La voix sourde
C’était certainement la première fois que la jeune fille sonnait à la porte de sa maison, sauf la fois où elle avait oublié ces clefs, mais ce n’était pas les mêmes conditions qu’aujourd’hui. Debout devant la porte, elle entendait des bruits de pas, certainement son père vu l’heure. Aliénor prit une grande inspiration, elle savait qu’elle allait se faire engueuler et c’était mérité ! Elle n’avait pas prévenu ses parents qu’elle restait dormir chez Sam et en plus elle n’a pas répondu à leurs appels durant la soirée qui était, pour sa défense, très mouvementée !
La port s’ouvrit sur Cyril. Il avait le visage fermé et se tenait devant l’entrée en observant Aliénor. Celle-ci n’osait pas lever les yeux vers le visage de son père et c’était quelque peu compréhensible. Les yeux noirs de l’homme la fixaient, les sourcils légèrement froncés et un léger air de déception se rajoutait à ce panel d’émotions fort peu positives.
-Je suis désolée papa, j’ai oublié d’envoyer un message pour vous prévenir.
-En effet.
Aliénor releva doucement la tête et se heurta au regard de son père. Elle déglutit difficilement avant que celui-ci lui ordonne d’aller dans le salon. La discussion risquait d’être agréable…
La jeune fille s’installa dans le canapé alors que son père s’assit avec une lenteur calculée sur le fauteuil qu’il affectionnait tant. La batteuse leva doucement la tête vers le visage de Cyril avant que celui-ci ne commence à parler.
-Aliénor, tu imagine une seconde dans quel état était ta mère ?
La jeune Delphillia baissa la tête alors que les remords lui torturaient le ventre. Elle enlaça ses doigts et commença à les agiter dans tous les sens pour éviter de craquer.
-Aliénor regarde-moi.
Elle releva la tête et se prit de plein fouet le regard de son père. Elle se figea sur place, comme paralysée par ces yeux noirs.
-Tu ne peux pas te comporter de la sorte, t’as 15 ans, on te laisse voir tes amis tous les soirs et le week-end et tu nous remercie comme ça.
-Je suis désolée…
-J’espère bien, et maintenant ne compte plus sortir tout le temps.
Cyril se leva et partit vaquer à ses occupations alors qu’Aliénor restait là, assise sans savoir quoi faire alors que ses émotions voguaient dangereusement entre la culpabilité et la colère. Elle serra les poings avant de se lever d’un coup et de partir en direction du jardin. Son pas était rapide et saccadé. Une fois dehors une grande bourrasque de vent vint la cueillir et elle inspira un grand coup avant de crier de toutes ses forces puis de s’accroupir en larmes. Elle n’avait rien fait de grave ! Ces anciens amis faisaient tout le temps des soirées, elle est rentrée en un seul morceau, il est même pas 11h. Alors pourquoi son père voulait l’empêcher de sortir et de voir des gens qu’elle apprécie au combien c’est des moldus. Mais sa réaction montrait bien qu’elle savait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas dans sa façon de faire. Mais elle se voilait la face, pas avouer que oui mentir à ses parents la bouffait de l’intérieur. En fait elle construisait toutes ses journée sur le mensonge. Mais elle ne pouvait pas faire marche arrière, elle était coincée dans cet engrenage et chaque parcelle de son corps lui disait que ce qu’elle faisait était ce qu’elle avait à faire. Après tout en quoi se mettre à la boxe est un crime ? Elle resta quelques temps dehors, sans bouger alors que son esprit était tiraillé entre un tas de choses. Pourquoi tout devait être aussi compliqué ?
La port s’ouvrit sur Cyril. Il avait le visage fermé et se tenait devant l’entrée en observant Aliénor. Celle-ci n’osait pas lever les yeux vers le visage de son père et c’était quelque peu compréhensible. Les yeux noirs de l’homme la fixaient, les sourcils légèrement froncés et un léger air de déception se rajoutait à ce panel d’émotions fort peu positives.
-Je suis désolée papa, j’ai oublié d’envoyer un message pour vous prévenir.
-En effet.
Aliénor releva doucement la tête et se heurta au regard de son père. Elle déglutit difficilement avant que celui-ci lui ordonne d’aller dans le salon. La discussion risquait d’être agréable…
La jeune fille s’installa dans le canapé alors que son père s’assit avec une lenteur calculée sur le fauteuil qu’il affectionnait tant. La batteuse leva doucement la tête vers le visage de Cyril avant que celui-ci ne commence à parler.
-Aliénor, tu imagine une seconde dans quel état était ta mère ?
La jeune Delphillia baissa la tête alors que les remords lui torturaient le ventre. Elle enlaça ses doigts et commença à les agiter dans tous les sens pour éviter de craquer.
-Aliénor regarde-moi.
Elle releva la tête et se prit de plein fouet le regard de son père. Elle se figea sur place, comme paralysée par ces yeux noirs.
-Tu ne peux pas te comporter de la sorte, t’as 15 ans, on te laisse voir tes amis tous les soirs et le week-end et tu nous remercie comme ça.
-Je suis désolée…
-J’espère bien, et maintenant ne compte plus sortir tout le temps.
Cyril se leva et partit vaquer à ses occupations alors qu’Aliénor restait là, assise sans savoir quoi faire alors que ses émotions voguaient dangereusement entre la culpabilité et la colère. Elle serra les poings avant de se lever d’un coup et de partir en direction du jardin. Son pas était rapide et saccadé. Une fois dehors une grande bourrasque de vent vint la cueillir et elle inspira un grand coup avant de crier de toutes ses forces puis de s’accroupir en larmes. Elle n’avait rien fait de grave ! Ces anciens amis faisaient tout le temps des soirées, elle est rentrée en un seul morceau, il est même pas 11h. Alors pourquoi son père voulait l’empêcher de sortir et de voir des gens qu’elle apprécie au combien c’est des moldus. Mais sa réaction montrait bien qu’elle savait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas dans sa façon de faire. Mais elle se voilait la face, pas avouer que oui mentir à ses parents la bouffait de l’intérieur. En fait elle construisait toutes ses journée sur le mensonge. Mais elle ne pouvait pas faire marche arrière, elle était coincée dans cet engrenage et chaque parcelle de son corps lui disait que ce qu’elle faisait était ce qu’elle avait à faire. Après tout en quoi se mettre à la boxe est un crime ? Elle resta quelques temps dehors, sans bouger alors que son esprit était tiraillé entre un tas de choses. Pourquoi tout devait être aussi compliqué ?
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
La voix sourde
Durant la semaine qui suivi, Aliénor se renfermait sur elle-même. Elle avait prévenu Grégoire qu’elle ne pourrait pas venir mais ce vendredi, elle avait décidé qu’elle irait quand même à la boxe. Après tout son stage de karaté était terminé et ne rien faire, très peu pour elle. Son excuse était une course, du moins si ces parents comprenaient ses ronchonnements. Une fois à la salle, Grégoire l’accueillit surpris mais chaleureusement.
-Salut ma fée du logis ! Je croyais que tu ne pouvais pas venir cette semaine ?
-Ouais, mais j’ai prétexter aller courir, j’en ai marre de rester enfermée. Il peuvent pas me retenir en cage !
-Hey tout doux.
Grégoire posa une main rassurante sur l’épaule d’Aliénor et celle-ci s’arrêta avant de souffler doucement.
-Voilà tranquille, t’en a gros. Met des gants.
-Quoi ? Mais…
-Met des gants.
Aliénor s’exécuta et monta sur le ring avec Grégoire après un échauffement, celui-ci s’entraina avec elle ce qui permis à la jeune fille de penser totalement à autre chose. Elle se vida totalement la tête comme si tous ses problèmes tout sa colère s’en allait avec les coups qu’elle donnait.
Après la séance, elle prit une douche avant de faire ce pourquoi elle était vraiment venue. Elle attrapa une serpillère et du produit sous les yeux amusés de Grégoire.
-Quoi ?
-Rien…
-Euh… Merci, j’en avait vraiment besoin.
-Ouais, c’est rien.
Aliénor s’activa dans la salle, Grégoire rangeait tout le matériel alors qu’elle mettait un coup de propre. Alors qu’elle s’apprêtait à sortir les poubelles, Grégoire l’interpella.
-McDo ?
-Quoi ?
-Je commende McDo t’en veux ?
-Euh… Je sais pas t’sais mes parents..
-Oh un peu plus un peu moins… Enfin c’est toi qui voit.
Les yeux dans le vide, elle réfléchit à la proposition de ce garçon qu’elle ne connaissait que depuis deux semaines mais qu’elle avait l’impression de connaitre depuis toujours. Elle avança et une fois sur le pas de la porte, une pulsion rebelle, une envie de faire ce qu’elle voulait, envie de liberté et de n’en avoir rien à faire lui prit.
-Un CBO s’il te plait.
Elle ne pouvait pas le voir, mais elle s’imaginait parfaitement ce petit sourire de Grégoire qu’elle aimait tant. Une fois tout nettoyé elle retourna dans la salle et s’installa avec Grégoire sur un banc, laissant son dos s’appuyer contre le mur.
-Tu m’as fracassé, si c’est pas le McDo que je mérite le plus de ma vie je ne sais pas ce que c’est.
Un rire de Grégoire suffit à déclencher un léger mais au combien agréable frisson à la jeune fille. Elle sourit en l’observant alors que lui regardait droit devant lui.
-Tu te débrouille bien, même si tu t’égare vite à vouloir balancer des katas. Mais c’est marrant.
Il tourna enfin la tête vers Aliénor et lui accorda se sourire qu’elle aimait tant avant que celui-ci ne disparaisse doucement. Son regard semblait passer le visage de la jeune fille au peigne fin. Il approcha sa main de sa joue et Aliénor retint son souffle avant qu’il ne replace négligemment une mèche derrière son oreille.
-T’es quelqu’un hein…
-Qu’es ce que tu veux dire ?
Mais le téléphone de Grégoire sonna annonçant l’arrivée de leur repas. Après avoir littéralement dévoré leur menu, ils s’étaient tous les deux allongés sur le ring à refaire le monde et plus rien n’existait autour d’eux. Aliénor se fichait de l’horaire, tu temps qui passait jusqu’à ce qu’elle sente son téléphone vibrer à côté d’elle. Elle décrocha et c’est la voix de son père qui résonna dans ses oreilles.
-Aliénor où est-ce que t’es, on t’a appelé des dizaines de fois ! Maintenant tu rentres à la maison.
Le ton était sec, sans discussion possible, mais c’était bien mal connaitre la jeune fille qui vit immédiatement rouge. Elle se redressa d’un coup sec, comme sur montée sur roseurs.
-Mais j’ai quand même le droit de prendre l’air non ? Regarder les étoiles c’est impossible ? Et ouais j’ai rencontré un ami au par cet quoi ? Faut que je les évite, j’ai plus le droit de voir des gens ? Vous allez m’enfermer comme une nonne c’est ça ? Et ben tu sais quoi, je suis pas une sainte et la maison c’est pas un couvant ! J’arrive et si je met plus de deux secondes c’est normal je suis pas Usain Bolt.
Elle raccrocha immédiatement avant de grogner et de sortir du ring pour récupérer ses affaires. Elle marmonnait des mots fort peu agréables à l’intension de son père et de sa mère alors que Grégoire la regardait faire. Elle mettait tout en boule dans son sac et se dirigea vers la sortie comme une furie.
-Il m’énervent à vouloir contrôler ma vie j’en ai marre !
C’est alors que Grégoire lui attrapa l’épaule pour qu’elle se retourne. Il planta son regard dans celui de la jeune fille. Ses yeux noisette l’analysaient à une vitesse folle et elle pouvait presque voir les rouages de son cerveau s’activer.
-Calme-toi. Et tu sais quoi, demain je te kidnappe. Ok ?
Un sourire étira les lèvres de la jeune fille alors qu’elle soupira doucement.
-Ok.
Si ce n’était pas un rendez-vous, elle ne savait pas ce que c’était. Elle passa la porte de chez elle comme une furie et claqua absolument toute les portes sous les remontrances de son père. Elle s’enferma dans sa chambre et se coucha immédiatement ne souhaitant faire aucun effort. Aliénor était une fille libre et en quête de toujours plus de liberté alors l’enfermer ainsi ? Elle ne pouvait pas l’accepter, de toute façon, ils ne comprenaient rien.
-Salut ma fée du logis ! Je croyais que tu ne pouvais pas venir cette semaine ?
-Ouais, mais j’ai prétexter aller courir, j’en ai marre de rester enfermée. Il peuvent pas me retenir en cage !
-Hey tout doux.
Grégoire posa une main rassurante sur l’épaule d’Aliénor et celle-ci s’arrêta avant de souffler doucement.
-Voilà tranquille, t’en a gros. Met des gants.
-Quoi ? Mais…
-Met des gants.
Aliénor s’exécuta et monta sur le ring avec Grégoire après un échauffement, celui-ci s’entraina avec elle ce qui permis à la jeune fille de penser totalement à autre chose. Elle se vida totalement la tête comme si tous ses problèmes tout sa colère s’en allait avec les coups qu’elle donnait.
Après la séance, elle prit une douche avant de faire ce pourquoi elle était vraiment venue. Elle attrapa une serpillère et du produit sous les yeux amusés de Grégoire.
-Quoi ?
-Rien…
-Euh… Merci, j’en avait vraiment besoin.
-Ouais, c’est rien.
Aliénor s’activa dans la salle, Grégoire rangeait tout le matériel alors qu’elle mettait un coup de propre. Alors qu’elle s’apprêtait à sortir les poubelles, Grégoire l’interpella.
-McDo ?
-Quoi ?
-Je commende McDo t’en veux ?
-Euh… Je sais pas t’sais mes parents..
-Oh un peu plus un peu moins… Enfin c’est toi qui voit.
Les yeux dans le vide, elle réfléchit à la proposition de ce garçon qu’elle ne connaissait que depuis deux semaines mais qu’elle avait l’impression de connaitre depuis toujours. Elle avança et une fois sur le pas de la porte, une pulsion rebelle, une envie de faire ce qu’elle voulait, envie de liberté et de n’en avoir rien à faire lui prit.
-Un CBO s’il te plait.
Elle ne pouvait pas le voir, mais elle s’imaginait parfaitement ce petit sourire de Grégoire qu’elle aimait tant. Une fois tout nettoyé elle retourna dans la salle et s’installa avec Grégoire sur un banc, laissant son dos s’appuyer contre le mur.
-Tu m’as fracassé, si c’est pas le McDo que je mérite le plus de ma vie je ne sais pas ce que c’est.
Un rire de Grégoire suffit à déclencher un léger mais au combien agréable frisson à la jeune fille. Elle sourit en l’observant alors que lui regardait droit devant lui.
-Tu te débrouille bien, même si tu t’égare vite à vouloir balancer des katas. Mais c’est marrant.
Il tourna enfin la tête vers Aliénor et lui accorda se sourire qu’elle aimait tant avant que celui-ci ne disparaisse doucement. Son regard semblait passer le visage de la jeune fille au peigne fin. Il approcha sa main de sa joue et Aliénor retint son souffle avant qu’il ne replace négligemment une mèche derrière son oreille.
-T’es quelqu’un hein…
-Qu’es ce que tu veux dire ?
Mais le téléphone de Grégoire sonna annonçant l’arrivée de leur repas. Après avoir littéralement dévoré leur menu, ils s’étaient tous les deux allongés sur le ring à refaire le monde et plus rien n’existait autour d’eux. Aliénor se fichait de l’horaire, tu temps qui passait jusqu’à ce qu’elle sente son téléphone vibrer à côté d’elle. Elle décrocha et c’est la voix de son père qui résonna dans ses oreilles.
-Aliénor où est-ce que t’es, on t’a appelé des dizaines de fois ! Maintenant tu rentres à la maison.
Le ton était sec, sans discussion possible, mais c’était bien mal connaitre la jeune fille qui vit immédiatement rouge. Elle se redressa d’un coup sec, comme sur montée sur roseurs.
-Mais j’ai quand même le droit de prendre l’air non ? Regarder les étoiles c’est impossible ? Et ouais j’ai rencontré un ami au par cet quoi ? Faut que je les évite, j’ai plus le droit de voir des gens ? Vous allez m’enfermer comme une nonne c’est ça ? Et ben tu sais quoi, je suis pas une sainte et la maison c’est pas un couvant ! J’arrive et si je met plus de deux secondes c’est normal je suis pas Usain Bolt.
Elle raccrocha immédiatement avant de grogner et de sortir du ring pour récupérer ses affaires. Elle marmonnait des mots fort peu agréables à l’intension de son père et de sa mère alors que Grégoire la regardait faire. Elle mettait tout en boule dans son sac et se dirigea vers la sortie comme une furie.
-Il m’énervent à vouloir contrôler ma vie j’en ai marre !
C’est alors que Grégoire lui attrapa l’épaule pour qu’elle se retourne. Il planta son regard dans celui de la jeune fille. Ses yeux noisette l’analysaient à une vitesse folle et elle pouvait presque voir les rouages de son cerveau s’activer.
-Calme-toi. Et tu sais quoi, demain je te kidnappe. Ok ?
Un sourire étira les lèvres de la jeune fille alors qu’elle soupira doucement.
-Ok.
Si ce n’était pas un rendez-vous, elle ne savait pas ce que c’était. Elle passa la porte de chez elle comme une furie et claqua absolument toute les portes sous les remontrances de son père. Elle s’enferma dans sa chambre et se coucha immédiatement ne souhaitant faire aucun effort. Aliénor était une fille libre et en quête de toujours plus de liberté alors l’enfermer ainsi ? Elle ne pouvait pas l’accepter, de toute façon, ils ne comprenaient rien.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
La voix sourde
Elle n’attendait que ça. Elle avait prévu son sac à dos avec juste de quoi se changer et une gourde d’eau. Elle ne s’était pas excusée pour son comportement et d’ailleurs elle n’était toujours pas sortie de la chambre. De toute façon elle comptait bien éviter toute parole avec ses parents, elle ne voulait plus les voir et maintenant elle attendait son sauveteur, Grégoire. Quelques minutes plus tard, son téléphone sonna lui indiquant de Grégoire était sur le point d’arriver. Vêtue d’un short trouvé d’un débardeur blanc et d’une chemise à carreaux, elle balança son sac sur son épaule droite avant de sortir et de traverser le salon comme une furie. Bien évidement son père l’interpella, mais elle fila en direction de la porte, une fois dehors, elle vit Grégoire garé juste devant chez elle. Mais son père la rattrapa et la retint par le bras.
-Et où comptes-tu aller comme ça ?
-Loin de vous en tous cas, vous m’empêchez de vivre et je compte pas l’accepter sans rien dire.
-Il en est hors de question jeune fille.
Cyril resserra la prise de sa main autour du bras d’Aliénor.
-Arrête tu me fais mal ! Tu vas faire quoi me battre ? Ca m’étonnerais pas t’façon c’est la prochaine étape non ? Vous êtes des parents indignes, si vous vouliez pas d’enfant fallait pas en faire !
Aliénor s’échappa de l’attache de son père et fila rapidement vers la voiture, profitant de l’étonnement de son père. Mais quand Grégoire démarra, ce n’était pas de la colère ou de l’incompréhension qu’elle voyait dans les yeux de son père, mais bien de la tristesse. C’était comme un coup de poignard en plein cœur alors que la voiture s’éloignait de la petite maison. Mais ses doutes furent immédiatement dissipés par le contact chaud de la main de Grégoire sur la sienne. Aliénor soupira alors qu’une larme coula sur sa joue. Elle l’essuya bien vite avant de serrer un peu plus la main du garçon. Il avait ce pouvoir sur elle de pouvoir lui faire oublier ses problèmes de la rassurer et de la protéger. Elle se sentait vulnérable et à la fois surpuissante avec lui.
Ils arrivèrent devant une petite maison dans un village un peu plus éloigné de Bristol. Grégoire ouvrit la portière à Aliénor qui observait le village autour d’elle. Elle se demandait chez qui elle pouvait bien être avant que Grégoire ne lui répondre sans même qu’elle ait à poser la question.
-Bienvenue chez moi ! Il y a déjà les gars, ils passent leur vie ici c’est incroyable.
Aliénor fronça les sourcils une seconde avant de rire en remettant son sac sur son épaule. Elle allait passer un bon week-end elle en était certaine et surtout elle allait un peu oublier ses parents et ça ne pourrait pas lui faire de mal. Elle salua en entrant Sam et John ainsi qu’un autre garçon plus jeune qui se présenta sous le nom de Max et qui s’avéra être le petit frère de Grégoire, d’un an plus jeune qu’Aliénor. Le week-end se déroulait bien, entre soirées, alcool, musique, sport et rires, elle ne passait que des bons moments à en oublier qu’elle venait de fuir de chez elle devant son père. Le dimanche soir, alors que la soirée battait son plein à l’intérieur, Aliénor était allongée sur le dos dans l’herbe et regardait les étoiles. Ses cours d’astronomie lui revirent en tête et non pas qu’elle n’identifie une seule constellation, le Poudlard de sa première année lui manquait. L’école avant changé et elle voulait retrouver l’innocence des débuts quand elle parcourait le château sans but, qu’elle sautillait dans les couloirs, qu’elle excellait en potions et qu’elle admirait les joueurs de Quidditch. Tout était bien différent maintenant. Elle soupira en fermant les yeux quand une voix la sortie de son silence.
-Va pas prendre froid.
Elle ouvrit les yeux et découvrit Grégoire, debout au-dessus d’elle les pieds juste au-dessus de son crâne. Elle lui sourit avant de refermer les yeux.
-Il fait pas froid.
Elle le sentit s’installer à ses côtés mais elle ne réagissais pas, elle n’avait pas envie de l’analyser, elle était juste bien là allongée et la musique au loin juste un fond s’évaporant dans la nuit. L’épaule de Grégoire était collée à la sienne et malgré ce qu’elle venait de dire, a chaleur de ce contact était agréable.
-T’as raison, il fait pas trop froid… Ça va ?
-Je réfléchissais.
-Qu’est-ce que j’aimerais entrer dans cette petite tête si mystérieuse.
Un petit rire passa les lèvres de la jeune fille alors qu’elle ouvrit de nouveau les yeux pour observer le ciel étoilé.
-Pas la peine, je repensais juste à avant. Tout est si différent maintenant.
Aliénor leva la main vers les étoiles, comme si elle pouvait les attraper, ou si elle pouvait se faire aspirer, voler jusqu’à elle et devenir à son tour une étoile brillante dans le ciel.
-Différent n’est pas péjoratif.
Elle laissa retomber sa main lourdement à côté d’elle.
-Non. J’aimerais juste arrêter le temps, rester ici loin de tous mes soucis.
-C’est possible ça.
Aliénor tourna d’un coup la tête vers Grégoire avant de se mettre à rire.
-Dis pas n’importe quoi.
-Je suis sérieux, tu peux rester autant que tu veux.
Aliénor resta silencieuse, les yeux perdus dans ceux de Grégoire. Elle l’observait, essayant de sonder ses expressions, deviner s’il disait la vérité. Elle ne voulait pas qu’il mente, elle voulait s’échapper encore un peu plus longtemps et s’il pouvait lui donner ça, elle serait la fille la plus heureuse du monde. Les secondes s’écoulaient doucement autour d’eux, comme si le temps était suspendu. C’est alors que Grégoire franchit la frontière entre eux pour venir embrasser Aliénor qui accepta se baiser sans vraiment réaliser ce qu’il se passait. Décidément, ses vacances étaient bien différentes de ce qu’elle avait pu imaginer. Mais elle ne se doutait pas que le pire était à venir.
-Et où comptes-tu aller comme ça ?
-Loin de vous en tous cas, vous m’empêchez de vivre et je compte pas l’accepter sans rien dire.
-Il en est hors de question jeune fille.
Cyril resserra la prise de sa main autour du bras d’Aliénor.
-Arrête tu me fais mal ! Tu vas faire quoi me battre ? Ca m’étonnerais pas t’façon c’est la prochaine étape non ? Vous êtes des parents indignes, si vous vouliez pas d’enfant fallait pas en faire !
Aliénor s’échappa de l’attache de son père et fila rapidement vers la voiture, profitant de l’étonnement de son père. Mais quand Grégoire démarra, ce n’était pas de la colère ou de l’incompréhension qu’elle voyait dans les yeux de son père, mais bien de la tristesse. C’était comme un coup de poignard en plein cœur alors que la voiture s’éloignait de la petite maison. Mais ses doutes furent immédiatement dissipés par le contact chaud de la main de Grégoire sur la sienne. Aliénor soupira alors qu’une larme coula sur sa joue. Elle l’essuya bien vite avant de serrer un peu plus la main du garçon. Il avait ce pouvoir sur elle de pouvoir lui faire oublier ses problèmes de la rassurer et de la protéger. Elle se sentait vulnérable et à la fois surpuissante avec lui.
Ils arrivèrent devant une petite maison dans un village un peu plus éloigné de Bristol. Grégoire ouvrit la portière à Aliénor qui observait le village autour d’elle. Elle se demandait chez qui elle pouvait bien être avant que Grégoire ne lui répondre sans même qu’elle ait à poser la question.
-Bienvenue chez moi ! Il y a déjà les gars, ils passent leur vie ici c’est incroyable.
Aliénor fronça les sourcils une seconde avant de rire en remettant son sac sur son épaule. Elle allait passer un bon week-end elle en était certaine et surtout elle allait un peu oublier ses parents et ça ne pourrait pas lui faire de mal. Elle salua en entrant Sam et John ainsi qu’un autre garçon plus jeune qui se présenta sous le nom de Max et qui s’avéra être le petit frère de Grégoire, d’un an plus jeune qu’Aliénor. Le week-end se déroulait bien, entre soirées, alcool, musique, sport et rires, elle ne passait que des bons moments à en oublier qu’elle venait de fuir de chez elle devant son père. Le dimanche soir, alors que la soirée battait son plein à l’intérieur, Aliénor était allongée sur le dos dans l’herbe et regardait les étoiles. Ses cours d’astronomie lui revirent en tête et non pas qu’elle n’identifie une seule constellation, le Poudlard de sa première année lui manquait. L’école avant changé et elle voulait retrouver l’innocence des débuts quand elle parcourait le château sans but, qu’elle sautillait dans les couloirs, qu’elle excellait en potions et qu’elle admirait les joueurs de Quidditch. Tout était bien différent maintenant. Elle soupira en fermant les yeux quand une voix la sortie de son silence.
-Va pas prendre froid.
Elle ouvrit les yeux et découvrit Grégoire, debout au-dessus d’elle les pieds juste au-dessus de son crâne. Elle lui sourit avant de refermer les yeux.
-Il fait pas froid.
Elle le sentit s’installer à ses côtés mais elle ne réagissais pas, elle n’avait pas envie de l’analyser, elle était juste bien là allongée et la musique au loin juste un fond s’évaporant dans la nuit. L’épaule de Grégoire était collée à la sienne et malgré ce qu’elle venait de dire, a chaleur de ce contact était agréable.
-T’as raison, il fait pas trop froid… Ça va ?
-Je réfléchissais.
-Qu’est-ce que j’aimerais entrer dans cette petite tête si mystérieuse.
Un petit rire passa les lèvres de la jeune fille alors qu’elle ouvrit de nouveau les yeux pour observer le ciel étoilé.
-Pas la peine, je repensais juste à avant. Tout est si différent maintenant.
Aliénor leva la main vers les étoiles, comme si elle pouvait les attraper, ou si elle pouvait se faire aspirer, voler jusqu’à elle et devenir à son tour une étoile brillante dans le ciel.
-Différent n’est pas péjoratif.
Elle laissa retomber sa main lourdement à côté d’elle.
-Non. J’aimerais juste arrêter le temps, rester ici loin de tous mes soucis.
-C’est possible ça.
Aliénor tourna d’un coup la tête vers Grégoire avant de se mettre à rire.
-Dis pas n’importe quoi.
-Je suis sérieux, tu peux rester autant que tu veux.
Aliénor resta silencieuse, les yeux perdus dans ceux de Grégoire. Elle l’observait, essayant de sonder ses expressions, deviner s’il disait la vérité. Elle ne voulait pas qu’il mente, elle voulait s’échapper encore un peu plus longtemps et s’il pouvait lui donner ça, elle serait la fille la plus heureuse du monde. Les secondes s’écoulaient doucement autour d’eux, comme si le temps était suspendu. C’est alors que Grégoire franchit la frontière entre eux pour venir embrasser Aliénor qui accepta se baiser sans vraiment réaliser ce qu’il se passait. Décidément, ses vacances étaient bien différentes de ce qu’elle avait pu imaginer. Mais elle ne se doutait pas que le pire était à venir.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
La voix sourde
Une semaine. La boxe, les soirées, les potes… Et surtout Grégoire. Ce que vivait Aliénor avec lui était totalement inédit pour elle tout semblait rose, elle se sentait bien, libre et puissante, entre ses bras elle pouvait conquérir le monde. Pour la première fois de sa vie son apparence physique comptait, elle voulait être belle pour lui, elle apprenait à se maquiller avec certaines de ses potes et elle observait les bleus qui jonchaient son corps laisser place à d’autres plus discrets. Ce week-end, elle retournait chez elle. Pas spécialement pour ses parents non, elle avait toujours de la rancœur envers eux. Mais elle avait besoin de récupérer des vêtements.
Alors qu’elle était toujours dans la voiture aux côtés de Grégoire, une pointe d’anxiété montait en elle. Ou alors c’était de la tristesse ? Elle n’en savait rien. Mais elle n’avait pas le choix. Ils avaient eu des nouvelles, des textos leurs indiquant qu’elle allait bien, quelques photos… Mais aujourd’hui elle les revoyait en vrai.
Elle sortit de la voiture quand elle croisa le regard de sa mère par la fenêtre. Aliénor expira en s’avançant vers la porte qui s’ouvrit sur Claire, les yeux rougis, elle avait pleuré. La jeune Delphillia redressa les épaules, elle voulait se montrer forte, ne pas craquer même si une boule se forgeait dans sa gorge. Le poignard qu’avait sa mère dans le cœur, Aliénor allait l’enfoncer à coups de paroles.
-Aliénor…
-Je viens chercher des affaires.
Aliénor s’arrêta devant sa mère a qui il semblait manquer les mots. Elle ne savait pas quoi faire et ça se voyait. Mais à la surprise de la jeune fille, elle baissa la tête et laissa passer Aliénor. Une fois à l’intérieur Aliénor prit une grande inspiration et partit en direction de sa chambre.
-Tu as l’air d’aller bien.
La jeune fille s’arrêta, la porte de sa chambre ouverte et observa Claire. Elle avait les larmes aux yeux, mais jamais, au grand jamais elle n’aurait craqué à ce moment-là. Elle se répétait en son fort intérieur que cette femme l’avait enfermé ici, l’empêchant de voir ses amis, de faire de la boxe… L’empêchant de vivre. La batteuse tourna la tête, entra dans sa chambre pour récupérer des vêtements.
-Je t’en supplie Aliénor réfléchis et reste avec nous. On peut en parler.
Aliénor se figea, les mains dans son sac alors qu’elle y rentrait tee-shirts et shorts. Elle baissa la tête alors que les larmes passaient irrémédiablement la barrière de ses paupières. Foutus sentiments !
-Non !
Elle tourna rapidement la tête vers sa mère, le regard sombre malgré ses larmes et un ton bien trop sec pour s’adresser à ses parents.
-Je veux vivre et ici vous avez décider de m’en empêcher en croyant tout savoir. Mais scoop, vous savez rien ! Je peux très bien me débrouiller seule ! Exactement comme je le fais toute l’année dans cette école de demeurés malgré qu’ils nous envoient à la mort !
Elle attrapa quelques vêtements supplémentaires d’un geste rageur avant de partir de la maison et de rentrer le plus rapidement possible dans la voiture de Grégoire.
-Démarre.
Il démarra immédiatement et Aliénor souffla enfin, comme si l’oxygène venait de lui revenir. Des doigts virent essuyer les larmes qui coulaient sur son visage. Elle tourna la tête pour observer son conducteur qui avait un œil sur elle et un œil sur la route.
-Personne devrait te faire pleurer.
La jeune fille ne put s’empêcher de sourire, comme toujours, ses problèmes fichaient le camp avec ce garçon, comme un super pouvoir. Un super pouvoir dont elle avait terriblement besoin en ce moment, une parenthèse enchantée qu’elle ne voulait surtout pas fermer. Mais quand on vit dans un rêve, il arrive toujours un moment où tout retombe comme un château de cartes. Tant que tout tient en équilibre on se voile la face et quand tout s’effondre, on espère que les fondations étaient bonnes. Mais y a-t-il vraiment des fondations dans tout ce que fait la jeune fille durant ses vacances ? Aliénor le verra bien assez tôt.
Alors qu’elle était toujours dans la voiture aux côtés de Grégoire, une pointe d’anxiété montait en elle. Ou alors c’était de la tristesse ? Elle n’en savait rien. Mais elle n’avait pas le choix. Ils avaient eu des nouvelles, des textos leurs indiquant qu’elle allait bien, quelques photos… Mais aujourd’hui elle les revoyait en vrai.
Elle sortit de la voiture quand elle croisa le regard de sa mère par la fenêtre. Aliénor expira en s’avançant vers la porte qui s’ouvrit sur Claire, les yeux rougis, elle avait pleuré. La jeune Delphillia redressa les épaules, elle voulait se montrer forte, ne pas craquer même si une boule se forgeait dans sa gorge. Le poignard qu’avait sa mère dans le cœur, Aliénor allait l’enfoncer à coups de paroles.
-Aliénor…
-Je viens chercher des affaires.
Aliénor s’arrêta devant sa mère a qui il semblait manquer les mots. Elle ne savait pas quoi faire et ça se voyait. Mais à la surprise de la jeune fille, elle baissa la tête et laissa passer Aliénor. Une fois à l’intérieur Aliénor prit une grande inspiration et partit en direction de sa chambre.
-Tu as l’air d’aller bien.
La jeune fille s’arrêta, la porte de sa chambre ouverte et observa Claire. Elle avait les larmes aux yeux, mais jamais, au grand jamais elle n’aurait craqué à ce moment-là. Elle se répétait en son fort intérieur que cette femme l’avait enfermé ici, l’empêchant de voir ses amis, de faire de la boxe… L’empêchant de vivre. La batteuse tourna la tête, entra dans sa chambre pour récupérer des vêtements.
-Je t’en supplie Aliénor réfléchis et reste avec nous. On peut en parler.
Aliénor se figea, les mains dans son sac alors qu’elle y rentrait tee-shirts et shorts. Elle baissa la tête alors que les larmes passaient irrémédiablement la barrière de ses paupières. Foutus sentiments !
-Non !
Elle tourna rapidement la tête vers sa mère, le regard sombre malgré ses larmes et un ton bien trop sec pour s’adresser à ses parents.
-Je veux vivre et ici vous avez décider de m’en empêcher en croyant tout savoir. Mais scoop, vous savez rien ! Je peux très bien me débrouiller seule ! Exactement comme je le fais toute l’année dans cette école de demeurés malgré qu’ils nous envoient à la mort !
Elle attrapa quelques vêtements supplémentaires d’un geste rageur avant de partir de la maison et de rentrer le plus rapidement possible dans la voiture de Grégoire.
-Démarre.
Il démarra immédiatement et Aliénor souffla enfin, comme si l’oxygène venait de lui revenir. Des doigts virent essuyer les larmes qui coulaient sur son visage. Elle tourna la tête pour observer son conducteur qui avait un œil sur elle et un œil sur la route.
-Personne devrait te faire pleurer.
La jeune fille ne put s’empêcher de sourire, comme toujours, ses problèmes fichaient le camp avec ce garçon, comme un super pouvoir. Un super pouvoir dont elle avait terriblement besoin en ce moment, une parenthèse enchantée qu’elle ne voulait surtout pas fermer. Mais quand on vit dans un rêve, il arrive toujours un moment où tout retombe comme un château de cartes. Tant que tout tient en équilibre on se voile la face et quand tout s’effondre, on espère que les fondations étaient bonnes. Mais y a-t-il vraiment des fondations dans tout ce que fait la jeune fille durant ses vacances ? Aliénor le verra bien assez tôt.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
La voix sourde
Tout semblait différent, lointain. Aliénor était dans la salle de bain chez Sam et elle se préparait avec Clara une autre fille de la soirée. Elle se sentait un peu bizarre dans cette robe, mais Grégoire adorait la voir dans des robes. Celle-ci appartenait à une amie de Grégoire il lui avait demandé avant de lui donner. Clara lui appliquait un dernier coup de maquillage avant que la jeune fille se retourne vers le miroir. Il n’y en avait pas tellement, mais Aliénor se sentait différente, plus jolie, prête pour cette soirée. Les jours se confondaient, mais ce Samedi alors que ça faisait une semaine qu’elle avait vu sa mère, quand elle dormait elle revoyait sans cesse son visage. Ses yeux rougis, cette détresse dans sa voix. Aliénor tapa rapidement un message sur son téléphone « Je vais bien. »
-Hey… Interdiction de pleurer avec ce magnifique maquillage. Regardes-toi. T’es magnifique, Grégoire va faire un arrêt cardiaque en voyant ça.
Aliénor ne put s’empêcher de sourire et ses joues se teintèrent de rouge immédiatement. Elle était en train de minauder ? Non mais arrêtez là.
-Tais-toi j’ai besoin d’une bière pour avaler tes paroles.
Elle sortit de la salle de bain et se dirigea immédiatement vers la cuisine pour se prendre une bière. La soirée commençait bien, tout le monde était là, la musique était bonne, elle se dirigea dans le salon et commença à danser avec les autres. La soirée battait son plein et toujours pas de Grégoire à l’horizon. Aliénor ne s’en inquiétait pas vraiment, l’alcool aidant à oublier le temps et danser n’importe comment. Ne croyait pas, elle n’a fait aucun progrès.
C’est alors que Grégoire sortit de la chambre de Sam. Aliénor lui sourit mais il ne fut que fugace quand Sara sortit de cette même chambre et s’accrocha au bras de Grégoire.
-Non…
-Et si pétasse, rends moi ma robe aussi.
Aliénor quitta Sara des yeux pour chercher le regard de Grégoire. Il l’évitait subtilement, non arrêtez ce n’était même pas subtile. Elle secoua la tête de gauche à droite comme pour arrêter ce cauchemar. C’est alors qu’une main accrocha son poignet.
-Tu croyais quoi ? Une gamine comme toi ? Avec lui ? T’es trop mignonne.
Elle passa un doigt sur la joue de la batteuse alors que des larmes commençaient à couler.
-Sara s’il te plait. Viens Ali je t’explique.
Et rien que sa voix, la main qu’il posa sur son épaule, tout explosa en Aliénor. Elle avait tout fait pour lui. Il était son idylle, sa parenthèse et on lui arrachait tout d’un coup.
-Laisse-moi.
Aliénor se détacha de son emprise avant de se diriger vers la sortie. Elle claqua la porte de l’appartement avant de descendre les escaliers en trombe. Heureusement qu’elle avait gardé des sandales plates sinon sa fuite aurait été bien moins dramatique et surtout efficace. Mais elle ne l’était pas assez, dès qu’elle arriva au rez-de-chaussée, Grégoire lui attrapa le bras.
-Putain Ali tu vas où ?
-Lâche-moi !
-Ecoute je suis désolé.
-Mais t’es sérieux ?!
-Mais putain Ali tu t’attendait à quoi ? Qu’on allait se marier ? Avoir des enfants et un chien ? Mais descend de ton nuage. Toi et moi c’était… Pour me changer les idées.
Les joues de la jeune fille étaient inondées de larmes, son cœur était en miettes, elle tombait et elle n’avait aucune branche à laquelle se rattraper. On venait de piétiner son égo sans aucune considération, de l’humilier, de la salir.
-T’es un gros connard, dégage !
Elle poussa Grégoire de toutes ses forces qui ne fit qu’un pas en arrière mais ce qui suffit à la jeune fille pour passer la porte de l’immeuble et s’enfuir dans la rue. Elle se mit à courir sans savoir vers où. Elle voulait juste partir loin, le plus loin possible. Elle courrait à en perdre haleine, à casser ses chaussures alors que les larmes ne s’arrêtaient pas. Elle se retrouva devant le parc dans lequel elle courait au début des vacances. Elle continua jusqu’à se laisser tomber d’épuisement anéantie. Et là, dans la froid en robe, du maquillage sur les joues, les cheveux en bataille, la seule personne qu’elle se voyait contacter c’était Claire. Elle avait besoin de sa maman là de suite, malgré tout ce qu’il avait pu se passer, elle avait juste besoin d’elle.
« Maman….Ca va pas bienb. »
L’alcool faisant, elle n’était pas certaine de ce qu’elle avait envoyé mais immédiatement son téléphone vibra dans sa main.
Le soleil se levait doucement et alors que les premiers rayons touchaient sa peau, des bras rassurants, chauds et doux l’entouraient puis d’autres. Ses parents étaient là mais rien ne pouvait l’empêcher de pleurer.
-Hey… Interdiction de pleurer avec ce magnifique maquillage. Regardes-toi. T’es magnifique, Grégoire va faire un arrêt cardiaque en voyant ça.
Aliénor ne put s’empêcher de sourire et ses joues se teintèrent de rouge immédiatement. Elle était en train de minauder ? Non mais arrêtez là.
-Tais-toi j’ai besoin d’une bière pour avaler tes paroles.
Elle sortit de la salle de bain et se dirigea immédiatement vers la cuisine pour se prendre une bière. La soirée commençait bien, tout le monde était là, la musique était bonne, elle se dirigea dans le salon et commença à danser avec les autres. La soirée battait son plein et toujours pas de Grégoire à l’horizon. Aliénor ne s’en inquiétait pas vraiment, l’alcool aidant à oublier le temps et danser n’importe comment. Ne croyait pas, elle n’a fait aucun progrès.
C’est alors que Grégoire sortit de la chambre de Sam. Aliénor lui sourit mais il ne fut que fugace quand Sara sortit de cette même chambre et s’accrocha au bras de Grégoire.
-Non…
-Et si pétasse, rends moi ma robe aussi.
Aliénor quitta Sara des yeux pour chercher le regard de Grégoire. Il l’évitait subtilement, non arrêtez ce n’était même pas subtile. Elle secoua la tête de gauche à droite comme pour arrêter ce cauchemar. C’est alors qu’une main accrocha son poignet.
-Tu croyais quoi ? Une gamine comme toi ? Avec lui ? T’es trop mignonne.
Elle passa un doigt sur la joue de la batteuse alors que des larmes commençaient à couler.
-Sara s’il te plait. Viens Ali je t’explique.
Et rien que sa voix, la main qu’il posa sur son épaule, tout explosa en Aliénor. Elle avait tout fait pour lui. Il était son idylle, sa parenthèse et on lui arrachait tout d’un coup.
-Laisse-moi.
Aliénor se détacha de son emprise avant de se diriger vers la sortie. Elle claqua la porte de l’appartement avant de descendre les escaliers en trombe. Heureusement qu’elle avait gardé des sandales plates sinon sa fuite aurait été bien moins dramatique et surtout efficace. Mais elle ne l’était pas assez, dès qu’elle arriva au rez-de-chaussée, Grégoire lui attrapa le bras.
-Putain Ali tu vas où ?
-Lâche-moi !
-Ecoute je suis désolé.
-Mais t’es sérieux ?!
-Mais putain Ali tu t’attendait à quoi ? Qu’on allait se marier ? Avoir des enfants et un chien ? Mais descend de ton nuage. Toi et moi c’était… Pour me changer les idées.
Les joues de la jeune fille étaient inondées de larmes, son cœur était en miettes, elle tombait et elle n’avait aucune branche à laquelle se rattraper. On venait de piétiner son égo sans aucune considération, de l’humilier, de la salir.
-T’es un gros connard, dégage !
Elle poussa Grégoire de toutes ses forces qui ne fit qu’un pas en arrière mais ce qui suffit à la jeune fille pour passer la porte de l’immeuble et s’enfuir dans la rue. Elle se mit à courir sans savoir vers où. Elle voulait juste partir loin, le plus loin possible. Elle courrait à en perdre haleine, à casser ses chaussures alors que les larmes ne s’arrêtaient pas. Elle se retrouva devant le parc dans lequel elle courait au début des vacances. Elle continua jusqu’à se laisser tomber d’épuisement anéantie. Et là, dans la froid en robe, du maquillage sur les joues, les cheveux en bataille, la seule personne qu’elle se voyait contacter c’était Claire. Elle avait besoin de sa maman là de suite, malgré tout ce qu’il avait pu se passer, elle avait juste besoin d’elle.
« Maman….Ca va pas bienb. »
L’alcool faisant, elle n’était pas certaine de ce qu’elle avait envoyé mais immédiatement son téléphone vibra dans sa main.
Le soleil se levait doucement et alors que les premiers rayons touchaient sa peau, des bras rassurants, chauds et doux l’entouraient puis d’autres. Ses parents étaient là mais rien ne pouvait l’empêcher de pleurer.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
La voix sourde
Aliénor se réveilla dans son lit, les yeux rougis et bouffis, la gorge sèche, son oreiller était constellé de taches noires dues au mascara qu’elle n’avait pas enlevé la veille. Elle avait mal à la tête et les paroles de Grégoire résonnaient dans sa tête comme une torture, des mots qui lui abimaient le cœur un peu plus à chaque fois.
Quelqu’un toqua à la porte puis Claire entra dans la chambre, un verre d’eau dans la main et certainement de l’aspirine dans son autre main qui formait un petit bol. Aliénor l’observa en biais alors qu’elle s’assit doucement au pied du lit de la jeune fille.
-Tiens, ça te fera du bien.
Aliénor prit le verre, le comprimé et avala le tout en fixant sa mère les yeux toujours humides. Elle lui rendit le verre et se mordit la lèvre. Son rythme cardiaque augmenta et ses yeux la brulait.
-Pourquoi t’es si gentille avec moi ? Je vous ai traité de tous les noms, je suis partie de la maison, j’ai été une fille horrible.
Une larme roula sur la joue de la jeune fille et immédiatement Aliénor cacha son visage dans ses genoux rapidement remontés au niveau de son torse. La main de Claire se posa sur son dos alors que la batteuse sanglotait.
-Je te connais Aliénor, je suis ta mère. Je me suis inquiétée, mais jamais, que ce soit moi ou ton père n’avons cessé de nous inquiété pour toi et la seule envie que nous avions c’est que tu reviennes en bonne santé. On t’aime et on t’aimera toujours, n’en doute jamais.
Les pleurs de la jeune fille se firent plus fort, elle était rongée par la culpabilité, la gorge amer, ses doigts se resserraient autour des draps qui l’entouraient. Elle se sentait si stupide, si bête de les avoir traité de la sorte alors qu’eux l’attendaient tous les jours. Elle releva doucement la tête en reniflant bruyamment.
-Je suis tellement désolée.
Aliénor se jeta littéralement dans les bras de sa mère qui l’accueillit avec toutes la douceur dont elle était capable. Elle lui murmurait qu’elle savait et que maintenant qu’elle était là tout irait mieux et Aliénor avait la sensation que c’était la première chose honnête et vraie qu’elle entendait depuis un bout de temps. Il leur faudra du temps, mais la petit famille passera cet obstacle, comme elle a passé tous les précédents.
Aliénor sortit de la douche. Comment une douche pouvait-elle faire tant de bien ? Elle sentait bien mieux, propre, les idées plus claires mais elle savait que le plus dire était à venir. Parler à son père, lui qu’elle avait insulté devant la maison, lui qui était si pudique sur ses sentiments, qui était si mystérieux, pas un mot en superflu. La batteuse avait littéralement la trouille de la réaction de son père ! Alors quand elle arriva dans la salon, les cheveux encore mouillés et propre comme un sou neuf, c’est d’une voix presque inaudible, un souffle, un murmure balancé dans l’air qu’elle prononça son nom. Pas papa, mais bien Cyril.
Celui-ci se leva d’un coup et se retourna vers sa fille. Aliénor baissa la tête et enlaça ses doigts derrière son dos. Elle avait l’impression d’avoir 5 ans et d’avoir fait une bêtise. Mais elle avait fait une bêtise et pas un petite ! Mais alors qu’elle attrapait son courage pour relever la tête, deux bras l’enlacèrent et la serrèrent d’une force qu’elle ne soupçonnais pas.
-J’ai eu si peur.
De nouveaux, des larmes coulèrent le long des joues de la jeune Delphillia alors qu’elle s’abandonnait à l’étreinte de son père. Elle ferma les yeux et passa ses bras autour de son cou pour le serrer en retour. Toujours en pleurant, elle ne put s’empêcher de dire tout ce qu’elle avait sur le cœur.
-Je le pensais pas papa, je suis désolée, t’es le meilleur père de la terre ! C’est ma faute ! Je le voyais pas je suis tellement bête pardonnes-moi s’il te plait.
Cyril se détacha de sa fille en gardant ses mains sur ses épaules et Aliénor renifla en levant les yeux pour plonger son regard dans celui de son père.
-Tu es déjà pardonnée Aliénor. Mais s’il te plait, parles nous. Il ne faut pas que tu en arrive à là. On est une famille, il faut qu’on se parle parce que ensemble on peut tout régler. Alors si tu ne te sent pas écoutée, dis le nous, si tu te sens prisonnière, dis-le nous.
-C’est le seul endroit où je serais toujours à ma place papa.
Aliénor rompit la distance entre elle et son père pour de nouveau le prendre dans ses bras. Son cœur était si léger soudainement, elle qui avait peur elle se sentait maintenant entourée d’amour, protégée par un bouclier de tendresse et de sentiments tous plus forts les uns que les autres. Tout n’était pas effacé. Les paroles avaient été prononcés, la fugue, les messages, les regards. Elle devait reconstruire quelque chose de sain avec ses parents. Mais ils étaient sur la bonne voie et Aliénor savait ce qu’elle avait à faire.
Quelqu’un toqua à la porte puis Claire entra dans la chambre, un verre d’eau dans la main et certainement de l’aspirine dans son autre main qui formait un petit bol. Aliénor l’observa en biais alors qu’elle s’assit doucement au pied du lit de la jeune fille.
-Tiens, ça te fera du bien.
Aliénor prit le verre, le comprimé et avala le tout en fixant sa mère les yeux toujours humides. Elle lui rendit le verre et se mordit la lèvre. Son rythme cardiaque augmenta et ses yeux la brulait.
-Pourquoi t’es si gentille avec moi ? Je vous ai traité de tous les noms, je suis partie de la maison, j’ai été une fille horrible.
Une larme roula sur la joue de la jeune fille et immédiatement Aliénor cacha son visage dans ses genoux rapidement remontés au niveau de son torse. La main de Claire se posa sur son dos alors que la batteuse sanglotait.
-Je te connais Aliénor, je suis ta mère. Je me suis inquiétée, mais jamais, que ce soit moi ou ton père n’avons cessé de nous inquiété pour toi et la seule envie que nous avions c’est que tu reviennes en bonne santé. On t’aime et on t’aimera toujours, n’en doute jamais.
Les pleurs de la jeune fille se firent plus fort, elle était rongée par la culpabilité, la gorge amer, ses doigts se resserraient autour des draps qui l’entouraient. Elle se sentait si stupide, si bête de les avoir traité de la sorte alors qu’eux l’attendaient tous les jours. Elle releva doucement la tête en reniflant bruyamment.
-Je suis tellement désolée.
Aliénor se jeta littéralement dans les bras de sa mère qui l’accueillit avec toutes la douceur dont elle était capable. Elle lui murmurait qu’elle savait et que maintenant qu’elle était là tout irait mieux et Aliénor avait la sensation que c’était la première chose honnête et vraie qu’elle entendait depuis un bout de temps. Il leur faudra du temps, mais la petit famille passera cet obstacle, comme elle a passé tous les précédents.
***
Aliénor sortit de la douche. Comment une douche pouvait-elle faire tant de bien ? Elle sentait bien mieux, propre, les idées plus claires mais elle savait que le plus dire était à venir. Parler à son père, lui qu’elle avait insulté devant la maison, lui qui était si pudique sur ses sentiments, qui était si mystérieux, pas un mot en superflu. La batteuse avait littéralement la trouille de la réaction de son père ! Alors quand elle arriva dans la salon, les cheveux encore mouillés et propre comme un sou neuf, c’est d’une voix presque inaudible, un souffle, un murmure balancé dans l’air qu’elle prononça son nom. Pas papa, mais bien Cyril.
Celui-ci se leva d’un coup et se retourna vers sa fille. Aliénor baissa la tête et enlaça ses doigts derrière son dos. Elle avait l’impression d’avoir 5 ans et d’avoir fait une bêtise. Mais elle avait fait une bêtise et pas un petite ! Mais alors qu’elle attrapait son courage pour relever la tête, deux bras l’enlacèrent et la serrèrent d’une force qu’elle ne soupçonnais pas.
-J’ai eu si peur.
De nouveaux, des larmes coulèrent le long des joues de la jeune Delphillia alors qu’elle s’abandonnait à l’étreinte de son père. Elle ferma les yeux et passa ses bras autour de son cou pour le serrer en retour. Toujours en pleurant, elle ne put s’empêcher de dire tout ce qu’elle avait sur le cœur.
-Je le pensais pas papa, je suis désolée, t’es le meilleur père de la terre ! C’est ma faute ! Je le voyais pas je suis tellement bête pardonnes-moi s’il te plait.
Cyril se détacha de sa fille en gardant ses mains sur ses épaules et Aliénor renifla en levant les yeux pour plonger son regard dans celui de son père.
-Tu es déjà pardonnée Aliénor. Mais s’il te plait, parles nous. Il ne faut pas que tu en arrive à là. On est une famille, il faut qu’on se parle parce que ensemble on peut tout régler. Alors si tu ne te sent pas écoutée, dis le nous, si tu te sens prisonnière, dis-le nous.
-C’est le seul endroit où je serais toujours à ma place papa.
Aliénor rompit la distance entre elle et son père pour de nouveau le prendre dans ses bras. Son cœur était si léger soudainement, elle qui avait peur elle se sentait maintenant entourée d’amour, protégée par un bouclier de tendresse et de sentiments tous plus forts les uns que les autres. Tout n’était pas effacé. Les paroles avaient été prononcés, la fugue, les messages, les regards. Elle devait reconstruire quelque chose de sain avec ses parents. Mais ils étaient sur la bonne voie et Aliénor savait ce qu’elle avait à faire.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
La voix sourde
Le lendemain, alors que la jeune fille aidait aux tâche ménagères de la maison, comme un moyen de se repentir, la sonnette de la porte retentit dans toute la maison. Quelques secondes plus tard, Claire appela Aliénor dans la maison, apparemment c’était pour elle. Intriguée, la jeune Delphillia se dirigea vers la porte et sortit pour voir qui se tenait devant le portillon et entrait dans le petit jardinet. La jeune fille se figea presque sur le seuil de la porte alors que Claire rentrait de nouveau dans la maison. Elle ne l’avait pas vue depuis bien longtemps, Shirley était là. Aliénor déglutit difficilement avant de s’approcher de son ancienne amie. L’air qu’elle avait sur le visage, Aliénor ne l’avait jamais vraiment vue de la sorte et surtout elle avait changé en un an. Et étrangement durant ce début de vacances, Aliénor avait bien plus de fois prononcé son nom qu’elle ne l’avait réellement vue. Cette visite n’augurait rien de bon.
-Alors c’était bien le week-end chez moi ? Et les soirées pyjama ? Parce que, c’est bizarre hein, mais j’en ai aucun souvenir et pourtant d’après ta mère, tu étais bien chez moi. Tu m’expliques ?
C’était certainement la dernière chose dont avait besoin la jeune fille, elle venait tout juste de faire n’importe quoi dans sa vie et alors que c’était le premier jour qu’elle essayait de repartir sur de bonnes bases, on lui remettait ses affaires sales sous le nez. Aliénor soupira et fit un pas en avant.
-Ouais soupire vas-y. Mais t’es quand même gonflée !
-Shirley…
-Non ! Tu te fous de ma gueule ? Tu nous ignore, tu sort de nos vies, tu répond pas aux messages, et en plus tu te sert de moi comme couverture ! Mais je connais pas cette fille qui est devant moi ! T’as changé et franchement si c’est ça ta façon de vivre maintenant, ben t’sais quoi, je veux pas de sa dans ma vie.
-C’était compliqué…
-Ah ouais ? Dean t’as vue tu sais. Ah ben ouais ! Tu traine avec des mecs pas fréquentables, tu fais quoi d’autre ? Tu te drogue ? T’es devenue une junkie qui traine dans les quartiers de Bristol ?
-Mais fermes-là !
Shirley s’arrêta net alors que les larmes menaçaient de nouveau de couler sur les joues de la jeune fille. Ses dents se plantèrent dans sa lèvre inférieure et elle passa une main dans ses cheveux avant de relever la tête et de plonger son regard dans celui de son ancienne amie.
-Ouais j’ai fait de la merde je sais et t’inquiète je l’ai bien payé cher. Oui je me suis servie de toi pour aller voir ses mecs qui sont de vrais connards. Tu peux m’accabler oui, mais je n’ai jamais touché à de la drogue et je ne suis pas une junkie. J’ai vraiment l’air d’une junkie ?
Les bras de la jeune fille s’écartèrent pour que Shirley puisse bien l’observer avant qu’il ne retombent mollement le long de son corps. Aliénor avait pris toutes les mauvaises décision dernièrement et oui elle méritait ce qui lui arrivait, mais il arrive à un moment où on ne peut plus, un seuil, une limite d’insultes et de reproches. Mais pourtant ses parents ne lui en avaient fait aucun. Non, c’était elle qui se reprochait d’être comme elle était et c’était certainement les reproches les plus violents.
-Tu avais autre chose à dire ?
-Ouais, ça me rend triste que tu soit devenue ça. Ne cherche plus à me contacter.
-T’inquiète je ne comptais pas le faire.
Aliénor se retourna pour rentrer chez elle et une fois à l’intérieur elle se laissa glisser le long de la porte. Elle avait coupé les liens avec ses anciens amis depuis longtemps, mais le dire en face… C’était comme si tout devenait réel, qu’elle avait vraiment tout perdu. Mais elle n’en avait rien à faire, tous ces gens, parmi tous ceux qu’elle avait rencontré, personne ne lui voulait du bien au fond. Eux avaient voulu la tuer et quand elle avait fait confiance à d’autres moldus, ils n’ont fait que lui apporter des problèmes avant de l’humilier publiquement. Elle avait l’impression que rien n’allait autour d’elle, plus personne ne lui apportait la lumière dont elle avait besoin pour vivre. Elle était seule dans le noir.
C’est alors que sa mère lui annonça qu’elle avait du courrier. Aliénor fronça les sourcils, elle craignait le pire. Elle se releva et entra dans le salon pour récupérer la lettre. Elle se laissa tomber dans le canapé avant de l’ouvrir. C’est alors qu’elle était seule et dans le noir qu’une lumière venait à elle. Une lumière rousse et bienveillante. Cette lettre venait de Rey et alors que tout allait mal, il était encore là, au meilleur moment. Sans qu’elle ne puisse le contrôler, des larmes coulèrent le long de ses joues et sa mère lui demanda ce qu’elle avait.
-Ils me manquent. Mes amis me manquent.
Claire s’assit aux côtés de la jeune fille alors que celle-ci abandonnait la lettre sur la table basse.
-C’est pour eux que j’ai fait ça, je voulais être plus forte pour les protéger. Mais tout ce que j’arrive à faire c’est n’importe quoi. Je suis devenue mauvaise maman ?
-Non… Tout le monde fait des erreurs. Mais ma chérie, tu n’as besoin de protéger personne. Tu es déjà tellement forte, tu dois grandir, pour toi pour devenir une femme.
-Mais si je les protège pas, qui le fera ? L’école ? Ils ont envoyé des élèves à la mort ! Ils sont restés des jours à l’infirmerie ! Ils sont incapable de nous protéger.
Le regard de Cyril qui, jusque là ne disait rien, se tourna vers Aliénor. Finalement elle l’avait dit. C’était loin de ce qu’elle avait imaginé, mais maintenant il savait.
@Rey Sifferlen
-Alors c’était bien le week-end chez moi ? Et les soirées pyjama ? Parce que, c’est bizarre hein, mais j’en ai aucun souvenir et pourtant d’après ta mère, tu étais bien chez moi. Tu m’expliques ?
C’était certainement la dernière chose dont avait besoin la jeune fille, elle venait tout juste de faire n’importe quoi dans sa vie et alors que c’était le premier jour qu’elle essayait de repartir sur de bonnes bases, on lui remettait ses affaires sales sous le nez. Aliénor soupira et fit un pas en avant.
-Ouais soupire vas-y. Mais t’es quand même gonflée !
-Shirley…
-Non ! Tu te fous de ma gueule ? Tu nous ignore, tu sort de nos vies, tu répond pas aux messages, et en plus tu te sert de moi comme couverture ! Mais je connais pas cette fille qui est devant moi ! T’as changé et franchement si c’est ça ta façon de vivre maintenant, ben t’sais quoi, je veux pas de sa dans ma vie.
-C’était compliqué…
-Ah ouais ? Dean t’as vue tu sais. Ah ben ouais ! Tu traine avec des mecs pas fréquentables, tu fais quoi d’autre ? Tu te drogue ? T’es devenue une junkie qui traine dans les quartiers de Bristol ?
-Mais fermes-là !
Shirley s’arrêta net alors que les larmes menaçaient de nouveau de couler sur les joues de la jeune fille. Ses dents se plantèrent dans sa lèvre inférieure et elle passa une main dans ses cheveux avant de relever la tête et de plonger son regard dans celui de son ancienne amie.
-Ouais j’ai fait de la merde je sais et t’inquiète je l’ai bien payé cher. Oui je me suis servie de toi pour aller voir ses mecs qui sont de vrais connards. Tu peux m’accabler oui, mais je n’ai jamais touché à de la drogue et je ne suis pas une junkie. J’ai vraiment l’air d’une junkie ?
Les bras de la jeune fille s’écartèrent pour que Shirley puisse bien l’observer avant qu’il ne retombent mollement le long de son corps. Aliénor avait pris toutes les mauvaises décision dernièrement et oui elle méritait ce qui lui arrivait, mais il arrive à un moment où on ne peut plus, un seuil, une limite d’insultes et de reproches. Mais pourtant ses parents ne lui en avaient fait aucun. Non, c’était elle qui se reprochait d’être comme elle était et c’était certainement les reproches les plus violents.
-Tu avais autre chose à dire ?
-Ouais, ça me rend triste que tu soit devenue ça. Ne cherche plus à me contacter.
-T’inquiète je ne comptais pas le faire.
Aliénor se retourna pour rentrer chez elle et une fois à l’intérieur elle se laissa glisser le long de la porte. Elle avait coupé les liens avec ses anciens amis depuis longtemps, mais le dire en face… C’était comme si tout devenait réel, qu’elle avait vraiment tout perdu. Mais elle n’en avait rien à faire, tous ces gens, parmi tous ceux qu’elle avait rencontré, personne ne lui voulait du bien au fond. Eux avaient voulu la tuer et quand elle avait fait confiance à d’autres moldus, ils n’ont fait que lui apporter des problèmes avant de l’humilier publiquement. Elle avait l’impression que rien n’allait autour d’elle, plus personne ne lui apportait la lumière dont elle avait besoin pour vivre. Elle était seule dans le noir.
C’est alors que sa mère lui annonça qu’elle avait du courrier. Aliénor fronça les sourcils, elle craignait le pire. Elle se releva et entra dans le salon pour récupérer la lettre. Elle se laissa tomber dans le canapé avant de l’ouvrir. C’est alors qu’elle était seule et dans le noir qu’une lumière venait à elle. Une lumière rousse et bienveillante. Cette lettre venait de Rey et alors que tout allait mal, il était encore là, au meilleur moment. Sans qu’elle ne puisse le contrôler, des larmes coulèrent le long de ses joues et sa mère lui demanda ce qu’elle avait.
-Ils me manquent. Mes amis me manquent.
Claire s’assit aux côtés de la jeune fille alors que celle-ci abandonnait la lettre sur la table basse.
-C’est pour eux que j’ai fait ça, je voulais être plus forte pour les protéger. Mais tout ce que j’arrive à faire c’est n’importe quoi. Je suis devenue mauvaise maman ?
-Non… Tout le monde fait des erreurs. Mais ma chérie, tu n’as besoin de protéger personne. Tu es déjà tellement forte, tu dois grandir, pour toi pour devenir une femme.
-Mais si je les protège pas, qui le fera ? L’école ? Ils ont envoyé des élèves à la mort ! Ils sont restés des jours à l’infirmerie ! Ils sont incapable de nous protéger.
Le regard de Cyril qui, jusque là ne disait rien, se tourna vers Aliénor. Finalement elle l’avait dit. C’était loin de ce qu’elle avait imaginé, mais maintenant il savait.
@Rey Sifferlen
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
La voix sourde
Il y a quelques heures à peine, elle avait reçu un message de Grégoire. Son cœur avait raté un battement sur le coup et elle se sentait d’une débilité pas possible. Son cœur était un vrai traitre quand il s’y mettait. Mais le contenu de ce message lui avait bien calmé ses ardeurs à ce fichu muscle. Il venait avec Sara pour récupérer la robe de cette fille. Très bien, Aliénor lui rendrait, de toute façon ce n’était pas son style et en plus elle ne voulait plus rien à voir avec ses gens. Elle n’était pas retournée à la boxe depuis, en même temps c’était normal. Mais après en avoir parlé avec son père, il lui avait acheté un sac de frappe et elle pouvait continuer à pratiquer ce qu’elle avait appris et travailler ses réflexes. Ses parents ce tenaient à ce qu’ils lui avaient dit, ils l’écoutaient et Aliénor s’exprimait. La balance c’était faite assez naturellement finalement et Aliénor était plus apaisée. Comme tous les dimanches après-midi, elle était dans l’atelier de sa mère à peindre avec elle. Ce lieu était toujours aussi important pour la jeune fille. L’ambiance, la lumière, l’odeur qu’il y avait ici lui permettait de se vider l’esprit et de de-suite être plus positive. Elle et sa mère peignaient dans les rires et les sourires et comme d’habitude, la jeune Delphillia en avait déjà de partout. Du bleu sur le nez, du jaune et du orange sur son Tee-shirt qu’elle avait noué au niveau de la taille et même son short s’était prit des projections de peinture. Mais elle s’en fichait, ces deux vêtements ainsi tâchés lui servirait de pyjama à Poudlard.
Le téléphone de la jeune fille vibra et le nom de Grégoire apparut. Elle l’attrapa, ferma les yeux et prit une grande inspiration avant de l’ouvrir. Ils étaient devant la maison. Aliénor avertit sa mère et partit chercher la robe. Ni une ni deux, elle était dehors, la robe pliée dans la main gauche. Voir Grégoire, son visage pas si innocent mais ce sourire à en crever… Elle déglutit difficilement avant d’ouvrit le portillon. Sara sortit de la voiture et s’approcha d’Aliénor comme si elle était la reine de cette ville. Aliénor la regarda de haut en bas en haussant les sourcils alors qu’elle se postait devant elle.
-Tu me rends ma robe ?
-Tiens.
Aliénor lui rendit le tissus et une fois l’échange fait, elle se retourna pour rentrer chez elle.
-Décidément…Je comprends pourquoi Greg te passais des fringues à moi. Tu ressembles pas à grand-chose.
Aliénor s’arrêta juste sur le seuil du portillon et sa main droite se serra sur la poignée. Pourquoi fallait-il que cette fille en rajoute, elle ne pouvait pas juste se barrer ?
-Dégage de chez moi.
-Oh mais il mordrait le yorkshire !
Aliénor se retourna d’un coup sec et envoya son poing en direction du visage de cette fille. Sara se prit le coup de plein fouet et lâcha sa robe qui s’échoua sur le bitume de la route.
-Sale pute !
Elle se rua vers Aliénor. Mais elle ne savait pas que le principe même du karaté était la défense et pas l’attaque. Aliénor para son coup avant de la pousser violement ce qui la fit tomber au sol. Le regard de la jeune Delphillia était noir, du moins pour son œil brun, elle en voulait à cette fille, tout ce qu’elle représentait et tout ce qu’elle avait pu lui faire. C’était une pouf et quelqu’un devait la remettre à sa place. Mais Grégoire était sorti de la voiture et stoppa la Poufsouffle dans son geste. Mais ce n’était vraiment pas la bonne personne à mettre en face d’une Aliénor énervée. Tout était bien trop récent.
-Dégages toi aussi.
-On va partir calmes-toi.
-Dégage !
Aliénor se rua sur lui pour le couvrir de coup, mais celui-ci l’immobilisa rapidement avant de la porter pour la poser dans son jardin. Aliénor criait de la lâcher et une fois qu’elle se retrouva sur le sol, elle se retourna pour faire face à Grégoire. Cependant une main se posa sur son épaule alors que le garçon reculait avant de rentrer dans sa voiture. Aliénor pleurait de rage en les observant partir et se retourna vers son père qui l’avait retenu.
-C’est plus fort que moi papa… Ca fait trop mal.
-Je sais, mais la violence ne résout rien.
Il passa sa main sous le menton d’Aliénor pour la regarder dans les yeux.
-Mais je crois que les cours de boxe ont payé… Ils ne reviendront plus d’aussi tôt.
Le sourire de son père à ce moment-là valait tous les sourires de ce crétin de Grégoire. Aliénor se blottit dans les bras de son père essuyant ses dernières larmes dans la tendresse de son père (ou son Tee-shirt). Elle était forte, elle venait de fermer le claquet à cette pouf et elle était entourée de tout l’amour que chacun rêvait de recevoir.
Les vacances de la petite famille se terminèrent bien plus paisiblement que ce début tonitruant. Aliénor répondit à Rey en lui disant qu’il lui manquait et qu’elle avait hâte de le revoir. Le père d’Aliénor trouvait toujours des petits boulots et même s’ils ne roulaient pas sur l’or, ils avaient tout ce dont ils avaient besoin. Le regard que portait Aliénor sur les moldus était toujours aussi dur, mais elle gardait l’espoir qu’un jour tous puissent vivre ensemble. Et là, allongée dans l’herbe derrière la maison, inondée par le soleil les mains derrière la tête et des lunettes de soleil visées sur le visage, elle attendait la rentrée. Revoir ses amis, s’améliorer et surtout tirer un trait sur toutes les choses qu’il avait pu se passer durant ses vacances. Demain, demain à 11h elle serait dans le Poudlard Express.
Le téléphone de la jeune fille vibra et le nom de Grégoire apparut. Elle l’attrapa, ferma les yeux et prit une grande inspiration avant de l’ouvrir. Ils étaient devant la maison. Aliénor avertit sa mère et partit chercher la robe. Ni une ni deux, elle était dehors, la robe pliée dans la main gauche. Voir Grégoire, son visage pas si innocent mais ce sourire à en crever… Elle déglutit difficilement avant d’ouvrit le portillon. Sara sortit de la voiture et s’approcha d’Aliénor comme si elle était la reine de cette ville. Aliénor la regarda de haut en bas en haussant les sourcils alors qu’elle se postait devant elle.
-Tu me rends ma robe ?
-Tiens.
Aliénor lui rendit le tissus et une fois l’échange fait, elle se retourna pour rentrer chez elle.
-Décidément…Je comprends pourquoi Greg te passais des fringues à moi. Tu ressembles pas à grand-chose.
Aliénor s’arrêta juste sur le seuil du portillon et sa main droite se serra sur la poignée. Pourquoi fallait-il que cette fille en rajoute, elle ne pouvait pas juste se barrer ?
-Dégage de chez moi.
-Oh mais il mordrait le yorkshire !
Aliénor se retourna d’un coup sec et envoya son poing en direction du visage de cette fille. Sara se prit le coup de plein fouet et lâcha sa robe qui s’échoua sur le bitume de la route.
-Sale pute !
Elle se rua vers Aliénor. Mais elle ne savait pas que le principe même du karaté était la défense et pas l’attaque. Aliénor para son coup avant de la pousser violement ce qui la fit tomber au sol. Le regard de la jeune Delphillia était noir, du moins pour son œil brun, elle en voulait à cette fille, tout ce qu’elle représentait et tout ce qu’elle avait pu lui faire. C’était une pouf et quelqu’un devait la remettre à sa place. Mais Grégoire était sorti de la voiture et stoppa la Poufsouffle dans son geste. Mais ce n’était vraiment pas la bonne personne à mettre en face d’une Aliénor énervée. Tout était bien trop récent.
-Dégages toi aussi.
-On va partir calmes-toi.
-Dégage !
Aliénor se rua sur lui pour le couvrir de coup, mais celui-ci l’immobilisa rapidement avant de la porter pour la poser dans son jardin. Aliénor criait de la lâcher et une fois qu’elle se retrouva sur le sol, elle se retourna pour faire face à Grégoire. Cependant une main se posa sur son épaule alors que le garçon reculait avant de rentrer dans sa voiture. Aliénor pleurait de rage en les observant partir et se retourna vers son père qui l’avait retenu.
-C’est plus fort que moi papa… Ca fait trop mal.
-Je sais, mais la violence ne résout rien.
Il passa sa main sous le menton d’Aliénor pour la regarder dans les yeux.
-Mais je crois que les cours de boxe ont payé… Ils ne reviendront plus d’aussi tôt.
Le sourire de son père à ce moment-là valait tous les sourires de ce crétin de Grégoire. Aliénor se blottit dans les bras de son père essuyant ses dernières larmes dans la tendresse de son père (ou son Tee-shirt). Elle était forte, elle venait de fermer le claquet à cette pouf et elle était entourée de tout l’amour que chacun rêvait de recevoir.
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Les vacances de la petite famille se terminèrent bien plus paisiblement que ce début tonitruant. Aliénor répondit à Rey en lui disant qu’il lui manquait et qu’elle avait hâte de le revoir. Le père d’Aliénor trouvait toujours des petits boulots et même s’ils ne roulaient pas sur l’or, ils avaient tout ce dont ils avaient besoin. Le regard que portait Aliénor sur les moldus était toujours aussi dur, mais elle gardait l’espoir qu’un jour tous puissent vivre ensemble. Et là, allongée dans l’herbe derrière la maison, inondée par le soleil les mains derrière la tête et des lunettes de soleil visées sur le visage, elle attendait la rentrée. Revoir ses amis, s’améliorer et surtout tirer un trait sur toutes les choses qu’il avait pu se passer durant ses vacances. Demain, demain à 11h elle serait dans le Poudlard Express.
FIN
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel