Convaincre mon père
J’étais pendu à ses lèvres, suspendu dans le temps, j’attendais sa réponse et n’entendais plus le bruit environnant. Je n’avais pas spécialement envie de la pression à me répondre, mais je sentais mon cœur battre plus fort. Les pulsations me criaient d’être patient, d’imaginer le pire et de bien écouter. La voix de la brune semblait pourtant plus brisée que la mienne, et mon empathie prenait le dessus. J’étais soudainement plus inquiet pour elle, sur ce que je venais de provoquer. Je prenais d’ailleurs conscience que son discours n’était pas le plus fluide, et qu’elle bégayait. Bégayait-elle depuis le début ou était-ce l’émotion qui provoquait ces pauses ? Je me calmais, laissant mon père de côté pour écouter ce qu’elle tentait peut-être de raconter. Nous avions tous les deux un père qui n’était pas un sorcier et qui plus est, dont la lettre d’admission à l’école n’avait pas dû enchanter. Je ne relevai pas son usage du mot « moldu » et la laissai s’exprimer. Après tout, c’était seulement mon choix de ne pas l’utiliser, elle en avait tous les droits.
- Tu veux me raconter ?, osai-je demander. Je ne la regardais plus avec l’air impatient que j’avais pu avoir avant, mais avec une réelle compassion. Toute personne dotée d’un minimum d’empathie aurait aperçu les yeux légèrement embués que la jeune fille avait. Je jetai un petit regard sur le côté droit de ma table, il n’y avait pas de mouchoirs à proximité, et je savais que je n’en avais pas avec moi. J’espérais donc vraiment qu’elle ne se mette pas à pleurer, car je serais obligé d’aller chercher le bibliothécaire. Je laissais ma question en suspend, ne cherchant pas à insister, mais préférais m’excuser du mauvais souvenir que je venais de réanimer en elle. Pardon si j’ai posé une mauvaise question.
- Tu veux me raconter ?, osai-je demander. Je ne la regardais plus avec l’air impatient que j’avais pu avoir avant, mais avec une réelle compassion. Toute personne dotée d’un minimum d’empathie aurait aperçu les yeux légèrement embués que la jeune fille avait. Je jetai un petit regard sur le côté droit de ma table, il n’y avait pas de mouchoirs à proximité, et je savais que je n’en avais pas avec moi. J’espérais donc vraiment qu’elle ne se mette pas à pleurer, car je serais obligé d’aller chercher le bibliothécaire. Je laissais ma question en suspend, ne cherchant pas à insister, mais préférais m’excuser du mauvais souvenir que je venais de réanimer en elle. Pardon si j’ai posé une mauvaise question.
Fiche PR - 4e année RP
Convaincre mon père
Dans son attitude on voyait que le garçon n'attendait qu'une chose : que la voix de la troisième année s'élève pour lui donner plus détails. Et même si ça lui coûtait la brunette ne pouvait pas lui en vouloir car cette faim insatiable d'en savoir plus sur un sujet qui titille notre intérêt, elle la connaissait très bien et n'arrivait pas très bien à lutter contre. Pour garder un minimum de contenance la lionne était persuadée d'avoir fait le bon choix en se décidant à persister dans le vague. C'était sans compter sur le jeune sorcier qui lui demandait gentiment si la rouge et or pouvait raconter. Sur son visage on ne voyait plus ni l'impatience ni la détresse, ces deux sentiments ne revenaient même plus périodiquement, ils avaient laissé complètement place à... La fillette avait du mal à définir ce qu'elle croyait voir sur ce visage, peut-être une forme de soutient.
Bien sûr qu'il avait posé la mauvaise question, mais il ne pouvait pas savoir, sa curiosité était compréhensible comme la timide ne cessait de se le répéter et encore milles raisons pouvaient l'excuser. En fait ces paroles installèrent chez la Gryffonne une sorte de confiance étrange. Mais cette sensation commençait à tirailler la sorcière, au fond de son cœur elle savait qu'elle avait besoin de se confier sur ce qui la rongeait tel les champignons dévastateurs qui étouffent les arbres à petit feu, surtout depuis ce qu'il s'était passé l'été dernier. Un furieux chaos agitait les pensées de la brunette qui pour lutter contre cette partie d'elle-même qui avait tant envie de se libérer, tentait de se convaincre que cet élève avait déjà ses problèmes et n'avaient pas besoin d'entendre ceux des autres surtout que ça ne le rassurerait pas du tout. Il semblait déjà inquiet envers son père alors s'il savait ce qui se passait du côté de la brunette... Cet état mental dans lequel elle était contrastait complètement avec le calme religieux de la bibliothèque.
Pour évacuer un peu toutes ces émotions Marine commençait à s'agiter sur sa chaise, sur son visage s'imprimait une mine soucieuse qui extériorisait son dilemme, on voyait dans ses yeux l'énergie que lui consommait cette conversation mélangé à ses craintes. Mais après de longues minutes la fillette demanda :
- Tu, tu es sûr que... tu veux... écouter ça... Tu, tu dois sans, sans doute avoir tes, tes problème j'vou... j'voudrais pas... t'embêter avec, avec mon... histoire.
Finalement ce ne serait pas elle qui portera le décision finale, elle en était incapable, une oreille attentive si gentiment proposée ne se refusait pas. Pourtant elle voulait être certaine avant de se lancer dans ses pas si vétustes souvenirs même si le gros de la catastrophe semblait avoir eu lieu depuis longtemps aux yeux de l'anglaise, s'assurer qu'elle ne faisait pas une bêtise en vidant son sac sur ce jeune sorcier.
Mots en gras et en italique pour la CdC.
Bien sûr qu'il avait posé la mauvaise question, mais il ne pouvait pas savoir, sa curiosité était compréhensible comme la timide ne cessait de se le répéter et encore milles raisons pouvaient l'excuser. En fait ces paroles installèrent chez la Gryffonne une sorte de confiance étrange. Mais cette sensation commençait à tirailler la sorcière, au fond de son cœur elle savait qu'elle avait besoin de se confier sur ce qui la rongeait tel les champignons dévastateurs qui étouffent les arbres à petit feu, surtout depuis ce qu'il s'était passé l'été dernier. Un furieux chaos agitait les pensées de la brunette qui pour lutter contre cette partie d'elle-même qui avait tant envie de se libérer, tentait de se convaincre que cet élève avait déjà ses problèmes et n'avaient pas besoin d'entendre ceux des autres surtout que ça ne le rassurerait pas du tout. Il semblait déjà inquiet envers son père alors s'il savait ce qui se passait du côté de la brunette... Cet état mental dans lequel elle était contrastait complètement avec le calme religieux de la bibliothèque.
Pour évacuer un peu toutes ces émotions Marine commençait à s'agiter sur sa chaise, sur son visage s'imprimait une mine soucieuse qui extériorisait son dilemme, on voyait dans ses yeux l'énergie que lui consommait cette conversation mélangé à ses craintes. Mais après de longues minutes la fillette demanda :
- Tu, tu es sûr que... tu veux... écouter ça... Tu, tu dois sans, sans doute avoir tes, tes problème j'vou... j'voudrais pas... t'embêter avec, avec mon... histoire.
Finalement ce ne serait pas elle qui portera le décision finale, elle en était incapable, une oreille attentive si gentiment proposée ne se refusait pas. Pourtant elle voulait être certaine avant de se lancer dans ses pas si vétustes souvenirs même si le gros de la catastrophe semblait avoir eu lieu depuis longtemps aux yeux de l'anglaise, s'assurer qu'elle ne faisait pas une bêtise en vidant son sac sur ce jeune sorcier.
Mots en gras et en italique pour la CdC.
Convaincre mon père
Je ne sais pas si c’est ma question qui déclenche ce mouvement chez elle, mais sa chaise fait des balancements qui m’inquiètent. Je me dis que bientôt, le dernier la fera basculer en arrière et qu’elle chutera.. Et l’on m’accusera. J’aimerais lui demander d’arrêter, de se contrôler un peu ou alors de directement se balancer par terre, mais je préfère serrer les lèvres et espérer qu’elle ne tombe pas. Ou qu’elle attende au moins que je parte.
Son inquiétude a me faire part de son histoire m’étonne. Si j’ai demandé, pourquoi est-ce que cela m’embêterait ? Je secoue la tête.
— Non, non, pas du tout. Dis-moi. Je me dis que…,commencé-je en réfléchissant aux mots adéquates à choisir. Je me dis que ton histoire pourra p’tete m’aider et aider mon père. Ne cherchant pas à partir à nouveau dans une explication qui n’a pas lieu d’être, je secoue la tête, comme pour effacer ce que je viens de dire et tends ma main ouverte, pour l’inviter à parler. Pardon, je ne dis plus rien et je t’écoute.
Entre deux basculements, je reviens à son regard et tente du mieux que je peux de l’écouter. J’imagine déjà que la solution miracle se trouve dans ses mots et son histoire. J’imagine déjà que demain, j’écrirai une lettre à mes parents et que je leur dirai tout ce que l’on devra éviter, mais tout ce que l’on pourra faire. Peut-être que mon père verra alors que Poudlard n’est pas si mauvais. Peut-être qu’il s’est juste trompé après tout, qu’il ne savait juste pas.
________
Pardon, pardon. Je suis un filleul dissipé
Son inquiétude a me faire part de son histoire m’étonne. Si j’ai demandé, pourquoi est-ce que cela m’embêterait ? Je secoue la tête.
— Non, non, pas du tout. Dis-moi. Je me dis que…,commencé-je en réfléchissant aux mots adéquates à choisir. Je me dis que ton histoire pourra p’tete m’aider et aider mon père. Ne cherchant pas à partir à nouveau dans une explication qui n’a pas lieu d’être, je secoue la tête, comme pour effacer ce que je viens de dire et tends ma main ouverte, pour l’inviter à parler. Pardon, je ne dis plus rien et je t’écoute.
Entre deux basculements, je reviens à son regard et tente du mieux que je peux de l’écouter. J’imagine déjà que la solution miracle se trouve dans ses mots et son histoire. J’imagine déjà que demain, j’écrirai une lettre à mes parents et que je leur dirai tout ce que l’on devra éviter, mais tout ce que l’on pourra faire. Peut-être que mon père verra alors que Poudlard n’est pas si mauvais. Peut-être qu’il s’est juste trompé après tout, qu’il ne savait juste pas.
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Pardon, pardon. Je suis un filleul dissipé
Fiche PR - 4e année RP
Convaincre mon père
Alors que le garçon lui confiait les espoirs qu'il avait sur ce que l'histoire de l'anglaise pouvait lui apporter, cette dernière afficha une vilaine grimace. Non, son histoire risquait justement d'inquiéter plus encore le deuxième année. Un vent de panique agita l'esprit de l'adolescente : fallait-il qu'elle lui raconte quand même pour son seul besoin de vider un peu son sac face à ce qui s'était passé au supermarché d'autant que le jaune et noirs demandait les détails ou bien valait-il mieux le préserver et espérer que ça se passe mieux entre lui et son père. Entre deux chaises la lionne fini par craquer face au silence que lui laissait le sorcier.
- C'est, c'est... Enfin ma si, situation est... particulière. Tenta-t-elle pour arrondir les bords. En fait ma, ma mère ne nous a ja, jamais dis que... qu'elle est une... sorcière. Alors quand, quand j'ai, j'ai reçu ma lettre, mon, mon père mon frère et, et moi on... on a cru au canular, tu vois ? Ses yeux commençaient à dangereusement s'embuer. Mais quand elle... elle est rentrée ma, ma mère a fait éclater la vérité. Mon père a, a prit peur il... il a emmener mon frère et il... il s'est enfui, il nous prend pour... des monstres. Dit-elle dans un murmure alors que la phrase de son père lui résonnait aux oreilles : "MONSTRE !".
La fillette ne pu empêcher une larme de s'échapper, mais elle ne la laissa pas couler longtemps et l'arrêta d'un revers de main.
La gorge nouée elle ne se voyait pas en capacité de parler à nouveau pourtant elle ne pouvait pas laisser le Poufsouffle avaler l'histoire tout cru, elle se chargeait toute seule de devoir le rassurer maintenant que son histoire venait sans doute de créer la tempête dans son esprit.
- A, après c'est vraiment pas la, la majorité des, des cas. Ton, ton père est, est toujours là y'a, y'a pas de raison que... que ça t'arrives. Dit-elle d'une voix serrée.
Pas de soucis
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- C'est, c'est... Enfin ma si, situation est... particulière. Tenta-t-elle pour arrondir les bords. En fait ma, ma mère ne nous a ja, jamais dis que... qu'elle est une... sorcière. Alors quand, quand j'ai, j'ai reçu ma lettre, mon, mon père mon frère et, et moi on... on a cru au canular, tu vois ? Ses yeux commençaient à dangereusement s'embuer. Mais quand elle... elle est rentrée ma, ma mère a fait éclater la vérité. Mon père a, a prit peur il... il a emmener mon frère et il... il s'est enfui, il nous prend pour... des monstres. Dit-elle dans un murmure alors que la phrase de son père lui résonnait aux oreilles : "MONSTRE !".
La fillette ne pu empêcher une larme de s'échapper, mais elle ne la laissa pas couler longtemps et l'arrêta d'un revers de main.
La gorge nouée elle ne se voyait pas en capacité de parler à nouveau pourtant elle ne pouvait pas laisser le Poufsouffle avaler l'histoire tout cru, elle se chargeait toute seule de devoir le rassurer maintenant que son histoire venait sans doute de créer la tempête dans son esprit.
- A, après c'est vraiment pas la, la majorité des, des cas. Ton, ton père est, est toujours là y'a, y'a pas de raison que... que ça t'arrives. Dit-elle d'une voix serrée.
Pas de soucis
Convaincre mon père
Les adjectifs qu'elle emploie pour qualifier sa situation me font dresser mes sourcils si hauts que je me demande s'ils redescendront. L'annonce est bien différente de la mienne, puisque ma mère a toujours parlé de magie. Aussi longtemps que je m'en rappelle, la magie fait partie de notre quotidien, et mon père s'y est toujours accommodé. Du moins, jusqu'à ce que la mienne pointe le bout de son nez. Je hoche la tête au milieu de son récit que je suis avidement et lui montre ainsi qu'elle peut continue : je peux tout à fait imaginer, oui. Ce que j'ai plus de mal à imaginer, c'est le départ de son père. Fuir et montre dans une même phrase me font l'effet d'un électrochoc. Non, mon père ne s'enfuirait pas, mais me qualifier de monstre ? L'a-t-il déjà pensé ? L'idée m'inquiète tellement que je refuse d'y réfléchir et laisse cette pensée dans un coin, bien loin pour que je ne la retrouve plus. Puis, aux mots rassurants de la Gryffondor, je me détends : c'est vrai, après tout. Aucune raison que cela m'arrive. Mon côté Poufsouffle reprend le dessus et je me concentre à nouveau sur son histoire.
- Mais.. C'est horrible ! Tu vois plus ton frère ? Tu sais pas où il est ? T'as jamais voulu ... faire quelque chose ?, demandé-je en secourant les bras, sans savoir ce que ce quelque chose signifie.
Si je dois écrire une lettre aujourd'hui, peut-être qu'elle aussi. Peut-être qu'à la fin de la matinée, nous nous retrouverons tous les deux près de la volière à appeler nos pères absents.
- Mais.. C'est horrible ! Tu vois plus ton frère ? Tu sais pas où il est ? T'as jamais voulu ... faire quelque chose ?, demandé-je en secourant les bras, sans savoir ce que ce quelque chose signifie.
Si je dois écrire une lettre aujourd'hui, peut-être qu'elle aussi. Peut-être qu'à la fin de la matinée, nous nous retrouverons tous les deux près de la volière à appeler nos pères absents.
Fiche PR - 4e année RP
Convaincre mon père
Et bien voilà, elle devait avoir réussi à bien faire paniquer le garçon, ses sourcils venaient de se hausser d'au moins deux étages. À part son expression il cachait plutôt bien la panique à moins que ce ne soit de la surprise et qu'il ait bien compris que la cas de la brunette était un cas à part, un coup de mal chance, une erreur stratégique de la part de sa mère. Chacun était différent, son père était sans doute plus intelligent que celui de la lionne puisqu'il était toujours là. Mais pour l'instant elle n'avait clairement pas le temps de s'inquiéter des craintes qu'elle avait potentiellement fais naître chez le Poufsouffle, elle était encore trop bouleversée pour que son esprit le lui permette.
- Je, euuh n, nooon, pas... vrai, vraiment de, depuis 2 ans. Commença-t-elle la voix tremblante en déglutissant difficilement. Non, j'sais pas, où, où ils se, se cachent. Si, j'ai, j'ai essayé de... de retrouver mon... mon père à son travail mais il... Sa voix se brisa elle ne pu pas poursuivre sa phrase. Je, j'me suis ba, baladée dans, dans les magasins en, en espérant les voir je, je les ai... je les ai... j'les ai vu. C'est là qu'il. Elle prit une grande pause pour ne pas s'effondrer en finissant sa phrase d'un trait. Qu'il m'a hurlé que, qu'on est des, des enfin tu vois... Finit-elle épuisée par ses explications riches en émotions.
Le plus dur dans cette histoire était d'accepter que son père était devenu une ordure envers elle alors qu'ils étaient si proches, qu'elle pouvait lui faire confiance et se reposer sur lui pour l'aider et lui transmettre son goût pour la lecture et les moments en famille, alors qu'elle se sentait comprise à ses côté et qu'il était là pour la soutenir dans sa bataille contre sa timidité. Mais de ne pas savoir ce que son frère pensait était presque pire, la trouvait-il affreuse comme leur père, avait-il peur d'elle lui aussi ? L'avait-elle perdu lui aussi ?
- Je, euuh n, nooon, pas... vrai, vraiment de, depuis 2 ans. Commença-t-elle la voix tremblante en déglutissant difficilement. Non, j'sais pas, où, où ils se, se cachent. Si, j'ai, j'ai essayé de... de retrouver mon... mon père à son travail mais il... Sa voix se brisa elle ne pu pas poursuivre sa phrase. Je, j'me suis ba, baladée dans, dans les magasins en, en espérant les voir je, je les ai... je les ai... j'les ai vu. C'est là qu'il. Elle prit une grande pause pour ne pas s'effondrer en finissant sa phrase d'un trait. Qu'il m'a hurlé que, qu'on est des, des enfin tu vois... Finit-elle épuisée par ses explications riches en émotions.
Le plus dur dans cette histoire était d'accepter que son père était devenu une ordure envers elle alors qu'ils étaient si proches, qu'elle pouvait lui faire confiance et se reposer sur lui pour l'aider et lui transmettre son goût pour la lecture et les moments en famille, alors qu'elle se sentait comprise à ses côté et qu'il était là pour la soutenir dans sa bataille contre sa timidité. Mais de ne pas savoir ce que son frère pensait était presque pire, la trouvait-il affreuse comme leur père, avait-il peur d'elle lui aussi ? L'avait-elle perdu lui aussi ?
Convaincre mon père
Le discours de la Gryffondor me choque. Est-ce que j'en arriverai là un jour, moi aussi ? Est-ce que nos deux mondes sont faits pour éternellement se détester ? Je déglutis face aux images qui me viennent en tête. Je ne sais pas quoi lui répondre, je reste interdit un temps et la fixe, les yeux emplis de compassion.
- Peut-être que.. Tu penses pas que tu pourrais en parler à la directrice ? Enfin je sais pas si elle peut faire quelque chose, mais... Tu peux pas rester comme ça.
Ce conseil de ma part m'étonne. Il sort de nulle part. Ou peut-être était-ce le conseil que j'aimerais qu'on me donne. Peut-être que finalement, il est plus facile de donner un conseil à quelqu'un plutôt que d'en demander un.
Je referme mes livres, range ma plume et ferme mon encrier et reviens à la fille qui s'est confiée.
- Tu veux qu'on y aille maintenant ? Ou si t'as pas envie que je vienne avec toi, on peut faire un bout ensemble et je te laisse après , proposé-je instinctivement, comme si c'était la seule chose évidente à faire.
Mettant ma peine de côté, c'est ma loyauté et mon gentillesse qui ressortent. Impossible de la laisser là à ne rien faire, si ce n'est subir. Si elle refuse, j'aurai au moins essayé.
- Peut-être que.. Tu penses pas que tu pourrais en parler à la directrice ? Enfin je sais pas si elle peut faire quelque chose, mais... Tu peux pas rester comme ça.
Ce conseil de ma part m'étonne. Il sort de nulle part. Ou peut-être était-ce le conseil que j'aimerais qu'on me donne. Peut-être que finalement, il est plus facile de donner un conseil à quelqu'un plutôt que d'en demander un.
Je referme mes livres, range ma plume et ferme mon encrier et reviens à la fille qui s'est confiée.
- Tu veux qu'on y aille maintenant ? Ou si t'as pas envie que je vienne avec toi, on peut faire un bout ensemble et je te laisse après , proposé-je instinctivement, comme si c'était la seule chose évidente à faire.
Mettant ma peine de côté, c'est ma loyauté et mon gentillesse qui ressortent. Impossible de la laisser là à ne rien faire, si ce n'est subir. Si elle refuse, j'aurai au moins essayé.
Fiche PR - 4e année RP
Convaincre mon père
La directrice ? Ce simple mot fit se redresser instantanément l'adolescente qui s'était recroquevillée au fil de son discours. Droite comme un piquet, les muscles tendus, les poings serrés, la mâchoire scellée, l'air catastrophé et les yeux ouverts comme des soucoupes, Marine avait l'impression que le château entier venait de s'effondrer sur son ventre, faisant naître une forte douleur qui laissa lentement monter le nausée jusqu'au fond de sa gorge. La rouge et or regrettait maintenant amèrement de s'être confiée. Si la fillette craignait particulièrement aller parler aux adultes, alors aller parler à la directrice... Jamais elle n'arriverait consciente ou du moins en état de parler devant l'adulte tant l'angoisse la submergeait à la simple idée d'aller confier son histoire à la personne la plus haut placée de l'école.
Au fond Lukas n'avait pas tort, si la lionne voulait que les choses changent ce n'était certainement pas en sillonnant Oxford pendant l'été dans l'espoir de croiser son père et son frère pour essayer de les convaincre qu'elle était toujours la même et qu'elle ne leur voulait aucun mal. Déjà avec cette méthode il lui fallait une bonne dose de chance pour les trouver et une plus grosse dose encore pour que son père daigne l'écouter. Bien sûr, l'adulte pouvait avoir des limites mais il avait sans doute plus de pouvoir que la lionne pour agir efficacement. Pour autant Marine préférait garder ses problèmes pour elle. Tout comme avec sa timidité elle préférait se débrouiller seule, en plus d'être moins angoissant, elle était tout de même la plus avertie et estimait donc qu'elle était la plus à même de trouver une solution, à juste titre ou peut-être pas...
- Non. Surtout pas. Articula difficilement la brunette après un long silence dont elle ne s'était presque pas rendu compte à cause de sa bataille contre les muscles de sa bouche qui refusaient de se détendre très longtemps.
Si elle avait confié son histoire au garçon c'était... Et bien c'était... La fillette avait du mal à mettre les mots dessus. Au fond, elle s'était reconnue dans le garçon, elle n'avait pas voulu l'inquiéter, sans doute étais-ce pour lui éviter de reproduire les même erreurs, qu'il ne se retrouve pas dans la même situation douloureuse qu'elle. Ce n'était pas dans l'espoir de trouver des solutions, car elle même doutait parfois qu'il en existe une.
Au fond Lukas n'avait pas tort, si la lionne voulait que les choses changent ce n'était certainement pas en sillonnant Oxford pendant l'été dans l'espoir de croiser son père et son frère pour essayer de les convaincre qu'elle était toujours la même et qu'elle ne leur voulait aucun mal. Déjà avec cette méthode il lui fallait une bonne dose de chance pour les trouver et une plus grosse dose encore pour que son père daigne l'écouter. Bien sûr, l'adulte pouvait avoir des limites mais il avait sans doute plus de pouvoir que la lionne pour agir efficacement. Pour autant Marine préférait garder ses problèmes pour elle. Tout comme avec sa timidité elle préférait se débrouiller seule, en plus d'être moins angoissant, elle était tout de même la plus avertie et estimait donc qu'elle était la plus à même de trouver une solution, à juste titre ou peut-être pas...
- Non. Surtout pas. Articula difficilement la brunette après un long silence dont elle ne s'était presque pas rendu compte à cause de sa bataille contre les muscles de sa bouche qui refusaient de se détendre très longtemps.
Si elle avait confié son histoire au garçon c'était... Et bien c'était... La fillette avait du mal à mettre les mots dessus. Au fond, elle s'était reconnue dans le garçon, elle n'avait pas voulu l'inquiéter, sans doute étais-ce pour lui éviter de reproduire les même erreurs, qu'il ne se retrouve pas dans la même situation douloureuse qu'elle. Ce n'était pas dans l'espoir de trouver des solutions, car elle même doutait parfois qu'il en existe une.
Convaincre mon père
Face à l'introspection qui se lit sur le visage de la Gryffondor, je reste patient. J'imagine qu'elle est en train de peser le pour et le contre, d'envisager la possibilité que quelqu'un l'aide. Peut-être que mentionner la directrice était un peu fort, mais qui de mieux placé qu'une directrice pour aider quelqu'un ? Bon, je dis ça, mais je refuserais à sa place. Peut-être que son directeur de maison aurait été un meilleur choix.
Alors lorsqu'elle refuse, je déglutis et encaisse la réponse. Je ne sais pas pourquoi j'ai besoin d'encaisser sa réponse. Je sais que ce n'est pas mon aide qu'elle refuse. Ou peut-être que cela accentue seulement le fait qu'il n'y a rien qu'elle puisse faire. Et par logique, il n'y a rien que je ne puisse faire. Pour elle et pour moi.
Je prends une grande inspiration et la fixe.
- D'accord. On dira rien, alors, dis-je d'une voix douce.
La petite moue qui s'affiche sur mon visage est un signe que je réfléchis. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'autre. Je hausse les épaules et la regard, silencieusement. Peut-être que c'est mieux que je retourne à mon livre, ma lettre, mon père, mon problème. Et plus au sien qui, de toute évidence, semble bien différent du mien. Et puis je me demande : qui est-ce que j'irais voir, moi, si je voulais parler de mon père ?
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Trois ans plus tard, on va peut-être réussir à finir ce RP.. Pardon
Alors lorsqu'elle refuse, je déglutis et encaisse la réponse. Je ne sais pas pourquoi j'ai besoin d'encaisser sa réponse. Je sais que ce n'est pas mon aide qu'elle refuse. Ou peut-être que cela accentue seulement le fait qu'il n'y a rien qu'elle puisse faire. Et par logique, il n'y a rien que je ne puisse faire. Pour elle et pour moi.
Je prends une grande inspiration et la fixe.
- D'accord. On dira rien, alors, dis-je d'une voix douce.
La petite moue qui s'affiche sur mon visage est un signe que je réfléchis. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'autre. Je hausse les épaules et la regard, silencieusement. Peut-être que c'est mieux que je retourne à mon livre, ma lettre, mon père, mon problème. Et plus au sien qui, de toute évidence, semble bien différent du mien. Et puis je me demande : qui est-ce que j'irais voir, moi, si je voulais parler de mon père ?
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Trois ans plus tard, on va peut-être réussir à finir ce RP.. Pardon
Fiche PR - 4e année RP
Convaincre mon père
- Merci... Souffla l'élève.
Elle avait tout sauf besoin que la directrice vienne envenimer encore plus les choses. Certes si quelqu'un la mettait au courant ce ne serait pas son intention mais la brunette était persuadée que si un autre sorcier s'approchait de son père et qui plus est quelqu'un d'aussi puissant que la directrice ça ne le fasse que le persuader dans ses opinions : que les sorciers sont des monstres cachés au milieu des hommes pour leur faire du mal. Et Marine ne voulait plus jamais revivre ce moment où son père l'avait qualifiée ainsi, le souvenir qui repassait en boucle était suffisant, pas la peine d'en ajouter un nouveau. Mais surtout elle ne voulait pas risquer d'effrayer son frère, une infime partie d'elle voulait espérer qu'il ne s'était pas rangé du côté de leur père.
La rouge et or voyait que tout ce qu'elle avait dit faisait réfléchir le garçon en face. Il était encore jeune, son père était encore là. Elle prenait conscience qu'elle l'avait sans doute complètement effrayé.
- Mais ça... ça t'arriveras pas. Tenta une dernière fois la fillette qui ne rajouterait plus rien.
Chaque fois qu'elle prenait la parole une des épreuves qu'elle avait vécu revenait et elle prenait le risque de décourager le sorcier. Il ne fallait pas qu'il perde espoir. Lui avait encore le temps de rassurer son père il fallait qu'il saisisse sa chance et ne soit pas freiné par un énième témoignage inquiétant de son aînée.
Un dernier sourire qu'elle espérait rassurant et elle se replongeait dans ce qu'elle était en train de faire. C'était plus prudent. Il valait mieux qu'il discute plus amplement de tout ça avec un autre sang-mêlé pour qui ça s'était mieux passé. Quelqu'un qui aurait de bons exemples de quoi faire et pas quelqu'un qui lui disait quoi éviter en le paralysant. Oui c'était mieux ainsi. Il fallait qu'elle garde tout ça pour elle à présent.
Fin pour moi
. Merci pour ce RP !
Elle avait tout sauf besoin que la directrice vienne envenimer encore plus les choses. Certes si quelqu'un la mettait au courant ce ne serait pas son intention mais la brunette était persuadée que si un autre sorcier s'approchait de son père et qui plus est quelqu'un d'aussi puissant que la directrice ça ne le fasse que le persuader dans ses opinions : que les sorciers sont des monstres cachés au milieu des hommes pour leur faire du mal. Et Marine ne voulait plus jamais revivre ce moment où son père l'avait qualifiée ainsi, le souvenir qui repassait en boucle était suffisant, pas la peine d'en ajouter un nouveau. Mais surtout elle ne voulait pas risquer d'effrayer son frère, une infime partie d'elle voulait espérer qu'il ne s'était pas rangé du côté de leur père.
La rouge et or voyait que tout ce qu'elle avait dit faisait réfléchir le garçon en face. Il était encore jeune, son père était encore là. Elle prenait conscience qu'elle l'avait sans doute complètement effrayé.
- Mais ça... ça t'arriveras pas. Tenta une dernière fois la fillette qui ne rajouterait plus rien.
Chaque fois qu'elle prenait la parole une des épreuves qu'elle avait vécu revenait et elle prenait le risque de décourager le sorcier. Il ne fallait pas qu'il perde espoir. Lui avait encore le temps de rassurer son père il fallait qu'il saisisse sa chance et ne soit pas freiné par un énième témoignage inquiétant de son aînée.
Un dernier sourire qu'elle espérait rassurant et elle se replongeait dans ce qu'elle était en train de faire. C'était plus prudent. Il valait mieux qu'il discute plus amplement de tout ça avec un autre sang-mêlé pour qui ça s'était mieux passé. Quelqu'un qui aurait de bons exemples de quoi faire et pas quelqu'un qui lui disait quoi éviter en le paralysant. Oui c'était mieux ainsi. Il fallait qu'elle garde tout ça pour elle à présent.
Fin pour moi