Thémélia l'exploratrice recueil

Introduction

Ce recueil raconte les petites aventures d'un boursouflet jugé suffisamment sage par sa maîtresse (sagedécision ou pas, c'est un autre sujet !) pour être autorisé à circuler librement dans le château quand elles ne peuvent pas être ensemble.
Fini d'être limitée à la salle commune des Gryffondors et au dortoir, endroit très intéressant les premiers jours mais dont on a somme toute vite fait le tour.
Désormais, la petite boule de poils se lance dans l'exploration du Grand Château.

Ce recueil est entamé à l'occasion de l'Inktober 2026

Sommaire

1 : Permission - Le Grand Escalier
2 : La salle des trophées
3 : A la recherche de la salle aux coussins (sur demande)
4 : Un boursouflet au casque
5 : " Qu'on lui coupe la tête !
6 : Un parfum de frustration
7 : Un choix cornélien
8 : Course-poursuite
9 : Murmure d'une peur immatérielle
10 : Un oscar au tableau
11 : Un joujou de hasard
12 : Je voudrais trouver un ami, pour v'nir jouer avec moi !
13 : Ombres et poussières
14 : Baignade interdite
15 : The greatest showboursouflet
Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 oct. 2026, 16:13, modifié 17 fois.

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Dimanche 1er octobre 2051, matinée

Est-ce qu'elle était devenue plus grande tout à coup ?
Ou plus sage ?
Ou... comment ils disent les deux pattes ?
Enfin bref, quelque chose avait changé puisque désormais, elle n'était plus obligé de retourner dans le grand espace derrière le tableau pendant que son amie s'absentait.
Quand elle était toute petite, elle se rappelait qu'elle devait rester là où ils dormaient.
Puis elle avait pu descendre là où il y avait des sources bien chaudes qui crépitent et de grands fauteuils où rebondir.
Et depuis aujourd'hui, alors que d'ordinaire elle devait y retourner après les repas ou les promenades quand son amie avait autre chose à faire qui l'empêchait de rester plus longtemps avec elle, elle avait reçu la permission de se promener librement où elle voulait dans le grand château.
Son amie lui avait juste bien fait comprendre de ne pas sortir du grand château sans elle, de ne pas faire de bêtise, de ne pas sauter sur les inconnus et d'être prudente.
Mais tout ça, elle le savait déjà en fait.
Enfin bon, elle avait acquiescé à sa façon pour la rassurer.
Peut-être que si elle était sage et respectait bien les consignes, un jour, elle pourrait aller toute seule se rouler dans le grand parc... et au bord du lac...
En attendant, elle avait déjà bien assez d'espace à explorer toute seule.
Le château était très grand, et même si elle en avait vu une partie avec son amie, il lui restait plein d'endroits à découvrir, elle en était certaine.
En plus, visiter cela toute seule serait encore une autre expérience que perchée sur l'épaule de son amie.
Allez, on ne perd plus de temps. Aujourd'hui, c'était les jours qu'elle aimait bien : ceux où son amie n'avait pas de leçons, juste quelques activités ; autrement dit, elles allaient faire plein de choses ensemble, elle en était sûre.
Paradoxalement, ça voulait dire que pour sa première exploration dans le grand château, elle n'avait qu'un petit moment.
Qu'allait-elle faire pour commencer ?
Ah quand il y a trop de possibilités, c'est dur de choisir.
Ah tiens, et si elle commençait par grimper le début de l'escalier toute seule, à son aise puisqu'elle avait le temps ?
Celui-ci était beaucoup plus grand que là où on dormait, ce qui serait plus amusant encore.
En plus, parfois il bougeait tout seul.
Ça semblait énerver son amie.
Elle ne savait pas trop pourquoi, parce que elle, elle trouvait ça trop amusant !
Et hop ! première marche d'un petit bond.
Mais évidemment, comme elle était toute seule et cherchait à faire des choses amusantes, elle n'allait pas toutes les gravir de manière aussi simpliste !
Hop ! la deuxième en salto.
Et si elle grimpait la suivante en arrière...
Et hop !
Marche après marche, la petite boule de poils gravit l e grand escalier entre le rez-de-chaussée et le premier étage, variant les méthodes entre les marches, des plus basiques pour elle, aux plus stylées, ou... aux plus saugrenues, y compris une en bondissant sur la tête.
Arrivée au sommet, elle était encore en pleine réflexion pour décider si elle passait à l'autre étage ou si elle redescendait quand elle perçut la voix de son amie en bas, occupée à discuter, ce qui mit fin à sa réflexion.
Elle dévala la rangée de marches pour la rejoindre en une enfilade de cumulets et atterrit dans un saut prodigieux à un mètre devant son amie à deux pattes, très satisfaite.
- Fwiiic !

Reducio
(584 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Lundi 2 octobre 2051

Elle était confortablement installée sur les genoux de son amie, à grignoter un morceau de brioche.
Elle avait aussi eu droit à un petit morceau de crêpe avec du chocolat dessus.
Ça, c'était l'une des choses qu'elle préférait, même si elle regrettait de ne pas en avoir eu un plus gros.
Et puis son amie lui avait indiqué qu'il était temps de grimper sur son épaule, car elles allaient repartir.
Un morceau coincé dans sa bouche, elle alla s'installer là où elle préférait voyager.
C'était franchement bien mieux qu'un panier !
Elle y avait une vue satisfaisante, et ça bougeait, ce qui était amusant.
Et quand il faisait plus frais, elle pouvait se glisser sous la couverture des cheveux de son amie.
C'était aussi très pratique pour se cacher et faire une apparition surprise.
Elles remontèrent trois étages, puis s'arrêtèrent.
Son amie lui expliqua qu'elle devait la laisser à partir d'ici.
Avant, elle l'aurait ramener derrière le grand portrait, mais comme maintenant elle avait la permission de se promener dans le grand château, elle la laissait ici.
Elle voulut la suivre un moment mais elle lui fit signe qu'à partir de cette porte, elle devait s'en aller.
Ah ! bon ! Tant pis alors...
Elle pivota, faisant un tour et demi plutôt qu'un simple demi-tour - c'était bien plus drôle - et repartit en sautillant.
D'autres deux pattes arrivaient, et se glisser entre eux sans se faire repérer était un vrai défi.
Enfin, elle se retrouva dans un couloir désert.
Ouf ! elle allait pouvoir faire une grande roulade pour le traverser.
Elle s'élança et s'arrêta à quelques centimètres d'un mur.
Elle se remit sur ses petites pattes et repartit en sautillant.
Bon, elle prenait l'escalier ou elle visitait un autre couloir ?
Tant qu'à être ici, explorons les couloirs.
C'était plutôt dégagé par ici.
Et moyennement intéressant.
En plus, elle ne croisait absolument personne.
A force de rouler et sautiller, elle arriva devant une pièce dont la porte n'était pas fermée.
Elle se plaça dans l'ouverture et ne vit personne à l'intérieur.
* Bon, je peux entrer dans ce cas, sans déranger ! *
Elle trottina jusqu'au milieu de l'espace et regarda autour d'elle.
Elle roula sur le dos pour regarder vers le haut, en tournoyant de temps en temps pour avoir une vue plus complète de l'endroit.
Il y avait des... comment on appelle ça... des trucs qu'on reçoit quand on gagne...
Ouais enfin elle, quand elle gagnait elle recevait des sucreries mais là c'était un truc qu'on ne mange pas, c'était bien trop dur et ça n'avait pas bon goût.
Oui elle le savait pour avoir un jour lécher ce genre d'obj...
* Médaille ! *
Voilà, il y avait des médailles, des coupes aussi, et des trucs écrits mais... elle, elle n'y comprenait rien.
C'était comme quand son amie prenait une plume pour la faire glisser sur une surface plane : des signes apparaissaient, mais elle ignorait ce que ça voulait dire.
Elle hésita à escalader pour aller observer de plus près les objets exposés.
Est-ce qu'elle risquait de faire une bêtise en faisant cela ?
Elle ne voyait pas trop ce qu'il y aurait de mal.
D'un autre côté, si elle abîmait quelque chose, son droit de se promener lui serait retirer au bout de seulement un dodo...
Hmmmm ! elle décida de ne pas tenter le coup.
Pas aujourd'hui du moins.
Elle essaierait peut-être d'amener son amie ici et d'observer depuis son épaule. Voire de bondir près des objets pour tester sa réaction.
Si elle la retenait, elle saurait qu'elle avait bien fait de ne pas grimper.
Et si non, elle reviendrait !
Sur ce, elle repartit dans les couloirs, jusqu'à entendre des bruits de pas et de conversations.
Il y en avait beaucoup, et ça venait de là où elle et son amie s'étaient séparées.
Elle roula jusque-là et vit plusieurs deux pattes s'éloigner. La leçon devait être terminée.
Elle aperçut son amie en train de marcher et trottina vers elle.
- Fwiiic !

Reducio
(671 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Mardi 3 octobre 2051

Comme chaque matin désormais, elle grignotait sur les genoux de son amie, insensible au brouhaha qui régnait dans cette grande pièce remplie de sans fourrure.
Aujourd'hui, elle se régalait d'un morceau de toast couvert d'une pâte dont elle aimait beaucoup le goût. Du beurre de... euh truc-chuètes, ou quelque chose comme ça.
- Fwiic ! lança-t-elle doucement quand elle eut fini.
Son amie lui glissa un autre morceau avant de se lever.
Ah ! c'était mauvais signe ça : le repas était fini et sa leçon allait sûrement commencé.
Blottie sur son épaule, elle vit défiler les marches jusqu'au cinquième étage.
Ben... comment ça ? elle allait de nouveau la ramener derrière le grand portrait ? Pourquoi ? s'inquiéta-t-elle en silence. Qu'est-ce qu'elle avait fait de mal ?
Mais elles s'arrêtèrent dans le couloir. En fait, la leçon de son amie avait lieu au cinquième, voilà pourquoi elles étaient revenues là. Mais pas de retour dans la salle aux fauteuils.
Ouf ! La boule de poils se sentit soulagée. C'était bien les fauteuils, mais elle, elle voulait explorer davantage.
Bon, dans ce cas... exploration du cinquième étage aujourd'hui.
Hmmmm moui mais elle le connaissait déjà pas mal celui-là. Qu'allait-elle y trouver d'intéressant de plus ?
Elle trottina dans les couloirs, entre des murs plutôt familiers.
Mais alors qu'elle se demandait si il ne serait pas plus amusant de changer d'étage, elle repéra un mur.
Enfin non, ce n'était pas tant le mur que la tapisserie qui s'y trouvait qui attira toute son attention.
Oui, elles étaient déjà venues là, mais elles n'étaient pas restées juste devant.
Non, elles étaient entrées dans une grande pièce, où il y avait des jeux dont elle se rappelait bien.
C'est là qu'elle avait, pour la première fois, joué sur un coussin qui rebondissait super haut.
Maintenant, elle avait le sien, au pied du lit de son amie, mais elle irait bien refaire un tour dans la grande pièce !
... sauf qu'elle n'en voyait pas la porte.
Et ça, c'était pour le moins bizarre.
Elle parcourut le couloir plusieurs fois, renifla, lécha même un peu le mur - oui quoi ? pour un boursouflet, le goût était un excellent radar ! -, mais aucune piste ne lui apparut.
Pourtant, elle était sûre que la porte de la pièce était dans ce coin, plus ou moins.
A moins que... ce soit après le coin du mur ?
Elle alla vérifier mais ne trouva rien.
Elle repartit dans l'autre sens... toujours rien.
Oh non ! la pièce avait-elle disparu ? Avait-on mis autre chose à la place et construit un mur ?
Et les coussins de la pièce ? qu'en avait-on fait ? Ne pouvait-elle pas les avoir ?
Elle chercha sans relâche un long moment avant de se plaquer contre un mur, déçue.
Elle ferma les yeux et se plongea dans son souvenir, et n'en émergea finalement qu'en entendant au loin son nom.
Ah ! son amie avait fini sa leçon.
Aussitôt, elle s'élança en roulant pour aller la rejoindre, ne réalisant pas que derrière elle, une porte était apparue.
La salle sur demande avait fini par lui répondre, mais peut-être un peu tard...

Reducio
(529 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Mercredi 4 octobre 2051

Alleeeez ! Elle en voulait encore un !
Elle adorait ces petits machins ronds avec un trou au milieu, couverts de sucre, quoi qu'elle aurait encore plus aimé que le trou soit rempli mais bon, ils étaient tous comme ça !
- T'as assez mangé. Tu peux encore avoir un bout de toast mais c'est tout, lui dit son amie.
Non elle voulait le rond !
- Fwiic !
- Non plus de donut !
- Fwiic !
Elle n'eut pas gain de cause, alors elle bouda.
Elle fit la tête jusqu'à ce que son amie se lève de la grande table.
- Tu viens ?
Non.
Mais en la voyant amorcer un départ, elle bondit.
- Fwiic !
Et grimpa sur son épaule.
Elle ne serait pas partie sans elle n'est-ce pas ?
Non, au pire, elle serait revenue la chercher, elle en était certaine !
Et si ce n'était pas elle, elle était sûr que ses amis l'auraient emmenée pour la lui rapporter... et qu'elle aurait eu un bonbon en guise d'excuse et de réconciliation.
Elles ne montèrent qu'un étage.
- Je te laisse ici aujourd'hui. A tout à l'heure.
Elle devait avoir encore une leçon.
Mais c'était tous les jours ! Elle l'avait oublié ça !
Bon ben ça ne servait à rien de protester de toute façon.
Elle pivota sur elle-même et partit dans le premier couloir vide qu'elle repéra.
Elle trottina et s'arrêta finalement au pied d'un immense deux pattes en métal.
- Fwiic !
Il ne répondit rien à sa salutation.
Peut-être qu'il ne voulait pas lui parler...
Elle s'approcha de son pied.
Normalement, elle devait laisser tranquille les personnes qui ne lui répondaient pas. C'est soit qu'ils étaient occupés à quelque chose, soit qu'ils ne voulaient pas établir de contact.
Mais lui là, il ne faisait rien !
Elle essaya encore une fois.
- Fwiic ! lança-t-elle en touchant son pied.
Qu'est-ce qu'il était froid. Et...
Mais... c'est pas un sans fourrure vivant ça ?
Ou alors... le sans fourrure est caché dedans.
Elle examina le pied et se hissa sur la jambe.
Elle n'entendait rien, ne sentait rien...
Elle se hissa lentement le long du corps froid, jusqu'à atteindre la tête.
Là, elle constata qu'il ne la regardait pas.
Pire, derrière les trous des yeux, ça semblait être vide.
Ça, c'était vraiment bizarre.
En glissant d'un bord à l'autre, elle finit par trouver un espace, vide aussi, par lequel elle tenta de se glisser.
Pouf ! Elle finit par atterrir à l'intérieur du deux pattes froid, non sans avoir un peu déplacer une pièce ou l'autre, mais ça tenait toujours.
Elle pivota, en examinant cet espace, remonta vers les trous des yeux : ooooh ! elle voyait dehors à travers. Et de haut en plus, comme quand elle grimpait sur la grande armoire presque.
Mais le concept de ce deux pattes en métal l'interrogeait.
C'est trop bizarre. On aurait dit comme un déguisement.
C'en était peut-être un en fait... un déguisement géant en métal pour deux pattes.
Elle s'amusa ainsi un moment à l'intérieur de l'armure avant de se dire qu'elle commençait à avoir faim.
Elle émergea du déguisement géant, et dévala aux pieds du colosse.
Puis elle chercha l'escalier.
En bas, elle voyait des deux pattes se diriger vers là où on mangeait.
Bien, ça devait être l'heure du repas.
Sûrement que son amie y viendrait aussi bientôt.
Elle sautilla de marche en marche.
Plus bas, elle vit soudain son amie passer les portes.
Quoi ? elle était allée se promener sans elle ?
- Fwiiic ! protesta-t-elle en dévalant le reste des marches.
- Théméliaaa ! accourut-elle vers elle.
Peut-être qu'elle l'avait cherchée en fait mais ne l'avait pas trouvée dans le deux pattes en métal...

Reducio
(626 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Jeudi 5 octobre 2051

Ce jour-là, les leçons de son amie n'avaient pas commencé juste après le premier repas de la journée.
Du coup, elles avaient couru dans le parc et après autant d'efforts, quand son amie était partie en classe, elle, elle s'était reposée dans les fauteuils.
Elle avait même dû faire un petit somme parce que c'est la voix de son amie à deux pattes qui l'avait tirée de sa rêverie...
Elles étaient descendues pour manger, et après le deuxième repas, elles avaient rejoint le premier étage, comme la veille.
Était-ce la même leçon ? Ou y avait-il plusieurs leçons à cet étage ? Elle n'en savait rien et elle ne savait pas trop comment obtenir cette réponse.
Pour s'occuper, elle avait naturellement choisi de retourner escalader le déguisement de deux pattes en métal.
Arrivée au sommet - qu'est-ce qu'on avait une super vue de là ! -, elle se faufila à l'intérieur, en bousculant un peu sa tête.
Enfin, ce n'était pas vraiment sa tête puisque c'était un déguisement.
Elle essaya de descendre à l'intérieur, mais même pour elle, petite boule de poils, ce n'était pas toujours facile.
Finalement, elle retourna se hisser derrière les ouvertures des yeux.
C'était parfait pour voir passer les gens sans être vue.
Et elle s'y amusait bien, allant d'un œil à l'autre, bougeant par ici, gesticulant, et...
C'était quoi ces petits bruits ? Et pourquoi l'angle de vision changeait ? C'était un point de vue mobile ou quoi ?
Shlik ! Klang ! Slick ! Badam ! Shlack boum !
Soudain, le sommet de l'armure, à force d'être un peu bousculé, perdit ses appuis et bascula dans le vide, entraînant avec lui un boursouflet surpris, presque effrayé, dans un tintamarre du diable.
Il gisait à présent sur le sol.
A l'intérieur, Thémélia ne criait pas, bien trop secouée par la chute et très étonnée de ce qui s'était passé.
Peu à peu, retrouvant pleinement ses esprits, elle s'extirpa du morceau d'armure et examina la situation.
Une chose était sûre : ce n'était pas très bon pour elle !
Ça sentait la bêtise à plein nez, et... la fin de sa liberté.
Pragmatique, la créature tenta tout d'abord de réparer les dégats en essayant de pousser la tête de métal pour la hisser et la remettre en place.
Mais elle renonça bien vite à cette entreprise, parfaitement irréalisable, malgré toute sa volonté.
Elle essaya ensuite d'au moins déplacer le heaume vers le deux pattes en métal, - enfin de l'en rapprocher quoi ! -, en se propulsant de toutes ses forces contre la masse.
Elle gagna peut-être quelques centimètres, mais pas de quoi parvenir à la planquer entre ses pieds d'acier.
Si seulement elle pouvait parler... elle irait trouver quelqu'un pour demander de l'aide : " excusez-moi, j'essaie de remettre la tête de métal sur le deux pattes, mais je suis trop petite, pouvez-vous m'aider ? Merci ! ".
Si elle tombait sur un sans fourrure gentil et compréhensif, l'affaire serait résolue avant le repas du coucher du soleil, et il n'y aurait plus de bêtise, et donc plus de raison d'être punie.
Hélas, elle ne parlait pas et n'était pas sûre de pouvoir se faire comprendre d'un inconnu.
Cela dit, son amie pourrait elle aussi, si elle lui montrait le heaume, réparer la bêtise, mais... elle, elle serait grondée...
Par chance, de ce qu'elle avait compris, son amie avait beaucoup de leçons cet après-midi, ce qui lui laissait plus de temps pour chercher une solution... ou de l'aide.
Il y avait bien des élèves qui passaient dans un autre couloir, mais personne qu'elle connaissait. Allait-elle essayer tout de même ?
C'était risqué d'attirer trop d'attention. Non, définitivement, elle devait espérer croiser quelqu'un qui la connaisse assez bien pour qu'elle puisse espérer se faire comprendre, et qui serait bienveillant avec elle.
Elle choisit de monter d'un étage, puis un autre.
Là encore, un flot d'élèves se déversait dans le couloir mais p... ah ! si ! là-bas, elle reconnut l'ami de son amie.
- Fwiiic ! se précipita-t-elle vers lui, remplie d'espoirs.
Elle était certaine qu'avec son aide, le problème serait résolu et qu'elle pourrait échapper à la punition.
Et elle avait bien raison : la suivant au premier étage, le garçon remit en place le heaume sur l'armure, et après lui avoir sauté de joie dans les bras, elle repartit avec lui pour le reste de l'après-midi, jusqu'au repas du soir où ils descendirent pour rejoindre son amie qui revenait de ses leçons et mangèrent tous ensemble.
De l'armure, il ne fut plus question, ou du moins, on ne lui en dit rien, de ce qu'il lui sembla, et elle grignota tranquillement un morceau de lard et des petits trucs verts dont elle ne se rappelait plus du nom.

Reducio
(794 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Vendredi 6 octobre 2051

Miam miam ! Le repas du matin était toujours celui qu'elle préférait : crêpes, brioche, donut,...
Aujourd'hui, elle grignotait un morceau de pancake couvert de confiture.
- Fwiic !
- Encore ! T'abuses !
Le deuxième morceau fut beaucoup plus petit. Trop à son goût, mais c'était mieux que rien.
Le moment d'y aller arriva, à son grand regret.
Elles sortirent de la grande salle et son amie lui indiqua de ne pas la suivre alors qu'elle se dirigeait vers les grandes portes.
C'était un jeu ou quoi ? Non mais si elle sortait, pas question de rester en arrière.
- Non non Thémélia. Je vais au cours là. Il faut que tu restes à l'intérieur, tu comprends ?
* Ben pas trop mais bon... * Enfin si, elle comprenait qu'elle ne pouvait pas sortir, et ça l'ennuyait beaucoup.
Elle aimait bien aller dehors elle aussi, en plus il faisait encore beau.
- Fwiic !
- Je suis désolée mais tu ne peux pas venir dans les serres avec moi. Et je n'oserais pas encore te laisser toute seule dehors.
Elle n'était toujours pas sûre de bien comprendre... mais son amie avait l'air sincèrement désolée.
Bon, c'est que vraiment elle ne pouvait pas la suivre.
OK OK, elle resterait ici.
Elle la regarda sortir, un peu triste, attendit un moment - au cas où, peut-être, elle changerait d'avis -, puis, résignée, elle pivota et trottina jusqu'au grand escalier.
Elle l'observa, puis opta pour celui qui descendait.
Elle n'était pas encore allée par là, et elle voyait des élèves l'emprunter.
Il devait donc y avoir des choses à voir là-bas.
Elle dévala la rangée de marches et se lança dans un couloir, suivant le mouvement.
Des élèves rentraient dans une pièce. Ça devait être un lieu de leçon vu le nombre.
Ce qui voulait dire aussi qu'elle ne pourrait pas aller là. Zut.
Elle changea donc de direction.
Il faisait un peu plus froid ici en bas. Et plus sombre.
Elle s'aventura dans un autre couloir, mais à part beaucoup de poussière... bof non, elle l'explorerait peut-être un autre jour, mais pas maintenant.
Elle allait essayer par là. C'était moins poussiéreux, et en plus...
Elle s'arrêta, renifla, renifla encore...
Mais c'est que ça sentait bon par ici.
Elle s'avança encore, guidée par les bonnes odeurs.
Elle s'arrêta devant un mur, où les parfums atteignaient un pic, puis ne trouvant pas d'entrée, elle continua.
Mais plus elle avançait, plus il lui semblait que l'odeur diminuait.
Elle fit demi-tour, suivant à nouveau son flair, mais...
Mais nom d'une crêpe au sucre ! par où on rejoignait les bonnes odeurs ? !
Peut-être par une entrée cachée dans un recoin ? Ou via un autre couloir ?
Elle repartit enquêter pour trouver l'entrée, mais sans succès.
Peut-être que c'était comme avec le grand tableau, il fallait dire un truc spécial, qu'un boursouflet n'était pas en mesure derépéter, ce qui au passage était très injuste !
Si on entrait près des bonnes odeurs de la même façon, ça allait être compliqué.
Pour le grand tableau, d'ordinaire elle y entrait avec son amie, - ou l'un des amis de celle-ci -, ou alors... elle avait une tactique depuis l'an dernier : elle avait une fois tenté de sortir en suivant un deux pattes, mais une fois dehors, craignant d'être grondée, elle avait essayé de retourner à l'intérieur, ce qui avait été bien compliqué.
Jusqu'à l'arrivée d'un autre sans fourrure, qu'elle avait collé de près pour bondir entre ses pieds quand il avait ouvert le grand tableau et ainsi revenir dans la pièce aux grands fauteuils.
Depuis, quand elle voulait passer le tableau en l'absence de ses amis, elle faisait comme ça.
Mais personne ne semblait venir par ici et ouvrir un passage vers les bonnes odeurs, personne qu'elle pourrait suivre de près et se faufiler entre les jambes pour passer.
Elle soupira profondément, dépitée de nepas parvenir à trouver l'accès à la source de ces bonnes odeurs.
Il y avait certainement de quoi manger là quelque part, elle en était certaine !
Malheureusement, sa situation ne s'éclaircit pas, et le temps eut raison de sa patience.
Curieuse oui, attirée par les odeurs oui, gourmande, oui aussi, persévérante également, mais au bout d'un moment, c'était trop long et elle avait maintenant vraiment trop faim pour continuer de renifler les bonnes odeurs sans rien à grignoter.
Elle repartit pour trouver l'escalier, et après quelques détours non souhaités - c'était compliqué ici en bas -, elle remonta jusqu'à rejoindre le grand hall, contrariée et particulièrement agacée par sa balade infructueuse !
Elle se posta près de l'entrée de la grande salle, espérant que son amie reviendrait vite et qu'elles pourraient aller manger.
Et c'est une Thémélia boudeuse que Calianor découvrit en revenant de son cours de vol, calée contre un mur, face aux portes de la grande salle.
- Oh bah qu'est-ce que t'as Thémélia ?
- Fwic !
- T'as pas l'air contente toi. On va manger ?
- Fwiiic !
- Ah tu vois, rien que la proposition de " manger " et ça va mieux.
* Ah bah quand même ! Une belle perspective ! *

Reducio
(860 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Samedi 7 octobre 2051

Le roulis de la barque sur l'eau et la fatigue d'une journée au grand air avait eu raison d'elle : blottie dans la fourrure de la capuche de son amie, Thémélia s'était endormie.
Elle rêvait du grand magasin de bonbons dans lequel ils avaient passé un long moment.
Certes, elle n'avait pas pu aller les renifler, les lécher et les goûter, juste les admirer sous couvert des cheveux de son amie.
Mais à sa grande joie, celle-ci luiavait rempli un joli sachet de sucreries qu'elle avait pu choisir, à condition de ne pas trop s'approcher.
Elle s'imaginait que le sac était devenu géant, et que c'est à l'intérieur de celui-ci qu'elle somnolait, entourée de bonbons à l'odeur succulente...
- ...éliaaaa.
* Hmmmein ? quoiii ? *
Elle ouvrit les yeux et se redressa.
Mais... on était dans le château là ?
Ouh là là, elle avait perdu le fil du voyage.
- Je dois filer à la répétition. Tu veux retourner en salle commune ou je te laisse ici ?
* C'est quoi la salle commune ? c'est la pièce aux fauteuils ? Ouais... euh non... mais... ah ! mes bonbons ! *
- Fwiiic ! sautilla-t-elle en essayant d'atteindre le sac de son amie.
- Ah ouais je vois... tu veux tes bonbons... Mais si je te laisse le sachet, tu vas tout manger et être malade. Bon, attends.
Elle la vit farfouiller dans son sac, elle entendit le bruit du sachet de bonbons, un bruit de papier, puis de tissu... qu'est-ce qu'elle faisait ?
- Tiens, dit-elle en lui accrochant un petit sac en tissu. Une petite sélection de bonbons, mais pas plus pour aujourd'hui.
- Fwiiic ! bondit-elle sur le bras de son amie.
- Allez, rit-elle. Je te laisse là. T'es sage hein ? !
Évidemment ! elle était tout le temps sage !
Ouais bon pour la tête du deux en pattes métal, elle n'y pouvait rien. Et en plus, Aïden avait effacé les traces de l'incident donc...
Elle trottina jusqu'à un deux pattes en pierre.
Celui-là, il ne risquait pas de perdre la tête ! Enfin... il lui semblait !
De plus, ces sans fourrure de pierre ne mangeaient pas de bonbon, donc aucun risque qu'il ne s'incline pour lui en piquer.
Elle se hissa entre ses pieds et s'installa confortablement, son petit sachet de bonbons devant elle.
Elle l'ouvrit - après quelques efforts d'ingéniosité - et renifla la douce odeur.
Elle l'étala et en examina le contenu.
Cela lui mettait l'eau à la bouche !
Par lequel allait-elle commencer... ?
Celui-là sentait sacrément bon... Et donc si elle le mangeait en premier, il ne parfumerait plus le sachet.
Celui-là était son préféré... donc elle le gardait pour la fin.
Celui-là était tellement joli... ce serait bête de le grignoter tout de suite.
Rhaaa ! Qu'est-ce que c'était difficile de choisir !
A ce rythme-là, son amie reviendrait de la salle de musique avant qu'elle ait commencé à manger.
Et si elle fermait les yeux pour prendre un bonbon au hasard ? Non, à coup sûr, elle tomberait sur un de ceux qu'elle voulait garder pour la fin.
D'ailleurs, elle allait commencé par isoler ceux-là, voilà, bien au fond du sachet.
Il lui en restait quatre parmi lesquels désigner le premier.
Celui-là était petit... hmmm... pourquoi pas...
D'un autre côté, celui-là était tellement grand qu'elle devrait le manger en plusieurs fois, et donc, elle pouvait débuter par un morceau du grand, le mettre de côté, en prendre un autre, et puis y revenir !
Plus elle y réfléchissait, plus ça lui semblait la meilleure solution.
Très bien.
Elle croqua dans le grand bonbon et savoura la première bouchée.
Qu'est-ce que c'était boooon !
Tout en dégustant sa sucrerie, elle s'amusa à escalader la jambe de pierre, mais pas plus haut que le genou, car il lui fallait rester à proximité de son trésor gourmand voyons !
Puis elle sauta de son perchoir au milieu de son précieux stock, comme un pirate qui se jetterait au cœur des pièces et des bijoux.
Allez, maintenant, celui-là.
Elle prit le petit, et le mit en bouche.
- Théméliaaa !
Quoi déjà ? ! * Hé, je pars pas sans mes bonbons hein ! *
Elle s'évertua à tout remettre dans le sachet, le plus vite que lui permettaient ses petites pattes.
- Où tu es ?
- Fwiiic !
* Ici mais j'ai pas fini ! *
- Ah te voilà. Qu'est-ce que tu fais ?
Son amie se pencha, examina le sachet et y glissa un bonbon qui n'y avait pas encore retrouvé sa place.
- Oh c'est bien ça, t'as été raisonnable, t'en as presque pas mangé dis ! la félicita-t-elle.
* Euh... ouais... en fait... comment lui dire... *
- Fwiiic !

Reducio
(798 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Dimanche 8 octobre 2051

Après leur petit déjeuner, elles étaient revenues dans la salle aux fauteuils où son amie avait pris une plume pour faire apparaître des trucs sur du parchemin.
Euh... écrire on disait, enfin c'est ce qu'il lui semblait avoir compris.
Et quand on posait la plume pour juste regarder ce qu'il y avait sur le parchemin, c'était... lire.
Elle, elle ne savait ni lire, ni écrire.
Mais elle avait un flair incomparable.
Par exemple, pendant ce temps, elle repérait toutes les odeurs de bonbons près du fauteuil et partait à la chasse aux trésors.
Hélas, bien souvent l'odeur venait de papiers abandonnés.
C'est comme si vous aviez une carte indiquant plein de trésors, mais qu'en arrivant, vous ne trouviez que les coffres... vides.
Quand son amie se leva, elle la suivit dans la pièce où elles dormaient.
Elle y récupéra un sac et se dirigea vers la sortie.
- Je vais à l'entraînement des Cheers Thémélia. Tu veux venir ? Mais seulement si tu restes bien sage.
- Fwiiic !
Mais quand réaliserait-elle qu'elle était tout le temps sage ? !
Bon, elle l'avait remarqué au moins un peu, d'où ses nouvelles libertés, mais elle semblait encore avoir quelques doutes !
Elle bondit dans ses bras et s'installa sur son épaule.
Elles gagnèrent l'extérieur du château jusqu'à un endroit où son amie se changea, pour son entraînement sans doute.
- Tu ne vas pas ailleurs que le bord du terrain d'entraînement et le vestiaire, on est d'accord ?
- Fwiiic !
Elle avait dit quoi exactement ? Sans doute de ne pas faire de bêtises et... ah si, elle avait fait des gestes, qui voulaient sûrement dire de ne pas promener n'importe où.
Tandis que son amie rejoignait d'autres sans fourrure pour faire de l'exercice, Thémélia commença à trottiner autour du terrain.
C'était sympa par ici, même si l'herbe était encore un peu mouillée. Il avait dû pleuvoir durant la nuit.
Elle se servit de ses petites pattes pour bondir jusqu'à avoir parcouru la moitié du terrain.
Puis elle le finit en roulades, ce qui était bien plus reposant.
Bang. Elle s'écrasa contre un muret.
Oui bon, c'était un peu plus dangereux aussi.
Mais de toute façon, elle n'avait même pas eu mal.
A proximité de là où elle avait atterri, - un peu sonnée quoi qu'elle en dise -, l'herbe remua.
Encore légèrement étourdie, la boule de poils n'en prit pas vraiment conscience, mais un nouveau bruissement attira cette fois son attention.
* Hé ! y a un truc qui bouge dans l'herbe ! * se dit-elle en se redressant.
Aux aguets, elle fit quelques petits pas feutrés vers l'endroit où elle avait perçu le bruit.
Une légère odeur inhabituelle lui parvint.
* Ça, ce n'est ni de l'herbe, ni un sans fourrure, ni quelqu'un qu'elle connaisse, ni un bonbon... *
Et soudain, une petite bestiole ailée surgit des herbes et passa devant elle.
* Mais qu'est-ce q... *
Déjà la créature s'éloignait.
* Ah non, reviens ici toi, tu ne pars pas sans moi ! *
Curieuse, joueuse, et surtout vexée qu'on lui échappe ainsi sans un mot, le boursouflet s'élança aux trousses de sa cible.
C'est qu'elle volait vite celle-là, mais pas de quoi semer une Thémélia en pleine forme.
En plus, elle ne prenait pas vraiment d'altitude, restant pratiquement au ras des herbes.
Elle n'eut aucun mal à la voir prendre la direction de l'endroit où on s'habillait.
Elle fit une roulade pour finir de combler la distance qui les séparait encore.
A à peine quelques pas de la bestiole, elle tenta un bond pour s'en saisir, mais la manqua de peu et revint sur le sol brutalement.
La créature ailée fila sous un banc.
Thémélia roula vers l'entrée du vestiaire.
D'ici, elle ne partirait pas sans qu'elle la voit, et elle pourrait l'observer en attendant, sans la courser.
Reprenant un peu son souffle, elle tendit l'oreille et entendit de petits battements en provenance du banc.
Parfait, elle était toujours là.
Elle resta figée, les yeux rivés sur le banc, attendant patiemment que la bestiole sorte de là.
Quand elle surgit à nouveau, elle se déplaça lentement pour s'approcher pas à pas.
Mais l'autre dut s'en apercevoir parce qu'elle fila subitement en passant par-dessus sa tête, après avoir pris un peu d'altitude cette fois.
Le boursouflet bondit dans un saut qui le propulsa plus haut que le banc à proximité et c'est de très peu que la créature ailée lui échappa dans une manœuvre d'évitement d'urgence.
Revenu au sol, la boule de poils violette ne perdit pas de temps, sitôt son équilibre rétabli et s'élança à la poursuite de la fuyarde qui filait à nouveau vers l'étendue herbeuse.
Dans sa précipitation, focalisée sur le drôle d'insecte, le boursouflet en oublia les filles qui s'entraînaient et traversa le terrain en trombes, entre sauts en longueur et roulades catapultées, une véritable championne de jeux olympiques des créatures magiques... si seulement le baron de Coubertin avait été un hippogriffe et pas un sans fourrure.
Courant de toute la force de ses pattes, elle ne lâcha pas d'une semelle la créature ailée qui cette fois, ayant compris que Thémélia ne renoncerait pas, battait ardemment de ses petites ailes, prenant de plus en plus de hauteur, mais sans toutefois s'être encore assurée d'échapper au saut périlleux de sa poursuiveuse.
C'est une minuscule ouverture dans un mur qui scella le sort de cette poursuite.
Quand la créature à bout de forces s'y précipita, le boursouflet eut beau se jeter contre le mur, elle ne put que retomber, épuisée elle aussi, sur le sol, la bestiole définitivement hors de portée.
Elle avait été à deux poils de l'attraper ! A deux poils seulement ! Vous vous rendez compte ? Et par deux fois en plus !

Reducio
(962 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée

Thémélia l'exploratrice recueil
Lundi 9 octobre 2051

Il y avait toujours deux dodos autour desquels son amie et elle passaient beaucoup de temps ensemble. C'était ses journées préférées !
Mais après le troisième, elle la voyait moins pendant quelques jours, jusqu'à ce que les deux dodos reviennent.
Y a que quand elles rentraient dans la grande maison de son amie que le rythme changeait.
Et là aujourd'hui les deux dodos étaient passés, et une série allait recommencer où elle la verrait moins, et ça, elle n'aimait pas.
Ça lui donnait toujours un peu le cafard.
Comme ce matin-là, où elle grignotait étonnamment calmement son morceau de bacon grillé.
- Qu'est-ce qu'il y a, ce n'est pas bon ? demanda son amie.
* Hmmm... quoi ? *
Elle leva ses yeux distraits vers elle, avant de comprendre ce qu'elle avait sûrement voulu dire.
La voir manger si lentement avait dû la surprendre et elle devait penser que ce n'était pas bon.
Ce qui n'était pas le cas.
Elle s'ébroua et prit une plus grosse bouchée., en espérant qu'elle comprenne qu'il n'y avait pas de problème avec la nourriture.
Non le problème, c'est qu'elle ne voulait pas qu'elle se relève pour aller rejoindre une leçon.
Or, elle savait que c'était ce qui allait arriver.
- Tiens, un deuxième morceau pour que tu tiennes jusqu'à midi. Tu peux l'emporter avec toi, mais là on doit y aller.
Et voilà ! Elle se levait.
Elles quittèrent la grande pièce et montèrent les escaliers jusqu'au troisième.
Là, son amie la gratouilla puis la laissa libre et entra dans la salle de sa leçon.
Mais pourquoi ne pouvait-elle pas y alleeeeer ? !
Bon, allez tant pis.
Elle déambula dans le couloir, examina ses options, et se rappela qu'à cette étage, elle n'avait rien vu d'autre d'intéressant que la salle pleine de coupes.
Alors comme elle pouvait aller où elle voulait dans le château, elle dévala l'escalier jusqu'au deuxième étage.
Elle n'y venait pas beaucoup d'ailleurs lui semblait-il.
Elle trottina dans un premier couloir, puis un autre, cherchant une activité.
Il y avait des deux pattes en métal ici aussi, mais sa dernière aventure avec l'un de ses congénères l'avait un peu refroidie.
Elle ne prendrait pas le risque d'en décapiter un deuxième, de peur d'avoir vraiment des ennuis cette fois.
Deux élèves entrèrent dans une pièce où elle se rappelait être allée quelques fois avec son amie, mais pas amusante du tout parce qu'elle ne pouvait pas trop y bouger, ni chanter.
Autant retourner derrière le grand tableau alors, plutôt que d'y aller seule.
Elle continua son petit tour des couloirs, avant de soudain s'arrêter, aux aguets.
Ce couloir avait l'air normal, et pourtant, elle avait une drôle d'impression.
Non, drôle n'était pas le bon mot, parce que justement, ça ne l'était pas.
C'était plutôt quelque chose de... comment expliquer... comme quelque chose qui vous pèse sur l'estomac !
Idéalement, elle aurait dû s'éloigner de cet endroit qui lui donnait une sensation étrange et plutôt désagréable, mais sa curiosité la poussa à suivre le couloir malgré tout.
Plus elle avançait, plus la sensation devenait écrasante.
Elle avait l'impression de devoir réfléchir pour bien respirer.
En plus, il lui semblait maintenant entendre des voix.
Elle s'approcha encore, écouta... Non personne ne parlait. D'ailleurs elle ne sentait aucune odeur de sans fourrure.
Pourtant, un bruissement semblable à des deux pattes qui parlent tout bas venait parfois chatouiller ses oreilles.
Elle avança encore un peu, son petit cœur battant anormalement plus vite que d'ordinaire.
C'était quoi cet endroit ? Il avait l'air parfaitement banal quand on le regardait, quoi que cette forme d'arche pleine de... dessins ? était peu commune pour elle.
Cependant tous ses autres sens étaient en alerte comme pour la prévenir que rien ici n'était normal. Instinct de survie animal ?
Elle observa le lieu, les yeux rivés sur cette entrée, comme si son regard était aimanté.
Elle frissonna. Pourtant il n'y avait eu aucun coup de vent. Mais il faisait plus froid non ?
Mais qu'est-ce qu'elle faisait encore là ? Pourquoi elle ne s'encourait pas ?
Elle respirait lentement, difficilement, le son de son propre souffle l'effrayant presque.
- Thééééé... méééhhh... liiii...
- FWIIIIIIIIIIC !
Elle partit à la vitesse d'un Éclairdefeu !
Non vraiment, c'était tellement fulgurant qu'elle aurait peut-être pu en courser un vrai !
Elle bondit, roula, sauta, courut, roula encore... pas en mode " youpi je m'amuse ", mais plutôt " sauve-qui-peut ! ", tout pourvu qu'elle s'éloigne très vite de ce lieu.
Elle ne s'arrêta qu'en atteignant le grand escalier, épuisée, plus encore mentalement que physiquement malgré sa course.
Elle avait l'impression que son énergie avait été doucement aspirée et que son immense frayeur avait vidé ses réserves.
Il n'y avait personne là-bas, et pourtant, il lui semblait avoir entendu son nom.
Impossible, elle devait avoir imaginé ça, à cause de la sensation bizarre de cet endroit.
- Fwic !
Elle se gronda d'avoir paniqué ainsi, mais aussi d'être restée trop longtemps dans ce coin qui ne lui inspirait rien de bon ! Mais vraiment rien de bon du tout !
Ce qui était sûr, c'est qu'elle n'y emmènerait pas son amie, jamais !
Peut-être même devrait-elle lui faire comprendre de ne pas s'en approcher... oui mais cela impliquerait de le lui montrer, et comme c'était hors de question...
Non, elle allait plutôt se concentrer à veiller à la garder loin de là. Très loin.
Elle remonta l'escalier, encore sous le choc, même si elle voulait balayer ce souvenir horrible, tout en se répétant qu'elle avait dû se faire peur toute seule en imaginant des choses qui n'étaient pas.
C'est une Thémélia encore un peu tremblotante que Calianor retrouva, adossée contre un mur à deux pas du grand escalier.
- Oh t'es pas très bien toi aujourd'hui ma puce, dit-elle en se penchant pour la saisir entre ses mains. Et t'es gelée en plus ! Tu vas pas être malade hein ? Allez viens, on retourne en salle commune.
Par chance, elle n'avait pas de nouveau cours avant l'après-midi, et c'est exactement ce qu'il fallait au boursouflet pour se remettre : un moment câlin pour se changer les idées, dans la chaleur et le réconfort.

Reducio
(1030 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


3A RP en 2051-52, filière P&O

Alias Marraine la bonne fée