Travailler, vibrer, composer
« La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots » - Richard WAGNER
Image générée par IA
Zenaïda est une grande passionnée de la musique si bien qu'elle n'a plus seulement envie d'en jouer. Elle veut créer sa propre musique. Et qui de mieux placer que la talentueuse @Valérie Hamilton pour accompagner la jeune Poufsouffle dans ses ambitions musicales ?
Ce recueil retrace les différentes rencontres entre Valérie et Zenaïda qui permettra à cette dernière d'arriver à un objectif de composer un opéra (de sa troisième/quatrième année à sa septième année) !
SOMMAIRE
→ 17.04.2051 - Première mesure, premier accord
→ xx.xx.xxxx - Titre
REMARQUES DE LA PLUME
C'est pour moi une immense joie de pouvoir mettre en place ce projet qui avait déjà germé quand j'utilisais mon ancien compte élève. Je remercie @Valérie Hamilton, ma partenaire, qui m'a soutenu dès le début avec mon ancien compte![]()
Toutes les compositions futures qui seront retranscrites ici seront purement créées de ma main. Aussi, je vous demanderai de bien vouloir me contacter par hibou pour toutes réutilisations ou autre.
En vous remerciant par avance et vous souhaitant un beau voyage,
Plume de Zenaïda![]()
Dernière modification par Zenaïda Carter le 20 avr. 2026, 10:39, modifié 3 fois.
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Travailler, vibrer, composer
PREMIERE MESURE, PREMIER ACCORD
Lundi 17 avril 2051
14h - Violoncelle sur le dos, partitions à la main
14h - Violoncelle sur le dos, partitions à la main
Les vacances de Pâques étaient terminées et Zenaïda était revenue à Poudlard quittant la chaleureuse maison de son grand frère Charles et de son épouse, Hailey. Elle revenait sereine car les différends avaient été mis de côté et n'appréhendait plus tant que cela l'idée de devenir tata et marraine du futur enfant de l'heureux couple. C'était d'ailleurs ce qui lui avait donné envie de chanter - elle qui ne chantait pas ! - une mélodie qui n'existait pas ; une mélodie qui avait germée de son âme.
Le déni s'était alors évaporé faisant place à une évidence marquée profondément dans le cœur de Zenaïda : elle voulait composer. Comment ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Mais s'il y avait bien une personne qui pourrait l'aider c'était indéniablement Miss Hamilton, la cheffe de Chœur de Poudlard. Sa cousine Sonia, récemment promulguée au rang de future soliste dans le Chœur, lui avait parlé de cette adulte multi talentueuse et sa marraine, Miss Plogeth, lui avait déjà conseillé de s'entretenir avec elle - ce que la deuxième année n'avait pas encore fait. Élève assidue de la salle de répétition pour pratiquer ses instruments, la jeune Carter n'avait jamais osé faire le premier pas et parler avec la sorcière. Cette dernière avait sûrement dû remarquer son implication et sa présence régulière mais cela s'arrêtait là.
Seulement, Zenaïda ne pouvait plus éviter le contact. Plus maintenant. Ce fut donc décidé : Zenaïda prit son violoncelle sur le dos, prit ses partitions et, au lieu de réviser, prit le chemin pour se rendre dans la salle de répétition. Elle allait montrer l'étendu de son savoir-faire et demander un apprentissage plus complet.
Arrivée pile à l'heure de l'ouverture de la salle pour l'après-midi, la jaune et noire rejoignit Miss Hamilton, la salua en souriant timidement avant de poursuivre :
- B-Bonjour Miss ! Je m'appelle Zenaïda Carter, élève en deuxième année. Ma cousine, Sonia Ross, m'a dit que vous êtes une musicienne accomplie et je me suis dit que vous êtes la mieux placée pour pouvoir m'aider.
La jeune fille marqua une pause, attendant une invitation de l'adulte avant de reprendre.
- Je joue du violoncelle et du piano depuis que j'ai 4 ans, de la flûte traversière depuis mes 6 ans et de la harpe depuis mes 9 ans. Depuis l'an dernier, je m'entraîne seule toutes les semaines. Je ressens le besoin de toujours jouer. J'adore être en cours mais parfois, j'aimerais passer la journée entière à ne faire que jouer. Cela étant, j'ai besoin de conseils, d'acquérir plus de compétences, et de-
Elle s'interrompit brusquement. L'adulte ne l'avait pas encore entendu jouer et voilà qu'elle s'apprêtait à lui indiquer la véritable raison de sa venue. Elle devait donc commencer par le commencement : jouer parce que les mots à eux seuls ne pouvaient pas décrire l'émotion et la passion qui vibraient en elle.
Elle indiqua à l'adulte que le violoncelle était son instrument de prédilection avant de le déballer et de s'installer sur une chaise laissant ses partitions au sol.
Très vite, les premières notes du morceau de Debussy résonnèrent dans la salle. Ses yeux se fermèrent instinctivement et comme à chaque fois, son âme s'exprima laissant la jeune fille totalement impuissante. Son âme prenait le contrôle. Elle jouait car c'était vital. Et lorsque la dernière note du morceau retentit, l'élève leva les yeux vers l'adulte en murmurant :
- J-Je... V-Vous comprenez, à présent, que la musique est mon âme sœur. Et vous êtes la seule personne qui puisse m'aider à ne plus juste être spectatrice de cet univers musical mais à devenir créatrice de musique.
Les yeux de Zenaïda fixaient à présent la Maestro, brillants de passion et de détermination avant de prononcer l'ultime accord de sa requête :
- J-Je veux tisser ma propre musique. Je veux composer mes partitions. Je veux pouvoir manier les notes comme je manie ma baguette. Je souhaiterais que la musique devienne ma magie.
Il n'y avait plus de retours possibles en arrière. Zenaïda allait désormais entamer ce qu'elle appelait « à la découverte de la nouvelle moi ».
Et cela commencerait par ce que Miss Hamilton pourrait lui apporter et surtout, lui apprendre.
Le déni s'était alors évaporé faisant place à une évidence marquée profondément dans le cœur de Zenaïda : elle voulait composer. Comment ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Mais s'il y avait bien une personne qui pourrait l'aider c'était indéniablement Miss Hamilton, la cheffe de Chœur de Poudlard. Sa cousine Sonia, récemment promulguée au rang de future soliste dans le Chœur, lui avait parlé de cette adulte multi talentueuse et sa marraine, Miss Plogeth, lui avait déjà conseillé de s'entretenir avec elle - ce que la deuxième année n'avait pas encore fait. Élève assidue de la salle de répétition pour pratiquer ses instruments, la jeune Carter n'avait jamais osé faire le premier pas et parler avec la sorcière. Cette dernière avait sûrement dû remarquer son implication et sa présence régulière mais cela s'arrêtait là.
Seulement, Zenaïda ne pouvait plus éviter le contact. Plus maintenant. Ce fut donc décidé : Zenaïda prit son violoncelle sur le dos, prit ses partitions et, au lieu de réviser, prit le chemin pour se rendre dans la salle de répétition. Elle allait montrer l'étendu de son savoir-faire et demander un apprentissage plus complet.
Arrivée pile à l'heure de l'ouverture de la salle pour l'après-midi, la jaune et noire rejoignit Miss Hamilton, la salua en souriant timidement avant de poursuivre :
- B-Bonjour Miss ! Je m'appelle Zenaïda Carter, élève en deuxième année. Ma cousine, Sonia Ross, m'a dit que vous êtes une musicienne accomplie et je me suis dit que vous êtes la mieux placée pour pouvoir m'aider.
La jeune fille marqua une pause, attendant une invitation de l'adulte avant de reprendre.
- Je joue du violoncelle et du piano depuis que j'ai 4 ans, de la flûte traversière depuis mes 6 ans et de la harpe depuis mes 9 ans. Depuis l'an dernier, je m'entraîne seule toutes les semaines. Je ressens le besoin de toujours jouer. J'adore être en cours mais parfois, j'aimerais passer la journée entière à ne faire que jouer. Cela étant, j'ai besoin de conseils, d'acquérir plus de compétences, et de-
Elle s'interrompit brusquement. L'adulte ne l'avait pas encore entendu jouer et voilà qu'elle s'apprêtait à lui indiquer la véritable raison de sa venue. Elle devait donc commencer par le commencement : jouer parce que les mots à eux seuls ne pouvaient pas décrire l'émotion et la passion qui vibraient en elle.
Elle indiqua à l'adulte que le violoncelle était son instrument de prédilection avant de le déballer et de s'installer sur une chaise laissant ses partitions au sol.
Très vite, les premières notes du morceau de Debussy résonnèrent dans la salle. Ses yeux se fermèrent instinctivement et comme à chaque fois, son âme s'exprima laissant la jeune fille totalement impuissante. Son âme prenait le contrôle. Elle jouait car c'était vital. Et lorsque la dernière note du morceau retentit, l'élève leva les yeux vers l'adulte en murmurant :
- J-Je... V-Vous comprenez, à présent, que la musique est mon âme sœur. Et vous êtes la seule personne qui puisse m'aider à ne plus juste être spectatrice de cet univers musical mais à devenir créatrice de musique.
Les yeux de Zenaïda fixaient à présent la Maestro, brillants de passion et de détermination avant de prononcer l'ultime accord de sa requête :
- J-Je veux tisser ma propre musique. Je veux composer mes partitions. Je veux pouvoir manier les notes comme je manie ma baguette. Je souhaiterais que la musique devienne ma magie.
Il n'y avait plus de retours possibles en arrière. Zenaïda allait désormais entamer ce qu'elle appelait « à la découverte de la nouvelle moi ».
Et cela commencerait par ce que Miss Hamilton pourrait lui apporter et surtout, lui apprendre.
@Valérie Hamilton
@Sonia Ross & @Jane Plogeth pour la mention
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Travailler, vibrer, composer
Valérie revenait de son déjeuner le pas lourd et traînant. Communément, on aurait pu dire qu'elle s'était quelque peu goinfrée lors de ce repas du midi. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes de trop manger mais aujourd'hui, tous les plats proposés au déjeuner lui avaient paru particulièrement appétissants. Difficile dans ces conditions de résister ! Autre chose inhabituelle : elle y était restée durant toute sa pause. Elle avait donc dû presser le pas sur le chemin du retour afin d'arriver à l'heure pour ouvrir la salle de répétition.
Et quelle ne fut pas sa surprise de voir arriver dans la foulée de l'ouverture, une jeune élève de la maison Poufsouffle. Son visage ne lui était pas totalement inconnu. Valérie avait déjà eu l'occasion de l'apercevoir en train de répéter avec différents instruments. Et la maestro avait une excellente mémoire lorsqu'il s'agissait de visages appartenant à des personnes qui partageaient sa passion pour la musique. Elle ne savait cependant pas grand chose de plus sur cette élève.
C'est alors que cette dernière s'approcha de la maestro et commença à se présenter. Toutefois, le stress devait probablement y être pour quelque chose car Valérie n'eut absolument pas le temps d'en placer une. La jeune fille s'était lancée dans un flot de paroles presque continu, alternant informations, explications et démonstrations. Mais Valérie fut agréablement surprise par cette approche et décida donc de la laisser s'exprimer. Après tout, elle savait parfaitement qu'il ne fallait jamais couper un artiste dans son élan sous peine de briser toute une concentration et, de fait, s'attirer ses foudres.
Elle laissa donc Zenaïda terminer sa présentation avant d'attaquer sa démonstration musicale. Et quelle démonstration ! Sa technique était assez impressionnante pour quelqu'un de son âge, mais ce qui retint surtout l'attention de Valérie fut la manière dont les notes semblaient parfaitement s'accorder avec les émotions que la jeune fille souhaitait transmettre. Ce morceau parlait. Il communiquait quelque chose. Et Valérie l'écoutait. Ou plutôt, elle écoutait ce que Zenaïda cherchait à exprimer à travers sa musique.
Un sourire sincère aux lèvres, la cheffe de chœur laissa finalement la jeune Poufsouffle terminer son morceau. Elle ne dit rien immédiatement, laissant planer quelques secondes de silence entre elles. Puis elle se rapprocha des bancs de l'auditorium et fit signe à la musicienne de venir la rejoindre. Une fois toutes deux installées, Valérie prit enfin la parole. « Tout d'abord, bienvenue ici Zenaïda ! C'est ce qu'on appelle une entrée d’artiste ! »
Elle accompagna sa remarque d'un petit rire, amusée par la manière dont la jeune fille venait de débarquer dans la salle. « Tu sais ce que tu veux. Qui plus est à ton âge ! Et ça, c'est une réelle force ! » Valérie détourna un instant le regard vers l'auditorium encore vide, cherchant ses prochains mots avant de reporter son attention sur la jeune fille. « Tu as un talent assez exceptionnel pour qu'il soit remarqué dès les premières notes que tu commences à jouer... C'est ton violoncelle ? Depuis quand tu as cet instrument avec toi ? »
La cheffe de chœur ne souhaitait pas répondre immédiatement à la demande faites par la Poufsouffle. Avant toute chose, elle voulait apprendre à la connaître, comprendre son caractère et cerner un peu mieux la personne qui se cachait derrière cette énergie. Mais une chose était certaine : Valérie avait un très bon pressentiment à son sujet.
@Zenaïda Carter, me voilà enfin !
Et quelle ne fut pas sa surprise de voir arriver dans la foulée de l'ouverture, une jeune élève de la maison Poufsouffle. Son visage ne lui était pas totalement inconnu. Valérie avait déjà eu l'occasion de l'apercevoir en train de répéter avec différents instruments. Et la maestro avait une excellente mémoire lorsqu'il s'agissait de visages appartenant à des personnes qui partageaient sa passion pour la musique. Elle ne savait cependant pas grand chose de plus sur cette élève.
C'est alors que cette dernière s'approcha de la maestro et commença à se présenter. Toutefois, le stress devait probablement y être pour quelque chose car Valérie n'eut absolument pas le temps d'en placer une. La jeune fille s'était lancée dans un flot de paroles presque continu, alternant informations, explications et démonstrations. Mais Valérie fut agréablement surprise par cette approche et décida donc de la laisser s'exprimer. Après tout, elle savait parfaitement qu'il ne fallait jamais couper un artiste dans son élan sous peine de briser toute une concentration et, de fait, s'attirer ses foudres.
Elle laissa donc Zenaïda terminer sa présentation avant d'attaquer sa démonstration musicale. Et quelle démonstration ! Sa technique était assez impressionnante pour quelqu'un de son âge, mais ce qui retint surtout l'attention de Valérie fut la manière dont les notes semblaient parfaitement s'accorder avec les émotions que la jeune fille souhaitait transmettre. Ce morceau parlait. Il communiquait quelque chose. Et Valérie l'écoutait. Ou plutôt, elle écoutait ce que Zenaïda cherchait à exprimer à travers sa musique.
Un sourire sincère aux lèvres, la cheffe de chœur laissa finalement la jeune Poufsouffle terminer son morceau. Elle ne dit rien immédiatement, laissant planer quelques secondes de silence entre elles. Puis elle se rapprocha des bancs de l'auditorium et fit signe à la musicienne de venir la rejoindre. Une fois toutes deux installées, Valérie prit enfin la parole. « Tout d'abord, bienvenue ici Zenaïda ! C'est ce qu'on appelle une entrée d’artiste ! »
Elle accompagna sa remarque d'un petit rire, amusée par la manière dont la jeune fille venait de débarquer dans la salle. « Tu sais ce que tu veux. Qui plus est à ton âge ! Et ça, c'est une réelle force ! » Valérie détourna un instant le regard vers l'auditorium encore vide, cherchant ses prochains mots avant de reporter son attention sur la jeune fille. « Tu as un talent assez exceptionnel pour qu'il soit remarqué dès les premières notes que tu commences à jouer... C'est ton violoncelle ? Depuis quand tu as cet instrument avec toi ? »
La cheffe de chœur ne souhaitait pas répondre immédiatement à la demande faites par la Poufsouffle. Avant toute chose, elle voulait apprendre à la connaître, comprendre son caractère et cerner un peu mieux la personne qui se cachait derrière cette énergie. Mais une chose était certaine : Valérie avait un très bon pressentiment à son sujet.
@Zenaïda Carter, me voilà enfin !
Présence réduite les week-ends - #4f5a87
Cheffe de chœur depuis le 1 septembre 2050 - Vava en papillon avec la fabuleuse Abigail Grey!
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Travailler, vibrer, composer
La Poufsouffle n'en revenait pas : elle avait fait ce pas ! Elle n'avait pas laissé l'occasion à Miss Hamilton de l'interrompre, elle avait enchaîné et dit ce qu'elle avait à exprimer. Et voilà maintenant que toute la pression retombait enfin. Elle était là, devant la Maestro révélant ce qui l'animait profondément.
Faire de la musique, sa vraie force. Sa magie.
L'adulte ne répondit rien tout de suite ce qui stressa à nouveau la Poufsouffle. Cette dernière regarda l'adulte se diriger vers les bancs et lui fit signe de la rejoindre. Tremblante, Zenaïda se leva de la chaise, plaça son le flanc de son violoncelle au sol et marcha vers les bancs à son tour. Elle commença à triturer les pans de sa jupe tout en écoutant les premières paroles de la cheffe de choeur.
Timidement, la deuxième année leva son visage vers elle. Avait-elle bien entendu ? Une entrée d'artiste ?
Mais en était-elle vraiment une ?
Seulement, malgré les paroles positives de l'adulte, la jeune fille n'osait pas sourire. Elle était simplement stressée car ce qu'elle demandait n'était pas quelque chose d'anodin. C'était important à ses yeux et surtout, il n'y avait qu'elle qui pourrait l'aider.
Car qui, au château, avait autant d'outils et de méthodes que la Maestro pour l'aider à écrire de la musique ?
Et puis, elle entendit cette question qui dérouta complètement la jaune et noire. Elle s'attendait à une réponse mais à la place, elle devait répondre à une question. Une simple question. Et pourtant, les mots restaient bloqués.
Elle savait depuis combien de temps elle avait son violoncelle. Alors pourquoi sa parole n'était pas aussi fonctionnel qu'il y a quelques instants ? Pourquoi sentait-elle le piège dans cette simple question.
Elle pouvait très bien juste dire depuis combien de temps mais pour la Poufsouffle, c'était bien trop... Simple. Il devait forcément y avoir autre chose derrière.
Parce que sinon, elle n'aurait pas posé une question au lieu de lui donner une réponse. Elle n'aurait pas posé une question aussi simple. Elle ne l'aurait pas invité à s'asseoir.
Le regard de Zenaïda bifurqua sur son instrument, un sourire remplie de fierté pour son instrument trônant sur son visage marqué par l'appréhension.
- E-En vérité, depuis toujours. Seulement, avant que je commence à en faire, il était à ma mère. Le jour où elle me l'a offert, il ne m'a plus quitté.
Elle s'arrêta un moment avant de continuer.
- J-J'ai un autre violoncelle chez moi, moins... Moins performant. J-Je m'en sers pour jouer sur la plage ou ailleurs. Je... J-J'aime m'installer sur la plage au moment où le soleil commence à se couche et jouer une mélodie qui accompagne le mouvement des vagues.
La Poufsouffle aimait beaucoup accompagner la berçeuse des vagues par une mélodie douce et calme. Étant satisfaite de sa réponse, la deuxième année tourna maintenant son regard vers Miss Hamilton.
La comprendrait-elle ?
@Valérie Hamilton C'est parfait, merci
Faire de la musique, sa vraie force. Sa magie.
L'adulte ne répondit rien tout de suite ce qui stressa à nouveau la Poufsouffle. Cette dernière regarda l'adulte se diriger vers les bancs et lui fit signe de la rejoindre. Tremblante, Zenaïda se leva de la chaise, plaça son le flanc de son violoncelle au sol et marcha vers les bancs à son tour. Elle commença à triturer les pans de sa jupe tout en écoutant les premières paroles de la cheffe de choeur.
Timidement, la deuxième année leva son visage vers elle. Avait-elle bien entendu ? Une entrée d'artiste ?
Mais en était-elle vraiment une ?
Seulement, malgré les paroles positives de l'adulte, la jeune fille n'osait pas sourire. Elle était simplement stressée car ce qu'elle demandait n'était pas quelque chose d'anodin. C'était important à ses yeux et surtout, il n'y avait qu'elle qui pourrait l'aider.
Car qui, au château, avait autant d'outils et de méthodes que la Maestro pour l'aider à écrire de la musique ?
Et puis, elle entendit cette question qui dérouta complètement la jaune et noire. Elle s'attendait à une réponse mais à la place, elle devait répondre à une question. Une simple question. Et pourtant, les mots restaient bloqués.
Elle savait depuis combien de temps elle avait son violoncelle. Alors pourquoi sa parole n'était pas aussi fonctionnel qu'il y a quelques instants ? Pourquoi sentait-elle le piège dans cette simple question.
Elle pouvait très bien juste dire depuis combien de temps mais pour la Poufsouffle, c'était bien trop... Simple. Il devait forcément y avoir autre chose derrière.
Parce que sinon, elle n'aurait pas posé une question au lieu de lui donner une réponse. Elle n'aurait pas posé une question aussi simple. Elle ne l'aurait pas invité à s'asseoir.
Le regard de Zenaïda bifurqua sur son instrument, un sourire remplie de fierté pour son instrument trônant sur son visage marqué par l'appréhension.
- E-En vérité, depuis toujours. Seulement, avant que je commence à en faire, il était à ma mère. Le jour où elle me l'a offert, il ne m'a plus quitté.
Elle s'arrêta un moment avant de continuer.
- J-J'ai un autre violoncelle chez moi, moins... Moins performant. J-Je m'en sers pour jouer sur la plage ou ailleurs. Je... J-J'aime m'installer sur la plage au moment où le soleil commence à se couche et jouer une mélodie qui accompagne le mouvement des vagues.
La Poufsouffle aimait beaucoup accompagner la berçeuse des vagues par une mélodie douce et calme. Étant satisfaite de sa réponse, la deuxième année tourna maintenant son regard vers Miss Hamilton.
La comprendrait-elle ?
@Valérie Hamilton C'est parfait, merci
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Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Travailler, vibrer, composer
Valérie attendait la réponse de la jeune poufsouffle étant attentive au moindre de ses gestes. Elle pouvait cependant sentir une légère appréhension dans son attitude, comme si Zenaïda cherchait ses mots avec attention. Lorsque cette dernière commença enfin à répondre, la maestro plissa légèrement les yeux et lui accorda toute son attention. Elle écouta attentivement chacune de ses paroles, chaque mot qui sortait de ses lèvres. Pourtant, la réponse qu'elle lui donna n'était pas celle qu'elle attendait.
Valérie en était convaincue : il y avait quelque chose d'autre. Quelque chose de plus profond dissimulé derrière cette première explication. La cheffe de chœur se leva alors et rejoignit le centre de l'auditorium, exactement à l'endroit où Zenaïda avait joué quelques instants plus tôt. Elle se plaça face à la jeune élève, suffisamment près pour que celle ci puisse parfaitement la voir puis commença à parler en agitant les mains dans les airs.
« Ma grenouille... Les réponses toutes faites ne m'intéressent pas. Et les techniques utilisées ne sont pas non plus une fin en soi. » Elle désigna du doigt l'endroit où la poufsouffle avait réalisé sa démonstration. « Ici, ce n'était pas un discours réfléchi. Tu m'as offert un spectacle de spontanéité tout droit sorti de là dedans. » Elle tapota son crâne du bout de l'index, avant de reporter son regard sur les bancs.
Puis, Valérie inspira profondément, avant de plonger ses yeux dans ceux de la jeune poufsouffle. « Je veux savoir pourquoi tu joues. Ce que cela t'inspire. Pourquoi tu ressens le besoin de le faire et de t'exprimer de cette façon ? Pourquoi le crépuscule et la plage ? Pourquoi le violoncelle ? » Les questions s'enchainaient à une vitesse presque déconcertante. La maestro les lançait sans véritablement laisser le temps de reprendre son souffle, espérant ainsi atteindre quelque chose de plus sincère chez son interlocutrice.
Elle ne cherchait pas une réponse parfaite, ni une justification soigneusement préparée. Elle voulait comprendre ce qui se cachait derrière la musique et ce qui faisait vibrer Zenaïda, ce qui animait ses émotions et guidait ses mains sur les cordes de son instrument.
@Zenaïda Carter, je crois que Val est partie un peu loin, j'espère qu'elle ne va pas t'effrayer
Valérie en était convaincue : il y avait quelque chose d'autre. Quelque chose de plus profond dissimulé derrière cette première explication. La cheffe de chœur se leva alors et rejoignit le centre de l'auditorium, exactement à l'endroit où Zenaïda avait joué quelques instants plus tôt. Elle se plaça face à la jeune élève, suffisamment près pour que celle ci puisse parfaitement la voir puis commença à parler en agitant les mains dans les airs.
« Ma grenouille... Les réponses toutes faites ne m'intéressent pas. Et les techniques utilisées ne sont pas non plus une fin en soi. » Elle désigna du doigt l'endroit où la poufsouffle avait réalisé sa démonstration. « Ici, ce n'était pas un discours réfléchi. Tu m'as offert un spectacle de spontanéité tout droit sorti de là dedans. » Elle tapota son crâne du bout de l'index, avant de reporter son regard sur les bancs.
Puis, Valérie inspira profondément, avant de plonger ses yeux dans ceux de la jeune poufsouffle. « Je veux savoir pourquoi tu joues. Ce que cela t'inspire. Pourquoi tu ressens le besoin de le faire et de t'exprimer de cette façon ? Pourquoi le crépuscule et la plage ? Pourquoi le violoncelle ? » Les questions s'enchainaient à une vitesse presque déconcertante. La maestro les lançait sans véritablement laisser le temps de reprendre son souffle, espérant ainsi atteindre quelque chose de plus sincère chez son interlocutrice.
Elle ne cherchait pas une réponse parfaite, ni une justification soigneusement préparée. Elle voulait comprendre ce qui se cachait derrière la musique et ce qui faisait vibrer Zenaïda, ce qui animait ses émotions et guidait ses mains sur les cordes de son instrument.
@Zenaïda Carter, je crois que Val est partie un peu loin, j'espère qu'elle ne va pas t'effrayer
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Cheffe de chœur depuis le 1 septembre 2050 - Vava en papillon avec la fabuleuse Abigail Grey!
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Travailler, vibrer, composer
A présent, Zenaïda regardait la Maestro cherchant à savoir si la réponse lui convenait. Elle avait répondu avec justesse mais est-ce que l'adulte le verrait sous cet oeil ?
Et bien non, il manquait quelque chose.
Malgré tout, aux yeux de l’adulte, ce n’était pas suffisant. Et la jeune fille put le lire dans les yeux de la Cheffe de chœur.
Tremblante, la deuxième année regarda la sorcière se lever et se placer exactement à l’endroit où elle avait joué ; à l’endroit même où son violoncelle était posé. Elle écouta mais son cœur cognait très vite à l’intérieur de son corps. Elle essayait de comprendre mais elle n’arrivait pas.
Bien sûr qu'elle avait réfléchi !
Si elle avait tendance à trop réfléchir, c'était simplement parce que les mots pouvaient blesser. Ils pouvaient être mal interprétés.
Pas la musique.
La musique ne poignardait pas. Les mots avaient ce pouvoir ; pas la musique.
Mais ça, Miss Hamilton devait le savoir, non ?
La jaune et noire avait espéré que l'adulte comprendrait le message lorsqu'elle avait été amené à jouer de son violoncelle. Elle sétait trompée et Sonia avait sûrement tout exagéré.
Seulement, ce n'était pas dans les habitudes de sa cousine d'extrapoler...
Elle écouta les questions de la Maestro qui se succédaient dans sa tête. Tout se mélangea en elle comme si elle devait se justifier alors même qu'elle savait qu'elle réfléchirait à ce qu'elle dirait. Elle commença à farfouiller dans ses pensées quand-
La deuxième année se leva et déclara vivement :
- C-C'est exactement pour ça ! V-Vous ne voulez pas de réponses toutes faites ni d'un discours réfléchi ! M-Ma-ai-is-s... M-Mais c'est toujours comme ça que je fonctionne ! P-Parce que les mots finissent toujours par blesser quelqu'un et si on ne réfléchit pas, et bah, on ne contrôle pas et bam ! M-Malheur ! E-Et puis, pire que tout, je ne suis pas à l'aise pour parler de ce que je ressens, de mes émotions. V-Vous m'avez demandé depuis quand je joues et vous vous demandez sûrement ce qui m'a donné envie de jouer. E-En vérité, je n'ai pas de réponse parce que la musique a toujours vibré en moi ! C-Comme si là où les mots deviennent handicapant pour moi, la musique ne l'est pas ! E-Elle apaise mon âme et mon coeur arrive enfin à s'exprimer.
La Poufsouffle s'arrêta un instant pour reprendre son souffle avant de fixer la cheffe de choeur droit dans les yeux :
- Mon père dit que lorsqu'on est amoureux, on voit en cette personne une âme soeur. Moi, c'est mon violoncelle, mon âme soeur. Si v-vous me l'enlevez, alors v-vous me retirer la moitié de mon âme.
La jeune fille s'approcha tout naturellement vers son violoncelle - et donc, tout près de Miss Hamilton. Elle s'agenouilla près de lui et caressa le bois.
- V-Vous pensez sûrement que ce sont des phrases toutes faites, un discours purement réfléchi.
Elle leva les yeux vers l'adulte.
- I-Il l'est parce que je pèse toujours mes mots avant de parler, je prends le temps de réfléchir à ce que je dis. M-Mais cela n'a jamais enlevé la sincérité dans mes mots. T-Tout ce que je dis est réfléchi mais t-tout ce que je joue est vibrant, spontané comme vous dîtes. S-Si vous me demandez de la spontanéité, alors vous ne pourrez jamais vous contenter de mes mots... E-Et pour tout vous dire, j'ai toujours été attiré par le violoncelle. Il impose alors que moi, j-je suis juste réservée. I-Il dégage quelque chose de complètement différent mais qui me plaît. E-Et puis, avec le violoncelle, le lien est plus dur a crée ; il faut beaucoup de temps, de travail et de patience pour sortir un beau son. Ce n'est pas comme la flûte ou le piano où il n'y a qu'à appuyer sur la bonne touche pour avoir le son. Avec le violoncelle, un millimètre à côté et on a un quart de ton trop haut ou trop bas. C-C'est comme pour les solistes : il leur faut du temps pour créer un lien fort avec leur crapaud harmonique mais une fois que le lien est tissé, il y a quelque chose d'unique et de beau qui se dégage. P-Pour mon violoncelle, c'est pareil. Ç-Ça a pris du temps.
Elle fit une pause en regardant son violoncelle, puis d'une même voix, termina :
- Mais aujourd'hui, ce lien est bien ancré et il n'y a rien qui pourra le détruire. J-Je joue parce que j'en ai besoin, p-parce que ça fait partie de moi.
@Valérie Hamilton Et bien Zen a été effrayée mais je ne l'ai jamais vue aussi passionnée
Et bien non, il manquait quelque chose.
Malgré tout, aux yeux de l’adulte, ce n’était pas suffisant. Et la jeune fille put le lire dans les yeux de la Cheffe de chœur.
Tremblante, la deuxième année regarda la sorcière se lever et se placer exactement à l’endroit où elle avait joué ; à l’endroit même où son violoncelle était posé. Elle écouta mais son cœur cognait très vite à l’intérieur de son corps. Elle essayait de comprendre mais elle n’arrivait pas.
Bien sûr qu'elle avait réfléchi !
Si elle avait tendance à trop réfléchir, c'était simplement parce que les mots pouvaient blesser. Ils pouvaient être mal interprétés.
Pas la musique.
La musique ne poignardait pas. Les mots avaient ce pouvoir ; pas la musique.
Mais ça, Miss Hamilton devait le savoir, non ?
La jaune et noire avait espéré que l'adulte comprendrait le message lorsqu'elle avait été amené à jouer de son violoncelle. Elle sétait trompée et Sonia avait sûrement tout exagéré.
Seulement, ce n'était pas dans les habitudes de sa cousine d'extrapoler...
Elle écouta les questions de la Maestro qui se succédaient dans sa tête. Tout se mélangea en elle comme si elle devait se justifier alors même qu'elle savait qu'elle réfléchirait à ce qu'elle dirait. Elle commença à farfouiller dans ses pensées quand-
La deuxième année se leva et déclara vivement :
- C-C'est exactement pour ça ! V-Vous ne voulez pas de réponses toutes faites ni d'un discours réfléchi ! M-Ma-ai-is-s... M-Mais c'est toujours comme ça que je fonctionne ! P-Parce que les mots finissent toujours par blesser quelqu'un et si on ne réfléchit pas, et bah, on ne contrôle pas et bam ! M-Malheur ! E-Et puis, pire que tout, je ne suis pas à l'aise pour parler de ce que je ressens, de mes émotions. V-Vous m'avez demandé depuis quand je joues et vous vous demandez sûrement ce qui m'a donné envie de jouer. E-En vérité, je n'ai pas de réponse parce que la musique a toujours vibré en moi ! C-Comme si là où les mots deviennent handicapant pour moi, la musique ne l'est pas ! E-Elle apaise mon âme et mon coeur arrive enfin à s'exprimer.
La Poufsouffle s'arrêta un instant pour reprendre son souffle avant de fixer la cheffe de choeur droit dans les yeux :
- Mon père dit que lorsqu'on est amoureux, on voit en cette personne une âme soeur. Moi, c'est mon violoncelle, mon âme soeur. Si v-vous me l'enlevez, alors v-vous me retirer la moitié de mon âme.
La jeune fille s'approcha tout naturellement vers son violoncelle - et donc, tout près de Miss Hamilton. Elle s'agenouilla près de lui et caressa le bois.
- V-Vous pensez sûrement que ce sont des phrases toutes faites, un discours purement réfléchi.
Elle leva les yeux vers l'adulte.
- I-Il l'est parce que je pèse toujours mes mots avant de parler, je prends le temps de réfléchir à ce que je dis. M-Mais cela n'a jamais enlevé la sincérité dans mes mots. T-Tout ce que je dis est réfléchi mais t-tout ce que je joue est vibrant, spontané comme vous dîtes. S-Si vous me demandez de la spontanéité, alors vous ne pourrez jamais vous contenter de mes mots... E-Et pour tout vous dire, j'ai toujours été attiré par le violoncelle. Il impose alors que moi, j-je suis juste réservée. I-Il dégage quelque chose de complètement différent mais qui me plaît. E-Et puis, avec le violoncelle, le lien est plus dur a crée ; il faut beaucoup de temps, de travail et de patience pour sortir un beau son. Ce n'est pas comme la flûte ou le piano où il n'y a qu'à appuyer sur la bonne touche pour avoir le son. Avec le violoncelle, un millimètre à côté et on a un quart de ton trop haut ou trop bas. C-C'est comme pour les solistes : il leur faut du temps pour créer un lien fort avec leur crapaud harmonique mais une fois que le lien est tissé, il y a quelque chose d'unique et de beau qui se dégage. P-Pour mon violoncelle, c'est pareil. Ç-Ça a pris du temps.
Elle fit une pause en regardant son violoncelle, puis d'une même voix, termina :
- Mais aujourd'hui, ce lien est bien ancré et il n'y a rien qui pourra le détruire. J-Je joue parce que j'en ai besoin, p-parce que ça fait partie de moi.
@Valérie Hamilton Et bien Zen a été effrayée mais je ne l'ai jamais vue aussi passionnée
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Travailler, vibrer, composer
Valérie regarda la jeune poufsouffle s'emporter dans un véritable tourbillon d'émotions. Et, peu à peu, un sourire vint se glisser sur son visage. Et toc! C'était exactement la réaction qu'elle cherchait à provoquer chez Zenaïda. Cette petite semblait garder en elle des choses bien trop lourdes pour ses épaules, des émotions qu'elle peinait à mettre en mots. Pourtant, lorsqu'elle avait son violoncelle entre les mains, tout semblait devenir plus simple. La musique lui permettait d'extérioriser ce que le langage ne parvenait pas à traduire. Elle ne se contentait pas de jouer les notes, elle les comprenait. Peut-être même mieux qu'elle ne comprenait ses propres mots.
« Zenaïda... Tu es venue ici en me faisant une représentation que je peux qualifier d'exceptionnelle, surtout si je la compare à tout ce que j’ai pu voir au cours de ma carrière... » Valérie marqua une courte pause, son regard toujours posé sur la jeune fille. « Cependant, toujours réfléchir et penser à ce que les autres pourraient penser de ce que l'on dit... C'est probablement le meilleur frein à notre créativité. » La cheffe de chœur inspira profondément avant de se remettre à faire les cent pas dans l'auditorium.
« Tu dis que la musique ne peut pas blesser ? C'est faux ! Archi faux ! Et tu sais pourquoi ? » Elle s'arrêta brusquement et se tourna vers Zenaïda. « Parce que la musique est le prolongement de ton âme. Et ce n'est pas parce que tu choisis de l'exprimer sous la forme de notes musicales qu'elle devient codée. » Valérie resta quelques secondes immobile, comme pour laisser ses paroles trouver leur place. « Penser que tu peux t'exprimer librement sans que les autres ne comprennent ce que tu ressens, simplement parce que tu joues du violoncelle, est une erreur. Une oreille un tant soit peu attentive comprendra dès les premières notes ce que tu cherches à transmettre. »
Elle désigna doucement l'instrument de la jeune fille. « Tu n'es pas intouchable derrière ton instrument. Tu n'es pas invisible. Bien au contraire... Tu es dans la lumière. » Puis la maestro s'approcha de l'élève d'un pas déterminé. « Tu veux faire de la musique, ta magie ? Tisser ta propre mélodie ? Composer tes propres partitions comme tu dis ? Alors tu dois être consciente que cela t'exposera aux yeux de tout le monde. Et ces yeux là pourront voir bien plus loin que tu ne le penses. Ils pourront voir au plus profond de toi. »
Elle marqua un silence, laissant cette dernière idée s'installer entre elles. « Alors, est-ce que tu es capable de supporter ça ? » Valérie se montrait particulièrement rude depuis le début de cette conversation. Pourtant, derrière la fermeté de ses paroles, il n'y avait aucune volonté de blesser la jeune fille. Au contraire. Elle voulait lui faire comprendre que la musique ne serait jamais simplement un refuge. Si Zenaïda souhaitait réellement en faire sa manière de s'exprimer, son métier, elle devait accepter ce que cela impliquait : se dévoiler, prendre des risques, être jugée, mais surtout apprendre à continuer malgré tout. Car le projet que la jeune sorcière semblait vouloir construire lui demanderait du mental, de la persévérance et énormément de courage. Mais aussi une chose essentielle. Accepter d’être vue.
@Zenaïda Carter, je dois dire que c'est la première fois que je vois Val comme ça
« Zenaïda... Tu es venue ici en me faisant une représentation que je peux qualifier d'exceptionnelle, surtout si je la compare à tout ce que j’ai pu voir au cours de ma carrière... » Valérie marqua une courte pause, son regard toujours posé sur la jeune fille. « Cependant, toujours réfléchir et penser à ce que les autres pourraient penser de ce que l'on dit... C'est probablement le meilleur frein à notre créativité. » La cheffe de chœur inspira profondément avant de se remettre à faire les cent pas dans l'auditorium.
« Tu dis que la musique ne peut pas blesser ? C'est faux ! Archi faux ! Et tu sais pourquoi ? » Elle s'arrêta brusquement et se tourna vers Zenaïda. « Parce que la musique est le prolongement de ton âme. Et ce n'est pas parce que tu choisis de l'exprimer sous la forme de notes musicales qu'elle devient codée. » Valérie resta quelques secondes immobile, comme pour laisser ses paroles trouver leur place. « Penser que tu peux t'exprimer librement sans que les autres ne comprennent ce que tu ressens, simplement parce que tu joues du violoncelle, est une erreur. Une oreille un tant soit peu attentive comprendra dès les premières notes ce que tu cherches à transmettre. »
Elle désigna doucement l'instrument de la jeune fille. « Tu n'es pas intouchable derrière ton instrument. Tu n'es pas invisible. Bien au contraire... Tu es dans la lumière. » Puis la maestro s'approcha de l'élève d'un pas déterminé. « Tu veux faire de la musique, ta magie ? Tisser ta propre mélodie ? Composer tes propres partitions comme tu dis ? Alors tu dois être consciente que cela t'exposera aux yeux de tout le monde. Et ces yeux là pourront voir bien plus loin que tu ne le penses. Ils pourront voir au plus profond de toi. »
Elle marqua un silence, laissant cette dernière idée s'installer entre elles. « Alors, est-ce que tu es capable de supporter ça ? » Valérie se montrait particulièrement rude depuis le début de cette conversation. Pourtant, derrière la fermeté de ses paroles, il n'y avait aucune volonté de blesser la jeune fille. Au contraire. Elle voulait lui faire comprendre que la musique ne serait jamais simplement un refuge. Si Zenaïda souhaitait réellement en faire sa manière de s'exprimer, son métier, elle devait accepter ce que cela impliquait : se dévoiler, prendre des risques, être jugée, mais surtout apprendre à continuer malgré tout. Car le projet que la jeune sorcière semblait vouloir construire lui demanderait du mental, de la persévérance et énormément de courage. Mais aussi une chose essentielle. Accepter d’être vue.
@Zenaïda Carter, je dois dire que c'est la première fois que je vois Val comme ça
Présence réduite les week-ends - #4f5a87
Cheffe de chœur depuis le 1 septembre 2050 - Vava en papillon avec la fabuleuse Abigail Grey!
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Travailler, vibrer, composer
Le sourire de Miss Hamilton rassura Zenaïda. Cette dernière souria à son tour mais devint rouge en entendant les paroles de l'adulte.
Elle venait de qualifier sa représentation d'exceptionnelle !
La Poufsouffle appréciait les compliments - qui ne les aimait pas ? - mais elle se sentait toujours gênée et embarrassée.
Seulement, la Maestro continua de parler et Zenaïda cessa de bouger. Sonia parlait toujours de la cheffe comme une jeune femme talentueuse et très affectueuse. Elle aimait appelé les élèves par des petits surnoms et elle était toujours très gentille.
Jamais sa cousine ne lui avait mentionné une seule fois qu'elle pouvait être rude.
Pourtant la deuxième année ne rêvait. La rudesse du discours de la Maestro s'ancrait profondément dans le coeur de la jeune fille.
A tel point qu'elle perdit pied. Elle s'était complètement figée essayant de comprendre. Elle regardait l'adulte faire les cent pas ; elle la suivait du regard.
Mais elle ne bougeait plus, sa main suspendit au-dessus de son violoncelle. Elle n'avait jamais entendu quelqu'un lui parler comme ça.
Lui dire que réfléchir empêchait toute créativité. Que la musique pouvait blesser. Qu'elle n'est pas invisible derrière son instrument.
Elle n'osait pas parler parce qu'elle ne savait pas quoi dire. Que dire devant un tel discours ? La jaune et noire se sentait complètement perdue.
Bien sûr qu'elle savait que les autres comprenaient ce qu'elle ressentait lorsqu'elle jouait !
Bien sûr qu'elle savait qu'elle n'était pas invisible derrière son violoncelle. Elle avait arrêté de compter les élèves qui se tournaient dans sa direction lorsqu'elle marchait avec son violoncelle sur le dos.
Bien sûr qu'elle savait que son violoncelle ne pouvait pas la protéger ; qu'elle n'était pas intouchable.
Bien sûr qu'elle savait que jouer c'était de permettre aux autres de la découvrir au plus profond d'elle.
Elle savait tout ça sinon, elle ne serait pas venue voir la Maestro. Elle savait ce dans quoi elle s'embarquait.
- P-Pourquoi suis-je venue vous voir Miss ? J-Je ne serai pas là devant vous si je n'étais pas prête pour tout ça. J-J'ai conscience d'être exposée : la musique est l'expression de mon coeur. Q-Quand je veux exprimer une émotion à quelqu'un, soit je fais une métaphore avec la musique, soit je joue.
La Poufsouffle regarda la sorcière et s'exclama :
- Je veux arrêter de réfléchir. Je veux apprendre à créer et à moins réfléchir. A-Alors oui, je suis prête à tout supporter car le résultat en vaudra la peine.
Zenaïda n'était plus autant rassurée qu'au début. Le comportement de Miss Hamilton l'effrayait en particulier parce qu'elle ne s'y était clairement pas attendu.
Sonia lui avait pourtant dit qu'elle était gentille ! Alors pourquoi devait-elle faire face à une Maestro complètement différente ? Pourquoi n'avait-elle pas droit aux surnoms à chaque phrase ? Pourquoi n'avait-elle pas droit à toute cette affection ? Pourquoi l'adulte ne pouvait-elle juste pas arrêter de la faire douter à chaque paroles ?
Car Zenaïda se posait des questions si elle avait finalement bien fait de demander de l'aide à la Maestro.
Elle aurait peut-être dû rester dans son flou éternel et de continuer son petit bout de chemin seule.
La Poufsouffle se sentait légèrement oppressée. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal lorsqu'elle parlait de musique. Jamais elle n'avait ressenti un trop plein d'émotions quand il s'agissait de parler musique. Et voilà, qu'elle se sentit étouffée.
Elle recula, effrayée, de la Maestro.
Elle ne pouvait pas pleurer. Elle ne devait pas pleurer.
Car, ne venait-elle pas juste d'affirmer à l'instant qu'elle était capable de tout surmonter ?
Ne venait-elle pas de dire qu'elle était prête ?
Oui mais pourquoi n'avait-elle pas en face d'elle la Miss Hamilton qui parlait à Sonia ?
Pourquoi fallait-il qu'elle ait une Miss Hamilton différente ?
Elle recula encore, et encore jusqu'à se trouver près d'un banc. Là, elle se laissa tomber dessus, le regard toujours fixé sur la sorcière.
Sa respiration était saccadée mais pas alarmante.
Elle ne devait toujours pas pleurer. C'était impossible même si elle ressentait l'envie ; le besoin.
Alors, pour s'en empêcher, elle attrapa son crayon placé derrière son oreille et se contenta simplement de battre une mesure.
Elle tenta de calmer sa respiration mais tout ce qui en découla, ce fut une première larme qui roula sur sa joue.
Elle n'aurait jamais dû venir parler à la cheffe de Choeur.
Elle ne serait jamais une grande musicienne. Elle ne se sentait ni courageuse, ni forte, ni même capable de tout surmonter.
La preuve : voilà qu'elle se mettait à pleurer, effrayée par toute cette rudesse que Sonia ne lui avait absolument pas fait part !
POURQUOI SONIA NE LUI AVAIT-ELLE RIEN DIT ?
Euh... Je crois qu'il fallait s'y attendre @Valérie Hamilton
Et moi, c'est la première fois que je vois Zen tenir bon aussi longtemps ! Mais là, fallait que ça craque
Ma chère @Sonia Ross pour la mention de ce post et du précédant
Elle venait de qualifier sa représentation d'exceptionnelle !
La Poufsouffle appréciait les compliments - qui ne les aimait pas ? - mais elle se sentait toujours gênée et embarrassée.
Seulement, la Maestro continua de parler et Zenaïda cessa de bouger. Sonia parlait toujours de la cheffe comme une jeune femme talentueuse et très affectueuse. Elle aimait appelé les élèves par des petits surnoms et elle était toujours très gentille.
Jamais sa cousine ne lui avait mentionné une seule fois qu'elle pouvait être rude.
Pourtant la deuxième année ne rêvait. La rudesse du discours de la Maestro s'ancrait profondément dans le coeur de la jeune fille.
A tel point qu'elle perdit pied. Elle s'était complètement figée essayant de comprendre. Elle regardait l'adulte faire les cent pas ; elle la suivait du regard.
Mais elle ne bougeait plus, sa main suspendit au-dessus de son violoncelle. Elle n'avait jamais entendu quelqu'un lui parler comme ça.
Lui dire que réfléchir empêchait toute créativité. Que la musique pouvait blesser. Qu'elle n'est pas invisible derrière son instrument.
Elle n'osait pas parler parce qu'elle ne savait pas quoi dire. Que dire devant un tel discours ? La jaune et noire se sentait complètement perdue.
Bien sûr qu'elle savait que les autres comprenaient ce qu'elle ressentait lorsqu'elle jouait !
Bien sûr qu'elle savait qu'elle n'était pas invisible derrière son violoncelle. Elle avait arrêté de compter les élèves qui se tournaient dans sa direction lorsqu'elle marchait avec son violoncelle sur le dos.
Bien sûr qu'elle savait que son violoncelle ne pouvait pas la protéger ; qu'elle n'était pas intouchable.
Bien sûr qu'elle savait que jouer c'était de permettre aux autres de la découvrir au plus profond d'elle.
Elle savait tout ça sinon, elle ne serait pas venue voir la Maestro. Elle savait ce dans quoi elle s'embarquait.
- P-Pourquoi suis-je venue vous voir Miss ? J-Je ne serai pas là devant vous si je n'étais pas prête pour tout ça. J-J'ai conscience d'être exposée : la musique est l'expression de mon coeur. Q-Quand je veux exprimer une émotion à quelqu'un, soit je fais une métaphore avec la musique, soit je joue.
La Poufsouffle regarda la sorcière et s'exclama :
- Je veux arrêter de réfléchir. Je veux apprendre à créer et à moins réfléchir. A-Alors oui, je suis prête à tout supporter car le résultat en vaudra la peine.
Zenaïda n'était plus autant rassurée qu'au début. Le comportement de Miss Hamilton l'effrayait en particulier parce qu'elle ne s'y était clairement pas attendu.
Sonia lui avait pourtant dit qu'elle était gentille ! Alors pourquoi devait-elle faire face à une Maestro complètement différente ? Pourquoi n'avait-elle pas droit aux surnoms à chaque phrase ? Pourquoi n'avait-elle pas droit à toute cette affection ? Pourquoi l'adulte ne pouvait-elle juste pas arrêter de la faire douter à chaque paroles ?
Car Zenaïda se posait des questions si elle avait finalement bien fait de demander de l'aide à la Maestro.
Elle aurait peut-être dû rester dans son flou éternel et de continuer son petit bout de chemin seule.
La Poufsouffle se sentait légèrement oppressée. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal lorsqu'elle parlait de musique. Jamais elle n'avait ressenti un trop plein d'émotions quand il s'agissait de parler musique. Et voilà, qu'elle se sentit étouffée.
Elle recula, effrayée, de la Maestro.
Elle ne pouvait pas pleurer. Elle ne devait pas pleurer.
Car, ne venait-elle pas juste d'affirmer à l'instant qu'elle était capable de tout surmonter ?
Ne venait-elle pas de dire qu'elle était prête ?
Oui mais pourquoi n'avait-elle pas en face d'elle la Miss Hamilton qui parlait à Sonia ?
Pourquoi fallait-il qu'elle ait une Miss Hamilton différente ?
Elle recula encore, et encore jusqu'à se trouver près d'un banc. Là, elle se laissa tomber dessus, le regard toujours fixé sur la sorcière.
Sa respiration était saccadée mais pas alarmante.
Elle ne devait toujours pas pleurer. C'était impossible même si elle ressentait l'envie ; le besoin.
Alors, pour s'en empêcher, elle attrapa son crayon placé derrière son oreille et se contenta simplement de battre une mesure.
Elle tenta de calmer sa respiration mais tout ce qui en découla, ce fut une première larme qui roula sur sa joue.
Elle n'aurait jamais dû venir parler à la cheffe de Choeur.
Elle ne serait jamais une grande musicienne. Elle ne se sentait ni courageuse, ni forte, ni même capable de tout surmonter.
La preuve : voilà qu'elle se mettait à pleurer, effrayée par toute cette rudesse que Sonia ne lui avait absolument pas fait part !
POURQUOI SONIA NE LUI AVAIT-ELLE RIEN DIT ?
Euh... Je crois qu'il fallait s'y attendre @Valérie Hamilton
Ma chère @Sonia Ross pour la mention de ce post et du précédant
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Travailler, vibrer, composer
La cheffe de chœur observait la scène avec une attention toute particulière. Elle écoutait les paroles de la jeune fille, scrutait ses réactions et cherchait à comprendre ce qui se jouait derrière chacune de ses réponses. Jusqu'à ce que Zenaïda craque. Valérie n'avait jamais souhaité en arriver là. Pourtant, elle savait qu'il lui fallait parfois pousser les gens dans leurs retranchements pour comprendre où se trouvaient leurs limites. Elle devait savoir ce qui pouvait les atteindre, ce qui risquait de les faire vaciller, afin de pouvoir mieux les protéger par la suite.
Car Valérie ne souhaitait qu'une chose : que rien ni personne ne puisse un jour conduire Zenaïda à cet état là. Si la jeune sorcière souhaitait réellement être prise sous son aile, la maestro devait apprendre à connaître ses fragilités autant que ses forces. D'abord pour construire un environnement suffisamment sécurisant pour elle et pour sa musique, mais aussi pour lui permettre de mieux se comprendre elle même. Après tout, apprendre à maîtriser son esprit, c'était aussi apprendre à maîtriser sa magie. Et lorsque l'on parvenait à trouver cet équilibre, tout ce que l'on créait pouvait gagner en profondeur et en puissance.
Valérie voulait être là pour accompagner Zenaïda malgré les obstacles et les embûches qui pourraient se dresser sur sa route. Certes, sa méthode était rude. Peut-être même discutable. Mais elle avait permis à la cheffe de chœur d'apercevoir quelque chose d'essentiel chez la jeune Poufsouffle : sa force et sa persévérance. Zenaïda n'était pas seulement une excellente musicienne. Valérie entrevoyait également le potentiel d'une grande sorcière. Mais pour y parvenir, il lui faudrait apprendre à se confronter à elle même, à reconnaître ses limites et, surtout, à trouver son propre équilibre.
Valérie était bien placée pour savoir que la voie musicale était semée d'embûches. Les critiques, les comparaisons et les doutes pouvaient rapidement devenir pesants. Mais elle savait également que le plus grand ennemi d'un artiste était parfois lui même. Et elle ne voulait absolument pas que Zenaïda tombe dans ce piège.
Son talent musical était indéniable et, au vu de son niveau actuel, elle semblait apprendre rapidement. Ce dont elle avait besoin ne se limitait donc pas à des leçons techniques ou à un apprentissage superficiel. Il fallait lui montrer qu'elle pourrait toujours compter sur elle même, et qu'aucune parole, aucune critique, aucune personne ne devrait avoir le pouvoir de la faire renoncer à ce qui la faisait vibrer.
Valérie s'éloigna un instant avant de revenir près de la jeune fille. Elle lui tendit une boîte de mouchoirs ainsi que quelques chocogrenouilles. « Je suis désolée mon canard. Crois moi, je n'aime pas faire ça. » Sa voix s'était faite bien plus douce. « C'était ta première leçon : apprendre à connaître tes propres limites. » La cheffe de chœur lui adressa un sourire sincère avant de poursuivre. « Tu es une jeune femme qui va réaliser de grandes choses. Tu possèdes une technique musicale et une force d'esprit remarquables. Ce qui vient de se produire montre à quel point tu es prête à te battre pour ce que tu veux. Et c'est précisément cette détermination qui pourra faire ton succès. »
Elle leva les yeux vers le plafond dans un léger soupir. « Les gens comme nous sont constamment jugés. Pas assez doués. De mauvais accords. Une technique qui laisse à désirer. Pas assez talentueux... Et lorsque toutes ces remarques s'enchaînent en peu de temps, elles peuvent finir par nous enfermer dans nos propres doutes. Certaines personnes peuvent même finir par se détourner complètement de la musique. » Valérie reporta son regard sur la jeune fille. « La puissance des mots peut te faire douter de toi même. Elle peut te convaincre que tu n'es pas à la hauteur, alors que ce n'est pas la vérité. »
Elle marqua une courte pause, lui laissant le temps d'arranger ses pensées. « Je ne souhaitais vraiment pas jouer à la maestro sans cœur ni émotion tu sais. Mais je voulais te permettre de prendre conscience de tes propres limites, afin que nous puissions travailler dessus ensemble. Pour que tu aies les armes nécessaires lorsque quelque chose se dressera sur ta route. » Son sourire s'accentua légèrement. « Tu es une personne vraiment forte. Tu peux être fière de toi, Zen. » Et, cette fois, Valérie ne disait pas cela simplement pour lui faire plaisir. Elle le pensait sincèrement.
@Zenaïda Carter, j'espère que Zen ne va pas fuir
Car Valérie ne souhaitait qu'une chose : que rien ni personne ne puisse un jour conduire Zenaïda à cet état là. Si la jeune sorcière souhaitait réellement être prise sous son aile, la maestro devait apprendre à connaître ses fragilités autant que ses forces. D'abord pour construire un environnement suffisamment sécurisant pour elle et pour sa musique, mais aussi pour lui permettre de mieux se comprendre elle même. Après tout, apprendre à maîtriser son esprit, c'était aussi apprendre à maîtriser sa magie. Et lorsque l'on parvenait à trouver cet équilibre, tout ce que l'on créait pouvait gagner en profondeur et en puissance.
Valérie voulait être là pour accompagner Zenaïda malgré les obstacles et les embûches qui pourraient se dresser sur sa route. Certes, sa méthode était rude. Peut-être même discutable. Mais elle avait permis à la cheffe de chœur d'apercevoir quelque chose d'essentiel chez la jeune Poufsouffle : sa force et sa persévérance. Zenaïda n'était pas seulement une excellente musicienne. Valérie entrevoyait également le potentiel d'une grande sorcière. Mais pour y parvenir, il lui faudrait apprendre à se confronter à elle même, à reconnaître ses limites et, surtout, à trouver son propre équilibre.
Valérie était bien placée pour savoir que la voie musicale était semée d'embûches. Les critiques, les comparaisons et les doutes pouvaient rapidement devenir pesants. Mais elle savait également que le plus grand ennemi d'un artiste était parfois lui même. Et elle ne voulait absolument pas que Zenaïda tombe dans ce piège.
Son talent musical était indéniable et, au vu de son niveau actuel, elle semblait apprendre rapidement. Ce dont elle avait besoin ne se limitait donc pas à des leçons techniques ou à un apprentissage superficiel. Il fallait lui montrer qu'elle pourrait toujours compter sur elle même, et qu'aucune parole, aucune critique, aucune personne ne devrait avoir le pouvoir de la faire renoncer à ce qui la faisait vibrer.
Valérie s'éloigna un instant avant de revenir près de la jeune fille. Elle lui tendit une boîte de mouchoirs ainsi que quelques chocogrenouilles. « Je suis désolée mon canard. Crois moi, je n'aime pas faire ça. » Sa voix s'était faite bien plus douce. « C'était ta première leçon : apprendre à connaître tes propres limites. » La cheffe de chœur lui adressa un sourire sincère avant de poursuivre. « Tu es une jeune femme qui va réaliser de grandes choses. Tu possèdes une technique musicale et une force d'esprit remarquables. Ce qui vient de se produire montre à quel point tu es prête à te battre pour ce que tu veux. Et c'est précisément cette détermination qui pourra faire ton succès. »
Elle leva les yeux vers le plafond dans un léger soupir. « Les gens comme nous sont constamment jugés. Pas assez doués. De mauvais accords. Une technique qui laisse à désirer. Pas assez talentueux... Et lorsque toutes ces remarques s'enchaînent en peu de temps, elles peuvent finir par nous enfermer dans nos propres doutes. Certaines personnes peuvent même finir par se détourner complètement de la musique. » Valérie reporta son regard sur la jeune fille. « La puissance des mots peut te faire douter de toi même. Elle peut te convaincre que tu n'es pas à la hauteur, alors que ce n'est pas la vérité. »
Elle marqua une courte pause, lui laissant le temps d'arranger ses pensées. « Je ne souhaitais vraiment pas jouer à la maestro sans cœur ni émotion tu sais. Mais je voulais te permettre de prendre conscience de tes propres limites, afin que nous puissions travailler dessus ensemble. Pour que tu aies les armes nécessaires lorsque quelque chose se dressera sur ta route. » Son sourire s'accentua légèrement. « Tu es une personne vraiment forte. Tu peux être fière de toi, Zen. » Et, cette fois, Valérie ne disait pas cela simplement pour lui faire plaisir. Elle le pensait sincèrement.
@Zenaïda Carter, j'espère que Zen ne va pas fuir
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Travailler, vibrer, composer
Zenaïda ne cessait pas de battre la mesure avec son crayon tout en laissant ses larmes couler. Et tout dans sa tête tourbillonait :
Elle n'avait qu'une envie : fuir loin d'ici et ne plus jamais croiser le chemin de la cheffe de choeur. Elle voulait juste mourrir de honte et de désespoir. Elle baissa donc les yeux continuant de déverser toute sa honte. Sa main cessa de battre la mesure et son crayon se perdit dans les plis de sa jupe.
Elle était juste foutu et en l'espace d'une simple conversation, elle avait gaché toutes ses chances d'avenir.
Jusqu'à ce que la Poufsouffle découvrit une boîte de mouchoirs et des chocogrenouilles qui se matérialisaient sous ses yeux. Lentement elle releva la tête et découvrit Miss hamilton qui sétait approchée d'elle.
Et, comme si elle avait entendu son cri intérieur, elle usa d'un surnom. Elle usa de la gentillesse dont Sonia lui avait tant parlé. Elle prit un mouchoir et sans attendre, se moucha bien fort. Puis, elle s'empara des friandises et telle une Poufsouffle, les mangea, les unes après les autres.
Et tout en dégustant, elle écoutait chaque mot, chaque parole de l'adulte.
Et à chaque parole, Zenaïda fixait de plus en plus l'adulte. Pourquoi lui dire qu'elle avait les capacités de se battre ? Pourquoi soudainement, lui faire autant de compliments ? Pourquoi toute cette scène pour au final, revenir à ce qu'elle cherchait depuis le début ?
Elle ne dit rien.
Elle écoutait.
En silence.
Et puis l'explication vint.
Les gens comme nous sont constamment jugés.
Voilà pourquoi l'adulte avait usé de toute cette rudesse essayant de chercher si Zenaïda aimait réellement la musique pour en faire son métier ou si c'était juste une passion de passage.
La puissance des mots peut te faire douter de toi même. Elle peut te convaincre que tu n'es pas à la hauteur, alors que ce n'est pas la vérité.
Voilà exactement pourquoi la deuxième année réfléchissait toujours avant de parler. Parce que n'importe quelle parole pouvait blesser une personne et ensuite, la faire douter jusqu'à lui couper son rêve.
La jaune et noire écoutait toujours. Elle n'osait rien faire mis à part écouter. Et bientôt, elle comprit exactement où Miss Hamilton voulait en venir. Cela n'avait pas fait plaisir à l'adulte de se comporter comme ça mais si elle l'avait fait, c'était pour le bien de Zenaïda. Et si cette dernière n'aimait clairement pas cette méthode, elle se sentait un peu plus soulagée. Elle respira jusqu'à ce que la voix de la maestro déclara :
Tu es une personne vraiment forte. Tu peux être fière de toi, Zen.
Là, la jeune fille se figea.
De tout ce qui venait d'être dit, c'était sans doute ce qui lui fit le plus de mal.
Non, elle n'était pas forte.
Non, elle n'était pas fière d'elle.
Parce que sinon, elle se serait battue pour de vrai sans pleurer. Elle aurait tenu bon sans flancher.
- J-Je... Je suis loin d'être forte. V-Voyez vous-même : dès la première leçon, je flanche déjà ! J-Je... C-C'est Soso qui m'a en quelque sorte encouragé à venir vers vous. E-Elle m'a affirmé que vous étiez gentille et à l'écoute et puis, bah, voilà...
Zenaïda renifla. Elle se sentait simplement impuissante et complètement perdue.
@Valérie Hamilton Presque mais les chocogrenouilles et les surnoms ont eu raison d'elle
@Sonia Ross pour la mention
1. Elle venait de s'humilier à vie devant Miss Hamilton
2. Elle n'était ni courageuse, ni persévérante et encore moins forte pour endurer tout ce que la Maestro venait de lui dire
3. Elle avait dit être prête mais ses larmes montraient le contraire.
4. Ce qui fait donc de Zenaïda Carter une menteuse.
Elle était juste foutu et en l'espace d'une simple conversation, elle avait gaché toutes ses chances d'avenir.
Jusqu'à ce que la Poufsouffle découvrit une boîte de mouchoirs et des chocogrenouilles qui se matérialisaient sous ses yeux. Lentement elle releva la tête et découvrit Miss hamilton qui sétait approchée d'elle.
Et, comme si elle avait entendu son cri intérieur, elle usa d'un surnom. Elle usa de la gentillesse dont Sonia lui avait tant parlé. Elle prit un mouchoir et sans attendre, se moucha bien fort. Puis, elle s'empara des friandises et telle une Poufsouffle, les mangea, les unes après les autres.
Et tout en dégustant, elle écoutait chaque mot, chaque parole de l'adulte.
Et à chaque parole, Zenaïda fixait de plus en plus l'adulte. Pourquoi lui dire qu'elle avait les capacités de se battre ? Pourquoi soudainement, lui faire autant de compliments ? Pourquoi toute cette scène pour au final, revenir à ce qu'elle cherchait depuis le début ?
Elle ne dit rien.
Elle écoutait.
En silence.
Et puis l'explication vint.
Les gens comme nous sont constamment jugés.
Voilà pourquoi l'adulte avait usé de toute cette rudesse essayant de chercher si Zenaïda aimait réellement la musique pour en faire son métier ou si c'était juste une passion de passage.
La puissance des mots peut te faire douter de toi même. Elle peut te convaincre que tu n'es pas à la hauteur, alors que ce n'est pas la vérité.
Voilà exactement pourquoi la deuxième année réfléchissait toujours avant de parler. Parce que n'importe quelle parole pouvait blesser une personne et ensuite, la faire douter jusqu'à lui couper son rêve.
La jaune et noire écoutait toujours. Elle n'osait rien faire mis à part écouter. Et bientôt, elle comprit exactement où Miss Hamilton voulait en venir. Cela n'avait pas fait plaisir à l'adulte de se comporter comme ça mais si elle l'avait fait, c'était pour le bien de Zenaïda. Et si cette dernière n'aimait clairement pas cette méthode, elle se sentait un peu plus soulagée. Elle respira jusqu'à ce que la voix de la maestro déclara :
Tu es une personne vraiment forte. Tu peux être fière de toi, Zen.
Là, la jeune fille se figea.
De tout ce qui venait d'être dit, c'était sans doute ce qui lui fit le plus de mal.
Non, elle n'était pas forte.
Non, elle n'était pas fière d'elle.
Parce que sinon, elle se serait battue pour de vrai sans pleurer. Elle aurait tenu bon sans flancher.
- J-Je... Je suis loin d'être forte. V-Voyez vous-même : dès la première leçon, je flanche déjà ! J-Je... C-C'est Soso qui m'a en quelque sorte encouragé à venir vers vous. E-Elle m'a affirmé que vous étiez gentille et à l'écoute et puis, bah, voilà...
Zenaïda renifla. Elle se sentait simplement impuissante et complètement perdue.
@Valérie Hamilton Presque mais les chocogrenouilles et les surnoms ont eu raison d'elle
@Sonia Ross pour la mention
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
