souffle de renouveau ou vent de lassitude
【A une des sorties du château pour entrer dans le parc • Tôt le samedi 23 septembre 2051, vers 8h30】
【Jaelyn, 11 ans, #5A1F5F】![]() |
【PNJ Anthony Vaughan-Caldwell dit Esper, le grand-frère, 17 ans ½, #2e006c】 |

ᔓᔕ
Dans un foyer croyant, le passage du temps n'est pas que célébré, mais quasiment vénéré. Et quitter matériellement ledit foyer ne mène pas à l'arrêt de ces habitudes, encore moins pour Esper [Anthony] qui s'était donné pour mission de ne pas perdre le lien religieux qui le reliait à sa famille.
Et cette année? He bien elle est toute particulière, parce que Jaelyn foulait à son tour les couloirs centenaires du château, et plus encore: le sol de sa propre maison, Gryffondor.
Ce matin, une lettre signée de la main de leur mère avait scellé la journée de Jaelyn à l'occasion de cette première célébration loin les uns des autres. Luell avait chargé son fils aîné de passer la journée avec sa sœur, comme ils l'auraient fait en famille en suivant le courant animiste que pratiquait leur mère avec un dévouement que Jaelyn ne cherchait pas activement à comprendre et donc pas à remettre en cause. Enfin, pas entièrement.
Les habitudes de Mabon étaient ancrées en elle comme tant d'autres. Aussi, à son réveil, la blonde s'activa mécaniquement à changer ses draps et faire brûler une bougie autour de son coin de dortoir pendant qu'elle remettait de l'ordre dans ses affaires. Une pensée fugace lui dessina sa mère, sûrement déjà active depuis le lever du soleil pour nettoyer et purifier leur appartement.
Son lit propre, ses vêtements réorganisés et repliés, la poussière vaguement retirée de ses meubles et sa personne rafraîchie par une douche fraîche, la blonde ne s'attendait pas à tomber immédiatement sur son frère en quittant le dortoir. Et elle s'attendait encore moins à ce qu'il lui annonce avoir leur programme prêt pour la journée.
- Maman m'a envoyé une lettre, elle t'en a aussi envoyé une, et non, je ne te l'ai pas ramenée. une moue se forme sur le visage de la blondinette qui soutient le regard de son frère. Au fond, évidemment qu'elle ne voulait pas qu'il touche à ses affaires. Mais par principe? Par pur esprit de contradiction? Bien-sûr qu'elle était agacée qu'il n'ait pas pris la peine de lui éviter cette marche aussi insignifiante soit-elle, en lui ramenant la lettre lui étant destinée. J'ai déjà le programme, comme ça on perd pas de temps. Tu as fait un peu de ménage dans ton coin de dortoir?
Comment ça, "notre"? Il est fou ou quoi? Il a respiré trop de vapeurs de potions? C'est un sortilège qui lui a mis des idées bizarres en tête? Et il continue
Mais les mots s'échappent autrement de sa bouche.
- Bah oui, j'suis pas débile. Je sais par quoi commencer hein. un mauvais regard pour le dévisager de la tête aux pieds plus tard, et d'autres mots glissent sur sa langue aussi naturellement que sa respiration. J'suis pas débile sérieux.
- Très bien, il baissa les yeux sur la lettre sans se formaliser un instant du ton acerbe de sa sœur ou de son mauvais regard. Après ça on va s'occuper de notre baguette, aller prendre le petit-déjeuner en privilégiant les produits naturels, et récolter les restes pour en faire l'offrande. Je pense que faire ça près du parterre de l'amitié, c'est bien. Et du coup, on en profitera pour ramasser de quoi décorer notre coin de dortoir. Il observe un instant sa cadette qui fronce fort les sourcils sous son regard, hésitant une seconde à émettre la proposition lui étant passée par la tête. Non, proposer à Jaelyn son aide pour faire une couronne avec ce qu'ils allaient ramasser était tout sauf une bonne idée. Alors il changea d'idée. T'as très faim?
⊱•─୨୧─•⊰
Leur cousine les avait rapidement rejoints tandis que le frère et la sœur s'étaient installés au près de l'âtre de la salle commune pour l'entretien de leur baguette. Huile, baume, chiffon, et puis doigts collants. Une étape de faite sur ce programme qui pesait déjà sur le moral de la blondinette.
Et comme si ce n'était pas assez, Esper [Anthony] avait même cherché à diriger sa tenue en lui rappelant des règles qu'elle trouvait quand même stupide: des matières naturelles aux couleurs de saison et surtout pas d'animal. Comme si elle comptait se ramener avec un pull en poils de boursoufflet.
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En rejoignant la grande salle avec son frère -leur cousine ayant préféré aller grappiller quelques instants de sommeil en plus- la blonde tirait la tronche. Et pour cause, elle n'aimait absolument pas son accoutrement. |
Et même là, le repas ne put sauver son humeur car attentivement surveillé par son frère. Les fruits oui, ils avaient même été forcés dans son assiette. Mais le chocolat chaud? Non. Elle avait même cru qu'il comptait lui refuser la confiture à un moment!
Alors une fois un repas "naturel" avalé sous les soupirs et agacements de Jaelyn, Esper [Anthony] récupéra les pépins et peaux de fruits qu'il garda dans le creux de sa main en quittant la grande salle, faisant attention aux passages d'enfants trop pressés.
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@Noa Vane et voilà, un bon pavé avant de dormir
et je te met ici le plan du parc, je les imagine au niveau de la sortie près du point 9, mais c'est flexible si tu veux changer pour la cohérence! :
souffle de renouveau ou vent de lassitude
L'automne pointait enfin le bout de son nez. Les arbres avaient revêtu leurs plus belles couleurs : leurs feuilles rouges, orange, jaunes et dorées brillaient sous les derniers rayons du soleil, tandis que certaines se détachaient doucement des branches avant de valser dans le vent et de se déposer sur l'herbe humide du parc. Sous ses pas, les feuilles mortes craquaient doucement, au plus grand plaisir de Noa, qui prenait soin de marcher sur les plus gros tas encore épargnés par le vent.
Un courant frais lui glissait sur le visage et faisait frissonner ses bras, qu'elle réfugia un peu plus encore dans son gros pull de coton. L'air sentait la terre humide, les feuilles mouillées et l'écorce des vieux arbres. Dans les branches, on pouvait entendre le chant discret des oiseaux, mêlé au murmure du vent et, au loin, au bruit du lac en mouvement
Cela faisait des années qu'elle n'avait pas eu aussi froid — les hivers australiens descendaient à peine sous les étés écossais — et ça lui avait manqué.
Ils avaient leurs traditions, en Océanie, mais l'équinoxe de septembre annonçait le retour du printemps dans son ancienne maison. Pas l'automne. Bien sûr, elle avait gardé les traditions de sa mère, mais les choses n'avaient jamais pu être pareilles qu'en Grande-Bretagne.
C'était pour cela que, ce matin-là, elle s'était précipitée pour célébrer Mabon. Elle avait brûlé des bougies au réveil, mangé une simple pomme au petit-déjeuner et était maintenant partie marcher dans le parc pour la traditionnelle promenade.
Elle savait qu'elle ne pourrait pas respecter toutes les coutumes à Poudlard. Certaines étaient tout simplement impossibles ici. L'Australienne se rappelait pourtant ses récoltes dans le verger, perchée sur les épaules de son père. Les petits moments passés à cuisiner avec ses parents. Et les couronnes qu'elle tressait avec de vieilles feuilles mortes — un peu comme celles qu'elle faisait avec Lili.
Peut-être pourrait-elle en faire une, de couronne.
Noa releva les yeux vers les arbres, à la recherche des plus belles feuilles, avant de remarquer deux silhouettes qui avançaient dans sa direction. Un garçon et une fille. Le garçon tenait des morceaux de fruits, des pépins et des épluchures dans ses mains, comme s'il y faisait très attention.
La petite blonde avait entendu parler de cette tradition — faire offrande des restes du repas — mais n'y avait jamais pris part. Après les grands repas de famille, il restait rarement quelque chose à offrir.
Son début de Mabon s'était bien passé, pourtant. Mais une chose manquait à ces célébrations dont elle gardait un si joli souvenir : elle était seule.
Sa mère, son père et même son cousin ne la regardaient pas sauter dans les feuilles mortes comme avant. Elle n'entendait pas le rire de son père, ni le soupir de sa mère.
Et ça lui manquait un peu. Juste un peu.
Alors, quand elle les vit célébrer la même fête que sa famille, elle ne résista pas. Elle se dirigea vers le petit groupe sans plus de cérémonie.
— Vous faites Mabon ?
Son sourire s'agrandit un peu plus encore.
— Moi aussi !
Un courant frais lui glissait sur le visage et faisait frissonner ses bras, qu'elle réfugia un peu plus encore dans son gros pull de coton. L'air sentait la terre humide, les feuilles mouillées et l'écorce des vieux arbres. Dans les branches, on pouvait entendre le chant discret des oiseaux, mêlé au murmure du vent et, au loin, au bruit du lac en mouvement
Cela faisait des années qu'elle n'avait pas eu aussi froid — les hivers australiens descendaient à peine sous les étés écossais — et ça lui avait manqué.
Ils avaient leurs traditions, en Océanie, mais l'équinoxe de septembre annonçait le retour du printemps dans son ancienne maison. Pas l'automne. Bien sûr, elle avait gardé les traditions de sa mère, mais les choses n'avaient jamais pu être pareilles qu'en Grande-Bretagne.
C'était pour cela que, ce matin-là, elle s'était précipitée pour célébrer Mabon. Elle avait brûlé des bougies au réveil, mangé une simple pomme au petit-déjeuner et était maintenant partie marcher dans le parc pour la traditionnelle promenade.
Elle savait qu'elle ne pourrait pas respecter toutes les coutumes à Poudlard. Certaines étaient tout simplement impossibles ici. L'Australienne se rappelait pourtant ses récoltes dans le verger, perchée sur les épaules de son père. Les petits moments passés à cuisiner avec ses parents. Et les couronnes qu'elle tressait avec de vieilles feuilles mortes — un peu comme celles qu'elle faisait avec Lili.
Peut-être pourrait-elle en faire une, de couronne.
Noa releva les yeux vers les arbres, à la recherche des plus belles feuilles, avant de remarquer deux silhouettes qui avançaient dans sa direction. Un garçon et une fille. Le garçon tenait des morceaux de fruits, des pépins et des épluchures dans ses mains, comme s'il y faisait très attention.
La petite blonde avait entendu parler de cette tradition — faire offrande des restes du repas — mais n'y avait jamais pris part. Après les grands repas de famille, il restait rarement quelque chose à offrir.
Son début de Mabon s'était bien passé, pourtant. Mais une chose manquait à ces célébrations dont elle gardait un si joli souvenir : elle était seule.
Sa mère, son père et même son cousin ne la regardaient pas sauter dans les feuilles mortes comme avant. Elle n'entendait pas le rire de son père, ni le soupir de sa mère.
Et ça lui manquait un peu. Juste un peu.
Alors, quand elle les vit célébrer la même fête que sa famille, elle ne résista pas. Elle se dirigea vers le petit groupe sans plus de cérémonie.
— Vous faites Mabon ?
Son sourire s'agrandit un peu plus encore.
— Moi aussi !
517 mots
@Jaelyn Vaughan-Caldwell
Et voici, j’espère que ça te convient !
@Jaelyn Vaughan-Caldwell
Et voici, j’espère que ça te convient !
souffle de renouveau ou vent de lassitude
ᔓᔕ
Entre le visage fermé du garçon et la moue boudeuse de la plus jeune, rien ne donne envie de les approcher de bien près. Et quelque part, peut-être eux-mêmes le savent-ils car l'approche d'une petite -mais alors vraiment petite- tête blonde leur fait aussitôt froncer les sourcils -avec moins d'intensité chez l'aîné- .
Jaelyn la dévisage un instant, sans vraiment chercher à se souvenir de cette figure qu'elle avait pourtant bien dû croiser. C'est une déduction des plus logiques après tout: après presque un mois de cours, même sans trop y faire attention, quelques visages finissent par déclencher cette brève étincelle de "ah oui", d'une reconnaissance latente et passive qui ne parvient pas encore à susciter quoi que ce soit de particulier. D'autant plus pour les autres têtes blondes de la nouvelle promotion. Et puis, sa taille est un indice assez évident: elle est en première année aussi.
Mais rien de tout ça n'intéresse Jaelyn. Oh non. Ce qui retient son attention critique, qui ne cherche nullement à être dissimulée dans son regard débordant de jugement, c'est son accent. Il avait un quelque chose... Qu'elle ne parvenait pas à cerner.
Mais... C'est quoi cet accent? Et puis c'est quoi ce-
L'instant ne dure que quelques secondes entre la première prise de parole de la petite -mais alors vraiment toute petite- blonde et les remarques internes de Jaelyn, coupées par l'intervention de son frère.
- Bonjour, la salutation suit parfaitement son apparence calme et tranquille qui laisse tout autant à croire à un aspect plus renfermé. Pourtant, Esper [Anthony] ne cherche pas à faire culpabiliser ou embarrasser de quelque façon que ce soit l'enfant face à lui pour avoir sauté une simple salutation. Après tout, l'aîné ne la pense pas mal éduquée, juste... particulièrement excitée. et oui, nous célébrons Mabon.
Il n'en faut pas plus à Jaelyn pour lancer un regard incrédule à son frère. Mais sûrement que le pouvoir de son regard ne pèse pas sur son frère comme elle le veut, car ce dernier poursuit. Avec... Avec... Ce qui pousse la blondinette à plisser les yeux tant la vision lui semble improbable.
C'est quoi ce délire encore? Il sourit là? C'est un sourire ça?! Nan impossible. Il sait pas sourire lui. C'est l'ombre. Ouais, l'ombre du paillasson de nez qu'il essaie de faire pousser.
- Ah oui? C'est bien de poursuivre les pratiques, même si ce n'est pas des plus faciles loin de sa famille. Au début, je dois dire que ça me faisait bizarre aussi de ne pas être au milieu de mes proches. Notre mère organise toujours tout un tas de choses.
Et depuis quand il parle autant déjà? Et pourquoi il lui raconte notre vie comme ça lui?! Et depuis quand il est aussi.. Sociable? Trop bizarre.
L'incrédulité se transforme en grimace de ce qui flirte avec le dégoût avant que son regard ne se pose à nouveau sur la fille qui leur fait face pour la dévisager à nouveau de haut en bas, comme si elle assiste a un spectacle incompréhensible.
Et c'est cet instant qu'Esper [Anthony] choisit pour jeter un rapide regard vers Jaelyn, poussé par une pensée qui aurait pu faire crier sa cadette d'offuscation. Mais, ce qui lui passe en tête aurait sans nul doute été encouragé par sa mère. Elle aurait même sûrement vu cette rencontre comme un coup de pouce favorable de Mabon, une intervention de la magie.
Et le souvenir souriant de sa mère accroit de manière tout à fait imperceptible l'ombre du sourire sur ses lèvres.
Cette petite a l'air gentille, assez extravertie pour s'approcher d'eux sans particulièrement les connaitre ou qu'ils n'aient l'air amical... Peut-être qu'elle pourrait devenir une copine pour Jaelyn.
- Dis moi, tu es en première année, non? Ma sœur aussi. commence-t-il en tournant brièvement la tête vers Jaelyn, laquelle réagit immédiatement.
- Qu'est-ce que tu fais? Les mots se pressent sur sa langue avec la même urgence qui habille son regard.
Mais Esper [Anthony] ne s'arrête pas.
- Je m'appelle Esper, et toi? Il laisse un instant passer pour lui laisser le temps de répondre. Si tu es d'accord avec cette idée, on pourrait continuer nos célébrations ensemble? Nous allions chercher un endroit pour faire une offrande avec les produits qui nous ont nourris. Je pensais au parterre de l'amitié. A nouveau il glisse une œillade à sa sœur qui le dévisage avec la même horreur que s'il avait proposé de sacrifier un lapin. Mais à nouveau, ça ne l'arrête pas. Malgré le pressentiment désagréable annonciateur des misères que lui fera sûrement subir sa cadette. C'est peut-être un signe qu'on te croise en s'y rendant d'ailleurs.
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@Noa Vane hihihi c'est impec tout ça!
souffle de renouveau ou vent de lassitude
Noa resta un instant silencieuse, les yeux passant d’Esper à sa sœur, avant de revenir sur le garçon. Elle avait bien remarqué la façon dont la petite blonde la regardait depuis qu’elle était arrivée. De haut en bas, puis encore de haut en bas. Noa baissa même légèrement les yeux sur elle-même, comme pour vérifier qu’elle n’avait rien de bizarre sur son pull.
Peut-être que c’était ses chaussures. Ou ses cheveux. Ou alors son accent. Elle savait qu’il était différent de celui des autres élèves, même si elle ne comprenait pas vraiment pourquoi cela semblait toujours intéresser les gens. Elle releva finalement les yeux vers Jaelyn, lui adressant un sourire, comme si cela pouvait résoudre le mystère. Elle comprenait qu’elle s’y intéressait, il était très original.
— Tu t’appelles Jaelyn, toi, non ? On est de la même promotion !
Puis Esper reprit la parole, et Noa l’écouta avec une attention toute nouvelle. Ils faisaient vraiment Mabon. Ils allaient faire une offrande. Et maintenant, il lui proposait même de venir avec eux. Son sourire s’élargit aussitôt, et elle répondit avec grande impatience.
— Oui !
La réponse était sortie si vite qu’elle sembla elle-même surprise de l’avoir dite aussi fort.
— Enfin… oui, je veux bien ! Je m’appelle Noa.
Son regard se porta de nouveau sur les morceaux de fruits qu’Esper tenait précautionneusement entre ses mains, comme s’ils étaient un fragile petit poussin.
— Vous allez donner ça au jardin ? C’est comme ça que vous faites chez vous ?
Elle se rapprocha d’un petit pas, curieuse, avant de relever les yeux vers lui.
— Chez nous, il reste jamais vraiment d’offrande à faire. Poilu a tendance à tout manger.
L’Australienne sourit de plus belle à la pensée de son petit chien — bien qu’à peine plus petit qu’elle — puis se tourna vers les deux frère et sœur, les yeux pétillants.
— Un signe de Mabon ? Peut-être bien ! Il doit pas vouloir qu’on le fête tout seul.
Peut-être que c’était ses chaussures. Ou ses cheveux. Ou alors son accent. Elle savait qu’il était différent de celui des autres élèves, même si elle ne comprenait pas vraiment pourquoi cela semblait toujours intéresser les gens. Elle releva finalement les yeux vers Jaelyn, lui adressant un sourire, comme si cela pouvait résoudre le mystère. Elle comprenait qu’elle s’y intéressait, il était très original.
— Tu t’appelles Jaelyn, toi, non ? On est de la même promotion !
Puis Esper reprit la parole, et Noa l’écouta avec une attention toute nouvelle. Ils faisaient vraiment Mabon. Ils allaient faire une offrande. Et maintenant, il lui proposait même de venir avec eux. Son sourire s’élargit aussitôt, et elle répondit avec grande impatience.
— Oui !
La réponse était sortie si vite qu’elle sembla elle-même surprise de l’avoir dite aussi fort.
— Enfin… oui, je veux bien ! Je m’appelle Noa.
Son regard se porta de nouveau sur les morceaux de fruits qu’Esper tenait précautionneusement entre ses mains, comme s’ils étaient un fragile petit poussin.
— Vous allez donner ça au jardin ? C’est comme ça que vous faites chez vous ?
Elle se rapprocha d’un petit pas, curieuse, avant de relever les yeux vers lui.
— Chez nous, il reste jamais vraiment d’offrande à faire. Poilu a tendance à tout manger.
L’Australienne sourit de plus belle à la pensée de son petit chien — bien qu’à peine plus petit qu’elle — puis se tourna vers les deux frère et sœur, les yeux pétillants.
— Un signe de Mabon ? Peut-être bien ! Il doit pas vouloir qu’on le fête tout seul.
332 mots
@Jaelyn Vaughan-Caldwell
J’adore la relation de Jaelyn et d’Esper
@Jaelyn Vaughan-Caldwell
J’adore la relation de Jaelyn et d’Esper
souffle de renouveau ou vent de lassitude
ᔓᔕ
Et comme si l'invitation de son frère avait fait planter son système interne qui n'avait jamais eu affaire à une telle situation, la blondinette le dévisage, lèvres entrouvertes, comme s'il venait de changer de peau sous ses yeux. Entre l'autre qui lui sourit comme si tout allait bien, et son frère qui, qui... Il n'y a même pas de mots pour son audace!
Jaelyn a envie de hurler. Voilà.
Elle sent d'ailleurs bouillir en elle la frustration qui ne tarde pas à se changer en colère croissants, gonflante en bouffées qui prennent trop de place dans son petit corps. Mais il y a bien un remède simple et d'une efficacité redoutable face aux humeurs massacrantes de la jeune sorcière: les compliments. La flatterie de son égo touché. Alors quand cette fille ouvre la bouche pour prononcer son prénom, le cheminement dans l'esprit de la fillette se fait en un clignement de paupières.
Elle connait mon prénom. Elle sait qu'on est dans la même promo, elle devait le savoir avant qu'Anthony lui dise. Donc elle me connait. Ou plutôt elle m'a reconnu. Ma légende commence.
Et la petite Gryffondor ne peut s'empêcher de relever légèrement le nez et de se tenir un peu plus droite, comme si être appelée par son prénom est le rappel d'un standing qu'elle doit tenir en toute circonstance. Et puis, n'est-ce pas flatteur d'être reconnue par des gens dont on ignore quasiment l'existence? Si. Si ça l'est.
- Oui, Jaelyn, c'est ça. confirme-t-elle dans un marmonnement encore empreint d'ennui mais où se décèle sans mal un boost d'égo. Et soudainement, le drôle d'accent de la fille n'était plus bien important.
La chose ne manque pas à Esper [Anthony] qui lui glisse un nouveau bref regard, presque amusé par cette dualité entre sa bouderie et sa fierté.
- Alors enchanté Noa. Que Mabon puisse apporter l'équilibre à ton âme. En même temps qu'il la salue, il fait glisser épluchures et pépins dans sa main droite pour libérer sa main gauche et la porter à son cœur puis faire un signe en direction de la jeune fille.
La gestuelle peut sembler particulière mais était la manière traditionnelle de saluer quelqu'un chez eux selon leur mère.
Par ce geste, il transmet symboliquement son énergie vers la sienne, et que son intention est pure.
Et à nouveau, un autre regard vers sa cadette. Toujours en silence, parce que l'effet de la "rappeler à l'ordre" serait dramatique. Et heureusement, il n'y a pas beaucoup à attendre avant que la blonde soupire. Son regard croise celui de cette Noah et à son tour elle reproduit le salut si profond qu'on leur a appris... Mais avec un manque de sincérité qui aurait choqué le cœur fragile de leur mère.
- Que Mabon puisse apporter l'équilibre à ton âme. Souffle-t-elle à son tour en passant rapidement sa main gauche sur son cœur avant de répéter le mouvement vers Noa.
A l'approche de la petite, Esper s'abaisse pour lui laisser inspecter autant qu'elle le voulait les restes de repas au creux de sa main droite et alors même qu'il s'apprête à répondre à sa question, se fait couper par une Jaelyn aux sourcils foncés sur son regard rivé sur la petite blonde.
- Mais non pas au jardin. Répond-elle immédiatement avec une incrédulité frisant le dédain par l'ahurissement que lui cause la question. On rend à la Grande Nature ce qu'elle nous offre pour se souvenir de ses bénédictions qui nous permettent de si bien vivre. Les mots ne sont pas les siens, pas ceux d'une enfant de onze ans, mais bien des mots répétés, entendus jusqu'à ce qu'ils se frayent une place dans son esprit et s'y installent sans qu'elle n'ait besoin d'y réfléchir.
Pendant un court instant, Esper observe les deux petites, songeant à adoucir la réponse de sa sœur, soucieux que Noa se vexe ou ne s'énerve en réponse du ton de Jaelyn, mais à nouveau se fait prendre de court.
- Et puis, "Poilu"? Elle répète en haussant les sourcils. C'est votre animal de compagnie ou votre elfe de maison? Mais dans tous les cas, vous auriez pu trouver mieux comme nom. Je sais même pas si on peut appeler ça un nom. Commente-t-elle en se mettant à avancer pour reprendre leur chemin vers le parterre de l'amitié, suivie par son frère qui adresse un signe de tête à Noa.
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@Noa Vane
hihihi merci!
souffle de renouveau ou vent de lassitude
Noa observa le salut d'Esper avec de grands yeux, avant de tenter de reproduire discrètement le geste contre sa poitrine. C'était drôlement joli, comme façon de dire bonjour. Et puis, il y avait cette histoire d'équilibre de l'âme. Elle ne savait pas exactement ce que ça voulait dire, mais ça sonnait important. Peut-être que Mabon avait le pouvoir de guérir les âmes ? Pas qu'elles puissent être blessées physiquement — c'étaient des âmes, après tout —, mais de leur apporter du réconfort, comme une bonne grosse tasse de chocolat chaud. On se sentait toujours mieux, après du chocolat chaud. Elle se promit de demander à sa mère, ou peut-être à Daisy, si elle s'en souvenait.
La réponse de Jaelyn la sortit de ses pensées. Noa cligna des yeux, puis baissa le regard vers les restes que le frère serrait encore entre ses doigts, un peu déçue de ne pas pouvoir les déposer dans le jardin. Peut-être que ça aurait attiré des créatures, ou au moins quelques moineaux. Mais s'ils devaient offrir ces restes à la Grande Nature, puisque c'était la tradition, il devait bien y avoir une raison.
— Oh ! Alors, c'est pour la remercier ? Comme quand on offre un cadeau à quelqu'un pour son anniversaire ? C'est son anniversaire, du coup ?
Elle n'attendit pas de grandes réponses et se concentra sur les paroles de la petite Gryffondor. Son visage se voila d'indignation à ses remarques sur Poilu.
— Mais Poilu, c'est un très bon nom ! Il est poilu, alors c'est logique. T'aurais voulu l'appeler comment, toi ? Monsieur le Grand et Majestueux Chien ? C'est un peu long, pour un nom. Il ferait trop de bêtises.
Elle ponctua sa tirade par un sourire, avant que ses pas ne se joignent à ceux de la petite fratrie.
La réponse de Jaelyn la sortit de ses pensées. Noa cligna des yeux, puis baissa le regard vers les restes que le frère serrait encore entre ses doigts, un peu déçue de ne pas pouvoir les déposer dans le jardin. Peut-être que ça aurait attiré des créatures, ou au moins quelques moineaux. Mais s'ils devaient offrir ces restes à la Grande Nature, puisque c'était la tradition, il devait bien y avoir une raison.
— Oh ! Alors, c'est pour la remercier ? Comme quand on offre un cadeau à quelqu'un pour son anniversaire ? C'est son anniversaire, du coup ?
Elle n'attendit pas de grandes réponses et se concentra sur les paroles de la petite Gryffondor. Son visage se voila d'indignation à ses remarques sur Poilu.
— Mais Poilu, c'est un très bon nom ! Il est poilu, alors c'est logique. T'aurais voulu l'appeler comment, toi ? Monsieur le Grand et Majestueux Chien ? C'est un peu long, pour un nom. Il ferait trop de bêtises.
Elle ponctua sa tirade par un sourire, avant que ses pas ne se joignent à ceux de la petite fratrie.
@Jaelyn Vaughan-Caldwell
T’en fait pas, Noa s’en rend même pas compte
T’en fait pas, Noa s’en rend même pas compte

