« Pas de cracmols chez nous ! »
L'attroupement s'était rassemblé autour de l'adolescente et les questions fusaient de toute part. Yesenia resta bouche bée un instant. Elle voulut répondre, mais elle ne savait pas comment aborder les choses. Comment expliquer qui était Alice Sangblanc, ou même ce qu'était un cracmol. Son ventre se noua et tout le monde allait de sa petite explication.
- J'en ai aucune idée, dit-elle à Miles, qui expliqua ensuite au jeune garçon ce qu'était un cracmol. Je suis un peu perdue, je suppose que c'est une farce, et même si Alice n'est plus à Poudlard, ça pourrait blesser d'autres personnes qui vivent au château.
En parlant du loup, elle vit Aliosus Nerrah arracher des mains le papier qui insultait sa cousine avant de le brûler d'un geste maîtrisé. Yesenia frémit. Malgré les flammes qui dansaient et consumaient le parchemin, Yesenia pouvait ressentir la colère froide d'Aliosus. Etait-ce le moment de lui montrer qu'elle était présente pour lui ? Elle voulu lui prendre la main, mais elle entendit quelque chose qui l'interpella.
- Eh toi, la petite blonde ! Qu'est-ce que tu viens de dire ? dit-elle d'un air suspect.
Autour d'eux, une marée de têtes de pioche qui racontaient des choses plus abracadabrantes les unes que les autres, prêts à enquêter pour découvrir qui avait bien pu laisser un tel message, et bien évidemment, parmi eux, la Serpentard qui se permettait donc de faire des commentaires pro-sang-pur. Les sourcils froncés, elle s'adressa aux autres.
- On devrait se charger de retirer tous ces parchemins ! Je ne laisserai pas à cette personne la satisfaction de gagner en popularité pour cracher sur quelqu'un qui n'est même pas là pour se défendre. Et sachez que celui qui a écrit ça est immature et lâche.
Elle scruta l'assemblée, tout en cherchant un potentiel coupable.
- J'en ai aucune idée, dit-elle à Miles, qui expliqua ensuite au jeune garçon ce qu'était un cracmol. Je suis un peu perdue, je suppose que c'est une farce, et même si Alice n'est plus à Poudlard, ça pourrait blesser d'autres personnes qui vivent au château.
En parlant du loup, elle vit Aliosus Nerrah arracher des mains le papier qui insultait sa cousine avant de le brûler d'un geste maîtrisé. Yesenia frémit. Malgré les flammes qui dansaient et consumaient le parchemin, Yesenia pouvait ressentir la colère froide d'Aliosus. Etait-ce le moment de lui montrer qu'elle était présente pour lui ? Elle voulu lui prendre la main, mais elle entendit quelque chose qui l'interpella.
- Eh toi, la petite blonde ! Qu'est-ce que tu viens de dire ? dit-elle d'un air suspect.
Autour d'eux, une marée de têtes de pioche qui racontaient des choses plus abracadabrantes les unes que les autres, prêts à enquêter pour découvrir qui avait bien pu laisser un tel message, et bien évidemment, parmi eux, la Serpentard qui se permettait donc de faire des commentaires pro-sang-pur. Les sourcils froncés, elle s'adressa aux autres.
- On devrait se charger de retirer tous ces parchemins ! Je ne laisserai pas à cette personne la satisfaction de gagner en popularité pour cracher sur quelqu'un qui n'est même pas là pour se défendre. Et sachez que celui qui a écrit ça est immature et lâche.
Elle scruta l'assemblée, tout en cherchant un potentiel coupable.
« Pas de cracmols chez nous ! »
- Eh toi, la petite blonde ! Qu'est-ce que tu viens de dire ?
Lavinia eut un petit sursaut devant la voix inquisitrice de @Yesenia Cooper. Elle se retourne, et la regarde, surprise, sans comprendre ce que son aînée lui voulait.
- Sur les cracmols ? J'ai dis que c'était suffisamment triste pour eux, pour qu'en plus on s'en serve comme d'une insulte.
Mais cela ne semblait pas être la réponse que la troisième année attendait. Plissant un peu les yeux, Lavinia se repassa la scène dans son esprit, avant d'associer la colère visible sur le visage de Yesenia et les paroles qu'auraient pu échapper à la blondinette, avant de comprendre. Quoi ? Encore ? Mais elle était entourée de pro-moldus dans cette école ! On ne pouvait même plus marmonner en paix, sans qu'on vous tombe dessus parce qu'on était pas d'accord avec votre vision des choses ? Quand allait-elle enfin rencontrer une sorcière ou un sorcier digne de ce nom qui ne s'abaissait pas à prendre la défense des moldus à tout le bout de champs ?
Lavinia était énervée par cette interpellation un brin accusatrice, mais resta le plus calme possible... Ce qui ne la rendit que plus glaciale.
- Pour le reste... Je me parlais à moi-même. Et vu ta réaction, il ne vaut mieux pas me faire répéter. Tu n'apprécierais toujours pas, et les autres pourront l'entendre plus clairement, cette fois.
Malgré l'assurance dans sa voix, Lavinia avait la trouille de répondre ainsi à une de ses aînées, qui pouvait répéter ses paroles, les déformer, et dresser contre elle toute une petite armée de pro-moldu en culotte courte. Mais elle commençait à en avoir assez de devoir se cacher. Ne supportant pas le regard de la jeune fille, elle baisse les yeux jusqu'à ce que la grande se détourne pour apostropher les autres curieux. Apercevant le geste d'Aliosus du coin de l’œil, elle rajouta, sur un ton un peu plus calme.
- On va vous aider à les enlever.
Parce qu'au final, elles étaient d'accord sur un point : attaquer des personnes absentes et mentir sur leurs comptes, cela ne se faisaient pas.
Lavinia eut un petit sursaut devant la voix inquisitrice de @Yesenia Cooper. Elle se retourne, et la regarde, surprise, sans comprendre ce que son aînée lui voulait.
- Sur les cracmols ? J'ai dis que c'était suffisamment triste pour eux, pour qu'en plus on s'en serve comme d'une insulte.
Mais cela ne semblait pas être la réponse que la troisième année attendait. Plissant un peu les yeux, Lavinia se repassa la scène dans son esprit, avant d'associer la colère visible sur le visage de Yesenia et les paroles qu'auraient pu échapper à la blondinette, avant de comprendre. Quoi ? Encore ? Mais elle était entourée de pro-moldus dans cette école ! On ne pouvait même plus marmonner en paix, sans qu'on vous tombe dessus parce qu'on était pas d'accord avec votre vision des choses ? Quand allait-elle enfin rencontrer une sorcière ou un sorcier digne de ce nom qui ne s'abaissait pas à prendre la défense des moldus à tout le bout de champs ?
Lavinia était énervée par cette interpellation un brin accusatrice, mais resta le plus calme possible... Ce qui ne la rendit que plus glaciale.
- Pour le reste... Je me parlais à moi-même. Et vu ta réaction, il ne vaut mieux pas me faire répéter. Tu n'apprécierais toujours pas, et les autres pourront l'entendre plus clairement, cette fois.
Malgré l'assurance dans sa voix, Lavinia avait la trouille de répondre ainsi à une de ses aînées, qui pouvait répéter ses paroles, les déformer, et dresser contre elle toute une petite armée de pro-moldu en culotte courte. Mais elle commençait à en avoir assez de devoir se cacher. Ne supportant pas le regard de la jeune fille, elle baisse les yeux jusqu'à ce que la grande se détourne pour apostropher les autres curieux. Apercevant le geste d'Aliosus du coin de l’œil, elle rajouta, sur un ton un peu plus calme.
- On va vous aider à les enlever.
Parce qu'au final, elles étaient d'accord sur un point : attaquer des personnes absentes et mentir sur leurs comptes, cela ne se faisaient pas.
« Pas de cracmols chez nous ! »
Yesenia leva un sourcil interloqué. Elle n'avait aucune envie d'entendre la moindre insulte sur les cracmols, elle qui était issue d'une famille "peu conventionnelle" comme elle avait pu l'entendre de la bouche de son grand-père paternel. Son côté maternel avait tant voyagé au cours des générations, si bien que sa grand-mère maternelle plaisantait sur le fait que ses pouvoirs s'étaient certainement perdus en cours de route.
Les bras croisés, elle attendit que la jeune fille ajoute quelque chose de plus piquant, mais ce qu'elle répondit était à la hauteur de toutes ses espérances. Son sang ne fit qu'un tour, et la Serpentard était prête à bondir sur sa cadette. Sa mâchoire était contractée.
- Tu as un nom ? Ou ça aussi, tu es trop lâche pour le dire ? dit-elle les dents serrées.
Elle s'approcha cependant de l'adolescente, prête à en découdre avec elle. Une idée lui vint, et une micro expression de victoire pouvait se lire sur son visage si quelqu'un était assez attentif. Son coeur battait à tout rompre, et face à une impertinence pareille, Yesenia n'avait aucune envie de laisser passer de tels mots.
- Non, tu ne vas pas aider. Tu vas les enlever toutes, et toute seule. Sans aide et sans magie. Comme les cracmols.
Yesenia ne regardait plus personne, elle n'avait que dans le viseur la petite blonde, aspirant à ce que celle-ci réponde quelque chose qui pourrait déverser sa colère enfouie. Une vengeance, pour quelque chose de plus grand qu'une simple affiche débile qui respirait l'envie de faire du mal.
@Lavinia W. Campbell j'aime ton perso
Les bras croisés, elle attendit que la jeune fille ajoute quelque chose de plus piquant, mais ce qu'elle répondit était à la hauteur de toutes ses espérances. Son sang ne fit qu'un tour, et la Serpentard était prête à bondir sur sa cadette. Sa mâchoire était contractée.
- Tu as un nom ? Ou ça aussi, tu es trop lâche pour le dire ? dit-elle les dents serrées.
Elle s'approcha cependant de l'adolescente, prête à en découdre avec elle. Une idée lui vint, et une micro expression de victoire pouvait se lire sur son visage si quelqu'un était assez attentif. Son coeur battait à tout rompre, et face à une impertinence pareille, Yesenia n'avait aucune envie de laisser passer de tels mots.
- Non, tu ne vas pas aider. Tu vas les enlever toutes, et toute seule. Sans aide et sans magie. Comme les cracmols.
Yesenia ne regardait plus personne, elle n'avait que dans le viseur la petite blonde, aspirant à ce que celle-ci réponde quelque chose qui pourrait déverser sa colère enfouie. Une vengeance, pour quelque chose de plus grand qu'une simple affiche débile qui respirait l'envie de faire du mal.
@Lavinia W. Campbell j'aime ton perso
« Pas de cracmols chez nous ! »
- Tu as un nom ? Ou ça aussi, tu es trop lâche pour le dire ?
Lavinia écarquilla les yeux, stupéfaite. La reprendre sur ses paroles étaient une chose, mais voilà que son aînée se permettait de l'insulter, sans raison apparante ! La petite jeta un regard autour d'elle, comme si elle cherchait un appui quelconque, mais personne ne semblait remarquer qu'elle venait d'être prise à parti par Yesenia.
- D'où tu te permets de me traiter de lâche ? C'est ta manière de demander les noms des personnes à qui tu t'adresse ?
Après l'inquiètude, voilà que la colère prit le dessus dans le cœur de la petite Campbell. Elle n'avait rien dit de mal, et s'était même retenue volontairement. Elle n'avait pas le droit de lui manquer de respect de la sorte !
- Je suis Lavinia Wilhelmina Campbell, tâche de t'en souvenir, @Yesenia Cooper, siffle-t-elle entre ses dents. Je vois qu'on fait attention à ses camarades de maison...
Lavinia ravala sa colère, se força à respirer calmement et tourna le dos à Yesenia pour commencer à retirer les affiches incriminées, mais l'autre couleuvre ne semblait pas encore décidée à la laisser tranquille.
- Non, tu ne vas pas aider. Tu vas les enlever toutes, et toute seule. Sans aide et sans magie. Comme les cracmols.
Cette fois, le sang de Lavinia ne fit qu'un tour. Elle se retourna brusquement, furieuse, oubliant définitivement qu'elle s'adressait à une aînée, et explosa.
- Mais c'est quoi ton problème, Cooper ? J'allais pas m'embêter à lancer un sort sur les affiches, de toute manière. Je me proposais d'aider. D'AI-DER ! Pourquoi tu m'agresses comme ça ? Tu te trompes de cibles : ce sont les personnes qui ont affichées ces âneries contre qui tu dois passer tes nerfs !
La petite avait volontairement hausser la voix, espérant qu'attirer l'attention sur leur dispute pouvait faire redescendre l'autre Serpentard.
Lavinia écarquilla les yeux, stupéfaite. La reprendre sur ses paroles étaient une chose, mais voilà que son aînée se permettait de l'insulter, sans raison apparante ! La petite jeta un regard autour d'elle, comme si elle cherchait un appui quelconque, mais personne ne semblait remarquer qu'elle venait d'être prise à parti par Yesenia.
- D'où tu te permets de me traiter de lâche ? C'est ta manière de demander les noms des personnes à qui tu t'adresse ?
Après l'inquiètude, voilà que la colère prit le dessus dans le cœur de la petite Campbell. Elle n'avait rien dit de mal, et s'était même retenue volontairement. Elle n'avait pas le droit de lui manquer de respect de la sorte !
- Je suis Lavinia Wilhelmina Campbell, tâche de t'en souvenir, @Yesenia Cooper, siffle-t-elle entre ses dents. Je vois qu'on fait attention à ses camarades de maison...
Lavinia ravala sa colère, se força à respirer calmement et tourna le dos à Yesenia pour commencer à retirer les affiches incriminées, mais l'autre couleuvre ne semblait pas encore décidée à la laisser tranquille.
- Non, tu ne vas pas aider. Tu vas les enlever toutes, et toute seule. Sans aide et sans magie. Comme les cracmols.
Cette fois, le sang de Lavinia ne fit qu'un tour. Elle se retourna brusquement, furieuse, oubliant définitivement qu'elle s'adressait à une aînée, et explosa.
- Mais c'est quoi ton problème, Cooper ? J'allais pas m'embêter à lancer un sort sur les affiches, de toute manière. Je me proposais d'aider. D'AI-DER ! Pourquoi tu m'agresses comme ça ? Tu te trompes de cibles : ce sont les personnes qui ont affichées ces âneries contre qui tu dois passer tes nerfs !
La petite avait volontairement hausser la voix, espérant qu'attirer l'attention sur leur dispute pouvait faire redescendre l'autre Serpentard.
Dernière modification par Lavinia W. Campbell le 14 août 2023, 16:06, modifié 1 fois.
« Pas de cracmols chez nous ! »
Depuis tout à l'heure, Miles restait dans son coin à regarder le remue-ménage devant lui. Décidément, la personne qui avait affiché ces images savaient désespérément ce qu'elle faisait et elle savait également que cela allait faire énormément parler au sein du château voire même créer quelques tensions. D'ailleurs en parlant de tensions, le Gryffondor venait d'assister à une petite prise de tête qui semblait se transformer en une simple dispute. Yesenia fut l'une des anciennes préfètes de Serpentard, ce qui fit que le Gryffondor avait un certain respect envers elle, même s'il trouvait qu'elle était un chouïa dur avec la Serpentard, même si elle avait des raisons d'être un peu remontée contre elle. Il pensa d'abord que la situation allait simplement se calmer mais il ne se douta pas que cela allait devenir tout le contraire. Bien qu'elle pourrait très bien gérer cette situation seule, Miles pensa que les tensions devaient redescendre entre elles.
-"Eh ! Même si elle a été un peu dure, ce n'est pas une raison de te montrer impolie, disait-il en direction de la première année. Pour l'instant, la seule personne qui se montre agressive c'est toi alors je te conseille rapidement de te calmer avant que Nerrah arrive pour te réprimander et crois moi, tu regretteras rapidement de ne pas m'avoir écouter si tu ne le fais pas." Il se dirigea en suite vers son aînée puis reprit la parole. "Je suis d'accord avec toi Yesenia mais je pense pas qu'elle devrait être là seule à ramasser ces affiches, même si elle raconte n'importe quoi sur des personnes sur qui elle semble je rien connaître", disait-il en lâchant un dernier regard sur Campbell.
Avait-il rajouter de l'huile sur le feu ? Ou alors il avait réussi à calmer les tensions ? Pour l'instant, il n'en était pas sûr mais il savait que son intervention ne fut pas inutile.
-"Eh ! Même si elle a été un peu dure, ce n'est pas une raison de te montrer impolie, disait-il en direction de la première année. Pour l'instant, la seule personne qui se montre agressive c'est toi alors je te conseille rapidement de te calmer avant que Nerrah arrive pour te réprimander et crois moi, tu regretteras rapidement de ne pas m'avoir écouter si tu ne le fais pas." Il se dirigea en suite vers son aînée puis reprit la parole. "Je suis d'accord avec toi Yesenia mais je pense pas qu'elle devrait être là seule à ramasser ces affiches, même si elle raconte n'importe quoi sur des personnes sur qui elle semble je rien connaître", disait-il en lâchant un dernier regard sur Campbell.
Avait-il rajouter de l'huile sur le feu ? Ou alors il avait réussi à calmer les tensions ? Pour l'instant, il n'en était pas sûr mais il savait que son intervention ne fut pas inutile.
@Yesenia Cooper, @Lavinia W. Campbell
« Pas de cracmols chez nous ! »
Non, mais c'était une blague !
- Moi, impolie ? Après ce qu'elle m'a dit ? C'est moi, qui suis agressive ??
Lavinia était furieuse, si bien que sa voix frisait les aiguës d'une manière insupportable. De l'attention, elle en avait eu, mais visiblement pas de la bonne personne. Finalement, elle se demandait bien de quel droit il venait s'inviter dans leur dispute ! La jeune fille était écœurée, révoltée. Elle avait essayé de répondre de manière posée à la première question de son aînée, mais était sortie de ses gonds au moment où Yesenia avait commencé à l'insulter et avait cherché à la rabaisser. C'était tout de même incroyable. Ses parents lui avaient enseigné la colère froide, le mépris cinglant, mais le sentiment d'injustice débordait en elle comme un torrent brûlant qu'elle ne controlait pas.
Cependant, lorsque Miles menaça d’appeler Aliosus Nerrah, Lavinia eut l'impression qu'on venait de lui jeter un bac d'eau glacée à la figure. Elle pâlit, sa poitrine se serra brutalement et elle sentit ses yeux la picoter. Parce qu'en plus d'être insultée par Yesenia, méprisée par ce Gryffondor inconnu, ils allaient faire en sorte qu'elle s'attire les foudres de leur préfet ?...
"Bah vas-y ! Qu'il vienne !" avait-elle envie de crier, mais elle garda le silence, en se mordant la lèvre jusqu'au sang. Aussi intègre que soit Aliosus Nerrah, jamais il ne croira Lavinia, une petite première année inconnue, face aux accusations combinées, de sa petite amie et d'un de ses collègues préfets. Elle avait un profond respect pour le préfet de Serpentard, qu'elle admirait de loin avec l'innocence d'une enfant. Pour rien au monde, elle ne voulait que leur première rencontre soit celle-ci. Pour rien au monde, elle ne voudrait le voir froncer des sourcils, lui jeter un regard réprobateur et lui adresser une remontrance glaciale et injuste. Elle ne voulait pas le voir se fourvoyer, et elle ne voulait pas en être la cause...
Lavinia ouvrit la bouche, à la recherche d'une remarque cinglante, d'une conclusion brutale, mais les mots lui manquaient. Trop d'émotions envahissaient son cœur avec violence et révolte pour qu'elle réussisse à formuler une phrase satisfaisante. Finalement, elle se retourna, incapable de garder la tête haute, honteuse de devoir fuir. Elle siffla entre ses dents :
- C'est vous, les lâches...
Et elle prit la direction de son prochain cours. De toute manière, elle n'était même plus la bienvenue pour aider à retirer ces affiches...
- Moi, impolie ? Après ce qu'elle m'a dit ? C'est moi, qui suis agressive ??
Lavinia était furieuse, si bien que sa voix frisait les aiguës d'une manière insupportable. De l'attention, elle en avait eu, mais visiblement pas de la bonne personne. Finalement, elle se demandait bien de quel droit il venait s'inviter dans leur dispute ! La jeune fille était écœurée, révoltée. Elle avait essayé de répondre de manière posée à la première question de son aînée, mais était sortie de ses gonds au moment où Yesenia avait commencé à l'insulter et avait cherché à la rabaisser. C'était tout de même incroyable. Ses parents lui avaient enseigné la colère froide, le mépris cinglant, mais le sentiment d'injustice débordait en elle comme un torrent brûlant qu'elle ne controlait pas.
Cependant, lorsque Miles menaça d’appeler Aliosus Nerrah, Lavinia eut l'impression qu'on venait de lui jeter un bac d'eau glacée à la figure. Elle pâlit, sa poitrine se serra brutalement et elle sentit ses yeux la picoter. Parce qu'en plus d'être insultée par Yesenia, méprisée par ce Gryffondor inconnu, ils allaient faire en sorte qu'elle s'attire les foudres de leur préfet ?...
"Bah vas-y ! Qu'il vienne !" avait-elle envie de crier, mais elle garda le silence, en se mordant la lèvre jusqu'au sang. Aussi intègre que soit Aliosus Nerrah, jamais il ne croira Lavinia, une petite première année inconnue, face aux accusations combinées, de sa petite amie et d'un de ses collègues préfets. Elle avait un profond respect pour le préfet de Serpentard, qu'elle admirait de loin avec l'innocence d'une enfant. Pour rien au monde, elle ne voulait que leur première rencontre soit celle-ci. Pour rien au monde, elle ne voudrait le voir froncer des sourcils, lui jeter un regard réprobateur et lui adresser une remontrance glaciale et injuste. Elle ne voulait pas le voir se fourvoyer, et elle ne voulait pas en être la cause...
Lavinia ouvrit la bouche, à la recherche d'une remarque cinglante, d'une conclusion brutale, mais les mots lui manquaient. Trop d'émotions envahissaient son cœur avec violence et révolte pour qu'elle réussisse à formuler une phrase satisfaisante. Finalement, elle se retourna, incapable de garder la tête haute, honteuse de devoir fuir. Elle siffla entre ses dents :
- C'est vous, les lâches...
Et elle prit la direction de son prochain cours. De toute manière, elle n'était même plus la bienvenue pour aider à retirer ces affiches...
Reducio
@Miles Libawa et@ Yesenia Cooper, merci pour votre patience ! Fin pour moi, sauf si vous lui retombez dessus 
@Aliosus Nerrah pour la mention
@Aliosus Nerrah pour la mention