ de vision, il ne reviendrait jamais, il avait recommencé à se comporter comme un petit chat sauvage. Pas tout le temps solitaire, parfois très câlin mais ayant d'un autre côté besoin de moments où personne ne s'occupait de lui. Owen le laissait vagabonder tant qu'il était en sécurité et, depuis sa majorité, Edwin pouvait passer quelques jours voire même plusieurs semaines seul pendant les vacances.
Edwin attend que la jeune fille se soit installé près de lui avant de reprendre la parole. Londres, ouaip ! J'suis né là bas et j'y ai vécu jusqu'à mes... euh... Quand est-ce que c'était, déjà ? dit-il, réfléchissant tout haut. Et puis, l'information lui saute aux yeux. Ah ! L'été de mes 14 ans, en fait. Parfois, j'ai l'impression que c'est hier, et puis parfois que ça fait plus longtemps. Mais cet été là, je suis parti vivre avec mon demi-frère, à Dublin. Ca reste une grande ville aussi, même si elle est différente de Londres. Le brun se tait quelques secondes, tapotant ses genoux avec ses mains le temps de trouver quoi dire ensuite. Je dirais que la ville, c'est surtout une question de foule, la journée, c'est pour ça que je la préfère la nuit. Tout est plus calme une fois la nuit tombée et on a l'impression de vivre au milieu d'une foule invisible : je sais qu'ils sont là, dans leur maison, mais quand je me balade la nuit, c'est comme si j'étais seul au monde. Mais pas seul au monde comme à la campagne, tu vois ? A la campagne, on est vraiment seul parfois, tout le temps même la journée. Alors qu'en ville, être seul c'est un luxe, comme si on avait découvert le code de triche.
Edwin laisse à la plus jeune le temps de répondre et, alors qu'elle demande si Piou aime sortir ou pas, il éclate d'un rire franc. Il lui faut même quelques secondes pour se reprendre et ne pas laisser perler les quelques larmes qui se sont formées au bord de ses cils. Oh, si ! Elle adore, mais là elle fait sa sieste. Faut qu'elle soit en forme parce que tout à l'heure, elle a une sortie jeux avec d'autres animaux. Il penche la tête sur le côté avec un petit sourire et ajoute Mais, la prochaine fois, je veillerais à ce qu'elle m'accompagne. Je suis certain qu'elle va t'adorer. En fait, Piou adorait pratiquement tout le monde. Elle se calquait beaucoup sur son maître pour savoir à qui faire des câlins et, vu qu'Edwin n'avait pas beaucoup d'ennemis, le boursouflet avait beaucoup d'amis. Mais gare à vous si vous faisiez partie des gens qu'Edwin n'appréciait pas ! Le Serpentard aurait juré que, dans une vie antérieure, Piou avait dû être un chien de garde.
Il ne manque pas le petit regard qu'elle jette à sa guitare et, instantanément, il se redresse un peu, le menton un peu plus haut. Il en est fier, de cet instrument. Owen lui a offert pour son deuxième anniversaire chez lui et, depuis, c'est Edwin lui-même qui y a peint une myriade de motifs floraux. Mais, puisque Paige semble pour le moment plus intéressée par la question des animaux, il enchaîne : Tu as un animal, toi ?
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Once upon a time...
La plupart des adultes riaient lorsque Paige parlait du Petit Peuple. Riait, lui ébouriffait les cheveux et lui donnait ce regard attendri qu'on accorde aux enfants.
Ce qui avait le don de l'agacer profondément puisqu'elle n'était pas risible dans sa passion. Pourquoi les sorciers avaient-ils la facilité à accepter certaines créatures mais point les autres?
Edwin, lui, ne rit pas. Peut être n'est-il pas tout à fait un adulte, mais elle préfère y voir son intelligence. Peut être ne dit-il cela que pour lui faire plaisir, mais elle ignore cette pensée.
Ignore, et hoche la tête alors qu'il parle d'être plus attentif. Il suffit d'ouvrir les yeux, de vraiment ouvrir les yeux, et alors, un monde entier s'ouvre à nous.
Et puis il parle de la ville. Et de la même manière que son regard s'était illuminé lorsqu'elle parlait des lutins, son regard à lui brille. Peut être ne le sait-il même pas.
Et en écho, elle sourit. Parce qu'elle aime qu'on répondes vraiment à ses questions, qu'il ne lui dise pas seulement être de Londres, avoir déménagé et que la ville c'est cool. Non il détaille, il explique dans des mots qui lui font sens.
A la campagne, elle ne s'est jamais senti vraiment seule. Dans les bois ou dans la chaumière, elle sent toujours les présences. Mais elle comprend ce qu'il veut dire, peut être par les moments passés à Cardiff.
Dans l'appartement qui sent la cerise, perchée à la fenêtre, là où elle regardait les passants défiler puis la foule se réduire pour ne laisser que la nuit. Et malgré tout, comme l'Elfe le dit, elle ne se sentait pas seule. Parce qu'il y avait les lumières de l'immeuble d'en face, il y avait les rires sur un balcon lointain.
Elle ne répond rien, se laisse être pensive. Hoche la tête, une nouvelle fois.
Et lorsqu'il rit, elle fronce les sourcils. Plus fort. Plus que la déception de ne pas voir l'animal, la frustration d'être apparemment hilarante sans savoir pourquoi. Ce n'est pas le ridicule de la maladresse, de ses rêveries, simplement ses paroles.
Elle a du dire quelque chose de vraiment absurde car les larmes lui coulent, à l'Elfe. Et puis elle oublie tout, se détend, dans la silhouette de la guitare d'abord et dans la promesse ensuite.
La prochaine fois. Ce ne sont que quelques mots, futiles, qui ne sonnent peut être pas juste. Mais elle les saisit quand même, les serre au chaud.
"Oh oui, j'adorerais la voir! Mais je comprends, ce serait dommage qu'elle soit trop fatiguée pour jouer.", et elle sourit. Plus grand encore, en croisant le regard du grand. Laisse le silence et ses paroles flotter avant de souffler, "Non. Enfin chez moi oui mais pas vraiment à moi, pas ici."
Elle ne serait pas contre l'idée. Crackers le serait probablement, petit être de jalousie. Il se battrait avec un autre chat, chasserait un boursoufflet. Et puis les parents ne peuvent pas vraiment se le permettre, même s'ils ne lui diront jamais.
Le sujet ne mérite pas de s'attarder alors elle secoue la tête, pointe du doigt la guitare.
"Tu es venu pour en jouer?"
Elle ne réclame pas un morceau, ou l'instrument. Une question à la fois.
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