Avec mes bons souvenirs
Adrian ne répond pas et arbore toujours cette expression haineuse. Sa bouche forme une grimace : devant ses dents serrées par le souvenir d’une douleur qui ne semble pas tout à fait partie, ses lèvres forment une espèce de sourire bizarre, qui aurait pu être provocateur en d’autres circonstances. Entre ses dents serrées, il dit :
« Je pourrais vous donner toutes mes notes, tous les ingrédients nécessaires, la marche à suivre, tout vous révéler, scrupuleusement… Ni vous, ni personne n’y comprendriez rien. »
Un ami qui vous veut du bien.
~ La Marche Slave ~
« Je pourrais vous donner toutes mes notes, tous les ingrédients nécessaires, la marche à suivre, tout vous révéler, scrupuleusement… Ni vous, ni personne n’y comprendriez rien. »
Un ami qui vous veut du bien.
~ La Marche Slave ~
Avec mes bons souvenirs

VERSION TEXTUELLE
Reducio
Aidan Bowers acquiesça sobrement aux propos d'Adrian. Le sous-secrétaire d'état à la Culture disait vrai. Aidan n'y comprendrait jamais rien. Mais ce qu'il ne percevait pas encore, c'est qu'Aidan n'avait pas la moindre envie de comprendre. La potion en elle-même ne l'intéressait pas. Sa valeur, en revanche, était digne d'intérêt.
« J'entends resté un parfait imbécile en la matière, je vous rassure, dit-il avant de terminer d'une seule traite son verre de scotch. »
Il posa le verre sur la table basse et se figea, son regard braqué sur sa main tendue.
« Je n'ai que faire de vos inventions, que faire de vous, dit-il d'une voix si tranchante qu'elle paressait appartenir à quelqu'un d'autre. Ce qui m'intéresse, c'est la valeur de ce que vous avez à m'offrir. Alors ne me faites pas perdre mon temps plus longtemps. Donnez-moi ce que je suis venu chercher. »
Sur ces mots, Aidan leva son regard vers Adrian et plongea tout son esprit dans le sien. Cette fois-ci avec une fermeté marquée.
« J'entends resté un parfait imbécile en la matière, je vous rassure, dit-il avant de terminer d'une seule traite son verre de scotch. »
Il posa le verre sur la table basse et se figea, son regard braqué sur sa main tendue.
« Je n'ai que faire de vos inventions, que faire de vous, dit-il d'une voix si tranchante qu'elle paressait appartenir à quelqu'un d'autre. Ce qui m'intéresse, c'est la valeur de ce que vous avez à m'offrir. Alors ne me faites pas perdre mon temps plus longtemps. Donnez-moi ce que je suis venu chercher. »
Sur ces mots, Aidan leva son regard vers Adrian et plongea tout son esprit dans le sien. Cette fois-ci avec une fermeté marquée.
Avec mes bons souvenirs
Adrian bouillonne de l’intérieur, mais il ne parvient pas à résister à cette nouvelle intrusion. Lorsqu’Aidan Bowers entre dans son esprit, celui-ci peut voir Adrian dans sa cuisine ou dans son « laboratoire », à l’étage, préparant une potion, à travers les yeux de celui-ci. Il voit de manière floue un mélange d’ingrédients étranges, souvent sous forme d’essences, dans de minuscules flacons. Aidan le voit d’ailleurs manipuler avec soin un appareil de distillation, observer un carnet de temps en temps, pour ensuite revenir à sa verrerie. Adrian a presque autant l’air d’un chimiste moldu que d’un sorcier. Aidan peut ensuite voir toute une série de tubes à essais disposés en ligne, au contenu de couleur variable. Ces images contiennent un certain nombre d'informations, mais restent hachées, coupées par des flashs. Au prix d’un certain effort, Adrian parvient à repousser Aidan de son esprit.
Un ami qui vous veut du bien.
~ La Marche Slave ~
Un ami qui vous veut du bien.
~ La Marche Slave ~
Avec mes bons souvenirs

VERSION TEXTUELLE
Reducio
Aidan Bowers affichait toujours un sourire de politesse. Il sortit sa baguette magique et la dirigea vers sa tempe pour extraire le souvenir de ce qu'il venait de voir dans l'esprit du sous-secrétaire d'état. Le filet argenté qui se détacha de sa tête termina dans un petit flacon tendu par Lorcan Scamander.
Aidan le remercia d'un mouvement de tête. Lorcan se recula.
« Notre entretien touche bientôt à sa fin, dit Aidan en se levant. Mais pourtant vous résistez encore. Monsieur Scamander peut avoir la main lourde, je doute pourtant que l'expression de sa magie vous soit plus inquiétante que la mienne. Allez-vous enfin consentir à me donner le souvenir complet de cette préparation ou allez-vous m'obliger à vous infliger un sortilège impardonnable dont l'empreinte vous restera gravée à jamais dans la mémoire ? »
Joignant le geste à la parole, Aidan pointa pour la première fois sa baguette magique vers Adrian Grigoriev.
Aidan le remercia d'un mouvement de tête. Lorcan se recula.
« Notre entretien touche bientôt à sa fin, dit Aidan en se levant. Mais pourtant vous résistez encore. Monsieur Scamander peut avoir la main lourde, je doute pourtant que l'expression de sa magie vous soit plus inquiétante que la mienne. Allez-vous enfin consentir à me donner le souvenir complet de cette préparation ou allez-vous m'obliger à vous infliger un sortilège impardonnable dont l'empreinte vous restera gravée à jamais dans la mémoire ? »
Joignant le geste à la parole, Aidan pointa pour la première fois sa baguette magique vers Adrian Grigoriev.
Avec mes bons souvenirs
Adrian ne peut s’empêcher de souffler une insulte dans sa langue maternelle. Même si Aidan ne comprend certainement pas le russe, il n’y a aucunement besoin d’avoir une maîtrise dans cette langue pour deviner qu’il s’agit-là d’un mot assez peu flatteur. Il dit ensuite en anglais :
« Et bien ? Allez-y, cherchez mieux. »
Et de conclure par un nouvel élégant sobriquet russe.
Pour pouvoir se venger, il fallait bien qu'il reste en vie, alors il s'avoua vaincu pour le moment.
Un ami qui vous veut du bien.
~ La Marche Slave ~
« Et bien ? Allez-y, cherchez mieux. »
Et de conclure par un nouvel élégant sobriquet russe.
Pour pouvoir se venger, il fallait bien qu'il reste en vie, alors il s'avoua vaincu pour le moment.
Un ami qui vous veut du bien.
~ La Marche Slave ~
Avec mes bons souvenirs

VERSION TEXTUELLE
Reducio
Aidan Bowers récupéra les derniers lambeaux de souvenirs qu'Adrian
Grigoriev avait, un temps, espéré lui cacher. Le tout termina dans une fiole qui devait prendre une valeur inestimable dans les mois qui suivirent cette rencontre inopportune.
Le lendemain, comme convenu entre les deux hommes, Adrian Grigoriev démissionna sans autre forme de procès du gouvernement d'Arseni Stoyanov. Ce départ brusque et inexpliqué engendra de très vives interrogations au sein du ministère sans que personne ne parvienne à approcher la vérité, ouvrant par la même occasion une période d'incertitudes. Pour la première fois depuis la Bataille des Puits Noirs, le ministère de la Magie renouait avec l'instabilité.
De retour dans sa Russie natale, Adrian Grigoriev fit son rapport à ses supérieurs quant à la mission secrète qu'il devait mener à bien au sein du ministère britannique. Il n'omit aucun détail au sujet d'Aidan Bowers. Tant est si bien que le permis de tuer lui fut accordé pour cette cible.
Adrian Grigoriev n'avait peut-être pas dit son dernier mot dans cette affaire.
Grigoriev avait, un temps, espéré lui cacher. Le tout termina dans une fiole qui devait prendre une valeur inestimable dans les mois qui suivirent cette rencontre inopportune.
Le lendemain, comme convenu entre les deux hommes, Adrian Grigoriev démissionna sans autre forme de procès du gouvernement d'Arseni Stoyanov. Ce départ brusque et inexpliqué engendra de très vives interrogations au sein du ministère sans que personne ne parvienne à approcher la vérité, ouvrant par la même occasion une période d'incertitudes. Pour la première fois depuis la Bataille des Puits Noirs, le ministère de la Magie renouait avec l'instabilité.
De retour dans sa Russie natale, Adrian Grigoriev fit son rapport à ses supérieurs quant à la mission secrète qu'il devait mener à bien au sein du ministère britannique. Il n'omit aucun détail au sujet d'Aidan Bowers. Tant est si bien que le permis de tuer lui fut accordé pour cette cible.
Adrian Grigoriev n'avait peut-être pas dit son dernier mot dans cette affaire.