Noyer sa haine
Alors que son enthousiasme éclate à mes oreilles, mon visage reste le même : las, blasé et un peu fatigué. Je lui adresse un petit sourire poli avant de lui emboîter le pas. Au moins, j'ai appris qu'elle ne compte pas me retenir en otage ici, c'est déjà ça. Marchant derrière elle, je suis son allure et repère, par-dessus son épaule, un couloir qui mènent sans doute aux cuisines, tout au fond du bar. Toute à mes observations, je manque donc de lui rentrer dedans au moment où elle s'arrête à hauteur d'une table, et je pile à la dernière seconde.
Mon cracker ! Je rêve ou elle vient de donner mon cracker à de parfaits inconnus ? D'accord, je ne sais pas avec qui je l'aurais partagé dans l'immédiat — sans doute l'aurais-je gardé dans mes affaires pour l'amener à Leta demain, histoire que l'on fête dignement Noël ensemble, sans accroc — mais il n'empêche, c'était mon cracker. « Un en trop », ça c'est ce qu'elle dit : si elle me l'avait laissé, les comptes auraient été bons. De toute façon, les clients en question sont déjà en train d'ouvrir la papillote dans un pop sonore ; et tandis qu'ils s'esclaffent, tandis que la barmaid leur sourit, je les gratifie d'un doux regard noir en dépassant leur table. Non vraiment, elle exa...
« J'en ai d'autres en cuisine, si t'aimes bien ce genre de truc. »
Je hausse un peu les sourcils, feignant d'être surprise qu'elle daigne penser à moi. Un peu plus et je serais émue. Mais bon, peut-être que Leta aura son cracker, finalement.
Contacter cette personne maintenant ? Je n'ai pas de téléphone sur moi, seulement ma baguette. Merlin, j'ai connu meilleures circonstances pour lancer mon Patronus. Je ne sais même pas s'il parviendrait à prendre corps, au vu de mon épuisement. Je ne sais que répondre alors je ne réponds rien, haussant presque les épaules.
La barmaid et moi somme dans une impasse. Littéralement. Je pince les lèvres, portant un regard sceptique sur les pierres qui nous entourent, et sur les pierres qui se trouvent à côté, et sur celles d'à côté encore. Soudain, la phrase que prononce la jeune femme m'interpelle. Une cheminée, ce serait idéal. Elle m'explique aussi que le mur est magique, mais c'est l'âtre qui a retenu toute mon attention.
« Je veux bien utiliser la cheminée... » confirmé-je en détournant mon regard des pierres pour rencontrer les yeux de la barmaid. Qui me rappellent que je lui ai expressément donné mon accord pour visiter son royaume. « ... Juste après le petit tour, » je termine, en indiquant d'un mouvement de tête le fameux mur magique. Je joins le geste à la parole et effectue quelques pas pour disparaître de l'autre côté des briques sombres.
Derrière le mur, je découvre... des cuisines. Et un elfe de maison, à qui je rends sa salutation polie. L'endroit est plus grand que ce que je n'imaginais ; le brouhaha de la salle y a aussi disparu et ce n'est pas pour me déplaire.
« Vous n'êtes pas nombreux, » je remarque, comme pour souligner l'évidence, « mais c'est parce que c'est Noël, j'imagine. »
Mes yeux sont instantanément attirés par une pile de crackers. Je ne suis pas mal à l'aise de me trouver là, ni intimidée ; après tout, on m'y a invitée. Je me tourne vers la barmaid, subitement pensive. « Je ne t'ai pas demandé ton prénom, je crois ? »
C'est vrai, quoi ; je lui ai donné mon nom, mon âge et même un cracker. Et je ne sais toujours pas à qui je m'adresse lorsque je la regarde. Pour ce qui est de la suite, je ne doute pas que sa générosité prendra l'initiative de me faire découvrir ce lieu qui lui est cher.
Tu as parfaitement bien fait !
Mon cracker ! Je rêve ou elle vient de donner mon cracker à de parfaits inconnus ? D'accord, je ne sais pas avec qui je l'aurais partagé dans l'immédiat — sans doute l'aurais-je gardé dans mes affaires pour l'amener à Leta demain, histoire que l'on fête dignement Noël ensemble, sans accroc — mais il n'empêche, c'était mon cracker. « Un en trop », ça c'est ce qu'elle dit : si elle me l'avait laissé, les comptes auraient été bons. De toute façon, les clients en question sont déjà en train d'ouvrir la papillote dans un pop sonore ; et tandis qu'ils s'esclaffent, tandis que la barmaid leur sourit, je les gratifie d'un doux regard noir en dépassant leur table. Non vraiment, elle exa...
« J'en ai d'autres en cuisine, si t'aimes bien ce genre de truc. »
Je hausse un peu les sourcils, feignant d'être surprise qu'elle daigne penser à moi. Un peu plus et je serais émue. Mais bon, peut-être que Leta aura son cracker, finalement.
Contacter cette personne maintenant ? Je n'ai pas de téléphone sur moi, seulement ma baguette. Merlin, j'ai connu meilleures circonstances pour lancer mon Patronus. Je ne sais même pas s'il parviendrait à prendre corps, au vu de mon épuisement. Je ne sais que répondre alors je ne réponds rien, haussant presque les épaules.
La barmaid et moi somme dans une impasse. Littéralement. Je pince les lèvres, portant un regard sceptique sur les pierres qui nous entourent, et sur les pierres qui se trouvent à côté, et sur celles d'à côté encore. Soudain, la phrase que prononce la jeune femme m'interpelle. Une cheminée, ce serait idéal. Elle m'explique aussi que le mur est magique, mais c'est l'âtre qui a retenu toute mon attention.
« Je veux bien utiliser la cheminée... » confirmé-je en détournant mon regard des pierres pour rencontrer les yeux de la barmaid. Qui me rappellent que je lui ai expressément donné mon accord pour visiter son royaume. « ... Juste après le petit tour, » je termine, en indiquant d'un mouvement de tête le fameux mur magique. Je joins le geste à la parole et effectue quelques pas pour disparaître de l'autre côté des briques sombres.
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Derrière le mur, je découvre... des cuisines. Et un elfe de maison, à qui je rends sa salutation polie. L'endroit est plus grand que ce que je n'imaginais ; le brouhaha de la salle y a aussi disparu et ce n'est pas pour me déplaire.
« Vous n'êtes pas nombreux, » je remarque, comme pour souligner l'évidence, « mais c'est parce que c'est Noël, j'imagine. »
Mes yeux sont instantanément attirés par une pile de crackers. Je ne suis pas mal à l'aise de me trouver là, ni intimidée ; après tout, on m'y a invitée. Je me tourne vers la barmaid, subitement pensive. « Je ne t'ai pas demandé ton prénom, je crois ? »
C'est vrai, quoi ; je lui ai donné mon nom, mon âge et même un cracker. Et je ne sais toujours pas à qui je m'adresse lorsque je la regarde. Pour ce qui est de la suite, je ne doute pas que sa générosité prendra l'initiative de me faire découvrir ce lieu qui lui est cher.
Tu as parfaitement bien fait !
belle, romantique, rouge (Paige 2026)