A travers les entailles
Lilly avait été gênée de formuler sa demande qui l’obsédait depuis plusieurs semaines déjà. Mais elle se sentait également soulagée d'avoir enfin réussis à en parler. Elle se sentait délaissé d'un certain poids. La peur de ne pas être écoutée arriva cependant assez rapidement après que sa confession ait été prononcée. Et si l'infirmier l'envoyait balader? Et si il refusait de lui venir en aide? Son cœur se pinça à cette idée de ne pas être aidé. Cependant sa crainte fut de courte durée. L'infirmier s'installa rapidement en face d'elle, et bien que rassurée, elle était trop gênée pour maintenir son regard qu'elle laissa dirigé vers le sol.
L'adulte commença par la rassurer sur la légitimité de sa demande. Ce fut comme une bouffée d'air frais pour la jeune fille qui sentait une main se tendre vers elle pouvant potentiellement même l'aider. Elle osa relever le regard et rendit son sourire à l'infirmier. Elle hocha même la tête à l'évocation de la potion de sommeil sans rêve. C'était contradictoire, mais elle en rêverait bien de cette potion. Passer une nuit paisible était si rare pour elle depuis un moment qu'elle le désirait franchement.
Mais la suite de la conversation effaça tout aussi rapidement son sourire. Ses yeux semblèrent plus humides et un picotement commençait à se faire sentir à leur surface. Parler n'était en général pas un problème pour la jeune fille qui ne se faisait que rarement prier pour exprimer le fond de ses pensées depuis qu'elle s'était séparé d'une grande partie de sa timidité qui l'handicapait lors de sa première année. Et pourtant lorsqu'il s'agissait de parler de ses sentiments c'était bien plus compliqué. Elle y faisait face chaque jour depuis toujours à ce tourbillon de sentiment et d'émotions qui s'agitaient en elle. Positifs comme négatifs elle avait apprit à vivre plus ou moins avec. Mais la là situation était inédite. Jamais elle n'avait ressentit une telle chose. Un tel désespoir. Comme une tristesse que rien ne pouvait effacer.
Et pourtant elle avait tenté de demander de l'aide. Et à cet instant elle se demandait si elle avait bien fait. Elle avait confiance en l'adulte, c'était bien pour ça qu'elle avait osé lui demandé de l'aide. Une aide déguisé qu'il avait mis à jours. Elle releva ses yeux humides vers ce dernier, ne sachant comment formuler ce tracas qui l'habitait. Le silence semblait s'installer et la jeune fille ne savait comment le briser. Tout en mordant sa lèvre inférieure, elle laissa s'échapper une phrase, doucement mais sa voix presque tremblante par l'émotion qui montait en elle.
- "Comment....Comment vous faites vous depuis la mort de...." Le prénom qu'elle allait prononcer se bloqua dans sa gorge avant de réussir à sortir dans un souffle. "Dai Hong Dao...?"
Car c'était la cause de ses cauchemars, elle le savait bien et en avait plus que conscience. Cet événement la déchirait de l'intérieur depuis qu'elle y avait assisté. Et l'infirmier avait été aux premières loges lui. Et pourtant, il semblait aller bien lui.
L'adulte commença par la rassurer sur la légitimité de sa demande. Ce fut comme une bouffée d'air frais pour la jeune fille qui sentait une main se tendre vers elle pouvant potentiellement même l'aider. Elle osa relever le regard et rendit son sourire à l'infirmier. Elle hocha même la tête à l'évocation de la potion de sommeil sans rêve. C'était contradictoire, mais elle en rêverait bien de cette potion. Passer une nuit paisible était si rare pour elle depuis un moment qu'elle le désirait franchement.
Mais la suite de la conversation effaça tout aussi rapidement son sourire. Ses yeux semblèrent plus humides et un picotement commençait à se faire sentir à leur surface. Parler n'était en général pas un problème pour la jeune fille qui ne se faisait que rarement prier pour exprimer le fond de ses pensées depuis qu'elle s'était séparé d'une grande partie de sa timidité qui l'handicapait lors de sa première année. Et pourtant lorsqu'il s'agissait de parler de ses sentiments c'était bien plus compliqué. Elle y faisait face chaque jour depuis toujours à ce tourbillon de sentiment et d'émotions qui s'agitaient en elle. Positifs comme négatifs elle avait apprit à vivre plus ou moins avec. Mais la là situation était inédite. Jamais elle n'avait ressentit une telle chose. Un tel désespoir. Comme une tristesse que rien ne pouvait effacer.
Et pourtant elle avait tenté de demander de l'aide. Et à cet instant elle se demandait si elle avait bien fait. Elle avait confiance en l'adulte, c'était bien pour ça qu'elle avait osé lui demandé de l'aide. Une aide déguisé qu'il avait mis à jours. Elle releva ses yeux humides vers ce dernier, ne sachant comment formuler ce tracas qui l'habitait. Le silence semblait s'installer et la jeune fille ne savait comment le briser. Tout en mordant sa lèvre inférieure, elle laissa s'échapper une phrase, doucement mais sa voix presque tremblante par l'émotion qui montait en elle.
- "Comment....Comment vous faites vous depuis la mort de...." Le prénom qu'elle allait prononcer se bloqua dans sa gorge avant de réussir à sortir dans un souffle. "Dai Hong Dao...?"
Car c'était la cause de ses cauchemars, elle le savait bien et en avait plus que conscience. Cet événement la déchirait de l'intérieur depuis qu'elle y avait assisté. Et l'infirmier avait été aux premières loges lui. Et pourtant, il semblait aller bien lui.
A travers les entailles
Rafael savait pertinemment que c’était toujours difficile de se livrer ainsi à quelqu’un que l’on connaissait peu. Les deux sorciers se connaissaient plus ou moins car ils étaient dans le même établissement depuis quelques mois et Lilly était déjà venu le voir pour qu’il lui soigne une plaie. Mais leur relation n’était pas plus développée que cela et il comprenait qu’elle hésite à lui dévoiler ce qui la rendait si triste. Il remarqua dans son regard que la déception qu’elle avait ressenti lorsqu’il lui avait dit que la potion ne serait pas la solution miracle à ce problème.
Énormément de personnes misaient sur cette potion et espéraient qu’elle serait la solution à tous leurs problèmes mais elle n’avait qu’un effet tampon. Elle masquait les signes de détresse et le contrecoup se faisait après l’effet de la potion. Dans les cas de traumatisme, l’infirmier n’aimait pas utiliser cette potion, il la trouvait plus délétère qu’aidante et encore plus au long terme. Il l’utilisait assez rarement, seulement lorsque l’état d’un patient devenait trop inquiétant mais il faisait en sorte que celui-ci ne s’y attache pas, deux nuits tout au plus. C’est pour cela qu’il avait préféré être honnête avec sa patiente pour ne pas lui donner de faux espoirs.
La Poufsouffle avait bien compris ce que lui annonça l’infirmier, elle semblait réfléchir pour trouver une solution. Elle se demandait peut-être si Rafael était digne de confiance et si elle pouvait lui parler de ce qui n’allait pas. Ce-dernier était tenu au secret professionnel et du moment que le sujet ne mettait pas la vie d’une personne en péril, il n’avait pas l’autorisation d’en parler. Il allait la rassurer sur le sujet mais il la vit se mordre les lèvres et devina qu’elle allait parler. Il resta donc silencieux et attendit qu’elle parle.
Les mots finirent par sortir, Rafael s’attendait à beaucoup de sujets différents mais il ne s’attendait pas à celui-ci et il dut faire un effort pour essayer de masquer sa surprise. Il n’était pas sur de le cacher totalement, ses yeux se baissèrent vers le sol et il se mordit à son tour la lèvre inférieure. Elle ne lui révélait pas directement ce qui lui donnait du mal à dormir et posait une question à l’infirmier. Savait-elle que la mort de cette sorcière avait été très difficile à accepter pour Rafael? Il s’en était voulu plusieurs jours, il avait passé des nuits entière à réfléchir à ce qu’il aurait pu faire de plus. Puis au bout de quelques jours il avait fini par accepter, ce n’était pas la première personne qu’il voyait mourir mais c’était la première fois qu’il s’était senti aussi impuissant.
Pire encore, il avait, ce soir-là, traumatisé des dizaines d’élèves dans la Grande Salle, des jeunes et des moins jeunes. Il en avait reçu beaucoup à l’infirmerie les jours qui avaient suivi cette fameuse soirée et tout cela n’avait fait qu’ajouter de la culpabilité dans cette histoire. Malgré tout, Rafael devait se montrer fort et aider les adolescents qui venaient le voir, comme Lilly ce jour-là. Il lui répondit du mieux qu’il put.
« — Je vois ... Comment je fais? Pour ne pas vous mentir ça m’a aussi affecté, ce n’est jamais facile de laisser partir quelqu’un, encore plus lorsque l’on a votre âge.
Il fit une pause avant de reprendre. Il savait que Lilly ne lui avait pas demandé cela car elle s’inquiétait seulement de savoir comment Rafael avait vécu l’événement. Elle lui parlait de ça car c’était sûrement la cause de ses cauchemars et c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour lui en faire part. Il ajouta ensuite:
— J’imagine que c’est à cause de cela que vous avez du mal à dormir. Qu’est ce qui vous empêche de dormir? Vous revoyez cette scène dans la nuit, c’est ça? »
Rafael releva la tête et regarda la jeune fille en essayant de capter son regard. Il avait peur de voir dans son regard de la déception. Lui reprochait-elle de ne pas avoir réussi à la sauver?
Énormément de personnes misaient sur cette potion et espéraient qu’elle serait la solution à tous leurs problèmes mais elle n’avait qu’un effet tampon. Elle masquait les signes de détresse et le contrecoup se faisait après l’effet de la potion. Dans les cas de traumatisme, l’infirmier n’aimait pas utiliser cette potion, il la trouvait plus délétère qu’aidante et encore plus au long terme. Il l’utilisait assez rarement, seulement lorsque l’état d’un patient devenait trop inquiétant mais il faisait en sorte que celui-ci ne s’y attache pas, deux nuits tout au plus. C’est pour cela qu’il avait préféré être honnête avec sa patiente pour ne pas lui donner de faux espoirs.
La Poufsouffle avait bien compris ce que lui annonça l’infirmier, elle semblait réfléchir pour trouver une solution. Elle se demandait peut-être si Rafael était digne de confiance et si elle pouvait lui parler de ce qui n’allait pas. Ce-dernier était tenu au secret professionnel et du moment que le sujet ne mettait pas la vie d’une personne en péril, il n’avait pas l’autorisation d’en parler. Il allait la rassurer sur le sujet mais il la vit se mordre les lèvres et devina qu’elle allait parler. Il resta donc silencieux et attendit qu’elle parle.
Les mots finirent par sortir, Rafael s’attendait à beaucoup de sujets différents mais il ne s’attendait pas à celui-ci et il dut faire un effort pour essayer de masquer sa surprise. Il n’était pas sur de le cacher totalement, ses yeux se baissèrent vers le sol et il se mordit à son tour la lèvre inférieure. Elle ne lui révélait pas directement ce qui lui donnait du mal à dormir et posait une question à l’infirmier. Savait-elle que la mort de cette sorcière avait été très difficile à accepter pour Rafael? Il s’en était voulu plusieurs jours, il avait passé des nuits entière à réfléchir à ce qu’il aurait pu faire de plus. Puis au bout de quelques jours il avait fini par accepter, ce n’était pas la première personne qu’il voyait mourir mais c’était la première fois qu’il s’était senti aussi impuissant.
Pire encore, il avait, ce soir-là, traumatisé des dizaines d’élèves dans la Grande Salle, des jeunes et des moins jeunes. Il en avait reçu beaucoup à l’infirmerie les jours qui avaient suivi cette fameuse soirée et tout cela n’avait fait qu’ajouter de la culpabilité dans cette histoire. Malgré tout, Rafael devait se montrer fort et aider les adolescents qui venaient le voir, comme Lilly ce jour-là. Il lui répondit du mieux qu’il put.
« — Je vois ... Comment je fais? Pour ne pas vous mentir ça m’a aussi affecté, ce n’est jamais facile de laisser partir quelqu’un, encore plus lorsque l’on a votre âge.
Il fit une pause avant de reprendre. Il savait que Lilly ne lui avait pas demandé cela car elle s’inquiétait seulement de savoir comment Rafael avait vécu l’événement. Elle lui parlait de ça car c’était sûrement la cause de ses cauchemars et c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour lui en faire part. Il ajouta ensuite:
— J’imagine que c’est à cause de cela que vous avez du mal à dormir. Qu’est ce qui vous empêche de dormir? Vous revoyez cette scène dans la nuit, c’est ça? »
Rafael releva la tête et regarda la jeune fille en essayant de capter son regard. Il avait peur de voir dans son regard de la déception. Lui reprochait-elle de ne pas avoir réussi à la sauver?
A travers les entailles
Toute son énergie semblait-être partie après qu'elle eut prononcé cette dernière phrase. Elle avait envie de fermer les yeux et de s'allonger. C'était trop à porter tout ça. Elle en avait marre. Elle était fatiguée. Epuisée.
Sa blessure au bras et sa belle rencontre avec le Fléreur semblait être oubliée. Elle avait envie d'être dans son lit, serrant fort Jyal contre elle. Comme une enfant. Mais ce n'est pas là qu'elle était et il fallait être forte. Tenter de l'être.
Lorsqu'elle vit la réaction de l'adulte. Elle regretta de s'être confié aussi rapidement. Elle cherchait de l'aide, un support inébranlable qui trouverait une solution. Et naïvement, elle avait pensé que l'infirmier aurait la solution magique à son problème. Quelle ironie de ne pas pouvoir utiliser la magie lorsqu'on en a un besoin irrépressible.
Au lieu du regard et des paroles rassurantes auxquelles elle s'était attendue, ou plutôt qu'elle avait espéré, elle le vit surpris, presque gêné. Le regard de l'adulte était dirigé vers le sol.
Elle crispa de nouveau sa mâchoire et mordillait nerveusement ses lèvres. Elle se leva et décida qu'il était peut être préférable qu'elle parte. Regrettant d'avoir posé cette lourde question, elle préparait mentalement des excuses pour couper court à cette conversation qu'elle n'était plus si sûr de vouloir avoir.
Mais il fut plus rapide. Et Lilly le regardait, le regard humide et les yeux rougissant. Sa question avait été aussi directe que la sienne. Ajouté à la déception de ne pas pouvoir avoir de somnifère, c'était trop. La goutte d'eau de trop avant les nombreuses qui allaient suivre. Sans prévenir et impossibles à retenir, les larmes lui montaient aux joues. Elle avait répété plusieurs fois depuis des mois la demande qu'elle ferait pour avoir de quoi dormir. Elle voulait être forte et ne pas montrer sa souffrance. Et alors qu'elle pensait avoir épuisé son stock de larmes durant ses nombreuses nuits perturbées, celles ci coulaient à nouveau. Inarrêtables.
Elle aurait voulu que le sol s'ouvre sous ses pieds. Qu'il l'engouffre toute entière et la ramène dans son lit. Ce fameux lit ou elle pouvait se cacher sous la couverture et ne rien affronter d'autre que ses cauchemars. Comme une enfant. La réalité était là bien plus dure. Bien plus réelle.
Et alors qu'elle voulait expliquer plus précisément ce qu'elle ressentait, elle ne pouvait que renifler et essuyer du revers de sa main le flot de larmes qui se déversait sans se tarir.
Et entre deux sanglots qui semblaient monter crescendo, elle réussit tout de même à articuler quelques mots sans pour autant réussir à relever son regard rougit:
- "J...Je ... je ... j'suis désolée..."
Elle se rassoit ou plus exactement elle se laisse retomber sans contrôle, sans réussir à calmer ses pleurs. Des spasmes secouent sa poitrine, sa respiration est presque saccadée. Elle ne contrôle plus son corps et ses nombreuses émotions qui ne demandent qu'à sortir. Et voilà qu'elle se sent stupide.
Si stupide. Pathétique
Envolé l'idée d'une Lilly forte.
Putain.
Elle était là en pleurs, aussi fragile et démunie que possible face à ses sentiments. Foutus sentiments. Foutus émotions. C'est dans ces moments là qu'elle aurait aimé ne rien ressentir.
Elle se sentait aussi fragile qu'une enfant. Enfant qu'elle ne pensait plus être.
Sa blessure au bras et sa belle rencontre avec le Fléreur semblait être oubliée. Elle avait envie d'être dans son lit, serrant fort Jyal contre elle. Comme une enfant. Mais ce n'est pas là qu'elle était et il fallait être forte. Tenter de l'être.
Lorsqu'elle vit la réaction de l'adulte. Elle regretta de s'être confié aussi rapidement. Elle cherchait de l'aide, un support inébranlable qui trouverait une solution. Et naïvement, elle avait pensé que l'infirmier aurait la solution magique à son problème. Quelle ironie de ne pas pouvoir utiliser la magie lorsqu'on en a un besoin irrépressible.
Au lieu du regard et des paroles rassurantes auxquelles elle s'était attendue, ou plutôt qu'elle avait espéré, elle le vit surpris, presque gêné. Le regard de l'adulte était dirigé vers le sol.
Elle crispa de nouveau sa mâchoire et mordillait nerveusement ses lèvres. Elle se leva et décida qu'il était peut être préférable qu'elle parte. Regrettant d'avoir posé cette lourde question, elle préparait mentalement des excuses pour couper court à cette conversation qu'elle n'était plus si sûr de vouloir avoir.
Mais il fut plus rapide. Et Lilly le regardait, le regard humide et les yeux rougissant. Sa question avait été aussi directe que la sienne. Ajouté à la déception de ne pas pouvoir avoir de somnifère, c'était trop. La goutte d'eau de trop avant les nombreuses qui allaient suivre. Sans prévenir et impossibles à retenir, les larmes lui montaient aux joues. Elle avait répété plusieurs fois depuis des mois la demande qu'elle ferait pour avoir de quoi dormir. Elle voulait être forte et ne pas montrer sa souffrance. Et alors qu'elle pensait avoir épuisé son stock de larmes durant ses nombreuses nuits perturbées, celles ci coulaient à nouveau. Inarrêtables.
Elle aurait voulu que le sol s'ouvre sous ses pieds. Qu'il l'engouffre toute entière et la ramène dans son lit. Ce fameux lit ou elle pouvait se cacher sous la couverture et ne rien affronter d'autre que ses cauchemars. Comme une enfant. La réalité était là bien plus dure. Bien plus réelle.
Et alors qu'elle voulait expliquer plus précisément ce qu'elle ressentait, elle ne pouvait que renifler et essuyer du revers de sa main le flot de larmes qui se déversait sans se tarir.
Et entre deux sanglots qui semblaient monter crescendo, elle réussit tout de même à articuler quelques mots sans pour autant réussir à relever son regard rougit:
- "J...Je ... je ... j'suis désolée..."
Elle se rassoit ou plus exactement elle se laisse retomber sans contrôle, sans réussir à calmer ses pleurs. Des spasmes secouent sa poitrine, sa respiration est presque saccadée. Elle ne contrôle plus son corps et ses nombreuses émotions qui ne demandent qu'à sortir. Et voilà qu'elle se sent stupide.
Si stupide. Pathétique
Envolé l'idée d'une Lilly forte.
Putain.
Elle était là en pleurs, aussi fragile et démunie que possible face à ses sentiments. Foutus sentiments. Foutus émotions. C'est dans ces moments là qu'elle aurait aimé ne rien ressentir.
Elle se sentait aussi fragile qu'une enfant. Enfant qu'elle ne pensait plus être.
A travers les entailles
Rafael ne comprenait pas encore l’ampleur de la souffrance de la jeune fille. Il remettait en cause ses propres actes mais ce n’était pas seulement lié à ça, ce n’était pas à lui qu’elle semblait en vouloir, et il ne le comprit que lorsqu’il la vit réagir à sa réponse. Les larmes coulèrent d’abord lentement sur les joues de la Poufsouffle avant de prendre de la vitesse et de l’ampleur. Ces larmes se transformèrent rapidement en sanglots qu’elle ne maîtrisait pas. C’est ainsi que l’infirmier comprit que Lilly ne lui reprochait pas sa manière de faire, elle souffrait d’avoir vu une personne mourir. Et bien qu’il en soit en partie coupable, ce n’était pas cela qui la rendait dans cet état.
La mort était un concept bien trop abstrait pour les enfants et la première confrontation à cette étape était marquante et parfois dévastatrice, Rafael le constatait à cet instant. Il regardait la jeune fille debout, dominée par sa détresse et peinait à trouvait la manière de la calmer. Il aurait eu envie de la consoler et de prendre sa douleur, la réconforter à bras ouverts mais il était son infirmier et savait que le contact gênait la jeune fille. Cette dernière réussit, malgré tout, à parler mais elle s’excusa de son état. Elle n’avait pas à le faire, elle avait besoin de libérer toute cette souffrance qu’elle gardait en elle et elle ne devait pas s’en excuser.
Elle se laissa tomber sur le brancard sans arrêter ses pleurs qui étaient désormais entremêlées avec des spasmes. Rafael ne supportait pas de voir des enfants souffrir autant à cause des atrocités que le monde actuel leur contraignait à assister. Il laissa la jeune fille essayer de retrouver son souffle quelques secondes mais elle ne semblait pas pouvoir s’arrêter. Il essaya de lui répondre et la rassurer par la même occasion.
« — Lilly, ne vous excusez pas pour ça. Au contraire, vous avez raison de laisser tout ce que vous retenez sortir. Il faut vous libérer et vous avez le droit de pleurer, cela ne fait pas de vous une mauvaise personne, c’est juste normal!
Il voulait qu’elle comprenne qu’elle n’avait pas à se retenir devant lui, elle n’en serait pas une personne moins forte pour autant. Il était normal d’avoir ce genre de réaction et elle ne devait pas s’en cacher. Il réalisa aussi que l’état de sa patiente était plus préoccupant qu’il ne l’avait évalué plus tôt, elle devait se reposer et la potion de Sommeil sans rêves l’aiderait le temps d’une ou deux nuits à récupérer un peu, cela serait bénéfique pour elle pour surmonter cette épreuve.
— Cela n’est jamais facile de voir quelqu’un partir ainsi, et je sais que vous le vivez très mal. Mais vous verrez qu’avec le temps, la douleur et la tristesse seront moins intenses et vous parviendrez à surmonter cela. En attendant, vous savez que si vous avez besoin d’en parler ou seulement de pleurer ou crier, vous pouvez venir me voir et m’en parler. Après une petite pause il ajouta: Pour ce qui est de ce soir, j’aimerais vous proposer de rester à l’infirmerie, je pense que vous allez pouvoir prendre un peu de potion de sommeil sans rêve mais je dois vous surveiller si c’est le cas.»
La mort était un concept bien trop abstrait pour les enfants et la première confrontation à cette étape était marquante et parfois dévastatrice, Rafael le constatait à cet instant. Il regardait la jeune fille debout, dominée par sa détresse et peinait à trouvait la manière de la calmer. Il aurait eu envie de la consoler et de prendre sa douleur, la réconforter à bras ouverts mais il était son infirmier et savait que le contact gênait la jeune fille. Cette dernière réussit, malgré tout, à parler mais elle s’excusa de son état. Elle n’avait pas à le faire, elle avait besoin de libérer toute cette souffrance qu’elle gardait en elle et elle ne devait pas s’en excuser.
Elle se laissa tomber sur le brancard sans arrêter ses pleurs qui étaient désormais entremêlées avec des spasmes. Rafael ne supportait pas de voir des enfants souffrir autant à cause des atrocités que le monde actuel leur contraignait à assister. Il laissa la jeune fille essayer de retrouver son souffle quelques secondes mais elle ne semblait pas pouvoir s’arrêter. Il essaya de lui répondre et la rassurer par la même occasion.
« — Lilly, ne vous excusez pas pour ça. Au contraire, vous avez raison de laisser tout ce que vous retenez sortir. Il faut vous libérer et vous avez le droit de pleurer, cela ne fait pas de vous une mauvaise personne, c’est juste normal!
Il voulait qu’elle comprenne qu’elle n’avait pas à se retenir devant lui, elle n’en serait pas une personne moins forte pour autant. Il était normal d’avoir ce genre de réaction et elle ne devait pas s’en cacher. Il réalisa aussi que l’état de sa patiente était plus préoccupant qu’il ne l’avait évalué plus tôt, elle devait se reposer et la potion de Sommeil sans rêves l’aiderait le temps d’une ou deux nuits à récupérer un peu, cela serait bénéfique pour elle pour surmonter cette épreuve.
— Cela n’est jamais facile de voir quelqu’un partir ainsi, et je sais que vous le vivez très mal. Mais vous verrez qu’avec le temps, la douleur et la tristesse seront moins intenses et vous parviendrez à surmonter cela. En attendant, vous savez que si vous avez besoin d’en parler ou seulement de pleurer ou crier, vous pouvez venir me voir et m’en parler. Après une petite pause il ajouta: Pour ce qui est de ce soir, j’aimerais vous proposer de rester à l’infirmerie, je pense que vous allez pouvoir prendre un peu de potion de sommeil sans rêve mais je dois vous surveiller si c’est le cas.»
A travers les entailles
Le visage baigné de larmes, qu'elle essuyait au fur et à mesure maladroitement sur ses manches toute trempées, elle entendait l'adulte qui lui parlait. Les paroles rassurantes de l'infirmier eurent pour effet de la calmer un peu. Le calme après la tempête se profilait. Les sanglots s'estompèrent doucement et elle put lui répondre. Tentant de sourire et tout en reniflant:
- "Je ne pense pas que vous apprécirez vraiment quand je me présenterai en hurlant dans votre bureau !" Dit-elle en essayant de rigoler. Elle avait conscience d'avoir le visage dans un sale état, rougit et bouffit par les larmes, elle devait également avoir de la morve étalée un peu partout, charmante vision, et elle se sentait vidée. Elle n'avait plus envie de penser.
Du temps, il lui fallait du temps. Elle le savait bien et avait essayer de se le laisser le temps. Mais visiblement celui ci n'allait pas se compter en semaines. Elle avait des fois l'impression que ça allait mieux, certaines nuits se passaient bien quand même. Mais dans l'ensemble cela faisait toujours des hauts et des bas. C'était toujours le cas avec ses émotions. Et il y avait des moments, comme là, où elle était épuisée. Et où elle craquait. Elle était juste désolée que M.Mason ait assisté à ça.
- "Merci c'est gentil, je pense que j'en ai vraiment besoin. Je suis d'accord si je peux emmener Jyal... Elle n'est pas encore parfaitement habituée au Château et je ne sais pas trop comment elle réagira si elle doit dormir seule la pauvre."
C'était surtout pour elle qu'elle demandait ça, dormir seule à l'infirmerie, même avec l'aide d'une potion de sommeil sans rêve ne promettait pas d'être très chouette. Et la compagnie de sa petite boule de poils ne serait certainement pas de trop. C'était bien la seule chose qui arrivait à l'apaiser.
- "Mais pourquoi vous devez me surveiller au fait? Qu'est-ce qu'il peut se passer avec cette potion?"
Elle avait bien conscience que la solution de la potion n'était que transitoire. Mais peut être que Miss Field serait d'accord pour l'aider d'une autre manière? Peut-être connaissait-elle des méthodes de méditations qui permettaient de mieux dormir? Certainement même. Elle ne voulait plus affronter ses problèmes toute seule. Elle pensait être forte en se battant mais elle se rendait compte que c'était tout à fait l'inverse. Pleurer ne voulait pas dire faiblesse, comme ne pas pleurer ne signifiait pas que l'on soit fort. M.Mason lui avait fait réaliser cela. Elle n'aurait pas dut attendre si longtemps. Parler et échanger, même sur des sujets aussi personnels et intimes faisait grandir. C'était important d'en apprendre plus sur soi à travers des échanges. Lilly ne regrettait pas d'être venue. Elle s'était libéré d'un poids. Mais de sa totalité, mais au moins d'une petite partie.
- "En tout cas merci beaucoup pour votre soutien. J'espère que vous aussi vous avez quelqu'un sur qui vous appuyer."
Elle espérait sincèrement que cela soit le cas. Elle n'était qu'une élève parmi tant d'autres. Cela devait être dur de porter les tristesses et blessures des autres en plus des siennes. Lilly avait beaucoup de respect et d'admiration pour l'infirmier qui devait avoir de sacrés épaules pour porter tout ça.
- "Je ne pense pas que vous apprécirez vraiment quand je me présenterai en hurlant dans votre bureau !" Dit-elle en essayant de rigoler. Elle avait conscience d'avoir le visage dans un sale état, rougit et bouffit par les larmes, elle devait également avoir de la morve étalée un peu partout, charmante vision, et elle se sentait vidée. Elle n'avait plus envie de penser.
Du temps, il lui fallait du temps. Elle le savait bien et avait essayer de se le laisser le temps. Mais visiblement celui ci n'allait pas se compter en semaines. Elle avait des fois l'impression que ça allait mieux, certaines nuits se passaient bien quand même. Mais dans l'ensemble cela faisait toujours des hauts et des bas. C'était toujours le cas avec ses émotions. Et il y avait des moments, comme là, où elle était épuisée. Et où elle craquait. Elle était juste désolée que M.Mason ait assisté à ça.
- "Merci c'est gentil, je pense que j'en ai vraiment besoin. Je suis d'accord si je peux emmener Jyal... Elle n'est pas encore parfaitement habituée au Château et je ne sais pas trop comment elle réagira si elle doit dormir seule la pauvre."
C'était surtout pour elle qu'elle demandait ça, dormir seule à l'infirmerie, même avec l'aide d'une potion de sommeil sans rêve ne promettait pas d'être très chouette. Et la compagnie de sa petite boule de poils ne serait certainement pas de trop. C'était bien la seule chose qui arrivait à l'apaiser.
- "Mais pourquoi vous devez me surveiller au fait? Qu'est-ce qu'il peut se passer avec cette potion?"
Elle avait bien conscience que la solution de la potion n'était que transitoire. Mais peut être que Miss Field serait d'accord pour l'aider d'une autre manière? Peut-être connaissait-elle des méthodes de méditations qui permettaient de mieux dormir? Certainement même. Elle ne voulait plus affronter ses problèmes toute seule. Elle pensait être forte en se battant mais elle se rendait compte que c'était tout à fait l'inverse. Pleurer ne voulait pas dire faiblesse, comme ne pas pleurer ne signifiait pas que l'on soit fort. M.Mason lui avait fait réaliser cela. Elle n'aurait pas dut attendre si longtemps. Parler et échanger, même sur des sujets aussi personnels et intimes faisait grandir. C'était important d'en apprendre plus sur soi à travers des échanges. Lilly ne regrettait pas d'être venue. Elle s'était libéré d'un poids. Mais de sa totalité, mais au moins d'une petite partie.
- "En tout cas merci beaucoup pour votre soutien. J'espère que vous aussi vous avez quelqu'un sur qui vous appuyer."
Elle espérait sincèrement que cela soit le cas. Elle n'était qu'une élève parmi tant d'autres. Cela devait être dur de porter les tristesses et blessures des autres en plus des siennes. Lilly avait beaucoup de respect et d'admiration pour l'infirmier qui devait avoir de sacrés épaules pour porter tout ça.
A travers les entailles
Si il y avait une chose que Rafael trouvait difficile depuis qu’il était arrivé à Poudlard c’était bien ce genre de situation. Il détestait voir les adolescents et les enfants dans un état de santé aussi grave, il ne faisait aucun doute que Lilly souffrait et c’était dur à voir. D’autant plus que Rafael ne savait pas trop comment réagir à cela, durant sa formation il avait fait peu de stages en pédiatrie et dans sa carrière professionnelle il n’en avait pas eu beaucoup non plus. Il apprenait chaque jour et devait faire face à des situations inhabituelles quotidiennement.
Il laissa le silence s’installer après qu’il eut terminé de parler, ce silence était aussi important que ce qu’il venait de dire. Il eut d’ailleurs l’impression que ses paroles eurent l’effet escompté, Lilly semblait se calmer un petit peu, les sanglots de la jeune fille perdirent en intensité et il eut l’impression qu’elle essayait de sourire mais il devinait que c’était trop tôt pour se genre de réaction. Néanmoins, il devina que l’idée de pouvoir prendre la potion pour cette nuit la soulageait et elle espérait peut-être un avenir plus serein et calme. Elle essaya d’apaiser ses tensions en lançant une petite blague qui fit sourire Rafael. Il était vrai que cela pourrait être étrange de voir la jeune sorcière débarquer dans son bureau en hurlant, mais si cela permettait de la soulager, il l’accompagnerait volontiers dehors pour qu’elle vide toute sa tristesse ou sa colère dans le vide.
Elle laissa quelques secondes s’écouler puis répondit à la proposition de Rafael, à savoir dormir ici avec de la potion de sommeil sans rêves. Elle acceptait de dormir à l’infirmerie à la condition que Jyal puisse l’accompagner. L’infirmier ne savait pas trop si elle parlait d’un animal de compagnie ou d’un doudou. Dans un cas comme de l’autre, il était prêt à le laisser dormir à l’infirmerie. Il avait reprit les anciennes règles de l’infirmerie et aucun animal n’était autorisé à entrer dans la zone de soins, mais selon l’animal qu’elle détenait, Rafael était prêt à faire une exception. Elle lui demanda ensuite pourquoi elle devait dormir ici et pas dans sa salle commune.
Rafael hésitait à lui dire la vérité. La potion avait des pouvoirs puissants pour ne penser à rien pendant la nuit mais en cas de traumatisme trop important et d’un mauvais dosage, il se pouvait que le sujet se réveille pendant la nuit et ce réveil était assez brutal, plus que le cauchemar en lui même. Cela n’était jamais arrivé à Rafael mais il préférait pouvoir surveiller ses patients et réagir en cas de besoin. Il ne savait pas si Lilly était prête à entendre cette vérité mais il n’avait pas envie de lui mentir. Une relation de soin s’installait entre les deux sorciers et il voulait consolider cette relation pour qu’elle ait quelqu’un à qui se confier si besoin. Il décida de répondre à toutes ses questions.
« — Peut-être qu’on évitera de crier à l’infirmerie mais n’hésitez pas, la forêt interdite est très grande et personne ne nous jugerait. Pour ce qui est d’être accompagné de ... Jyal, je ne sais pas. Qui est Jyal? Rafael hésita encore quelques secondes à savoir s’il prenait la bonne décision mais la sincérité l’emporta: Je préfère que vous restiez à l’infirmerie car ça reste une potion qui nécessite une surveillance. Cela n’est jamais arrivé devant moi mais il arrive que la potion ne soit pas suffisamment dosée et dans ce cas-là, le réveil est assez traumatique et je préfère être là si cela arrive. Ce n’est pas très grave, c’est que la potion est mal dosée mais c’est mieux de réagir vite, d’où l’intérêt de ma proximité.
Rafael espérait que cela n’inquiète pas plus Lilly car le risque était très faible. Mais avant que Rafael ne puisse ajouter quelque chose, la jeune Poufsouffle le remercia et il remarqua qu’elle avait l’air sincère. Il était heureux d’avoir pu l’aider un petit peu bien qu’il se doutait que ce n’était pas suffisant. Les quelques mots qu’elle ajouta laissèrent l’infirmier perplexe, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle s’inquiète de son état, c’était l’une des première à lui demander au château. Il resta muet quelques secondes en repensant à la difficulté de cette soirée. Il avait trouvé du réconfort en en parlant à sa meilleure amie Eleanor, elle avait été d’une aide précieuse pour surmonter cette épreuve. Il s’empressa de rassurer la jeune fille.
— Ne me remerciez pas Lilly, j’espère vraiment que nous arriverons à faire en sorte que vous alliez mieux. Et mon bureau sera toujours ouvert pour vous. Il reprit sa respiration et ajouta: Ne vous inquiétez pas pour moi, cette soirée a été dure pour tout le monde mais de mon côté j’ai réussi à la surmonter.»
Il laissa le silence s’installer après qu’il eut terminé de parler, ce silence était aussi important que ce qu’il venait de dire. Il eut d’ailleurs l’impression que ses paroles eurent l’effet escompté, Lilly semblait se calmer un petit peu, les sanglots de la jeune fille perdirent en intensité et il eut l’impression qu’elle essayait de sourire mais il devinait que c’était trop tôt pour se genre de réaction. Néanmoins, il devina que l’idée de pouvoir prendre la potion pour cette nuit la soulageait et elle espérait peut-être un avenir plus serein et calme. Elle essaya d’apaiser ses tensions en lançant une petite blague qui fit sourire Rafael. Il était vrai que cela pourrait être étrange de voir la jeune sorcière débarquer dans son bureau en hurlant, mais si cela permettait de la soulager, il l’accompagnerait volontiers dehors pour qu’elle vide toute sa tristesse ou sa colère dans le vide.
Elle laissa quelques secondes s’écouler puis répondit à la proposition de Rafael, à savoir dormir ici avec de la potion de sommeil sans rêves. Elle acceptait de dormir à l’infirmerie à la condition que Jyal puisse l’accompagner. L’infirmier ne savait pas trop si elle parlait d’un animal de compagnie ou d’un doudou. Dans un cas comme de l’autre, il était prêt à le laisser dormir à l’infirmerie. Il avait reprit les anciennes règles de l’infirmerie et aucun animal n’était autorisé à entrer dans la zone de soins, mais selon l’animal qu’elle détenait, Rafael était prêt à faire une exception. Elle lui demanda ensuite pourquoi elle devait dormir ici et pas dans sa salle commune.
Rafael hésitait à lui dire la vérité. La potion avait des pouvoirs puissants pour ne penser à rien pendant la nuit mais en cas de traumatisme trop important et d’un mauvais dosage, il se pouvait que le sujet se réveille pendant la nuit et ce réveil était assez brutal, plus que le cauchemar en lui même. Cela n’était jamais arrivé à Rafael mais il préférait pouvoir surveiller ses patients et réagir en cas de besoin. Il ne savait pas si Lilly était prête à entendre cette vérité mais il n’avait pas envie de lui mentir. Une relation de soin s’installait entre les deux sorciers et il voulait consolider cette relation pour qu’elle ait quelqu’un à qui se confier si besoin. Il décida de répondre à toutes ses questions.
« — Peut-être qu’on évitera de crier à l’infirmerie mais n’hésitez pas, la forêt interdite est très grande et personne ne nous jugerait. Pour ce qui est d’être accompagné de ... Jyal, je ne sais pas. Qui est Jyal? Rafael hésita encore quelques secondes à savoir s’il prenait la bonne décision mais la sincérité l’emporta: Je préfère que vous restiez à l’infirmerie car ça reste une potion qui nécessite une surveillance. Cela n’est jamais arrivé devant moi mais il arrive que la potion ne soit pas suffisamment dosée et dans ce cas-là, le réveil est assez traumatique et je préfère être là si cela arrive. Ce n’est pas très grave, c’est que la potion est mal dosée mais c’est mieux de réagir vite, d’où l’intérêt de ma proximité.
Rafael espérait que cela n’inquiète pas plus Lilly car le risque était très faible. Mais avant que Rafael ne puisse ajouter quelque chose, la jeune Poufsouffle le remercia et il remarqua qu’elle avait l’air sincère. Il était heureux d’avoir pu l’aider un petit peu bien qu’il se doutait que ce n’était pas suffisant. Les quelques mots qu’elle ajouta laissèrent l’infirmier perplexe, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle s’inquiète de son état, c’était l’une des première à lui demander au château. Il resta muet quelques secondes en repensant à la difficulté de cette soirée. Il avait trouvé du réconfort en en parlant à sa meilleure amie Eleanor, elle avait été d’une aide précieuse pour surmonter cette épreuve. Il s’empressa de rassurer la jeune fille.
— Ne me remerciez pas Lilly, j’espère vraiment que nous arriverons à faire en sorte que vous alliez mieux. Et mon bureau sera toujours ouvert pour vous. Il reprit sa respiration et ajouta: Ne vous inquiétez pas pour moi, cette soirée a été dure pour tout le monde mais de mon côté j’ai réussi à la surmonter.»
A travers les entailles
Ses pleurs totalement calmés, il n'en restait que les traces sur son visage mais elle essayait de ne pas y prêter attention et profitait de la présence apaisante de l'adulte.
- "D'accord, je comprend oui. Ce n'est pas anodin comme potion c'est sûr... Je vous fait confiance" Dit-elle en lui lançant un sourire un peu moins crispée que le précédent. Elle avait un peu peur, mais celle ci était largement dominée par le fait qu'elle avait une confiance absolue en l'adulte. C'était son métier, et ce n'était pas une occasion si singulière que ça que d'avoir des problèmes de sommeil. Si il disait que ce n'était jamais arrivé, alors cela devait être rare. Et puis ce n'était pas grave. Donc la Poufsouffle ne s'inquiétait pas plus que ça à ce sujet. C'était vraiment le fait de ne pas être dans son dortoir habituel qui l'angoissait un peu plus. Elle espérait vraiment que Jyal pourrait se joindre à elle. Même si elle serait elle aussi certainement très perturbée par cette expérience.
- "Oups pardon oui en effet haha". Dit-elle d'un ton gênée. Bien sûr elle avait oublié de le préciser. Que devait s'imaginer l'adulte. Quoi que à force de côtoyer des adolescents tout le temps, il devait être habitué. Il devait y en avoir de toutes sortes des histoires. "Jyal c'est mon Boursouflet. Elle est vraiment toute petite, mignonne comme tout, propre, sage et silencieuse."Bon, cela faisait peut-être un peu exagéré. Elle n'aurait pas pu mieux vendre sa petite boule de poils, et ce n'était que la pure vérité. Cette créature était un amour. Quand elle ne faisait pas de sautes d'humeur, susceptible comme sa maîtresse. Ce qui emmenait souvent Lilly à la taquiner encore plus quand celle ci avait son museau grognon des mauvais jours. Mais le plus souvent elle était adorable, tout comme sa maitresse.
La vraie question était de qui aurait-elle aimé être accompagnée lors de cette soirée à l'infirmerie. Elle avait bien sûr une petite idée bien qu'elle refusait de se l'admettre. Chassant cette idée de son esprit, elle rebondit sur l'une des propositions de l'infirmier.
- "Hmm la Forêt interdite quelle bonne idée ! Je serai curieuse de voir comment c'est là bas. Pas certaine cependant que la directrice accepte qu'une élève traverse à la nage pour tenter de s'y rendre. Surtout sur les conseils d'un adulte de son équipe!" Lança-t-elle toujours d'un air taquin avant de reprendre un air plus sérieux.
- "Et peut-être y'a t'il autre chose de moins fort qu'il soit possible de prendre de temps en temps pour peut-être m'aider à m'endormir ou je ne sais pas? Même si je sais que la potion va bien m'aider cela me soulagerait d'avoir un petit quelque chose, même léger, pour quand ça ne va vraiment pas. Même si comme vous l'avez dit, ça ira de mieux en mieux. Ca ne peut pas être pire de toute façon" Elle lui adresse un sourire avant de reprendre.
- "Oui merci, je sais que je peux compter sur vous. Merci pour votre aide et votre temps. C'est... C'est important pour moi. Merci."
Elle était également soulagé que M.Mason s'en soit sorti. Après tout il n'y avait pas de raison, c'était un adulte. Il en avait sûrement vu d'autres. Elle avait être d'être forte comme un adulte.
- "D'accord, je comprend oui. Ce n'est pas anodin comme potion c'est sûr... Je vous fait confiance" Dit-elle en lui lançant un sourire un peu moins crispée que le précédent. Elle avait un peu peur, mais celle ci était largement dominée par le fait qu'elle avait une confiance absolue en l'adulte. C'était son métier, et ce n'était pas une occasion si singulière que ça que d'avoir des problèmes de sommeil. Si il disait que ce n'était jamais arrivé, alors cela devait être rare. Et puis ce n'était pas grave. Donc la Poufsouffle ne s'inquiétait pas plus que ça à ce sujet. C'était vraiment le fait de ne pas être dans son dortoir habituel qui l'angoissait un peu plus. Elle espérait vraiment que Jyal pourrait se joindre à elle. Même si elle serait elle aussi certainement très perturbée par cette expérience.
- "Oups pardon oui en effet haha". Dit-elle d'un ton gênée. Bien sûr elle avait oublié de le préciser. Que devait s'imaginer l'adulte. Quoi que à force de côtoyer des adolescents tout le temps, il devait être habitué. Il devait y en avoir de toutes sortes des histoires. "Jyal c'est mon Boursouflet. Elle est vraiment toute petite, mignonne comme tout, propre, sage et silencieuse."Bon, cela faisait peut-être un peu exagéré. Elle n'aurait pas pu mieux vendre sa petite boule de poils, et ce n'était que la pure vérité. Cette créature était un amour. Quand elle ne faisait pas de sautes d'humeur, susceptible comme sa maîtresse. Ce qui emmenait souvent Lilly à la taquiner encore plus quand celle ci avait son museau grognon des mauvais jours. Mais le plus souvent elle était adorable, tout comme sa maitresse.
La vraie question était de qui aurait-elle aimé être accompagnée lors de cette soirée à l'infirmerie. Elle avait bien sûr une petite idée bien qu'elle refusait de se l'admettre. Chassant cette idée de son esprit, elle rebondit sur l'une des propositions de l'infirmier.
- "Hmm la Forêt interdite quelle bonne idée ! Je serai curieuse de voir comment c'est là bas. Pas certaine cependant que la directrice accepte qu'une élève traverse à la nage pour tenter de s'y rendre. Surtout sur les conseils d'un adulte de son équipe!" Lança-t-elle toujours d'un air taquin avant de reprendre un air plus sérieux.
- "Et peut-être y'a t'il autre chose de moins fort qu'il soit possible de prendre de temps en temps pour peut-être m'aider à m'endormir ou je ne sais pas? Même si je sais que la potion va bien m'aider cela me soulagerait d'avoir un petit quelque chose, même léger, pour quand ça ne va vraiment pas. Même si comme vous l'avez dit, ça ira de mieux en mieux. Ca ne peut pas être pire de toute façon" Elle lui adresse un sourire avant de reprendre.
- "Oui merci, je sais que je peux compter sur vous. Merci pour votre aide et votre temps. C'est... C'est important pour moi. Merci."
Elle était également soulagé que M.Mason s'en soit sorti. Après tout il n'y avait pas de raison, c'était un adulte. Il en avait sûrement vu d'autres. Elle avait être d'être forte comme un adulte.
A travers les entailles
Il lui arrivait encore très souvent de repenser à cette soirée là et à tout ce qu’il aurait pu faire de plus mais il garda cela pour lui, il ne voulait pas effrayer Lilly ou rompre tout espoir concernant sa guérison et les retrouvailles avec son sommeil. Cette dernière écouta tout ce qu’il avait à lui dire sur la potion et ses surveillances et sembla comprendre qu’il était important qu’elle reste à l’infirmerie durant les nuits où elle utilisait la potion. Elle accepta et lui révéla qu’elle lui faisait confiance. Rafael était content que ce soit le cas, il avait envie d’aider la jeune Poufsouffle et leur relation devait être basée sur la confiance.
Après quelques secondes de réflexion elle lui expliqua qui était Jyal et Rafael sourit en entendant ces révélations. Ce n’était pas son doudou, c’était en réalité son boursouflet. L’infirmier connaissait bien le règlement mais il était prêt à faire une exception, d’autant plus pour une créature si petite et discrète. Lilly confirma d’ailleurs les pensées de Rafael, elle lui expliqua que sa créature était sage et silencieuse. Cela ne devrait pas poser de problème pour la nuit qui arrivait. Pour la rassurer, et avant de prendre la parole, Rafael acquiesça pour faire comprendre à la jeune fille qu’il ne s’opposerait pas à ce qu’elle amène Jyal pour la nuit.
Après cela, la jeune Poufsouffle réagit à la proposition de Rafael de crier dans la forêt interdite. La jeune fille semblait prête à partir à l’aventure mais elle rappela à Rafael que la directrice ne serait peut-être pas de cet avis et que ce serait compliqué d’y aller à la nage. Elle n’avait pas totalement tord, Rafael préférait éviter de s’attirer les foudres de la directrice. Par moment, elle pouvait se montrer effrayante et il préférait ne pas la voir dans ces circonstances. En écoutant Lilly, Rafael avait l’impression que le fait de savoir qu’elle allait dormir cette nuit la soulageait un petit peu et elle se permettait de retrouver son ton taquin habituel bien qu’il y décelait toujours une pointe de tristesse.
Avant qu’il ne réponde, elle reprit son sérieux et essaya de trouver des alternatives à la potion. Il était vrai qu’il existaient certains onguents qui permettait de mieux dormir mais cela n’avait rien à voir avec la potion et c’était beaucoup moins efficace. Mais en effet, cela pouvait être essayer en deuxième attention pour essayer de ne pas s’attacher à la potion de sommeil sans rêves. Elle lui sourit une nouvelle fois puis remercia encore une fois l’infirmier et il comprit, grâce à ces remerciements, qu’il n’était pas à ses yeux qu’un simple membre du personnel de l’école. Il avait l’impression qu’elle savait qu’elle pouvait compter sur lui. Rafael lui sourit et essaya de répondre à toutes ses remarques.
« — Je n’avais pas compris que c’était une créature, je pensais que c’était votre doudou. Mais comme il semble être très discret, c’est d’accord, il pourra dormir ici.
Rafael s’arrêta quelques secondes et sourit de nouveau à la jeune fille. Il repensa aux suppositions de Lilly sur Kristen et reprit:
— Bon... Vous avez peut-être raison, on va éviter la forêt interdite. On ira dans un coin calme de Pré-au-Lard si c’est plus simple. Il ponctua sa phrase d’un clin d’œil avant de reprendre sur une autre sujet. Vous avez raison, il existe plusieurs onguents qui permettent de passer des meilleures nuits. Je remettrai le nez dans les livres pour essayer de trouver celui qui fonctionnerait le mieux pour vous et on en rediscutera. Il fit une nouvelle pause avant de terminer Merci de votre confiance, ça me tient vraiment à cœur. Pour ce soir, je pense que vous pourrez revenir après le repas dans la Grande Salle en compagnie de Jyal et si vous le souhaitez, je préviendrai M. Hughes en lui disant simplement que pour cette nuit vous dormirez à l’infirmerie sans lui expliquer pourquoi si vous préférez.»
Après quelques secondes de réflexion elle lui expliqua qui était Jyal et Rafael sourit en entendant ces révélations. Ce n’était pas son doudou, c’était en réalité son boursouflet. L’infirmier connaissait bien le règlement mais il était prêt à faire une exception, d’autant plus pour une créature si petite et discrète. Lilly confirma d’ailleurs les pensées de Rafael, elle lui expliqua que sa créature était sage et silencieuse. Cela ne devrait pas poser de problème pour la nuit qui arrivait. Pour la rassurer, et avant de prendre la parole, Rafael acquiesça pour faire comprendre à la jeune fille qu’il ne s’opposerait pas à ce qu’elle amène Jyal pour la nuit.
Après cela, la jeune Poufsouffle réagit à la proposition de Rafael de crier dans la forêt interdite. La jeune fille semblait prête à partir à l’aventure mais elle rappela à Rafael que la directrice ne serait peut-être pas de cet avis et que ce serait compliqué d’y aller à la nage. Elle n’avait pas totalement tord, Rafael préférait éviter de s’attirer les foudres de la directrice. Par moment, elle pouvait se montrer effrayante et il préférait ne pas la voir dans ces circonstances. En écoutant Lilly, Rafael avait l’impression que le fait de savoir qu’elle allait dormir cette nuit la soulageait un petit peu et elle se permettait de retrouver son ton taquin habituel bien qu’il y décelait toujours une pointe de tristesse.
Avant qu’il ne réponde, elle reprit son sérieux et essaya de trouver des alternatives à la potion. Il était vrai qu’il existaient certains onguents qui permettait de mieux dormir mais cela n’avait rien à voir avec la potion et c’était beaucoup moins efficace. Mais en effet, cela pouvait être essayer en deuxième attention pour essayer de ne pas s’attacher à la potion de sommeil sans rêves. Elle lui sourit une nouvelle fois puis remercia encore une fois l’infirmier et il comprit, grâce à ces remerciements, qu’il n’était pas à ses yeux qu’un simple membre du personnel de l’école. Il avait l’impression qu’elle savait qu’elle pouvait compter sur lui. Rafael lui sourit et essaya de répondre à toutes ses remarques.
« — Je n’avais pas compris que c’était une créature, je pensais que c’était votre doudou. Mais comme il semble être très discret, c’est d’accord, il pourra dormir ici.
Rafael s’arrêta quelques secondes et sourit de nouveau à la jeune fille. Il repensa aux suppositions de Lilly sur Kristen et reprit:
— Bon... Vous avez peut-être raison, on va éviter la forêt interdite. On ira dans un coin calme de Pré-au-Lard si c’est plus simple. Il ponctua sa phrase d’un clin d’œil avant de reprendre sur une autre sujet. Vous avez raison, il existe plusieurs onguents qui permettent de passer des meilleures nuits. Je remettrai le nez dans les livres pour essayer de trouver celui qui fonctionnerait le mieux pour vous et on en rediscutera. Il fit une nouvelle pause avant de terminer Merci de votre confiance, ça me tient vraiment à cœur. Pour ce soir, je pense que vous pourrez revenir après le repas dans la Grande Salle en compagnie de Jyal et si vous le souhaitez, je préviendrai M. Hughes en lui disant simplement que pour cette nuit vous dormirez à l’infirmerie sans lui expliquer pourquoi si vous préférez.»
A travers les entailles
- "Ah mais si vous avez l'autorisation de vous y rendre et que je vous accompagne je serai ravie d'aller explorer la Fôret Interdite! Je ne sais pas vraiment ce qui s'y trouve, mais mon imagination me laisse penser qu'il doit y avoir des plantes et des créatures plutôt intéressantes à rencontrer." La curiosité de Lilly à propos de ce lieu qu'elle n'avait jamais visité était à son maximum. Cette forêt où elle n'avait jamais mit les pieds l'intriguait autant qu'elle l'effrayait.
-"Oui je suis désolée j'aurai dut le préciser plus rapidement pour mon Boursouflet! Elle est tellement importante pour moi cette petite boule de poils que j'oublie qu'elle n'est pas connue de tout le monde haha." La Poufsouffle ne savait pas si c'était autorisé ou non par le règlement mais elle était plus que soulagée de savoir que Jyal serait avec elle cette nuit. "Après puisqu'on en parle il est très probable que j'emmène également mon doudou, elle continue en rigolant doucement mais ce n'est pas quelque chose dont je me serai vantée pour être honnête..."
Un lien semblait s'être crée entre l'élève et l'infirmier. Le clin d'oeil qu'il lui avait adressé lui avait fait extrêmement plaisir. Cela devait être le quotidien de ce dernier, mais pour Lilly c'était presque une première de se livrer autant à un adulte. Elle ne se sentait plus seule et ce soutien la soulageait d'un poids qu'elle était fatiguée de porter. Les relations entre adultes et élèves étaient parfois trop formelles, c'était sûrement ce qui avait poussé la jeune fille à n'en parler à personne jusqu'à ce jour. La peur du rejet et du jugement, malgré le fait qu'elle faisait tout pour combattre ces sentiments, étaient souvent bien trop présents. D'autant plus quand il s'agissait d'adultes. Mais finalement cela valait le coup de tenter, cela permettait de belles rencontres et un sentiment de sécurité qui manquait encore trop à l'adolescente.
A l'évocation des autres onguents la brune approuva d'un signe de tête et émit un "Ah super" soulagé. " Je vous remercie beaucoup de faire des recherches pour moi, c'est vraiment gentil! Désolée de vous donner encore plus de travail... Si jamais je peux vous aider pour les préparer ou quoi que ce soit n'hésitez pas à me le dire!"
Elle acquisse ensuite aux paroles de M.Mason sur l'organisation de la soirée, soulagée qu'il se charge de prévenir M.Hughes.
- "D'accord c'est parfait, cela me va! Merci de prévenir mon Directeur de Maison pour moi, je préfère que cela soit vous et si vous pouvez ne pas donner de détails c'est encore mieux. Encore merci beaucoup pour votre temps et votre attention. Je me répète mais je suis contente de m'être tournée vers vous." Elle adressa un sourire plein de sincérité et de reconnaissante envers l'adulte. Discuter avec lui l'avait vraiment soulagé. Ses yeux reprenaient doucement leur teinte habituelle et les traces de larmes séchées sur ses joues se faisaient doucement oublier. Elle avançait doucement dans la bonne direction. En grande partie grâce à cet adulte qui avait sut trouver les mots pour l'aider.
-"Oui je suis désolée j'aurai dut le préciser plus rapidement pour mon Boursouflet! Elle est tellement importante pour moi cette petite boule de poils que j'oublie qu'elle n'est pas connue de tout le monde haha." La Poufsouffle ne savait pas si c'était autorisé ou non par le règlement mais elle était plus que soulagée de savoir que Jyal serait avec elle cette nuit. "Après puisqu'on en parle il est très probable que j'emmène également mon doudou, elle continue en rigolant doucement mais ce n'est pas quelque chose dont je me serai vantée pour être honnête..."
Un lien semblait s'être crée entre l'élève et l'infirmier. Le clin d'oeil qu'il lui avait adressé lui avait fait extrêmement plaisir. Cela devait être le quotidien de ce dernier, mais pour Lilly c'était presque une première de se livrer autant à un adulte. Elle ne se sentait plus seule et ce soutien la soulageait d'un poids qu'elle était fatiguée de porter. Les relations entre adultes et élèves étaient parfois trop formelles, c'était sûrement ce qui avait poussé la jeune fille à n'en parler à personne jusqu'à ce jour. La peur du rejet et du jugement, malgré le fait qu'elle faisait tout pour combattre ces sentiments, étaient souvent bien trop présents. D'autant plus quand il s'agissait d'adultes. Mais finalement cela valait le coup de tenter, cela permettait de belles rencontres et un sentiment de sécurité qui manquait encore trop à l'adolescente.
A l'évocation des autres onguents la brune approuva d'un signe de tête et émit un "Ah super" soulagé. " Je vous remercie beaucoup de faire des recherches pour moi, c'est vraiment gentil! Désolée de vous donner encore plus de travail... Si jamais je peux vous aider pour les préparer ou quoi que ce soit n'hésitez pas à me le dire!"
Elle acquisse ensuite aux paroles de M.Mason sur l'organisation de la soirée, soulagée qu'il se charge de prévenir M.Hughes.
- "D'accord c'est parfait, cela me va! Merci de prévenir mon Directeur de Maison pour moi, je préfère que cela soit vous et si vous pouvez ne pas donner de détails c'est encore mieux. Encore merci beaucoup pour votre temps et votre attention. Je me répète mais je suis contente de m'être tournée vers vous." Elle adressa un sourire plein de sincérité et de reconnaissante envers l'adulte. Discuter avec lui l'avait vraiment soulagé. Ses yeux reprenaient doucement leur teinte habituelle et les traces de larmes séchées sur ses joues se faisaient doucement oublier. Elle avançait doucement dans la bonne direction. En grande partie grâce à cet adulte qui avait sut trouver les mots pour l'aider.
Reducio
Fin du RP pour moi, merci beaucoup pour ce bel échange !
A travers les entailles
Rafael écouta les suppositions de la jeune fille concernant la forêt interdite et il repensa aux fois où lui avait été dans cette forêt alors qu’il était encore étudiant. Son accès était aussi interdit aux élèves lorsqu’il était à Poudlard mais il avait voulu prendre le risque de s’y rendre pour découvrir ce dont les professeurs les protégeaient. En effet, il y avait des créatures magiques mais Rafael n’en avait pas croisé beaucoup, il n’avait peut-être pas été assez loin. Suffisamment malgré tout pour obtenir une punition de la part de son directeur de maison. Désormais, il ne lui était pas interdit de se rendre dans la forêt interdite mais il n’était pas sur de pouvoir y emmener des élèves comme bon lui semblait. Il y réfléchirait, la jeune fille semblait très curieuse et il pourrait justifier cela par un accompagnement pour recueillir des plantes nécessaires à ses potions.
Par la suite, elle s’excusa de ne pas lui avoir expliqué directement qui était Jyal mais Rafael n’en tenait pas rigueur, ce n’était pas très grave. À l’entendre, son petit animal de compagnie était connu de tout son entourage, il ferait se rencontre quelques heures plus tard. Elle ajouta qu’elle serait certainement accompagnée de son doudou aussi bien qu’elle ne souhaitait pas que ce détail s’ébruite dans le château. Rafael garderait aussi ce détail pour lui. L’infirmier détailla rapidement la jeune fille, il semblait la voir moins sur la réserve et il se félicita d’avoir réussi à créer un lien entre eux deux.
Il vit son regard s’illuminer lorsqu’il évoqua la possibilité de trouver des onguents qui pouvaient l’aider à faire face à ses problèmes. C’était certainement ce qu’elle avait besoin d’entendre et en remarquant qu’elle commença à s’excuser, il s’empressa de la rassurer.
« — Ne vous inquiétez pas, c’est mon travail et je serai ravi de pouvoir vous aider. Si j’ai besoin je ferai appel à vous si vous le souhaitez.
Il espéra que ces quelques mots l’aideraient à déculpabiliser car il ne voulait pas qu’elle se sente coupable de quoique ce soit vis à vis de lui. Elle avait déjà suffisamment de quoi s’inquiéter sans devoir prendre en compte ses problèmes à lui. Elle valida la proposition de l’infirmier de prévenir son directeur de maison sans lui donner trop de détail et Rafael acquiesça en signe d’approbation. Elle le remercia une nouvelle fois pour l’avoir aidée quelque peu ce soir là. Elle semblait sincère dans ses propos et Rafael lui sourit avant de lui répondre.
— Je préviendrai M. Hughes, n’ayez crainte.Il fit une pause avant d’ajouter: Il n’y a pas de quoi me remercier, j’ai bon espoir que nous arriverons à vous aider ensemble. Je vous reverrai dans la soirée, à tout à l’heure Lilly.»
Par la suite, elle s’excusa de ne pas lui avoir expliqué directement qui était Jyal mais Rafael n’en tenait pas rigueur, ce n’était pas très grave. À l’entendre, son petit animal de compagnie était connu de tout son entourage, il ferait se rencontre quelques heures plus tard. Elle ajouta qu’elle serait certainement accompagnée de son doudou aussi bien qu’elle ne souhaitait pas que ce détail s’ébruite dans le château. Rafael garderait aussi ce détail pour lui. L’infirmier détailla rapidement la jeune fille, il semblait la voir moins sur la réserve et il se félicita d’avoir réussi à créer un lien entre eux deux.
Il vit son regard s’illuminer lorsqu’il évoqua la possibilité de trouver des onguents qui pouvaient l’aider à faire face à ses problèmes. C’était certainement ce qu’elle avait besoin d’entendre et en remarquant qu’elle commença à s’excuser, il s’empressa de la rassurer.
« — Ne vous inquiétez pas, c’est mon travail et je serai ravi de pouvoir vous aider. Si j’ai besoin je ferai appel à vous si vous le souhaitez.
Il espéra que ces quelques mots l’aideraient à déculpabiliser car il ne voulait pas qu’elle se sente coupable de quoique ce soit vis à vis de lui. Elle avait déjà suffisamment de quoi s’inquiéter sans devoir prendre en compte ses problèmes à lui. Elle valida la proposition de l’infirmier de prévenir son directeur de maison sans lui donner trop de détail et Rafael acquiesça en signe d’approbation. Elle le remercia une nouvelle fois pour l’avoir aidée quelque peu ce soir là. Elle semblait sincère dans ses propos et Rafael lui sourit avant de lui répondre.
— Je préviendrai M. Hughes, n’ayez crainte.Il fit une pause avant d’ajouter: Il n’y a pas de quoi me remercier, j’ai bon espoir que nous arriverons à vous aider ensemble. Je vous reverrai dans la soirée, à tout à l’heure Lilly.»
Reducio
Fin du Rp pour moi aussi.
Je suis sincèrement désolé pour cette réponse très tardive.
Je suis sincèrement désolé pour cette réponse très tardive.