Table c. | Grand Nuage de Magellan


1. @Sigmund Charleston
2. @Anais Hairwood
3. @Alice Sangblanc
4. @Aitana Torres
5. @Kieran Hawthorne
6. @Cheryl Denis

PrécisionsMinimum 220 mots par post, aucune limite de maximum.
Cette table vous appartient, vous êtes libre d'y écrire comme vous le désirez.
Vos personnages peuvent se rendre librement aux autres tables, dans ce cas il vous faudra poster dans le sujet de la table en question.
Les plats arrivent au fur et à mesure : d'abord l'entrée, puis le plat et enfin le dessert. Une certaine durée d'attente entre les différents plats est de mise.
Les verres se remplissent à la demande. Les mineurs ne peuvent pas commander d'alcool.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Table c. | Grand Nuage de Magellan

La soirée allait de mal en pis.
D’abord forcée de participer à une interaction qui l’avait laissée enragée autant agacée qu’enragée, puis contrainte d’affronter la famille Hangoover, la voilà dépouillée de Thomas et Christopher par le Destin, son éternel ennemi.
Alice allait devoir manger seule, sans les plaisanteries de son frère, sans les taquineries de Christopher. Sans leur soutien indéfectible.
Christopher avait trouvé sa table avant elle, portant le nom délicat d’Ursa Major II Alice aurait préféré que ce soit l’inverse, qu’elle ne serpente pas à travers la salle pour trouver la sienne sous le regard vide d’autres sorciers en quête de leur nom. Mais le Destin, toujours lui, s’obstinait à la pousser dans ses retranchements. Un soupir silencieux éclata sur ses lèvres pâles en découvrant qu’elle serait bientôt seule. Ses yeux se baissèrent un instant vers ses pieds, déjà prête à repartir à la recherche de sa maudite table, avant que Christopher ne la retienne. Elle écouta, l’argent dans l’onyx, leurs souvenirs de Paris se mélangeant, attirant Alice loin, bien loin d’ici. Christopher évoqua leur code, habilement pensé par lui-même : si l’un ou l’autre désirait être sauvé d’une conversation ennuyante ou d’une situation inconfortable, il suffirait d’appuyer son pouce sur son menton. Un geste sot qui, d’ordinaire, passait inaperçu. La prévenance de Christopher lui arracha un sourire, presque invisible pour qui ne lui connaissait pas son visage de marbre. « Implorons les Dieux de ne point avoir besoin d’user de ce stratagème », avait-elle rétorqué à Christopher.
Après avoir répondu à son geste du menton congédiant de son fiancé d’une génuflexion, Alice s’éloigna, la gorge nouée.
Son pèlerinage prit fin lorsqu’elle vit son nom estampé sur une pleine lune flottante qu’Alice récupéra entre ses doigts. Elle la tourna lentement, l’observant sous toutes ses coutures en prenant place. Alice était seule, encore une fois. Cette fois ci, elle en était ravie. Cela lui laissait le temps de souffler un peu, de refermer les yeux pour taire les battements douloureux d’un coeur qui aimerait se terrer loin d’ici. Peut-être sous une couette, peut-être au fond d’un bain empli d’eau bouillante.
Alice jeta un regard vers la table de Christopher, détourné pour regarder ailleurs. Dieux, qu’il était loin. Et pas l’ombre d’un frère à l’horizon.
Bien. Autant profiter de cette absence d’attention pour refermer les yeux, laissant le loisir à son esprit de s’échapper loin d’ici.
@Christopher Hangoover Loin des yeux, mais près du coeur, mon cher fiancé !
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Table c. | Grand Nuage de Magellan
Aelle qui cherche sa table : b. — a. — c. — f.
____________
Je l'aperçois dès que je m'éloigne de la table sur laquelle je viens de vérifier la présence ou non de mon prénom. Elle n'était pas là l'instant d'avant, j'en suis persuadée car j'ai parcouru la pièce des yeux pour vérifier le nombre de tables qu'il me restait à vérifier. Mais désormais, elle est là, et son éclat attire mon regard. Cela n'a rien à voir avec sa splendide robe ou sa chevelure dont la couleur contraste avec toutes les autres. Ce n'est pas ça, c'est simplement elle et nos souvenirs qui s'entremêlent dans ma tête. Mon cœur rate un manquement et me force à me mettre en route. Ce n'est pas moi qui décide, c'est mon corps qui avance vers elle. Elle est seule ; combien de temps cela durera-t-il avant que d'autres la rejoignent à sa table ? J'ai toujours haï quand d'autres s’immisçaient dans nos conversation. Je la veux seule avec moi.
Je me glisse près d'elle sans attendre qu'elle me voit arriver.
« Alice, » lui soufflé-je en guise de salutation.
Je me remets en chemin sans attendre sa réponse ou que son regard se porte sur moi : j'ai besoin de faire le tour de la table pour regarder les noms au centre des assiettes. Mais une fois arrivée de l'autre côté de la table, j'arrache mes yeux du nom de Kieran Hawthorne pour plonger dans ceux d'Alice, toujours aussi clairs. Là, un bref sourire étire mes lèvres.
« Dis-moi que tu as vu mon nom à cette table, je lui lance par-dessus la table, je ne veux être nulle part ailleurs. »
L'aveu m'a échappé si rapidement que je n'ai même pas le temps d'en avoir honte. Je baisse de nouveau les yeux sur les noms qui défilent, perdant à chaque nouveau prénom que je vois et qui n'est pas le mien l'espoir de voir ce repas devenir une vraie partie de plaisir. Lentement, mes pas me ramènent vers Alice ; mais arriver près d'elle signifiera que je n'ai pas trouvé mon nom à sa table et je n'en ai pas envie.
@Alice Sangblanc, mais quel heureux plaisir !
____________
Je l'aperçois dès que je m'éloigne de la table sur laquelle je viens de vérifier la présence ou non de mon prénom. Elle n'était pas là l'instant d'avant, j'en suis persuadée car j'ai parcouru la pièce des yeux pour vérifier le nombre de tables qu'il me restait à vérifier. Mais désormais, elle est là, et son éclat attire mon regard. Cela n'a rien à voir avec sa splendide robe ou sa chevelure dont la couleur contraste avec toutes les autres. Ce n'est pas ça, c'est simplement elle et nos souvenirs qui s'entremêlent dans ma tête. Mon cœur rate un manquement et me force à me mettre en route. Ce n'est pas moi qui décide, c'est mon corps qui avance vers elle. Elle est seule ; combien de temps cela durera-t-il avant que d'autres la rejoignent à sa table ? J'ai toujours haï quand d'autres s’immisçaient dans nos conversation. Je la veux seule avec moi.
Je me glisse près d'elle sans attendre qu'elle me voit arriver.
« Alice, » lui soufflé-je en guise de salutation.
Je me remets en chemin sans attendre sa réponse ou que son regard se porte sur moi : j'ai besoin de faire le tour de la table pour regarder les noms au centre des assiettes. Mais une fois arrivée de l'autre côté de la table, j'arrache mes yeux du nom de Kieran Hawthorne pour plonger dans ceux d'Alice, toujours aussi clairs. Là, un bref sourire étire mes lèvres.
« Dis-moi que tu as vu mon nom à cette table, je lui lance par-dessus la table, je ne veux être nulle part ailleurs. »
L'aveu m'a échappé si rapidement que je n'ai même pas le temps d'en avoir honte. Je baisse de nouveau les yeux sur les noms qui défilent, perdant à chaque nouveau prénom que je vois et qui n'est pas le mien l'espoir de voir ce repas devenir une vraie partie de plaisir. Lentement, mes pas me ramènent vers Alice ; mais arriver près d'elle signifiera que je n'ai pas trouvé mon nom à sa table et je n'en ai pas envie.
@Alice Sangblanc, mais quel heureux plaisir !
Dernière modification par Aelle Bristyle le 12 janv. 2026, 15:37, modifié 1 fois.
Table c. | Grand Nuage de Magellan

La nuque d’Alice fut parcouru d’un délicieux frisson qu’elle ne pouvait attribuer qu’à une seule personne : Aelle.
Un sourire éclata aussitôt sur les lèvres pâles d’une Alice qui, déjà, cherchait le regard de la jeune femme. Elle observa son avancée autour de la table, admirant sans un mot l’élégance avec laquelle s’était apprêtée Aelle. En vérité, ce n’était pas tant son costume qui retenait toute son attention, mais bien l’intégralité du corps qui lui était donné à observer. Ce corps qu’Alice aimait étreindre, respirer, imaginer lover contre le sien lorsque les heures étaient sombres et les angoisses pernicieuses.
Alice planta son coude dans la table et déposa son menton dans la paume tendue. Elle laissa sa joue épouser la courbe de sa main dans un sourire, ses grands yeux gris plongés dans ceux d’Aelle, là, trop loin d’elle à son goût.
« Je n’ai pas prit connaissance des noms que je vais devoir supporter ce soir », répondit Alice, suivant du regard l’avancée d’Aelle qui, Grands Dieux merci, revenait là où elle devrait toujours se trouver : près d’elle.
La française se leva lentement, calquant la vitesse de ses mouvements sur les pas d’Aelle. Et lorsqu’elles furent enfin à la même hauteur, Alice leva sa main pour épouser la joue d’Aelle dans un doux sourire. Son pouce glissa sur sa peau, son regard sautant d’un trait à un autre. Quel bonheur de retrouver ce velours. Alice éprouvait toujours un certain réconfort au contact d’Aelle. Comme si, à ses côtés, l’Univers s’écroulait pour se reconstruire à leur faveur.
« Je ne m’attendais pas à te voir ce soir », avoua Alice. Ses yeux s’arrachèrent à Aelle pendant un instant, juste assez longtemps pour observer les alentours avant de lui rendre toute son attention. « Alors ? As-tu vu ton nom à ma table ? »
@Aelle Bristyle L'Univers nous rassemble encore une fois ! Si ce n'est pas formidable, ça !
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Table c. | Grand Nuage de Magellan
Je dépasse une nouvelle assiette et n'y trouve pas mon prénom. Mon regard jusque là baissé repart se blottir dans celui d'Alice. Je sens ses yeux posés sur moi, qui ne se détachent pas de moi. Mon cœur bat différemment de tout à l'heure avec ce regard-là sur moi. C'est un regard qui me rappelle l'odeur de ses cheveux et la douceur de sa peau. Je baisse de nouveau les yeux vers la vaisselle et poursuis mon chemin lentement. Une nouvelle assiette, un nom que je ne connais pas. Alice commence à se lever. Elle est trop polie pour rester assise alors que je suis venue la saluer. Je suis désormais de son côté de la table. Il ne reste qu'une assiette. Mes yeux tombent au centre de celle-ci. Mon cœur s'abîme à l'intérieur de moi lorsque je lis le nom. Je n'ai pas même eu la force de grimacer en voyant à qui appartenait l'un des noms que je viens de dépasser — ma déception est trop douloureuse.
C'est presque avec regret que j'arrive devant Alice, désormais totalement debout. Mes yeux viennent naturellement se déposer dans les siens. Je m'attendais à tout, à commencer par un trait d'esprit comme elle sait si bien en faire. Je m'attendais même à ce qu'elle attrape mes mains comme elle a pu le faire par le passé. Mais je ne m'attendais pas à sentir la fraîcheur de ses doigts sur ma joue.
Je bats des paupières, le cœur au bord des lèvres que j'entrouvre comme pour parler mais sans ne rien dire. Sa main prend en coupe ma joue, sa chaleur me brûle et se répand dans mon visage. Tout à coup n'existe plus rien autour de moi, même si j'ai parfaitement conscience de la présence de mes frères quelque part qui verront certainement tout de la scène. Mon monde se réduit aux pupilles grises d'Alice, à la sensation de sa main contre ma peau et à mon cœur qui bat, bat, bat avec affolement comme à chaque fois qu'elle me touche. J'aurais repoussé n'importe qui d'autre. Elle, je ne l'ai jamais repoussée.
Je n'en ai pas conscience, évidemment, mais mon visage se penche légèrement sur le côté. J'essaie d'approfondir le contact. Pourquoi ? J'ai l'impression que le sol se dérobe sous mes pieds. Pourquoi est-ce que je me sens aussi faible, tout à coup ? Comme si on venait de me priver d'un support sur lequel j'étais appuyée. J'ai l'impression de tomber. Je n'arrive pas à m'éloigner pour me libérer de cette sensation : je n'en ai pas envie.
Lorsqu'elle arrache son regard du mien, j'arrive de nouveau à respirer normalement, même si sa main est encore sur mon visage. Je ne sais même plus où sont les miennes, de mains. Je cligne des yeux pour revenir à l'instant présent.
« Mes frères m'ont convaincue de venir. »
Je réponds d'abord au plus simple. Mais je ne peux pas éternellement éviter la réalité. Je prends une longue inspiration par le nez.
« Mon nom n'est pas à ta table, » murmuré-je d'une voix plus rauque que d'habitude.
À mon tour de la priver de mon regard pour regarder brièvement vers le reste de la pièce. Ma déception forme une boule douloureuse dans ma gorge.
« Mais je vais voler celui de Charleston que j'ai aperçu en bout de table et faire mine qu'il s'agit de ma place, poursuis-je en ramenant mes yeux dans les siens. Personne n'en saura rien. Tu ne diras rien, n'est-ce pas ? »
@Alice Sangblanc, aussi formidable que leur bonheur de se retrouver.
C'est presque avec regret que j'arrive devant Alice, désormais totalement debout. Mes yeux viennent naturellement se déposer dans les siens. Je m'attendais à tout, à commencer par un trait d'esprit comme elle sait si bien en faire. Je m'attendais même à ce qu'elle attrape mes mains comme elle a pu le faire par le passé. Mais je ne m'attendais pas à sentir la fraîcheur de ses doigts sur ma joue.
Je bats des paupières, le cœur au bord des lèvres que j'entrouvre comme pour parler mais sans ne rien dire. Sa main prend en coupe ma joue, sa chaleur me brûle et se répand dans mon visage. Tout à coup n'existe plus rien autour de moi, même si j'ai parfaitement conscience de la présence de mes frères quelque part qui verront certainement tout de la scène. Mon monde se réduit aux pupilles grises d'Alice, à la sensation de sa main contre ma peau et à mon cœur qui bat, bat, bat avec affolement comme à chaque fois qu'elle me touche. J'aurais repoussé n'importe qui d'autre. Elle, je ne l'ai jamais repoussée.
Je n'en ai pas conscience, évidemment, mais mon visage se penche légèrement sur le côté. J'essaie d'approfondir le contact. Pourquoi ? J'ai l'impression que le sol se dérobe sous mes pieds. Pourquoi est-ce que je me sens aussi faible, tout à coup ? Comme si on venait de me priver d'un support sur lequel j'étais appuyée. J'ai l'impression de tomber. Je n'arrive pas à m'éloigner pour me libérer de cette sensation : je n'en ai pas envie.
Lorsqu'elle arrache son regard du mien, j'arrive de nouveau à respirer normalement, même si sa main est encore sur mon visage. Je ne sais même plus où sont les miennes, de mains. Je cligne des yeux pour revenir à l'instant présent.
« Mes frères m'ont convaincue de venir. »
Je réponds d'abord au plus simple. Mais je ne peux pas éternellement éviter la réalité. Je prends une longue inspiration par le nez.
« Mon nom n'est pas à ta table, » murmuré-je d'une voix plus rauque que d'habitude.
À mon tour de la priver de mon regard pour regarder brièvement vers le reste de la pièce. Ma déception forme une boule douloureuse dans ma gorge.
« Mais je vais voler celui de Charleston que j'ai aperçu en bout de table et faire mine qu'il s'agit de ma place, poursuis-je en ramenant mes yeux dans les siens. Personne n'en saura rien. Tu ne diras rien, n'est-ce pas ? »
@Alice Sangblanc, aussi formidable que leur bonheur de se retrouver.
Table c. | Grand Nuage de Magellan

Alice observait avec tendresse la tête d’Aelle se pencher pour sentir un peu plus sa peau contre la sienne. Là était leur place : l’une contre l’autre, à écouter leurs battements de cœur. Elles étaient le refuge de l’autre, n’est-ce pas ? Du moins, Alice aimait cette image réconfortante.
En entendant qu’Aelle était venue sans doute accompagnée de ses frères, Alice jeta un regard autour d’elle pour tenter de les apercevoir. Ressemblaient-ils à leur soeur ? Physiquement, tout du moins. Alice refusait de croire que la famille Bristyle pouvait partager la détresse émotionnelle d’Aelle. Elle voulait la savoir entourée comme il le fallait. Il n’y a bien qu’avec son sang qu’Alice consentait à la partager.
Aelle ne mangerait donc pas avec elle, ce soir. Alice soupira, ses yeux glissant vers le sol. Elle s’y était attendue. Le Destin était cruel. Quand se retrouveraient-elles, alors ? Sur la piste danse ? Impossible. Aelle n’était certainement pas prompte à se laisser aller sous le regard d’autrui, surtout dans un bal. Leur faudrait-il attendre de se retrouver un autre jour ? Au manoir, ou bien tout à fait ailleurs ? Il n’était pas l’heure de songer à cela. Aelle était là, face à elle, contre elle, et c’était tout ce qui importait.
Alice lança un regard coquin à Aelle qui, enfin, la regardait à nouveau. Elle souffla un rire léger, amusée par le trait d’humour de l’ancienne Poufsouffle. Elle s’approcha un peu plus pour lui murmurer d’un ton complice :« Il nous reste alors encore quelques minutes pour te faire pousser une jolie moustache. » Alice avait de vague souvenir du professeur Charleston, si tant est qu’il s’agisse bien de celui ci. Elle l’avait aperçu lors de son dernier séjour à Poudlard, durant la semaine de l’AMICO. Seule sa moustache demeurait dans son esprit, qui n’était pas sans lui rappeler celle de son bisaïeul Rufus.
Les doigts d’Alice coulèrent le long de la mâchoire d’Aelle pour finalement revenir à leur place initiale : sur sa hanche de soie vêtue. Elle soupira en venant réajuster sa coiffure. « J’aurai tellement aimé t’avoir à ma table. Je crains par avance les sorciers que je vais devoir supporter pendant le banquet. » Elle se pencha un peu pour apercevoir le nom qui serait à sa droite. « Anais Hairwood ». Alice leva les yeux vers Aelle. « Une idée de qui il pourrait s’agir ? »
@Aelle Bristyle Prête à grimer Aelle d'une jolie moustache ? Moi, je suis prête.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Table c. | Grand Nuage de Magellan

31.12.2050
Place Armand Malefoy

Reducio
bbbbbbbbbbbbbbbbbbbb ![]() |
Aitana est en compagnie de ses grands-parents maternels, Jonathan et Joanne Myers. Tous deux vivent à Godric's Hollow. |
L'heure du dîner avait sonné. Tout le monde se dirigeait vers les tables, cherchant du regard les noms sur les étiquettes, espérant voir le sien près de connaissances. Joanne et Jonathan ne seraient pas avec leur petite-fille, ils le savaient, mais il était hors de question qu'ils la laissent rejoindre sa table seule.
C'est donc en compagnie des deux sorciers que la jeune Poufsouffle rodait autour de table, à la recherche de son nom. Elle finit par le trouver au bout d'une table de six personnes, qui était pour le moment encore bien vide. Il n'y avait que deux personnes qui discutaient, mais elle n'y prêta pas attention.
- Grand-père, grand-mère, là ! Dit-elle en se tournant vers les deux sorciers, son doigt en direction de sa place.
Ils la rejoignirent, observant quelques secondes les deux jeunes femmes et leur proximité. Ils échangèrent un regard, avant de reposer leur attention sur leur petite-fille.
- Ton doigt, Aitana. C'est malpoli. Dit Jonathan d'un ton réprobateur.
Aitana ramena son bras immédiatement contre son corps. Elle jeta un coup d'oeil aux deux étiquettes qui étaient à ses côtés. Kieran Hawthorne... Alice Sangblanc... Eh, j'ai déjà entendu ce nom là ! Chez grand-père et grand-mère, à table, j'en suis sûre ! La fillette haussa les épaules à ses propres pensées. Cela ne changeait pas grand chose pour elle, de toute façon.
Jonathan et Joanne lui addressèrent quelques mots, les règles basiques. Être sage, être polie, finir son assiette... Elle hocha la tête, se retenant de lever les yeux au ciel, et enfin ils s'en allèrent vers leur propre table. La Poufsouffle observa les alentours, jouant avec sa cape entre ses doigts. Est-ce qu'il y aura des gens de mon âge ? Pour l'instant il y a que des grands... Pensa-t-elle en observant de nouveau les deux jeunes femmes. Elle n'osa pas les interrompre. Il était évident qu'elles se connaissaient, et elle ne voulait pas les couper. Elle resta donc assise en soupirant. C'était plus drôle avec Simon.
#937811 - 2A | Co-gérante de Fich'tre ! 2.0 | Avatar par Magic in the hair
Ma volière est toujours ouverte ! | Coucou Rapeltout
Table c. | Grand Nuage de Magellan
Son sourire appelle le mien. Si chez elle il est parfaitement visible, il est sur mes lèvres discret et presqu'invisible. Mais elle est si proche, et elle se rapproche encore, elle n'en manquera rien, je le sais.
« Je ne suis pas sûre qu'une simple moustache suffirait, » réponds-je sérieusement en fronçant doucement les sourcils.
Il n'y a entre nous qu'un nombre infime de centimètres pour nous séparer. Comme à chaque fois que c'est le cas, cela me rappelle la sensation de son corps contre le mien dans la clairière et la piqure des larmes sur mes joues. La sensation fantôme est là, elle aussi. Ses doigts qui glissent sur le haut de ma nuque. Aujourd'hui, ses doigts sont sur mon visage et je les sens caresser l'arête de ma mâchoire avant qu'ils ne quittent définitivement ma peau. Je suis sa main du regard quand elle repart se ranger sagement sur sa hanche.
Mes yeux sombre retournent dans ceux d'Alice. Alors elle aussi elle aurait aimé que l'on partage une table ? Sans le contact de sa peau sur la mienne, j'ai l'impression de retrouver la terre ferme, comme si tout était plus clair autour de moi. Mais a contrario elle, Alice, paraît être à des kilomètres de moi. Elle aurait aimé partager ma table, me répété-je en boucle, comme pour m'aider à l'intégrer et à y croire.
À mon tour je tourne les yeux vers la place voisine de la sienne. Mes yeux lisent le nom en même temps qu'Alice le prononce. J'affirme d'une voix que l'on ne peut remettre en question :
« Personne d'important. » Je ne veux pas qu'elle soit quelqu'un d'importance. « Elle t'ennuiera, » prédis-je avec sérieux.
Et cette silhouette qui arrive dans mon champ de vision ? Une enfant accompagnée de ses parents. Tout à coup, je prends de nouveau conscience du bruit environnant. La proximité que je partage avec Alice me paraît être de ces choses qui ne doivent pas être partagé. J'ai un mouvement de recul que je ne contrôle pas et qui m'éloigne de quelques centimètres d'elle. Je le regrette aussitôt. Mes sourcils se froncent en réponse, les bras collés contre mes hanches. Tout le reste me paraît si pâle à côté de ce que je pourrais avoir avec elle. Pourrais-je la voler pour que nous nous retrouvions entre nous en Écosse, comme la dernière fois ? Sans doute pas. Ici, il n'existe aucun lieu qui nous épargnerait de la présence des autres. À moins que...
« Je danserai avec toi, » affirmé-je en ramenant mes yeux dans les siens, sans prendre la peine d'imaginer qu'elle pourrait refuser.
Après tout, j'ai dansé deux fois l'année dernière, avec deux inconnus. Personne ne vient déranger deux personnes qui dansent ensemble. Si je peux voler Alice à ceux qui l'accompagnent pour une poignée de minutes, je le ferai.
« Tout à l'heure. »
Du regard, je la défis de refuser.
@Alice Sangblanc, tant qu'on la force pas à porter un costume étoile, tout ce que tu veux.
« Je ne suis pas sûre qu'une simple moustache suffirait, » réponds-je sérieusement en fronçant doucement les sourcils.
Il n'y a entre nous qu'un nombre infime de centimètres pour nous séparer. Comme à chaque fois que c'est le cas, cela me rappelle la sensation de son corps contre le mien dans la clairière et la piqure des larmes sur mes joues. La sensation fantôme est là, elle aussi. Ses doigts qui glissent sur le haut de ma nuque. Aujourd'hui, ses doigts sont sur mon visage et je les sens caresser l'arête de ma mâchoire avant qu'ils ne quittent définitivement ma peau. Je suis sa main du regard quand elle repart se ranger sagement sur sa hanche.
Mes yeux sombre retournent dans ceux d'Alice. Alors elle aussi elle aurait aimé que l'on partage une table ? Sans le contact de sa peau sur la mienne, j'ai l'impression de retrouver la terre ferme, comme si tout était plus clair autour de moi. Mais a contrario elle, Alice, paraît être à des kilomètres de moi. Elle aurait aimé partager ma table, me répété-je en boucle, comme pour m'aider à l'intégrer et à y croire.
À mon tour je tourne les yeux vers la place voisine de la sienne. Mes yeux lisent le nom en même temps qu'Alice le prononce. J'affirme d'une voix que l'on ne peut remettre en question :
« Personne d'important. » Je ne veux pas qu'elle soit quelqu'un d'importance. « Elle t'ennuiera, » prédis-je avec sérieux.
Et cette silhouette qui arrive dans mon champ de vision ? Une enfant accompagnée de ses parents. Tout à coup, je prends de nouveau conscience du bruit environnant. La proximité que je partage avec Alice me paraît être de ces choses qui ne doivent pas être partagé. J'ai un mouvement de recul que je ne contrôle pas et qui m'éloigne de quelques centimètres d'elle. Je le regrette aussitôt. Mes sourcils se froncent en réponse, les bras collés contre mes hanches. Tout le reste me paraît si pâle à côté de ce que je pourrais avoir avec elle. Pourrais-je la voler pour que nous nous retrouvions entre nous en Écosse, comme la dernière fois ? Sans doute pas. Ici, il n'existe aucun lieu qui nous épargnerait de la présence des autres. À moins que...
« Je danserai avec toi, » affirmé-je en ramenant mes yeux dans les siens, sans prendre la peine d'imaginer qu'elle pourrait refuser.
Après tout, j'ai dansé deux fois l'année dernière, avec deux inconnus. Personne ne vient déranger deux personnes qui dansent ensemble. Si je peux voler Alice à ceux qui l'accompagnent pour une poignée de minutes, je le ferai.
« Tout à l'heure. »
Du regard, je la défis de refuser.
@Alice Sangblanc, tant qu'on la force pas à porter un costume étoile, tout ce que tu veux.
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Alice aimait voir Aelle sourire. Il n’était pas large comme ceux que n’importe qui aurait pu lui adresser, ni même taquin, pas même moqueur. Il était celui d’Aelle, et voilà pourquoi il provoquait tant d’émotion en Alice qui, elle aussi, se mit à sourire. Il était à elle. Rien que pour elle, comme toujours.
La chaleur de la peau d’Aelle lui manquait. Elle aurait aimé pouvoir se lover contre elle et laisser la nuit avancer sans elles. Peut-être auraient-elles gagnés l’extérieur pour observer la Voûte Céleste, la vraie.
Ses doigts plaqués contre sa hanche pour habiller sa posture, Alice retrouva le regard d’Aelle qui s’était échappé un peu trop longtemps à son goût. La réponse à sa question amusa soudain la jeune femme dont le visage se drapa d’un sourire ému. Aelle ne savait sans doute pas à qui ce prénom appartenait… mais avait décidé qu’elle ne serait pas assez bien pour occuper Alice. Et cette dernière ne pouvait que lui donner raison. Une Aelle Bristyle aurait été plus adéquat, n’est-ce pas ? Circée. Alice aurait pu lui faire part de ces premières rencontres ce soir, toutes deux détestées. Aelle n’aurait pas bien réagit à cela… oui, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Alice garderait peut-être cela pour leur prochaine rencontre.
Alice coula un regard vers des sorciers s’approchant de sa table. Elle ne reconnaissait aucun visage. Une enfant, remarqua Alice, ses yeux glissant sur le visage juvénile de la jolie jeune fille aux cheveux aussi sombres que les siens étaient clairs. Elle lui sourit poliment, ploya naturellement le genou et revint bien vite à Aelle qui ne supporterait pas bien longtemps d’avoir vu Alice lui être arraché pour quelques secondes.
Un sourcil haussé, Alice écouta la demande -non, l’affirmation- d’Aelle. Elle battit des paupières, pas tout à faire sûre d’avoir bien compris. Avait-elle bien entendu ? Aelle Bristyle voulait danser ?
Un merveilleux sourire illumina le visage d’Alice. Elle vint chercher les mains d’Aelle pour les tenir. Serrer juste un peu ses doigts, la remercier d’avoir formulé ces mots qu’elle-même n’aurait pu osé. A aucun moment, dans aucune existence, Alice n’aurait pu imaginer cela : une invitation à danser venant d’Aelle. Aussi n’avait-elle pas même caressé l’idée de lui proposer. Il était parfaitement hors de question d’embarrasser Aelle.
« Bien sûr que nous danserons », lança Alice dans un sérieux joueur, ses sourcils légèrement froncés, son menton dressé. « Il est parfaitement hors de question de priver tout ces inconnus d’une telle vision. »
Son sourire taquin s’apaisa pour se faire un peu plus sérieux, plus doux, plus délicat. « Lorsque mourront les dernières notes de la troisième chanson, viens me retrouver. Cette danse sera pour toi, et toi seule. »
Dernière modification par Alice Sangblanc le 15 janv. 2026, 10:03, modifié 1 fois.
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Table c. | Grand Nuage de Magellan
Je dresse le menton avec détermination, comme le fait Kristen à chaque fois qu'elle affirme quelque chose auquel elle exige que je crois. Je fais pareil avec Alice. Je vais danser avec toi. Je vais voler ton temps dans ce lieu rempli de monde. Je vais en toute quiétude pouvoir profiter d'un moment dans lequel n'existera personne d'autre que nous, comme tous ces moments que nous avons passé ensemble jusqu'ici. Je vais le faire et tu ne refuseras pas. Elle hausse un sourcil, je prends cela pour une tentative de refus ; mon regard se durcit en réponse, je serre les mâchoires. Je ne te laisserai pas refuser.
L'instant d'après, un sourire illumine son visage pâle et m'arrache mon cœur. J'ai à peine le temps de comprendre ce que cela signifie qu'elle m'attrape les mains. Je me laisse faire parce que la simple idée de les mettre hors de sa portée ne me traverse pas l'esprit. Je me retrouve avec sa chaleur contre mes paumes et ses doigts qui serrent les miens. Cela réduit à néant toutes mes tentatives de paraître déterminée, sûre de moi ou simplement menaçante ; mes lèvres s'entrouvrent sans qu'aucun son n'en sorte et mes yeux s'écarquillent dans ceux d'Alice. Je n'ai jamais su m'habituer. Malgré les heures que nous avons passé ensemble depuis cet été, nos nombreuses retrouvailles qui sont devenues des rendez-vous hebdomadaires, un ancrage dans mon quotidien, je n'ai jamais su m'habituer à la simplicité avec laquelle elle me touche. Ses mains qui attrapent les miennes, qui se posent sur mon bras, qui me frôlent au passage, ses étreintes aussi rares que brèves, quoi que parfois elles dépassent totalement les limites acceptables pour une étreinte, ce dont je ne pourrais pas me plaindre puisqu'à chaque fois elles sont nécessaires. Avec elle, ces choses-là semblent normales.
En réponse à son jeu, je me redresse. Les yeux blottis dans les siens, j'acquiesce d'un geste du menton tout à fait sérieux, comme si c'était l'évidence même qu'elle accepte et qu'elle le fasse de cette façon-là, comme si c'était ce que j'attendais d'elle. Mes doigts ont peine à trouver leur place dans les siens, mais c'est toujours le cas ; ils sont mous là où les siens me tiennent avec assurance. Mes doigts sont chauds contre sa peau. J'aimerais qu'il y ait un peu moins de gens autour de nous et un peu plus d'elle. J'ai un million de choses à lui dire que je n'avais pas conscience de devoir lui dire avant qu'elle n'arrive. Quant au fait de priver ces inconnus de ce cette vision ? Mes yeux se tournent brièvement vers lesdits inconnus qui grouillent autour de nous comme tant de parasites indésirables ; je me fiche de leur regard, les seuls yeux que je souhaiterais ne pas voir se poser sur nous le seront de toute manière et je sais que Zaraky me questionnera bientôt à propos d'Alice — il sera incapable de s'en empêcher.
Je ramène mes yeux sur elle et observe avec attention le doux sourire qu'elle me sert et que je commence à bien connaître. Il plisse doucement ses yeux, pas suffisamment pour me cacher cette étonnante couleur dont je sais désormais reconnaître les aspérités et les nuances. Je m'accroche à ses cils si clairs, à sa joue sur laquelle j'ai déjà passé ma main, je remonte vers ses cheveux que je préfère dénoués — leur cascade me manque.
Sa quatrième dance pour moi. En une fraction de seconde, alors que rien ne le présumait, mon esprit invoque l'image de ce type qui se tenait près d'elle tout à l'heure, celui qui sourit comme si le monde était la plus grosse blague qu'il ait entendu, et une violence brûlante remplace mon sang dans mes veines. Les rumeurs qui courent sur eux étranglent mon cœur, comme souvent. La seconde d'après, l'image a disparu au profit de la promesse d'Alice. Je fais taire mes envies de dégainer mon pouvoir pour supprimer la personne qui me vole sa première danse et la personne qui me vole la seconde et la personne qui me vole la troisième, pour ne me laisser que la quatrième.
« Bien, » dis-je d'une voix qui a perdu de sa vaillance depuis qu'elle a attrapé mes mains.
Je le dis comme Kristen le dit. En dressant un peu le menton, sans la quitter du regard.
« Je viendrai te chercher pour ta quatrième danse. »
Lorsque je poursuis, c'est d'une voix tout aussi sérieuse et c'est le visage toujours exempt du moindre sourire :
« Ne laisse pas les trois premières t'épuiser : je viendrai quoi qu'il arrive. »
Mes doigts prennent soudainement le contrôle : je les referme sur ceux d'Alice.
L'instant d'après, un sourire illumine son visage pâle et m'arrache mon cœur. J'ai à peine le temps de comprendre ce que cela signifie qu'elle m'attrape les mains. Je me laisse faire parce que la simple idée de les mettre hors de sa portée ne me traverse pas l'esprit. Je me retrouve avec sa chaleur contre mes paumes et ses doigts qui serrent les miens. Cela réduit à néant toutes mes tentatives de paraître déterminée, sûre de moi ou simplement menaçante ; mes lèvres s'entrouvrent sans qu'aucun son n'en sorte et mes yeux s'écarquillent dans ceux d'Alice. Je n'ai jamais su m'habituer. Malgré les heures que nous avons passé ensemble depuis cet été, nos nombreuses retrouvailles qui sont devenues des rendez-vous hebdomadaires, un ancrage dans mon quotidien, je n'ai jamais su m'habituer à la simplicité avec laquelle elle me touche. Ses mains qui attrapent les miennes, qui se posent sur mon bras, qui me frôlent au passage, ses étreintes aussi rares que brèves, quoi que parfois elles dépassent totalement les limites acceptables pour une étreinte, ce dont je ne pourrais pas me plaindre puisqu'à chaque fois elles sont nécessaires. Avec elle, ces choses-là semblent normales.
En réponse à son jeu, je me redresse. Les yeux blottis dans les siens, j'acquiesce d'un geste du menton tout à fait sérieux, comme si c'était l'évidence même qu'elle accepte et qu'elle le fasse de cette façon-là, comme si c'était ce que j'attendais d'elle. Mes doigts ont peine à trouver leur place dans les siens, mais c'est toujours le cas ; ils sont mous là où les siens me tiennent avec assurance. Mes doigts sont chauds contre sa peau. J'aimerais qu'il y ait un peu moins de gens autour de nous et un peu plus d'elle. J'ai un million de choses à lui dire que je n'avais pas conscience de devoir lui dire avant qu'elle n'arrive. Quant au fait de priver ces inconnus de ce cette vision ? Mes yeux se tournent brièvement vers lesdits inconnus qui grouillent autour de nous comme tant de parasites indésirables ; je me fiche de leur regard, les seuls yeux que je souhaiterais ne pas voir se poser sur nous le seront de toute manière et je sais que Zaraky me questionnera bientôt à propos d'Alice — il sera incapable de s'en empêcher.
Je ramène mes yeux sur elle et observe avec attention le doux sourire qu'elle me sert et que je commence à bien connaître. Il plisse doucement ses yeux, pas suffisamment pour me cacher cette étonnante couleur dont je sais désormais reconnaître les aspérités et les nuances. Je m'accroche à ses cils si clairs, à sa joue sur laquelle j'ai déjà passé ma main, je remonte vers ses cheveux que je préfère dénoués — leur cascade me manque.
Sa quatrième dance pour moi. En une fraction de seconde, alors que rien ne le présumait, mon esprit invoque l'image de ce type qui se tenait près d'elle tout à l'heure, celui qui sourit comme si le monde était la plus grosse blague qu'il ait entendu, et une violence brûlante remplace mon sang dans mes veines. Les rumeurs qui courent sur eux étranglent mon cœur, comme souvent. La seconde d'après, l'image a disparu au profit de la promesse d'Alice. Je fais taire mes envies de dégainer mon pouvoir pour supprimer la personne qui me vole sa première danse et la personne qui me vole la seconde et la personne qui me vole la troisième, pour ne me laisser que la quatrième.
« Bien, » dis-je d'une voix qui a perdu de sa vaillance depuis qu'elle a attrapé mes mains.
Je le dis comme Kristen le dit. En dressant un peu le menton, sans la quitter du regard.
« Je viendrai te chercher pour ta quatrième danse. »
Lorsque je poursuis, c'est d'une voix tout aussi sérieuse et c'est le visage toujours exempt du moindre sourire :
« Ne laisse pas les trois premières t'épuiser : je viendrai quoi qu'il arrive. »
Mes doigts prennent soudainement le contrôle : je les referme sur ceux d'Alice.
