Ce doux secret (ce tendre drame)
Voilà, elle l'avait dit. A chaque fois qu'elle avait penser à avouer ses sentiments à Émeline, une question restait en suspens : "que feras-tu quand Émeline t'informera que ce n'est pas réciproque ?" Oui, qu'allait-elle faire de cette information ? Elle pouvait se persuader que les petites attentions de son amie étaient plus que de l'amitié mais la probabilité que tout ce qu'elle ressentait ne soit que pour elle était bien plus forte. Et de toute façon, même si Émeline ressentait la même chose, arrivait-elle à s'imaginer en couple ?
Très honnêtement, elle ne savait jamais quoi répondre. Non, elle ne savait jamais quoi dire. Son esprit n'arrivait pas à voir plus loin que sa déclaration. Elle avait commencé à ressentir le besoin de lui dire, à ne plus cacher ses sentiments à une amie, et le reste, et bien elle n'arrivait pas à l'envisager. Que les sentiments soient réciproques ou non, tout était flou.
Doucement, elle parvint à reposer son regard sur le doux visage d'Émeline. Elle y lut de la surprise, elle s'y attendait. Mais ce qui la frappa, c'était les lèvres d'Émeline. Elles ne souriaient plus.
Émeline avec son éternel sourire n'était plus, et l'esprit de Clar s'emporta. Non. Non non non non. Elle voulait retirer ses mots, les faire disparaître, les oublier et surtout qu'Émeline les oublie aussi. Haha, c'était une blague, un prank, on oublie tout ça, nous sommes amies, potes ou que sais-je, mais je veux revoir ton sourire Émi, souris pour moi veux-tu ? Où est la lumière qui t'habite, qui réchauffe les autres ?
- Tu m'aimes.
L'oisillon avait quitté le nid, courageux. Ses petites ailes s'étaient étendues de part et d'autre de son corps, il s'était posé au bord de tout ce qu'il connaissait. Il s'était envolé... et il avait foncé dans le mur.
Ce n'était pas un "Tu m'aimes !" heureux ou un "Tu m'aimes ?" plein d'espoir ou même encore un "Tu m'aimes." juste surpris mais avec le sourire. C'était un "Tu m'aimes." Point final. Merci pour l'info Clar, on se capte un d'ces quatre ?
Clar regarda Émeline baisser les yeux sur son dessin, et eut peur qu'elle le lui redonne. Elle l'écouta poser sa question et en resta bouche-bée. Une pointe d'énervement menaça de l'envahir mais elle réprima tant bien que mal. Clar gérait ses émotions négatives par la colère. Entendre Émeline tenter de trouver du positif à sa déclaration, c'était clairement du Émeline tout craché. Mais Clar n'avait pas envie de ça, pas maintenant. Au fur et à mesure que la conclusion s'ancrait dans son cerveau, le sol s'effritait sous ses pieds. Émeline ne l'aimait pas. Émeline ne l'aimait pas.
Clar écouta l'explication de la serdaigle, les yeux rivés au sol. Elle se demanda si son coeur battait encore, elle avait l'impression que son corps avait cessé de fonctionner. Son esprit était embrumé et elle ne maitrisait pas ses mots quand elle répliqua :
- J'y connais rien à l'Amour. Enfin c'que j'veux dire c'est que j'avais jamais ressenti ça. C'est pour ça que j'ai attendu, pour être sûre. Je voulais pas me tromper. Mais ça s'est pas arrêté.
Clar était en ce moment tellement envahie par l'Amour qu'elle n'imaginait pas un jour ne plus ressentir ça pour Émeline. Dans son cerveau d'adolescente qui découvre la vie, c'était pour toujours.
Sa voix était légèrement tremblante, elle ne s'en rendait pas compte. Elle pleurait trop rarement pour cela.
- Ca s'est pas arrêté parce qu'y a pas de raison que ça s'arrête j'crois. C'est ça l'Amour.
Elle voyait ses parents, ses grand-parents. Ils s'aimaient à leur façon, mais ils s'aimaient. Enfin, Clar en était persuadée.
605 mots; @Émeline Joyner
Très honnêtement, elle ne savait jamais quoi répondre. Non, elle ne savait jamais quoi dire. Son esprit n'arrivait pas à voir plus loin que sa déclaration. Elle avait commencé à ressentir le besoin de lui dire, à ne plus cacher ses sentiments à une amie, et le reste, et bien elle n'arrivait pas à l'envisager. Que les sentiments soient réciproques ou non, tout était flou.
Doucement, elle parvint à reposer son regard sur le doux visage d'Émeline. Elle y lut de la surprise, elle s'y attendait. Mais ce qui la frappa, c'était les lèvres d'Émeline. Elles ne souriaient plus.
Émeline avec son éternel sourire n'était plus, et l'esprit de Clar s'emporta. Non. Non non non non. Elle voulait retirer ses mots, les faire disparaître, les oublier et surtout qu'Émeline les oublie aussi. Haha, c'était une blague, un prank, on oublie tout ça, nous sommes amies, potes ou que sais-je, mais je veux revoir ton sourire Émi, souris pour moi veux-tu ? Où est la lumière qui t'habite, qui réchauffe les autres ?
- Tu m'aimes.
L'oisillon avait quitté le nid, courageux. Ses petites ailes s'étaient étendues de part et d'autre de son corps, il s'était posé au bord de tout ce qu'il connaissait. Il s'était envolé... et il avait foncé dans le mur.
Ce n'était pas un "Tu m'aimes !" heureux ou un "Tu m'aimes ?" plein d'espoir ou même encore un "Tu m'aimes." juste surpris mais avec le sourire. C'était un "Tu m'aimes." Point final. Merci pour l'info Clar, on se capte un d'ces quatre ?
Clar regarda Émeline baisser les yeux sur son dessin, et eut peur qu'elle le lui redonne. Elle l'écouta poser sa question et en resta bouche-bée. Une pointe d'énervement menaça de l'envahir mais elle réprima tant bien que mal. Clar gérait ses émotions négatives par la colère. Entendre Émeline tenter de trouver du positif à sa déclaration, c'était clairement du Émeline tout craché. Mais Clar n'avait pas envie de ça, pas maintenant. Au fur et à mesure que la conclusion s'ancrait dans son cerveau, le sol s'effritait sous ses pieds. Émeline ne l'aimait pas. Émeline ne l'aimait pas.
Clar écouta l'explication de la serdaigle, les yeux rivés au sol. Elle se demanda si son coeur battait encore, elle avait l'impression que son corps avait cessé de fonctionner. Son esprit était embrumé et elle ne maitrisait pas ses mots quand elle répliqua :
- J'y connais rien à l'Amour. Enfin c'que j'veux dire c'est que j'avais jamais ressenti ça. C'est pour ça que j'ai attendu, pour être sûre. Je voulais pas me tromper. Mais ça s'est pas arrêté.
Clar était en ce moment tellement envahie par l'Amour qu'elle n'imaginait pas un jour ne plus ressentir ça pour Émeline. Dans son cerveau d'adolescente qui découvre la vie, c'était pour toujours.
Sa voix était légèrement tremblante, elle ne s'en rendait pas compte. Elle pleurait trop rarement pour cela.
- Ca s'est pas arrêté parce qu'y a pas de raison que ça s'arrête j'crois. C'est ça l'Amour.
Elle voyait ses parents, ses grand-parents. Ils s'aimaient à leur façon, mais ils s'aimaient. Enfin, Clar en était persuadée.
605 mots; @Émeline Joyner
5ème année RP | #B31E35 | Vive Audrey Hall | membre de la boutique Magic in the Hair
clar cherche ami
Ce doux secret (ce tendre drame)
C'était ça, l'amour ? Un sentiment qui n'avait pas de raison de s'arrêter ? Le doute s'était placé entre elle et Clar, lui rappelant les regards et les mots amoureux que ses parents avaient partagés. Il lui fit se souvenir des douces embrassades Edmund quand il la croisait, quand il la considérait encore assez intéressante. Tout ce qu'elle avait perçu par le passé, n'était pas le vrai Amour ?
La Serdaigle sentit sa tête se mettre à tourner, assaillie par d'innombrables souvenirs du passé et toutes les choses qu'elle souhaitait dire à son amie. Émeline ne voulait pas lui enlever ce qu'elle ressentait, sa façon d'agir, de raisonner et tout ce qui faisait d'elle Clar devait rester ainsi. Perdurer le plus longtemps possible. Mais, si elle ne se pliait pas à ça, qu'allait-il advenir de leur amitié ?
Craignant de voir quelqu'un d'autre partir de sa vie, Émeline attrapa instinctivement la main de Clar dans la sienne. Peau contre peau, leur chaleur se mélangea et ainsi, l'adolescente l'empêchait de s'enfuir loin d'elle.
- J'suis désolée de ne pas ressentir la même chose...Je t'aime, mais pas de la même manière que toi.
Le timbre de sa voix était faible et troublé. Émeline voyait que la lionne était sincère, qu'elle ne mentait pas à son sujet. Cependant, de son côté, elle n'arrivait pas à dire ce qu'elle ressentait pour elle. La Serdaigle adorait la voir, souhaitait la protéger, l'aider si elle pouvait, et surtout, la voir rire. Le rire de Clar, c'était comme une mélodie qu'elle avait un beau jour croisée et dont la simple idée de ne plus l'entendre lui broyait l'estomac. Elle était une étoile qui avait bien voulu rentrer à sa rencontre et lui apporter du réconfort quand elle se sentait juste invisible.
Émeline ne pouvait pas accepter un autre abandon. Elle ne pourrait pas le supporter.
- T-Tu veux toujours être mon amie ? demanda-t-elle, les yeux brillants de larmes qui n'attendaient qu'à couler. Je...Je sais que tu aurais voulu que ça soit réciproque mais...T'es la première fille à ne pas me trouver bizarre et à me considérer comme son amie.
Tout en déballant son propre sac, elle serrait désespérément la main de Clar dans la sienne, tentant vainement de lui transmettre toutes ses pensées. Si la lionne détruisait leur amitié, Émeline sentait que les larmes allaient finir par sillonner ses joues une nouvelle fois.
- Je ne veux pas te perdre.
404 mots
@Clar Magkill
La Serdaigle sentit sa tête se mettre à tourner, assaillie par d'innombrables souvenirs du passé et toutes les choses qu'elle souhaitait dire à son amie. Émeline ne voulait pas lui enlever ce qu'elle ressentait, sa façon d'agir, de raisonner et tout ce qui faisait d'elle Clar devait rester ainsi. Perdurer le plus longtemps possible. Mais, si elle ne se pliait pas à ça, qu'allait-il advenir de leur amitié ?
Craignant de voir quelqu'un d'autre partir de sa vie, Émeline attrapa instinctivement la main de Clar dans la sienne. Peau contre peau, leur chaleur se mélangea et ainsi, l'adolescente l'empêchait de s'enfuir loin d'elle.
- J'suis désolée de ne pas ressentir la même chose...Je t'aime, mais pas de la même manière que toi.
Le timbre de sa voix était faible et troublé. Émeline voyait que la lionne était sincère, qu'elle ne mentait pas à son sujet. Cependant, de son côté, elle n'arrivait pas à dire ce qu'elle ressentait pour elle. La Serdaigle adorait la voir, souhaitait la protéger, l'aider si elle pouvait, et surtout, la voir rire. Le rire de Clar, c'était comme une mélodie qu'elle avait un beau jour croisée et dont la simple idée de ne plus l'entendre lui broyait l'estomac. Elle était une étoile qui avait bien voulu rentrer à sa rencontre et lui apporter du réconfort quand elle se sentait juste invisible.
Émeline ne pouvait pas accepter un autre abandon. Elle ne pourrait pas le supporter.
- T-Tu veux toujours être mon amie ? demanda-t-elle, les yeux brillants de larmes qui n'attendaient qu'à couler. Je...Je sais que tu aurais voulu que ça soit réciproque mais...T'es la première fille à ne pas me trouver bizarre et à me considérer comme son amie.
Tout en déballant son propre sac, elle serrait désespérément la main de Clar dans la sienne, tentant vainement de lui transmettre toutes ses pensées. Si la lionne détruisait leur amitié, Émeline sentait que les larmes allaient finir par sillonner ses joues une nouvelle fois.
- Je ne veux pas te perdre.
404 mots
@Clar Magkill
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Ce doux secret (ce tendre drame)
Dans sa tête repassait des souvenirs qu'elle avait d'Émeline. La première fois qu'elle avait remarqué son sourire, lorsqu'Émeline s'était penchée vers elle pour la regarder dessiner, quand Émeline avait enlevé la plume dans ses cheveux, quand Émeline lui avait proposé de gouter son smoothie...
Tout repassait en boucle et les souvenirs formaient une bulle qui menaçait de l'envahir, de l'empêcher de respirer. La bulle grossissait, elle-
Émeline prit sa main dans la sienne. La bulle explosa. Les yeux de Clar vinrent trouver ceux d'Émeline, cherchant quelque chose, n'importe quoi, un espoir, un revirement de situation. Mais non, son amie restait son amie. Tout simplement. Rien de plus.
"Je t'aime, mais pas de la même manière que toi." Clar aurait dû s'en satisfaire. Ses amitiés étaient toujours très importante pour elle, elle qui avait attendu toute son enfance pour des amis, elle aurait dû se réjouir qu'Émeline la considère comme la sienne. Mais là tout de suite, et Clar culpabilisait de ressentir ça, l'amitié qu'Émeline lui donnait n'avait pas autant de pouvoir. L'adolescente n'arrivait pas à voir plus loin que ce moment même et ne comprenait pas que son cœur puisse un jour accepter n'être que cela avec elle.
- Je ne veux pas te perdre.
Sa main dans celle de son "amie" semblait fête de mélasse, Clar n'arrivait pas à serrer celle d'Émeline en retour.
Le regard que Clar avait baissé au fur et à mesure qu'elle écoutait les mots d'Émeline se releva pour retrouver les yeux délicieusement sombres de l'aiglonne. Elle avait l'air si apeurée de la réponse de Clar. C'était assez ironique qu'elle ait si peur de perdre leur amitié alors qu'elle venait de rejeter les sentiments de Clar. Mais en même temps, si elle refusait, que se passerait-il ? Car oui, imaginer n'être rien de plus qu'une amie était dure, son cœur se serrait inconfortablement à cette pensée, mais imaginer n'être rien ? Etait-ce seulement possible ? Arriverait-elle à accepter de la voir dans les couloirs sans pouvoir la saluer, de devoir l'observer vivre de loin sans pouvoir lui parler ?
En une fraction de seconde, Clar s'imagina continuer à être amie avec elle. Continuer de la voir, de lui parler, de rire à ses mots. En fin de compte, ce n'était peut-être pas si compliqué. Au moins, elle aurait toujours Émeline à ses côtés, elle savait qu'elle ne la perdrait pas. Au moins Émeline resterait cette présence lumineuse dans sa vie, cette fille qu'elle n'aurait jamais mais qu'elle pourrait appeler son amie.
Un sourire empreint d'une douleur qui mettrait sûrement un temps à disparaître s'afficha sur son visage fin.
- Évidemment que tu vas pas m'perdre. On est amie, Émi.
Léger soupir. Il était temps de redevenir la Clar habituelle. Son sourire s'intensifia.
- Tu peux pas m'perdre, faut que tu te mettes ça dans la tête. Et t'es pas bizarre, j'sais pas qui te le dis mais c'est faux. Donne-moi leur nom tiens, que j'aille leur parler, ajouta-t-elle avec tout l'humour qu'elle pouvait ajouter dans sa voix.
Aussi simplement que ça, Clar Magkill redevenait l'amie d'Émeline Joyner.
It hurts to be something
It’s worse to be nothing with you
- "Promise", Laufey
500 mots; @Émeline Joyner
Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline
Tout repassait en boucle et les souvenirs formaient une bulle qui menaçait de l'envahir, de l'empêcher de respirer. La bulle grossissait, elle-
Émeline prit sa main dans la sienne. La bulle explosa. Les yeux de Clar vinrent trouver ceux d'Émeline, cherchant quelque chose, n'importe quoi, un espoir, un revirement de situation. Mais non, son amie restait son amie. Tout simplement. Rien de plus.
"Je t'aime, mais pas de la même manière que toi." Clar aurait dû s'en satisfaire. Ses amitiés étaient toujours très importante pour elle, elle qui avait attendu toute son enfance pour des amis, elle aurait dû se réjouir qu'Émeline la considère comme la sienne. Mais là tout de suite, et Clar culpabilisait de ressentir ça, l'amitié qu'Émeline lui donnait n'avait pas autant de pouvoir. L'adolescente n'arrivait pas à voir plus loin que ce moment même et ne comprenait pas que son cœur puisse un jour accepter n'être que cela avec elle.
- Je ne veux pas te perdre.
Sa main dans celle de son "amie" semblait fête de mélasse, Clar n'arrivait pas à serrer celle d'Émeline en retour.
Le regard que Clar avait baissé au fur et à mesure qu'elle écoutait les mots d'Émeline se releva pour retrouver les yeux délicieusement sombres de l'aiglonne. Elle avait l'air si apeurée de la réponse de Clar. C'était assez ironique qu'elle ait si peur de perdre leur amitié alors qu'elle venait de rejeter les sentiments de Clar. Mais en même temps, si elle refusait, que se passerait-il ? Car oui, imaginer n'être rien de plus qu'une amie était dure, son cœur se serrait inconfortablement à cette pensée, mais imaginer n'être rien ? Etait-ce seulement possible ? Arriverait-elle à accepter de la voir dans les couloirs sans pouvoir la saluer, de devoir l'observer vivre de loin sans pouvoir lui parler ?
En une fraction de seconde, Clar s'imagina continuer à être amie avec elle. Continuer de la voir, de lui parler, de rire à ses mots. En fin de compte, ce n'était peut-être pas si compliqué. Au moins, elle aurait toujours Émeline à ses côtés, elle savait qu'elle ne la perdrait pas. Au moins Émeline resterait cette présence lumineuse dans sa vie, cette fille qu'elle n'aurait jamais mais qu'elle pourrait appeler son amie.
Un sourire empreint d'une douleur qui mettrait sûrement un temps à disparaître s'afficha sur son visage fin.
- Évidemment que tu vas pas m'perdre. On est amie, Émi.
Léger soupir. Il était temps de redevenir la Clar habituelle. Son sourire s'intensifia.
- Tu peux pas m'perdre, faut que tu te mettes ça dans la tête. Et t'es pas bizarre, j'sais pas qui te le dis mais c'est faux. Donne-moi leur nom tiens, que j'aille leur parler, ajouta-t-elle avec tout l'humour qu'elle pouvait ajouter dans sa voix.
Aussi simplement que ça, Clar Magkill redevenait l'amie d'Émeline Joyner.
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- "Promise", Laufey
500 mots; @Émeline Joyner
5ème année RP | #B31E35 | Vive Audrey Hall | membre de la boutique Magic in the Hair
clar cherche ami
Ce doux secret (ce tendre drame)
On est amie, Émi.
La flèche du soulagement s'était plantée en plein dans la poitrine, perçant la poche de terreur qui l'empêchait de respirer convenablement.
Air salvateur caressant ses poumons. Il passa enfin jusqu'à ses bronches vidées, déridant les tissus rétractés par son arrivée tant attendue. Clar l'avait accepté, encore moins repoussé comme elle-même venait de le faire en ignorant ses sentiments. Émeline était partagée entre le bonheur d'avoir gardé l'être aimé près d'elle et le fait d'avoir été égoïste.
Elle aurait très bien pu la libérer de son emprise. Lui dire qu'elle avait le droit de ne plus souffrir en sa présence. D'avoir de véritables amies qui ne faisaient pas battre son cœur de cette étrange façon. De vivre pleinement une amitié qui la méritait. Tout comme trouver la personne qui serait capable de répondre à ses sentiments, d'accepter tout ce dont son cœur serait capable de donner et de la combler. Pas qu'un peu, mais entièrement.
Oui. Émeline aurait pu lui dire tout ça. Énoncer à voix haute la vérité qui se jouait là, au bord de leur discussion qui n'en avait que l'apparence. Il s'agissait, en réalité, d'une exécution. Elle avait piétiné l'amour qu'elle lui portait jusqu'à la mener à la baguette. Je ne veux pas te perdre. Ce n'était pas faux, la Serdaigle ne voulait pas la voir disparaître de son sillage et qu'elle redevienne une inconnue, une ombre floue qui vivait au château. Mais à quel prix Clar acceptait-elle de rester près d'elle ? Que se passait-il dans la poitrine de la lionne ? Souffrait-elle ? Avait-elle du mal à la regarder sans craquer ?
L'amertume dans le sourire de Clar lui donna un bref aperçu de ce qui se jouait à l'intérieur d'elle. Et Émeline, impuissante et avare, fut seulement capable de lui rendre son sourire, ses propres larmes encore présentes au bord de ses yeux.
- Je te crois, pas besoin de devenir mon garde du corps, rit-elle avec une pointe de tristesse.
Sa main n'avait toujours pas lâché celle de Clar. Celle-ci, d'ailleurs, n'émettait aucune force autour de ses doigts. Émeline baissa ses yeux sur cet enlacement qu'elle avait elle-même provoqué sous le coup de la peur. L'étreinte se dénoua tout doucement sous son regard troublé par la vue de ce dénouement qui lui arrachait quelque chose au fond d'elle. Consciente d'avoir fait mal à son amie, l'adolescente releva la tête dans sa direction et...et n'avait plus besoin de tenir sa main pour la garder à ses côtés. Clar ne la quitterait pas, puisqu'elle était aussi apeurée qu'elle. Pas pour les mêmes raisons, mais c'était assez suffisant pour conforter Émeline dans cette perfide certitude.
Clar était et sera à jamais incapable de l'abandonner. Elles possèderont toujours un lien, qu'elles soient éloignées l'une de l'autre ou proches comme à cet instant.
Émeline sourit. Parce qu'il n'y avait plus que ça à faire. Sourire, même si elle la détruisait à petit feu. Sourire, même si elle finissait en morceaux sous ses yeux. Elle n'aurait qu'à se pencher au-dessus d'elle et recoller chaque bout de son cœur meurtri par sa présence et ses rires dégoulinant de son poison.
Une rose ayant perdu ses épines n'en reste pas moins une rose
536 mots
@Clar Magkill- je pense que c'est mon dernier post
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
Ce doux secret (ce tendre drame)
- Les gens sont bêtes.
Quelque chose prenait place doucement dans sa poitrine. Clar n'arrivait pas à mettre de mots dessus, ça lui était inconnu. Clar ne remarqua même pas qu'Émeline lui avait lâché la main. Elle vivait ces instants d'un peu plus loin dans son esprit, comme si elle avait besoin de s'écarter de son amie pour réussir à tenir debout. Oh oui, elle pouvait sentir ses jambes trembler, si discrètement qu'Émeline n'aurait pu le remarquer. Clar sentait son corps s'affaisser, elle rapetissait. Elle qui faisait partie des plus grandes de sa promotion, c'était une sensation très étrange. Elle avait l'impression que si ça continuait, elle deviendrait plus petite même qu'Émeline. Mais cette pensée ne la dérangeait pas. Elle voulait devenir minuscule, pour pouvoir aller se cacher dans un endroit où personne ne pourrait la trouver. Elle se camouflerait dans l'herbe, elle deviendrait une autre fleur que les élèves de Poudlard regardent sans regarder. Oui, elle y serait bien. Une existence toute simple, sans ami ou amour. C'était peut-être ce qu'il lui fallait. L'idée n'avait pas mis longtemps à s'enraciner dans son esprit. Elle croisa une dernière fois le regard d'Émeline (oh ce regard...) et les mots sortirent tout seul de sa bouche :
- Chui désolée, j'avais oublié qu'Audrey m'attend hum il faut qu'j'y aille ça m'était totalement sorti de l'esprit désolée... Salut !
Clar lui fit un dernier petit sourire, un geste de la main, et partit sans attendre d'un pas rapide vers le Parc. A mesure qu'elle marchait, la pensée de se cacher grandissait. Mais autre chose grandissait aussi ? Cette chose dans sa poitrine. Qu'est-ce que c'était désagréable, de sentir son cœur serré comme ça, par cette force inconnue ! Clar posa une main sur sa poitrine, essayant de calmer son corps. Mais alors, la chose remontait, elle arrivait dans sa gorge, dans son nez même. Son nez piquait et Clar ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Quelque chose s'emparait d'elle. Elle marchait vite, elle croisait les élèves qui flânaient dans le Parc à une vitesse folle.
Elle eut l'impression de manquer de souffle un instant. Sa main continuait de masser sa poitrine, mais alors que son nez continuait de la déranger, elle sentit son visage grimacer et la main vint cacher instinctivement le bas de son visage, alors qu'une première larme coulait sur sa joue. Son cœur battait à toute allure, elle avait eu l'impression qu'elle allait exploser mais non. Elle pleurait. Les larmes s'enchaînèrent rapidement, brouillant sa vue. A cela s'ajouta des sanglots. Son corps se contractait, se chaotisait. Qu'est-ce que c'était douloureux !
Elle ne pouvait s'empêcher de pleurer, de sangloter. Heureusement, elle avait marché assez pour être débarrassée de la foule qui appréciait le début des vacances. Elle trouva un arbre à branches basses et grimpa sans tarder dedans. Son agilité habituelle était réduite et par les sanglots et par cette tristesse absolue qui lui prenait le cœur. Elle prit soin d'être cachée par les feuilles avant de s'arrêter de grimper. Là, elle était bien. Elle n'était pas une fleur qui dansait au gré du vent, mais elle était cachée, c'était tout ce qu'elle voulait maintenant. Les sanglots reprirent de plus belle, elle avait l'impression qu'ils ne s'arrêteraient jamais. Pour une fille qui ne pleurait jamais, qui se sentait rarement triste, c'était nouveau. Et horrible. Elle aurait préféré mille fois être énervée. Oui, elle aurait voulu aller exploser des objets avec sa baguette, ou aller hurler dans son coussin. Mais non, son corps continuait de sangloter, tellement qu'elle en avait du mal à respirer. Elle ferma les yeux. Il fallut du temps avant que son esprit s'apaise un minimum. Quelques larmes continuaient de couler doucement, mais au moins elle pouvait rester immobile et silencieuse. Elle se sentait si fatiguée. Si seulement maman était là.
Fin.
630 mots; @Émeline Joyner
Quelque chose prenait place doucement dans sa poitrine. Clar n'arrivait pas à mettre de mots dessus, ça lui était inconnu. Clar ne remarqua même pas qu'Émeline lui avait lâché la main. Elle vivait ces instants d'un peu plus loin dans son esprit, comme si elle avait besoin de s'écarter de son amie pour réussir à tenir debout. Oh oui, elle pouvait sentir ses jambes trembler, si discrètement qu'Émeline n'aurait pu le remarquer. Clar sentait son corps s'affaisser, elle rapetissait. Elle qui faisait partie des plus grandes de sa promotion, c'était une sensation très étrange. Elle avait l'impression que si ça continuait, elle deviendrait plus petite même qu'Émeline. Mais cette pensée ne la dérangeait pas. Elle voulait devenir minuscule, pour pouvoir aller se cacher dans un endroit où personne ne pourrait la trouver. Elle se camouflerait dans l'herbe, elle deviendrait une autre fleur que les élèves de Poudlard regardent sans regarder. Oui, elle y serait bien. Une existence toute simple, sans ami ou amour. C'était peut-être ce qu'il lui fallait. L'idée n'avait pas mis longtemps à s'enraciner dans son esprit. Elle croisa une dernière fois le regard d'Émeline (oh ce regard...) et les mots sortirent tout seul de sa bouche :
- Chui désolée, j'avais oublié qu'Audrey m'attend hum il faut qu'j'y aille ça m'était totalement sorti de l'esprit désolée... Salut !
Clar lui fit un dernier petit sourire, un geste de la main, et partit sans attendre d'un pas rapide vers le Parc. A mesure qu'elle marchait, la pensée de se cacher grandissait. Mais autre chose grandissait aussi ? Cette chose dans sa poitrine. Qu'est-ce que c'était désagréable, de sentir son cœur serré comme ça, par cette force inconnue ! Clar posa une main sur sa poitrine, essayant de calmer son corps. Mais alors, la chose remontait, elle arrivait dans sa gorge, dans son nez même. Son nez piquait et Clar ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Quelque chose s'emparait d'elle. Elle marchait vite, elle croisait les élèves qui flânaient dans le Parc à une vitesse folle.
Elle eut l'impression de manquer de souffle un instant. Sa main continuait de masser sa poitrine, mais alors que son nez continuait de la déranger, elle sentit son visage grimacer et la main vint cacher instinctivement le bas de son visage, alors qu'une première larme coulait sur sa joue. Son cœur battait à toute allure, elle avait eu l'impression qu'elle allait exploser mais non. Elle pleurait. Les larmes s'enchaînèrent rapidement, brouillant sa vue. A cela s'ajouta des sanglots. Son corps se contractait, se chaotisait. Qu'est-ce que c'était douloureux !
Elle ne pouvait s'empêcher de pleurer, de sangloter. Heureusement, elle avait marché assez pour être débarrassée de la foule qui appréciait le début des vacances. Elle trouva un arbre à branches basses et grimpa sans tarder dedans. Son agilité habituelle était réduite et par les sanglots et par cette tristesse absolue qui lui prenait le cœur. Elle prit soin d'être cachée par les feuilles avant de s'arrêter de grimper. Là, elle était bien. Elle n'était pas une fleur qui dansait au gré du vent, mais elle était cachée, c'était tout ce qu'elle voulait maintenant. Les sanglots reprirent de plus belle, elle avait l'impression qu'ils ne s'arrêteraient jamais. Pour une fille qui ne pleurait jamais, qui se sentait rarement triste, c'était nouveau. Et horrible. Elle aurait préféré mille fois être énervée. Oui, elle aurait voulu aller exploser des objets avec sa baguette, ou aller hurler dans son coussin. Mais non, son corps continuait de sangloter, tellement qu'elle en avait du mal à respirer. Elle ferma les yeux. Il fallut du temps avant que son esprit s'apaise un minimum. Quelques larmes continuaient de couler doucement, mais au moins elle pouvait rester immobile et silencieuse. Elle se sentait si fatiguée. Si seulement maman était là.
Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline Émeline
Fin.
630 mots; @Émeline Joyner
5ème année RP | #B31E35 | Vive Audrey Hall | membre de la boutique Magic in the Hair
clar cherche ami