Blackburn, pitié, ferme-là
5 Février 2049
Pleine nuit, toilettes abandonnées
PV : @Orion Blackburn
5e année
Pleine nuit, toilettes abandonnées
PV : @Orion Blackburn
5e année
Par tous les saints qui existent, pourquoi s'était-elle lancée dans cette promenade nocturne ? Ces derniers jours, la Serdaigle ne se sentait plus elle-même. Les soirs lui paraissaient interminables et sans saveur. Elle passait ses nuits à tourner en rond dans son lit, à penser à ce qui allait l'attendre aux prochaines vacances : séparation de ses parents, déménagement de son père...Et puis, avec Edmund ?...Une vraie cata.
Par nostalgie ou plutôt par fort ennui, ce vendredi-là, une poussée inattendue était apparue dans ses tripes. La porte de la salle-commune lui avait semblé attirante, une épreuve qu'elle pouvait aisément relever. Pourquoi s'imposer un défi ? Eh bien, pour ressentir autre chose que ce malaise grossissant au niveau de son cœur. Quand elle se remémorait sa première année, elle se souvenait qu'elle avait été un parfait oiseau de nuit, à se fondre dans les recoins des couloirs et à explorer le château alors que la plupart des âmes de l'école dormaient. La petite étoile s'était toujours débrouillée pour filer dans la pénombre.
Ce sentiment de liberté, elle voulait le retrouver.
Rien qu'une fois.
Vouloir, c'était bien beau, mais maintenant qu'elle se retrouvait à déraper piteusement dans un carrefour pour fuir le préfet qu'elle venait de croiser, elle se demandait si c'était vraiment une si bonne idée. Elle courait parfaitement à l'aveugle, sans utiliser de lumos pour éviter d'avertir où elle se trouvait. Si elle ne se dépêchait pas de trouver une cachette, elle allait se faire choper.
Tandis qu’elle s’enfuyait, elle sentit un renforcement vers la gauche. Émeline se jeta dans la pièce qu'elle croisa et referma le plus calmement qu'elle put la porte.
Son cœur cognait follement contre sa poitrine, alors qu'elle tentait de retrouver une respiration plus calme. Comment faisait-elle à l'époque pour ne pas se retrouver dans cette situation ? Ah, oui, elle avait appris les heures des rondes par cœur. Depuis le temps, ils avaient changé leurs habitudes. En colère contre elle-même de ne pas avoir pensé à ça, elle se retourna pour voir où elle pouvait se trouver.
Elle se retint de pousser un cri de terreur en voyant une forme humanoïde proche d'elle, dissimulée partiellement par le manque de lumière. Par réflexe, elle porta ses mains à sa bouche pour étouffer le bruit. Elle sortit rapidement sa baguette et lança un lumos pour identifier la personne.
Éclairé subitement par son sort, le visage d'Orion lui apparut. Émeline haussa les sourcils en le reconnaissant. Que faisait le grognon Bout de Laitue dans les toilettes abandonnées ?
- Par Merlin, Blackburn, tu m'as foutu la frousse, chuchota-t-elle avec un brin de reproche dans la voix.
(438 mots)
Voilà ! J'espère que ça te plaît et si tu veux que je change un truc, dis-le moi
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 déc. 2025, 22:38, modifié 3 fois.
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Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Blackburn, pitié, ferme-là
5 FÉVRIER 2049
TROISIÈME ANNÉE
TROISIÈME ANNÉE
Orion était plutôt du genre à s'endormir aussitôt que sa tête avait touché l'oreiller. Il l'avait toujours été. C'était comme si son duvet avait un pouvoir aussi puissant qu'un somnifère. Pour certains, cette capacité était plutôt hallucinante ; lui qui préférait le calme et arrivait rarement à profiter des moments qui comportaient un brouhaha ambiant, il était un as pour tomber dans les bras de Morphée alors même que ses camarades de dortoir étaient en train de bavarder à côté de ses oreilles. Pourtant, ce soir-là, il fut contraint par la seule chose capable d'entraver cette puissante capacité : un mal de tête. Un put- foutu mal de tête. Est-ce que cela était relié à son début d'état grippal ? Probablement. Est-ce qu'il avait essayé d'aller à l'infirmerie pour être soigné en un clin d'œil ? Certainement pas. Plutôt mourir, en réalité, que d'avouer ouvertement que son corps le lâchait à cause du froid. Pire, plutôt mourir que de devoir être forcé de rester au chaud, à l'intérieur, pendant une semaine, voire plus.
Le souci, cependant, c'était qu'il était incapable de dormir dans cet état. Chaque petit bruit, chaque son était comme une torture pour le garçon et il avait l'impression que son duvet était bien trop chaud pour qu'il y soit à son aise. Aussi, il sentait qu'il avait besoin d'air et de sortir de son dortoir, loin des respirations irrégulières et des ronflements de ses camarades. Alors, bien gentiment, il avait enfilé des chaussures et un pull au-dessus de son pyjama pour goûter à l'air cru des couloirs. Et, finalement, à peine eût-il rejoint l'ambiance tamisée des cachots qu'il se sentit mieux. Là, dans les couloirs, il n'y avait plus que le bruit de ses pas qui étaient absorbés par la loudeur de la pierre, emplissant les lieux de... silence. Poussant un long soupir, Orion commença alors à procéder parmi les mille et un chemins que renfermait Poudlard, tentant de fuir son mal de crâne intempestif ou, du moins, espérant qu'il s'affaiblisse.
Un peu apaisé, il fit néanmoins attention à ne pas perdre la menace de vue et resta à l'affût de tout autre bruit qui ne venait pas de lui. Honnêtement, avec l'état de sa tête, il préférait éviter des réprimandes de ses professeurs ou, pire, une retenue qui allait le forcer à devoir se concentrer sur un objectif inutile. Mais alors qu'il quittait un couloir, il entendit un bruit sombre dans la pénombre. Des pas précipités fonçaient dans sa direction et, ni une, ni deux, Orion ne tenta pas le diable. Il jeta un coup d'œil sur sa droite, vit la porte des toilettes abandonnées et s'enfonça dans la pièce ; avec un peu de chance, le surveillant qui déambulait dans les couloirs ne l'avait pas vu.
Merde. À peine avait-il fermé la porte qu'elle se rouvrit instantanément. Faisant un bon en arrière, Orion tenta le tout pour le tout : il se cacha dans un petit recoin un peu plus sombre, vers l'arrière de la pièce. Ce n'est que quand il se rendit compte que la silhouette qui venait de pénétrer dans la pièce soufflait comme un buffle et essayait de faire le moins de bruit possible que le Serpent réalisa que ce n'était pas un professeur mais bien un élève et, par la chevelure qu'il devina longue à travers l'obscurité, il conclut qu'il s'agissait en réalité d'une fille. Ouf, c'est déjà ça. Le garçon se permit alors de se rapprocher de l'inconnue pour voir qui était celle qui fuyait le couloir avec tant de hargne mais, accueilli par un hoquet de surprise, il finit par être aveuglé par un jet de lumière. Argh. La forte lumière qui émanait de la baguette de la jeune fille fit renaître son mal de tête lancinant avec intensité et il se couvrit instantanément les yeux.
Par Merlin, Blackburn, tu m'as foutu la frousse. Cette voix... Oh non, pas cette voix. Il la reconnaissait malgré lui et il s'en voulait même de la reconnaître. Joyner. Ben voyons, qui d'autre ? Qui d'autre dans ce foutu château pouvait avoir choisi de faire une petite escapade nocturne précisément le jour où Orion rêvait de ne pas la croiser ? Alors qu'il était diminué comme ça ? Soudain, la soirée prit un tournant inattendu. Pire que de devoir éviter les professeurs en ronde, il devait aussi maintenant feindre le fait qu'il souffrait le martyr face à Émeline Joyner.
« Purée, Joyner, t'as failli me crever un œil. Baisse ta baguette, bon sang » maugréa-t-il en poussant sa baguette d'un geste de la main pour la retirer de son visage. Bon, source de douleur numéro 1 neutralisée. « Qu'est-ce que tu fous là ? Tu vas couler un bronze à cette heure-ci, toi ? » Il parlait à voix basse mais même son mal de tête ne pouvait retirer le mépris qui coulait de ses mots. Amusé de l'air ahuri de la Serdaigle, il reprit, moqueur : « Ou alors le petit Moine Gras a eu peur de son ombre ? Je savais pas que les fantômes craignaient le noir. »
@Émeline Joyner, j'étais inspirée ! J'espère que ça te convient
853 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 27 déc. 2025, 12:50, modifié 1 fois.
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Blackburn, pitié, ferme-là
Le geste près de sa baguette lui fit remarquer qu'elle tenait, effectivement, sa baguette un peu trop près de son visage. Son bras la ramena près d'elle sans pour autant mettre fin au sortilège. Crever un œil d'un garçon qu'elle n'appréciait n'était pas sur sa liste de priorité, par contre, l'aveugler, ça pouvait bien se négocier.
Sous la lumière de son Lumos, elle observa Orion qui lui paressait...étrange ? Il semblait un peu plus pale que d'habitude, ce qui était assez difficile à faire. Elle aurait presque pu le prendre pour un fantôme si elle n'avait pas entendu son fameux ton ironique.
Couler un bronze ? Il était sérieux celui-là ? Une vraie réflexion d'un gamin de quatre ans. Elle leva les yeux au ciel, fatiguée de supporter ses remarques acerbes. Le temps passait et pourtant le garçon restait toujours aussi désagréable à croiser. Un pur bonheur pour l'ego et les oreilles...Rester avec ses compères serpents n'avait pas l'air de l'attendrir, c'était même l'inverse.
- Comme si ça t'intéressait, maugréa-t-elle en faisant un pas en arrière, prête à s'en aller.
Seulement, avant même qu'elle n'atteigne la sortie, elle entendit un bruit qui provenait de l'extérieur. Son sang ne fit qu'un tour en réalisant que quelqu'un approchait dangereusement de leur cachette.
- Merde ! lâcha-t-elle en se mordant les lèvres.
Si la porte s'ouvrait, elle était en première dans la ligne de mire. Il fallait agir, et vite ! Elle tourna sur elle-même, complètement apeurée. Si elle se faisait attraper maintenant, elle allait passer un sale quart d'heure avec son père et vu la période, ce n'était vraiment pas le bon moment pour ça...
Malgré les ténèbres de la salle, elle repéra une cabine dont la porte tenait encore à peu près. Mais, avant de se jeter à l'intérieur, une seconde d'hésitation la fit ralentir dans sa fuite. Il y avait un couac dans l'équation : Blackburn. Ce foutu rat était là et elle ne pouvait pas se permettre qu'il la balance en se faisant lui même choper. Car ça, elle était persuadée qu'il se ferait un malin plaisir de la faire couler avec lui. Alors, la décision fut rapide à prendre. Il ne devait pas se faire voir lui aussi.
Elle mit fin à son sort, attrapa Orion par l'épaule et le poussa prestement dans une cabine pour les dissimuler. La porte se referma derrière eux et un silence pesant tomba dans les toilettes. Dans la pénombre, Émeline n'était pas en capacité de voir le visage de son camarade, mais au son de son souffle, elle comprit qu'il s'apprêtait à répliquer quelque chose.
- Blackburn, souffla-t-elle le plus bas possible. Pitié, ferme-là.
Émeline espérait qu'il comprenne que ce n'était pas avec plaisir qu'elle se retrouvait là, entassée dans cette cabine à l'odeur nauséabonde...S'il osait sortir le moindre mot, elle serait probablement capable de lui sauter dessus pour le faire taire.
Il était hors de question qu'elle se tape une heure de colle parce qu'il n'était pas capable de garder le silence plus de dix secondes.
(506 mots)
@Orion Blackburn voilà que les ennuis arrivent
Sous la lumière de son Lumos, elle observa Orion qui lui paressait...étrange ? Il semblait un peu plus pale que d'habitude, ce qui était assez difficile à faire. Elle aurait presque pu le prendre pour un fantôme si elle n'avait pas entendu son fameux ton ironique.
Couler un bronze ? Il était sérieux celui-là ? Une vraie réflexion d'un gamin de quatre ans. Elle leva les yeux au ciel, fatiguée de supporter ses remarques acerbes. Le temps passait et pourtant le garçon restait toujours aussi désagréable à croiser. Un pur bonheur pour l'ego et les oreilles...Rester avec ses compères serpents n'avait pas l'air de l'attendrir, c'était même l'inverse.
- Comme si ça t'intéressait, maugréa-t-elle en faisant un pas en arrière, prête à s'en aller.
Seulement, avant même qu'elle n'atteigne la sortie, elle entendit un bruit qui provenait de l'extérieur. Son sang ne fit qu'un tour en réalisant que quelqu'un approchait dangereusement de leur cachette.
- Merde ! lâcha-t-elle en se mordant les lèvres.
Si la porte s'ouvrait, elle était en première dans la ligne de mire. Il fallait agir, et vite ! Elle tourna sur elle-même, complètement apeurée. Si elle se faisait attraper maintenant, elle allait passer un sale quart d'heure avec son père et vu la période, ce n'était vraiment pas le bon moment pour ça...
Malgré les ténèbres de la salle, elle repéra une cabine dont la porte tenait encore à peu près. Mais, avant de se jeter à l'intérieur, une seconde d'hésitation la fit ralentir dans sa fuite. Il y avait un couac dans l'équation : Blackburn. Ce foutu rat était là et elle ne pouvait pas se permettre qu'il la balance en se faisant lui même choper. Car ça, elle était persuadée qu'il se ferait un malin plaisir de la faire couler avec lui. Alors, la décision fut rapide à prendre. Il ne devait pas se faire voir lui aussi.
Elle mit fin à son sort, attrapa Orion par l'épaule et le poussa prestement dans une cabine pour les dissimuler. La porte se referma derrière eux et un silence pesant tomba dans les toilettes. Dans la pénombre, Émeline n'était pas en capacité de voir le visage de son camarade, mais au son de son souffle, elle comprit qu'il s'apprêtait à répliquer quelque chose.
- Blackburn, souffla-t-elle le plus bas possible. Pitié, ferme-là.
Émeline espérait qu'il comprenne que ce n'était pas avec plaisir qu'elle se retrouvait là, entassée dans cette cabine à l'odeur nauséabonde...S'il osait sortir le moindre mot, elle serait probablement capable de lui sauter dessus pour le faire taire.
Il était hors de question qu'elle se tape une heure de colle parce qu'il n'était pas capable de garder le silence plus de dix secondes.
(506 mots)
@Orion Blackburn voilà que les ennuis arrivent
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Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Blackburn, pitié, ferme-là
Orion était plutôt satisfait de sa répartie ; pour quelqu'un qui peinait à tenir debout à cause de son crâne, il ne s'en sortait pas si mal. La baguette d'Émeline baissée, il se permit de cligner plusieurs fois des yeux pour retrouver la vue — enfin, autant qu'il le pouvait étant donné l'obscurité environnante. Elle le toisait et il priait pour qu'elle ne remarque sa pâleur qui, il fallait le dire, était à faire peur. Il avait beau ne pas être particulièrement bronzé de base, il ne donnait pas non plus l'impression de ne pas avoir vu la lumière du jour depuis sa naissance. Avec un peu de chance, elle penserait simplement que c'était la lumière de sa baguette qui avait accentué la blancheur de sa peau.
Il pouffa douloureusement quand elle marmonna dans sa barbe, une nouvelle salve de douleur remontant aussitôt dans ses tempes et lui arrachant un grognement. Il tenta de le faire passer pour une quinte de toux, si bien qu'il entendit à peine le juron qui échappa de la bouche de l'Aiglonne et ne réalisa son angoisse qu'une fois qu'elle se tourna vers elle, complètement apeurée. Orion fronça les sourcils, prêt à lui demander si en plus d'avoir peur des fantômes, elle n'était pas schizophrène, mais il fut stoppé net dans son élan quand elle l'agrippa par l'épaule pour le pousser vers une cabine vide.
« Mais... Me tou- » tenta-t-il de commencer, complètement bouché bée par les gestes virulents de la Serdaigle avant qu'elle ne referme la porte derrière eux. Cette cabine était bien trop petite pour les deux adolescents, si bien qu'il se sentait mal à l'aise d'être aussi proche de... de cette cruche. D'autant plus qu'avec sa pseudo-grippe, son corps était brûlant d'une fièvre montante. Super, manquait plus que ça. Qu'Émeline croit qu'il était bouillant et gêné à son contact. Top. Vraiment. Soirée parfaite, grommela-t-il pour lui-même.
Il s'apprêta à rétorquer une nouvelle fois mais elle lui souffla fermement de la boucler. Mais ça va pas ? Plongé à présent dans l'obscurité, il était complètement outré. Comment diable s'était-il retrouvé enfermé dans un cabinet de toilettes avec Émeline Joyner ? Elle avait pris bien trop de libertés et cela ne plaisait pas du tout au Serpentard. Alors, armé de son rictus habituel, ignorant la supplique de la jeune fille, il chuchota, arrogant :
« Joyner, je t'ai déjà dit que si tu voulais te retrouver dans un endroit clos et serré avec moi, c'était mort. On est carrément sur de la séquestra- » Il n'eût pas le temps de finir sa phrase qu'il entendit le même bruit qui avait fait sursauter l'adolescente un peu plus tôt.
Ouvrant grand les yeux, sa respiration se bloqua nette au milieu de sa gorge et, si sa tête ne le lançait pas depuis le début de la soirée, il aurait probablement ignoré celle de Joyner. Mais puisque chaque son ondulait sous son front comme un animal cherchant à s'échapper, il ne loupa pas la respiration saccadée de la jeune fille et soupira avant de plaquer sa main sur sa bouche pour atténuer le son. « Purée, Joyner, tu respires comme un éruptif » murmura-t-il avec reproche.
Puis, soudain, la porte s'ouvrit et des pas se firent entendre. Cessant à nouveau de respirer, le garçon se figea. Lentement, les pas progressaient dans la pièce, sûrement alertés par le semi-boucan des deux adolescents. Merde, maugréa-t-il dans sa tête qui lui donnait plus l'impression d'être un marteau piqueur qu'autre chose. La tête encore fiévreuse, il n'y avait plus qu'à prier pour que le pion ne les trouve pas. Putain, Joyner, si je me prends une retenue à cause de toi, je te tue !
@Émeline Joyner, leur duo me fait trop rire
615 mots
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Il pouffa douloureusement quand elle marmonna dans sa barbe, une nouvelle salve de douleur remontant aussitôt dans ses tempes et lui arrachant un grognement. Il tenta de le faire passer pour une quinte de toux, si bien qu'il entendit à peine le juron qui échappa de la bouche de l'Aiglonne et ne réalisa son angoisse qu'une fois qu'elle se tourna vers elle, complètement apeurée. Orion fronça les sourcils, prêt à lui demander si en plus d'avoir peur des fantômes, elle n'était pas schizophrène, mais il fut stoppé net dans son élan quand elle l'agrippa par l'épaule pour le pousser vers une cabine vide.
« Mais... Me tou- » tenta-t-il de commencer, complètement bouché bée par les gestes virulents de la Serdaigle avant qu'elle ne referme la porte derrière eux. Cette cabine était bien trop petite pour les deux adolescents, si bien qu'il se sentait mal à l'aise d'être aussi proche de... de cette cruche. D'autant plus qu'avec sa pseudo-grippe, son corps était brûlant d'une fièvre montante. Super, manquait plus que ça. Qu'Émeline croit qu'il était bouillant et gêné à son contact. Top. Vraiment. Soirée parfaite, grommela-t-il pour lui-même.
Il s'apprêta à rétorquer une nouvelle fois mais elle lui souffla fermement de la boucler. Mais ça va pas ? Plongé à présent dans l'obscurité, il était complètement outré. Comment diable s'était-il retrouvé enfermé dans un cabinet de toilettes avec Émeline Joyner ? Elle avait pris bien trop de libertés et cela ne plaisait pas du tout au Serpentard. Alors, armé de son rictus habituel, ignorant la supplique de la jeune fille, il chuchota, arrogant :
« Joyner, je t'ai déjà dit que si tu voulais te retrouver dans un endroit clos et serré avec moi, c'était mort. On est carrément sur de la séquestra- » Il n'eût pas le temps de finir sa phrase qu'il entendit le même bruit qui avait fait sursauter l'adolescente un peu plus tôt.
Ouvrant grand les yeux, sa respiration se bloqua nette au milieu de sa gorge et, si sa tête ne le lançait pas depuis le début de la soirée, il aurait probablement ignoré celle de Joyner. Mais puisque chaque son ondulait sous son front comme un animal cherchant à s'échapper, il ne loupa pas la respiration saccadée de la jeune fille et soupira avant de plaquer sa main sur sa bouche pour atténuer le son. « Purée, Joyner, tu respires comme un éruptif » murmura-t-il avec reproche.
Puis, soudain, la porte s'ouvrit et des pas se firent entendre. Cessant à nouveau de respirer, le garçon se figea. Lentement, les pas progressaient dans la pièce, sûrement alertés par le semi-boucan des deux adolescents. Merde, maugréa-t-il dans sa tête qui lui donnait plus l'impression d'être un marteau piqueur qu'autre chose. La tête encore fiévreuse, il n'y avait plus qu'à prier pour que le pion ne les trouve pas. Putain, Joyner, si je me prends une retenue à cause de toi, je te tue !
@Émeline Joyner, leur duo me fait trop rire
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Dernière modification par Orion Blackburn le 27 déc. 2025, 12:53, modifié 1 fois.
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Blackburn, pitié, ferme-là
Il toussait ? Elle n'en avait que faire. Cette information, aussi minime qu'elle était, avait à peine effleuré son esprit déjà bien trop focalisé sur le besoin de les cacher. Évidemment, la Serdaigle n'avait pas calculé qu'ils allaient se retrouver sacrément à l'étroit dans la vieille cabine. Quelle idée de faire un espace aussi restreint ? Certes, les élèves n'avaient pas besoin d'un trente mètres carrés pour déféquer, mais tout de même. À cause de ce choix d'architecture, elle se retrouvait bien trop proche de cet idiot de Blackburn.
Mortifiée par l'idée de partager si peu de place avec lui, elle tenta de se coller à l'exact opposé du garçon. Son dos rencontra la paroi de la cabine et le poids de son geste fit grincer le bois. Elle se mordit la lèvre inférieure, en se retenant de s'insulter elle-même. Emeline pria que le bruit n'ait pas attiré le préfet dans cette direction.
S'ils jouaient finement leurs cartes, ils pourraient peut-être sortir d'ici sans se taper la moindre retenue ou perte de points. C'était ce qu'elle espérait, jusqu'à ce qu'il ose plaquer brusquement sa main sur sa bouche pour l'empêcher de respirer.
Qu'est-ce qu'il fait ce pauvre c-
Elle, respirer trop fort ?! Mais c'était du grand n'importe quoi ! Ce benêt, dans la précipitation, n'avait pas remarqué qu'il avait aussi emprisonné son nez avec sa main. La peau collée contre la sienne était brûlante, ce n'était clairement pas normal, mais ce n'était pas ce qui l'inquiétait le plus à cet instant. Il fallait qu'elle prenne rapidement une bouffée d'air, sinon, elle finirait par s'évanouir à coup sûr.
La brusque entrée dans les toilettes abandonnées la fit rétracter ses poumons le plus possible. C'était dans ce genre de situation totalement improbable qu'elle venait à regretter certains choix de sa vie. Par exemple, de ne pas être meilleure pour retenir sa respiration. A mesure que les secondes passaient et que l'attente se faisait plus longue, elle sentait son esprit s'embrumer par le manque d'oxygène.
Ses jambes commencèrent à flageoler et son dos à se mettre à glisser doucement vers le bas. La panique de se faire prendre devenait une vague blague comparée à celle de s'évanouir aussi bêtement. Alors, dans les dernières brumes de conscience qui lui restaient, elle opta pour la dernière option qui lui restait.
Elle ouvrit grand sa bouche et mordit de toutes ses forces sur la main d'Orion.
Même un éruptif possédait des dents.
(491 mots)
@Orion Blackburn, il n'y a aucuuuune violence dans ce RP
Mortifiée par l'idée de partager si peu de place avec lui, elle tenta de se coller à l'exact opposé du garçon. Son dos rencontra la paroi de la cabine et le poids de son geste fit grincer le bois. Elle se mordit la lèvre inférieure, en se retenant de s'insulter elle-même. Emeline pria que le bruit n'ait pas attiré le préfet dans cette direction.
En sommant le Serpentard de se taire avec autant de conviction, elle s'attendait à ce qu'il assimile l'importance de son ordre, mais cet abruti ne semblait pas avoir remarqué le problème dans lequel ils venaient de se fourrer. Elle l'entendit se moquer d'elle et de cette vieille blague qu'il avait évidemment détournée de son contexte. L'adolescente s'apprêtait à lui faire fermer son claquet, mais le bruit de pas qui se rapprochait l'arrêta à sa place. ENFIN ! Il allait enfin se taire !
S'ils jouaient finement leurs cartes, ils pourraient peut-être sortir d'ici sans se taper la moindre retenue ou perte de points. C'était ce qu'elle espérait, jusqu'à ce qu'il ose plaquer brusquement sa main sur sa bouche pour l'empêcher de respirer.
Qu'est-ce qu'il fait ce pauvre c-
Elle, respirer trop fort ?! Mais c'était du grand n'importe quoi ! Ce benêt, dans la précipitation, n'avait pas remarqué qu'il avait aussi emprisonné son nez avec sa main. La peau collée contre la sienne était brûlante, ce n'était clairement pas normal, mais ce n'était pas ce qui l'inquiétait le plus à cet instant. Il fallait qu'elle prenne rapidement une bouffée d'air, sinon, elle finirait par s'évanouir à coup sûr.
La brusque entrée dans les toilettes abandonnées la fit rétracter ses poumons le plus possible. C'était dans ce genre de situation totalement improbable qu'elle venait à regretter certains choix de sa vie. Par exemple, de ne pas être meilleure pour retenir sa respiration. A mesure que les secondes passaient et que l'attente se faisait plus longue, elle sentait son esprit s'embrumer par le manque d'oxygène.
Ses jambes commencèrent à flageoler et son dos à se mettre à glisser doucement vers le bas. La panique de se faire prendre devenait une vague blague comparée à celle de s'évanouir aussi bêtement. Alors, dans les dernières brumes de conscience qui lui restaient, elle opta pour la dernière option qui lui restait.
Elle ouvrit grand sa bouche et mordit de toutes ses forces sur la main d'Orion.
Même un éruptif possédait des dents.
(491 mots)
@Orion Blackburn, il n'y a aucuuuune violence dans ce RP
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Blackburn, pitié, ferme-là
Orion l'aurait bien baffée. Cette fille était si bruyante, c'en était... désespérant. C'était comme si elle ne se rendait pas compte que son corps avait grandi avec son âge et qu'elle était restée bloquée dans celui de son enfance. Enfin, du moins, c'est ce qu'il pensa quand elle tenta sans aucune discrétion de s'éloigner de lui en se collant à la paroi opposée à lui. Bon, au moins, ça valait ce que ça valait et, à son plus grand plaisir, ça l'éloignait d'elle. En revanche, il fut beaucoup moins ravi quand un bruyant grincement suivit son action. Oui, il l'aurait bien baffée. Rien de bien méchant, juste une petite tape à l'arrière de la tête, bien sûr...
La main bien calée sur sa bouche, au moins, elle ne pouvait désormais plus répliquer à quoique ce soit qu'il venait de lui dire. Tu vois, comme c'est mieux, quand tu parles moins, Joyner ?, lui somma-t-il intérieurement en la regardant avec un air satisfait. Il avait beau avoir la tête comme un seau, il ne pouvait nier qu'il n'y avait pas plus beau son que le silence quand il se trouvait en présence de la Serdaigle ; ça, il ne l'oubliait pas, même avec l'esprit embrûmé.
Il pouvait entendre la personne s'avancer à pas de velours dans la pièce mais n'était pas trop inquiet ; si les deux adolescents continuaient à se taire, la personne qui venait d'entrer pouvait confondre le grincement d'Émeline avec l'un des siens et le tour était joué ! Enfin... Enfin. Ça, c'était avant qu'il ne sente les crocs de l'Aiglonne se planter dans sa paume. Putain ! Une douleur lancinante remonta le long de sa main et l'écossais, les yeux complètement écarquillés, se sentit mordre sa lèvre avec intensité pour étouffer le juron de souffrance qui lui vint instantanément. Orion retira brusquement sa main du visage de la Serdaigle, la secouant vivement comme s'il espérait que l'air allait atténuer la brûlure mordante laissée par les dents de la jeune fille. Comme s'il n'était pas déjà assez souffrant comme ça... Bouche bée, il baissa ses yeux vers sa main et tourna sa paume vers lui où trônaient les traces de la morsure de Joyner. Malade. Cette fille est complètement malade. Il n'en croyait pas ses yeux. Le détester, d'accord, mais le mordre ? Elle n'était décidément pas toute seule dans sa tête, ce n'était pas possible autrement.
Il lui jeta un regard noir et mima un "Mais t'es complètement folle !", que très légèrement amusé par la magouille d'Émeline. Ce n'était même pas une question, plutôt une affirmation. Elle était folle. Il faisait noir mais Orion pouvait très bien imaginer le sourire suffisant qui devait s'afficher sur ses lèvres et même sa fièvre ne pouvait alléger le sentiment de colère qui l'animait. Même le soupir qu'elle lâcha pour lui faire remarquer qu'elle était en fait en train d'étouffer lui échappa. Alors, pour se venger — et parce qu'il ne pouvait rien faire de plus à cet instant, soumis au roi du silence —, il leva sa main vers son épaule et lui infligea une légère tapette. Rien de bien méchant mais il n'allait pas la pousser et la faire tomber face au pion qui tournait toujours dans la pièce, quand même...
Enfin, l'idée fila dans son esprit une première fois. Puis une seconde. Puis une troisième. C'était plutôt tentant. Néanmoins, il ne pouvait pas l'exécuter sans se mettre lui-même dans une situation indélicate. Il devait la remodeler, la rendre plus réalisable. Malgré ses tempes qui pulsaient incontrôlablement de douleur, il s'appliqua à réfléchir et, animé d'une malice nouvelle, il posa ses mains sur ses hanches. Sans arrière-pensée, aucune, mais il lui suffisait uniquement de les presser pour la faire couiner, faire ressortir ce réflexe que l'on ressentait quand quelqu'un empiétait trop sur notre espace personnel. Un geste déplacé de sa part, un seul sourire trop suffisant et il n'hésiterait pas. Il n'aurait qu'à se retourner vers les toilettes et mimer un vomissement ; sa fièvre et son visage pâle feraient le reste quand le pion viendrait les trouver. Autant, un élève malade qui se rend à l'infirmerie pendant la nuit, ça n'avait rien de suspicieux. Mais une élève d'une autre maison, dans les toilettes abandonnées, à cette heure-ci ? Elle était cuite.
Son seul échappatoire ? Qu'elle lui fasse clairement comprendre qu'elle était désolée. Autrement, il appuierait sur le bouton rouge. Il la regarda avec des yeux brillants. Joyner, réfléchis bien à ce que tu vas faire.
@Émeline Joyner, petit retournement de situation ?
749 mots
Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
La main bien calée sur sa bouche, au moins, elle ne pouvait désormais plus répliquer à quoique ce soit qu'il venait de lui dire. Tu vois, comme c'est mieux, quand tu parles moins, Joyner ?, lui somma-t-il intérieurement en la regardant avec un air satisfait. Il avait beau avoir la tête comme un seau, il ne pouvait nier qu'il n'y avait pas plus beau son que le silence quand il se trouvait en présence de la Serdaigle ; ça, il ne l'oubliait pas, même avec l'esprit embrûmé.
Il pouvait entendre la personne s'avancer à pas de velours dans la pièce mais n'était pas trop inquiet ; si les deux adolescents continuaient à se taire, la personne qui venait d'entrer pouvait confondre le grincement d'Émeline avec l'un des siens et le tour était joué ! Enfin... Enfin. Ça, c'était avant qu'il ne sente les crocs de l'Aiglonne se planter dans sa paume. Putain ! Une douleur lancinante remonta le long de sa main et l'écossais, les yeux complètement écarquillés, se sentit mordre sa lèvre avec intensité pour étouffer le juron de souffrance qui lui vint instantanément. Orion retira brusquement sa main du visage de la Serdaigle, la secouant vivement comme s'il espérait que l'air allait atténuer la brûlure mordante laissée par les dents de la jeune fille. Comme s'il n'était pas déjà assez souffrant comme ça... Bouche bée, il baissa ses yeux vers sa main et tourna sa paume vers lui où trônaient les traces de la morsure de Joyner. Malade. Cette fille est complètement malade. Il n'en croyait pas ses yeux. Le détester, d'accord, mais le mordre ? Elle n'était décidément pas toute seule dans sa tête, ce n'était pas possible autrement.
Il lui jeta un regard noir et mima un "Mais t'es complètement folle !", que très légèrement amusé par la magouille d'Émeline. Ce n'était même pas une question, plutôt une affirmation. Elle était folle. Il faisait noir mais Orion pouvait très bien imaginer le sourire suffisant qui devait s'afficher sur ses lèvres et même sa fièvre ne pouvait alléger le sentiment de colère qui l'animait. Même le soupir qu'elle lâcha pour lui faire remarquer qu'elle était en fait en train d'étouffer lui échappa. Alors, pour se venger — et parce qu'il ne pouvait rien faire de plus à cet instant, soumis au roi du silence —, il leva sa main vers son épaule et lui infligea une légère tapette. Rien de bien méchant mais il n'allait pas la pousser et la faire tomber face au pion qui tournait toujours dans la pièce, quand même...
Enfin, l'idée fila dans son esprit une première fois. Puis une seconde. Puis une troisième. C'était plutôt tentant. Néanmoins, il ne pouvait pas l'exécuter sans se mettre lui-même dans une situation indélicate. Il devait la remodeler, la rendre plus réalisable. Malgré ses tempes qui pulsaient incontrôlablement de douleur, il s'appliqua à réfléchir et, animé d'une malice nouvelle, il posa ses mains sur ses hanches. Sans arrière-pensée, aucune, mais il lui suffisait uniquement de les presser pour la faire couiner, faire ressortir ce réflexe que l'on ressentait quand quelqu'un empiétait trop sur notre espace personnel. Un geste déplacé de sa part, un seul sourire trop suffisant et il n'hésiterait pas. Il n'aurait qu'à se retourner vers les toilettes et mimer un vomissement ; sa fièvre et son visage pâle feraient le reste quand le pion viendrait les trouver. Autant, un élève malade qui se rend à l'infirmerie pendant la nuit, ça n'avait rien de suspicieux. Mais une élève d'une autre maison, dans les toilettes abandonnées, à cette heure-ci ? Elle était cuite.
Son seul échappatoire ? Qu'elle lui fasse clairement comprendre qu'elle était désolée. Autrement, il appuierait sur le bouton rouge. Il la regarda avec des yeux brillants. Joyner, réfléchis bien à ce que tu vas faire.
@Émeline Joyner, petit retournement de situation ?
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Blackburn, pitié, ferme-là
La pénombre de la cabine n'avait rien caché du regard purement satisfait qu'il lui avait dédié, alors qu'il tenait encore sa main plaquée contre son visage. Évidemment, ça, c'était bien avant qu'elle passe à l'acte en plantant ses dents dans sa peau. Émeline crut qu'il aurait hurlé de douleur, mais l'adolescent fit preuve d'une grande résistance en se mordant sa propre lèvre inférieure pour étouffer son cri.
Bien fait pour lui ! Ne put-elle s'empêcher de se dire en pouvant enfin respirer convenablement. L'abruti n'avait même pas remarqué qu'elle était en train de perdre pied à cause de son inconscience. Faire trop de bruit justifiait d'attenter à sa vie ? Normalement, il n'y avait pas besoin d'avoir la science infuse pour savoir que c'était une mauvaise idée… Naïvement, elle pensait qu'il allait seulement la foudroyer du regard et prendre un malin plaisir à l'insulter avec tout le vocabulaire d'oiseau dont il était capable quand ils seraient sortis de ce calvaire. Mais sa prédiction fut chassée par la simple tape qu'il lui prodigua sur le haut d'une de ses épaules.
Elle porta automatiquement la main à l'endroit de l'impact, ouvrit grand les yeux et la bouche pour protester, mais se garda de dire à voix haute le fond de sa pensée. Si elle ne l'avait pas mordu, il se serait retrouvé avec un corps sur les bras et c'est comme ça qu'il la remerciait ? Le toupet ! En plus, du peu qu'elle avait compris de sa phrase silencieuse, il disait qu'elle était folle ? C'était le sorcier qui se fichait du moldu ! Personne ne lui avait enseigné de ne pas frapper les filles ? Un véritable goujat de première. Et ça, elle ne savait pas à quel point elle avait raison de penser ça...
Par la noirceur des lieux, elle ne vit pas venir les mains de Blackburn avant qu'elle ne les sente directement en contact avec ses hanches. Le contact improbable la figea immédiatement sur place. Qu-Qu'est-ce qu'il fait ?? La surprise s'imprégna dans son regard alors qu'elle essayait de croiser désespérément celui du garçon. Certes, Blackburn était insupportable au possible, mais il ne faisait pas partie de ce genre de personne totalement immorale, n'est-ce pas ?...Elle savait à quel point il la détestait, et ce sentiment était réciproque, alors, c'était quoi ce cauchemar ?!
Grâce à un léger clair de lune qui passait juste au-dessus de la porte de la cabine, elle réussit à apercevoir les yeux de son camarade. Ils étaient...malicieux ? Sérieux ? Il voulait vraiment aller jusqu'à là pour la rendre folle ? Elle n'aurait jamais imaginé qu'il oserait dépasser les bornes à ce point, juste pour lui faire regretter son geste. Une simple morsure de rien du tout et elle se retrouvait dans ce bourbier ? Frustration et inconfort se mélangèrent et créèrent une boule au niveau de son estomac en réalisant le scénario qu'il imposait. Elle eut le malheur de simplement passer son poids sur son autre jambe qu'elle sentit une légère pression supplémentaire. Émeline se mordit immédiatement les lèvres pour s'empêcher de lâcher un son, il avait pile choisi l'endroit où elle était terriblement chatouilleuse. La Serdaigle était complètement prise au piège.
Quelle idée d'être sortie de mon lit ! Pourquoi ça n'arrive qu'à moi sérieux ?!
C'était à son tour de sentir une colère sourde monter en elle, dirigée directement vers le serpent qui lui servait actuellement de partenaire de crime. Son complice était prêt à foutre en l'air leur planque pour si peu. Cette vengeance, enfin, plutôt cette blague de mauvais goût allait bien trop loin pour elle. Il était hors de question qu'elle lui donne satisfaction pour conforter son ego surdimensionné. Et, en tant que sorcière, un réflexe primaire lui vint. Visiblement, Blackburn avait oublié un élément important dans l'équation : elle tenait toujours sa baguette dans son autre main.
Le bras déjà le long de son corps et plongé partiellement dans l'ombre, sa baguette était placée à bon niveau pour ce qu'elle prévoyait. Alors elle eut simplement à relever son poignet et puis à appuyer légèrement pour que la pointe se retrouve contre les précieux bijoux de la famille Blackburn.
En plongeant ses yeux flamboyants de haine dans les siens, sa bouche articula sans son la phrase suivante : "Blackburn, recule, ou tu peux dire adieu à ça".
La menace, pas le moins du monde dissimulée, était lancée au milieu de la table. S'il tenait un minimum à sa masculinité, il devrait se dépêcher de la lâcher sur le champ.
(753 mots)
@Orion Blackburn, on peut dire qu'Emi rend la situation encore plus compliquée
- et j'adore hehe
Bien fait pour lui ! Ne put-elle s'empêcher de se dire en pouvant enfin respirer convenablement. L'abruti n'avait même pas remarqué qu'elle était en train de perdre pied à cause de son inconscience. Faire trop de bruit justifiait d'attenter à sa vie ? Normalement, il n'y avait pas besoin d'avoir la science infuse pour savoir que c'était une mauvaise idée… Naïvement, elle pensait qu'il allait seulement la foudroyer du regard et prendre un malin plaisir à l'insulter avec tout le vocabulaire d'oiseau dont il était capable quand ils seraient sortis de ce calvaire. Mais sa prédiction fut chassée par la simple tape qu'il lui prodigua sur le haut d'une de ses épaules.
Elle porta automatiquement la main à l'endroit de l'impact, ouvrit grand les yeux et la bouche pour protester, mais se garda de dire à voix haute le fond de sa pensée. Si elle ne l'avait pas mordu, il se serait retrouvé avec un corps sur les bras et c'est comme ça qu'il la remerciait ? Le toupet ! En plus, du peu qu'elle avait compris de sa phrase silencieuse, il disait qu'elle était folle ? C'était le sorcier qui se fichait du moldu ! Personne ne lui avait enseigné de ne pas frapper les filles ? Un véritable goujat de première. Et ça, elle ne savait pas à quel point elle avait raison de penser ça...
Par la noirceur des lieux, elle ne vit pas venir les mains de Blackburn avant qu'elle ne les sente directement en contact avec ses hanches. Le contact improbable la figea immédiatement sur place. Qu-Qu'est-ce qu'il fait ?? La surprise s'imprégna dans son regard alors qu'elle essayait de croiser désespérément celui du garçon. Certes, Blackburn était insupportable au possible, mais il ne faisait pas partie de ce genre de personne totalement immorale, n'est-ce pas ?...Elle savait à quel point il la détestait, et ce sentiment était réciproque, alors, c'était quoi ce cauchemar ?!
Grâce à un léger clair de lune qui passait juste au-dessus de la porte de la cabine, elle réussit à apercevoir les yeux de son camarade. Ils étaient...malicieux ? Sérieux ? Il voulait vraiment aller jusqu'à là pour la rendre folle ? Elle n'aurait jamais imaginé qu'il oserait dépasser les bornes à ce point, juste pour lui faire regretter son geste. Une simple morsure de rien du tout et elle se retrouvait dans ce bourbier ? Frustration et inconfort se mélangèrent et créèrent une boule au niveau de son estomac en réalisant le scénario qu'il imposait. Elle eut le malheur de simplement passer son poids sur son autre jambe qu'elle sentit une légère pression supplémentaire. Émeline se mordit immédiatement les lèvres pour s'empêcher de lâcher un son, il avait pile choisi l'endroit où elle était terriblement chatouilleuse. La Serdaigle était complètement prise au piège.
Quelle idée d'être sortie de mon lit ! Pourquoi ça n'arrive qu'à moi sérieux ?!
C'était à son tour de sentir une colère sourde monter en elle, dirigée directement vers le serpent qui lui servait actuellement de partenaire de crime. Son complice était prêt à foutre en l'air leur planque pour si peu. Cette vengeance, enfin, plutôt cette blague de mauvais goût allait bien trop loin pour elle. Il était hors de question qu'elle lui donne satisfaction pour conforter son ego surdimensionné. Et, en tant que sorcière, un réflexe primaire lui vint. Visiblement, Blackburn avait oublié un élément important dans l'équation : elle tenait toujours sa baguette dans son autre main.
Le bras déjà le long de son corps et plongé partiellement dans l'ombre, sa baguette était placée à bon niveau pour ce qu'elle prévoyait. Alors elle eut simplement à relever son poignet et puis à appuyer légèrement pour que la pointe se retrouve contre les précieux bijoux de la famille Blackburn.
En plongeant ses yeux flamboyants de haine dans les siens, sa bouche articula sans son la phrase suivante : "Blackburn, recule, ou tu peux dire adieu à ça".
La menace, pas le moins du monde dissimulée, était lancée au milieu de la table. S'il tenait un minimum à sa masculinité, il devrait se dépêcher de la lâcher sur le champ.
(753 mots)
@Orion Blackburn, on peut dire qu'Emi rend la situation encore plus compliquée
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Blackburn, pitié, ferme-là
Là, ayant tout le contrôle, toute la puissance de la situation, Orion ronronnait presque. Ah, comme l'air sentait bon, comme le silence était agréable, comme l'air apeuré de la Serdaigle était beau ! Et même le regard noir qu'elle lui avait jeté en frottant son épaule pour marquer son mécontentement de sa petite tapette ne pouvait rien gâcher. Oh, t'abuses, c'était même pas si fort que ça, aurait-il rétorqué, mais il n'en avait même plus besoin. Sous ses doigts, il tenait l'avenir de la jeune fille et seuls deux chemins se présentaient à elle : couiner et se faire surprendre ou se plier et rentrer dans sa tour, ni vue, ni connue. Il avait beau mépriser la jeune fille de manière presque exagérée, il savait pour autant qu'elle n'était pas stupide. Il était convaincu qu'elle ne ferait rien et que, comme un petit chaton pris au piège, elle resterait immobile jusqu'à ce que le surveillant quitte les lieux. Et, une fois cela fait, il n'aurait qu'à s'enfuir aussi vite que possible pour éviter sa colère qu'elle ne laisserait exploser qu'une seule fois certaine qu'elle ne risquait plus rien ; lui serait déjà trop loin pour qu'elle ne puisse la rejeter sur lui.
Il pouvait sentir Émeline bouillir en dessous de ses doigts et si son esprit n'avait pas été embrouillé par la fièvre, il aurait probablement écouté avec attention les battements de son cœur accélérer comme un moteur fraîchement huilé pour s'en délecter. Orion la fixait intensément, prêt à sévir aussitôt qu'elle ne ferait pas ce qu'il attendait d'elle. Il la vit légèrement tanguer, s'ancrer dans l'une des prises d'Orion et immédiatement se mordre la bouche pour s'empêcher de rire ; il aurait eu envie de rire, lui aussi, si la douleur n'était pas toujours en train de lui fracasser le crâne. Enfin, comme quoi, même dans les pires moments, on peut toujours trouver de quoi se réjouir. Tout était bien qui finissait bien. Le garçon était satisfait.
Du moins, pour un temps. Et pas assez longtemps au goût d'Orion. Il avait baissé sa garde trop longtemps et, sans crier gare, il sentit quelque chose appuyer... Eh bien, appuyer là où il ne fallait pas. Un peu gêné par le contact inconnu, il baissa les yeux et se sentit fléchir en reconnaissant la baguette d'Émeline pile sur ses parties intimes. Menaçante, pétrie dans l'ombre, elle ressemblait maintenant plus à une arme de destruction qu'à un objet pour faire de la magie. Parce qu'Orion savait qu'Émeline n'avait pas à prononcer un mot, n'avait pas à lancer un sort pour le blesser. Elle n'avait qu'à enfoncer la pointe de sa baguette pour lui faire mal. Très. Mal. Il releva les yeux vers elle, grands ouverts, et la fusilla du regard. Mais comment est-ce possible d'être encore plus folle en deux minutes à peine ? Elle l'observait avec haine et cruauté. Ce que mîma sa bouche confirma son état mental. Complètement frappadingue. Elle n'allait pas oser, n'est-ce pas ? Non, ça ne pouvait pas être possible. C'était du bluff, il n'y avait pas d'autre option. Émeline Joyner, aussi cruelle ? La même Émeline Joyner qui lui avait offert des bonbons répugnants il y a de cela un an et demi ? Impossible. Tout bonnement impossible.
Le torse d'Orion commença à se gonfler de colère et le regard qu'il lui jetait était dur et colérique. Tu veux la jouer comme ça ? Très bien, on va la jouer comme ça. Orion n'avait pas dit son dernier mot. Il avait encore une carte en main dont elle ignorait l'existence jusqu'à maintenant : sa grippe. Sa belle, sa tendre, sa douce grippe qu'il avait insultée toute la journée devenait son aubaine. Il rabatta ses bras le longs de son corps, enlevant sa prise sur les hanches de la Serdaigle, mimant une retraite. C'est ça, crois donc que t'as gagné, seulement. Il leva ses mains pour signaler sa défaite, ses yeux ne déviant pas une seule seconde des siens, sans jamais cligner des yeux. Dans ses iris, elle ne pouvait y lire que le néant ; il ne transmettait plus ni colère, ni frustration. Son visage était impassible.
Puis, ses lèvres remontèrent pour dessiner un rictus assassin. Et il s'écroula.
Il se laissa tomber près de la cuvette, un bruit sourd résonnant dans la pièce, et se prit la tête dans les mains. Bordel, je suis vraiment brûlant. Et il commença à gémir. Bruyamment. De douleur, de souffrance.
« Joyner, laisse-moi je t'ai dit. Je voulais juste aller à l'infirmerie. T'en as pas marre de me harceler dès que t'en as l'occasion ? » geignit-il avec une voix rauque, presque brisée par une douleur sourde. « Sérieux, je veux juste... Je veux juste sortir d'ici. Laisse-moi partir... » continua-t-il, la voix fragile, trahissant presque quelques larmes qu'il tentait coûte que coûte de faire sortir pour faire comprendre son désespoir.
Allez, dans ta face, enfoirée.
818 mots
@Émeline Joyner, sortez les violons, s'il vous plaît, nous avons la commedia dell'arte en live !
Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
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Il pouvait sentir Émeline bouillir en dessous de ses doigts et si son esprit n'avait pas été embrouillé par la fièvre, il aurait probablement écouté avec attention les battements de son cœur accélérer comme un moteur fraîchement huilé pour s'en délecter. Orion la fixait intensément, prêt à sévir aussitôt qu'elle ne ferait pas ce qu'il attendait d'elle. Il la vit légèrement tanguer, s'ancrer dans l'une des prises d'Orion et immédiatement se mordre la bouche pour s'empêcher de rire ; il aurait eu envie de rire, lui aussi, si la douleur n'était pas toujours en train de lui fracasser le crâne. Enfin, comme quoi, même dans les pires moments, on peut toujours trouver de quoi se réjouir. Tout était bien qui finissait bien. Le garçon était satisfait.
Du moins, pour un temps. Et pas assez longtemps au goût d'Orion. Il avait baissé sa garde trop longtemps et, sans crier gare, il sentit quelque chose appuyer... Eh bien, appuyer là où il ne fallait pas. Un peu gêné par le contact inconnu, il baissa les yeux et se sentit fléchir en reconnaissant la baguette d'Émeline pile sur ses parties intimes. Menaçante, pétrie dans l'ombre, elle ressemblait maintenant plus à une arme de destruction qu'à un objet pour faire de la magie. Parce qu'Orion savait qu'Émeline n'avait pas à prononcer un mot, n'avait pas à lancer un sort pour le blesser. Elle n'avait qu'à enfoncer la pointe de sa baguette pour lui faire mal. Très. Mal. Il releva les yeux vers elle, grands ouverts, et la fusilla du regard. Mais comment est-ce possible d'être encore plus folle en deux minutes à peine ? Elle l'observait avec haine et cruauté. Ce que mîma sa bouche confirma son état mental. Complètement frappadingue. Elle n'allait pas oser, n'est-ce pas ? Non, ça ne pouvait pas être possible. C'était du bluff, il n'y avait pas d'autre option. Émeline Joyner, aussi cruelle ? La même Émeline Joyner qui lui avait offert des bonbons répugnants il y a de cela un an et demi ? Impossible. Tout bonnement impossible.
Le torse d'Orion commença à se gonfler de colère et le regard qu'il lui jetait était dur et colérique. Tu veux la jouer comme ça ? Très bien, on va la jouer comme ça. Orion n'avait pas dit son dernier mot. Il avait encore une carte en main dont elle ignorait l'existence jusqu'à maintenant : sa grippe. Sa belle, sa tendre, sa douce grippe qu'il avait insultée toute la journée devenait son aubaine. Il rabatta ses bras le longs de son corps, enlevant sa prise sur les hanches de la Serdaigle, mimant une retraite. C'est ça, crois donc que t'as gagné, seulement. Il leva ses mains pour signaler sa défaite, ses yeux ne déviant pas une seule seconde des siens, sans jamais cligner des yeux. Dans ses iris, elle ne pouvait y lire que le néant ; il ne transmettait plus ni colère, ni frustration. Son visage était impassible.
Puis, ses lèvres remontèrent pour dessiner un rictus assassin. Et il s'écroula.
Il se laissa tomber près de la cuvette, un bruit sourd résonnant dans la pièce, et se prit la tête dans les mains. Bordel, je suis vraiment brûlant. Et il commença à gémir. Bruyamment. De douleur, de souffrance.
« Joyner, laisse-moi je t'ai dit. Je voulais juste aller à l'infirmerie. T'en as pas marre de me harceler dès que t'en as l'occasion ? » geignit-il avec une voix rauque, presque brisée par une douleur sourde. « Sérieux, je veux juste... Je veux juste sortir d'ici. Laisse-moi partir... » continua-t-il, la voix fragile, trahissant presque quelques larmes qu'il tentait coûte que coûte de faire sortir pour faire comprendre son désespoir.
Allez, dans ta face, enfoirée.
818 mots
@Émeline Joyner, sortez les violons, s'il vous plaît, nous avons la commedia dell'arte en live !
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Blackburn, pitié, ferme-là
5 Février 2049 — Toilettes abandonnées
Ve Année
Ve Année
Dans sa dernière lettre, Maman m'a encore rappelé qu'il était temps de s'atteler aux révisions pour les BUSEs. Comme si les professeurs et mes camarades ne m'en parlait déjà pas assez. J'ai confiance en mes capacités dans la plupart des matières. Sauf la botanique. Et surtout les potions. Mais tout ira bien, je le sais. Enfin j'espère. Tout ça pour dire que ce soir, je rumine en pensant à tous les parchemins que je vais devoir ressortir en prévision des examens. C'est même à se demander si je suis aussi attentive que je le devrais. Je ne risque pas de repérer le petit fourbe qui essaie encore de tromper la vigilance des préfets.
Je me remet les idées en place, pour accomplir ma mission au mieux. J'aurais tout le temps de penser à ces fichus examens cette nuit, si j'ai encore du mal à m'endormir. Cela m'exaspère, de voir mes camarades de dortoir dormir à poings fermés, tandis que je suis là, à attendre encore et encore le sommeil. Heureusement, je tiens plutôt bien le manque. J'arrive donc en cours, certes avec d'énormes cernes — mais bon ces poches noires ont toujours fait partie de mon visage — mais assez énergique pour être attentive en cours, et enchaîner avec mes activités.
Alors que je me fais le film de la journée de demain qui va être assez chargée, j'entends un bruit suspect. Je me stoppe net, et me saisis de ma baguette dans la plus grande discrétion. Je parcours des yeux les alentours, et j'identifie que le bruit provient d'un sorcier. Je tends l'oreille, et je parviens à en distinguer deux personnes différentes. Je m'approche de la porte. Fichue toilettes abandonnées. Pourquoi ne sont-elles pas fermées depuis le temps ? Je ne suis plus qu'à quelques centimètres de la porte, et j'entends désormais très distinctement une voix s'élever. J'ouvre discrètement la porte, et me faufile dans la pièce, baguette en main. Personne. Evidemment, il a fallu que les deux lascars se cachent. J'avance prudemment, et j'entends une respiration très forte. Pas très discrets dis donc. C'est pas comme ça qu'ils vont m'échapper. Puis, elle disparaît. Ais-je rêvé ? Cela pourrait tout à fait être autre chose. Je m'avance tout de même un peu plus, après tout, maintenant que je suis là, autant vérifier que la salle est bien vide. C'est alors que les bruits reprennent. Je n'ai donc pas rêvé, et ma soirée ne va pas être aussi calme finalement.
Je m'approche plus rapidement et une voix masculine s'élève. Je découvre alors Orion Blackburn, avachi sur la cuvette des toilettes, et Emeline Joyner. Ma camarade de promotion ? Je ne pensais pas que c'était le genre à faire des balades nocturnes. Le serpent se met soudainement à gémir, et il se met à accuser sa voisine. Je suis vraiment perplexe. Emeline ne serait donc pas aussi sage et gentille qu'elle le laisse penser ? Au point de maltraiter un pauvre vert et argent de troisième année ? La nuit réserve bien des surprises.
— Orion c'est ça ? Tu as besoin d'aller à l'infirmerie ? Emeline t'a embarqué ici, enfin que s'est-il passé ?
J'ai bien pris soin de ne m'adresser qu'à Orion, sans même jeter un regard à Emeline, pour bien lui faire comprendre que je ne compte pas croire un seul mot venant de sa bouche. Edmund a vraiment bien fait de se séparer d'elle. Je ne manquerais pas de lui signifier à l'occasion.
Me voilà ! J'espère que ça vous convient, sinon n'hésitez pas à me le signaler 
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Blackburn, pitié, ferme-là
La liberté.
Voilà le sentiment qui était monté tout le long de sa poitrine quand elle sentit les mains de Blackburn se détacher, doucement et sans précipitation. Ravie de ne plus ressentir cette emprise sur elle, Émeline n'eut pas la présence d'esprit d'analyser le regard vide du Serpentard. Elle perçut au dernier moment son sourire narquois avant qu'il ne s'étale au sol, tout près de la cuvette. Il se mit à parler fort et à lâcher de parfaits mensonges à son encontre. Le sale petit rat l'accusait de l'avoir amené là ?? Qui allait croire ces bêtises ?
- Mais, qu'est-ce que...
La porte de la cabine s'ouvrit, dévoilant au grand jour le mélodrame de Blackburn. Émeline entendit une voix qu'elle connaissait, McGowan ? La préfète de Serpentard ? Naturellement, il fallait qu'ils tombent sur elle. Émeline s'attendait à ce qu'elle leur demande des comptes à tous les deux, seulement, sa camarade de promo se jeta bêtement dans la comédie du garçon. Abasourdie par son manque de jugement, elle ouvrit la bouche, prête à défendre son point de vue.
- Enfin, Erza, tu ne penses vraiment pas ça, quand même ? C'est ridicule...
L'adolescente n'était pas proche d'Erza, c'était même tout le contraire. Cependant, elle était persuadée que sa camarade savait parfaitement qu'elle n'était pas capable de faire le moindre mal à quelqu'un. Malgré ses paroles, elle vit qu'Erza n'allait pas l'écouter, voire même l'ignorer complètement. Était-ce parce qu'elle était sortie avec Edmund ? Son ex avait pu casser du sucre sur son dos, accentuant ses défauts auprès de ses amis. Et évidemment, Erza en faisait partie. Il n'y avait aucune chance qu'elle sorte d'ici sans porter entièrement le chapeau. La Serdaigle aurait pu avoir la défense la plus convaincante du monde, ça n'aurait pas suffi. La préfète voulait simplement l'accabler et, en le réalisant, l'adolescente perdit espoir. Les préfets doivent être impartiaux, non ? La blague.
Émeline baissa le regard vers ses pieds. Elle voyait parfaitement où cette histoire allait la mener. Bientôt, les autres élèves de l'école allaient la prendre pour une harceleuse et plus personne ne voudra lui adresser la parole. Déjà qu'elle n'était pas spécialement appréciée, là, c'était clair qu'elle deviendrait la bête noire de Poudlard. Mais, il n'y avait pas que ça qui la tourmentait. Son père finirait par apprendre ces fausses accusations. Comment allait-il réagir en entendant que sa fille a été surprise la nuit, en train de séquestrer un élève plus jeune dans une cabine ?
Il allait la tuer. Littéralement.
Les retrouvailles allaient être tellement festives.
Doucement, une larme coula sur sa joue alors qu'elle fixait un point invisible. Elle se mordit la lèvre inférieure puis lâcha un soupir résigné. Son poing se ferma pour contenir toute l'injustice de ce moment qui triturait sa conscience. Avant d'accepter à contrecoeur la sentence, elle tourna son visage vers Orion et lui murmura, d'une voix amère.
- Bravo, t'as gagné...
Foutue pour foutue, elle n'en avait rien à faire qu'il la voie si mal. Cacher tout ça ne servait plus à rien, désormais. Il y avait bien pire qui l'attendait en dehors du château.
(521 mots)
@Orion Blackburn et @Erza McGowan, le dramaaaa
Voilà le sentiment qui était monté tout le long de sa poitrine quand elle sentit les mains de Blackburn se détacher, doucement et sans précipitation. Ravie de ne plus ressentir cette emprise sur elle, Émeline n'eut pas la présence d'esprit d'analyser le regard vide du Serpentard. Elle perçut au dernier moment son sourire narquois avant qu'il ne s'étale au sol, tout près de la cuvette. Il se mit à parler fort et à lâcher de parfaits mensonges à son encontre. Le sale petit rat l'accusait de l'avoir amené là ?? Qui allait croire ces bêtises ?
- Mais, qu'est-ce que...
La porte de la cabine s'ouvrit, dévoilant au grand jour le mélodrame de Blackburn. Émeline entendit une voix qu'elle connaissait, McGowan ? La préfète de Serpentard ? Naturellement, il fallait qu'ils tombent sur elle. Émeline s'attendait à ce qu'elle leur demande des comptes à tous les deux, seulement, sa camarade de promo se jeta bêtement dans la comédie du garçon. Abasourdie par son manque de jugement, elle ouvrit la bouche, prête à défendre son point de vue.
- Enfin, Erza, tu ne penses vraiment pas ça, quand même ? C'est ridicule...
L'adolescente n'était pas proche d'Erza, c'était même tout le contraire. Cependant, elle était persuadée que sa camarade savait parfaitement qu'elle n'était pas capable de faire le moindre mal à quelqu'un. Malgré ses paroles, elle vit qu'Erza n'allait pas l'écouter, voire même l'ignorer complètement. Était-ce parce qu'elle était sortie avec Edmund ? Son ex avait pu casser du sucre sur son dos, accentuant ses défauts auprès de ses amis. Et évidemment, Erza en faisait partie. Il n'y avait aucune chance qu'elle sorte d'ici sans porter entièrement le chapeau. La Serdaigle aurait pu avoir la défense la plus convaincante du monde, ça n'aurait pas suffi. La préfète voulait simplement l'accabler et, en le réalisant, l'adolescente perdit espoir. Les préfets doivent être impartiaux, non ? La blague.
Émeline baissa le regard vers ses pieds. Elle voyait parfaitement où cette histoire allait la mener. Bientôt, les autres élèves de l'école allaient la prendre pour une harceleuse et plus personne ne voudra lui adresser la parole. Déjà qu'elle n'était pas spécialement appréciée, là, c'était clair qu'elle deviendrait la bête noire de Poudlard. Mais, il n'y avait pas que ça qui la tourmentait. Son père finirait par apprendre ces fausses accusations. Comment allait-il réagir en entendant que sa fille a été surprise la nuit, en train de séquestrer un élève plus jeune dans une cabine ?
Il allait la tuer. Littéralement.
Les retrouvailles allaient être tellement festives.
Doucement, une larme coula sur sa joue alors qu'elle fixait un point invisible. Elle se mordit la lèvre inférieure puis lâcha un soupir résigné. Son poing se ferma pour contenir toute l'injustice de ce moment qui triturait sa conscience. Avant d'accepter à contrecoeur la sentence, elle tourna son visage vers Orion et lui murmura, d'une voix amère.
- Bravo, t'as gagné...
Foutue pour foutue, elle n'en avait rien à faire qu'il la voie si mal. Cacher tout ça ne servait plus à rien, désormais. Il y avait bien pire qui l'attendait en dehors du château.
(521 mots)
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- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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