Sa majesté casse pied
Une phrase. Une seule. Prononcée sur un ton cinglant, surlignée d'un regard froid et implacable et mon sang se figea. C'était comme une gifle, un soudain coup de poing dans l'estomac, un seau d'eau glacé sur la tête. Je n'avais rien vu venir, moi qui pensais qu'une conversation amicale se tissait entre la préfète et moi même, j'étais sonné. Je retournais m'assoir en silence, l'air penaud.
Pourquoi elle me parle comme ça ? J'ai rien fait de mal ?
Assis en face de la Gryffondor, refroidi par l'altercation, je n'avais plus du tout envie de gigoter, plus envie de papoter ou de grignoter. Je tentais simplement de reprendre pied et ma lecture mais tout ce que je lisais se dissolvait dans l'épais brouillard qui avait envahi ma tête et dont émergeait une seule une question, centrale, obsessionnelle : Pourquoi était elle devenue si méchante ?
Je n'arrivais pas à comprendre. Depuis mon arrivée à Poudlard, personne ne m'avait parlé de cette manière. Même les professeurs avaient été plus gentils. Même Mrs Valerion qui me faisait si peur ne parlait pas comme ça. Alors quoi ?
Elle avait parlé d'"éducation". J'en avais, moi, de l'éducation. Je ne parlais pas mal sans raison. Je ne m'en prenais pas aux autres. Je ne me croyais pas supérieur. Pas comme elle. Elle me devait des explications :
"Qu'est ce qui ne va pas avec mon éducation ?"
Pourquoi elle me parle comme ça ? J'ai rien fait de mal ?
Assis en face de la Gryffondor, refroidi par l'altercation, je n'avais plus du tout envie de gigoter, plus envie de papoter ou de grignoter. Je tentais simplement de reprendre pied et ma lecture mais tout ce que je lisais se dissolvait dans l'épais brouillard qui avait envahi ma tête et dont émergeait une seule une question, centrale, obsessionnelle : Pourquoi était elle devenue si méchante ?
Je n'arrivais pas à comprendre. Depuis mon arrivée à Poudlard, personne ne m'avait parlé de cette manière. Même les professeurs avaient été plus gentils. Même Mrs Valerion qui me faisait si peur ne parlait pas comme ça. Alors quoi ?
Elle avait parlé d'"éducation". J'en avais, moi, de l'éducation. Je ne parlais pas mal sans raison. Je ne m'en prenais pas aux autres. Je ne me croyais pas supérieur. Pas comme elle. Elle me devait des explications :
"Qu'est ce qui ne va pas avec mon éducation ?"
Puisque la mort est inévitable, oublions-la.
Sa majesté casse pied
Par Rowena, il avait compris! Quoi, elle n'en savait rien mais il avait compris qu'il était préférable pour leurs survies qu'il était préférable qu'il regagne sa place et qu'il poursuive ce qu'il avait à faire dans le calme. Peu importe ce qu'i faisait, elle s'en fichait éperdument, elle, elle avait maintenant la possibilité de reprendre la rédaction de sa composition de botanique. Ce qui ne dura pas très longtemps. Après quelques minutes à peine, la voix du plus jeune s'éleva à nouveau pour poser une question.
Ennis prit le temps de finir sa, longue, phrase avant de redresser la tête vers lui. Puisqu'il était nécessaire de lui expliquer, autant le faire, le laisser dans l'ignorance ne lui permettrait pas d'évoluer. La sixième année lui répondit donc à voix basse mais de manière sèche, pas de colère, juste distante: "Elle comporte des lacunes. Omettre de t'excuser alors que ta maladresse a fait que mon encrier s'est totalement renversé sur mon devoir, lire ici comme si tu y étais seul ou encore lire par dessus mon épaule sans même avoir pris la peine de me demander si cela me dérangeait ou non. Je vais faire l'impasse sur le fait que tu n'as certainement pas lu le règlement de l'école, ce qui est pourtant une base; s'informer sur les règles de vie en société qui régissent le château. Au moins tu saurais si ça vaut la peine de les enfreindre." Elle s'arrêta là, relevant les sourcils l'air de de demander s'il avait besoin ou non de plus d'explications.
Ennis prit le temps de finir sa, longue, phrase avant de redresser la tête vers lui. Puisqu'il était nécessaire de lui expliquer, autant le faire, le laisser dans l'ignorance ne lui permettrait pas d'évoluer. La sixième année lui répondit donc à voix basse mais de manière sèche, pas de colère, juste distante: "Elle comporte des lacunes. Omettre de t'excuser alors que ta maladresse a fait que mon encrier s'est totalement renversé sur mon devoir, lire ici comme si tu y étais seul ou encore lire par dessus mon épaule sans même avoir pris la peine de me demander si cela me dérangeait ou non. Je vais faire l'impasse sur le fait que tu n'as certainement pas lu le règlement de l'école, ce qui est pourtant une base; s'informer sur les règles de vie en société qui régissent le château. Au moins tu saurais si ça vaut la peine de les enfreindre." Elle s'arrêta là, relevant les sourcils l'air de de demander s'il avait besoin ou non de plus d'explications.
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Sa majesté casse pied
C'était comme si quelqu'un venait de retirer la chaise sur laquelle j'étais assis, comme si le sol venait de s'ouvrir sous mes pieds et m'engloutissait dans ses obscures entrailles. La chute, l'uppercut, le twist total. Une dernière chose me maintenait encore entre les rayonnages de cette bibliothèque : les deux gros sourcils d'Ennis.
Si la première salve avait été une simple douche froide, la seconde, m'avait fait l'effet d'une magistrale claque. Soufflé... J'étais littéralement soufflé. Certes, j'avais fait tout ça, enfin, je n'étais pas sûr pour l'encre mais si elle le prétendait, c'est que cela devait être vrai. Mais après tout était ce mal ? Est ce que cela valait une réaction si implacable. Je n'avais que douze ans, c'était ma première année ici. Ennis, elle, devait avoir au moins quatre ou cinq ans de plus que moi. Tout ici lui était familier, facile, appréhendable. Que savait elle des efforts que je faisais depuis le début de l'année ? Que savait elle de la manière dont j'avais vécu avant d'arriver entre ses murs ? Peut être pensait elle qu'il suffisait de quelques mois et d'un règlement pour rentrer dans le moule.
Je n'avais plus envie de rester là. Pas devant elle. C'était trop dur. Je me sentais humilié, pris en défaut, injustement incompris et si minable. Je me levais alors, rangeais ma chaise contre la table, pris tous les ouvrages et, avant de la quitter, lui lançais :
"Désolé, je ne voulais pas être casse pied."
Si la première salve avait été une simple douche froide, la seconde, m'avait fait l'effet d'une magistrale claque. Soufflé... J'étais littéralement soufflé. Certes, j'avais fait tout ça, enfin, je n'étais pas sûr pour l'encre mais si elle le prétendait, c'est que cela devait être vrai. Mais après tout était ce mal ? Est ce que cela valait une réaction si implacable. Je n'avais que douze ans, c'était ma première année ici. Ennis, elle, devait avoir au moins quatre ou cinq ans de plus que moi. Tout ici lui était familier, facile, appréhendable. Que savait elle des efforts que je faisais depuis le début de l'année ? Que savait elle de la manière dont j'avais vécu avant d'arriver entre ses murs ? Peut être pensait elle qu'il suffisait de quelques mois et d'un règlement pour rentrer dans le moule.
Je n'avais plus envie de rester là. Pas devant elle. C'était trop dur. Je me sentais humilié, pris en défaut, injustement incompris et si minable. Je me levais alors, rangeais ma chaise contre la table, pris tous les ouvrages et, avant de la quitter, lui lançais :
"Désolé, je ne voulais pas être casse pied."
Puisque la mort est inévitable, oublions-la.
Sa majesté casse pied
Elle avait bien entendu vu le visage de son interlocuteur se décomposer et le garçon se liquéfier. Mais la jeune fille, jeune femme presque, était arrivée au bout de la patience dont elle était capable depuis son arrivée. Alors quand il lui avait demandé ce qui n'allait pas, elle lui avait répondu. Peut-être un peu trop abruptement. Tant pis. Cela faisait six ans qu'elle pouvait voir des élèves vivre au château ans prendre la peine de considérer les autres. Leur expliquer une fois de temps en temps qu'ils n'étaient pas seuls n'était pas un mal.
Elle eut un bref signe du menton vers le bas, elle acceptait ses excuses faites sur le départ. "Bonne fin de journée." Lui dit-elle distraitement en reprenant son devoir exactement là où elle l'avait laissé. Dans un coin de sa tête, restait le visage du première année de sa maison. Mais elle se refusait à se laisser toucher par ses émotions à lui. Bien sûr qu'elle les avait captées. Captées et refoulées pour retrouver sa pleine concentration sur la composition de botanique qu'elle devait produire.
Ecrivant de la main gauche elle s'interrompit et tendit le bras droit pour récupérer un parchemin de la droite et le lire avant de reprendre son exercice. Elle en avait encore pour une bonne paire d'heures, facilement. La rédaction prenait du temps.
Merci à toi pour ce RP
Elle eut un bref signe du menton vers le bas, elle acceptait ses excuses faites sur le départ. "Bonne fin de journée." Lui dit-elle distraitement en reprenant son devoir exactement là où elle l'avait laissé. Dans un coin de sa tête, restait le visage du première année de sa maison. Mais elle se refusait à se laisser toucher par ses émotions à lui. Bien sûr qu'elle les avait captées. Captées et refoulées pour retrouver sa pleine concentration sur la composition de botanique qu'elle devait produire.
Ecrivant de la main gauche elle s'interrompit et tendit le bras droit pour récupérer un parchemin de la droite et le lire avant de reprendre son exercice. Elle en avait encore pour une bonne paire d'heures, facilement. La rédaction prenait du temps.
Merci à toi pour ce RP
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49