... I'm so good at telling lies
Traduction:
... Je suis fort pour raconter des mensonges

... Je suis fort pour raconter des mensonges
... I'm so good at telling lies |
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SUMMER CHILD1
Oh, Summer child... You don't have to act like all your feel is mild...2
1enfant d'été
2oh, enfant d'été... tu n'as pas à faire comme si tout ce que tu ressens ne vaut rien...
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Portree, cet endroit qui regorge de nature, d'air marin, mais aussi de mensonges, de secrets, et de souvenirs... Quoi de mieux que d'y retourner chaque été en famille?
TW : problèmes familiaux, mention de violence intra-familiale, homophobie, manipulation émotionnelle
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Dernière modification par Alaric Blackwood le 3 oct. 2026, 22:36, modifié 9 fois.
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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Samedi 15 Juillet 2051
Dans la maison secondaire d'Hedwige Blackwood
Portree. Quel beau village de bord de mer qu’était Portree, avec sa plage, et ses maisons au bord de l’eau… Et tous les souvenirs qu’Alaric avait déjà ici. Chaque année, depuis qu’il avait l’âge de s’en souvenir, il venait ici avec ses parents et son grand-frère, dans l’une des maisons familiales du côté de sa mère. Il fallait dire qu’elle restait très grande, et pleine de livres, et de tableaux d’aïeuls. Alaric les connaissait par cœur, et ne s’émerveillait plus quand il arrivait dans cette maison, mais se refermait. Il la craignait, ou, du moins, craignait les souvenirs qui la hantait.
Son sac d’affaires à la main, il avait monté les escaliers quatre à quatre pour rejoindre sa chambre attitrée, plus petite que celle de son frère, mais avec assez de place pour ranger ses cinq chemises, pantalons, et vestons, qu’il avait prit pour venir. Être sorcier était bien utile quand il fallait transporter autant d’affaires, et encore plus quand il fallait les ranger sans les froisser, ce qu’Alaric fit sans mal avec le sortilège de lévitation qu’il avait apprit cette année.
Puis, il s’effondra sur son lit, sur le dos, et se passa ses mains sur son visage en fermant les yeux, pour réfléchir à ce qui allait se passer dans les prochains jours. Victoria n’allait pas tarder à arriver pour les saluer, et il verrait si il pourrait aller chez elle de temps à autres pendant les deux prochaines semaines. Elle prévoyait sûrement d’aller voir la cousine d’Elam, au Salon de Thé, si cela n’était pas déjà fait, et le Serpentard verrait pour s’y rendre avec elle, dans le dos de ses parents, naturellement.
Elam… C’est vrai qu’il risquait de le croiser quelques fois ces prochains jours… Dire que ses parents avaient un Salon de Thé ici, mais qu’il ne l’avait jamais croisé… Alaric était sûrement trop occupé avant avec… Beaucoup de chose. D’autres choses. Qu’il n’espérait ne plus jamais revivre, même si le fait qu’Elam soit ici n’arrangeait pas le choses. Cependant, il devait voir les choses du bon côte : au moins, il ne croiserait pas Christopher… En effet, sûrement parce que celui-ci l’avait demandé à ses grands-parents, il n’était jamais là quand Alaric était à Portree… A croire qu’il ne venait plus ici, même si le roux en doutait… Peut-être devrait-il demander à Elam si il l’avait croisé ? Peut-être se connaissaient-ils, après tout. Mais, si il devait partir à la recherche de Christopher, ça ne serait pas cette année… C’était encore bien trop frais.
Après ce long moment de rumination, Alaric sauta finalement hors de son lit pour rejoindre ses parents dans le salon principal. Il était grand, vraiment grand, et une immense bibliothèque, arrivant jusqu’au plafond, prenait un mur entier. Du plus loin qu’il s’en souvenait, Alaric s’était promis de lire tous les livres de cette bibliothèque. Et aujourd’hui, il allait s’attaquer à l’un d’entre eux… Que pouvait-il lire ? Peut-être un livre sur le Quidditch ? Après tout, il comptait s’inscrire dans l’équipe dès l’an prochain, si ce n’était pas déjà fait, donc… Y avait-il seulement un livre sur le Quidditch, ici ?
Alors qu’il cherchait un livre sur le Quidditch, ou les sports de balais, on toqua à la porte. Il n’y prêta pas attention, car, souvent, les personnes qui arrivaient à leur porte le premier jour était des moldus, ou des sorciers insupportables qui les traitaient -par connaissance de cause- d’anti-moldus, qui n’avaient rien à faire là. Mais, cette fois, la personne continua à toquer, pendant une longue minute, et, finalement, la mère d’Alaric lui demanda d’aller ouvrir la porte et de remballer la personne si il ne la connaissait pas. Alaric soupira, détestant faire le sale boulot, et finit par aller jusqu’à la porte pour l’ouvrir.
Victoria était là, devant lui, les bras croisés et son éternel sourire amusé se dessinant sur ses lèvres. Le visage d’Alaric s’illumina et il ne tarda pas à se jeter dans ses bras, en la serrant très fort. La brune lui rendit son étreinte avant de le lâcher et de lui ébouriffer ses cheveux roux.
– C’est moi ou vous êtes très mauvais pour ouvrir des portes, ici?
– Ne me dis pas que tu ne commences pas à avoir l’habitude, la prochaine fois, au lieu d’attendre, passes par la fenêtre de ma chambre, je ne t’en voudrais pas.
– Mais tonton Conan, si.
Quand on parle du loup, celui-ci n’était pas très loin et n’attendit pas pour les rejoindre sur le pas de la porte. Il invita sa nièce à entrer avant de refermer la porte derrière elle et de l’inviter à s’installer dans l’un des fauteuils du premier salon. Elle connaissait cet endroit depuis quelques années, maintenant, bien qu’elle ne fasse pas partie de la famille d’Hedwige -de sang, du moins-, après tout, les parents d’Alaric se connaissaient depuis bien longtemps, et Hedwige avait toujours aimé les enfants… Plus ou moins. Elle appréciait la présence de Victoria, et cela était une grande victoire. Très grande, même. Heureusement qu’elle ne savait pas tout sur elle…
– Nous ne t’attendions pas si tôt ! Qu’est-ce que tu fais là maintenant ? Tu nous attendais à ce point?
Hedwige était, en effet, vraiment étonnée qu’elle soit là si tôt. Ce qu’elle ne savait pas, c’était qu’une semaine plus tôt son fils cadet avait envoyé un hibou à sa cousine pour lui dire qu’il avait peur de se faire disputer par ses parents dès son arrivée à Portree et qu’il apprécierait qu’elle vienne le plus rapidement possible après lui avoir dit quand est-ce qu’ils arrivaient. Heureusement, le hibou était arrivé à temps, et Victoria avait couru jusqu’à la grande maison dès que la grande date était arrivée, car il n’était pas question que son cousin se sente mal à Portree. Après tout, elle avait quand même besoin de lui comme prétexte pour aller rendre visite au salon de thé de la famille de Yaara… Et lui avait besoin d’elle aussi d’ailleurs. Alors…
– J’étais trop pressée de vous revoir, et j’étais dehors, alors… J’ai décidé de venir pour le vérifier ! Je suis trop contente de voir maintenant, je reviendrais peut-être demain, je ne faisais que passer un instant, je peux même venir déjeuner, si ça vous va?
Conan acquiesça, acceptant sa proposition, et finit par se lever, suivit de sa femme, pour aller dans la cuisine et laisser un peu les cousins entre eux. Ils étaient alors trois dans le premier salon, Jace dans un fauteuil en face de Victoria, elle-même dans un autre fauteuil, et Alaric, au centre du canapé, se tenant bien droit. Il aurait aimé parler seul à seul avec sa cousine, mais son grand-frère avait le droit de lui parler, et ne comptait pas partir tout de suite… C’est même lui qui prit la parole, au plus grand malheur de son petit frère. Et de Victoria.
– Promets-moi que tu ne l’emmènera pas au Salon de Thé de la famille d’Elam.
Il avait attendu que ses parents soient trop loin pour qu’ils l’entendent, mais l’intervention n’en fût pas moins stressante. Victoria fit volte-face vers Alaric, et lui lança un regard interrogateur. Comment savait-il… ?
– Oui, il sait, et non, elle ne m’y emmènera pas, d’accord ? Arrêtes de t’angoisser pour rien...
– Ce n’est pas à toi que je parlais, le roux, c’est pas toi qui décideras si tu peux sortir ou non, de toute façon, laisses les grandes personnes parler.
Alaric serra les dents et baissa la tête, plus par réflexe qu’autre chose… Jace lui parlait souvent comme ça devant ses parents, et il fallait toujours respecter les personnes plus âgées… Paraît-il.
– Ne manques pas de respect à ton frère, et non, je n’irai pas les voir…
Cette fois-ci, ce fût Jace qui se renfrogna, alors que le Serpentard se redressa, heureux d’avoir Victoria comme cousine. Celle-ci se tourna de nouveau vers Alaric, un grand regard d’incompréhension scotché au visage.
– Tu lui as vraiment dit pour…?
– Le Poufsouffle, oui, et non, il ne me l’a pas dit, je l’ai découvert tout seul, il n’était pas très discret...
Alaric le fusilla du regard, croisant les bras, avant de se tourner vers sa cousine.
– Il a fouillé dans mes affaires.
– Pourquoi je ferai autant attention à toi?
– C’est bien la question que je me pose...
Pendant un bref instant, les deux se fusillèrent du regard. Jace ouvrit la bouche, mais avant qu’il ait pu répliquer quoique ce soit, sa cousine lui coupa l’herbe sous le pied…
– Si vous voulez vous disputer, ce sera plus tard, les deux, d’accord ? Je ne suis pas là pour faire le troisième parent. Et j’avais une question bien plus importante à vous poser, de toute façon...
Les deux garçons se retournèrent vivement vers elle, soudainement intéressés. Dès que la grande brune sentit que toute leur attention était sur elle, elle enchaîna.
– Qui veut venir chez moi pendant les vacances?
Les yeux des garçons s’éclairèrent d’un seul coup, et ils mirent du temps à trouver un compromis pour se voir le plus souvent possible. Finalement, ce soir-là, pour la première fois depuis le début des vacances, Alaric se sentit léger quand ils prirent le repas du soir.
1540 mots
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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Movies1
1Films
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Mercredi 19 Juillet 2051
Chez Victoria
L’appartement de Victoria était extraordinaire. Il n’était, certes, pas aussi grand que celui de la famille d’Alaric à Londres, mais il était quand même bien mieux. Il y avait toujours pleins de choses, chez elle, comme des posters de ses groupes de musiques moldus préférés, des livres, ou encore un tas de carnets à dessins jamais finis. Elle adorait dessiner, c’était l’une de ses grandes passions, avec la lecture, et écouter de la musique. Mais ce qu’Alaric préférait, chez elle, c’était son lecteur CD. Chaque été, il venait chez elle, et ils écoutaient en boucle du Queen, du David Bowie, du Radiohead, ou encore… Du Conan Gray.
De plus, comme la date où ils se voyaient correspondait plus ou moins à son anniversaire, elle lui offrait toujours un nouvel album de ce chanteur, et ce depuis ses 10 ans, un an après l’incident avec Christopher. Une année, il avait eu Sunset Season1, puis Foud Heaven2, et il avait hâte de savoir lequel il allait recevoir cette année. Peut-être Kid Krow3 ? Ou bien Superache4 ? Peu importe, il avait hâte de découvrir de nouvelles chansons.
Jace ne savait pas qu’il écoutait de la musique moldue, alors Alaric s’était arrangé pour avoir deux jours chez Victoria sans lui, histoire d’avoir un peu de repos, loin de sa famille. Sans parler de toutes les sorties que lui et Victoria avaient prévu… Après tout, Victoria était tombée sous le charme d’une fille qui était serveuse dans un Salon de Thé à Portree, et il s’avérait que son cousin était Elam Thomais. Encore et toujours le même.
Après avoir fait le tour de l’appartement, Alaric prit ses aises et s’installa dans un fauteuil avant de soupirer de soulagement. Plus le stresse de la famille, ni l’angoisse de faire un geste de travers, il pourrait même parler d’Elam sans que cela ne gêne personne… Même si il ne le ferait pas. Jamais de la vie. Il ne devait pas plus s’attacher qu’il ne l’était déjà, et même si il comptait lui rendre visite, il était encore temps de se défiler et de ne plus jamais le voir… Mais il n’était pas assez courageux, pour ça.
– Joyeux anniversaire, poil de carotte!
Son intervention soudaine le fit sortir de ses pensées et il releva la tête vers elle d’un seul coup, un grand sourire aux lèvres, curieux de savoir ce qu’il allait avoir cette année. Il avait certes, de gros indices, au vu de la forme du paquet et de ses cadeaux passés, mais il n’avait toujours pas la moindre idée de quel album il allait avoir. Il lui prit des mains et l’ouvrit rapidement, en voyant du rouge apparaître, et des roses, des tas de roses…
Superache.
Il le déballa entièrement avant de le soulever au dessus de lui pour mieux l’admirer. Puis, il se tourna vers sa cousine et la prit dans ses bras avant de la serrer fort contre lui. Sa cousine ne put que lui rendre son câlin en lui caressant les cheveux, avant de lever un sourcil faussement interrogateur, connaissant d’office la réponse à sa question prochaine.
– Alors, est-ce qu’il te plaît?
– Je l’adore, je vais l’écouter tout de suite ! Merci, merci, merci, tu es géniale, comme toujours… Je peux…?
Il pointa du doigt le lecteur CD, attendant que Victoria acquiesce.
– Évidemment que tu peux, c’est pour toi que je l’ai acheté...
- … Piqué...
– Soit, piqué à mon ex. Mais en tout cas, il est là, maintenant, donc utilises-le autant que tu le souhaites. Quand tu auras ton propre appartement, peut-être que je te l’offrirais, tiens.
Elle esquissa un petit sourire attendrit avant de croiser les bras. Les yeux d’Alaric s’illuminèrent, mais il ne dit rien de plus, se précipitant sur le lecteur CD, ouvrant délicatement la boîte, comme Victoria lui avait apprit, avant de le refermer et d’appuyer sur le bouton « play ». Une seconde plus tard, la première chanson commençait.
Movies…
Movies, I want a love like the movies...5
– Je parie que tu pleurs au bout de trois chansons.
– Il y en a douze, je parie sur sept.
– Pari tenu, poil de carotte.
Elle s’assit dans un fauteuil, et ferma les yeux quelques secondes, essayant de se concentrer sur la musique… Avant de se rappeler qu’elle avait donné rendez-vous à l’un de ses amis de longue date dans quelques minutes. Elle se redressa d’un coup, faisant sursauter Alaric, qui fronça les sourcils, intrigué.
– La chanson te fais peur?
– Bien sûr que non, j’avais oublié que je devais rejoindre quelqu’un en ville… Tu resterais ici, tout seul ? Pas de bêtise, hein ? Je reviens dans une heure grand maximum. Ok?
Alaric roula des yeux avant de soupirer, agacé qu’elle le traite comme un gamin.
– Je n’ai plus six ans, Vic.
– Oui, mais moi, j’ai le double de ton âge, donc si il t’arrive quelque chose, ça retombe sur moi… Mais comme t’es un enfant sage, je vais te laisser une chance, mais c’est bien parce que je t’adore, hein? Enfin, bon, tu me diras quand tu pleurs, et pas de triche.
– Pourquoi je tricherais, d’abord ? Et puis, tu sais que je ne sais pas te mentir.
– C’est ce qu’ils disent tous.
Elle lança un accio à ses chaussures avant de se pencher vers Alaric pour lui faire un bisou sur le sommet de la tête. Ensuite, elle mit ses chaussures en vitesse avant de lui lancer un dernier regard suspicieux, puis ferma la porte de son appartement derrière elle sans un mot de plus. Alaric soupira, un petit sourire aux lèvres, avant de se reconcentrer sur la musique.
In my head, we never grow apart,
In my head, you never break my heart...6
Il allait perdre son pari, il n’avait aucun doute là-dessus… Sept chansons ? Il avait du mal à passer la première…
1La saison des couchers de soleil
2Trouver le Paradis
3Enfant corbeau
4Supermal
5Films...
Films, je veux de l'amour comme dans les films...
6Dans ma tête, on n'a jamais été séparé,
Dans ma tête, tu ne m'as jamais brisé le cœur...
984 mots (et une traduction complète
)
@Elam Thomais -je ne te mentionne qu'une fois, mais tu sais que le recueil parlera toujours de toi
2Trouver le Paradis
3Enfant corbeau
4Supermal
5Films...
Films, je veux de l'amour comme dans les films...
6Dans ma tête, on n'a jamais été séparé,
Dans ma tête, tu ne m'as jamais brisé le cœur...
984 mots (et une traduction complète
@Elam Thomais -je ne te mentionne qu'une fois, mais tu sais que le recueil parlera toujours de toi
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Astronomy1
1Astronomie
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Mercredi 19 Juillet 2051
Chez Victoria
Bon, il avait réussi à passer « Movies », même si elle avait été dure. Très dure. Les suivantes aussi, d’ailleurs, il était fier de lui, arrivant déjà à la cinquième chanson sans avoir versé la moindre larme était… Un exploit. Oui, c’était cela, un exploit. La cinquième chanson, justement, s’appelait « Astronomy », et, déjà, elle commençait bien mal… Enfin, non, elle était magnifique. C’était bien ça le problème. Et elle commençait… De manière parfaitement horrible.
We drive through the woods, rich neighborhoods to watch
We joked as we looked that they were too good for us...1
Il se leva, et fit les cent pas, écoutant la chanson, et se retenant d’essayer d’absolument tout comprendre. Il ne voulait pas seulement l’écouter, il voulait la ressentir, puis le regretter. Il allait perdre un pari, peu importe, il était contre l’une des personnes qu’il adorait le plus au monde. Mais ces chansons… Il ne pouvait pas les ignorer. Pas une seule d’entre elles. Et maintenant, chacune des chansons de Conan Gray parlait d’une personne en particulier. A une époque, c’en était une autre, mais maintenant… Il ne pouvait pas s’empêcher d’y penser. De penser à…
Thomais, qu’est-ce que tu fais là, bon sang?
We’ve traveled the sea, we’ve ridden the stars,
We’ve seen everything from Saturn to Mars...2
Comment ? Comment toutes ces paroles pouvaient le ramener à lui ? Il ne voulait pas de ça, il ne voulait pas lui faire du mal, il ne voulait pas être amoureux de lui pour la simple et bonne raison qu’il ne le pouvait pas. Il n’avait pas le droit, il le savait, depuis trois ans, maintenant, alors à quoi bon essayer ? A quoi bon le revoir si c’était pour tout ficher en l’air une fois de plus ? Etait ce seulement de l’attirance ? Si c’était ça, il pouvait toujours essayer de se détacher, après tout, non ?
Mais par contre, si c’était de l’amour… Ou plutôt, de l’Amour, avec un grand A… A quoi bon lutter ? Il était déjà trop tard pour lui, il ne pouvait plus rien n’y faire. Rien. Sauf peut-être, empêcher Elam de tomber amoureux de lui… Si il n’était pas trop tard non plus. Pour le moment, ce qu’il semblait voir chez lui ne ressemblait pas trop à de l’amour… Mais Victoria était tellement persuadée du contraire, qu’il était compliqué de voir ça autrement.
Et pourtant, l’idée qu’il soit amoureux de lui était… Vraiment absurde. Après tout ce qu’il lui avait fait, toutes ces fois où il l’avait humilié, insulté… Leur première rencontre s’était transformée en bagarre ! Comment avaient-ils pu passer d’ennemis jurés à… Amis proches… Voir potentiels amoureux ? Comment en étaient-ils arrivé là ? A quel moment leur relation était-elle devenue si compliquée ? Si magique ? Si belle si… Atroce ? Pourquoi tous ces sentiments contradictoires ?
The only mistake that we didn’t make was run,
Now look what we’ve done!3
Ok, maintenant, il allait pleurer. Il pouvait pleurer, pas vrai ? Il n’y avait personne autour, du moins, dans cet appartement. Et il avait depuis une éternité, maintenant, les larmes au bord des yeux. Littéralement. Il inspira un grand coup, avant de soupirer, et, très vite, ses joues devinrent humides. Il n’y prêta même pas attention, continuant de réfléchir, d’écouter la musique, de ressentir. Trop ressentir.
Il ferma les yeux et s’allongea, dos au sol, les bras grands ouverts, avant de continuer à penser. Tout ce qu’ils avaient parcouru jusqu’à maintenant était tout simplement stupide. Tout ça n’était pas censé valoir quoique ce soit à ces yeux, aux yeux d’Elam. Il n’était pas assez stupide pour penser que tout ce qu’ils avaient vécu était à ce point exceptionnel. Ou que tout ça valait le coup, car ce n’était pas le cas. Non. Il ne fallait pas confondre amour et amitié, et chercher de l’affection où il n’y en avait pas. Elam ne pouvait pas être amoureux de lui. C’était aussi simple que cela… Pas vrai ?
It’s astronomy, we’re two worlds apart...4
Cinq chansons. Au final, aucun des deux n’avaient gagné le pari… Il avait hâte de voir comment Victoria départagerait tout ça…
1On a roulé à travers la forêt, observer le voisinage riche,
On s'est moqué en regardant et dit qu'ils étaient trop bien pour nous...
2On a voyagé sur les mers, on a chevauché les étoiles,
On a tout vu de Saturne à Mars...
3La seule erreur que l'on n'a pas faite était fuir,
Regardes maintenant ce qu'on a fait!
4C'est de l'astronomie, on est de deux mondes différents...
694 mots
Et ce sera tout pour ce soir
On s'est moqué en regardant et dit qu'ils étaient trop bien pour nous...
2On a voyagé sur les mers, on a chevauché les étoiles,
On a tout vu de Saturne à Mars...
3La seule erreur que l'on n'a pas faite était fuir,
Regardes maintenant ce qu'on a fait!
4C'est de l'astronomie, on est de deux mondes différents...
694 mots
Et ce sera tout pour ce soir
Dernière modification par Alaric Blackwood le 13 sept. 2026, 20:44, modifié 1 fois.
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Family Line1
1Lignée familiale
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TW :problèmes familiaux
Mercredi 19 Juillet 2051
Chez Victoria
Ces dernières chansons l’avaient dévasté. Enfin, non, pas à ce point, disons juste que cela faisait désormais cinq bonnes minutes qu’il pleurait. Tout simplement. Mais il n’allait pas arrêter le CD pour autant, ça, non. Il aimait trop ce chanteur, et cet album, pour l’arrêter à cause de quelques larmes. C’était en partie pour ça qu’il écoutait ce genre de musique… Pour pleurer. Ressentir. Et ne pas rester en permanence froid et lugubre. Il ne voulait pas être cette personne-là.
Maintenant commençait une nouvelle chanson… Rien que le titre ne lui inspirait pas confiance… « Family Line » ? Sérieusement ? Ne voulait-il pas justement arrêter de penser à ses problèmes familiaux en venant ici ? A quoi bon les évoquer maintenant ? Enfin, bon, peut-être qu’il arriverait à l’apprécier malgré tout, pas vrai ? Après tout… Il adorait presque toutes les chansons de Conan Gray. Pour qu’il n’aime pas celle-là, il devrait vraiment la trouver… Horriblement mal écrite.
Mais ce ne fut pas le cas. Dès le début, dès les premières paroles, Alaric sentit que quelque chose n’allait pas. Elles semblaient… Trop réelles. Elles ne parlaient pas d’un amour perdu, ou de la difficulté de tomber amoureux. Non. Elle parlait de… Famille. D’une famille détruite. D’une famille difficile à vivre avec. Très difficile. Trop difficile. Et en même temps, c’était bien trop… Ressemblant.
Scattered ‘cross my family line
I’m so good at telling lies…1
Il ferma les yeux et repensa à sa dernière dispute. Puis aux mensonges. A tout ces mensonges. Depuis que la vérité lui avait valut le début de ses ennuis, il n’avait plus jamais réussi à être honnête avec ses parents. Il évitait de leur parler, et il avait même réussi à commencer à leur mentir sur des choses futiles, pour que ses gros mensonges passent inaperçus. Il était arrivé à un point où il avait peur de dire la vérité à ses parents. De toute façon, depuis quand étaient-ils tout à fait honnête avec lui ? Au fond, il préférait penser qu’ils lui mentaient depuis le début.
God I have my father’s eyes
But my sister’s when I cry...2
Il se releva et regarda le lecteur CD. Il pouvait toujours passer à la suivante, laisser couler… Ou continuer. C’était l’occasion, il n’y avait personne pour le voir crier, pleurer… Non, personne pour le voir démuni face à une simple chanson. Juste lui, et sa tête qui analysait chaque paroles de cette chanson. Qui n’arrivait pas à arrêter de penser à sa famille, de créer des liens, de plus en plus de liens… C’était… Terrifiant comment l’esprit pouvait parfois piéger le corps. Il ne pouvait même pas tendre le bras pour arrêter cette musique.
It’s hard to put it into words
How the holidays will always hurt...3
Le pont. Si le premier couplet ne l’avait pas déjà achevé, le pont allait le faire. Une image de Christopher, dont le visage était légèrement effacé lui apparût en tête, et il ne put l’en extirper. Les larmes continuaient à couler, et il ne pouvait absolument rien faire pour les arrêter. Non seulement, la chanson devenait de plus en plus réelles, mais en plus, il oubliait Christopher. Mais la douleur, elle, restait bien là, gravée, comme de la roche, n’arrivant pas à s’extirper de son ventre, de son cœur, et de chaque partie de lui. Elle faisait encore trop mal, au fond. C’était l’un des seuls souvenirs de lui qu’il lui restait.
How could you hurt a little kid ?
I can’t forget, I can’t forgive you
‘Cause now I’m scared that everyone I love will leave… Me.4
Il adorait autant qu’il détestait cette chanson. Chaque parole lui rappelait à quel point sa famille le malmenait… Et à quel point c’était réel. Il ne pouvait pas accepter cette chanson sans accepter le fait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec cette famille. Avec la manière que son père avait de ne jamais prendre sa défense et de toujours tout lui mettre sur le dos. Avec la manière que sa mère avait de le contredire et de faire comme si elle n’avait jamais tort. Avec le fait qu’elle le frappait, aussi. A cause d’eux, il avait perdu la seule personne avec qui il n’avait jamais tissé de lien en dehors de sa famille. La seule personne qu’il n’avait jamais vraiment aimé. Et le pire, c’est qu’au lieu d’apprendre de leur erreur, ils étaient en train de lui faire revivre la même chose. Une fois de plus.
All that I did and try to undo it
All of my pain and all your excuses
I was a kid but I wasn’t clueless
Someone who loved you wouldn’t do this...5
Il sanglota, essayant de trouver la paix, mais plus les paroles arrivaient, et plus il avait du mal à se calmer, à se défendre contre les souvenirs qui déferlaient dans sa tête, encore et encore. Qui ne s’arrêtaient pas, jamais, qui étaient en boucle, qui repassaient, une fois de plus. Sa rencontre avec Christopher, ces moments simples, le dîner où il avait appris qu’il ne pouvait pas sortir avec un garçon, ses parents anti-moldus, la soirée où il avait été surpris à faire le mur, et la chute… Le coup, les insultes, la déception… Tout s’était enchaîné si vite… Et il n’avait rien pu faire. Il ne pouvait en parler qu’à sa cousine, qui ne pouvait rien faire, qui n’avait pas les moyens de faire quoique ce soit sans perdre tout ce qu’elle avait. Elle ne savait pas tout. Et c’était sûrement mieux ainsi.
Might share a face, might share a last name but…
We are not the same...6
Il serra les dents et attrapa un coussin sur le fauteuil où il était assit quelques chansons plus tôt avant de crier dedans tout ce qu’il pouvait. Aucune chanson ne lui avait fait autant de mal que celle-ci, ni autant de bien. Il n’était pas rare qu’il en écoute une à laquelle il se reconnaissait, mais à ce point là ? Certainement pas. Il avait besoin de cette chanson, il avait besoin de ces paroles, car au fond, c’était ce qu’il avait toujours eu besoin d’entendre. Ça. Qu’il avait beau partager son propre sang avec ses parents, avec sa famille, ça ne les rendaient pas pareils pour autant. Et encore… Cela faisait longtemps qu’il ne se reconnaissait plus dans les yeux de sa mère. Elle ne pouvait pas faire vraiment partie de sa famille, partager son même sang… Elle l’avait trop dénigré, elle en avait perdu le droit.
I can run, but I can’t hide from my family line.7
C’était bien le meilleur cadeau d’anniversaire qu’il n’avait jamais eu.
1Eparpillé dans ma lignée familiale
Je suis si bon pour raconter des mensonges...
2Mon Dieu j'ai les yeux de mon père
Mais ceux de ma sœur quand je pleurs...
3C'est compliqué de mettre les mots
Sur à quel point les vacances feront toujours mal...
4Comment peux-tu faire du mal à un enfant?
Je ne peux pas oublier, je ne peux pas te pardonner
Car maintenant j'ai peur que tout ce que j'aime m'abandonne...
5Tout ce que j'ai fais pour l'oublier
Toute ma douleur et toutes tes excuses
J'étais un enfant mais je n'étais pas naïf
Quelqu'un qui t'aimes ne te ferais pas ça...
6On partage peut-être le même visage, on partage peut-être le même nom de famille mais...
Nous ne sommes pas pareils...
7Je peux fuir mais je ne peux pas me cacher de ma lignée familiale.
1108 mots
Dédicace au Leprechaun
Je suis si bon pour raconter des mensonges...
2Mon Dieu j'ai les yeux de mon père
Mais ceux de ma sœur quand je pleurs...
3C'est compliqué de mettre les mots
Sur à quel point les vacances feront toujours mal...
4Comment peux-tu faire du mal à un enfant?
Je ne peux pas oublier, je ne peux pas te pardonner
Car maintenant j'ai peur que tout ce que j'aime m'abandonne...
5Tout ce que j'ai fais pour l'oublier
Toute ma douleur et toutes tes excuses
J'étais un enfant mais je n'étais pas naïf
Quelqu'un qui t'aimes ne te ferais pas ça...
6On partage peut-être le même visage, on partage peut-être le même nom de famille mais...
Nous ne sommes pas pareils...
7Je peux fuir mais je ne peux pas me cacher de ma lignée familiale.
1108 mots
Dédicace au Leprechaun
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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... I'm so good at telling lies
Memories1
1Souvenirs
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Mercredi 19 Juillet 2051
Chez Victoria
Il était à l’avant dernière chanson de l’album. Déjà. Il était passé bien trop vite… Et en même temps, qu’est-ce qu’il avait été… Puissant. En si peu de temps, lui faire ressentir autant de choses était un exploit. Et c’était même pour ça qu’il allait peut-être devenir son prochain album préféré… Encore, fallait-il qu’il aime les prochaines chansons. Les dernières. A commencer par celle-là, « Memories ». Celle-là allait le faire pleurer, c’était sûr. Peut-être différemment de « Family Line1 », mais pas moins pour autant. Il décida néanmoins de laisser le bénéfice du doute à cette chanson, et s’adossa au fauteuil, toujours assit par terre, mais les joues trempées et rouges à force de trop pleurer.
It’s been a couple month…
That’s just about enough time
For me to stop crying when I look at all the pictures...2
Il soupira et esquissa un petit sourire, cette fois, en pensant à tout ces bons moments passé avec Christopher, qui s’évaporaient petit à petit. Puis, il pensa à Elam. Elam Thomais. Celui qui l’avait bousculé dans les couloirs, qu’il aurait frappé si il n’avait pas eu une petite ressemblance avec Christopher. Et qui, au final, s’était avéré un peu différent. Mais ses différences n’étaient que des qualités, et c’était d’ailleurs comme ça qu’il était tombé amoureux de lui, qu’il l’aimait plus que n’importe qui malgré… Tout. Mais il savait au fond de lui qu’il aurait dû le garder loin de lui.
I wish that you would stay in my memories
But you show up today, just to ruin things...3
Il soupira et ferma les yeux, ses pensées allant de nouveau au Poufsouffle qu’il avait croisé ce jour de novembre dans les couloirs. Il s’était énervé si rapidement contre lui… Tout ça à cause de ses parents. Si ils ne lui avaient pas appris à mépriser tout ceux qui n’étaient pas de sang sorcier comme lui, il ne l’aurait jamais menacé et… Plaqué contre un mur. Mais si il ne l’avait pas fait, peut-être qu’ils ne se seraient jamais retrouvés, liés par ce désaccord ? Peut-être n’auraient-ils jamais pu apprendre que leurs mères se détestaient, qu’ils étaient destinés à se haïr, et n’auraient-ils jamais contourné la règle ? Cette fameuse règle, ou plutôt, cette interdiction. Qui leur faisait du mal. A tous les deux.
So there’s no good reason in make believing that we could ever exist again...4
Pourquoi toutes les chansons qui parlaient de rupture, et d’amour impossible, étaient directement associées à Elam ? Pourquoi, à la seconde où il l’avait rencontré, il avait réussi à associer absolument toutes les chansons qu’il connaissait d’amour à lui ? Ce n’était pas juste… Comment pourrait-il sortir de sa tête si chaque chanson d’amour parlait de lui ? Chaque chanson d’amour qui faisait… Mal ?
I can’t be your friend...5
Il adorait cette musique.
...can’t be your lover…6
Et il la détestait.
Can’t be the reason we hold back each other...7
Une larme roula sur sa joue, silencieuse, et il ferma les yeux pour ne pas remarquer sa vision s’embuer.
...from falling in love, with somebody other than me.8
Exactement. C’était ça le problème. Bizarrement, cette chanson résumait bien la situation. Il ne pouvait absolument rien être pour Elam. Il ne devait être absolument rien. Et ça lui faisait tellement mal, qu’il n’arrivait même plus à retenir ses larmes sur une chanson. Une simple chanson. Et soudain, il avait envi de le voir. Il serra les dents et soupira, refoulant cette envie d’aller lui parler, de le serrer dans ses bras, de lui dire toutes ces choses qu’il ne pourrait jamais lui dire.
You’re all drunk in my kitchen, curled in the fetal position,
Too busy playing the victim to be listening to me when I say...9
Une autre partie de lui avait envie de rentrer chez lui, de se réfugier dans son lit, de faire comme si tout allait bien et qu’il ne l’avait jamais rencontré. Jamais apprécié. Jamais aidé. Jamais aimé. Comme si il n’y avait jamais rien eu entre eux et qu’il n’y en aurait jamais. Parce qu’au fond, peut-être que tout serait plus simple si il ne lui avait pas cherché des noises, ce jour-là. Ou si il n’était jamais allé s’excuser chez ce maudit Apothic’herbes. Ou peut-être si ils ne s’étaient jamais croisé de nouveau le jour de la Saint-Patrick.
« I wish that you would stay in my memories » 10
Si il ne lui avait jamais proposé toute cette aide en botanique… Si il ne l’avait accepté, si…
In my memories,
Stay in my memories.11
Mais il était trop tard pour regretter les erreurs du passé. Il devait éviter d’en faire, maintenant. Car une rentrée à Poudlard avec déjà des problèmes sur le dos était un évènement à éviter.
1Lignée Familiale
2Ça fait deux mois environs...
Ça fait juste assez de temps
Pour moi pour arrêter de pleurer devant toutes ces photos...
3J'espérais que tu resterais dans mes souvenirs
Mais tu t'es montré aujourd'hui, juste pour tout détruire...
4Donc il n'y a plus de bonnes raison pour que tu me fasses croire que "nous" puissions encore exister...
5Je ne peux pas être ton ami...
6Ni ton amant...
7Ni être la raison qui nous retiens...
8De tomber amoureux, de quelqu'un d'autre que moi...
9Tu es bourré, roulé en boule,
Trop occupé à faire la victime quand je te dis...
10"J'espère que tu resteras dans mes souvenirs"
11Dans mes souvenirs,
Restes dans mes souvenirs.
794 mots
C'est tout pour moi @Elam Thomais
2Ça fait deux mois environs...
Ça fait juste assez de temps
Pour moi pour arrêter de pleurer devant toutes ces photos...
3J'espérais que tu resterais dans mes souvenirs
Mais tu t'es montré aujourd'hui, juste pour tout détruire...
4Donc il n'y a plus de bonnes raison pour que tu me fasses croire que "nous" puissions encore exister...
5Je ne peux pas être ton ami...
6Ni ton amant...
7Ni être la raison qui nous retiens...
8De tomber amoureux, de quelqu'un d'autre que moi...
9Tu es bourré, roulé en boule,
Trop occupé à faire la victime quand je te dis...
10"J'espère que tu resteras dans mes souvenirs"
11Dans mes souvenirs,
Restes dans mes souvenirs.
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C'est pour un ami...
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TW :problèmes familiaux, mention de violence intra-familiale
Mercredi 19 Juillet 2051
Chez Victoria
– Alors, il est comment, cet album?
Victoria était enfin rentrée. Cela faisait peut-être vingt minutes maintenant qu’Alaric avait terminé l’album, et avait finalement décidé de le remettre une nouvelle fois, mais en fond sonore. Il ne pouvait pas se permettre de fondre en larmes une nouvelle fois. « Best Friends1 » étaient en train de se terminer, et « Astronomy2 » allait être la suivante, mais Alaric n’y fit pas plus attention que ça. Sa cousine était rentrée, et il avait des questions. Il hocha la tête, assit sur le fauteuil, un petit sourire aux lèvres.
– Il est vraiment génial, je l’ai adoré. Je pense que ça va devenir mon préféré...
Il inspira un grand coup, et son sourire s’effaça, laissant place à une expression tout simplement mortifiée à l’idée de poser sa question. A vraie dire, il avait eu peu de temps pour y réfléchir… Mais il avait besoin de la lui poser. C’était obligé. Mais en même temps… Avait-il vraiment envi d’en connaître la réponse ?
– Dis, Victoria… J’ai… J’ai un ami qui… En fait, il… Euh...
Il déglutit. Victoria fronça les sourcils, inquiètes, avant de marcher jusqu’à lui pour s’accroupir en face de lui.
– Quelqu’un t’embêtes, à Poudlard?
– N- Non ! Bien sûr que non, pas à Poudlard, c’est… C’est pas à Poudlard. Je… Enfin, il… Quand ses parents s’énervent contre lui...
Pourquoi n’arrivait-il pas à le dire ? Ce n’était pas bien compliqué, pourtant. Il avait besoin de savoir. De savoir si c’était mal. Ou normal. Depuis qu’il avait écouté Family Line3, une part de lui n’arrivait plus à ne pas y penser. Il était terrifié à l’idée que ce soit interdit. Parce que si ça l’était…
– Sa maman le… Frappe.
Le regard de Victoria se voila et ses mains se mirent à trembler. Était-ce vraiment d’un ami ou était-ce de lui qu’il parlait ? Et si c’était de lui qu’il parlait, alors… Elle releva son visage vers celui d’Alaric, une expression à la fois triste et inquiète sur le visage. Elle était en colère, aussi, mais elle n’allait pas le montrer à Alaric alors qu’il venait juste de dire quelque chose de dure.
– Personne, je dis bien personne n’a le droit de frapper qui que ce soit. Dans un sens comme dans l’autre. Et encore moins les adultes, car c’est à eux de montrer l’exemple. Si un seul adulte porte la main sur toi, tu dois me le dire, Alaric, d’accord?
Alaric sentit l’inquiétude de sa cousine et ne put s’empêcher de déglutir à nouveau. Il avait l’occasion de lui dire, il le savait parfaitement, mais… Que se passerait-il, ensuite ? Est-ce que c’était si grave que ça ? Est-ce qu’il devrait partir de chez lui ? Pour aller où ? Il voulait rester à Londres. Il aimait Portree, mais il ne pouvait pas rester ici. Il en allait de… Ses souvenirs, et tous ces gens, ici qu’il connaissait. Et puis, si il restait plus longtemps, alors peut-être qu’il croiserait Chris et… Non, il ne pouvait pas s’imaginer de le revoir. La passé était… Passé.
– Est-ce que… Est-ce que ça veut dire que… Que ses parents ne l’aiment pas?
Ses yeux étaient désormais remplis de larmes. Victoria passa sa main sur sa joue avant de fermer les yeux et de le prendre dans ses bras. Elle n’arrivait pas à trouver les mots car… Il n’y avait pas de bons mots. Pas de bonnes réponses. Elle était coincée entre la vérité ou le mensonge, mais l’un comme l’autre était mauvais. Horrible à entendre. Trop dur. Et trop complexe. Alaric avait besoin d’amour, pas de se persuader que ses parents le détestaient… Seulement… Que dire ?
– Tu sais, certaines personnes expriment mal leurs émotions. Très mal. Et ils font beaucoup de mal aux gens. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’ils ne t’aiment pas. Par contre… Si en te disant qu’ils t’aiment, ils te font du mal, alors il faut leur expliquer, leur dire que ça te fait du mal. Et si ils continuent… Des fois, il faut apprendre à t’éloigner des gens qui te font du mal. Même si tu les aimes. Tu comprends?
Alaric déglutit et hocha de nouveau la tête, presque figé sur place. Il comprenait. C’était sa plus grande peur, que d’être détesté par ses parents. Il savait qu’il avait fait beaucoup d’erreurs, mais malgré tout… Ils restaient ses parents. Et il les aimait. Beaucoup.
– Moi non plus, je ne dois pas frapper, hein? demanda-t-il, avant de baisser la tête, se sentant soudain coupable.
Victoria soupira et lui caressa la joue avant de secouer la tête doucement. En admettant qu’il parlait de lui un peu avant, alors elle ne pouvait pas réellement lui en vouloir. La violence était quelque chose qui se passait de générations en générations… Mais ça ne l’excusait pas pour autant. Et ça, il fallait qu’il l’apprenne. Et qu’il le comprenne.
– Même devant ton pire ennemi, il vaut mieux pleurer que frapper. C’est interdit. Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse, d’accord ? Tu ne dois lever la main sur personne, même si elles te font du mal. Et puis, tu sais, les mots peuvent souvent faire bien plus mal que les coups… Je ne t’encourage pas à les insulter, qu’on soit bien d’accord, mais une bonne répartie est toujours plus utile que des coups. D’accord?
Son sourcil se leva, et elle le prit dans ses bras avant qu’il ait eu le temps de répondre. Alaric hocha doucement la tête avant de lui rendre son câlin et de soupirer de soulagement. Puis, il se mit à sangloter. Rien de bien fort, juste de quoi faire serrer encore plus fort autour de lui les bras de Victoria. Elle lui passa sa main dans les cheveux, et ils restèrent comme ça pendant quelques minutes. Le seul son était « Jigsaw4 », désormais, en fond sonore.
I’ve changed every part of me,
Until the puzzle pieces aren’t me at all...5
Finalement, Victoria desserra lentement ses bras et planta son regard dans celui fuyant de son cousin. Elle lui fit un bisou sur le front puis lui essuya doucement les larmes qu’il restait sur ses joues. Puis, elle prit une expression sérieuse.
– Saches que si tu… Enfin, si ton ami a ce genre de problèmes avec sa famille, il faut qu’il en parle, et qu’il laisse des adultes responsables faire quelque chose, d’accord ? Si il n’arrive pas à en parler à des membres de sa famille, peut-être pourrait-il aller chercher de l’aide à Poudlard ? Il y a des professeurs qui l’écouteront, et puis, ils trouveront une solution, d’accord ? Tu pourras faire en sorte que… Que ton ami fasse ça?
Alaric hocha la tête.
– J’essaierai, promis. Je ne te décevrais pas.
– Tu ne me décevras jamais, Poil de carotte. Tu es absolument génial. Mais tu le sais déjà, ça, pas vrai?
Son sourcil se leva et un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Elle se redressa, et lui ébouriffa les cheveux. Alaric finit par sourire et essaya de se recoiffer tant bien que mal avant rouler des yeux et de hausser les épaules.
– Répètes-le pour voir?
Victoria roula à son tour des yeux et croisa les bras avant de regarder sa montre et de faire une grimace dégoûtée.
– Je te le dirais plus tard, il faut que je te ramène chez toi, tes parents vont penser que je t’ai kidnappé, après...
Alaric soupira avant de se relever. Et ils sortirent de l’appartement de Victoria, alors que « Family Line » ne faisait que commencer...
1Meilleurs Amis
2Astronomie
3Lignée Familiale
4Puzzle
5J'ai changé toutes les parties de moi,
Jusqu'à que les pièces du puzzle ne soient plus du tout moi...
1279 mots
...voilà
2Astronomie
3Lignée Familiale
4Puzzle
5J'ai changé toutes les parties de moi,
Jusqu'à que les pièces du puzzle ne soient plus du tout moi...
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You with the dark hair...1
1Toi avec les cheveux noirs...
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Samedi 5 Août 2051
Dans la rue menant à chez lui
Victoria n’avait pas du tout compris la réaction d’Alaric face à Elam. Elle l’avait trouvée un peu sec, comme si ils s’étaient disputés, et qu’il avait hâte de rentrer chez lui, à Londres. Mais l’ancienne Serpentard savait que ce n’était pas ça, car si ça avait été le cas, Alaric n’aurait pas attendu une seule seconde pour s’en plaindre. Non, c’était autre chose. Lui avait-il parlé de quelque chose qui lui avait déplu ? Ou peut-être qu’Elam avait finit par lui avouer ses sentiments ? Et Alaric avait peut-être nié les siens… Ou pas ?
– Qu’est-ce qu’il s’est passé avec Elam, sur la plage?
Son ton n’avait rien d’accusateur, mais Alaric ne pût s’empêcher de se crisper encore un peu. Il ne voulait pas en parler, du moins une partie de lui ne le voulait pas. Mais l’autre menaçait d’exploser de rage si il ne disait rien. Alors, après avoir réfléchit quelques instants, puis déglutit, il fini par se lancer. Malheureusement, l’honnêteté ne fût pas du même avis.
– Rien. Rien du tout, même.
Victoria leva un sourcil. Sa réponse était bien trop suspecte pour qu’elle ne lui pose pas la question à nouveau. Cette fois, néanmoins, son expression se fit un peu plus grave. Plus accusateur, aussi.
– Al, dis-moi la vérité.
– Qu’est-ce que ça peut te faire?
La réponse du tac au tac d’Alaric était agressive. Vraiment agressive. Il ne lui avait jamais parlé sur un tel ton, avant. Victoria et Alaric ne s’étaient jamais disputés, malgré leurs éducations atroces et sévères, et avaient toujours réussi à trouver cet équilibre, où ils pouvaient être libres de vivre et de ressentir ce qu’ils voulaient sans jamais se taper dessus. Jamais. De toute leur vie. Alaric n’aurait pu s’imaginer un jour lui parler de la sorte. Et pourtant, il venait de le faire.
– Mon cousin à l’air mal en point et je veux l’aider, d’accord ? Et puis, je te rappelle que je sors presque avec sa cousine, donc...
– Tu ne peux pas dire que vous sortez ensemble, par Merlin ? C’est peut-être une fille, mais elle est née-sorcière, donc tes parents ne t’en taperont pas sur les doigts.
– Il s’est pas quelque chose entre toi et Elam, pas vrai?
– ET ALORS?
Il avait presque crié ça, durement et agressivement. Victoria fronça les sourcils et s’arrêta d’un seul coup de marcher, un air, à son tour, dur sur le visage. Alaric essaya de soutenir ce regard agacé, qu’elle ne lui avait jamais fait, souhaitant ne pas craquer devant elle. Pas encore. Il en avait assez, assez de se faire contrôler par ces sentiments stupides et qui ne faisaient que grandir en permanence. Il était énervé, il était triste, il se sentait coupable, il avait besoin d’air, il manquait d’air. Mais il avait besoin de continuer.
– Al, pourquoi tu-
– ALARIC. ALARIC BLACKWOOD. Respectes mon nom, comme tu dois respecter le tien. Ton père et ta mère ne t’ont jamais appris ça ? Si, ils l’ont forcément fait, à répéter en boucle que c’était le sens de ta vie, que ça t’ouvrirait des millions de portes, du moment que tu ne le salissais pas. Tu ne dois pas salir le nom. Tu n’as pas le droit. C’est interdit. Et moi-
Il reprit son souffle, s’arrêtant quelques secondes. Victoria n’arrivait plus à en placer une, Alaric lui enlevait les mots de la bouche. Elle ne l’avait jamais vu comme ça.
– Moi, je suis le fils cadet. Moi, je suis stupide. Moi je sors en douce pour rejoindre un né-moldu sur une plage. Et moi, j’embrasse cet imbécile de sang-mêlé, et au final, qui salit le nom de famille ? Moi, Victoria. MOI. Pourquoi ? Depuis quand ressentir les choses est quelque chose de mauvais ? De salissant ? A quel moment j’ai dérapé ? Est-ce que c’était à cause de Chris ? Est-ce que c’était la faute d’Elam ? Est-ce que c’était la mienne ? Dis quelque chose, bon sang ! Dis-le ! Dis-le que j’aurai dû assumer, dis-le que j’aurais dû lui dire au revoir bien plus convenablement, dis-le que j’ai mal réagi, exactement comme avec Chris ! Dis-le que je ne fais que répéter mes erreurs en permanence ! Et qu’après, quand je réfléchis au conséquences, il est déjà trop tard, et je me retrouve à me plaindre de mes stupides idées ! De mes actions stupides !
Les larmes aux yeux, il pensait avoir terminer. Mais une dernière phrase restait coincée dans sa gorge, et il avait besoin de la prononcer. Dès qu’il ouvrit la bouche une dernière fois, sa voix se brisa.
– Alaric, calmes-t-
– Dis-le que j’aurai beau essayer, je ne serais jamais assez…
Sa voix avait beau s’être brisée, ses yeux avaient le même éclat enragé que toute à l’heure. Absolument rien n’avait changé. Il était de nouveau coincé dans ce dilemme insoutenable, il avait de nouveau eu ces mêmes choix à faire, il connaissait les règles du jeu, désormais : souffrir ou souffrir encore plus. Il ne voulait pas expérimenter la deuxième option. Pas du tout.
– Alaric, tu es assez, tu es largement assez, et n’importe qui qui te fais croire le contraire est un idiot. Un incapable. Il n’en vaudra jamais la peine et...
– C’est de mes parents que tu parles, Victoria.
Elle se tût quelques instants, cherchant désespérément ses mots. Elle n’arrivait pas à les trouver, ils étaient arrachés de sa bouche dès qu’elle l’ouvrait. C’était… Tellement atroce. Elle voulait le serrer dans ses bras, mais l’époque où elle pouvait lui dire que tout irait bien était révolue. Elle le voyait, elle l’observait, et elle le sentait. Elle ne pouvait pas lui dire autre chose que la vérité.
– Tu sais, tes parents, peut-être que...
Non. Non, non, non, non, non. Ce n’était qu’un enfant. Elle ne pouvait pas lui faire ça.
– Quoi ? Mes parents quoi ? Qu’est-ce qu’ils ont, mes parents, Victoria?
Il fallait trouver un moyen de ne pas l’énerver. Comment?
– Tu sais, tu n’es pas obligé de tout leur dire, et...
– Parce que tu penses une seule seconde que j’ai été obligé de leur dire que je voyais Chris en cachette ? Tu penses que je me suis dit que c’était une mauvaise idée que je leur cache ? C’est vraiment ce que tu penses?
– Ce que je veux dire, c’est qu’ils ne sont pas obligés de le découvrir. C’est tout.
Victoria pensait avoir le fin mot de cette discussion, mais Alaric n’était pas de cet avis, et sa seule réaction fut de s’énerver encore plus. Il serra les poings et releva le menton. Il était toujours à deux doigts de pleurer, mais malgré cette envie, il tenait tête à sa cousine comme il ne l’avait jamais fait avant. Comme si tout était de sa faute. Comme toujours, il rejetait la faute sur les autres.
– Parles pour toi, tu as toujours eu une éducation moins stressante que la mienne. Ils ne t’ont jamais jugé quand tu as fait ton coming out.
– Le reste de la famille, si, j’ai été le mouton noir pendant très longtemps, Al...
– Jusqu’à ce que je te remplace. Tes parents t’aiment sans que tu n’ai rien à faire, alors que les miens demandent de faire des efforts chaque seconde de ma vie pour qu’ils me tolèrent.
– Tu sais comment étaient mes parents quand ils ont appris que je ne voulais pas rester chez eux ? Quand j’ai osé leur dire que je ne voulai pas continuer mes études dans le droit magique ? Je n’ai peut-être pas fait les mêmes erreurs que toi, Al, mais je peux t’assurer que je n’en ai pas moins pâti.
– Des erreurs ? Alors comme ça, tu trouves que j’ai fais des erreurs, dans ma vie, Victoria ? Toi aussi tu penses que tout ce que j’ai fait par amour, c’était des bêtises?
– Si tu les aimais à ce point, pourquoi tu les as rejeté?
Silence. Un silence qui s’éternisait, un silence qui faisait mal. Cet échange avait assez duré. Il avait assez blessé, aussi. Alors pourquoi ne se terminait-il pas ? Pourquoi restait-il en suspend ? Et, surtout, pourquoi continuait-il, encore et encore ? Ce n’était plus qu’un échange épineux, où chaque remarque était faite pour blesser l’autre, encore et encore. A l’infini. Ou presque.
– Tu le sais déjà pourquoi, Victoria. Si tu as besoin que je te le réexplique, alors je ne comprends même pas pourquoi tu es là.
Et il tourna les talons, commençant à marcher pour rentrer chez lui. Il n’aurait jamais pensé s’énerver autant contre sa cousine, ce soir-là. En fait, rien ne s’était déroulé comme prévu, absolument rien. Ni la plage avec Elam, ni les adieux, et ni… Ça. C’était comme si rien n’allait. Plus rien. Et c’était terrifiant. Il en avait marre de ne rien contrôler et de tout regretter…
Et puis, soudain, il eût un éclair. Un souvenir. Comme si son cerveau avait décidé de l’énerver jusqu’au bout, ce soir. Des larmes. Mais pas celles de Chris, non. Maintenant, c’était celles d’Elam. Elles le hantaient. Ces larmes d’adieu soulignées par l’amertume de ses actes. Victoria avait raison… Si il l’aimait vraiment, pourquoi lui avait-il fait une chose pareille ? Comment avait-il osé le faire à Elam ?
Il se retourna, soudain prit de nausée. Il ne pouvait pas lâcher Victoria de la sorte. Il avait perdu Chris, et maintenant, il avait perdu Elam. Il ne perdrait pas Victoria. C’était assez pour ce soir, et pour toute sa vie. Il en avait assez. Victoria, quand à elle, s’était avancée vers lui. A la seconde où leurs regards se croisèrent, ils foncèrent dans les bras de l’autre. Il restèrent comme ça, à pleurer comme des imbéciles, en plein milieu de la rue. Et ça leur était totalement égal.
– Je t’adore, Al.
– Je t’adore, Vic.
Tout n’était pas pardonné. Mais ce n’était pas le moment de se prendre la tête pour ça. Ils le savait tous les deux. Bientôt, Alaric aurait d’autres problèmes à gérer. Et il ne pouvait pas se prendre la tête avec la seule personne sur laquelle il pouvait encore compter.
1732 mots
...
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... you with the watercolor eyes1
1... toi avec les yeux couleur eau (ceci est une terrible traduction, merci d'être indulgent
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TW :manipulation émotionnelle, évocation de violence intra-familiale, homophobie refoulée
Samedi 5 Août 2051 - 22h28
Dans le manoir Blackwood
Alaric entra chez lui avec un pas très nerveux. Victoria l’avait laissé devant la porte à sa demande, malgré le fait qu’elle aurait voulu l’accompagner jusqu’à sa chambre si il le fallait. Mais Alaric avait besoin de s’habituer à vivre avec ça devant ses parents, sans elle. Il devrait faire avec. Même si l’idée qu’ils l’apprennent l’angoissait énormément… Il suffisait qu’ils aient parlé à un voisin, qu’ils soient rentrés plus tard que prévu, qu’ils aient fait un détour et…
Non. Il ne pourrait pas vivre ça une deuxième fois, et ça n’arriverait pas. Il avait déçu assez de personne pour la soirée. Enfin, une seule, à vraie dire. Mais c’était celle qui comptait le plus. Il quitta donc ses chaussures avant d’aller dans la cuisine en essayant de ne rien laisser paraître, comme à chaque fois. Son grand-frère fut le premier à le voir rentrer, et ne releva ni sa crispation, ni la lueur de culpabilité dans ses yeux. En réalité, il s’en fichait.
– Et bien, tu en as mis, du temps… Vous n’avez pas vu l’heure avec Victoria, ou quoi ? Le dîner était en train de refroidir, et père et mère m’ont interdit de commencer parce, je cite : « On aurait attendu, pour toi, et tu t’en serais plains dans le cas contraire. » Comme si ils nous avaient toujours considéré à la même échelle… C’est totalement ridicule. Bon, viens, j’ai faim depuis plus d’une heure, maintenant.
Lui, au moins, c’était sûr qu’il ne savait rien. Mais, Alaric savait qu’il ne pouvait pas se fier à lui. Il aurait eu de la terre sur le visage qu’il ne l’aurait même pas remarqué, en cet instant, bien trop imbu de lui-même, et bien trop affamé. Il ne pouvait pas avoir fini d’angoisser tant qu’il n’avait pas vu ses parents… Après tout, qui pouvait savoir ce qu’ils savaient, eux ? Personne, ici. Et c’était bien ça, le problème.
Mais il finit par prendre son courage à deux mains, inspirer un grand coup et suivre Jace dans la salle à manger, où leurs parents les attendaient. Sa mère, debout, et regardant par la fenêtre, ne prit pas la peine de les saluer et s’installa immédiatement à sa place à la seconde où Alaric fit un pas dans la pièce. Son père, quand à lui, était déjà assit depuis longtemps, et invita son fils à les rejoindre d’un mouvement de tête. Alaric acquiesça silencieusement, avant de les rejoindre à son tour à table. Son père brisa le silence en premier.
– Victoria t’as gardé longtemps. Vous êtes sortis?
Alaric déglutit et observa son assiette quelques instants. De la salade et un filet de sauce étaient dedans, et très vite, le Serpentard se lassa de cette vision et releva la tête vers son père, faisant son maximum pour garder un air froid et indémontable. Regarder son père droit dans les yeux alors qu’il venait de faire la pire bêtise de sa vie était une épreuve qu’il avait du mal à surmonter, mais il réussi toutefois à garder la face, cillant à peine. Seul son poing légèrement tremblant le trahissait.
– Un peu. La plage est assez belle, le soir, mais un peu ennuyante, alors nous avons marché puis nous sommes rentrés. Voilà tout.
Un mensonge parsemé de vérité, tel était le secret pour un mensonge réussit. Il esquissa un petit sourire timide avant de se replonger dans la contemplation de son assiette à l’instant même où son père acquiesça. Il déglutit une nouvelle fois en regardant son assiette, car l’angoisse lui avait noué son estomac et il n’avait plus faim. Mais il ne pouvait pas le montrer à son père, sa mère, ou son grand-frère, qui avaient déjà commencé à manger comme si de rien n’était. Alaric se concentra et prit ses couverts, avant de couper une feuille de salade et de la monter jusqu’à sa bouche pour…
– Elle m’a dit qu’elle voyait quelqu’un en ce moment, et qu’elle allait te laisser seul, ce soir, chez elle… Elle m’a demandé mon accord, et j’ai accepté, donc tu es resté dans son appartement, n’est-ce pas ? Sais-tu qui est-ce qu’elle voit?
Alaric dû renoncer à son réflexe, qui aurait dû être de lâcher sa fourchette par angoisse soudaine et tourna lentement sa tête vers sa mère tout en reposant ses couverts lentement dans son assiette. Il la fixa quelques instants, réfléchissant à toute vitesse. Cette fois, l’excuse serait bien plus dure à trouver… Il savait en effet que sa cousine avait demandé ça à sa mère, mais il avait totalement oublié ce détail et n’avait rien préparé là-dessus. Rien. C’était l’occasion de tester son niveau d’improvisation en mensonges.
– Ah, oui, elle a mit du temps à revenir, je pense que c’est une née-sorcière du quartier. Elle a l’air de bonne famille, et de passer beaucoup de temps à travailler.
En soi, ce n’était pas un mensonge. Il n’avait juste pas tout dit. Mais bon, sa mère ne lui avait pas demandé quelle était la famille de cette fille, après tout.
– Une jeune femme, donc ? Je ne pensais pas qu’elle était dans… Ce genre de choses. Encore aujourd’hui, je veux dire. Elle est majeure, je pensais qu’elle serait plus mature.
Alaric avait baissé la tête vers son assiette et se figea sur place. Comment avait-il pu oublier ce détail ? Il venait de la trahir. Elle n’allait peut-être pas redevenir le mouton noir de la famille mais… Quand même. Il aurait pu éviter ça. Sa mère et son père l’aimait bien, mais maintenant, en sachant ça, ils allaient peut-être…
– Après, aujourd’hui, ce n’est plus vraiment un problème. Pour engendrer une… Descendance pure. Même dans ce genre de couple.
Alaric releva lentement la tête, étonné de ce qu’il venait d’entendre. Enfin, étonner était un euphémisme. Il ne pouvait pas en croire ses oreilles… Était-ce son père qui venait de défendre la sexualité de sa cousine ? Et… La sexualité des autres en générale ? Peut-être n’étaient-ils pas profondément mauvais, au final…
– Même si j’aurai préféré qu’elle ne le raconte pas à notre fils. Ça pourrait lui mettre des idées dans la tête.
Eux ? Pas de mauvaises personnes ? Comment avait-il osé croire ça un seul instant ? Il sentit sa mâchoire se serrer et ses mains trembler. Il ne pouvait pas vraiment répliquer, après tout. Il ne pouvait même rien faire, tout de suite. C’était comme ça, chez lui. Il n’avait pas le droit de s’exprimer sur tout. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait rejeté Elam plus tôt dans la soirée. Il ne pouvait pas craquer maintenant. Pas vrai ?
– Si je devais aimer les garçons, ce ne serait pas à cause d’elle.
Silence. Un long silence pesant s’installa dans la pièce. Il durait, interminable. On pouvait observer le changement d’expression de chaque personne autour de la table. Jace avait déglutit avant de lancer un regard noir à Alaric, car il venait de faire exactement ce qu’il lui avait demandé de ne pas faire quelques semaines plus tôt. Conan avait tourné sa tête vers son fils cadet, et froncé les sourcils, silencieux, essayant presque de décrypter ce qu’il venait de dire.
Mais Hedwige était la pire. Car elle savait exactement de quoi il parlait. Ça faisait longtemps qu’elle le savait. Elle l’avait méprisé pour ça, elle l’avait fait taire, elle l’avait frappé. Mais aujourd'hui, elle ne pouvait plus faire ça. Il fallait qu’elle l’accepte, il ne risquait pas de changer de si tôt. Elle ne pourrait pas continuer à le disputer toute sa vie ou il finirait par se retourner contre eux. Non. Il y avait une autre solution. Alors, elle leva un sourcil et se tourna vers son fils, comme si elle était intriguée par ce qu’il venait de dire.
– Vraiment ? Ce serait à cause de quoi, alors?
Cette fois, Alaric releva sa tête vers sa mère et planta ses yeux dans les siens. Il avait peur. Peur de ce qu’elle faisait. Depuis quand essayait-elle de le comprendre ? Pourquoi ne le remballait-elle pas, maintenant ? N’était-ce pas ce qu’il méritait, comme à chaque fois ? Qu’attendait-elle pour lui crier dessus ? Et pourquoi est-ce que ça lui faisait bien plus peur ? Il sentait déjà sa lèvre inférieure trembler, et sa jambe tressauter. Il n’attendait plus qu’une chose : que les mots sortent.
– A cause de moi.
Si il n’y avait pas eu ses parents et son frère en face de lui, il se serrait effondré, et aurait pleuré toutes les larmes de son corps. Cette phrase lui avait bien plus mal que tout ce qu’il avait pu ressentir ici jusqu’à maintenant. Et pourtant, en l’espace d’une journée, il avait dû repousser Elam, se disputer avec sa cousine, et maintenant, il avait fait son coming-out. Plus ou moins. Le pire coming-out de l’univers.
– Vous m’en voudrez, mère?
Il sentait son cœur battre à mille à l’heure, comme si sa vie entière dépendait de cette question. Il avait si peur de la réponse de sa mère, de la réaction de son père, de… Trop de choses. Mais, surtout, il avait peur de ce sourire faux sur le visage d’Hedwige. Doux, et se voulant sincère.
– Pourquoi devrais-je t’en vouloir ? Je ne veux que ton bien, si tu es heureux comme ça, et que tu ne te pourris pas la vie en sortant avec des sang-impurs, alors tout me va, mon chéri.
Non. Non, non, non et non. Elle ment. Elle me ment. Elle ne peut pas penser ça après tout ce qu’elle m’a fait, après tout ce qu’il s’est passé, ce n’est pas possible qu’elle accepte ça aussi facilement.
Et pourtant…
– On est là avec ton père si tu as besoin d’en parler, nous ne voulons que ton bien, c’est notre rôle en tant que parent, mais tu le sais déjà, pas vrai Alaric?
C’était terrifiant. Extrêmement malaisant. Mais, en même temps, il voulait y croire. Il voulait terriblement y croire. Être accepté par ses parents était son rêve depuis qu’il avait compris qu’il n’était pas l’enfant préféré. Qu’il devrait toujours faire deux fois plus. Il ne voulait pas se dire qu’elle mentait, qu’elle ne faisait que le manipuler, que son sourire était venimeux, comme celui que son père commençait à arborer, jouant le jeu. Il voulait être accepté. Il en avait besoin. Alors il esquissa un petit sourire, soulagé d’entendre ça et hocha la tête.
Mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Aucun son. Tout ce qu’il avait vécu lui restait en travers de la gorge, lui rappelant qu’ils mentaient, tous les deux. Qu’ils ne l’accepteraient jamais vraiment. Qu’il resterait la honte de la famille. Que les mots ne réparaient pas les gestes, ne rattrapaient pas le temps perdu, la violence, les disputes. Mais une partie de lui était soulagée d’entendre ces mots, comme si ils étaient vrais. Comme si il y croyait.
– Ce que ta mère dit est vrai, nous ne voulons que ta réussite, rien de plus. C’est promis.
Une promesse.
Elle ne valait rien, cette promesse. Absolument rien. Du moins, du côté de Conan et Hedwige. Alaric, lui, se força à y croire. A se dire que tout ce qu’ils avaient fait n’était que pour son propre bien, sa réussite, et c’est tout. Rien de plus. C’était les deux seules choses qu’ils voulaient pour leur fils. Pour leurs deux fils, même. Et c’est avec cet état d’esprit qu’il termina son repas, puis qu’il monta dans sa chambre quand il fût terminé. C’est avec cette promesse en tête qu’il se coucha dans son lit, ce soir-là, qu’il se dit que tout allait être mieux, désormais. Et pourtant, sa dernière pensée du soir fût à Elam, tout ce qu’il aimait chez lui, et à quel point il se sentait coupable de lui avoir fait une chose pareille.
1988 mots
Et un cœur brisé (pour moi, du moins)
Et un cœur brisé (pour moi, du moins)
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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