Projectile familial
12 Janvier 2051
Bibliothèque
19h00
PV: @Émeline Joyner
Le clair-obscur commençait déjà à inonder la pièce, tandis qu'Herbert avait l'impression d'être entré dans cette salle depuis seulement cinq minutes.
Écumant désespérément les rayonnages sans réellement savoir par où commencer, ni quelle piste allait lui permettre d'avancer, de récupérer le temps perdu passé à des tâches qui ne lui incombaient pas, il errait.
Il errait à la recherche d'une quelconque trace d'un ouvrage illuminant sa soirée, mais en vain. Rien ne remplacerait son précepteur, ni grand-père, ni la bibliothèque familiale.
Repensant à cette soirée -et à ses conséquences sur l'utilisation de son temps libre-, il maudissait le destin silencieusement.
Las, il retournait à sa table, là où il avait laissé quelques affaires des cours qu'il n'avait pas jugé bon de prendre le temps de poser à la tour Ouest. Comme maigre tribut de sa tentative de pillage de savoir: un livre très généraliste, sur la métamorphose, un peu avancé pour son âge; un autre sur le traitement de quelques afflictions propres aux monde sorcier, et enfin d'un livre médico-magique traitant des elfes de maison.
Il s'assied, puis, amer, posant le livre devant lui, puis sortant son carnet d'une poche intérieure. Suivit le nécessaire d'écriture.
La palpation des livres pouvait commencer: Sommaire, premières pages de chapitres, pages écornées -possible marque d'un ancien élève ou adulte digne d'intérêt-, index.
Le jeune garçon s'attelait à cette tâche d'une manière laissant transparaître une sorte de mémoire musculaire assez prononcée.
Un instant, Herbert s'arrêta, perplexe, devant une première page de chapitre.
Il ouvrit son carnet, son encrier, pris sa plume, il allait peut-être enfin pouvoir se retourner contre la fatalité.
Sans pour autant vraiment y croire, sans réellement avaler l'affront qui lui avait avant de repartir à Poudlard.
292 mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Bibliothèque
19h00
PV: @Émeline Joyner
Le clair-obscur commençait déjà à inonder la pièce, tandis qu'Herbert avait l'impression d'être entré dans cette salle depuis seulement cinq minutes.
Écumant désespérément les rayonnages sans réellement savoir par où commencer, ni quelle piste allait lui permettre d'avancer, de récupérer le temps perdu passé à des tâches qui ne lui incombaient pas, il errait.
Il errait à la recherche d'une quelconque trace d'un ouvrage illuminant sa soirée, mais en vain. Rien ne remplacerait son précepteur, ni grand-père, ni la bibliothèque familiale.
Repensant à cette soirée -et à ses conséquences sur l'utilisation de son temps libre-, il maudissait le destin silencieusement.
Las, il retournait à sa table, là où il avait laissé quelques affaires des cours qu'il n'avait pas jugé bon de prendre le temps de poser à la tour Ouest. Comme maigre tribut de sa tentative de pillage de savoir: un livre très généraliste, sur la métamorphose, un peu avancé pour son âge; un autre sur le traitement de quelques afflictions propres aux monde sorcier, et enfin d'un livre médico-magique traitant des elfes de maison.
Il s'assied, puis, amer, posant le livre devant lui, puis sortant son carnet d'une poche intérieure. Suivit le nécessaire d'écriture.
La palpation des livres pouvait commencer: Sommaire, premières pages de chapitres, pages écornées -possible marque d'un ancien élève ou adulte digne d'intérêt-, index.
Le jeune garçon s'attelait à cette tâche d'une manière laissant transparaître une sorte de mémoire musculaire assez prononcée.
Un instant, Herbert s'arrêta, perplexe, devant une première page de chapitre.
Il ouvrit son carnet, son encrier, pris sa plume, il allait peut-être enfin pouvoir se retourner contre la fatalité.
Sans pour autant vraiment y croire, sans réellement avaler l'affront qui lui avait avant de repartir à Poudlard.
292 mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
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Projectile familial
Alexander lui manquait terriblement.
Et la peur de s'engouffrer plus profondément l'empêchait de dormir.
Depuis les vacances de Noël, l'aiglonne ressentait le besoin de se tenir près de lui pour que son fardeau s'allège. Le temps, cette vaste blague, passait lentement, jusqu'à rendre l'adolescente presque imbuvable. Entre ce début d'année où elle avait failli lancer un maléfice à une plus jeune dans la Grande Salle et la pression qu'elle s'imposait pour ses ASPIC's, elle doutait de pouvoir tenir jusqu'à la fin de sa scolarité sans craquer. Une seule et unique fois.
Pour oublier, et pour ne pas montrer son aigreur à ses amis, elle avait décidé de se rendre dans l'antre du Dragon. Dans la bibliothèque, elle était certaine d'y trouver le calme et l'absence de ses blaireaux adorés. Ici, elle pouvait rédiger sa prochaine lettre pour son protecteur et éviter d'entendre les mièvreries des premières années de sa maison. La bonne humeur de certains la tendait un peu trop...Elle comprenait un peu mieux pourquoi elle n'était pas appréciée quand elle puait la joie de vivre.
Sans regarder trop où elle allait, elle se posa vers la place plus proche qu'elle trouva. Aujourd'hui, elle n'était pas d'humeur à tenter une discussion avec la bibliothécaire, alors elle avait fait en sorte de ne pas se faire remarquer. Assise tout en gardant le silence, elle sortit de quoi écrire et commença à rédiger sa lettre.
Blond, les yeux clairs, grand avec une paire de lunettes carrées. C'était le Serdaigle qu'elle avait croisé durant le bal du Nouvel An. Enfin, croiser était un bien grand mot. À part le saluer puis le voir balancer une chaise de rage sur une autre convive, elle n'avait rien partagé avec ce garçon. D'ailleurs, il était étrange de le voir calme, en train de travailler, alors qu'elle avait encore en souvenir son visage défiguré par la rage. Il cache bien son jeu, le gars. Vu comme ça, on dirait presque un chiot.
Le flash de la dispute ne quittait plus ses pensées. Sur l'instant, elle pensait que la sorcière qu'il avait agressée allait littéralement le tuer. La flamme qu'Émeline avait aperçue dans le regard de la femme n'avait rien d'une simple colère. S'il n'avait pas été éloigné de la table par une tierce personne, peut-être que l'adolescent ne se tiendrait pas là.
Sous une pure impulsion de curiosité, elle prit un autre parchemin vierge et y inscrivit une unique phrase. Sans prononcer le moindre mot, elle glissa son message devant le garçon et tapota dessus pour qu'il déroche son regard de ce qu'il faisait.
@Herbert MacTairdelbach - me voici me voilà !
Et la peur de s'engouffrer plus profondément l'empêchait de dormir.
Depuis les vacances de Noël, l'aiglonne ressentait le besoin de se tenir près de lui pour que son fardeau s'allège. Le temps, cette vaste blague, passait lentement, jusqu'à rendre l'adolescente presque imbuvable. Entre ce début d'année où elle avait failli lancer un maléfice à une plus jeune dans la Grande Salle et la pression qu'elle s'imposait pour ses ASPIC's, elle doutait de pouvoir tenir jusqu'à la fin de sa scolarité sans craquer. Une seule et unique fois.
Pour oublier, et pour ne pas montrer son aigreur à ses amis, elle avait décidé de se rendre dans l'antre du Dragon. Dans la bibliothèque, elle était certaine d'y trouver le calme et l'absence de ses blaireaux adorés. Ici, elle pouvait rédiger sa prochaine lettre pour son protecteur et éviter d'entendre les mièvreries des premières années de sa maison. La bonne humeur de certains la tendait un peu trop...Elle comprenait un peu mieux pourquoi elle n'était pas appréciée quand elle puait la joie de vivre.
Sans regarder trop où elle allait, elle se posa vers la place plus proche qu'elle trouva. Aujourd'hui, elle n'était pas d'humeur à tenter une discussion avec la bibliothécaire, alors elle avait fait en sorte de ne pas se faire remarquer. Assise tout en gardant le silence, elle sortit de quoi écrire et commença à rédiger sa lettre.
La pointe de sa plume s'arrêta d'écrire quand elle entendit quelqu'un s'installer en face d'elle, ou plutôt, reprendre sa place d'origine. En venant à cette table, Émeline n'avait pas du tout fait attention aux affaires de l'autre élève. Apparemment, elle était la véritable intruse dans l'histoire. Ennuyée par le fait de partager l'espace de travail, elle comptait s'excuser et le laisser seul. Cependant, son intention s'estompa en remarquant qui était réellement l'autre élève.Coucou Al,
J'espère que tu vas bien et que tu n'as pas attrapé froid depuis que je suis partie. Tu mets bien le cache-cou que je t'ai offert pour Noël ? Je-
Blond, les yeux clairs, grand avec une paire de lunettes carrées. C'était le Serdaigle qu'elle avait croisé durant le bal du Nouvel An. Enfin, croiser était un bien grand mot. À part le saluer puis le voir balancer une chaise de rage sur une autre convive, elle n'avait rien partagé avec ce garçon. D'ailleurs, il était étrange de le voir calme, en train de travailler, alors qu'elle avait encore en souvenir son visage défiguré par la rage. Il cache bien son jeu, le gars. Vu comme ça, on dirait presque un chiot.
Le flash de la dispute ne quittait plus ses pensées. Sur l'instant, elle pensait que la sorcière qu'il avait agressée allait littéralement le tuer. La flamme qu'Émeline avait aperçue dans le regard de la femme n'avait rien d'une simple colère. S'il n'avait pas été éloigné de la table par une tierce personne, peut-être que l'adolescent ne se tiendrait pas là.
Sous une pure impulsion de curiosité, elle prit un autre parchemin vierge et y inscrivit une unique phrase. Sans prononcer le moindre mot, elle glissa son message devant le garçon et tapota dessus pour qu'il déroche son regard de ce qu'il faisait.
(540 mots)Ça t'arrive souvent de jeter des chaises sur les gens ?
@Herbert MacTairdelbach - me voici me voilà !
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Projectile familial
Herbert ne releva pas immédiatement les yeux. Sa plume gratta le parchemin une seconde de plus, concentré qu'il était sur son sujet.Hypothèse n°4: Substitution transitoire d'un organe défaillant par métamorphose contrôlée.
Un cœur "artificiel" ne serait pas une machine au sens moldu, mais une masse vivante métamorphosée, de la chair à la chair, par équivalence structurale.
Problèmes immédiats: Maintien d'un rythme sans impulsion naturelle, irrigation des coronaires, stabilité du tissu métamorphosé face à la panique et à la chute de concentration. Il faudrait une forme de capacité à...
Trouvant un instant où le flot d'idées allait être aisément rattrapable, il s'arrêta, observant le morceau de parchemin, puis relevant la tête dans le but d'en trouver l'émetteur.
Des cheveux longs, noirs, une peau particulièrement blanche, deux grains de beauté significatifs sous l'œil droit.
Cela ne lui donnait aucune indication sur son nom, mais il la visualisait désormais comme une élève déjà présente alors qu'il venait d'arriver à Poudlard.
Herbert eut un instant de doute. S'était-il installé avant son aînée, ou était-ce l'inverse? Il n'en avait vraiment souvenir. Cela lui importait finalement peu.
Herbert observa le morceau de parchemin, avant d'être pris d'une forme de rictus, trahissant presque une certaine fierté malsaine, d'avoir mené un acte aussi indécent et violent dans un lieu parfaitement inadapté.
Il repensa à la scène, se remémorant à nouveau la discussion qui avait mené à cette crise de nerfs. Son corps, lui, s'en souvint, et il ressentait presque ses cheveux se tirer seul vers l'extérieur à l'idée de la tension nerveuse qui l'habitait à cet instant.
Redressant à nouveau la tête, il se souvenait désormais de la personne face à lui, c'était la personne à droite de la trajectoire. Un instant, il retenta de revoir plus clairement la scène, avait-elle reçu la chaise? Il se souvint avoir jeté cette dernière, une main sur son épaule -sinon les deux- un regard menaçant.
Elle l'avait peut-être reçu, sous forme de poussière, ce n'était pas de son fait, la destination de son projectile avait transformé ce dernier en nuage de sciure.
Cela devait donc être une véritable question et non un reproche, ou une quelconque demande d'excuse.
Le jeune homme réfléchit un instant, observant le vide, tapotant le dessus de sa main -entre le pouce et l'index- avec sa plume, avant de prendre le parchemin, et d'y inscrire.
Herbert pencha sa tête, puis passa la main gauche sur son visage, comme pour chasser la fatigue de sur son visage.Ça t'arrive souvent de jeter des chaises sur les gens ?
Uniquement lorsqu'ils usent de toute leur pédance la plus crasse pour juger le maintien d'un héritage familial.
Depuis qu'il était revenu à Poudlard, il n'avait pas vraiment fait du sommeil sa priorité. Et sans être réduit à l'état de cadavre ou particulièrement marqué, il le ressentait lorsque sa concentration baissait.
Après un mouvement de massage de deux doigts au niveau des sinus, il reposa son bras, puis revint au parchemin, par trois fois ponctuées d'hésitations -sinon de divagations.
Il déposa sa plume dans son encrier, puis fit glisser le parchemin jusqu'à son émettrice initiale.J'espère qu'elle a respiré la sciure.
Et attrapé une pneumonie.
Elle n'a rien fait de spécial après mon départ? Elle n'a pas jeté son dévolu sur qui que ce soit?
548 mots
@Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
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Projectile familial
Un rictus. C'était bien ce qu'elle venait de voir s'étirer sur les lèvres du garçon. Apparemment, sa question l'avait assez amusé pour qu'il prenne la peine de lui répondre. Émeline, sentant sa curiosité faire des bonds au fond de son estomac, patientait en jetant quelques regards vers sa propre lettre pour Alexander. Discuter à l'ancienne, sur un bout de parchemin, n'allait pas l'aider à avancer dans son écriture.
Alors qu'elle comptait la reprendre, son regard fut attiré par son geste. Il venait de caresser son visage, comme pour atténuer une fatigue grandissante. Émeline connaissait que trop bien ce sentiment, avec toutes les nuits blanches à son actif...Elle doutait même du fait qu'elle passait plus de temps sur les canapés de la salle commune que dans son propre lit. Heureusement que cette année elle ne commençait pas tous les jours à 8h, ça lui permettait de se reposer les fois où elle n'arrivait pas à trouver le sommeil.
Perdue dans ses pensées, elle en fut tirée par le papier qui revint dans sa direction. Elle lut rapidement ce qu'il lui avait répondu et bon sang, elle avait juste sur lui. Il était complètement frappé, le gars. Mais pour le coup, ça ne fit que lui arracher un rictus à son tour. Une pneumonie, rien que ça ? C'était bien trouvé. Par contre, en ce qui concernait ce fameux "héritage familial", elle n'avait pas la moindre idée de ce dont il parlait. Il fait partie d'une grande famille ? Son regard fit un léger aller-retour entre lui et sa réponse, puis elle se mit au travail.
Ce n'était pas tout le jour qu'on pouvait voir une chaise voler en plein durant un bal ! Dommage qu'elle ne soit pas de sa promo, car elle aurait bien aimé le voir agir de même durant un cours.
(515 sans ceux recopiés de la lettre)
@Herbert MacTairdelbach
Alors qu'elle comptait la reprendre, son regard fut attiré par son geste. Il venait de caresser son visage, comme pour atténuer une fatigue grandissante. Émeline connaissait que trop bien ce sentiment, avec toutes les nuits blanches à son actif...Elle doutait même du fait qu'elle passait plus de temps sur les canapés de la salle commune que dans son propre lit. Heureusement que cette année elle ne commençait pas tous les jours à 8h, ça lui permettait de se reposer les fois où elle n'arrivait pas à trouver le sommeil.
Perdue dans ses pensées, elle en fut tirée par le papier qui revint dans sa direction. Elle lut rapidement ce qu'il lui avait répondu et bon sang, elle avait juste sur lui. Il était complètement frappé, le gars. Mais pour le coup, ça ne fit que lui arracher un rictus à son tour. Une pneumonie, rien que ça ? C'était bien trouvé. Par contre, en ce qui concernait ce fameux "héritage familial", elle n'avait pas la moindre idée de ce dont il parlait. Il fait partie d'une grande famille ? Son regard fit un léger aller-retour entre lui et sa réponse, puis elle se mit au travail.
La dernière phrase était un bonus, une unique remarque sur son excès de colère. De son côté Émeline n'avait pas réellement réagi face à la fureur du garçon. Le bruit du verre cassé l'avait figé sur sa chaise, l'empêchant de faire quoique ce soit. Après coup, quand les deux énergumènes avaient quitté la table et qu'elle avait pu reprendre son repas dans le calme, l'évènement lui avait paru assez divertissant à vivre.Ça t'arrive souvent de jeter des chaises sur les gens ?
Uniquement lorsqu'ils usent de toute leur pédance la plus crasse pour juger le maintien d'un héritage familial.
J'espère qu'elle a respiré la sciure.
Et attrapé une pneumonie.
Elle n'a rien fait de spécial après mon départ? Elle n'a pas jeté son dévolu sur qui que ce soit?
Juger ta façon de gérer ton héritage ? C'est assez curieux. Tu as l'air plutôt jeune pour déjà recevoir un quelconque héritage.
Ah ça, vu comment elle en avait partout sur elle, je peux t'assurer qu'elle en a respiré une bonne poignée. Pour la pneumonie, seul Merlin sait.
Eh bien, je peux te dire qu'elle n'était pas contente. En même temps, se recevoir une chaise dessus, ça ne donne pas le sourire à tout le monde. Mais je te rassure, elle n'a rien fait de particulier. Elle est juste partie avec son amie après tu te sois écarté. À un moment je me suis demandée si tu allais refaire ton apparition pour un second round.
C'est ton grand-père qui est intervenu à la fin ?
Par contre je ne te remercie pas, j'ai retrouvé de la sciure dans mon plat.
Ce n'était pas tout le jour qu'on pouvait voir une chaise voler en plein durant un bal ! Dommage qu'elle ne soit pas de sa promo, car elle aurait bien aimé le voir agir de même durant un cours.
(515 sans ceux recopiés de la lettre)
@Herbert MacTairdelbach
Dernière modification par Émeline Joyner le 28 janv. 2026, 17:28, modifié 2 fois.
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Projectile familial
Herbert était rapidement retourné à son carnet, tentant de reprendre le fil, sans toutefois quitter totalement du regard sa correspondante.
Il n'eut le temps d'aller au-delà de quelques mots avant d'apercevoir la bouche de son vis-à-vis s'étirer. Il leva les yeux.
Visiblement, son aînée était amusée par quelque chose. Il l'observa vaguement s'atteler à une réponse -elle semblait assez fournie-, puis revint à son carnet, se demandant s'il avancerait vraiment désormais qu'une "discussion" avait été établie.
Il se pinça légèrement l'intérieur de la joue droite avec ses dents. Il avait déjà trouvé une piste, et de toute manière, il était bloqué à Poudlard jusqu'aux prochaines vacances. À moins d'un formidable concours de circonstances, il n'aurait que des théories et aucun moyen de mise en pratique, il n'avait pas à être pressé.
Le parchemin lui revint, le jeune homme ajusta ses lunettes.
Il lui fallut un instant pour comprendre ce qu'elle entendait par le fait d'être trop jeune pour recevoir un héritage.
Elle parlait probablement de ce genre d'héritage qui se transmettrait lorsque ses parents pousseraient leur dernier souffle, mais pas du fruit du travail constant d'une famille entière.
Herbert souffla du nez à la vue de la suite du document.
Elle avait menacé de toutes sortes de choses incroyables, elle avait grommelé, elle avait reçu une chaise, et elle n'avait rien fait. Si ses mots étaient particulièrement blessants, il avait néanmoins eu visiblement raison de la sous-estimer.
Il n'était pas revenu à la table, c'est vrai. La corrélation avec le fait de ne plus avoir de chaise fit lever un sourcil à Herbert. Quant à la dernière phrase... C'était effectivement regrettable. Sa cible aurait théoriquement eu une dizaine de manières de traiter cette chaise, il avait fallu prendre celle qui créait des dommages collatéraux.
À la fin de cette réflexion, Herbert se remit à l'ouvrage, puis, quelques instants plus tard, la renvoya à son aînée.
Herbert poussa le parchemin en direction de sa camarade de maison, puis revint vaguement à ses affaires.
593 mots hors parchemin déjà écrit
@Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
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Il n'eut le temps d'aller au-delà de quelques mots avant d'apercevoir la bouche de son vis-à-vis s'étirer. Il leva les yeux.
Visiblement, son aînée était amusée par quelque chose. Il l'observa vaguement s'atteler à une réponse -elle semblait assez fournie-, puis revint à son carnet, se demandant s'il avancerait vraiment désormais qu'une "discussion" avait été établie.
Il se pinça légèrement l'intérieur de la joue droite avec ses dents. Il avait déjà trouvé une piste, et de toute manière, il était bloqué à Poudlard jusqu'aux prochaines vacances. À moins d'un formidable concours de circonstances, il n'aurait que des théories et aucun moyen de mise en pratique, il n'avait pas à être pressé.
Le parchemin lui revint, le jeune homme ajusta ses lunettes.
Il lui fallut un instant pour comprendre ce qu'elle entendait par le fait d'être trop jeune pour recevoir un héritage.
Elle parlait probablement de ce genre d'héritage qui se transmettrait lorsque ses parents pousseraient leur dernier souffle, mais pas du fruit du travail constant d'une famille entière.
Herbert souffla du nez à la vue de la suite du document.
Elle avait menacé de toutes sortes de choses incroyables, elle avait grommelé, elle avait reçu une chaise, et elle n'avait rien fait. Si ses mots étaient particulièrement blessants, il avait néanmoins eu visiblement raison de la sous-estimer.
Il n'était pas revenu à la table, c'est vrai. La corrélation avec le fait de ne plus avoir de chaise fit lever un sourcil à Herbert. Quant à la dernière phrase... C'était effectivement regrettable. Sa cible aurait théoriquement eu une dizaine de manières de traiter cette chaise, il avait fallu prendre celle qui créait des dommages collatéraux.
À la fin de cette réflexion, Herbert se remit à l'ouvrage, puis, quelques instants plus tard, la renvoya à son aînée.
Quitte à ce que cette discussion, s'il en est une, ai lieu, autant vérifier si elle ne pouvait pas d'aventure devenir enrichissante.Ça t'arrive souvent de jeter des chaises sur les gens ?
Uniquement lorsqu'ils usent de toute leur pédance la plus crasse pour juger le maintien d'un héritage familial.
J'espère qu'elle a respiré la sciure.
Et attrapé une pneumonie.
Elle n'a rien fait de spécial après mon départ? Elle n'a pas jeté son dévolu sur qui que ce soit?
Juger ta façon de gérer ton héritage ? C'est assez curieux. Tu as l'air plutôt jeune pour déjà recevoir un quelconque héritage.
Ah ça, vu comment elle en avait partout sur elle, je peux t'assurer qu'elle en a respiré une bonne poignée. Pour la pneumonie, seul Merlin sait.
Eh bien, je peux te dire qu'elle n'était pas contente. En même temps, se recevoir une chaise dessus, ça ne donne pas le sourire à tout le monde. Mais je te rassure, elle n'a rien fait de particulier. Elle est juste partie avec son amie et n'est jamais revenue à table, un peu comme toi, d'ailleurs. C'est ton grand-père qui est intervenu à la fin ?
Par contre je ne te remercie pas, j'ai retrouvé de la sciure dans mon plat.
Je ne parle pas d'un héritage en terme d'argent, mais en terme familial. Mes ancêtres ont su apporter la félicité et une certaine grandeur à la famille MacTairdelbach, il est de notre Devoir, en tant que descendants, d'assurer le maintien à tout prix de cette œuvre -chacun selon ses forces- pour nous, et ceux qui viendront après nous.
D'aucuns font cela en choisissant leurs mariages selon le sang, d'autres suivent leurs parents dans leurs entreprises, d'autres s'immiscent en politique au fil des générations. Nous essayons de faire tout cela à la fois.
Je suis ravi d'apprendre que son espérance de vie a été altérée par sa bêtise. Les moldus appellent cela le darwinisme. Je préfère la sélection naturelle.
Au final, j'ai dû avoir raison de la qualifier comme je l'ai fait. De la roture, rien de plus.
Effectivement, grand-père a agi, il a sans nul doute eu raison, je n'étais pas ici pour m'adonner au pugilat.
C'est regrettable qu'elle n'ait rien trouvé de mieux que de réduire une chaise en poussière. Un sorcier talentueux aurait certainement trouvé plus noble manière de gérer cette situation que d'offrir des résidus de son... chef d'œuvre, à chacun des convives.
C'est d'autant plus regrettable que le bois ne se digère pas.
Étais-tu sur une recherche particulière? Je doute que tu sois venue dans cette bibliothèque pour écrire un roman épistolaire.
Traites-t-on de quoi que ce soit d'intéressant dans les années suivant les BUSES?
Herbert poussa le parchemin en direction de sa camarade de maison, puis revint vaguement à ses affaires.
593 mots hors parchemin déjà écrit
@Émeline Joyner
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Projectile familial
Sa propre plume avait rajouté quelques mots à sa lettre avant qu'elle ne sache plus comment exprimer convenablement ce qu'elle ressentait. Il était difficile d'explorer son soi intérieur, sans passer par la case "et si ça lui fait peur ?". Comme un vrai père, Alexander allait sûrement s'inquiéter si elle lui disait qu'elle gardait son calme que par intermittence, qu'elle rêvait de détruire une partie de son dortoir et d'exploser tout ce qui s'approchait trop près d'elle. Émeline devait faire attention à chaque tournure de phrase, aux termes qu'elle employait et aux sentiments qu'elle voulait transmettre.
Plongée dans sa longue réflexion personnelle, elle remarqua brièvement que l'adolescent s'était mis à écrire un véritable pavé sur leur parchemin de correspondance. Rapidement, elle le vit le reglisser entre eux, comme si ce geste commençait à devenir plus habituel. L'aiglonne l'attrapa et se remit à lire en posant son menton dans le creux de sa main.
Elle avait vu juste sur la famille. Un Né-sorcier, pour sûr. Toutes ces problématiques de "Devoir familiale" lui passaient vraiment au-dessus. Quelque part, elle avait de la chance de ne pas faire partie de ce genre de famille. Ça doit être chiant à mourir...Mais bien rapidement, sa propre réflexion se retourna contre elle. Entre un père alcoolique et une mère qui lui avait tourné le dos, elle faisait vraiment pitié.
Un bourdonnement dans sa tête. Un poids terrible sur ses épaules. Ah...Elle ne devait pas penser à ses parents. Vraiment pas.
Ses yeux poursuivirent les lignes écrites par l'écriture fine et régulière du garçon. Entre deux mots, elle se dit qu'elle n'était pas si désagréable à lire. On aurait dit qu'il écrivait souvent, que sa main était habituée à prendre la plume. Sûrement qu'il aimait l'écriture ou...Émeline glissa doucement son regard vers le carnet de son camarade. De là où elle était, ce qu'il écrivait ne donnait pas l'air d'être une histoire ou encore des devoirs. Non. C'était plus personnel. Un projet ? Des recherches ?
Vers la fin de son message, il lui posait une autre question, mais qui cette fois-ci portait sur les cours. Voilà un sujet sur lequel elle pouvait cracher tout ce qu'elle savait. Sans attendre, elle retourna le parchemin pour continuer leur discussion silencieuse.
(609 mots)
@Herbert MacTairdelbach - faut être à jour m'sieur
Plongée dans sa longue réflexion personnelle, elle remarqua brièvement que l'adolescent s'était mis à écrire un véritable pavé sur leur parchemin de correspondance. Rapidement, elle le vit le reglisser entre eux, comme si ce geste commençait à devenir plus habituel. L'aiglonne l'attrapa et se remit à lire en posant son menton dans le creux de sa main.
Elle avait vu juste sur la famille. Un Né-sorcier, pour sûr. Toutes ces problématiques de "Devoir familiale" lui passaient vraiment au-dessus. Quelque part, elle avait de la chance de ne pas faire partie de ce genre de famille. Ça doit être chiant à mourir...Mais bien rapidement, sa propre réflexion se retourna contre elle. Entre un père alcoolique et une mère qui lui avait tourné le dos, elle faisait vraiment pitié.
Un bourdonnement dans sa tête. Un poids terrible sur ses épaules. Ah...Elle ne devait pas penser à ses parents. Vraiment pas.
Ses yeux poursuivirent les lignes écrites par l'écriture fine et régulière du garçon. Entre deux mots, elle se dit qu'elle n'était pas si désagréable à lire. On aurait dit qu'il écrivait souvent, que sa main était habituée à prendre la plume. Sûrement qu'il aimait l'écriture ou...Émeline glissa doucement son regard vers le carnet de son camarade. De là où elle était, ce qu'il écrivait ne donnait pas l'air d'être une histoire ou encore des devoirs. Non. C'était plus personnel. Un projet ? Des recherches ?
Vers la fin de son message, il lui posait une autre question, mais qui cette fois-ci portait sur les cours. Voilà un sujet sur lequel elle pouvait cracher tout ce qu'elle savait. Sans attendre, elle retourna le parchemin pour continuer leur discussion silencieuse.
Allait-il répondre honnêtement à sa dernière question ? Discuter par écrit permettait de délier plus facilement l'esprit que de passer par la voix. C'était la sensation qu'elle avait en lui glissant le parchemin dans sa direction. Car au fond, Émeline était persuadée que devant elle se tenait un bavard, mais seulement par le biais de l'encre.Tu m'as l'air bien parti pour l'honorer, vu la façon dont tu en parles. Et que comptes-tu apporter à cet héritage ?
Il avait l'air de savoir ce qu'il faisait. S'il était intervenu quelques secondes plus tard, il t'aurait sûrement retrouvé dans un sale état. J'espère qu'au moins tu as quelques aisances dans l'art du duel, car lancer une chaise sur un sorcier dont tu ne sais rien, ça peut vite te mener dans des situations plus...délicates. Enfin bon, on peut dire que cette histoire finit "bien".
Non, je ne fais pas de recherches ce soir. J'avais besoin d'un endroit tranquille pour rédiger une lettre. Avec tous les premières années, j'ai l'impression que notre salle commune est devenue l'antre de mini-piafs.
Après les BUSES, vous allez enfin apprendre les sorts informulés, les métamorphoses humaines, l'alchimie, le polynectar, le véritaserum...Plein de sujets intéressants qui valent le détour, bien que parfois, je trouve que nous ne faisons que les survoler, on ne va pas assez en profondeur.
D'ailleurs, qu'est-ce que tu écris depuis tout à l'heure dans ton carnet ?
(609 mots)
@Herbert MacTairdelbach - faut être à jour m'sieur
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Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Projectile familial
Herbert regardait sa camarade griffonner de nouveau sur le parchemin de correspondance. Ou plutôt, il regardait dans sa direction.
Si son esprit ne commençait pas à divaguer sur des sujets connexes à ce qui lui apparaissait à son regard, il se serait considéré comme inconvenant.
L'idée le traversa néanmoins de prendre un second parchemin pour commencer une réponse tandis que la somme des questions du message en cours n'était pas terminée.
Le jeune homme réajusta ses lunettes, puis plissa les yeux, tentant de lire cette question au sujet de l'héritage.
Il regarda son carnet, puis, laissant de côté l'idée qui venait de lui passer par la tête, chercha un parchemin qui traînait au fond de son sac. Celui-ci ferait parfaitement l'affaire, il provenait d'un cours inintéressant à souhait, cette discussion serait certainement un moyen de donner une vie finalement honorable à ce support d'écriture. Herbert haussa un sourcil en voyant que sa prise de note de cours n'avait fait que deux lignes, méritait-elle néanmoins plus? Il était trop heureux de ne plus avoir à subir ces cours.
Il reprit sa plume, raya les notes précédentes, puis, revenant à la question, et après un certain temps de réflexion, écrivit.
L'art du duel? Cela ne lui était même pas venu à l'esprit. À vrai dire, il espérait ne pas en avoir besoin. Il perdait assez de temps comme ça en tâches d'intérêt contestable.
Herbert haussa un sourcil et un léger sourire au paragraphe suivant, acquiesçant d'un mouvement de tête. Effectivement, la salle commune était une foire à la découverte, trop souvent de peu d'intérêt.
Le regard d'Herbert se détendit à la vue de ce qui l'attendait post-BUSES, une bonne surprise qui prit fin en même temps que le paragraphe.
Herbert tiqua à la dernière question, il réfléchirait à la manière de présenter cela à mesure que ses réponses précédentes viendront.
Un sourire apparut au visage du jeune garçon en se rendant compte que les deux parchemins -sur lesquelles on répondrait aux questions sur un autre support que les questions elles-mêmes-, deviendraient difficilement lisibles pour quelqu'un n'ayant pas les deux supports d'écriture à la fois.
Il reposa sa plume, puis fit glisser le parchemin de réponse à sa correspondante, avant de reprendre le parchemin des dernières questions, prêt à répondre à mesure que les prochaines interrogations lui seraient lisibles.
1022 mots.
@Émeline Joyner mais je le suis, je ne vois pas de quoi tu parles
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Si son esprit ne commençait pas à divaguer sur des sujets connexes à ce qui lui apparaissait à son regard, il se serait considéré comme inconvenant.
L'idée le traversa néanmoins de prendre un second parchemin pour commencer une réponse tandis que la somme des questions du message en cours n'était pas terminée.
Le jeune homme réajusta ses lunettes, puis plissa les yeux, tentant de lire cette question au sujet de l'héritage.
Il regarda son carnet, puis, laissant de côté l'idée qui venait de lui passer par la tête, chercha un parchemin qui traînait au fond de son sac. Celui-ci ferait parfaitement l'affaire, il provenait d'un cours inintéressant à souhait, cette discussion serait certainement un moyen de donner une vie finalement honorable à ce support d'écriture. Herbert haussa un sourcil en voyant que sa prise de note de cours n'avait fait que deux lignes, méritait-elle néanmoins plus? Il était trop heureux de ne plus avoir à subir ces cours.
Il reprit sa plume, raya les notes précédentes, puis, revenant à la question, et après un certain temps de réflexion, écrivit.
Il ne voyait pas quoi rajouter d'autre, et un parchemin vint à lui afin qu'il puisse continuer sa réponse.Sport: Coup de coude : faute mais pas faute, mais faute quand même. Croc-en-manche faute. Hochequeue Pincevif penalty.
Espérance de vie d'un joueur de Quidditch? Impact sur le cérébral?
x̄ notes joueur Quidditch / x̄ notes élève Λ =
x̄ rubrique nécro J Quidditch / x̄ rubrique nécro Λ =
Retour carnet
L'on m'a attribué le Devoir de suppléer grand-père dans certains des siens. Peut-être un jour reprendrai je son rôle, en attendant, je me dois de rappeler à chacun sa place, et ses responsabilités, pour le bien commun, d'une manière ou d'une autre. Chacun selon ses forces et faiblesses, uniquement, car ce n'est pas en permettant à une toiture de prendre la place d'une porte qu'une maison demeure fonctionnelle.
L'art du duel? Cela ne lui était même pas venu à l'esprit. À vrai dire, il espérait ne pas en avoir besoin. Il perdait assez de temps comme ça en tâches d'intérêt contestable.
Herbert haussa un sourcil et un léger sourire au paragraphe suivant, acquiesçant d'un mouvement de tête. Effectivement, la salle commune était une foire à la découverte, trop souvent de peu d'intérêt.
Le regard d'Herbert se détendit à la vue de ce qui l'attendait post-BUSES, une bonne surprise qui prit fin en même temps que le paragraphe.
Herbert tiqua à la dernière question, il réfléchirait à la manière de présenter cela à mesure que ses réponses précédentes viendront.
Herbert souffla du nez à l'écriture de cette réponse. Il n'était néanmoins pas certain que sa correspondante partagerait son dédain pour une bande de brutes écervelées se jetant des boules au visage et des coups de coude dans le ventre avant de brailler dans des vestiaires en se tapant sur le ventre.Bien évidemment, il savait ce qu'il faisait, sans quoi, il n'aurait pas été là. Même s'il adorait cela, nous ne demanderions pas à un joueur de Quidditch de faire de la médicomagie. (j'aurais pu arrêter cette phrase à Quidditch, mauvais exemple avec ce cas particulier)
Le jeune homme repris sa réponse, pris le temps de la relire. Il s'était peut-être laissé aller, il commençait à se prendre au jeu de la correspondance courte portée.C'aurait probablement été un problème. Si l'on oublie que pour être amoché, il faut postuler que les mots et la posture précèdent les actes de manière logique. Les adultes capables de cela ont probablement mieux à faire que de tenter de faire pression sur leurs cadets. Certains cherchent à être roi borgne au pays des aveugles, et n'y arrivent même pas, que veux-tu...
En voilà une idée saugrenue! N'arrives tu donc pas à te concentrer au milieu des exclamations de numéros de chocogrenouilles et aux rires liés à une friandise goût crotte de nez? Je suppose que nous avons encore de la chance d'être dans la tour Ouest et non au premier étage du château.
Sujets prometteurs, malheureusement, comme dit grand-père, l'école est faite pour que chacun suive au rythme du plus modeste. Mon cœur saigne de ne pouvoir rester auprès de mon précepteur. J'imagine que c'est une manière puérile de récupérer une partie de nos impôts.
Néanmoins, il est regrettable de limiter son éducation en fonction de celle d'un Poufsouffle qui finira cuisinier ou d'un Gryffondor qui finira par frapper ses congénères dans un match de Quidditch. Le pire étant de se limiter à cause de quelques éléments qui ne savent pas encore quoi faire plus tard. Mais je m'égare.
Quant à ce que j'écris... Je fais des recherches pour permettre aux éléments les plus capables de notre famille de servir le plus longtemps possible. C'est mon rôle que de leur donner les moyens de poursuivre une œuvre qu'ils accomplissent avec brio. Si j'arrive à cela, la félicité de la famille sera assurée. Dès lors que les autres n'en *Herbert raya minutieusement cette dernière phrase, seule le jeu de déformation de la feuille par la pression de la plume rendrait cette phrase lisible à quelqu'un y passant son doigt*
Les métamorphoses humaines? Parles tu d'une quelconque capacité à donner vie à un organe par la métamorphose?
Cette lettre que tu écris, je suppose que tu as un sens aigu de la famille toi aussi. Seuls les premières années correspondent souvent avec leurs proches en règle générale -c'est du moins ce que j'ai constaté au doigt mouillé-. Je me trompe? As tu déjà un rôle?
Herbert
Un sourire apparut au visage du jeune garçon en se rendant compte que les deux parchemins -sur lesquelles on répondrait aux questions sur un autre support que les questions elles-mêmes-, deviendraient difficilement lisibles pour quelqu'un n'ayant pas les deux supports d'écriture à la fois.
Il reposa sa plume, puis fit glisser le parchemin de réponse à sa correspondante, avant de reprendre le parchemin des dernières questions, prêt à répondre à mesure que les prochaines interrogations lui seraient lisibles.
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@Émeline Joyner mais je le suis, je ne vois pas de quoi tu parles
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Projectile familial
Échanger avec ce garçon se trouvait bien plus intéressant qu'elle ne le pensait. À la base, c'était un simple lâcher-prise sur sa curiosité, point une tentative d'apprendre à le connaître. Plus elle lisait ses réponses, mieux elle cernait le personnage. Malgré son âge, il donnait l'air d'être déjà bien ficelé, entravé par des définitions strictes de ce que représentait la vie ou plutôt son avenir. Émeline savait qu'il existait ce genre de sorcier, mais elle n'avait jamais eu l'occasion de croiser leur route. Toutes ces questions de devoir familial, de fortune à prospérer et tout le baratin qu'elle put lire sur le parchemin lui paraissaient si...vides. Est-ce qu'il vivait simplement pour cet héritage qu'il devait faire prospérer ? N'avait-il jamais désiré autre chose ? Quelque part, elle le comprenait un minimum. Par le passé, elle avait elle-même fait des choix pour faire plaisir à son père et le rendre fier. Mais au final, elle s'en mordait les doigts.
Sa main attrapa le premier parchemin qu'il lui donna et elle fut amusée de voir qu'il avait rayé un ancien cours. Du peu qu'elle arrivait à comprendre, ça parlait de Quidditch. Ses yeux passèrent à la suite et elle se confronta à sa manière de voir son "devoir". Émeline tiqua sur certaines tournures, surtout pour le bien commun. Durant ses études, elle avait déjà croisé dans des ouvrages l'histoire de sorciers qui avaient utilisé ces termes. Au fond d'eux, il y avait toujours une part d'ombre, un dessein propre à leurs convictions.
Un fin sourire s'étira sur ses lèvres quand elle reçut le second parchemin. Ils étaient bien partis pour écrire des romans s'ils continuaient à cette cadence. Enfin, la correspondance allait bien finir par s'arrêter quand la bibliothèque fermerait ses portes. Malgré leur échange, il était fort possible qu'ils ne prennent même plus la peine de s'approcher après ce moment partagé. Et quelque part, ça n'effrayait pas Émeline. Elle qui passait ses journées à éviter la plupart de ses amis, ce n'était pas déplaisant de pouvoir converser sans avoir le poids d'un regard qui en savait trop sur elle.
La touche d'humour qu'il avait glissée dans le passage sur leur salle commune aurait presque pu la surprendre. Lui, ce garçon aux allures si sérieuses, pouvait en faire preuve ? Les surprises se succédaient par la suite avec son avis dégradant sur les autres maisons. Curieusement, il n'avait pas fait une quelconque remarque sur les Serpentard. Avait-il un meilleur avis sur la maison des serpents ?
Elle haussait un sourcil interrogateur au niveau de ses explications. Des recherches pour sa famille ? Le fait qu'ils puissent les servir le plus longtemps possible ? De quoi pouvait-il bien parler ? La dernière partie du paragraphe avait été rayée, assez pour qu'elle ne puisse pas distinguer ce qu'il avait failli lui balancer. Plus ça avançait, plus elle trouvait ce garçon étrange. Tout ce qui entourait sa famille avait l'air louche.
Vers la fin, il lui parlait de son sens de la famille et Emeline faillit lâcher un sinistre rire. Par Merlin, il n'avait pas idée à quel point il faisait fausse route. Deux ans auparavant, elle aurait répondu avec ferveur que la famille était la chose la plus importante, qu'elle ferait tout son possible pour les rendre heureux. Quelle bonne blague.
Elle reprit sa réponse après sa légère pause.
(1333 mots)
@Herbert MacTairdelbach je ne crois pas
Sa main attrapa le premier parchemin qu'il lui donna et elle fut amusée de voir qu'il avait rayé un ancien cours. Du peu qu'elle arrivait à comprendre, ça parlait de Quidditch. Ses yeux passèrent à la suite et elle se confronta à sa manière de voir son "devoir". Émeline tiqua sur certaines tournures, surtout pour le bien commun. Durant ses études, elle avait déjà croisé dans des ouvrages l'histoire de sorciers qui avaient utilisé ces termes. Au fond d'eux, il y avait toujours une part d'ombre, un dessein propre à leurs convictions.
En inscrivant ses questions, elle avait déjà une brève idée de ce qu'il allait lui répondre. Pourtant, elle ne s'était pas empêchée de le faire. Émeline voulait voir à quel point l'esprit de son camarade de maison était atteint par cette mission. Et chambouler les préceptes de quelqu'un restait assez amusant, surtout quand elle se sentait elle-même brisée.L'on m'a attribué le Devoir de suppléer grand-père dans certains des siens. Peut-être un jour reprendrai je son rôle, en attendant, je me dois de rappeler à chacun sa place, et ses responsabilités, pour le bien commun, d'une manière ou d'une autre. Chacun selon ses forces et faiblesses, uniquement, car ce n'est pas en permettant à une toiture de prendre la place d'une porte qu'une maison demeure fonctionnelle.
Rappeler sa place, ça me ferait presque penser au rôle d'un berger. Tu te donnes les moyens de les mener. N'est-ce pas trop stressant ? Tu as l'air passionné par ça, enfin, assez motivé pour reprendre le rôle de ton grand-père. Mais, est-ce que tu as toujours voulu faire ça ou on te l'a imposé ?
Un fin sourire s'étira sur ses lèvres quand elle reçut le second parchemin. Ils étaient bien partis pour écrire des romans s'ils continuaient à cette cadence. Enfin, la correspondance allait bien finir par s'arrêter quand la bibliothèque fermerait ses portes. Malgré leur échange, il était fort possible qu'ils ne prennent même plus la peine de s'approcher après ce moment partagé. Et quelque part, ça n'effrayait pas Émeline. Elle qui passait ses journées à éviter la plupart de ses amis, ce n'était pas déplaisant de pouvoir converser sans avoir le poids d'un regard qui en savait trop sur elle.
La touche d'humour qu'il avait glissée dans le passage sur leur salle commune aurait presque pu la surprendre. Lui, ce garçon aux allures si sérieuses, pouvait en faire preuve ? Les surprises se succédaient par la suite avec son avis dégradant sur les autres maisons. Curieusement, il n'avait pas fait une quelconque remarque sur les Serpentard. Avait-il un meilleur avis sur la maison des serpents ?
Elle haussait un sourcil interrogateur au niveau de ses explications. Des recherches pour sa famille ? Le fait qu'ils puissent les servir le plus longtemps possible ? De quoi pouvait-il bien parler ? La dernière partie du paragraphe avait été rayée, assez pour qu'elle ne puisse pas distinguer ce qu'il avait failli lui balancer. Plus ça avançait, plus elle trouvait ce garçon étrange. Tout ce qui entourait sa famille avait l'air louche.
Vers la fin, il lui parlait de son sens de la famille et Emeline faillit lâcher un sinistre rire. Par Merlin, il n'avait pas idée à quel point il faisait fausse route. Deux ans auparavant, elle aurait répondu avec ferveur que la famille était la chose la plus importante, qu'elle ferait tout son possible pour les rendre heureux. Quelle bonne blague.
Arrêt sur image. Elle relut ses propres phrases et une légère gêne la prit au cœur. Elle avait toujours vu le savoir comme un bonheur, une chance de pouvoir s'améliorer et de posséder les meilleures cartes pour son avenir. Cependant, sa façon de voir les choses avait changé. Pour elle, le contrôle était devenu plus important. Plus essentiel....Les métamorphoses humaines? Parles tu d'une quelconque capacité à donner vie à un organe par la métamorphose?
Cette lettre que tu écris, je suppose que tu as un sens aigu de la famille toi aussi. Seuls les premières années correspondent souvent avec leurs proches en règle générale -c'est du moins ce que j'ai constaté au doigt mouillé-. Je me trompe? As tu déjà un rôle?
Herbert
Certes, on ne leur demande pas de savoir se soigner eux-mêmes. Mais ça reste toujours utile de posséder le plus de connaissances possibles. Après tout, le savoir, c'est le pouvoir. En ayant le pouvoir, tu peux avoir le contrôle sur ta vie.
Elle reprit sa réponse après sa légère pause.
Alors qu'elle devait passer à la suite, elle réfléchit un peu avant de se lancer dessus. Elle n'était pas réellement à l'aise avec son histoire, bien qu'elle n'ait en mains que des miettes. Devait-elle le questionner un peu plus ? Ou passer complètement à autre chose ? Dubitative sur son choix, elle replaça la pointe de sa plume contre le parchemin.Un conseil, ne sous-estime pas trop les autres. Les gens peuvent parfois se montrer plus imprévisibles qu'on ne le pense. Un peu comme toi qui balance une chaise en guise d'attaque...
Eh bien, avant j'y arrivais un minimum, mais je pense que ma patience s'est essoufflée avec les années - ah, la vieillesse...Oh, je pense que c'est à peu près pareil dans toutes les salles communes du château. Tu pourrais être vachement surpris.
Je pensais plutôt au fait que nous ne possédons pas assez de temps pour les exploiter. Enfin, pour les cours en eux-mêmes. Chacun peut prendre de son temps libre pour aller se renseigner, approfondir un sujet en passant par la bibliothèque et en demandant de l'aide aux professeurs. Il y a tellement de choses à apprendre que nous devons survoler le tout, au moins pour qu'on puisse acquérir les bases de tous les sujets avant que nous quittions l'école. Après, rien ne t'empêche de revoir ton précepteur durant les vacances ou de correspondre avec lui pour te donner du travail supplémentaire. (Et puis la maison dans laquelle tu atterris ne définit par ton futur métier, sinon, dois-je supposer que tu finiras bibliothécaire ?)
Par métamorphose humaine, je parlais plutôt de la capacité à transformer un être humain ou une partie du corps en objet ou en animal. Je n'ai jamais entendu parler d'une quelconque façon de métamorphoser seulement un organe. Pourquoi cette question ?
Qui était-elle pour lui faire la morale sur ce qu'il faisait de son temps libre ? Personne. Alors elle s'était contentée de cette unique question qui la taraudait.Même ici tu travailles sur la prospérité de ta famille...A tes yeux, ton propre apprentissage passe après ?
Avant de lui repasser, elle avait pensé à rajouter son prénom. Cela l'avait étonné de voir le sien à la fin de sa réponse, comme s'ils écrivaient une véritable lettre. Naturellement, elle avait partagé le sien en retour. Herbert...Ça lui donnait envie de l'appeler Bebert .Je n'ai pas de rôle. Pas comme toi, du moins. Je suis simplement sa fille de cœur, rien de plus. Mais oui, je tiens à ma famille. Celle que je me crée.
Émeline
(1333 mots)
@Herbert MacTairdelbach je ne crois pas
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Projectile familial
Herbert observait avec plus d'assiduité encore la réponse que sa partenaire épistolaire allait commencer à écrire, faisant glisser ses yeux de la main au visage de son aînée, par intermittence.
La plume touchant le parchemin, le jeune homme plissa les yeux et se concentra. La lecture à l'envers restait un exercice auquel le cadet de cette table n'était pas familier.
Après qu'un sourire apparut sur le visage de la Serdaigle en années post BUSES, ce qui rendit quelques instants Herbert perplexe, il réussit à déchiffrer l'écriture inversée du premier paragraphe.
Après quelques instants de réflexion, et sans autre forme d'émotion visible, sinon un vague sentiment de fierté, il sortit sa plume de son encrier, puis commença à répondre:
Commençant à réfléchir à la réponse qu'il venait de donner, il se repensa enfant, au travers des écrits qu'il avait pu laisser comme trace de sa période juvénile. Cette époque où il souhaitait soigner les animaux, puis cette période où il souhaitait travailler sur les ingrédients et potions de grand-père, après que ce dernier lui ait insufflé l'idée.
Il ne se souvint plus si l'idée venait de lui ou de Jedediah, mais peu importe, elle était bonne, et elle aurait été utile. Mais ceci appartient désormais au passé.
Il revint au présent lorsque le second parchemin lui fut amené.
Il fit glisser en retour celui sur lequel il venait d'écrire une réponse, réajusta ses lunettes, puis se plongea dans sa nouvelle lecture.
Le premier paragraphe jusqu'alors non lu, au sujet des soins, du savoir et du pouvoir, le laissa perplexe. Il relut la dernière phrase, puis fronça les sourcils. Le pouvoir pour avoir le contrôle de sa vie? Feu le vieil Ephraïm avait le pouvoir, cela ne l'a pas empêché de mourir, malgré un habile profit du pillage d'un quart du monde en son temps glorieux.
Si après avoir vu des peuples à genou, de la frontière birmane aux confins du Penjab, et de l'Abyssinie à l'Afrique Australe, il n'avait su avoir le contrôle sur sa vie, c'est que le pouvoir n'est pas suffisant.
Il se relut, se pinça la joue avec les dents, puis reprit.
Les messages étaient longs, et il eut du mal à resituer le paragraphe au sujet de la vieillesse... Cela lui revint. Il réfléchit à nouveau. Puis chercha dans son sac un autre morceau de parchemin, qu'il déchira soigneusement pour laisser choir un autre morceau de très intéressant cours de vol -c'était ses cours préférés- dans son sac.
Sur le morceau de parchemin restant, il commença à écrire des numéros. Il laissa le morceau de parchemin sur le côté, puis revint au parchemin complet, numérotant certains endroits du parchemin, avant de reprendre.
À mesure qu'il écrivait, de nouvelles questions lui vinrent, lui laissant percevoir un intérêt à la chose.
Il revint à la fin du message, puis plissa les yeux. Une fille de cœur? Une famille qu'elle se crée? Il avait plusieurs théories quant à la fin de ce message, mais préférait ne pas les poser sur papier. Néanmoins, il existait une possibilité que cette rencontre laisse un fort souvenir positif à Herbert. Peut-être les questions d'Émeline avaient un sens qu'il n'avait pas prévu, peut-être était ce plus une prise d'informations dans le but de bâtir quelque chose comme le vieil Ephraïm en son temps. Les yeux du jeune homme brillaient à l'idée de voir quelqu'un se démener de la sorte. Comme s'il allait vivre un cours d'histoire en direct, et à posteriori à la fois.
Le jeune homme brûlait d'entrevoir une réponse à la dernière partie de ce parchemin, au point qu'il souhaiterait presque le déchirer afin de glisser la dernière partie devant la première.
2015 mots
@Émeline JoynerSi si je t'assure, je suis à jour
Et si Herbert entends "Bebert" un jour, il lâche les chaises et passe aux tables!
5e année InRP
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La plume touchant le parchemin, le jeune homme plissa les yeux et se concentra. La lecture à l'envers restait un exercice auquel le cadet de cette table n'était pas familier.
Après qu'un sourire apparut sur le visage de la Serdaigle en années post BUSES, ce qui rendit quelques instants Herbert perplexe, il réussit à déchiffrer l'écriture inversée du premier paragraphe.
Après quelques instants de réflexion, et sans autre forme d'émotion visible, sinon un vague sentiment de fierté, il sortit sa plume de son encrier, puis commença à répondre:
Herbert réfléchit un instant, il avait d'autres prérogatives lui venant à l'esprit. Après réflexion, il les éluderait.1 Un rôle de berger. Je ne l'aurais pas formulé comme cela. Ce rôle incomberait plus à grand-père je suppose. Aider chacun à rester dans le droit chemin, donner les moyens à ceux qui suivent les décisions familiales, les retirer à ceux qui bafouent l'ordre familial....
Une fois de plus, le jeune homme fut pris d'hésitation. Il observa sa partenaire d'écriture, regarda au plafond, puis un coin de table... Et enfin la bibliothèque...2 Et d'autres tâches. En cela, grand-père serait plutôt le Magistrat, ou le régisseur de notre Maison, tandis que j'en serais le...
Herbert releva la tête, tandis que son aînée venait d'écrire une nouvelle littéraire. Il tenta alors de lire quelques émotions, afin d'essayer de saisir comment il devait lire ce qui lui serait transmis par la suite.... conservateur.
3 Stressant, non. Assez simple au final. Il y a un travail à faire, et il faut le faire. Grand-père tient les rênes avec honneur et bienveillance. Quant à moi, il ne me tient qu'à aller plus loin, à être force de proposition. J'ai la chance d'être plus isolé que grand-père sur la scène familiale, cela me permet de voir les choses en perspective. De penser à des choses auxquelles il ne penserait pas, tandis que lui s'évertue à constamment penser à l'ensemble.
Stressant non, c'est grisant, ou plutôt, ce le sera un jour. Être capitaine d'industrie, ou tenter d'entrer en politique, peut être stressant, car il y a trop d'inconnus.
Dans mon cas, il me suffit d'être patient et de proposer mieux à grand-père lorsque je le peux. À défaut, il saura gérer les situations, il l'a toujours su.
4 Quant à vouloir faire ça, je ne suis pas sûr de comprendre ta question.
Voudrai-je voir ma Maison se disloquer? Voudrai-je vivre dans l'incertitude? Voudrai-je perdre les moyens de mes ambitions? De cela, je suis sûr que non. L'on m'a confié un rôle afin que la félicité des MacTairdelbach demeure. Je ne comprends pas quelle autre question dois-je me poser.
Commençant à réfléchir à la réponse qu'il venait de donner, il se repensa enfant, au travers des écrits qu'il avait pu laisser comme trace de sa période juvénile. Cette époque où il souhaitait soigner les animaux, puis cette période où il souhaitait travailler sur les ingrédients et potions de grand-père, après que ce dernier lui ait insufflé l'idée.
Il ne se souvint plus si l'idée venait de lui ou de Jedediah, mais peu importe, elle était bonne, et elle aurait été utile. Mais ceci appartient désormais au passé.
Il revint au présent lorsque le second parchemin lui fut amené.
Il fit glisser en retour celui sur lequel il venait d'écrire une réponse, réajusta ses lunettes, puis se plongea dans sa nouvelle lecture.
Le premier paragraphe jusqu'alors non lu, au sujet des soins, du savoir et du pouvoir, le laissa perplexe. Il relut la dernière phrase, puis fronça les sourcils. Le pouvoir pour avoir le contrôle de sa vie? Feu le vieil Ephraïm avait le pouvoir, cela ne l'a pas empêché de mourir, malgré un habile profit du pillage d'un quart du monde en son temps glorieux.
Si après avoir vu des peuples à genou, de la frontière birmane aux confins du Penjab, et de l'Abyssinie à l'Afrique Australe, il n'avait su avoir le contrôle sur sa vie, c'est que le pouvoir n'est pas suffisant.
Herbert s'arrêta un instant, se demandant s'il n'était pas parti trop loin sur ce sujet.6 Permets moi d'être en désaccord. Il existe effectivement corrélation entre savoir, pouvoir et contrôle sur sa vie, mais je ne vois pas de lien causal entre pouvoir et contrôle. Ou alors, dans une mesure négligeable.
Je suppose que tout dépend ce que l'on met dans ces différentes catégories, et tout dépend ce qu'on appelle contrôler sa vie d'ailleurs. Un sans-le-sou aura, dans la mesure de ses maigres moyens, une marge de manœuvre très forte. Libre à lui de s'enivrer, de souiller les trottoirs avant de s'essuyer avec les convenances, de quitter son travail, d'insulter son voisinage, car il n'a de compte à rendre à personne. Cela peut être une définition du contrôle de sa vie, il n'a le pouvoir de rien sur les autres -sinon de nuisance-, et un savoir probablement ténu.
En comparaison, certains des alchimistes les plus brillants de ce monde ont su transcender les frontières que leur imposait l'âge, tout en devant certainement rester des personnes très respectables, afin de bénéficier des ressources qui leurs permettaient de continuer à progresser sur leurs recherches, que ce soit pour des raisons intellectuelles ou matérielles.
Ils avaient le savoir, peu de pouvoir, et un contrôle faible sur le monde les entourant, mais un contrôle fort sur eux même.
Enfin, dans le cas d'un capitaine d'industrie...
Il se relut, se pinça la joue avec les dents, puis reprit.
La suite, au sujet de sous-estimer les autres, lui fit hausser un sourcil. Il réfléchit au besoin ou non d'apporter une réponse à ce conseil. Il ne le ferait pas.Je pense que le savoir et le pouvoir sont rarement détenus par les mêmes personnes, mais que la somme de ces bénéfices est nécessaire au contrôle.
Cela revient d'ailleurs sur le principe de la Maison, du bien commun etc.
Les messages étaient longs, et il eut du mal à resituer le paragraphe au sujet de la vieillesse... Cela lui revint. Il réfléchit à nouveau. Puis chercha dans son sac un autre morceau de parchemin, qu'il déchira soigneusement pour laisser choir un autre morceau de très intéressant cours de vol -c'était ses cours préférés- dans son sac.
Sur le morceau de parchemin restant, il commença à écrire des numéros. Il laissa le morceau de parchemin sur le côté, puis revint au parchemin complet, numérotant certains endroits du parchemin, avant de reprendre.
Le paragraphe suivant fit sourire le jeune homme. Voilà un point sur lequel ils semblaient s'accorder. Il trouva la fin d'autant plus drôle qu'elle était partiellement vraie dans le cas de certains.7 J'imagine que c'est là que l'on se rend compte que l'on grandit, lorsque l'on se retrouve à chercher un peu de solitude, pour apprendre, évoluer, s'occuper de choses importantes, au lieu de se balancer des boules de neige, de vanter les mérites de son équipe de sport préférée, ou de colporter je ne sais quelle rumeur au sujet d'un amour entre deux cadets de l'école. Quant au fait que les salles communes se ressemblent, je ne m'étais jamais posé la question, mais n'en doute pas.
Je pense qu'il faudrait plutôt classer les élèves par âge. Ou mieux, par niveau. Ce devrait d'ailleurs être pareil concernant les classes. Que ceux qui s'évertuent à être médiocre n'empêchent pas les autres d'avancer. Sinon, à quoi bon financer une école alors qu'un parc pour enfant ferait l'affaire.
Le paragraphe suivant le gêna quelque peu, il ne comprenait pas la logique des cours qui semblaient être prodigués. Le but des années à venir était-il d'apprendre des sortilèges plus difficiles, mais dont l'intérêt laissait à désirer?8 Concernant le fait de ne faire que survoler les cours, je suis parfaitement d'accord avec toi. Cela revient peut-être à ce que j'écrivais en 7 d'ailleurs.
Concernant mon précepteur, il m'a été d'une grande aide, et l'est toujours. S'il n'y avait pas eu le problème du Nouvel An, je pourrais en profiter plus encore d'ailleurs.
Il m'a néanmoins assez appris pour que je puisse vaquer seul à mes occupations sans qu'il n'ait à se préoccuper de si je réussirai à avancer lorsque je suis ici.
Concernant le fait d'être à Serdaigle et de vouloir finir bibliothécaire, c'était exactement le cas de l'un de mes cousins, Fiss MacTairdelbach -tu l'as peut-être connu, il a quitté l'école en fin d'année dernière au profit d'autres murs moins attrayants-, il voulait finir bibliothécaire.
À sa décharge, il n'était pas bien-né.
À mesure qu'il écrivait, de nouvelles questions lui vinrent, lui laissant percevoir un intérêt à la chose.
Herbert relu quelques fois sa dernière phrase, semblant insatisfait de celle-ci. Comme s'il en avait écrit trop et pas assez à la fois, selon le point de vue... À choisir entre les ratures et en dire trop, il préférait néanmoins la laisser ainsi.9 Je ne comprends pas l'intérêt de transformer un être humain ou une partie de corps en objet ou animal, est-ce dans un but de punition? Comment le corps réagit-il au fait d'être transformé en objet? Que devient l'âme? Avez vous abordé la métempsycose? Ce genre de procédé a t'il un intérêt médical?
Je me demandais s'il n'était pas possible de maintenir la vie un peu plus longtemps -dans des cas spécifiques-, afin de laisser le temps aux médicomages de venir en cas d'accident.
À l'écriture de cette dernière phrase, Herbert souffla du nez. L'évocation de son père lui semblait franchement péjorative. Il n'en pensait néanmoins pas beaucoup moins.10 C'est plutôt l'inverse, c'est parce que mon propre apprentissage m'a mené sur une voie -au demeurant ayant un intérêt pour la famille- que je pourrais à l'avenir tant apporter à ma famille. Sans cela, qu'aurai-je été, mari, ou médicomage, comme père?
Il revint à la fin du message, puis plissa les yeux. Une fille de cœur? Une famille qu'elle se crée? Il avait plusieurs théories quant à la fin de ce message, mais préférait ne pas les poser sur papier. Néanmoins, il existait une possibilité que cette rencontre laisse un fort souvenir positif à Herbert. Peut-être les questions d'Émeline avaient un sens qu'il n'avait pas prévu, peut-être était ce plus une prise d'informations dans le but de bâtir quelque chose comme le vieil Ephraïm en son temps. Les yeux du jeune homme brillaient à l'idée de voir quelqu'un se démener de la sorte. Comme s'il allait vivre un cours d'histoire en direct, et à posteriori à la fois.
Herbert retourna à son morceau de parchemin, puis commença à écrire.11 Ton rôle est fille de cœur? Qu'appelles-tu ainsi?
Veux tu dire que partant de peu, tu souhaites créer quelque chose, fonder une famille, comme celle que nous cherchons à faire continuer à vivre? Si tel est le cas, c'est très louable. Si je peux t'apporter quelque information à ce sujet, n'hésite pas. Le monde appartient à ceux qui placent ce qu'il faut, là où il faut; si tu es de ceux là, de ceux qui ont une telle ambition, je serais honoré de suivre ton avancée.
Herbert fit glisser le parchemin en direction d'Émeline, en lui tenant un instant le regard, le temps de prendre le morceau de parchemin, qu'il fit glisser en perpendiculaire des deux intéressés, afin qu'elle voit ce dernier, et en saisisse la logique.1 : Rôle Berger
2 : Suite Berger rôle tâches (2=1)
3 : Stress lié rôle
4 : Rôle volonté imposer
5 :
6 : Savoir pouvoir contrôle
7 : Âge intérêts =/= jeunes
8 : Ecole précepteur apprentissage
9 : Métamorphose humain animal objet âme
10 : Travail et apprentissage
11 : Rôle fille de cœur empire familial
Le jeune homme brûlait d'entrevoir une réponse à la dernière partie de ce parchemin, au point qu'il souhaiterait presque le déchirer afin de glisser la dernière partie devant la première.
2015 mots
@Émeline JoynerSi si je t'assure, je suis à jour
Et si Herbert entends "Bebert" un jour, il lâche les chaises et passe aux tables!
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Projectile familial
L'encre s'infiltrait dans les fibres du parchemin, les noircissant de son passage. Émeline n'avait même pas terminé de répondre à tout, qu'elle avait senti le regard de son cadet sur ses mots. Une furieuse envie de prendre un livre et de l'ouvrir entre eux montait en elle, comme si elle se retrouvait en plein durant un examen et que son voisin tentait de lui voler ses réponses. C'était assez bête quand elle réalisait que ce qu'elle écrivait devait finir entre les mains d'Herbert.
Alors qu'elle n'était pas loin de la fin de sa propre réponse, elle vit un premier parchemin volatile arriver près d'elle. Émeline ne put s'empêcher de relever son regard vers lui et de lâcher un léger pouffement. Il possédait littéralement zéro patience. L'adolescente nota l'information sur sa propre liste mentale du dénommé Bébert.
Contrairement à son camarade, elle attendit qu'il finisse de répondre à toutes les parties avant de tendre sa main vers le premier parchemin. Cependant, avant qu'elle ne l'attrape, Herbert lui partagea une œillade un peu plus insistante avant de lui rajouter un petit bout de parchemin supplémentaire. Ça commençait à faire une bonne pile d'écrits tout ça...Émeline se pencha et y vit des sortes de références. Il avait vraiment découpé leur papotage comme un devoir ? Bon sang, depuis combien de temps il n'avait pas discuté avec quelqu'un ? Le ridicule de cet instant la fit se frotter les yeux pour s'empêcher de rire. Elle, qui pensait être l'une des personnes les plus recluses de l'école, venait de croiser l'ultime stade.
Pour ne point le brusquer, elle suivit le fonctionnement qu'il avait mis en place et lut rapidement chaque passage avec attention. Et bon...Il y avait du boulot là.
Quel était le nom de sa famille déjà ? Un rapide coup d'œil vers les anciens échanges lui rappela le nom à rallonge dont elle n'avait pas donné grande importance : MacTairdelbach. Maintenant qu'elle prenait le temps de le lire plus longuement, Émeline ressentit un doute. Où aurait-elle pu l'entendre ? Qui pouvait bien lui parler d'une "grande famille" ? Son grand-père ? Pas du tout, ce n'était pas son genre de citer des noms pompeux. Par la même occasion, elle supprima sa grand-mère des suspects, qui était du même avis que son époux. Il lui restait donc sa tante et son...
Plus tard. Ça viendra plus tard.
Là, c'était du culot pur et simple. Qu'allait-elle lui sortir comme nouvelles étrangetés ? Une tension à l'arrière de la nuque d'Émeline venait grapiller, millimètre par millimètre, les nerfs de l'adolescente. Pour ne plus y penser, elle replongea dans sa réponse.
Ce fut à son tour de froncer les sourcils. Pourquoi devait-il prendre tout au pied de la lettre ? Évidemment que quelqu'un qui possédait le pouvoir n'avait pas nécessairement le contrôle total sur sa vie. Il ne pouvait pas comprendre la nuance qu'Émeline voyait dans les mots qu'elle avait utilisés. La fatigue la frappa à mesure qu'elle se motivait à répondre de la manière la plus brève possible.
La septième partie lui arracha un énième rictus. Émeline n'arrivait pas du tout à imaginer son voisin de table en train de faire la moindre activité qu'il a énumérée dans ce paragraphe. Elle le voyait plutôt avec la vision d'un garçon frêle, discret, presque fantomatique. Avec un gros ouvrage sur les genoux pour passer le temps. Voilà comment elle se le représentait en première année.
Fiss ? Wow... Encore un nom qui ne lui disait rien. Elle et sa fichue mémoire des prénoms inexistante ! Le départ d'un élève de Serdaigle n'éveillait aucun souvenir dans ses pensées. Ça montrait bien à quel point elle ne s'investissait pas totalement dans la maison des aigles. Après, était-ce étonnant qu'elle ait pris ces distances après des années d'ignorance de ses comparses ? Pas tellement. Enfin, le plus important à cet instant, c'était la fin du passage. Elle fut interpellée par sa remarque sur son cousin en guise de "défense".
Un sourcil s'éleva quand elle décortiqua la première ligne de la catégorie suivante. La métamorphose n'avait pas l'air d'être de son fort, pour qu'il se demande une chose pareille. Une punition ? Elle n'aurait jamais pu imaginer une métamorphose corporelle de cette façon. Quelle drôle d'idée.
Tandis qu'elle espérait qu'elle ne fasse pas fausse route sur ses déductions, son regard se posa sur le dernière rempart, l'unique bloc de phrases qui la séparait de la fin tant espérée. Il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser qu'il n'avait absolument pas compris le sens de ses mots. Pour lui, avec son esprit totalement programmé tel un bon automate, elle venait de lui révéler qu'elle comptait former une famille, un empire. Le titre du onzième thème lui confirmait aisément son raisonnement.
Que Rowena me donne la force...
Émeline comptait tout réfuter, lui dire qu'il se gourrait complètement et qu'elle parlait d'une famille lambda, rien de plus normal. Mais le mal de crâne qui s'imposait au niveau de la base de son front la fit grincer des dents et la détourna de la vérité. Elle n'avait pas l'énergie de défaire les nœuds de fils qui composaient son esprit formaté.
Le temps filait, encore et toujours.
(2132 mots)
@Herbert MacTairdelbach, j'ai pourtant l'impression que ce n'est pas le cas, c'est super bizarre
- Biiim nouveau record
PS : Un jour elle lui lâchera, c'est obligé
Alors qu'elle n'était pas loin de la fin de sa propre réponse, elle vit un premier parchemin volatile arriver près d'elle. Émeline ne put s'empêcher de relever son regard vers lui et de lâcher un léger pouffement. Il possédait littéralement zéro patience. L'adolescente nota l'information sur sa propre liste mentale du dénommé Bébert.
Contrairement à son camarade, elle attendit qu'il finisse de répondre à toutes les parties avant de tendre sa main vers le premier parchemin. Cependant, avant qu'elle ne l'attrape, Herbert lui partagea une œillade un peu plus insistante avant de lui rajouter un petit bout de parchemin supplémentaire. Ça commençait à faire une bonne pile d'écrits tout ça...Émeline se pencha et y vit des sortes de références. Il avait vraiment découpé leur papotage comme un devoir ? Bon sang, depuis combien de temps il n'avait pas discuté avec quelqu'un ? Le ridicule de cet instant la fit se frotter les yeux pour s'empêcher de rire. Elle, qui pensait être l'une des personnes les plus recluses de l'école, venait de croiser l'ultime stade.
Pour ne point le brusquer, elle suivit le fonctionnement qu'il avait mis en place et lut rapidement chaque passage avec attention. Et bon...Il y avait du boulot là.
La question lui était venue sans arrière-pensée. C'était un constat, une situation X dont elle ne possédait pas tous les tenants et aboutissants pour y apporter le point final. Elle avait bien notifié qu'il avait employé le terme Maison pour parler de sa famille. Il n'y avait que les nés-sorciers avec un certain statut pour s'exprimer de la sorte. Et ça expliquerait par la même occasion pourquoi elle avait l'impression d'échanger avec un trentenaire...1/2 Mais si tu ne reprends pas son rôle de berger, qui le fera quand il ne sera plus là pour l'assurer ? Car si tu deviens une sorte de conservateur, tu ne pourras pas gérer la place vacante. Ça ne te pose pas de problème ?
Quel était le nom de sa famille déjà ? Un rapide coup d'œil vers les anciens échanges lui rappela le nom à rallonge dont elle n'avait pas donné grande importance : MacTairdelbach. Maintenant qu'elle prenait le temps de le lire plus longuement, Émeline ressentit un doute. Où aurait-elle pu l'entendre ? Qui pouvait bien lui parler d'une "grande famille" ? Son grand-père ? Pas du tout, ce n'était pas son genre de citer des noms pompeux. Par la même occasion, elle supprima sa grand-mère des suspects, qui était du même avis que son époux. Il lui restait donc sa tante et son...
Plus tard. Ça viendra plus tard.
3 Tu aurais des exemples à me donner ? En n'étant pas du même milieu que toi, j'ai quelques difficultés à comprendre toutes les nuances de ton rôle.
Là, c'était du culot pur et simple. Qu'allait-elle lui sortir comme nouvelles étrangetés ? Une tension à l'arrière de la nuque d'Émeline venait grapiller, millimètre par millimètre, les nerfs de l'adolescente. Pour ne plus y penser, elle replongea dans sa réponse.
Oh, il avait rayé le numéro 5. Plusieurs options se profilèrent dans son esprit : soit il n'avait pas voulu débattre sur le sujet, soit il ne considérait pas que c'était assez intéressant pour continuer à user de son encre et de son temps. Quel drôle de personnage...Tant pis, elle passa à la suite.4 Du peu que tu as pu me dire sur ta famille, il me semble qu'elle possède des fondations solides, sûrement plus solides que la quasi-totalité des grandes Maisons sorcières. Alors, pourquoi toi, un de ses nombreux héritiers, tu pourrais l'amener à sa perte ? Oui, tu as un rôle, mais personne d'autre ne serait capable de le faire à ta place ? Je n'arrive pas à concevoir qu'un simple écart de parcours pourrait faire effondrer toute ta famille et son nom.
Ce fut à son tour de froncer les sourcils. Pourquoi devait-il prendre tout au pied de la lettre ? Évidemment que quelqu'un qui possédait le pouvoir n'avait pas nécessairement le contrôle total sur sa vie. Il ne pouvait pas comprendre la nuance qu'Émeline voyait dans les mots qu'elle avait utilisés. La fatigue la frappa à mesure qu'elle se motivait à répondre de la manière la plus brève possible.
L'utilisation de son prénom n'était pas prévue, à la base. Il avait glissé à la fin de sa phrase, comme si elle le connaissait depuis plusieurs années. Au lieu de le rayer, elle le garda là. Foutue pour foutue, elle n'allait pas faire plus d'efforts que ça. Et puis, ce n'était pas comme si c'était un manque de respect.6 En effet, le savoir, le pouvoir et le contrôle sur sa vie sont mélangés mais nécessairement obligés de se rencontrer pour exister. Seulement, quand tu es en dan quand des situations bien particulières arrivent, il se peut que le savoir que tu as récolté tout le long de ta vie te permette d'acquérir le pouvoir nécessaire pour retrouver le contrôle.
Pour ma part, je ne veux pas dépendre de quelqu'un. Le bien commun, comme tu l'as cité, ne pourra pas toujours me protéger. La seule personne sur qui on peut réellement compter, quand toutes les lumières se sont éteintes, c'est soi-même.
Après, tu peux bien penser ce que tu veux. On a chacun sa propre façon de raisonner, Herbert.
La septième partie lui arracha un énième rictus. Émeline n'arrivait pas du tout à imaginer son voisin de table en train de faire la moindre activité qu'il a énumérée dans ce paragraphe. Elle le voyait plutôt avec la vision d'un garçon frêle, discret, presque fantomatique. Avec un gros ouvrage sur les genoux pour passer le temps. Voilà comment elle se le représentait en première année.
En citant ainsi le fait d'aider les autres, ça lui rappelait toutes les heures qu'elle avait passées à apporter son aide à Dorian et Elam. Autant dans les devoirs que dans des entraînements. Rien que d'y penser, un fin sourire se dessina sur ses lèvres et réchauffa son regard terne. Mais la chaleur dans ses iris s'en alla quand elle passa à la suite.7 T'étais du genre à aller faire des batailles de boules de neige avec les autres élèves ? Parce que, je t'avoue que tu n'en donnes vraiment pas l'impression. Après, je peux me tromper. L'erreur est humaine...Grandir fait partie de la vie, on passe tous par ces étapes. Certaines joies enfantines sont remplacées par des intérêts plus sérieux, mais ça ne devrait pas empêcher la cohabitation entre les élèves. Ah oui, cette fameuse histoire de fille enceinte ? Hm, il me semble que la fille était d'une année avant la mienne, ou de deux...Je ne sais plus. Bref, c'était juste chiant à mourir. Pour revenir sur le sujet de base, je peux entendre ta frustration, mais n'est-il pas gratifiant d'aider tes camarades à mieux comprendre, à s'améliorer ? La connaissance est un bien qui se partage et évolue par notre implication. C'est de cette manière que je vois les choses.
Fiss ? Wow... Encore un nom qui ne lui disait rien. Elle et sa fichue mémoire des prénoms inexistante ! Le départ d'un élève de Serdaigle n'éveillait aucun souvenir dans ses pensées. Ça montrait bien à quel point elle ne s'investissait pas totalement dans la maison des aigles. Après, était-ce étonnant qu'elle ait pris ces distances après des années d'ignorance de ses comparses ? Pas tellement. Enfin, le plus important à cet instant, c'était la fin du passage. Elle fut interpellée par sa remarque sur son cousin en guise de "défense".
Émeline avisa la liste qu'il lui avait passée et, à chaque fois qu'elle finissait de répondre à un thème, elle le rayait. Diantre, elle n'aurait jamais cru se retrouver à faire une sorte de commentaire alors qu'elle était venue ici pour écrire une lettre. Lettre, qui d'ailleurs était lâchement abandonnée sur un coin de la table.8 Je n'ai pas le souvenir d'avoir rencontré ton cousin. Il était en quelle année ? "D'autres murs moins attrayants", de quoi tu parles ? Il a changé d'établissement ? Et puis, que veux dire pour toi "pas bien-né" ? (Je remarque que là je pose beaucoup de questions, si ça te dérange, tu peux juste les ignorer.)
Un sourcil s'éleva quand elle décortiqua la première ligne de la catégorie suivante. La métamorphose n'avait pas l'air d'être de son fort, pour qu'il se demande une chose pareille. Une punition ? Elle n'aurait jamais pu imaginer une métamorphose corporelle de cette façon. Quelle drôle d'idée.
Sa main l'élançait légèrement à force d'écrire autant. Le tintement de la pointe de sa plume dans l'écrier s'était répété un nombre incalculable de fois, les englobant entièrement. Il n'y avait que les bruits des ratures qu'ils échangeaient dans le monde des sens, alors que toute leur discussion se passait à travers des traits et des formes qui composaient l'alphabet. Heureusement que l'avant-dernière partie était plus courte, biiiieeen plus courte.9 La métamorphose humaine consiste en premier lieu à comprendre la nature de ce qui est transformé. Notre corps ne devient pas à proprement parler ce en quoi on le transforme, c'est plutôt...Une réorganisation ! Donc il n'y a pas de question de perdre son âme durant le processus, enfin, tant que la métamorphose est entièrement contrôlée. Ce n'est pas une punition mais une forme d'exercice qui nous permet de respecter le vivant et de voir les limites de la magie. Trop de sorciers, par le passé, se sont pris pour des dieux et ont dépassé aveuglément ces limites.
Pour le côté médical, là, je ne peux pas te répondre...On n'associe pas réellement la métamorphose à la pratique médicale. Tu pourrais largement te rapprocher du professeur de Métamorphose pour le lui demander !
Écrire ce titre parental lui fila un frisson dérangeant au niveau de l'arrière de son crâne. Quelque part, elle n'était pas contre le fait d'entendre quelqu'un se plaindre de son père, le rabaisser. Même si Alexander avait accédé à cette place bien précieuse dans son cœur, Émeline ne pourrait jamais totalement se défaire des gênes qui la reliaient à son géniteur. Du coup, l'idée de lire un camarade en train de se plaindre de son paternel l'intéressait, lui suffirait pour combler son propre manque.10 Je dois donc en déduire que ton rôle au sein de ta famille te ferme plusieurs portes, comme celle du mariage ? Est-ce que ça pourrait empiéter sur ta "valeur" au sein d'elle ? Ton reniflement, au moment où tu as écrit ce passage, peut me faire croire plusieurs choses : 1. Tu dénigres le métier de médicomage - ce qui me paraîtrait étrange, vu que tu les as cités dans ton message du dessus et reconnaissais, sans le dire ouvertement, leur nécessité. 2. Il était destiné à ton père. Ai-je tort ?
Tandis qu'elle espérait qu'elle ne fasse pas fausse route sur ses déductions, son regard se posa sur le dernière rempart, l'unique bloc de phrases qui la séparait de la fin tant espérée. Il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser qu'il n'avait absolument pas compris le sens de ses mots. Pour lui, avec son esprit totalement programmé tel un bon automate, elle venait de lui révéler qu'elle comptait former une famille, un empire. Le titre du onzième thème lui confirmait aisément son raisonnement.
Que Rowena me donne la force...
Émeline comptait tout réfuter, lui dire qu'il se gourrait complètement et qu'elle parlait d'une famille lambda, rien de plus normal. Mais le mal de crâne qui s'imposait au niveau de la base de son front la fit grincer des dents et la détourna de la vérité. Elle n'avait pas l'énergie de défaire les nœuds de fils qui composaient son esprit formaté.
Elle posa finalement sa plume et fit craquer ses doigts. Paraître totalement neutre, alors que son cerveau s'était mis à faire de la samba contre sa boîte crânienne, était chose fichtrement compliquée. Du bout de ses doigts, elle glissa ses réponses vers lui tout en jetant un regard en direction de l'horloge.11 C'est une simple appellation personnelle qui me relie à lui. Comme c'est assez personnel, je ne vais pas m'étendre là-dessus.
Je sais juste que je serais capable de beaucoup pour ma famille. Comme toi, sûrement.
Le temps filait, encore et toujours.
(2132 mots)
@Herbert MacTairdelbach, j'ai pourtant l'impression que ce n'est pas le cas, c'est super bizarre
PS : Un jour elle lui lâchera, c'est obligé
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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