M'accorderiez vous cette danse ?
Avec @Doris Lynch
Mercredi 3 mai 2051 dans l'après-midi
Mercredi 3 mai 2051 dans l'après-midi
Le mois d'avril - ne te découvre pas d'un fil - laissait sa place au joli mois de mai - fais ce qu'il te plait. L'adolescente n'était pas d'un naturel frileux et les beaux jours arrivaient. Ce n'était rien comparé aux jours peu ensoleillés et chaleureux de son île natale, l'Irlande. Là-bas, souvent, les touristes, même au mois d'août, se promenaient avec des pulls. On n'était loin par exemple des températures estivales qu'elle avait connu quelques années plus tôt lorsqu'elle avait découvert la France. Même en tee-shirt, elle avait eu chaud. Elle se souvenait de sa montée des marches de la Tour Eiffel avec sa famille et sa découverte de celle de Mavies, alors pas encore à Poudlard. Il était étonnant d'imaginer que quelques centaines de kilomètres puissent autant faire une différence de températures... Car l'Ecosse où se trouvait Poudlard n'était pas en reste. Elle se trouvait dans une sorte d'entre-deux entre la France et l'Irlande. Il y faisait moins froid que sur la plus belle des îles du monde - non non Eileen n'était pas chauvine, elle savait juste qu'elle avait raison ! - mais moins chaud qu'en France. Toutefois, elle ne s'était jamais posé de questions sur la question du climat, continental ou pas... Ce n'était pas un sujet qui l'intéressait... Le principal était que les beaux jours étaient de retour.
Les beaux jours étaient donc de retour et avec eux, Eileen se retrouvait forcément dans le parc en compagnie de sa féline Mila... En même temps, c'était un endroit qu'elle adorait et où on la retrouvait en toute saison. La seule différence notable était qu'en hiver, sa chatte moitié norvégienne moitié fléreuse réclamait d'être portée car elle ne supportait pas la neige sous ses coussinets. Elle avait fait la désastreuse tentative de marcher sur ce drôle d'élément blanc, elle s'était enfoncée la patte dans la poudreuse et n'avait vraiment pas aimé l'expérience ! En cette saison donc, on pouvait croiser la Serdaigle avec une boule de poils sous le manteau, profitant ainsi d'une séance "câlins" avec sa fidèle compagne à quatre pattes.
Parfois, au moment des beaux jours, l'irlandaise recherchait les coins les plus calmes du parc. Elle avait besoin de solitude et c'était dingue comme un rayon de soleil pouvait attirer les élèves de Poudlard à l'extérieur, comme un papillon était attiré par la lumière ! Cela dépendait de son humeur et de ce qu'elle voulait faire. Parfois, aussi elle pouvait changer d'avis en cours de route. De son envie de solitude, elle se laissait aller à discuter avec quelqu'un qu'elle croisait. Il fallait dire que les activités de ses camarades étaient nombreuses dans le parc et que bien que celui-ci soit vaste, les concentrations d'élèves se réalisaient souvent aux mêmes endroits.
Le parterre de l'amitié la trouvait souvent en train de lire contre la cabane du jardinier, une couverture - parfois - sous les fesses, mais plus souvent, elle se retrouvait en zone de Soins aux Créatures Magiques, que ce soit ou non sur une des tables de travail. Il fallait dire qu'elle adorait visiter cet endroit des extérieurs du Château car elle y découvrait toujours de nouvelles créatures temporaires, amenées là pour être étudiées par telle ou telle promotion d'élèves. Et puis, il y avait les créatures permanentes. La rouquine avait ses habitudes ! Elle ne partait jamais de l'endroit sans saluer les chênes aux Botrucs et les Augureys dans la volière. Et toujours, elle était accompagnée de sa fidèle Mila.
A peine la jeune fille et la féline avaient-elles passé la cour de la tour de l'horloge et le pont couvert, qu'elles avaient rejoint le Cromlech. Ce n'était pas un endroit où la jeune fille s'arrêtait souvent aussi passa-t-elle rapidement son chemin, poursuivant sa balade. Elle pensait poursuivre jusqu'à la zone de SaCM, puis faire un tour pour voir l'état du potager du garde-chasse et finir avec un livre au niveau du parterre de fleurs qui, en cette saison, rivalisaient de couleurs et de beauté. Toutefois, elle fut attirée par un son en provenance de la zone de la cour de récréation, plus proche du Château.
Curieuse - et fidèle à ses qualités de Serdaigle, elle laissa ses pas se dirigea vers la provenance du son, celui-ci augmentait au fur et à mesure qu'elle rejoignait... un élève plus âge qui avait ramené une radio magique. De la musique en sortait et certains camarades dansaient au son des notes de musique.
Eileen resta là un instant, interdite. La danse n'était pas forcément son truc. Elle hésita, absorbée par le spectacle. Son pied tapait en rythme. Mila en profita pour courir après un scarabée.
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768 mots
Mission 3
Description du parc
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
M'accorderiez vous cette danse ?
Doris avait tenté d'être raisonnable. Installée depuis presque une heure à un table de la bibliothèque, penchée sur plusieurs manuels, elle s'était plongée dans ses révisions avec une rigueur et une concentration qui la caractérisaient. Sa plume grattait le papier en traçant des lignes propres et appliquées sans rayures inutiles. Même pour les révisions et ses brouillons, la jeune fille aimait s'appliquer à écrire correctement.
Mais après quatre feuilles de parchemin, elle se redressa sur sa chaise. Elle s'étira et massa son poignet qui commençait à être douloureux puis jeta un œil vers les fenêtres. Il faisait très beau à l'extérieur, le soleil était de la partie et elle se dit que la douce chaleur du début de printemps devait être très agréable. Lorsqu'elle tenta de remobiliser son attention vers ses révisions, elle eut beaucoup de mal à ne pas regarder par la fenêtre. Ses pensées vagabondaient, elle imagina ses camarades profitant du beau temps entre deux cours et se demanda s'il y avait du monde dehors. Elle regarda dans la bibliothèque, c'était très calme comme d'habitude mais elle trouvait qu'il y avait un peu moins de monde qu'habituellement.
Doris avait beaucoup de mal à se concentrer sur ses révisions, elle était trop tentée d'aller voir ce qui se passait à l'extérieur, de profiter de ces rayons du soleil. Un soupir lui échappa, elle reposa sa plume, le temps de relire la ligne qu'elle venait d'écrire. Les mots étaient justes, mais son esprit n'y était plus vraiment. Il dérivait ailleurs, attiré par cette envie d'air libre, de mouvement, de respiration... La bibliothèque lui sembla soudain trop calme. D'habitude, elle adorait cela. Etre dans sa bulle, hors du monde, cela semblait plus simple, elle pouvait maitriser les choses. Mais aujourd'hui cela lui paraissait presque étouffant. Après ces longs mois d'hiver où le temps ne l'incitait guère à sortir régulièrement, les extérieurs lui manquaient.
Elle passa une main dans ses cheveux, referma doucement les livres puis resta immobile quelques secondes. Elle hésitait encore. Devait-elle continuer de réviser, comme prévu ? Être sérieuse, efficace, comme toujours ? Ou céder à la tentation ?
Un dernier regard glissa vers l'extérieur et la réponse fusa instantanément. Doris décida de céder à sa pulsion, c'était trop frustrant de la contenir, elle pourrait réviser plus tard. Ou alors, éclair de génie, elle allait réviser dehors ! Mais oui, autant allier l'utile à l'agréable ! La jeune fille rassembla ses affaires sans précipitation car ce n'était pas son genre, mais avec détermination. Elle roula les parchemins avec soin, referma les livres pour les ranger dans son sac puis y glissa sa plume. C'était une décision simple mais assez inhabituel pour Doris, qui d'ordinaire suivait toujours le plan qu'elle avait au préalable établi. L'imprévu n'était pas son genre mais aujourd'hui elle en avait tellement envie !
Elle se leva, ajusta sa tenue, pris son sac puis jeta un dernier coup d'œil à la table qu'elle quittait pour vérifier qu'elle n'avait rien oublié. Les couloirs du château semblaient différents. Ils étaient baignés de cette lumière printanière agréable, la même qu'elle avait observée depuis la bibliothèque. Plus elle avançait et plus elle avait cette sensation étrange mais agréable de sortir d'un cadre, de se laisser aller à ses pulsions.
Lorsqu'elle franchit enfin les grandes portes donnant sur l'extérieur, une brise légère et agréable lui caressa le visage. La chaleur était douce, l'air était moins figé que celui de la bibliothèque. Elle inspira profondément et sourit en continuant sa marche.
Doris serra son sac contre elle. Elle n'avait pas renoncé à ses révisions mais seulement changé de décor. Il fallait trouver un endroit calme. Elle s'engagea sur un des chemins menant au parc. Mais alors qu'elle avançait, un son attira son attention. La jeune Serdaigle ralentit légèrement, intriguée. Ce n'était pas un bruit habituel par ici. Curieuse, elle se laissa guider par le son. Puis, au détour d'un chemin elle vit la scène. Un élève plus âgé avait installé une radio magique et autour de lui un petit groupe s'était formé. Certains riaient, d'autres discutaient, et plusieurs étaient en train de danser. Chacun profitait du moment. Cela fit sourire Doris, tout le monde avait l'air de s'amuser.
Elle avait envie d'y prendre part, de s'amuser elle aussi. D'abord elle observa un peu à l'écart. Le contraste avec la bibliothèque était saisissant, gros changement d'ambiance !
Doris observa la scène, le sourire au lèvre et commença à se dandiner au rythme de la musique. Puis, elle remarqua un peu plus loin une élève de Serdaigle qu'elle avait déjà vue dans la salle commune à plusieurs reprises. Elle était accompagnée de son chat qui semblait parfaitement à l'aise. Le petit chat bondit soudain après un insecte, traversant presque la trajectoire d'un élève en train de tourner sur lui même. Doris laissa échapper un léger rire. Elle s'avança de quelque pas, hésita une seconde puis se baissa légèrement tendant la main avec prudence. Elle releva le regard vers la Serdaigle.
- Elle chasse ou elle danse aussi ?
Elle adorait les animaux et ce chat était tellement adorable ! Doris se redressa, posa son sac qui commençait à lui paraitre très encombrant. Elle jeta un œil vers le groupe puis revint vers son interlocutrice.
- Je crois que j'avais prévu de réviser, mais ca à l'air plus intéressant ici...
890 mots
@Eileen O'Brien
Mais après quatre feuilles de parchemin, elle se redressa sur sa chaise. Elle s'étira et massa son poignet qui commençait à être douloureux puis jeta un œil vers les fenêtres. Il faisait très beau à l'extérieur, le soleil était de la partie et elle se dit que la douce chaleur du début de printemps devait être très agréable. Lorsqu'elle tenta de remobiliser son attention vers ses révisions, elle eut beaucoup de mal à ne pas regarder par la fenêtre. Ses pensées vagabondaient, elle imagina ses camarades profitant du beau temps entre deux cours et se demanda s'il y avait du monde dehors. Elle regarda dans la bibliothèque, c'était très calme comme d'habitude mais elle trouvait qu'il y avait un peu moins de monde qu'habituellement.
Doris avait beaucoup de mal à se concentrer sur ses révisions, elle était trop tentée d'aller voir ce qui se passait à l'extérieur, de profiter de ces rayons du soleil. Un soupir lui échappa, elle reposa sa plume, le temps de relire la ligne qu'elle venait d'écrire. Les mots étaient justes, mais son esprit n'y était plus vraiment. Il dérivait ailleurs, attiré par cette envie d'air libre, de mouvement, de respiration... La bibliothèque lui sembla soudain trop calme. D'habitude, elle adorait cela. Etre dans sa bulle, hors du monde, cela semblait plus simple, elle pouvait maitriser les choses. Mais aujourd'hui cela lui paraissait presque étouffant. Après ces longs mois d'hiver où le temps ne l'incitait guère à sortir régulièrement, les extérieurs lui manquaient.
Elle passa une main dans ses cheveux, referma doucement les livres puis resta immobile quelques secondes. Elle hésitait encore. Devait-elle continuer de réviser, comme prévu ? Être sérieuse, efficace, comme toujours ? Ou céder à la tentation ?
Un dernier regard glissa vers l'extérieur et la réponse fusa instantanément. Doris décida de céder à sa pulsion, c'était trop frustrant de la contenir, elle pourrait réviser plus tard. Ou alors, éclair de génie, elle allait réviser dehors ! Mais oui, autant allier l'utile à l'agréable ! La jeune fille rassembla ses affaires sans précipitation car ce n'était pas son genre, mais avec détermination. Elle roula les parchemins avec soin, referma les livres pour les ranger dans son sac puis y glissa sa plume. C'était une décision simple mais assez inhabituel pour Doris, qui d'ordinaire suivait toujours le plan qu'elle avait au préalable établi. L'imprévu n'était pas son genre mais aujourd'hui elle en avait tellement envie !
Elle se leva, ajusta sa tenue, pris son sac puis jeta un dernier coup d'œil à la table qu'elle quittait pour vérifier qu'elle n'avait rien oublié. Les couloirs du château semblaient différents. Ils étaient baignés de cette lumière printanière agréable, la même qu'elle avait observée depuis la bibliothèque. Plus elle avançait et plus elle avait cette sensation étrange mais agréable de sortir d'un cadre, de se laisser aller à ses pulsions.
Lorsqu'elle franchit enfin les grandes portes donnant sur l'extérieur, une brise légère et agréable lui caressa le visage. La chaleur était douce, l'air était moins figé que celui de la bibliothèque. Elle inspira profondément et sourit en continuant sa marche.
Doris serra son sac contre elle. Elle n'avait pas renoncé à ses révisions mais seulement changé de décor. Il fallait trouver un endroit calme. Elle s'engagea sur un des chemins menant au parc. Mais alors qu'elle avançait, un son attira son attention. La jeune Serdaigle ralentit légèrement, intriguée. Ce n'était pas un bruit habituel par ici. Curieuse, elle se laissa guider par le son. Puis, au détour d'un chemin elle vit la scène. Un élève plus âgé avait installé une radio magique et autour de lui un petit groupe s'était formé. Certains riaient, d'autres discutaient, et plusieurs étaient en train de danser. Chacun profitait du moment. Cela fit sourire Doris, tout le monde avait l'air de s'amuser.
Elle avait envie d'y prendre part, de s'amuser elle aussi. D'abord elle observa un peu à l'écart. Le contraste avec la bibliothèque était saisissant, gros changement d'ambiance !
Doris observa la scène, le sourire au lèvre et commença à se dandiner au rythme de la musique. Puis, elle remarqua un peu plus loin une élève de Serdaigle qu'elle avait déjà vue dans la salle commune à plusieurs reprises. Elle était accompagnée de son chat qui semblait parfaitement à l'aise. Le petit chat bondit soudain après un insecte, traversant presque la trajectoire d'un élève en train de tourner sur lui même. Doris laissa échapper un léger rire. Elle s'avança de quelque pas, hésita une seconde puis se baissa légèrement tendant la main avec prudence. Elle releva le regard vers la Serdaigle.
- Elle chasse ou elle danse aussi ?
Elle adorait les animaux et ce chat était tellement adorable ! Doris se redressa, posa son sac qui commençait à lui paraitre très encombrant. Elle jeta un œil vers le groupe puis revint vers son interlocutrice.
- Je crois que j'avais prévu de réviser, mais ca à l'air plus intéressant ici...
890 mots
@Eileen O'Brien
M'accorderiez vous cette danse ?
Tandis que Mila s'amusait à chasser les bêtes du parc, Eileen se fit interpellée par... Doris ! Elles étaient toutes deux en quatrième année, au même titre qu'Astrid, Ilyana ou Ormen. Pour autant, l'irlandaise n'avait jamais vraiment pris le temps de discuter avec elle. Il fallait dire que leur promotion comptait du monde et que certains de ses camarades étaient beaucoup plus bruyants que d'autres. Il était difficile parfois d'aller vers des personnes plus discrètes... entre les deux Elijah et Lukas qui faisaient quelques bêtises, Narcisse qui voyait toujours la vie en rose ou d'autres camarades qui étaient du genre renfrognées comme Ashley ou Lavinia... La place était vite prise... et puis, Eileen s'était tout de même rapprochée de timide, pensa-t-elle, sa pensée s'envolant vers Ernest qui à présent préférait rester dans son coin. Bref sa promotion n'était peut-être pas la plus discrète mais il s'y passait toujours quelque chose et l'irlandaise avait du mal à suivre.
Il fallait avouer aussi qu'elle s'était fait des amis dans des promotions qui n'étaient pas la sienne. A bien y réfléchir, ses meilleures amies se trouvaient un an, voire deux ans au-dessus d'elle. Elle savait qu'elles partiraient bientôt et qu'alors Poudlard ne serait pas tout à fait pareil. Erin la quitterait quand elle serait en sixième année mais pour Ellana, Chacha et Marine, ce serait - déjà - l'année prochaine ! Le temps filait vite. Quelque part, Eileen avait hâte d'affronter cette période. Elle s'était tout de même rapprochée de sa promotion ou d'élèves plus jeunes, et puis ca lui permettrait d'apprendre de nouvelles choses. Mais elle trouvait très enrichissant d'avoir des personnes dans son entourage au-dessus de sa propre promotion. Ca s'était d'ailleurs révélé juste une fois de plus lorsqu'elle avait appris à discuter un peu plus avec Noémie, qui était devenue préfète à sa place récemment. C'était grâce à Ellana et Erin qu'elle avait découvert que la discrimination de sang existait au-delà des murs de Poudlard et qu'elle avait un impact bien plus important que ce qu'elle pensait, allant jusqu'à interdire certaines écoles et certains métiers à certaines personnes parce qu'elles n'avaient soi-disant pas le "bon" statut de sang. Ca l'avait révolté. Et ce feu de la révolte avait été attisé et brûlait à présent entretenu par Noémie qui avait ouvert bien des perspectives à l'irlandaise... Et même si Eileen n'était pas du genre à tout brûler au contraire de son ainée, la flamme amère dans son coeur s'était clairement embrasée.
Eileen sortant de sa sorte de transe due à l'observation du spectacle qu'elle avait en face d'elle se secoua mentalement puis répondit à la question de Doris.
- "Hum... Je crois qu'elle chasse... Je l'ai jamais vu danser !" rit-elle. Il fallait dire qu'elle n'avait jamais vu un chat danser quelqu'il soit, que ce soit chez elle - et elle en avait trois et donc de quoi observer - ou dans la salle commune... Mais il fallait avouer que la musique était rare dans la Tour Ouest. Il fallait que la direction de la maison apporte un tourne-disques ou alors qu'un élève joue d'un instrument et dans ce dernier cas, ce n'était pas forcément suffisamment entrainant pour danser. Elle-même jouait du koto et le son traditionnel et pur n'appelait pas vraiment à se déhancher dessus même si elle était à présent plus bonne à enchainer les notes pour réaliser une belle mélodie.
En rebond à sa remarque, la rouquine avoua, montra sa poche :
- "J'avais prévu de lire ! J'allais au parterre de l'amitié, c'est tranquille là-bas ! Mais j'ai été happée par le son... Ca fait plaisir de voir tout le monde s'amuser comme ca, tu ne trouves pas ?"
Elle ajouta, voyant son sac :
- "Tu allais à la bibliothèque ? Je me dis que la salle commune doit être déserte aujourd'hui..."
Depuis septembre 2050 et la refonte de leur salle commune, les Serdaigle disposaient d'une salle de travail à l'abri du bruit. C'était un bon endroit pour étudier tranquillement, loin des jeux de sociétés ou des activités manuelles. Elle savait d'ailleurs que Mila appréciait grandement le coin des animaux même si sa souris grattoir restait sa préférée.
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Pas la peine de me mentionner, veux tu que je le fasse pour toi @Doris Lynch ?
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Il fallait avouer aussi qu'elle s'était fait des amis dans des promotions qui n'étaient pas la sienne. A bien y réfléchir, ses meilleures amies se trouvaient un an, voire deux ans au-dessus d'elle. Elle savait qu'elles partiraient bientôt et qu'alors Poudlard ne serait pas tout à fait pareil. Erin la quitterait quand elle serait en sixième année mais pour Ellana, Chacha et Marine, ce serait - déjà - l'année prochaine ! Le temps filait vite. Quelque part, Eileen avait hâte d'affronter cette période. Elle s'était tout de même rapprochée de sa promotion ou d'élèves plus jeunes, et puis ca lui permettrait d'apprendre de nouvelles choses. Mais elle trouvait très enrichissant d'avoir des personnes dans son entourage au-dessus de sa propre promotion. Ca s'était d'ailleurs révélé juste une fois de plus lorsqu'elle avait appris à discuter un peu plus avec Noémie, qui était devenue préfète à sa place récemment. C'était grâce à Ellana et Erin qu'elle avait découvert que la discrimination de sang existait au-delà des murs de Poudlard et qu'elle avait un impact bien plus important que ce qu'elle pensait, allant jusqu'à interdire certaines écoles et certains métiers à certaines personnes parce qu'elles n'avaient soi-disant pas le "bon" statut de sang. Ca l'avait révolté. Et ce feu de la révolte avait été attisé et brûlait à présent entretenu par Noémie qui avait ouvert bien des perspectives à l'irlandaise... Et même si Eileen n'était pas du genre à tout brûler au contraire de son ainée, la flamme amère dans son coeur s'était clairement embrasée.
Eileen sortant de sa sorte de transe due à l'observation du spectacle qu'elle avait en face d'elle se secoua mentalement puis répondit à la question de Doris.
- "Hum... Je crois qu'elle chasse... Je l'ai jamais vu danser !" rit-elle. Il fallait dire qu'elle n'avait jamais vu un chat danser quelqu'il soit, que ce soit chez elle - et elle en avait trois et donc de quoi observer - ou dans la salle commune... Mais il fallait avouer que la musique était rare dans la Tour Ouest. Il fallait que la direction de la maison apporte un tourne-disques ou alors qu'un élève joue d'un instrument et dans ce dernier cas, ce n'était pas forcément suffisamment entrainant pour danser. Elle-même jouait du koto et le son traditionnel et pur n'appelait pas vraiment à se déhancher dessus même si elle était à présent plus bonne à enchainer les notes pour réaliser une belle mélodie.
En rebond à sa remarque, la rouquine avoua, montra sa poche :
- "J'avais prévu de lire ! J'allais au parterre de l'amitié, c'est tranquille là-bas ! Mais j'ai été happée par le son... Ca fait plaisir de voir tout le monde s'amuser comme ca, tu ne trouves pas ?"
Elle ajouta, voyant son sac :
- "Tu allais à la bibliothèque ? Je me dis que la salle commune doit être déserte aujourd'hui..."
Depuis septembre 2050 et la refonte de leur salle commune, les Serdaigle disposaient d'une salle de travail à l'abri du bruit. C'était un bon endroit pour étudier tranquillement, loin des jeux de sociétés ou des activités manuelles. Elle savait d'ailleurs que Mila appréciait grandement le coin des animaux même si sa souris grattoir restait sa préférée.
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Pas la peine de me mentionner, veux tu que je le fasse pour toi @Doris Lynch ?
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M'accorderiez vous cette danse ?
Le rire d'Eileen fit sourire Doris un peu plus franchement. Elle avait toujours pensé qu'il existait des personnes avec lesquelles l'atmosphère devenait immédiatement plus simple et détendue, sans vraiment savoir pourquoi. Eileen lui donnait cette impression là. Doris ne l'avait jamais vraiment abordée en classe ou ailleurs, alors que pourtant cela faisait plusieurs années qu'elles fréquentaient les mêmes salles de classe. Mais Doris est très studieuse, trop studieuse toujours plongée dans ses cours au point de faire abstraction de ce qui se passe autour d'elle. Depuis quelques temps, elle avait pris conscience de cet isolement qu'elle s'imposait elle-même et cela lui pesait. Elle en avait marre de toujours essayer d'être la fille parfaite, avec l'âge et la maturité elle rêvait désormais de profiter de sa vie de jeune fille. Certes, elle n'allait pas mettre les études de côté, bien au contraire. Mais elle faisait des efforts pour s'ouvrir aux autres car elle se dit qu'elle manquait beaucoup de bons moments.
Pendant quelques secondes, Doris observa Mila courir après son scarabée avec une énergie impressionnante pour une si petite créature.
-Elle a l'air de prendre sa mission très au sérieux !
La musique continuait de résonner non loin d'elles. Des voix et des rires des élèves regroupés autour de la radio magique leur parvenaient. L'ambiance était très agréable et chaleureuse. Après les longs mois d'hiver, le parc semblait retrouver une énergie nouvelle.
Doris suivit instinctivement le rythme du bout du pied avant de s'en rendre compte. Elle se força à arrêter, légèrement amusée par elle même.
-Tu as raison pour la salle commune, elle doit être complètement vide aujourd'hui. Même les plus studieux ont probablement abandonné leurs révisions pour profiter du soleil.
En vérité elle se visait elle même avec cette remarque. Elle n'aura pas imaginé, il y a quelques heures encore, qu'elle quitterait volontairement la bibliothèque avant d'avoir terminé ses révisions. Mais maintenant qu'elle était dehors elle ne regrettait absolument pas sa décision.
Lorsque Eileen mentionna le parterre de l’amitié, Doris tourna légèrement la tête dans sa direction avec curiosité.
— J’y suis passée quelques fois, c'est vrai que c’est joli. Ca a l'air plus calme qu'ici. Enfin, surtout aujourd'hui.
Son regard glissa à nouveau vers le groupe d’élèves qui dansaient. Certains étaient très à l'aise, d'autres un peu moins mais personne n’avait réellement l’air de s’en soucier. C’était probablement ça qui rendait la scène agréable à regarder.
Doris se demanda vaguement si elle aurait été capable de faire la même chose. Danser au milieu des autres sans réfléchir, sans se demander si elle avait l’air ridicule ou maladroite. La réponse était probablement non. Pas aussi facilement en tout cas. Lorsqu'elle était chez elle, il lui arrivait de mettre de la musique et de danser avec ses parents à la maison. Elle adorait se défouler de cette manière et partager cette complicité avec eux. Mais jamais elle n'aurait osé faire ça devant d'autres personnes... En fait elle n'avait surtout jamais essayé. Les autres élèves présents semblaient s'amuser sans se soucier du regard des autres... Et cela lui donnait terriblement envie d'essayer, de sortir de cette réserve. Après tout, cela faisait un moment que son état d'esprit s'ouvrait au monde et aux nouvelles expériences. Il fallait essayer pour savoir ce que cela procure !
— Oui ça fait vraiment plaisir de les voir s'amuser comme ça ! Je crois que cette musique est dangereuse pour la concentration. En fait, je suis sortie avec l’idée de continuer mes révisions dehors… et maintenant je suis incapable de penser à autre chose.
Elle tapota légèrement son sac du bout des doigts avant de reprendre :
— Enfin… je suppose qu’une pause ne peut pas faire de mal.
Mila traversa soudain leur champ de vision. Doris la suivit du regard avec amusement.
— Elle a toujours autant d’énergie ?
Puis elle eut un petit sourire en coin, comme si une pensée venait de lui traverser l’esprit.
— Je crois que je vous vois souvent toutes les deux ensemble, maintenant que j’y pense.
Autour d’elles, la musique changea de rythme, devenant un peu plus entraînante encore. Quelques élèves applaudirent tandis qu’un garçon tentait manifestement une figure improvisée qui manqua de le faire trébucher. Doris étouffa un rire derrière sa main.
Puis, après quelques secondes d’hésitation, elle tourna légèrement la tête vers Eileen.
— Tu danses, toi ? Parce que personnellement… je ne sais pas trop si je m'en sortirais... Mais c'est vrai qu'ils ont l'air de beaucoup s'amuser, ça me donne envie, j'hésite à les rejoindre...
755 mots
Pas besoin de m'identifier non plus
Pendant quelques secondes, Doris observa Mila courir après son scarabée avec une énergie impressionnante pour une si petite créature.
-Elle a l'air de prendre sa mission très au sérieux !
La musique continuait de résonner non loin d'elles. Des voix et des rires des élèves regroupés autour de la radio magique leur parvenaient. L'ambiance était très agréable et chaleureuse. Après les longs mois d'hiver, le parc semblait retrouver une énergie nouvelle.
Doris suivit instinctivement le rythme du bout du pied avant de s'en rendre compte. Elle se força à arrêter, légèrement amusée par elle même.
-Tu as raison pour la salle commune, elle doit être complètement vide aujourd'hui. Même les plus studieux ont probablement abandonné leurs révisions pour profiter du soleil.
En vérité elle se visait elle même avec cette remarque. Elle n'aura pas imaginé, il y a quelques heures encore, qu'elle quitterait volontairement la bibliothèque avant d'avoir terminé ses révisions. Mais maintenant qu'elle était dehors elle ne regrettait absolument pas sa décision.
Lorsque Eileen mentionna le parterre de l’amitié, Doris tourna légèrement la tête dans sa direction avec curiosité.
— J’y suis passée quelques fois, c'est vrai que c’est joli. Ca a l'air plus calme qu'ici. Enfin, surtout aujourd'hui.
Son regard glissa à nouveau vers le groupe d’élèves qui dansaient. Certains étaient très à l'aise, d'autres un peu moins mais personne n’avait réellement l’air de s’en soucier. C’était probablement ça qui rendait la scène agréable à regarder.
Doris se demanda vaguement si elle aurait été capable de faire la même chose. Danser au milieu des autres sans réfléchir, sans se demander si elle avait l’air ridicule ou maladroite. La réponse était probablement non. Pas aussi facilement en tout cas. Lorsqu'elle était chez elle, il lui arrivait de mettre de la musique et de danser avec ses parents à la maison. Elle adorait se défouler de cette manière et partager cette complicité avec eux. Mais jamais elle n'aurait osé faire ça devant d'autres personnes... En fait elle n'avait surtout jamais essayé. Les autres élèves présents semblaient s'amuser sans se soucier du regard des autres... Et cela lui donnait terriblement envie d'essayer, de sortir de cette réserve. Après tout, cela faisait un moment que son état d'esprit s'ouvrait au monde et aux nouvelles expériences. Il fallait essayer pour savoir ce que cela procure !
— Oui ça fait vraiment plaisir de les voir s'amuser comme ça ! Je crois que cette musique est dangereuse pour la concentration. En fait, je suis sortie avec l’idée de continuer mes révisions dehors… et maintenant je suis incapable de penser à autre chose.
Elle tapota légèrement son sac du bout des doigts avant de reprendre :
— Enfin… je suppose qu’une pause ne peut pas faire de mal.
Mila traversa soudain leur champ de vision. Doris la suivit du regard avec amusement.
— Elle a toujours autant d’énergie ?
Puis elle eut un petit sourire en coin, comme si une pensée venait de lui traverser l’esprit.
— Je crois que je vous vois souvent toutes les deux ensemble, maintenant que j’y pense.
Autour d’elles, la musique changea de rythme, devenant un peu plus entraînante encore. Quelques élèves applaudirent tandis qu’un garçon tentait manifestement une figure improvisée qui manqua de le faire trébucher. Doris étouffa un rire derrière sa main.
Puis, après quelques secondes d’hésitation, elle tourna légèrement la tête vers Eileen.
— Tu danses, toi ? Parce que personnellement… je ne sais pas trop si je m'en sortirais... Mais c'est vrai qu'ils ont l'air de beaucoup s'amuser, ça me donne envie, j'hésite à les rejoindre...
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M'accorderiez vous cette danse ?
La remarque de sa camarade de promotion à propos de la vitalité de Mila et de sa proie fit sourire Eileen.
- "Après tout c'est son instinct ! Et puis comme je lui interdis de chasser autre chose que des insectes, elle s'en donne à cœur joie là."
Ca avait d'ailleurs été l'une des premières leçons qu'Eileen avait appris à Mila. Poudlard regorgeait de créatures à écailles, poils, plumes... qui étaient des compagnons de vie des camarades d'Eileen. Or, elle ne voulait pas que l'un d'eux finisse mal, par un coup de patte malencontreux, une griffe acérée mal placée ou un coup de croc inattendu. Il en était d'ailleurs de sa responsabilité de maitresse de la féline que de l'éduquer et de lui apprendre ces choses-là : à Poudlard, elle n'avait pas le droit de chasser les autres créatures... Eileen ne la laissait attraper que les insectes présents dans le parc. Elle avait réfléchi à cela longuement. Cantonner Mila à ne pas attraper des rats ou des lézards que dans certaines circonstances, c'était encourir un risque. Même si sa chatte était très intelligente, comment faire la différence entre une autorisation une fois et une interdiction une autre fois ? Elle avait donc tracé une ligne et s'y était tenue.
Il fallait avouer que les chats étaient nombreux à Poudlard, particulièrement dans la salle commune de Serdaigle. Leur territoire était drastiquement restreint par la présence de leurs congénères. De part son vétérinaire de père, Eileen savait que certains chats avaient un territoire qu'ils arpentaient tous les jours de plusieurs kilomètres carrés où ils chassaient. Mais il n'en était rien ici. Mila ne pouvait pas sortir sans elle de la salle commune - enfin ca c'est qu'elle pensait - et son territoire, sans interaction avec d'autres chats, se limitait à son panier et au lit de sa maitresse. C'était bien peu comparé à ce que d'autres chats pouvaient avoir ailleurs.
Et puis, il y avait les proies. C'était dans l'instinct des chats de les chasser, d'éventuellement s'en nourrir voire de les apporter en cadeau à leur deux-pattes. Et cela, la rouquine avait du le corriger dès qu'elle avait adopté sa Mila. Leur rencontre dans la Ménagerie magique avait été unique. Elles avaient créé un lien unique. Et il avait fallu à la sorcière tout son amour des animaux pour continuer à apprivoiser - et éduquer en faisant preuve de fermeté - une chatte intelligente et qui comprenait tout à fait ce qui lui était demandé !
Cela ramenait Eileen quelques années en arrière. Sa Mila avait déjà quatre ans et cela faisait trois ans qu'elle était avec elle. Que le temps passait vite !
- "Ca ne te donne pas envie d'avoir un animal de compagnie ?" questionna alors l'irlandaise. Après tout, qui ne craquait pas devant une créature chez les Serdaigle ? Les chats et les boursouflets étaient à n'en pas douter les plus nombreux. Mais on trouvait aussi nombre de rats et de lézards... Il y avait aussi au moins d'autres créatures mais bien moins nombreuses !
La discussion bascula sur la salle commune.
- "Humm... Je sais pas. Certains se sont peut-être fait cette réflexion et sont probablement restés là-haut !" pointa-t-elle le ciel évoquant le sixième étage de la Tour Ouest où siégeait l'entrée de leur nid. "Et puis, on peut toujours réviser au soleil !" fit-elle avec un clin d'oeil, ayant avisé le sac de sa collègue de maison.
Histoire de pousser la conversation, elle questionna sa camarade avec laquelle elle n'avait pas encore vraiment échangé encore :
- "D'ailleurs, c'est vrai qu'en général quand on y passe, il y a toujours quelqu'un !" sourit-elle en se remémorant quelques passages ces derniers temps. Se souvenait-elle seulement d'un moment où leur nid avait été totalement vide en dehors des heures habituelles d'absence des élèves ? Probablement pas. "C'est quoi ton endroit préféré là-bas ?" demanda-t-elle soudain dans un cheminement de son esprit qui avait probablement une logique mais qui ne l'était peut-être pas pour son interlocutrice.
Ah le parterre de l'amitié, c'était un de ses lieux préférés quand venait les beaux jours.
- "C'est vrai que les gens y passent mais ne s'arrêtent pas forcément. C'est beau toutes ces fleurs, toutes ces couleurs... et puis ca sent bon !" lâcha-t-elle soudain prise d'une âme poétique.
Mila finit par en avoir assez du scarabée et rejoignit sa maitresse. Elle regarda Doris avant de se décider à venir la saluer et à quémander des caresses. Puis, elle repartit après un papillon cette fois !
Eileen poursuivit l'échange sur sa lancée en riant :
- "Et tu as raison, c'est plus silencieux qu'ici !" dit-elle en montrant l'ambiance musicale, les rires et les discussions devant elles.
L'aveu de la Serdaigle fit sourire Eileen.
- "Nous deux ? Tu veux dire Mila et moi ? "
Le regard et le rire de Doris l'amena à considérer le groupe. Un garçon tentait de ne pas tomber. Visiblement, il avait du faire quelque chose qui n'avait pas fini comme il le souhaitait !
- "Oula non ! Enfin, je bouge !" lâcha-t-elle quand elle lui demanda si elle dansait. "Tu sais danser toi ? " questionna-t-elle. A vrai dire, il n'y avait que deux moments dans sa vie à Poudlard qui l'avaient vu danser. Deux en quatre ans... Ce n'était pas énorme, non ?
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4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
- "Après tout c'est son instinct ! Et puis comme je lui interdis de chasser autre chose que des insectes, elle s'en donne à cœur joie là."
Ca avait d'ailleurs été l'une des premières leçons qu'Eileen avait appris à Mila. Poudlard regorgeait de créatures à écailles, poils, plumes... qui étaient des compagnons de vie des camarades d'Eileen. Or, elle ne voulait pas que l'un d'eux finisse mal, par un coup de patte malencontreux, une griffe acérée mal placée ou un coup de croc inattendu. Il en était d'ailleurs de sa responsabilité de maitresse de la féline que de l'éduquer et de lui apprendre ces choses-là : à Poudlard, elle n'avait pas le droit de chasser les autres créatures... Eileen ne la laissait attraper que les insectes présents dans le parc. Elle avait réfléchi à cela longuement. Cantonner Mila à ne pas attraper des rats ou des lézards que dans certaines circonstances, c'était encourir un risque. Même si sa chatte était très intelligente, comment faire la différence entre une autorisation une fois et une interdiction une autre fois ? Elle avait donc tracé une ligne et s'y était tenue.
Il fallait avouer que les chats étaient nombreux à Poudlard, particulièrement dans la salle commune de Serdaigle. Leur territoire était drastiquement restreint par la présence de leurs congénères. De part son vétérinaire de père, Eileen savait que certains chats avaient un territoire qu'ils arpentaient tous les jours de plusieurs kilomètres carrés où ils chassaient. Mais il n'en était rien ici. Mila ne pouvait pas sortir sans elle de la salle commune - enfin ca c'est qu'elle pensait - et son territoire, sans interaction avec d'autres chats, se limitait à son panier et au lit de sa maitresse. C'était bien peu comparé à ce que d'autres chats pouvaient avoir ailleurs.
Et puis, il y avait les proies. C'était dans l'instinct des chats de les chasser, d'éventuellement s'en nourrir voire de les apporter en cadeau à leur deux-pattes. Et cela, la rouquine avait du le corriger dès qu'elle avait adopté sa Mila. Leur rencontre dans la Ménagerie magique avait été unique. Elles avaient créé un lien unique. Et il avait fallu à la sorcière tout son amour des animaux pour continuer à apprivoiser - et éduquer en faisant preuve de fermeté - une chatte intelligente et qui comprenait tout à fait ce qui lui était demandé !
Cela ramenait Eileen quelques années en arrière. Sa Mila avait déjà quatre ans et cela faisait trois ans qu'elle était avec elle. Que le temps passait vite !
- "Ca ne te donne pas envie d'avoir un animal de compagnie ?" questionna alors l'irlandaise. Après tout, qui ne craquait pas devant une créature chez les Serdaigle ? Les chats et les boursouflets étaient à n'en pas douter les plus nombreux. Mais on trouvait aussi nombre de rats et de lézards... Il y avait aussi au moins d'autres créatures mais bien moins nombreuses !
La discussion bascula sur la salle commune.
- "Humm... Je sais pas. Certains se sont peut-être fait cette réflexion et sont probablement restés là-haut !" pointa-t-elle le ciel évoquant le sixième étage de la Tour Ouest où siégeait l'entrée de leur nid. "Et puis, on peut toujours réviser au soleil !" fit-elle avec un clin d'oeil, ayant avisé le sac de sa collègue de maison.
Histoire de pousser la conversation, elle questionna sa camarade avec laquelle elle n'avait pas encore vraiment échangé encore :
- "D'ailleurs, c'est vrai qu'en général quand on y passe, il y a toujours quelqu'un !" sourit-elle en se remémorant quelques passages ces derniers temps. Se souvenait-elle seulement d'un moment où leur nid avait été totalement vide en dehors des heures habituelles d'absence des élèves ? Probablement pas. "C'est quoi ton endroit préféré là-bas ?" demanda-t-elle soudain dans un cheminement de son esprit qui avait probablement une logique mais qui ne l'était peut-être pas pour son interlocutrice.
Ah le parterre de l'amitié, c'était un de ses lieux préférés quand venait les beaux jours.
- "C'est vrai que les gens y passent mais ne s'arrêtent pas forcément. C'est beau toutes ces fleurs, toutes ces couleurs... et puis ca sent bon !" lâcha-t-elle soudain prise d'une âme poétique.
Mila finit par en avoir assez du scarabée et rejoignit sa maitresse. Elle regarda Doris avant de se décider à venir la saluer et à quémander des caresses. Puis, elle repartit après un papillon cette fois !
Eileen poursuivit l'échange sur sa lancée en riant :
- "Et tu as raison, c'est plus silencieux qu'ici !" dit-elle en montrant l'ambiance musicale, les rires et les discussions devant elles.
L'aveu de la Serdaigle fit sourire Eileen.
- "Nous deux ? Tu veux dire Mila et moi ? "
Le regard et le rire de Doris l'amena à considérer le groupe. Un garçon tentait de ne pas tomber. Visiblement, il avait du faire quelque chose qui n'avait pas fini comme il le souhaitait !
- "Oula non ! Enfin, je bouge !" lâcha-t-elle quand elle lui demanda si elle dansait. "Tu sais danser toi ? " questionna-t-elle. A vrai dire, il n'y avait que deux moments dans sa vie à Poudlard qui l'avaient vu danser. Deux en quatre ans... Ce n'était pas énorme, non ?
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M'accorderiez vous cette danse ?
Doris sourit encore lorsqu'elle vit Mila s'amuser. Un léger rire lui échappa malgré elle. Franchement, elle était trop mignonne. Elle comprenait mieux pourquoi Eileen semblait autant attachée à elle. Et cela donnait envie à Doris d'avoir son petit animal à elle aussi. Cela devait être tellement agréable d'avoir un petit compagnon au quotidien.
— Je pense que t’as raison de lui avoir appris ça dès le début. Et elle a l’air de vraiment comprendre ce que tu lui autorises ou non. C’est impressionnant.
Elle observa Mila quelques secondes de plus avant d’ajouter, un peu amusée :
— Et c’est probablement mieux pour tout le monde qu’elle chasse seulement les insectes. Je crois que certains élèves feraient une crise si elle attaquait l'un de leurs animaux...
L’image lui arracha un rire discret. Elle imaginait déjà le vacarme que cela provoquerait chez certains Serdaigle particulièrement attachés au calme et à l’ordre.
Quand Eileen lui demanda si cela lui donnait envie d’avoir un animal de compagnie, Doris hésita un instant avant de répondre. La question n’était pas compliquée, pourtant elle prit le temps d’y réfléchir sérieusement. Car même si elle en avait envie, c'était des responsabilités.
— En vrai… oui. Enfin, parfois. Où l'as tu trouvée ?
Elle ramena une mèche derrière son oreille avant de poursuivre.
— Mais je sais pas si je serais capable de bien m’en occuper. J’aurais trop peur d’oublier quelque chose d’important ou de mal faire sans m’en rendre compte. Toi, on voit que t’es habituée avec les animaux. Moi, j’ai jamais vraiment grandi avec. Donc j’aurais probablement peur de faire n’importe quoi au début.
Elle eut un petit sourire.
— Mais c’est vrai que ça doit être agréable d’avoir une présence comme ça avec soi tout le temps. Surtout à Poudlard.
La conversation glissa ensuite vers la salle commune des Serdaigle et Doris laissa échapper un léger rire lorsque sa camarade évoqua ceux qui avaient probablement préféré rester à l’intérieur.
— Je les comprends un peu aussi... Certains trouvent probablement que le meilleur endroit du château reste la salle commune, même quand il fait beau dehors.
Elle tapota légèrement son sac à la remarque d’Eileen concernant les révisions au soleil.
— Bon… j’avoue que j’avais pris mes affaires pour travailler un peu à la base. Mais avec ce temps-là, j’ai eu beaucoup de mal à rester enfermée.
Son regard se releva instinctivement vers le ciel clair au-dessus d’elles. Pour une fois que l’Écosse leur offrait une journée vraiment agréable, elle n’avait clairement aucune envie de passer son après-midi entre quatre murs.
Quand Eileen lui demanda quel était son endroit préféré dans leur salle commune, Doris prit quelques secondes avant de répondre. La question lui plaisait bien, étrangement. Elle visualisa aussitôt plusieurs coins familiers : la canapé auprès du feu, le coin jeux de société, la statue de Rowena, la salle de travail… mais un endroit s’imposa immédiatement dans son esprit.
— Je crois que mon endroit préféré, c’est le coin lecture de la mezzanine.
Un petit sourire apparut aussitôt sur son visage rien qu’en y pensant.
— L’alcôve avec les grandes bibliothèques et tous les fauteuils un peu partout.
Elle visualisait parfaitement l’endroit : les étagères remplies de livres de toutes tailles, les coussins parfois abandonnés sur les poufs, les élèves installés dans un silence seulement coupé par quelques pages tournées ou des discussions à voix basse.
— Je trouve ça apaisant, en fait. J’aime bien l’ambiance là-bas. C’est calme… mais pas vide. Tu peux toujours entendre quelqu’un feuilleter un livre, murmurer avec un ami ou chercher quelque chose dans une bibliothèque. Je trouve ça rassurant.
Elle eut un léger rire avant d’ajouter :
— Et puis il y a vraiment de tout dans ces étagères. Des énormes documentaires compliqués, des vieux romans, des bandes dessinées… parfois même des livres complètement improbables qu’on ouvre juste par curiosité avant de se rendre compte une heure plus tard qu’on est encore en train de lire. Enfin, j'imagine que tu dois bien connaitre la bibliothèque toi aussi ? Et toi, quel est ton endroit préféré la bas ?
Doris ramena une mèche derrière son oreille avant de continuer :
— Je crois que c’est surtout l’endroit où je vais quand j’ai besoin d’être tranquille sans être seule.
Son regard se releva vers Eileen avec un petit sourire amusé.
— Puis les fauteuils sont beaucoup trop confortables. Franchement, c’est dangereux quand on est fatigué. Je suis sûre qu’au moins la moitié des Serdaigle se sont déjà endormis là-bas avec un livre sur le visage. Moi j'avoue que ça m'est arrivé une fois.
Pendant une seconde, elle sembla repenser à quelque chose avant d’ajouter :
— Et j’aime bien le fait que ce soit un endroit qui change tout le temps selon les gens qui s’y trouvent. Certains viennent vraiment pour travailler sérieusement… et d’autres juste pour lire tranquillement ou discuter un peu. Du coup, ça donne toujours l’impression que l’endroit vit sans jamais devenir bruyant.
Elle haussa doucement les épaules.
— Ça ressemble assez bien à Serdaigle au fond.
Pendant quelques secondes, elle se contenta simplement d’observer les élèves dispersés dans le parc, les rires qui montaient un peu plus loin et le vent qui faisait doucement bouger les fleurs autour d’elles.
Mila revint alors vers elles et Doris se pencha légèrement lorsqu’elle vint réclamer des caresses. Elle lui gratta doucement le haut de la tête avant de rire en la voyant repartir presque aussitôt.
— Ah non mais elle tient vraiment pas en place deux secondes.
Puis la conversation dériva sur la danse et Doris eut un rire un peu gêné.
— Moi ? Pas vraiment. Enfin… je peux essayer, mais le résultat est rarement glorieux.
Elle lança un regard amusé vers le groupe d’élèves un peu plus loin, notamment le garçon qui venait de manquer de trébucher.
— Cela dit, comparé à certains ici, je pense que je peux difficilement faire pire. Mais on dirait qu'il s'en fiche complètement, et c'est ça qui est génial ! Même si je ne suis pas à l'abri d'une chute...
Un sourire malicieux apparut finalement sur son visage lorsqu’elle reporta son attention sur Eileen.
— Mais toi, tu dis ça comme quelqu’un qui a déjà tenté au moins une fois. Alors ? C’était vraiment catastrophique ?
1050 mots
— Je pense que t’as raison de lui avoir appris ça dès le début. Et elle a l’air de vraiment comprendre ce que tu lui autorises ou non. C’est impressionnant.
Elle observa Mila quelques secondes de plus avant d’ajouter, un peu amusée :
— Et c’est probablement mieux pour tout le monde qu’elle chasse seulement les insectes. Je crois que certains élèves feraient une crise si elle attaquait l'un de leurs animaux...
L’image lui arracha un rire discret. Elle imaginait déjà le vacarme que cela provoquerait chez certains Serdaigle particulièrement attachés au calme et à l’ordre.
Quand Eileen lui demanda si cela lui donnait envie d’avoir un animal de compagnie, Doris hésita un instant avant de répondre. La question n’était pas compliquée, pourtant elle prit le temps d’y réfléchir sérieusement. Car même si elle en avait envie, c'était des responsabilités.
— En vrai… oui. Enfin, parfois. Où l'as tu trouvée ?
Elle ramena une mèche derrière son oreille avant de poursuivre.
— Mais je sais pas si je serais capable de bien m’en occuper. J’aurais trop peur d’oublier quelque chose d’important ou de mal faire sans m’en rendre compte. Toi, on voit que t’es habituée avec les animaux. Moi, j’ai jamais vraiment grandi avec. Donc j’aurais probablement peur de faire n’importe quoi au début.
Elle eut un petit sourire.
— Mais c’est vrai que ça doit être agréable d’avoir une présence comme ça avec soi tout le temps. Surtout à Poudlard.
La conversation glissa ensuite vers la salle commune des Serdaigle et Doris laissa échapper un léger rire lorsque sa camarade évoqua ceux qui avaient probablement préféré rester à l’intérieur.
— Je les comprends un peu aussi... Certains trouvent probablement que le meilleur endroit du château reste la salle commune, même quand il fait beau dehors.
Elle tapota légèrement son sac à la remarque d’Eileen concernant les révisions au soleil.
— Bon… j’avoue que j’avais pris mes affaires pour travailler un peu à la base. Mais avec ce temps-là, j’ai eu beaucoup de mal à rester enfermée.
Son regard se releva instinctivement vers le ciel clair au-dessus d’elles. Pour une fois que l’Écosse leur offrait une journée vraiment agréable, elle n’avait clairement aucune envie de passer son après-midi entre quatre murs.
Quand Eileen lui demanda quel était son endroit préféré dans leur salle commune, Doris prit quelques secondes avant de répondre. La question lui plaisait bien, étrangement. Elle visualisa aussitôt plusieurs coins familiers : la canapé auprès du feu, le coin jeux de société, la statue de Rowena, la salle de travail… mais un endroit s’imposa immédiatement dans son esprit.
— Je crois que mon endroit préféré, c’est le coin lecture de la mezzanine.
Un petit sourire apparut aussitôt sur son visage rien qu’en y pensant.
— L’alcôve avec les grandes bibliothèques et tous les fauteuils un peu partout.
Elle visualisait parfaitement l’endroit : les étagères remplies de livres de toutes tailles, les coussins parfois abandonnés sur les poufs, les élèves installés dans un silence seulement coupé par quelques pages tournées ou des discussions à voix basse.
— Je trouve ça apaisant, en fait. J’aime bien l’ambiance là-bas. C’est calme… mais pas vide. Tu peux toujours entendre quelqu’un feuilleter un livre, murmurer avec un ami ou chercher quelque chose dans une bibliothèque. Je trouve ça rassurant.
Elle eut un léger rire avant d’ajouter :
— Et puis il y a vraiment de tout dans ces étagères. Des énormes documentaires compliqués, des vieux romans, des bandes dessinées… parfois même des livres complètement improbables qu’on ouvre juste par curiosité avant de se rendre compte une heure plus tard qu’on est encore en train de lire. Enfin, j'imagine que tu dois bien connaitre la bibliothèque toi aussi ? Et toi, quel est ton endroit préféré la bas ?
Doris ramena une mèche derrière son oreille avant de continuer :
— Je crois que c’est surtout l’endroit où je vais quand j’ai besoin d’être tranquille sans être seule.
Son regard se releva vers Eileen avec un petit sourire amusé.
— Puis les fauteuils sont beaucoup trop confortables. Franchement, c’est dangereux quand on est fatigué. Je suis sûre qu’au moins la moitié des Serdaigle se sont déjà endormis là-bas avec un livre sur le visage. Moi j'avoue que ça m'est arrivé une fois.
Pendant une seconde, elle sembla repenser à quelque chose avant d’ajouter :
— Et j’aime bien le fait que ce soit un endroit qui change tout le temps selon les gens qui s’y trouvent. Certains viennent vraiment pour travailler sérieusement… et d’autres juste pour lire tranquillement ou discuter un peu. Du coup, ça donne toujours l’impression que l’endroit vit sans jamais devenir bruyant.
Elle haussa doucement les épaules.
— Ça ressemble assez bien à Serdaigle au fond.
Pendant quelques secondes, elle se contenta simplement d’observer les élèves dispersés dans le parc, les rires qui montaient un peu plus loin et le vent qui faisait doucement bouger les fleurs autour d’elles.
Mila revint alors vers elles et Doris se pencha légèrement lorsqu’elle vint réclamer des caresses. Elle lui gratta doucement le haut de la tête avant de rire en la voyant repartir presque aussitôt.
— Ah non mais elle tient vraiment pas en place deux secondes.
Puis la conversation dériva sur la danse et Doris eut un rire un peu gêné.
— Moi ? Pas vraiment. Enfin… je peux essayer, mais le résultat est rarement glorieux.
Elle lança un regard amusé vers le groupe d’élèves un peu plus loin, notamment le garçon qui venait de manquer de trébucher.
— Cela dit, comparé à certains ici, je pense que je peux difficilement faire pire. Mais on dirait qu'il s'en fiche complètement, et c'est ça qui est génial ! Même si je ne suis pas à l'abri d'une chute...
Un sourire malicieux apparut finalement sur son visage lorsqu’elle reporta son attention sur Eileen.
— Mais toi, tu dis ça comme quelqu’un qui a déjà tenté au moins une fois. Alors ? C’était vraiment catastrophique ?
1050 mots
M'accorderiez vous cette danse ?
Eileen sourit, rougissante au compliment de Doris.
- "Elle est très intelligente, c'est vrai. Je pense que c'est à cause de son côté demi fléreur même si la plupart des chats comprennent très bien quand on leur dit "non" en général... même s'ils en font généralement à leur tête. J'ai deux autres chats à la maison pour en témoigner !" rit-elle.
Pour le coup, entre les chats et le chien qui se cotoyaient chez les O'Brien, l'irlandaise voyait bien la différence. Le chien lui n'osait pas faire un pas de travers. Son humain avait raison sur tout et il faisait ce qu'il voulait. Le chien vivait chez l'humain. Avec les chats, c'était généralement le contraire : l'humain vivait chez le chat. C'était pour cette raison qu'il était important dès le début que le chat comprenne qu'il n'avait pas la voix au chapitre sur tout et la raison pour laquelle la Serdaigle avait posé des règles dès qu'elle avait adopté Mila.
- "N'est-ce pas !" ajouta la quatrième année tout en ajoutant "Je suis même étonnée qu'on n'est pas entendu parlé de catastrophes. Il y a quand même pas mal de proies et de prédateurs parmi nos animaux de compagnie quand on y pense. Typiquement, le chat et le rat... ou le serpent et le rat... " Le fait que les adultes n'acceptent de confier un animal qu'à partir de la deuxième année de leur enfant généralement pouvait y être pour quelque chose... mais cela n'expliquait pas tout. Un animal pouvait échapper à la surveillance de son maître ou de sa maitresse, qui de surcroit n'était pas toujours auprès de lui, car s'il était en internat, c'était avant tout pour aller en cours !
- "Je l'ai eu à la Ménagerie Magique sur le Chemin de Traverse. Ca a été une sorte de coup de foudre entre nous !" Une connexion s'était créée quasiment immédiatement. "Mila n'a pas eu une vie facile mais elle avait un peu près un an quand je l'ai eu... et ca fait 3 ans que je l'ai... Déjà !" Le temps filait si vite en bonne compagnie et avec des activités qui plaisait !
Doris émit des doutes sur le fait de bien s'occuper d'un animal :
- "Tu sais les enjeux ne sont pas les mêmes suivant l'animal que tu choisis. Par exemple, un hibou mangerait à la volière et à un rat ou un boursouflet pourraient tous deux se satisfaire d'un peu de reste de tes repas. Et puis, au début, personne ne sait comment s'y prendre. Ca s'apprend, c'est comme tout. Tu pourrais te faire aider par tes parents au début où tu l'as... et après, tu en auras l'habitude, et tu y penseras facilement... Et puis, pour certains animaux, si tu oublies de les nourrir, ils sauront te le rappeler ne t'en fais pas ! Et puis, tu verras... quand on a commencé à avoir un animal, après c'est difficile de s'en passer !" rit-elle. "Tu aurais une idée d'animal en tête ?"
La réflexion suivante de sa camarade de promotion fit penser à Eileen que Doris se sentait peut être un peu seule.
- "Là encore ca dépend de l'animal que tu choisis. Un hibou sera souvent dans la volière... et les animaux ne sont pas si souvent avec nous. En cours et dans certaines pièces du Château comme à la bibliothèque, on ne peut pas les emmener... Et puis, il y a d'autres moyens d'avoir de la compagnie à Poudlard. Par exemple, j'ai une plante, Mochara, dans la serre n°6. Tu aimes les plantes ? Ce sont de très bonnes confidentes... Et puis, tu as tes ami.e.s, non ? " questionna-t-elle soudain prise d'un doute.
La rouquine s'amusa.
- "Tous les goûts sont dans la nature comme on dit ! J'avoue que notre salle commune est très bien... mais je préfère mille fois être dehors... Pas toi ?" Et d'ailleurs, elle sortait tous les jours de l'année dans le parc, quelque soit la météo.
La réflexion sur les révisions en externe de Doris amena un sourire sur les lèvres d'Eileen :
- "Tu sais qu'on peut utiliser les tables de travail de la zone SaCM en dehors des cours ? C'est très pratique pour y faire ses devoirs dehors... " lâcha-t-elle l'air de rien.
La rouquine sourit quand son interlocutrice évoqua son coin préféré :
- "J'avoue qu'en y réfléchissant, tu as probablement raison... Quoique je lis souvent sur le canapé près du feu..." Elle parvenait à se mettre dans sa bulle quand elle lisait, ce qui faisait qu'elle n'avait pas forcément besoin de s'éloigner du bruit pour se plonger dans un livre. "On a vraiment de la chance d'avoir une bibliothèque... surtout quand on voit la nouvelle bibliothécaire..." laissa-t-elle tombée, sombre d'un coup. La bibliothèque avait toujours été son endroit préféré. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Elle n'y allait que lorsqu'elle avait vraiment besoin de quelque chose.
La remarque de Doris confirma à Eileen son intuition. L'adolescente était introvertie.
- "Un refuge en quelque sorte ? Je le trouve surtout dans le parc de mon côté... " avoua-t-elle. Même si elle discutait facilement et était plutôt extravertie, elle avait parfois besoin de quelques moments rien qu'à elle.
L'irlandaise demanda :
- "Dormir en lisant ? Comment tu as fait ? Quand je suis sur un livre, je sens la fatigue venir et je m'arrête avant de dormir..." expliqua-t-elle pour sa part.
Eileen sourit quand elle évoqua les changements que vivait le coin lecture :
- "Je crois que c'est une bonne définition pour toute notre salle commune en fait. On y est bien et on s'y plait ! Et puis, on est tous gentils les uns avec les autres..."conclut-elle.
Mila reprit sa place dans la discussion quand elle demanda une caresse.
- "Elle adore les caresses et le parc. Je pense qu'elle sait pas trop quoi choisir. " rit-elle.
Eileen eut un sourire de connivence avec Doris quand elle évoqua être maladroite.
- "On se comprend !" rit-elle. "Et bien, une fois en cours je sais pas si tu te souviens. Le cours de DCFM sur Tarentallegra, on cherchait comment fonctionnait le sort, et Narcisse m'a fait danser pour essayer de voir ce que ca donnait... Ca a pas été long mais ca m'a suffit !" avoua-t-elle penaude. "Et puis au Bal des Amico en fin d'année dernière... Pour le coup, j'ai fait comme eux..." montra-t-elle le groupe qui se fichait du regard des autres "j'ai dansé un peu parce que j'avais pas le choix. Le maitre de danse était très insistant. Mais je me suis bien amusée... sans réfléchir au résultat !"
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4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
- "Elle est très intelligente, c'est vrai. Je pense que c'est à cause de son côté demi fléreur même si la plupart des chats comprennent très bien quand on leur dit "non" en général... même s'ils en font généralement à leur tête. J'ai deux autres chats à la maison pour en témoigner !" rit-elle.
Pour le coup, entre les chats et le chien qui se cotoyaient chez les O'Brien, l'irlandaise voyait bien la différence. Le chien lui n'osait pas faire un pas de travers. Son humain avait raison sur tout et il faisait ce qu'il voulait. Le chien vivait chez l'humain. Avec les chats, c'était généralement le contraire : l'humain vivait chez le chat. C'était pour cette raison qu'il était important dès le début que le chat comprenne qu'il n'avait pas la voix au chapitre sur tout et la raison pour laquelle la Serdaigle avait posé des règles dès qu'elle avait adopté Mila.
- "N'est-ce pas !" ajouta la quatrième année tout en ajoutant "Je suis même étonnée qu'on n'est pas entendu parlé de catastrophes. Il y a quand même pas mal de proies et de prédateurs parmi nos animaux de compagnie quand on y pense. Typiquement, le chat et le rat... ou le serpent et le rat... " Le fait que les adultes n'acceptent de confier un animal qu'à partir de la deuxième année de leur enfant généralement pouvait y être pour quelque chose... mais cela n'expliquait pas tout. Un animal pouvait échapper à la surveillance de son maître ou de sa maitresse, qui de surcroit n'était pas toujours auprès de lui, car s'il était en internat, c'était avant tout pour aller en cours !
- "Je l'ai eu à la Ménagerie Magique sur le Chemin de Traverse. Ca a été une sorte de coup de foudre entre nous !" Une connexion s'était créée quasiment immédiatement. "Mila n'a pas eu une vie facile mais elle avait un peu près un an quand je l'ai eu... et ca fait 3 ans que je l'ai... Déjà !" Le temps filait si vite en bonne compagnie et avec des activités qui plaisait !
Doris émit des doutes sur le fait de bien s'occuper d'un animal :
- "Tu sais les enjeux ne sont pas les mêmes suivant l'animal que tu choisis. Par exemple, un hibou mangerait à la volière et à un rat ou un boursouflet pourraient tous deux se satisfaire d'un peu de reste de tes repas. Et puis, au début, personne ne sait comment s'y prendre. Ca s'apprend, c'est comme tout. Tu pourrais te faire aider par tes parents au début où tu l'as... et après, tu en auras l'habitude, et tu y penseras facilement... Et puis, pour certains animaux, si tu oublies de les nourrir, ils sauront te le rappeler ne t'en fais pas ! Et puis, tu verras... quand on a commencé à avoir un animal, après c'est difficile de s'en passer !" rit-elle. "Tu aurais une idée d'animal en tête ?"
La réflexion suivante de sa camarade de promotion fit penser à Eileen que Doris se sentait peut être un peu seule.
- "Là encore ca dépend de l'animal que tu choisis. Un hibou sera souvent dans la volière... et les animaux ne sont pas si souvent avec nous. En cours et dans certaines pièces du Château comme à la bibliothèque, on ne peut pas les emmener... Et puis, il y a d'autres moyens d'avoir de la compagnie à Poudlard. Par exemple, j'ai une plante, Mochara, dans la serre n°6. Tu aimes les plantes ? Ce sont de très bonnes confidentes... Et puis, tu as tes ami.e.s, non ? " questionna-t-elle soudain prise d'un doute.
La rouquine s'amusa.
- "Tous les goûts sont dans la nature comme on dit ! J'avoue que notre salle commune est très bien... mais je préfère mille fois être dehors... Pas toi ?" Et d'ailleurs, elle sortait tous les jours de l'année dans le parc, quelque soit la météo.
La réflexion sur les révisions en externe de Doris amena un sourire sur les lèvres d'Eileen :
- "Tu sais qu'on peut utiliser les tables de travail de la zone SaCM en dehors des cours ? C'est très pratique pour y faire ses devoirs dehors... " lâcha-t-elle l'air de rien.
La rouquine sourit quand son interlocutrice évoqua son coin préféré :
- "J'avoue qu'en y réfléchissant, tu as probablement raison... Quoique je lis souvent sur le canapé près du feu..." Elle parvenait à se mettre dans sa bulle quand elle lisait, ce qui faisait qu'elle n'avait pas forcément besoin de s'éloigner du bruit pour se plonger dans un livre. "On a vraiment de la chance d'avoir une bibliothèque... surtout quand on voit la nouvelle bibliothécaire..." laissa-t-elle tombée, sombre d'un coup. La bibliothèque avait toujours été son endroit préféré. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Elle n'y allait que lorsqu'elle avait vraiment besoin de quelque chose.
La remarque de Doris confirma à Eileen son intuition. L'adolescente était introvertie.
- "Un refuge en quelque sorte ? Je le trouve surtout dans le parc de mon côté... " avoua-t-elle. Même si elle discutait facilement et était plutôt extravertie, elle avait parfois besoin de quelques moments rien qu'à elle.
L'irlandaise demanda :
- "Dormir en lisant ? Comment tu as fait ? Quand je suis sur un livre, je sens la fatigue venir et je m'arrête avant de dormir..." expliqua-t-elle pour sa part.
Eileen sourit quand elle évoqua les changements que vivait le coin lecture :
- "Je crois que c'est une bonne définition pour toute notre salle commune en fait. On y est bien et on s'y plait ! Et puis, on est tous gentils les uns avec les autres..."conclut-elle.
Mila reprit sa place dans la discussion quand elle demanda une caresse.
- "Elle adore les caresses et le parc. Je pense qu'elle sait pas trop quoi choisir. " rit-elle.
Eileen eut un sourire de connivence avec Doris quand elle évoqua être maladroite.
- "On se comprend !" rit-elle. "Et bien, une fois en cours je sais pas si tu te souviens. Le cours de DCFM sur Tarentallegra, on cherchait comment fonctionnait le sort, et Narcisse m'a fait danser pour essayer de voir ce que ca donnait... Ca a pas été long mais ca m'a suffit !" avoua-t-elle penaude. "Et puis au Bal des Amico en fin d'année dernière... Pour le coup, j'ai fait comme eux..." montra-t-elle le groupe qui se fichait du regard des autres "j'ai dansé un peu parce que j'avais pas le choix. Le maitre de danse était très insistant. Mais je me suis bien amusée... sans réfléchir au résultat !"
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M'accorderiez vous cette danse ?
Doris écouta Eileen avec attention tandis qu’elle parlait de Mila, des chats chez elle et de la différence avec les chiens. On sentait qu’elle avait grandi entourée d’eux, qu’elle avait appris à observer leurs comportements et à vivre avec eux depuis longtemps.
Quand Eileen évoqua les prédateurs et les proies présents parmi les animaux des élèves, Doris laissa échapper un petit rire.
— Vu comme ça… c’est vrai que c’est étonnamment calme.
Toujours attendrie en regardant Mila, l'image d'un animal poursuivant un autre à travers la salle commune lui traversa l’esprit. C'est vrai qu'avec le nombre d’élèves et d’animaux présents à Poudlard, c’était presque miraculeux qu’il n’y ait pas davantage d’accidents ou de catastrophes.
Le regard de Doris revint ensuite vers Eileen lorsqu’elle parla de la Ménagerie Magique et de leur rencontre. Son expression s’adoucit immédiatement.
— Un coup de foudre… C’est vraiment mignon comme histoire, en vrai.
La manière dont Eileen parlait de Mila suffisait largement à montrer à quel point la chatte comptait pour elle.
Doris l’écouta ensuite lui expliquer qu’avoir un animal s’apprenait avec le temps et qu’aucun propriétaire n’était parfait dès le début. Curieusement, plus Eileen parlait, moins l’idée lui semblait compliquée ou inaccessible.
— J’avais jamais pensé au fait que certains animaux soient plus simples que d’autres à gérer. Dans ma tête, avoir un animal, c’était forcément énormément de responsabilités d’un coup.
Elle réfléchit quelques secondes à la question suivante.
— Je crois que j’aimerais bien un boursouflet… ou peut-être un chat aussi.Car les chats ont un côté rassurant, je trouve. Même quand ils font complètement ce qu’ils veulent.
Puis Eileen évoqua sa plante dans la serre numéro six et parla des plantes comme de bonnes confidentes. Doris cligna légèrement des yeux, surprise, avant de sourire.
— Une plante confidente… je crois que c’est la phrase la plus Serdaigle que j’ai entendue aujourd’hui.
Elle rit doucement avant de reprendre plus calmement :
— Mais je comprends ce que tu veux dire. J’aime bien les plantes aussi… même si je suis probablement capable d’en tuer une sans le vouloir.
Elle imaginait déjà une pauvre plante oubliée plusieurs jours dans un coin avant qu’elle ne réalise soudain qu’elle avait oublié de l’arroser. L’idée la fit sourire malgré elle.
La question sur ses amis la prit un peu plus au dépourvu. Doris baissa légèrement les yeux pendant une seconde avant de répondre.
— Oui… enfin, un peu.
Elle joua distraitement avec la lanière de son sac avant de poursuivre.
— Je parle avec des gens, mais je crois que j’ai toujours du mal à vraiment aller vers les autres au début. Oui j'ai des amis bien sur, ils ne sont pas nombreux... Et j'ai l'impression d'être trop obnubilée par les devoirs et révisions que je m'en veux de les mettre de côté... J'aimerais pouvoir les voir plus souvent et même me faire d'autres amis. J'essaie un peu plus de fermer mes bouquins pour aller vers les autres.
Elle haussa doucement les épaules avec un sourire un peu gêné.
— Mais parfois, j’ai l’impression d’observer plus que de participer.
Et pourtant, étrangement, parler avec Eileen lui semblait assez naturel jusque-là. La conversation coulait facilement, sans qu’elle ait besoin de réfléchir constamment à ce qu’elle allait dire ensuite.
Quand sa camarade affirma préférer mille fois l’extérieur à la salle commune, Doris leva les yeux vers le parc autour d’elles. Le soleil éclairait les fleurs, plusieurs élèves riaient un peu plus loin et le vent faisait doucement bouger les arbres.
— Aujourd’hui, je comprends totalement pourquoi. Mais quand il pleut ou qu’il fait froid… je redeviens très vite une vraie Serdaigle de bibliothèque.
La remarque sur les tables de la zone SaCM la fit cligner des yeux de surprise.
— Attends… vraiment ? On peut les utiliser librement ? Comment ça se fait que je découvre ça seulement maintenant ?
Elle se demanda soudain combien d’heures elle avait passées enfermée dans la salle commune alors qu’elle aurait pu travailler dehors depuis longtemps.
Puis la conversation revint sur leur coin lecture préféré et l’ambiance changea légèrement lorsque la nouvelle bibliothécaire fut évoquée. Doris remarqua immédiatement la façon dont le ton d’Eileen s’était assombri.
— Oui… l’ambiance à la bibliothèque est devenue un peu étrange ces derniers temps, admit-elle plus doucement.
Elle aimait toujours cet endroit, évidemment. Mais quelque chose semblait différent maintenant. Plus froid, moins accueillant qu’avant.
Quand Eileen parla de refuge, Doris eut un petit sourire pensif.
— Oui… je crois que c’est exactement ça.
Elle observa un instant les fleurs qui bougeaient doucement avec le vent avant d’ajouter :
— Un endroit où on peut juste souffler un peu sans avoir l’impression qu’on attend quelque chose de toi.
Puis Eileen sembla sincèrement intriguée par le fait qu’elle ait déjà réussi à s’endormir en lisant, ce qui fit rire Doris.
— Je crois que j’étais vraiment épuisée ce jour-là. Tellement que je dois lire la même phrase quatre ou cinq fois pour la comprendre. Quand ca m'arrive je ferme le livre et je vais me coucher mais ce jour là je voulais absolument terminer ma page mais j'ai dû attendre le lendemain...
Elle leva les yeux au ciel avec amusement.
— Je lisais un truc sur les runes anciennes et je me souviens avoir pensé “je vais juste fermer les yeux deux minutes”. Mauvaise idée.
Un sourire amusé étira ses lèvres.
— Je me suis réveillée presque une heure plus tard avec le livre complètement ouvert sur le visage et deux élèves qui essayaient de ne pas rire en passant devant moi.Moment très glorieux de ma vie, clairement.
Puis Mila revint réclamer des caresses avant de repartir presque aussitôt, incapable de rester immobile plus de quelques secondes. Doris éclata doucement de rire.
— Elle a vraiment trop d’énergie pour un si petit animal.
Enfin, la conversation dériva vers la danse et Doris eut un sourire amusé lorsque Eileen évoqua le cours de DCFM et le Bal des Amico.
— Oh attends… maintenant que tu le dis, je crois que je m’en souviens un peu. Tarentallegra est probablement la pire manière possible de découvrir qu’on ne sait pas danser.
Elle essaya de se rappeler la scène et secoua la tête avec amusement.
— Mais au moins, t’as survécu au traumatisme.
Son regard dériva ensuite vers le groupe qui continuait de danser sans se soucier du regard des autres.
— Et je crois que c’est ça le plus difficile au fond. Arrêter de réfléchir au résultat.Ceux qui s’amusent le plus sont souvent ceux qui acceptent complètement d’être ridicules cinq minutes. En vrai… je crois que c’est ça qui doit être agréable.
Elle joua distraitement avec la manche de son uniforme avant d’ajouter :
— De juste réussir à se lancer sans penser à l’air qu’on a.
Son regard dériva une nouvelle fois vers la petite piste improvisée, puis revint vers Eileen. Pendant une seconde, elle sembla hésiter à dire quelque chose avant de finalement reprendre d’un ton faussement léger :
— Et puis… vu le niveau général là-bas, on passerait probablement inaperçues.
Un petit rire lui échappa aussitôt, comme pour masquer le fait qu’elle était à moitié sérieuse.
— Enfin… je dis ça, mais je suis presque sûre que je réussirais quand même à trébucher au bout de trente secondes.
Elle leva les yeux vers Eileen avec un sourire un peu plus timide cette fois.
— Quoique… ce serait peut-être moins gênant à deux.
1240 mots
Quand Eileen évoqua les prédateurs et les proies présents parmi les animaux des élèves, Doris laissa échapper un petit rire.
— Vu comme ça… c’est vrai que c’est étonnamment calme.
Toujours attendrie en regardant Mila, l'image d'un animal poursuivant un autre à travers la salle commune lui traversa l’esprit. C'est vrai qu'avec le nombre d’élèves et d’animaux présents à Poudlard, c’était presque miraculeux qu’il n’y ait pas davantage d’accidents ou de catastrophes.
Le regard de Doris revint ensuite vers Eileen lorsqu’elle parla de la Ménagerie Magique et de leur rencontre. Son expression s’adoucit immédiatement.
— Un coup de foudre… C’est vraiment mignon comme histoire, en vrai.
La manière dont Eileen parlait de Mila suffisait largement à montrer à quel point la chatte comptait pour elle.
Doris l’écouta ensuite lui expliquer qu’avoir un animal s’apprenait avec le temps et qu’aucun propriétaire n’était parfait dès le début. Curieusement, plus Eileen parlait, moins l’idée lui semblait compliquée ou inaccessible.
— J’avais jamais pensé au fait que certains animaux soient plus simples que d’autres à gérer. Dans ma tête, avoir un animal, c’était forcément énormément de responsabilités d’un coup.
Elle réfléchit quelques secondes à la question suivante.
— Je crois que j’aimerais bien un boursouflet… ou peut-être un chat aussi.Car les chats ont un côté rassurant, je trouve. Même quand ils font complètement ce qu’ils veulent.
Puis Eileen évoqua sa plante dans la serre numéro six et parla des plantes comme de bonnes confidentes. Doris cligna légèrement des yeux, surprise, avant de sourire.
— Une plante confidente… je crois que c’est la phrase la plus Serdaigle que j’ai entendue aujourd’hui.
Elle rit doucement avant de reprendre plus calmement :
— Mais je comprends ce que tu veux dire. J’aime bien les plantes aussi… même si je suis probablement capable d’en tuer une sans le vouloir.
Elle imaginait déjà une pauvre plante oubliée plusieurs jours dans un coin avant qu’elle ne réalise soudain qu’elle avait oublié de l’arroser. L’idée la fit sourire malgré elle.
La question sur ses amis la prit un peu plus au dépourvu. Doris baissa légèrement les yeux pendant une seconde avant de répondre.
— Oui… enfin, un peu.
Elle joua distraitement avec la lanière de son sac avant de poursuivre.
— Je parle avec des gens, mais je crois que j’ai toujours du mal à vraiment aller vers les autres au début. Oui j'ai des amis bien sur, ils ne sont pas nombreux... Et j'ai l'impression d'être trop obnubilée par les devoirs et révisions que je m'en veux de les mettre de côté... J'aimerais pouvoir les voir plus souvent et même me faire d'autres amis. J'essaie un peu plus de fermer mes bouquins pour aller vers les autres.
Elle haussa doucement les épaules avec un sourire un peu gêné.
— Mais parfois, j’ai l’impression d’observer plus que de participer.
Et pourtant, étrangement, parler avec Eileen lui semblait assez naturel jusque-là. La conversation coulait facilement, sans qu’elle ait besoin de réfléchir constamment à ce qu’elle allait dire ensuite.
Quand sa camarade affirma préférer mille fois l’extérieur à la salle commune, Doris leva les yeux vers le parc autour d’elles. Le soleil éclairait les fleurs, plusieurs élèves riaient un peu plus loin et le vent faisait doucement bouger les arbres.
— Aujourd’hui, je comprends totalement pourquoi. Mais quand il pleut ou qu’il fait froid… je redeviens très vite une vraie Serdaigle de bibliothèque.
La remarque sur les tables de la zone SaCM la fit cligner des yeux de surprise.
— Attends… vraiment ? On peut les utiliser librement ? Comment ça se fait que je découvre ça seulement maintenant ?
Elle se demanda soudain combien d’heures elle avait passées enfermée dans la salle commune alors qu’elle aurait pu travailler dehors depuis longtemps.
Puis la conversation revint sur leur coin lecture préféré et l’ambiance changea légèrement lorsque la nouvelle bibliothécaire fut évoquée. Doris remarqua immédiatement la façon dont le ton d’Eileen s’était assombri.
— Oui… l’ambiance à la bibliothèque est devenue un peu étrange ces derniers temps, admit-elle plus doucement.
Elle aimait toujours cet endroit, évidemment. Mais quelque chose semblait différent maintenant. Plus froid, moins accueillant qu’avant.
Quand Eileen parla de refuge, Doris eut un petit sourire pensif.
— Oui… je crois que c’est exactement ça.
Elle observa un instant les fleurs qui bougeaient doucement avec le vent avant d’ajouter :
— Un endroit où on peut juste souffler un peu sans avoir l’impression qu’on attend quelque chose de toi.
Puis Eileen sembla sincèrement intriguée par le fait qu’elle ait déjà réussi à s’endormir en lisant, ce qui fit rire Doris.
— Je crois que j’étais vraiment épuisée ce jour-là. Tellement que je dois lire la même phrase quatre ou cinq fois pour la comprendre. Quand ca m'arrive je ferme le livre et je vais me coucher mais ce jour là je voulais absolument terminer ma page mais j'ai dû attendre le lendemain...
Elle leva les yeux au ciel avec amusement.
— Je lisais un truc sur les runes anciennes et je me souviens avoir pensé “je vais juste fermer les yeux deux minutes”. Mauvaise idée.
Un sourire amusé étira ses lèvres.
— Je me suis réveillée presque une heure plus tard avec le livre complètement ouvert sur le visage et deux élèves qui essayaient de ne pas rire en passant devant moi.Moment très glorieux de ma vie, clairement.
Puis Mila revint réclamer des caresses avant de repartir presque aussitôt, incapable de rester immobile plus de quelques secondes. Doris éclata doucement de rire.
— Elle a vraiment trop d’énergie pour un si petit animal.
Enfin, la conversation dériva vers la danse et Doris eut un sourire amusé lorsque Eileen évoqua le cours de DCFM et le Bal des Amico.
— Oh attends… maintenant que tu le dis, je crois que je m’en souviens un peu. Tarentallegra est probablement la pire manière possible de découvrir qu’on ne sait pas danser.
Elle essaya de se rappeler la scène et secoua la tête avec amusement.
— Mais au moins, t’as survécu au traumatisme.
Son regard dériva ensuite vers le groupe qui continuait de danser sans se soucier du regard des autres.
— Et je crois que c’est ça le plus difficile au fond. Arrêter de réfléchir au résultat.Ceux qui s’amusent le plus sont souvent ceux qui acceptent complètement d’être ridicules cinq minutes. En vrai… je crois que c’est ça qui doit être agréable.
Elle joua distraitement avec la manche de son uniforme avant d’ajouter :
— De juste réussir à se lancer sans penser à l’air qu’on a.
Son regard dériva une nouvelle fois vers la petite piste improvisée, puis revint vers Eileen. Pendant une seconde, elle sembla hésiter à dire quelque chose avant de finalement reprendre d’un ton faussement léger :
— Et puis… vu le niveau général là-bas, on passerait probablement inaperçues.
Un petit rire lui échappa aussitôt, comme pour masquer le fait qu’elle était à moitié sérieuse.
— Enfin… je dis ça, mais je suis presque sûre que je réussirais quand même à trébucher au bout de trente secondes.
Elle leva les yeux vers Eileen avec un sourire un peu plus timide cette fois.
— Quoique… ce serait peut-être moins gênant à deux.
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M'accorderiez vous cette danse ?
Eileen hocha la tête. C'était calme oui, presqu'autant qu'entre sorciers de sangs différents. Les né-moldus perdaient leurs droits et personne ne faisait de vague. Mais cela, elle le garda pour elle. Elle n'avait aucune idée du statut de sang de sa camarade et de ses croyances vis-à-vis de cette fichue discrimination par le sang.
Heureusement, parler de Mila calma l'irlandaise.
- "Tu es bien une Serdaigle !" lâcha-t-elle quand elle évoqua son souhait d'un chat ou d'un boursouflet. C'était après tout les deux créatures les plus représentées dans la Tour Ouest. "Et bien, il faut aussi que tu penses en dehors de Poudlard. Tu habites dans une ville sorcière ? Dans ce cas, oui, tu peux prendre le boursouflet. Dans le cas contraire, il faut préserver le Secret magique et préférer le chat. Après tout, tous deux peuvent être câlins. Enfin, pour le chat, ca dépendra de celui que tu prendra. Un chat a plus de caractère et est plus indépendant aussi." C'était des éléments de principe qui ne s'appliquaient pas à tous les animaux de la race mais des généralités pouvaient quand même aider à se décider.
Eileen sourit à l'évocation de Mochara.
- "A vrai dire, je ne suis pas la seule à avoir une plante dans la serre des élèves. Je connais des personnes de toutes les maisons qui en ont là-bas... Mais je n'ai jamais demandé s'ils se confiaient à elle... " avoua-t-elle. Pour elle ca avait commencé lors de sa première année. Sorcière élevée comme une moldue, elle avait eu du mal à prendre ses repères. Elle avait toujours été proche de sa famille et Mochara lui rappelait la maison, sa chère Irlande. Ca avait facile de s'en faire une amie et de lui confier ses tracas. Elle en avait d'ailleurs conservé l'habitude sauf qu'elle lui faisait des comptes-rendus de ses journées plutôt que de lui dire uniquement ce qui n'allait pas. Parler pouvait aider à se sentir mieux, une oreille discrète pouvait aider à trouver des solutions... Eileen en avait fait l'expérience plus d'une fois.
L'irlandaise tenta de rassurer son interlocutrice.
- "Avant Mochara, je n'avais jamais pris soin de plante non plus. Et c'est comme les animaux, certaines plantes prennent très bien soin d'elles, d'autres sont plus difficiles à entretenir. Pourquoi crois-tu que la mienne est une plante sauvage ? Elle est coriace !" Même si elle en prenait soin et qu'elle ne risquait plus rien depuis plusieurs années maintenant. "Tu peux opter pour un cactus qui n'a pas besoin de beaucoup d'eau... Il y a même des plantes qui absorbent l'humidité de l'air !" ajouta-t-elle sans se souvenir de plus concernant cette dernière information. "Et pour le coup, si on oublie de passer en prendre soin dans la serre, la prof de botanique peut s'en occuper. C'était déjà le cas du temps de Mr Charleston !" ajouta-t-elle pour planter le clou de l'intérêt d'une plante comme compagne de vie à l'école.
La rouquine sentit une fragilité derrière la réponse de Doris.
- "Tu sais qu'à Serdaigle, on se sert les coudes. Si tu as besoin, tu peux venir me parler. Tu peux jouer avec Mila aussi si tu veux..."
Elle ne voulut pas en rajouter, ne souhaitant pas la mettre dans l'embarras. Le message était passé, c'était là le principal. "Et puis tu sais, il vaut mieux quelques amis sincères sur qui tu peux compter qu'une ribambelle de personnes qui se fichent de toi... " lâcha-t-elle pour la rassurer en lui prenant la main pour lui donner une pression de soutien avant de la relâcher. Après tout, elle ne savait pas comment elle supportait le contact physique. "Il ne faut pas que tu te sentes obligée non plus. L'important c'est toi. Pas ce que tu penses que tu devrais être mais ce qui te rend heureuse." Et là c'était des années d'enseignement de développement personnel qui parlaient. "Pourquoi l'action serait mieux que l'observation ? " questionna-t-elle en retour.
Eileen sourit. Elle comprenait les raisons de Doris à vouloir rester en intérieur par mauvais temps. Dans ces cas-là, il n'y avait pas grand monde dehors. Eileen avait déjà fait de la lecture sur une table de la zone SaCM en pleine hiver. Elle n'était pas restée longtemps sans bouger, mais elle avait apprécié l'expérience. Tout se tentait, avec un bon chocolat chaud et un bon feu de cheminée après !
Etrange, oui c'était le mot. La bibliothèque n'était plus ce qu'elle était. Et quelque part, ca avait fait mal au coeur de la quatrième année de le constater. Elle en avait fait son deuil. Elle hocha la tête, ne voulant pas donner plus d'importance que cela à celle qui hantait désormais l'antre du savoir de sa sombre ombre.
Eileen sourit en écoutant Doris évoquer son refuge. C'était quelque chose de sain à avoir pour soi. Nécessaire aussi pour la prise de recul et se retrouver avec soi-même.
La rouquine rit doucement :
- "Au moins ton livre n'a pas été abîmé... et puis imagine, tu aurais pu t'endormir en faisant un devoir, tu imagines la tache d'encre sur le visage ?"
Puis elle et questionna enthousiaste, faisant référence à ce qui lui arrivait souvent autrefois. C'était quelque chose sur lequel elle s'était calmée avec les cours le lendemain matin :
- "Ah toi aussi ? Quand tu es dans un livre, tu veux savoir la suite alors tu te dis "je finis le chapitre" et puis finalement, tu continues le suivant... et tu finis dans ton lit à 1h ou 2h du matin sans avoir fermé ton livre ?"
Eileen avait été rouge comme une tomate quand Narcisse l'avait fait valsé. Mais le souvenir la faisait sourire à présent. Tout s'atténuait.
- "Je sais pas si on peut vraiment parler de traumatisme ! " rit-elle amusée par la force du terme employé.
Doris semblait motivée à vouloir danser.
- "Tu veux te lancer ? Si tu veux, on peut se prendre la main et se faire une promesse : on ne regarde pas autour de nous... Comme ca, on ne verra pas le regard des autres... "
Et par la même occasion, elles ne verraient pas Mila continuer sa chasse.
1027... si ca continue, on va finir à 3000 mots
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Heureusement, parler de Mila calma l'irlandaise.
- "Tu es bien une Serdaigle !" lâcha-t-elle quand elle évoqua son souhait d'un chat ou d'un boursouflet. C'était après tout les deux créatures les plus représentées dans la Tour Ouest. "Et bien, il faut aussi que tu penses en dehors de Poudlard. Tu habites dans une ville sorcière ? Dans ce cas, oui, tu peux prendre le boursouflet. Dans le cas contraire, il faut préserver le Secret magique et préférer le chat. Après tout, tous deux peuvent être câlins. Enfin, pour le chat, ca dépendra de celui que tu prendra. Un chat a plus de caractère et est plus indépendant aussi." C'était des éléments de principe qui ne s'appliquaient pas à tous les animaux de la race mais des généralités pouvaient quand même aider à se décider.
Eileen sourit à l'évocation de Mochara.
- "A vrai dire, je ne suis pas la seule à avoir une plante dans la serre des élèves. Je connais des personnes de toutes les maisons qui en ont là-bas... Mais je n'ai jamais demandé s'ils se confiaient à elle... " avoua-t-elle. Pour elle ca avait commencé lors de sa première année. Sorcière élevée comme une moldue, elle avait eu du mal à prendre ses repères. Elle avait toujours été proche de sa famille et Mochara lui rappelait la maison, sa chère Irlande. Ca avait facile de s'en faire une amie et de lui confier ses tracas. Elle en avait d'ailleurs conservé l'habitude sauf qu'elle lui faisait des comptes-rendus de ses journées plutôt que de lui dire uniquement ce qui n'allait pas. Parler pouvait aider à se sentir mieux, une oreille discrète pouvait aider à trouver des solutions... Eileen en avait fait l'expérience plus d'une fois.
L'irlandaise tenta de rassurer son interlocutrice.
- "Avant Mochara, je n'avais jamais pris soin de plante non plus. Et c'est comme les animaux, certaines plantes prennent très bien soin d'elles, d'autres sont plus difficiles à entretenir. Pourquoi crois-tu que la mienne est une plante sauvage ? Elle est coriace !" Même si elle en prenait soin et qu'elle ne risquait plus rien depuis plusieurs années maintenant. "Tu peux opter pour un cactus qui n'a pas besoin de beaucoup d'eau... Il y a même des plantes qui absorbent l'humidité de l'air !" ajouta-t-elle sans se souvenir de plus concernant cette dernière information. "Et pour le coup, si on oublie de passer en prendre soin dans la serre, la prof de botanique peut s'en occuper. C'était déjà le cas du temps de Mr Charleston !" ajouta-t-elle pour planter le clou de l'intérêt d'une plante comme compagne de vie à l'école.
La rouquine sentit une fragilité derrière la réponse de Doris.
- "Tu sais qu'à Serdaigle, on se sert les coudes. Si tu as besoin, tu peux venir me parler. Tu peux jouer avec Mila aussi si tu veux..."
Elle ne voulut pas en rajouter, ne souhaitant pas la mettre dans l'embarras. Le message était passé, c'était là le principal. "Et puis tu sais, il vaut mieux quelques amis sincères sur qui tu peux compter qu'une ribambelle de personnes qui se fichent de toi... " lâcha-t-elle pour la rassurer en lui prenant la main pour lui donner une pression de soutien avant de la relâcher. Après tout, elle ne savait pas comment elle supportait le contact physique. "Il ne faut pas que tu te sentes obligée non plus. L'important c'est toi. Pas ce que tu penses que tu devrais être mais ce qui te rend heureuse." Et là c'était des années d'enseignement de développement personnel qui parlaient. "Pourquoi l'action serait mieux que l'observation ? " questionna-t-elle en retour.
Eileen sourit. Elle comprenait les raisons de Doris à vouloir rester en intérieur par mauvais temps. Dans ces cas-là, il n'y avait pas grand monde dehors. Eileen avait déjà fait de la lecture sur une table de la zone SaCM en pleine hiver. Elle n'était pas restée longtemps sans bouger, mais elle avait apprécié l'expérience. Tout se tentait, avec un bon chocolat chaud et un bon feu de cheminée après !
Etrange, oui c'était le mot. La bibliothèque n'était plus ce qu'elle était. Et quelque part, ca avait fait mal au coeur de la quatrième année de le constater. Elle en avait fait son deuil. Elle hocha la tête, ne voulant pas donner plus d'importance que cela à celle qui hantait désormais l'antre du savoir de sa sombre ombre.
Eileen sourit en écoutant Doris évoquer son refuge. C'était quelque chose de sain à avoir pour soi. Nécessaire aussi pour la prise de recul et se retrouver avec soi-même.
La rouquine rit doucement :
- "Au moins ton livre n'a pas été abîmé... et puis imagine, tu aurais pu t'endormir en faisant un devoir, tu imagines la tache d'encre sur le visage ?"
Puis elle et questionna enthousiaste, faisant référence à ce qui lui arrivait souvent autrefois. C'était quelque chose sur lequel elle s'était calmée avec les cours le lendemain matin :
- "Ah toi aussi ? Quand tu es dans un livre, tu veux savoir la suite alors tu te dis "je finis le chapitre" et puis finalement, tu continues le suivant... et tu finis dans ton lit à 1h ou 2h du matin sans avoir fermé ton livre ?"
Eileen avait été rouge comme une tomate quand Narcisse l'avait fait valsé. Mais le souvenir la faisait sourire à présent. Tout s'atténuait.
- "Je sais pas si on peut vraiment parler de traumatisme ! " rit-elle amusée par la force du terme employé.
Doris semblait motivée à vouloir danser.
- "Tu veux te lancer ? Si tu veux, on peut se prendre la main et se faire une promesse : on ne regarde pas autour de nous... Comme ca, on ne verra pas le regard des autres... "
Et par la même occasion, elles ne verraient pas Mila continuer sa chasse.
1027... si ca continue, on va finir à 3000 mots
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
M'accorderiez vous cette danse ?
Doris écouta attentivement les explications d’Eileen concernant les animaux. Plus elle parlait, plus la question semblait devenir concrète dans son esprit. Jusque-là, avoir un animal lui avait toujours paru être quelque chose de lointain, presque réservé aux autres. Aux personnes qui savaient naturellement quoi faire, qui avaient grandi avec ça. Pas à elle.
Quand Eileen lui expliqua qu’il fallait aussi penser à l’après-Poudlard et au Secret magique, Doris hocha doucement la tête.
— J’avais même pas réfléchi à ça…
C’est vrai qu’un boursouflet chez les moldus, ça risque d’être un peu compliqué à expliquer.
Elle imagina la réaction de voisins moldus face à une petite créature rose flottante et incapable de tenir en place et laissa échapper un petit rire.
— Je crois que je comprends pourquoi les chats sont si populaires ici finalement.
Son regard s'attendrit encore sur Mila avant de revenir vers Eileen.
— Et puis… j’aime bien leur côté indépendant justement. Le fait qu’ils choisissent eux-mêmes quand ils veulent venir te voir ou non.
Quelque part, Doris trouvait cela rassurant. Un chat ne donnait pas son affection à n’importe qui. Lorsqu’il venait chercher de l’attention, cela semblait toujours sincère.
Puis la conversation glissa sur les plantes et la serre des élèves. Doris écoutait avec une curiosité sincère tandis qu’Eileen parlait de Mochara avec autant d’affection qu’elle en avait pour Mila. C’était étrange… mais dans le bon sens du terme. Chez Eileen, cela paraissait presque naturel.
— Je crois que j’aime bien la façon dont tu parles de tout ça. On dirait que tu arrives à rendre les choses simples importantes.
Elle ne savait pas vraiment si sa phrase était très claire, mais elle espérait qu’Eileen comprendrait ce qu’elle voulait dire.
La suite la fit rire doucement.
— Un cactus me semble déjà beaucoup plus à ma portée que certaines plantes compliquées.
Elle imaginait déjà une pauvre plante exotique mourir après trois jours entre ses mains.
— Et une plante qui absorbe l’humidité de l’air… honnêtement, avec le climat écossais, elle doit vivre sa meilleure vie ici.
Le ton rassurant d’Eileen lui faisait du bien sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. Elle avait cette manière de parler qui donnait l’impression que tout était plus facile que prévu, même presque moins effrayant. Elle avait quelque chose qui la rassurait beaucoup.
Puis la rouquine lui proposa de venir lui parler si elle en avait besoin. Le geste qui suivit surprit légèrement Doris. La pression douce de sa main contre la sienne ne dura qu’un instant, mais cela suffit à provoquer une chaleur discrète dans sa poitrine.
Doris baissa légèrement les yeux avant de sourire timidement.
— Merci…
Le mot était sorti plus doucement qu’elle ne l’aurait voulu.
Elle n’était pas habituée à ce genre de gentillesse spontanée. Ou peut-être qu’elle ne savait simplement jamais comment y réagir correctement.
Quand Eileen lui demanda pourquoi l’action serait forcément meilleure que l’observation, Doris resta silencieuse quelques secondes.
— Je sais pas…
Elle joua distraitement avec la lanière de son sac avant de reprendre.
— J’ai parfois l’impression de regarder les autres vivre les choses avant moi. Comme si j’attendais toujours le bon moment pour me lancer… sauf que souvent, ce moment n’arrive jamais vraiment.
Elle eut un petit rire gêné.
— C’est probablement pour ça que j’admire les gens capables de faire les choses sans réfléchir pendant trois heures avant. J'aimerais être plus spontanée et arrêter de me poser mille questions avant de faire des choses.
Son regard dériva un instant vers le groupe qui dansait toujours un peu plus loin dans le parc. Ils riaient, se bousculaient parfois maladroitement, mais aucun d’eux ne semblait réellement préoccupé par le regard des autres.
La conversation revint ensuite vers les livres et Doris éclata doucement de rire lorsque Eileen évoqua la possibilité de s’endormir sur un devoir avec de l’encre sur le visage.
— Oh non… honnêtement, ça aurait été horrible.
Elle leva les yeux au ciel avec amusement.
— Même si maintenant que tu le dis, je suis presque étonnée que ça ne me soit jamais arrivé.
Puis Eileen parla de ces soirées où l’on voulait simplement finir un chapitre avant de réaliser plusieurs heures plus tard qu’il était beaucoup trop tard pour être raisonnable.
Cette fois, Doris rit franchement.
— Oui ! Exactement !Le pire, c’est quand tu te convaincs que “celui-là est vraiment le dernier”… et puis il se passe quelque chose à la fin du chapitre alors tu peux pas t’arrêter là.
Elle prit un air faussement dramatique.
— Les auteurs savent exactement ce qu’ils font, c’est criminel.
Doris écouta la proposition d’Eileen en sentant malgré elle son cœur accélérer légèrement. Une partie d’elle avait envie de refuser par réflexe, simplement parce que l’idée de danser devant tout le monde la terrorisait un peu. Enfin… beaucoup, probablement. Pourtant, une autre partie d’elle (plus discrète d’habitude) avait réellement envie d’y aller.
Son regard dériva une nouvelle fois vers le groupe d’élèves un peu plus loin. Certains dansaient bien, d’autres beaucoup moins, mais aucun ne semblait réellement s’en soucier. Ils riaient, se marchaient parfois presque dessus, improvisaient n’importe quoi au rythme de la musique… et honnêtement, ils avaient surtout l’air de passer un bon moment.
Un léger sourire apparut sur les lèvres de Doris.
— En fait j'ai vraiment envie d'y aller, mais je t'avoue que ca me stresse un peu...
Alors qu’au fond, personne nous regardera vraiment plus de cinq secondes.
Ses doigts jouèrent distraitement avec la manche de son uniforme avant qu’elle ne relève finalement les yeux vers Eileen. Elle hésita une seconde avant d’ajouter plus franchement :
— En fait, oui... J’ai envie d’essayer.
Le dire à voix haute provoqua chez elle un étrange mélange de nervosité et d’excitation. Quand Eileen parla de leur promesse de ne pas regarder autour d’elles, Doris sentit malgré elle un rire lui échapper.
— Oh oui, ça pourrait vraiment aider, bonne idée !
Elle imaginait déjà la scène : elle trébuchant lamentablement au bout de trente secondes sous les yeux de tout le parc. Mais étrangement, cette pensée lui semblait un peu moins grave qu’avant. Car elle n'était pas seule, rien n'était grave.
Son regard glissa brièvement vers la main d’Eileen avant de revenir vers elle.
— Et si jamais on est ridicules… au moins, on sera ridicules ensemble.
Et cela lui donnait de la force. Elle prit finalement une inspiration un peu plus profonde, comme si elle se préparait à quelque chose d’énorme alors qu’il ne s’agissait probablement que de quelques pas maladroits sur de la musique.
Puis, avant que son courage ne disparaisse complètement, Doris tendit franchement sa main vers Eileen avec un petit sourire nerveux mais déterminé.
— Allons-y !
1124 mots - Nous sommes très inspirées
j'ai jamais fait de RP aussi long, mais j'adore
Quand Eileen lui expliqua qu’il fallait aussi penser à l’après-Poudlard et au Secret magique, Doris hocha doucement la tête.
— J’avais même pas réfléchi à ça…
C’est vrai qu’un boursouflet chez les moldus, ça risque d’être un peu compliqué à expliquer.
Elle imagina la réaction de voisins moldus face à une petite créature rose flottante et incapable de tenir en place et laissa échapper un petit rire.
— Je crois que je comprends pourquoi les chats sont si populaires ici finalement.
Son regard s'attendrit encore sur Mila avant de revenir vers Eileen.
— Et puis… j’aime bien leur côté indépendant justement. Le fait qu’ils choisissent eux-mêmes quand ils veulent venir te voir ou non.
Quelque part, Doris trouvait cela rassurant. Un chat ne donnait pas son affection à n’importe qui. Lorsqu’il venait chercher de l’attention, cela semblait toujours sincère.
Puis la conversation glissa sur les plantes et la serre des élèves. Doris écoutait avec une curiosité sincère tandis qu’Eileen parlait de Mochara avec autant d’affection qu’elle en avait pour Mila. C’était étrange… mais dans le bon sens du terme. Chez Eileen, cela paraissait presque naturel.
— Je crois que j’aime bien la façon dont tu parles de tout ça. On dirait que tu arrives à rendre les choses simples importantes.
Elle ne savait pas vraiment si sa phrase était très claire, mais elle espérait qu’Eileen comprendrait ce qu’elle voulait dire.
La suite la fit rire doucement.
— Un cactus me semble déjà beaucoup plus à ma portée que certaines plantes compliquées.
Elle imaginait déjà une pauvre plante exotique mourir après trois jours entre ses mains.
— Et une plante qui absorbe l’humidité de l’air… honnêtement, avec le climat écossais, elle doit vivre sa meilleure vie ici.
Le ton rassurant d’Eileen lui faisait du bien sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. Elle avait cette manière de parler qui donnait l’impression que tout était plus facile que prévu, même presque moins effrayant. Elle avait quelque chose qui la rassurait beaucoup.
Puis la rouquine lui proposa de venir lui parler si elle en avait besoin. Le geste qui suivit surprit légèrement Doris. La pression douce de sa main contre la sienne ne dura qu’un instant, mais cela suffit à provoquer une chaleur discrète dans sa poitrine.
Doris baissa légèrement les yeux avant de sourire timidement.
— Merci…
Le mot était sorti plus doucement qu’elle ne l’aurait voulu.
Elle n’était pas habituée à ce genre de gentillesse spontanée. Ou peut-être qu’elle ne savait simplement jamais comment y réagir correctement.
Quand Eileen lui demanda pourquoi l’action serait forcément meilleure que l’observation, Doris resta silencieuse quelques secondes.
— Je sais pas…
Elle joua distraitement avec la lanière de son sac avant de reprendre.
— J’ai parfois l’impression de regarder les autres vivre les choses avant moi. Comme si j’attendais toujours le bon moment pour me lancer… sauf que souvent, ce moment n’arrive jamais vraiment.
Elle eut un petit rire gêné.
— C’est probablement pour ça que j’admire les gens capables de faire les choses sans réfléchir pendant trois heures avant. J'aimerais être plus spontanée et arrêter de me poser mille questions avant de faire des choses.
Son regard dériva un instant vers le groupe qui dansait toujours un peu plus loin dans le parc. Ils riaient, se bousculaient parfois maladroitement, mais aucun d’eux ne semblait réellement préoccupé par le regard des autres.
La conversation revint ensuite vers les livres et Doris éclata doucement de rire lorsque Eileen évoqua la possibilité de s’endormir sur un devoir avec de l’encre sur le visage.
— Oh non… honnêtement, ça aurait été horrible.
Elle leva les yeux au ciel avec amusement.
— Même si maintenant que tu le dis, je suis presque étonnée que ça ne me soit jamais arrivé.
Puis Eileen parla de ces soirées où l’on voulait simplement finir un chapitre avant de réaliser plusieurs heures plus tard qu’il était beaucoup trop tard pour être raisonnable.
Cette fois, Doris rit franchement.
— Oui ! Exactement !Le pire, c’est quand tu te convaincs que “celui-là est vraiment le dernier”… et puis il se passe quelque chose à la fin du chapitre alors tu peux pas t’arrêter là.
Elle prit un air faussement dramatique.
— Les auteurs savent exactement ce qu’ils font, c’est criminel.
Doris écouta la proposition d’Eileen en sentant malgré elle son cœur accélérer légèrement. Une partie d’elle avait envie de refuser par réflexe, simplement parce que l’idée de danser devant tout le monde la terrorisait un peu. Enfin… beaucoup, probablement. Pourtant, une autre partie d’elle (plus discrète d’habitude) avait réellement envie d’y aller.
Son regard dériva une nouvelle fois vers le groupe d’élèves un peu plus loin. Certains dansaient bien, d’autres beaucoup moins, mais aucun ne semblait réellement s’en soucier. Ils riaient, se marchaient parfois presque dessus, improvisaient n’importe quoi au rythme de la musique… et honnêtement, ils avaient surtout l’air de passer un bon moment.
Un léger sourire apparut sur les lèvres de Doris.
— En fait j'ai vraiment envie d'y aller, mais je t'avoue que ca me stresse un peu...
Alors qu’au fond, personne nous regardera vraiment plus de cinq secondes.
Ses doigts jouèrent distraitement avec la manche de son uniforme avant qu’elle ne relève finalement les yeux vers Eileen. Elle hésita une seconde avant d’ajouter plus franchement :
— En fait, oui... J’ai envie d’essayer.
Le dire à voix haute provoqua chez elle un étrange mélange de nervosité et d’excitation. Quand Eileen parla de leur promesse de ne pas regarder autour d’elles, Doris sentit malgré elle un rire lui échapper.
— Oh oui, ça pourrait vraiment aider, bonne idée !
Elle imaginait déjà la scène : elle trébuchant lamentablement au bout de trente secondes sous les yeux de tout le parc. Mais étrangement, cette pensée lui semblait un peu moins grave qu’avant. Car elle n'était pas seule, rien n'était grave.
Son regard glissa brièvement vers la main d’Eileen avant de revenir vers elle.
— Et si jamais on est ridicules… au moins, on sera ridicules ensemble.
Et cela lui donnait de la force. Elle prit finalement une inspiration un peu plus profonde, comme si elle se préparait à quelque chose d’énorme alors qu’il ne s’agissait probablement que de quelques pas maladroits sur de la musique.
Puis, avant que son courage ne disparaisse complètement, Doris tendit franchement sa main vers Eileen avec un petit sourire nerveux mais déterminé.
— Allons-y !
1124 mots - Nous sommes très inspirées