TW Je vais rentrer.

Pour connaître le contenu de la lettre présente dans ce Rp, elle est ici.
·𖥸·
Voici un petit résumé pour ceux qui n’ont pas le temps : les parents d’Artamiel lui souhaite un joyeux anniversaire, sans oublier d’ajouter qu’ils sont là pour lui.


Légendes :
*Pensées*
Gestes / Narration
Paroles

Mercredi 13 septembre 2051, 14:41

TW : Crise d'angoisse, comportement impulsif


Debout, sur les bords de l’eau, une chemise mi ouverte, sans cravate ni veston, je suis figé. La feuille se froisse dans ma main, le craquement de la pression que je met sur cette lettre éclatant jusque dans mes oreilles. Le son est sec, coupant court à toutes conversations entre le vent et les feuilles autour de moi. Je mange l’intérieur de ma lèvre, remontée en une grimace sordide, jusqu’à ce qu’un goût métallique se glisse sur ma langue, mes yeux argentés se plissant un peu plus. Aujourd’hui est un jour de fête, les mots posés sur ce papier sont ceux que j’ai besoin d’entendre, surtout après tout ce qui s’est produit ces derniers mois. Ma famille se soucis de moi, m’accepte malgré les hauts et les bas. Mais est-ce que je le veux vraiment ? Accepter si facilement les choses, alors que je me débat avec moi-même pour respirer dans le même espace que les gens sur cette planète ?

Je sens bien que quelque chose ne va pas avec moi. Quel est le nom de cette sensation, cet étrange mélange entre savoir qu’il y a un soucis, sans pour autant en connaître l’origine, la provenance, la cause. Comme si une partie de ce mal-être avait été complètement effacé. Pourquoi ai-je du mal à comprendre les codes, pourquoi ai-je du mal à être normal, à me sentir comme tel ? Je regarde le parchemin froissé dans ma main, avant de laisser mon regard glisser sur mes doigts squelettiques pincés sur un autre morceau de papier. Une photo de moi, et mon chien, blottis l’un contre l’autre, bien loin de toutes ces réflexions qui me parasitent l’esprit aujourd’hui. De la bile remonte le long de ma gorge alors qu’un haut-le-cœur me passe, me faisant serrer les dents jusqu’à ce qu’elles émettent un grincement sourd dans mon crâne. Un autre haut-le-cœur, que j’essai de retenir tant bien que mal jusqu’à en tousser.
*Endure. Endure Artamiel, endure, endure endure endurendure…*
Pourquoi je n’arrive pas à accepter le changement ? Le stress, l’anxiété de ne plus savoir, ni pouvoir anticiper en avance ? Ou simplement cette insécurité de ne plus appartenir nul part ? Tout est flou, et plus je cherche, plus ma tête est douloureuse, laissant la brume l’envahir complètement. Je siffle de douleur, un sanglot sans larmes m’échappant alors que je sens mes jambes trembler. Je perds mes repères, le contrôle de ce que je pensais évidant, et je trouve ça terrifiant.


"Je ne sais pas, je- j’ai dis que je ne savais pas…"

Peut-être que je ne sais pas.
Peut-être que j’ai le droit de ne pas savoir.
Mais je sais que je suis bien loin de l’ignorance, et je ne dis pas ça juste parce que je ne sais rien. Jamais de maladresse, pas de faux pas. Droit, froid, un cœur éteint peu importe les obstacles. Mes 'Je ne sais pas' ne sont que des excuses à cette porte que je refuse d’ouvrir, parce que le silence est plus confortable que de faire face à des émotions dont je ne connais rien.
*C’est tellement tentant…*
J’envie l’ancien moi, qui s’autorisait la lâcheté, qui fuyait lorsque cette vague de sentiments étaient prête à lui tomber dessus, abandonnant les liens contre le confortable de son apathie. Mais un autre sanglot m’échappe, sans qu’aucune perle salée ne coule le long de mes joues. Je ne peux pas faire ça, pas avec l’affection poreuse qu’il me reste. J’oublie, j’oublie tant et si vite que ma confiance en moi s’effondre sans efforts. J’ai l’impression qu’on m’arrache ce qui m’appartient, qu’on me vole le peu de bon sens humain que je semble posséder. J’oublie Soun, son odeur, ses aboiements, je l’oublie, et je ne peux rien y faire.
Je ne peux rien y faire, comme j’ai oublié cette odeur fruitée, ce goût de cerise, amer et froid contre mon palais.
Cette froideur familière me remonte, mes pas incertains me menant jusqu’au bord du lac. D’où vient cette odeur ? Pourquoi mes doigts de lilas semblent plus dangereux encore quand j’y repense ? Le son de l’eau contre les galets, se frémissement presque vivant chatouillant les parties les plus profondes de mon esprit, me permet de ralentir mes pensées un moment, ma main relâchant la lettre comme une feuille morte dont la saison est passé, avant qu’elle ne s’écrase entre deux roches et ne glisse vers les fonds.


"Rappelle toi, rappelle toi je t’en supplie… pourquoi- pourquoi tu te rappelles des choses insignifiantes bordel ?! Tout est déjà si insipide, et toi, TU OUBLIS !"

Ma voix se brise, ma gorge se serre sur mes mots, pour m’empêcher de les prononcer, de crier la vérité au reflet du garçon aux iris ternes en face de moi. Mes yeux son écarquillés, mes cernes creusent, ma respiration complètement hachée, entrecoupée d’hoquet insupportables. Penché vers l’avant, le poids de ma boucle d’oreille semble me basculer dans ce vide bleu, qui appelle au calme et à la sérénité rien qu’à le regarder. Mais ce n’est pas ce que je veux, ce n’est pas ce que je cherche, cette eau lisse, c’est ce que je veux éviter.
*Papas. Papas, Callisto. Callisto, Moun. Moun, …*
J’abandonne ma photo au bord du rivage, suivis rapidement de mes chaussures, et d’un « Splash » assourdissant. La lettre est sûrement noyée depuis longtemps, comme mes réflexions, et cette obsession pour les échappatoires. Je ne veux plus être ici, être attaché à ces sensations désagréables qui me colle à la peau. Je commence à nager rapidement, mon corps fin mouvant comme une ballerine à chacun de mes mouvements, l’eau froide du lac mordant ma peau claire, m’arrachant un soupir soulagé alors que mon regard orageux est accroché au loin, inflexible.
*Je veux rentrer. Je vais rentrer.*


@Lyam Coyle
@Alaric Blackwood
@Skye Galloway

Encore merci à vous trois d’avoir accepté cette proposition, ça me fait vraiment plaisir !
960 mots
Dernière modification par Artamiel Saul le 20 sept. 2026, 18:24, modifié 1 fois.

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

TW Je vais rentrer.
Ce qui est cool avec cette année, au moins, c'est que maintenant j'ai le droit d'emprunter une barque. Il ne m'a pas fallut longtemps pour le décider à tester ça. Même si je n'ai pas trop de raison d'être ici, je voulais au moins essayer. J'ai embarqué Crius et mon sac de dessin avec moi. Mais mon serpent est actuellement en train de faire un somme au soleil, et j'ai pas envie de dessiner. Je finis juste par me retrouver assis au fond de la barque, les pieds par dessus bord.

Bon, on va pas se mentir que rester à ne rien faire à quand même un inconvénient majeur : je pense trop. Et encore, ça va que les vacances étaient cool. J'ai réussi à aller en Laponie sans ma famille, j'ai fais du baby-sitting. Enfin baby, c'est relatif.
Mais Aisling m'en veut toujours autant. Ouais, j'ai vraiment plus aucune idée de comment je peux me réconcilier avec elle là. Pourquoi est-ce que je m'embête à essayer alors que je sais très bien qu'elle ne veut pas ? Peut-être parce que moi ça me fait mal qu'on se soit éloigné. J'arrive même pas à m'en vouloir pour ce que j'ai fais. Elle n'a aucune raison de me détester comme ça. C'était une purée de blague ! Il ne s'est même pas passé quelque chose de grave. Ils se sont fait tous choper dès le début, il lui ai rien arrivé. Hormis marcher un peu dans les couloirs. Nous, à la limite, les nôtres ont presque eut le temps de commencer l'activité qu'on avait préparé. Ils ont eu le droit aux discours et tout. Le groupe d'Ash, rien du tout !
Elle me déteste pour rien !

Je me redresse en entendant un plouf. C'est moi ou quelqu'un vient de sauter dans l'eau ? J'aperçoit effectivement une petite tête. Zut mais qu'est-ce que c'est que ce délire ? Pourquoi y'a un truc qui vient de plonger nom d'un scroutt ?
Je rapproche ma barque de lui avant de mettre mes mains en porte-voix et de crier.

- Et oh dis tu fais quoi là ?! Tu t'casses ?

Je ne peux pas m'empêcher de rigoler à ma propre blague. Nan sérieux, tout le monde sait que c'est pas possible d'atteindre quoi que ce soit à la nage depuis ici. Ni la Forêt Interdite, et encore moins Près-au-Lard. Ou alors c'est vraiment en sale trou de balle. Nan, mais la mec est juste en train de faire sa petite nage de la semaine. Bien sûr oui, tout habillé.
Sinon, il fout quoi là en vrai ?

434 mots
J'espère que mon post vous convient !

5A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches

TW Je vais rentrer.
Ça faisait maintenant une semaine et demi que les élèves de Poudlard avait reprit les cours, et Alaric avait déjà des problèmes. En même temps, il était compliqué de régler des problèmes quand on les évitait comme si sa vie en dépendait… Mais, en même temps, ça ne faisait qu’une semaine et demi qu’il était rentré… Les problèmes pouvaient attendre un peu, non ? Il n’aurait pas le choix, de toute façon. C’était lui qui décidait combien de temps ça prendrait. Plus ou moins.

Toujours était-il qu’il voulait y échapper, et, faute de Lysandre, qu’il avait perdu après le repas, il avait décidé de sortir pour prendre l’air en espérant ne croiser personne qu’il connaissait, ou qui voudrait lui chercher des noises. Il voulait juste se vider la tête, rien de plus. Pour une fois. En approchant du lac, il se souvint du plongeon qu’il avait fait dedans l’an dernier. Il avait vraiment mal commencé l’année, mais il l’avait plutôt bien terminée… Si les grandes vacances ne comptaient pas, bien entendu.

Mais alors qu’il allait continuer sa route, une silhouette au bord du lac attira son attention. De loin, il aurait presque pu croire que c’était un fantôme ou un…

Un fantôme… Saul?

Alaric plissa les yeux, les sourcils froncés. Il n’aurait jamais pensé le croiser de si tôt… Il avait été tellement préoccupé par… Tout le reste, qu’il avait à peine salué ses compagnons de dortoir. Après tout, Saul et lui avaient beaucoup parlé de beaucoup de choses, et, bizarrement, ces discussions avaient toujours été intéressantes, et il avait toujours eu l’impression d’en sortir… Changé. C’était étrange la façon dont certaines personnes entre dans ta vie sans même que tu t’en rendes compte…

Mais là, Saul n’avait pas l’air… Comme d’habitude. Certes, il avait toujours été un peu excentrique, mais pas au point de sangloter en marchant vers le lac, en froissant un parchemin dans sa main. Il avait l’air vraiment mal en point… Attendez… Rêvait-il ou était-il en train de se déchausser et de… Il venait de sauter. Bon, que pouvait faire Alaric, maintenant ? Il n’allait pas sauter à sa poursuite, pas vrai ? Et puis il y avait une barque, là-bas, il allait le voir et se demander ce qu’il ferait ici… Pas vrai ? Il n’était pas obligé de…

Oh, et puis mince...

Alaric soupira avant de se dire que ça, pour le coup, ça lui changerait les idées, et il courut jusqu’au bord du lac. Bon, il n’allait pas sauter, il ne gâcherait pas ses vêtements, il y tenait trop, mais ça ne l’empêchait pas de garder les affaires d’Artamiel… Et surtout, de l’interpeller. Peut-être que ça le calmerait de voir une tête connue ?

– Saul ! Qu’est-ce que tu fiches ? Tu vas te faire punir si quelqu’un te voit!

469 mots
Et me voilà @Lyam Coyle et @Artamiel Saul! ^^

Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR

TW Je vais rentrer.
L’eau glacée glisse le long de ma peau clair, mes cheveux trempés collés contre mon visage. Mes mèches d’or se perdent dans l’eau, créant une vision bien étrange, d’une sirène ou d’une fée perdue, dont les cheveux se transforment en algues dorées au fur et à mesure qu’elle s’avance dans les profondeurs. Je prends de grande inspirations, les battements de mon cœur s’accélèrent à l’idée de m’enfoncer dans le noir profond du lac dans lequel je nage. Mes pensées sont anesthésiées pas le froid, mes lèvres couleur lavande s’approfondissent encore, tout comme le bout de mes doigts qui semblent incapable d’attraper l’horizon que j’essai d’atteindre tant bien que mal. Mais c’était sans compter sur une interruption soudaine, d’un garçon aux cheveux couleur coquelicot, assis au milieu d’une barque.
*Gulp..!*
Je tousse un instant, arrêtant ma course après avoir bu légèrement la tasse, surpris. Sans efforts, je fais du surplace, mon regard acier droit sur lui, une main serrée autour de ma gorge. Personne ne doit me voir dans cette état, c’est hors de question, pas quand mon esprit fait fuiter mon discernement comme du verre éraflé. Et qu’elle est la probabilité que quelqu’un se retrouve ici, au même moment que moi ? Apparement, assez élevée, puisque je me retrouve à devoir serrer les dents pour ne pas cracher mon venin à la figure de cet énergumène tout de suite.
*Quelle perte de temps.*


"Qu’est-ce que ça peux te faire ?! Quoi, tu vas bloquer mon chemin avec ta barque rongée par les mites ? Ou plonger dans l’eau pour me traîner par les cheveux peut-être ?"

Ma respiration s’accélère, et au fur et à mesure que les mots m’échappe avec un ton sec et intransigeant, je sens bien que mon anxiété ne fait qu’empirer. C’est incomparable, cette impression de noyade, alors que mon nez est bel et bien au-dessus de l’eau. Je ne veux parler à personne, je ne veux voir personne, je veux partir. Laissez moi partir, laissez moi partir.
*Laisse moi partir…*
J’évite son regard bleuté, j’ouvre la bouche, essayant tant bien que mal d’inspirer le plus d’air possible pour mes poumons écrasés d’anxiété dans ma cage thoracique, mon corps me paraissant lourd d’émotions que je me refuse de porter, mais qui me font couler malgré tout dans les tréfonds de mon dénis.


"C’est pas vrai… dégage ! Je t’es rien demandé, DÉGAGE !"

Ma voix éclate, la fissure infernale de mon cœur s’agrandissant encore, ma gorge s’enrouant presque tant je l’utilise peu. Soudainement, j’ai l’impression que l’eau autour de moi est en ébullition, brûlante, et le peu de barrières d’indifférence qu’il me restent fondent comme neige au soleil. Les sourcils froncés, la mâchoire bloquée, mes iris glaciales jettent des éclairs de colère au garçon, de peur, d’appréhension aussi. Je ne veux pas qu’il me regarde, qu’il me fixe, ni qu’il comprennes ou devines quoique ce soit. Il n’es personne pour ça. Je veux qu’il s’en ailles, loin, très loin de moi. Je veux m’éloigner, loin, très loin de tout. Mais quand une voix familière résonne derrière moi, je sens bien que malgré tout ce que je voudrais éviter, ça semble déterminé à me revenir en pleine tête. Ma voix se brise complètement alors que je tourne mon visage terrifié vers le rivage, mes joues creusent et mes cernes accentuées par la froideur de l’eau me donnant un air bien plus cadavérique que fantomatique.

"..Alaric..?"

*D’abord cet imbécile, maintenant toi ?*
Apeuré, un hoquet m’échappe et je manque de couler, incapable de savoir ce que je veux, ou dois faire. Mon cœur s’emballe complètement, et je fais un descente d’organes violente, mon teint livide empirant directement à son tour. Pourquoi rien ne va dans mon sens ? Pourquoi je n’arrive plus rien à prévoir ? Tout semble glisser entre mes doigts, et j’ai beau enfoncer mes ongles dans mes paumes, ça n’y change absolument rien.
*Ne me regarde pas, je t’en supplies, ne me regarde pas ne meregardepas…*


@Lyam Coyle
@Alaric Blackwood

660 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."