Et toi ? Comment tu vas ?
Par mimétisme empathique, Narcisse rendit la grimace maladroite qu'Elijah lui adressait. Avec un petit clin d'œil et un claquement de langue, il rangea sa main, lançant un petit sourire contrit. Explication n'est pas excuse, sa mère aimait bien cette phrase, et lui aussi, bien qu'il ne l'ait pas encore pleinement comprise. Il pensa comprendre que son ami ne voulait plus espérer, ce qui, de façon inexpliquée, fit grossir une grande boule dans son cœur, l'alourdissant d'un miasme collant.
Il ne put répondre que d'un hochement de tête et quelques mots.
"J'comprends... c'est toi qui décide de comment tu gères de genre de trucs en vrai, quoi qu'tu choisisses, tu pourras compter sur moi !"
Puis, à l'annonce d'Elijah, il écarquilla brusquement de grands yeux, en jetant un coup d'œil à sa montre. Son visage s'effondra par pans entiers, avant qu'il n'éclate d'un rire cristallin, qui emplit le couloir. Tout en commençant à se détourner, précipitamment, il conclut.
"Oh purée, t'as raison ! J'me grouille ! Et toi hésite pas hein, ça va aller mon pote ! À plus !"
Et il disparu, plus rapidement qu'on n'aurait pu l'imaginer venant de lui. Non pas qu'il accepte d'abandonner son camarade à sa tristesse, bien au contraire, si ce dernier le lui avait demandé, il aurait peut-être sauté son cours pour lui. Mais Narcisse pensait tout simplement qu'Elijah disait la vérité quand il disait qu'il allait bien. Peut-être que dans quelques années, il repenserait à cette interaction, et se sentirait comme le dernier des cons de ne pas avoir davantage mis en doute la parole d'un ami.
Il ne put répondre que d'un hochement de tête et quelques mots.
"J'comprends... c'est toi qui décide de comment tu gères de genre de trucs en vrai, quoi qu'tu choisisses, tu pourras compter sur moi !"
Puis, à l'annonce d'Elijah, il écarquilla brusquement de grands yeux, en jetant un coup d'œil à sa montre. Son visage s'effondra par pans entiers, avant qu'il n'éclate d'un rire cristallin, qui emplit le couloir. Tout en commençant à se détourner, précipitamment, il conclut.
"Oh purée, t'as raison ! J'me grouille ! Et toi hésite pas hein, ça va aller mon pote ! À plus !"
Et il disparu, plus rapidement qu'on n'aurait pu l'imaginer venant de lui. Non pas qu'il accepte d'abandonner son camarade à sa tristesse, bien au contraire, si ce dernier le lui avait demandé, il aurait peut-être sauté son cours pour lui. Mais Narcisse pensait tout simplement qu'Elijah disait la vérité quand il disait qu'il allait bien. Peut-être que dans quelques années, il repenserait à cette interaction, et se sentirait comme le dernier des cons de ne pas avoir davantage mis en doute la parole d'un ami.