Wishbone
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Os à souhaits

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Os à souhaits
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Someone always gets the short end of the stick1
1quelqu'un a toujours le plus petit bout de l'os
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Comment une famille beaucoup trop conservatrice et un ami d'enfance peuvent-ils briser la confiance d'un enfant
TW : problèmes familiaux, violence intra-familiale, homophobie, manipulation émotionnelle
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Dernière modification par Alaric Blackwood le 5 oct. 2026, 00:16, modifié 1 fois.
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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Wishbone
![]() Alaric (5 ans) |
Actor1
1Acteur
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Vendredi 15 Juillet 2044 - 14h12
Dans le manoir Blackwood
Aucun parent n’avait le droit de laisser seul son enfant dans un si grand manoir que ceux des Grayson à Portree. Et pourtant, c’est ce que firent Hedwige et Conan pour fêter le fait que Jayce pouvait enfin sortir avec eux sans qu’il râle que la marche soit trop longue. Bon, il ne fallait pas exagérer, le manoir n’était pas vide, il y avait toujours les elfes de maison, mais ça ne comptait pas pour Alaric, qui avait été éduqué de façon à les voir comme des sous-hommes. Et un sorcier de ce nom ne s’abaisse pas à faire la conversation avec des sous-hommes. Ce n’était que du bon sens.
Alors, le petit roux passait ses journées à lire. Si il avait appris à lire si tôt, c’était grâce à sa mère. Du haut de ses cinq ans, il pouvait déjà lire tout ce qu’il voulait. Et la bibliothèque de ses parents avaient tant de livres qu’il pourrait se passer de tout autre choses pour s’occuper. Certes, ces livres n’étaient clairement pas intéressants pour un enfant de cinq ans, mais c’était la seule chose qu’il pouvait faire pour ne pas s’ennuyer, de toute façon. Alors il prit un livre au hasard et commença à le feuilleter, comprenant les mots, mais pas les phrases…
Puis, il eût finalement une idée. Ce grand manoir -presque- vide commençait à l’angoisser, alors il demanda à l’un des elfes si il pouvait sortir par la porte de derrière pour s’installer sur la plage de cailloux. Il aimait cet air frais qui se dégageait du vent doux de l’été. C’était toujours plus agréable que l’ambiance lugubre du grand manoir de sa mère. Il sortit, et se cala par terre, entre deux rochers, à côté de sa demeure, en demandant à l’elfe de revenir quand ses parents reviendraient. Puis il plongea de nouveau son nez dans le livre.
Les minutes passèrent, puis il y eût un bruit. De pas. Non, c’était quelqu’un qui courait. Vite. Un enfant. Alaric releva sa tête du livre et fronça les sourcils, et c’est là qu’il le vit pour la première fois. Une tête brune et des sourcils froncés, un visage tourné vers derrière lui, comme si il fuyait quelque chose… Ou quelqu’un. Et des jambes qui s’emmêlèrent en trébuchant sur un rocher avant de s’écraser de tout son long sur la plage.
Alaric se releva avant de voir que sa mère était derrière lui et le redressait déjà. Son nez était ensanglanté, il était essoufflé, et pourtant… Il lui sourit. D’abord à sa mère, puis à lui, ce garçon roux qui venait de se redresser, comme si il pouvait lui apporter de l’aide alors qu’il ne le connaissait pas. Puis il lui fit un signe de la main.
– T’en fais pas, je vais bien!
Alaric leva un sourcil et l’observa un peu plus. Il ne lui avait pas demandé son avis, mais… Ça le rassurait. Un peu. Il les regarda silencieusement s’en aller dans l’autre sens, pour ne pas le déranger plus longtemps, et Alaric regretta presque de ne pas leur avoir demandé de rester. Seulement… Une part de lui n’avait plus envie de les voir, pour la simple raison qu’ils étaient bien trop unis. Ça, c’était une mère qui ne laisserait jamais son enfant seul chez elle. Ça se voyait immédiatement. Quelque chose qu’Alaric n’osait espérer avoir. Mais, un jour, qui sait ? Peut-être pourrait-il sortir avec ses parents et son grand-frère, et ensemble, formeraient-ils une famille unie et comblée ?
582 mots
Dédicace à @Elam Thomais, parce que tu l'attendais
Dédicace à @Elam Thomais, parce que tu l'attendais
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 2A 2051-2052 inscrit à la Chrono Fiche PR
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Wishbone
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1Cette Chanson
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Samedi 16 Juillet 2044 - 14h08
Le lendemain, le petit garçon de la veille était revenu, sans aucune égratignure, comme par magie. Cette fois, sa mère n’était pas avec lui, mais Alaric ne le releva pas, ayant l’habitude d’être seul chez lui. Le fait qu’un petit garçon de cinq ans doit seul dehors pouvait s’expliquer par le fait que, tout d’abord, il était surveillé, de loin, car la plage était petite, et ensuite, parce qu’il habitait juste à côté du manoir Grayson, chez sa grand-mère maternelle. Le manoir Melion était habités par des sorciers depuis plusieurs générations, et la grand-mère d’Alaric disait même qu’à une époque, les deux familles étaient amies. Puis, ils avaient commencé à fréquenter des « Sang Impurs », comme ils le disaient, et les Grayson avaient décidé de rompre le contact. Mais ils n’étaient pas en froid pour autant. Juste… Sans contact.
Le brun couru donc jusqu’à l’endroit où était posé Alaric, qui lisait tranquillement, comme depuis quelques jours maintenant, et se pencha vers lui, un grand sourire aux lèvres. C’était comme si il savait que le roux et lui allaient devenir les meilleurs amis du monde… Du moins, l’espérait-il. Du côté du roux, ce n’était pas la même chose. Il fallait toujours se méfier, et il n’avait pas envie d’être dérangé par un petit garçon qui n’arrivait même pas à courir sur une plage sans tomber par terre. Il n’avait donc aucun sourire sur le visage, juste une expression… Agacée. Cinq ans, et déjà énervé…
– Tu lis quoiiiiii?
Alaric soupira et ferma son livre avant de se relever tant bien que mal. Dire qu’il était si bien installé… Mais apparemment, son voisin ne voulait pas le lâcher. Il aurait dû rester chez lui, peut-être que c’était grand et lugubre, mais au moins, il n’y avait personne pour l’embêter.
– Quelque chose de bien trop compliqué pour toi.
Le problème, quand on a cinq ans et qu’on a ce genre de propos, c’est qu’il est très facile de se ridiculiser. Alaric avait été élevé comme ça, il fallait se montrer méprisant, ou c’était toi qui te faisais mépriser, donc il trouvait ça presque normal de dire ça à un inconnu avec un ton agacé et méprisant. Mais, malgré tout, il avait cinq ans. Le petit garçon d’en face aussi, certes, mais il connaissait mieux son âge que lui, apparemment.
– Prends pas la grosse tête, je suis sûr que je le comprendrais même mieux que toi.
Il fit un grand sourire moqueur et se pencha vers le livre avant de plisser les yeux. Le titre du livre était tellement ennuyant qu’il ne prit même pas la peine de le terminer et releva immédiatement la tête vers la moue agacée d’Alaric, continuant de sourire. Il n’allait pas se laisser abattre par quelques mots. Il entreprit donc une bataille de regard. Pendant une minute, il fixa le roux droit dans les yeux, sans bouger, et en cillant à peine. Ce fût Alaric qui craqua en premier, et qui baissa le regard.
– Tu sais que tu fais peur?
– Oh, non, tu as peur?
Son ton était tout sauf compatissant, et Alaric comprit vite à quoi il jouait et releva vivement sa tête vers lui avant de le fusiller du regard. Mais il n’eût pas le temps de répliquer que déjà, le petit garçon brun en face de lui reprenait la parole.
– Je veux pas te faire peur, moi, je veux jouer avec toi. Ma maman elle dit que tu es seul et que tu as besoin de quelqu’un pour jouer avec toi, et que tu fais en faux de lire pour pas montrer que tu t’ennuies.
Attaquer la fierté d’Alaric n’était pas la meilleure idée qu’ait eu ce garçon.
– Même si je pense que tu lis parce que tu aimes ça. Mais alors, ça fait de toi quelqu’un d’ennuyant.
Il s’était presque rattrapé. Assez, au moins, pour qu’Alaric se relève avant de découvrir que le petit garçon était plus grand que lui. De pas grand-chose, mais assez pour lui faire lever le menton quand il lui parlait. Il ne pût s’empêcher de froncer les sourcils, puis croisa les bras, ne supportant pas ce double-affront.
– Et bah vous avez tous les deux torts, parce que je lis pour de vrai, et je suis même pas ennuyant.
– Bah prouves-le alors.
Quand il était debout et bien droit, il faisait définitivement une demi-tête de plus qu’Alaric. De quoi lui faire dégonfler un peu ses chevilles, mais pas de quoi l’abattre pour autant. Il releva son manteau excessivement haut, avant de lui lancer un regard de défi, puis de se diriger vers l’eau du lac et de prendre un caillou. C’était son grand-frère qui lui avait apprit une semaine plus tôt, c’était l’occasion de montrer de quoi il était capable.
– Je peux m’amuser en faisant survoler des cailloux sur l’eau. Et sans magie.
Il brandit alors son caillou qu’il avait prit soin de choisir plat et assez rond puis le lança dans l’eau. Il fit alors quelques rebonds sur la surface avant de couler au fond du lac. Content de sa performance, Alaric afficha un sourire fier avant de retourner sa tête vers l’autre garçon, qui faisait des grands yeux, émerveillés par ce qu’il venait de voir. Il n’avait jamais vu ça, avant.
– Tu vois ? Je m’amuse où je veux, quand je veux!
– Apprends moi, apprends moi ! S’il te plaît.
Sa demande fût tellement enthousiaste qu’Alaric oublia totalement son animosité envers lui, heureux de s’être trouvé un nouvel ami. C’est ça qui est bien quand on a cinq ans. L’animosité s’en va aussi vite qu’elle est arrivée, et l’amitié peut arriver de nulle part, comme ça. Et c’est ainsi qu’il lui apprit à faire de ricochets.
959 mots
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus d'Elam Thomais, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
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