Fichus français
Finalement, elle avait tourné la tête, quittant les abîmes du vide pour revenir à lui. Pour sa proximité qui n'était pas mieux qu'une invasion intoxicante de ses sens.
La folie. Oh oui — c’était forcément de la folie qui le guidait. Il fallait être fou pour continuer à la vouloir après toutes ces années. Après les refus, les silences, les disparitions soudaines. Après tout ce qu’elle avait laissé derrière elle, et tout ce qu’elle avait volontairement gardé hors de sa portée.
Il fallait être fou pour encore s’approcher.
Et pourtant. N’était-ce pas tout autant de la folie qui l’habitait, elle, d’entendre dans les mots du sorcier l’écho exact de pensées qu’elle avait passées des mois, des années à étouffer ?
Car là où Thomas parlait avec une insolence désarmante, elle ne trouvait rien. Rien qui survive au trajet entre son esprit et sa bouche.
Aucun mot. Rien sinon—
« Thomas… »
Son prénom seulement, à peine murmuré. Comme si le prononcer demandait déjà davantage de courage qu’elle n’aurait voulu l’admettre.
Son regard ne le quittait plus. Et dans ce silence qu’elle lui opposait — ce silence qui, chez elle, avait toujours été plus dangereux que les cris — et dans ses yeux à elle, il y avait pourtant des phrases entières.
Va-t’en.
Il est encore temps.
Retourne auprès de tes françaises, de tes anciennes conquêtes, de tes nouvelles proies.
Abandonne les armes.
Redeviens quelqu’un de sensé.
Je t’en supplierai s’il le faut.
Au diable cette ridicule bouteille à la mer que je n’aurais jamais dû t’envoyer.
Mettons fin à cela.
Comme nous aurions dû le faire dès mon retour.
Je refuse que tu renonces à quoi que ce soit pour moi.
Je refuse de devenir l’histoire que tu raconteras un jour comme celle qui t’a coûté trop cher.
Tu es impossible.
Impossible.
Mon Impossible.
Je ne te comprends pas.
Je ne te comprendrai probablement jamais.
Alors—
Donne-moi tort.
Donne-moi tort…
… de penser que ce que nous sommes ne peut mener qu’à la ruine.
… d’imaginer un monde sans toi et d’y découvrir un cœur mort dans ma poitrine.
… de croire que tout cela finira forcément par casser entre nos mains.
Que je finirai par te perdre.
Donne-moi tort. Je t’en conjure.
Regarde-moi encore comme si rien de tout cela n’avait d’importance.
Promets-moi encore une fois que tu resteras, que tu me retrouveras quoi qu'il en soit.
Encore une fois.
Encore une seule fois.
Et peut-être…
La folie. Oh oui — c’était forcément de la folie qui le guidait. Il fallait être fou pour continuer à la vouloir après toutes ces années. Après les refus, les silences, les disparitions soudaines. Après tout ce qu’elle avait laissé derrière elle, et tout ce qu’elle avait volontairement gardé hors de sa portée.
Il fallait être fou pour encore s’approcher.
Et pourtant. N’était-ce pas tout autant de la folie qui l’habitait, elle, d’entendre dans les mots du sorcier l’écho exact de pensées qu’elle avait passées des mois, des années à étouffer ?
Car là où Thomas parlait avec une insolence désarmante, elle ne trouvait rien. Rien qui survive au trajet entre son esprit et sa bouche.
Aucun mot. Rien sinon—
« Thomas… »
Son prénom seulement, à peine murmuré. Comme si le prononcer demandait déjà davantage de courage qu’elle n’aurait voulu l’admettre.
Son regard ne le quittait plus. Et dans ce silence qu’elle lui opposait — ce silence qui, chez elle, avait toujours été plus dangereux que les cris — et dans ses yeux à elle, il y avait pourtant des phrases entières.
Va-t’en.
Il est encore temps.
Retourne auprès de tes françaises, de tes anciennes conquêtes, de tes nouvelles proies.
Abandonne les armes.
Redeviens quelqu’un de sensé.
Je t’en supplierai s’il le faut.
Au diable cette ridicule bouteille à la mer que je n’aurais jamais dû t’envoyer.
Mettons fin à cela.
Comme nous aurions dû le faire dès mon retour.
Je refuse que tu renonces à quoi que ce soit pour moi.
Je refuse de devenir l’histoire que tu raconteras un jour comme celle qui t’a coûté trop cher.
Tu es impossible.
Impossible.
Mon Impossible.
Je ne te comprends pas.
Je ne te comprendrai probablement jamais.
Alors—
Donne-moi tort.
Donne-moi tort…
… de penser que ce que nous sommes ne peut mener qu’à la ruine.
… d’imaginer un monde sans toi et d’y découvrir un cœur mort dans ma poitrine.
… de croire que tout cela finira forcément par casser entre nos mains.
Que je finirai par te perdre.
Donne-moi tort. Je t’en conjure.
Regarde-moi encore comme si rien de tout cela n’avait d’importance.
Promets-moi encore une fois que tu resteras, que tu me retrouveras quoi qu'il en soit.
Encore une fois.
Encore une seule fois.
Et peut-être…
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
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Fichus français
Son nom murmuré, rien que cela. Tout un monde aux yeux de Thomas. Il ne souriait plus vraiment, trop occupé à plonger à corps perdu dans ce regard qu’elle lui accordait.
Il était encore temps de fuir.
De retourner à une existence moins torturée que celle ci.
D’abandonner cet amour insensé.
Cet amour que le monde s’évertuerait à lui reprocher.
Il était encore temps de se redresser, et de dire adieu à cette reine recrachée des enfers.
Sa reine.
A lui.
Rien qu’à lui.
Le voilà désormais penché à hauteur de son visage, ses yeux dans les siens. C’était devant ce visage là que Thomas voulait se réveiller chaque matin. C’était dans ce regard là qu’il voulait se noyer. C’était ces boucles noires qu’il voulait caresser. C’était ce ventre qu’il voulait voir s’arrondir. C’était auprès de cette femme qu’il voulait un jour s’éteindre. C’était son nom qu’il voulait murmurer dans un dernier soupir.
« Je t’aime, Morgan. Je t’aime comme je n’aimerai jamais. Il ne passera pas un jour sans que tu ne ressentes l’impossible amour que j’éprouve pour tout ce que tu es. Tu détesteras cela. Tu haïras m’entendre te dire chaque matin ô combien tu es belle. Tu m’en voudras de te regarder comme si tu étais un monde à toi seule. »
Cette main laissée à l’abandon pendant de trop longues secondes se déplièrent entre eux, délivrant alors son contenu. Un bracelet formés d’anneaux d’or blanc d’une finesse contrastant avec le noir du gant de Thomas.
Devrait-il s’agenouiller, ici ? Dans cette cabane de pêcheur branlante ? Devant ces sorciers de petites naissances et d’extraction misérable ?
Non.
Mais il pouvait s’accroupir pour être à la bonne hauteur pour lui présenter officiellement son bracelet de fiançailles ... ou pour recevoir un coup de pied dans le menton.
« Morgan … acceptes-tu de devenir mon épouse ? »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Fichus français
Son regard descendit et s’arrêta. Le bracelet.
Elle le contempla un instant.
Retrouve-moi. Demande-le-moi.
Elle l’avait déjà imaginée. Écrite. Crainte. Fuie.
Mais il existait une différence abyssale entre imaginer son absurde chevalier… et le voir réellement là. À sa hauteur. Le regard levé vers elle, un bracelet de fiançailles entre les doigts.
Ses doigts quittèrent lentement la table. Puis, sans vraiment s’en rendre compte, elle se tourna vers lui. Corps entier. Il n’y avait plus d’endroit où fuir. Et s’il y en avait eu un… elle l’aurait déjà pris, bien avant.
Elle lui avait demandé de venir frapper à sa porte.
Il l’avait fait.
Alors maintenant—
Maintenant, il fallait ouvrir.
Ses lèvres s’entrouvrirent.
Aucun son ne vint tout de suite.
Puis enfin :
« Il y a des années de ça… » Une de ses mains s’éleva lentement. Pas pour repousser. Pas pour retenir. Mais pour approcher. Toucher. Vérifier. « Je n’aurais su dire si tu avais été le fléau de ma soirée… ou un simple moment de malchance. » Ses doigts frôlèrent son visage. Réel. Impossiblement réel. « Aujourd’hui… J’en suis à me demander si tu n’es pas le fléau de ma vie. Un fléau dont je ne peux pas me passer, malgré toute la Raison du monde. »
Sa main resta là - resterai là nichée à la naissance de sa nuque, tant que Thomas ne l'en rejetait de sa position.
« Tu es mon impossible. »
Son regard ne tremblait pas. Mais ses doigts, eux, oui.
« Je t’aime, Thomas. Je t’aime à en mourir et à en revivre à la fois. Et ça me terrifie. »
Puis elle inspira, comme si elle venait de franchir un seuil qu’elle n’avait plus la force de retenir. Mais ses yeux restèrent ancrés aux siens.
« Oui… »
Un battement.
« Oui, je t’épouserai. »
Elle le contempla un instant.
Retrouve-moi. Demande-le-moi.
Elle l’avait déjà imaginée. Écrite. Crainte. Fuie.
Mais il existait une différence abyssale entre imaginer son absurde chevalier… et le voir réellement là. À sa hauteur. Le regard levé vers elle, un bracelet de fiançailles entre les doigts.
Ses doigts quittèrent lentement la table. Puis, sans vraiment s’en rendre compte, elle se tourna vers lui. Corps entier. Il n’y avait plus d’endroit où fuir. Et s’il y en avait eu un… elle l’aurait déjà pris, bien avant.
Elle lui avait demandé de venir frapper à sa porte.
Il l’avait fait.
Alors maintenant—
Maintenant, il fallait ouvrir.
Ses lèvres s’entrouvrirent.
Aucun son ne vint tout de suite.
Puis enfin :
« Il y a des années de ça… » Une de ses mains s’éleva lentement. Pas pour repousser. Pas pour retenir. Mais pour approcher. Toucher. Vérifier. « Je n’aurais su dire si tu avais été le fléau de ma soirée… ou un simple moment de malchance. » Ses doigts frôlèrent son visage. Réel. Impossiblement réel. « Aujourd’hui… J’en suis à me demander si tu n’es pas le fléau de ma vie. Un fléau dont je ne peux pas me passer, malgré toute la Raison du monde. »
Sa main resta là - resterai là nichée à la naissance de sa nuque, tant que Thomas ne l'en rejetait de sa position.
« Tu es mon impossible. »
Son regard ne tremblait pas. Mais ses doigts, eux, oui.
« Je t’aime, Thomas. Je t’aime à en mourir et à en revivre à la fois. Et ça me terrifie. »
Puis elle inspira, comme si elle venait de franchir un seuil qu’elle n’avait plus la force de retenir. Mais ses yeux restèrent ancrés aux siens.
« Oui… »
Un battement.
« Oui, je t’épouserai. »
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InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
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Fichus français
Le cœur de Thomas s’embrasa comme le firent ses yeux. L’entièreté de son âme obscurci par les sacrifices, les pertes, la douleur et les fracas d’une existence qu’il avait donné aux autres explosa en une myriade de bonheur.« J’aime Morgan comme j’aime ma famille, miss. Avec les tripes bien avant le cœur. Je brûlerai l’entièreté de votre arbre généalogique si cela pouvait m’assurer de la voir sourire. Alors votre Morgan ? Votre précieuse Morgan ? Je vais l’épouser. Dus-je abandonner mon titre d’héritier, je le ferai. Si cela peut m'assurer de la voir sourire encore un jour, je le ferai. »
Il ferma les yeux un instant pour accuser le coup autant que la caresse de Morgan. Sa peau réclamait la sienne depuis si longtemps. Il avait attendu ses mots. Il les avait espéré sans jamais s’attendre à les recevoir.
Lorsque ses yeux s’ouvrirent, il se promit de ne plus jamais laisser son regard loin de Morgan.
Sa main vint chercher la sienne. Il la fit glisser le long de son visage jusqu’à ses lèvres. Elles y déposèrent un baiser, un long baiser, ses yeux dans les siens, hurlant l’amour qu’il éprouvait pour elle.
Il se promettait à elle sans concession. Il lui donnerait son cœur, son âme, son corps, sa raison, son avenir, son trépas. Il lui offrirait tout ce qu’elle désirait, tout ce qu’elle méritait. Il se ferait son roi, son chevalier, son partenaire. Il l’élèverait au rang de déesse rien qu’avec ses regards.
Ses lèvres coulèrent jusqu’à ses doigts tremblant. Il les récupéra entre les siens. Sans un mot, il récupéra le bracelet et lui passa au poignet, sans jamais perdre son visage de vue.
Épouser une française ? Qu’ils aillent au Diable, tous autant qu’ils soient. Il épouserait cette femme qui hantait son coeur. Il abandonnerait son titre d’héritier sans sourciller. Qu’il soit châtié pour cela, Thomas ne tremblerait pas.
Que les Ancêtres maudissent son nom.
Qu’Abalanis, dans sa foutue sagesse, crache sur l’héritier de sa lignée.
Thomas n’était habité par aucun remord, et se sentait tout à fait prêt à affronter les fantômes de ses ancêtres autant que tout les autres.
Il le ferait, pour elle.
Et il le ferait avec le sourire.
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Fichus français
If I put my heart in your hand…
Il n’y avait rien dans cette nouvelle rencontre qui ressemblait à leur première fois dans cet endroit. Et pourtant, alors qu’elle referma ses doigts sur ceux de Thomas pour en prendre le contrôle, qu’elle les manœuvra tous les deux afin de se lever et l’entraîner dehors, il lui sembla assister à la répétition d’une scène ancienne. Le même tumulte dans sa poitrine. La même précipitation dans ses pas qui ne ménageaient guère le vieux parquet.
Le même goût de vertige.
Et dans un coin de sa mémoire revenait l’écho de paroles plus cruelles qu’elle ne l’avait voulu ; celles qui, autrefois, avaient laissé dans sa bouche une amertume immédiate avant qu’elle ne disparaisse sans demander son reste.
La différence était pourtant immense.
À l’époque, elle avait fui. Aujourd’hui...
Dehors, elle se tourna vers lui.
Pas pour parler.
Pas pour se cacher derrière des mots plus beaux qu’honnêtes.
Ses doigts vinrent attraper un pan de son vêtement.
Et elle le tira à elle, sans ménagement.
Son chevalier aveugle. Celui qui avait regardé les ombres, les murs, les portes fermées, les années, et qui avait choisi d’avancer quand même.
Sa dévotion était aussi addictive qu’effrayante.
Comme s’il aurait été prêt à la suivre jusqu’aux enfers.
Comme s’il aurait traversé le monde pour elle.
Comme si, si elle lui avait demandé l’impossible -
il aurait simplement demandé dans quelle direction partir.
Comme il venait de le faire, ces dernières semaines.
Son chaos adorait cela.
Son cœur, lui, venait de lui faire comprendre quelque chose de pire encore : qu’elle le suivrait aussi - dans le vide, dans le feu, dans la vie, comme dans la mort.
Alors elle l’embrassa.
Pas comme on gagne.
Pas comme on cède.
Comme on ouvre.
Comme on déverrouille enfin une porte restée fermée trop longtemps.
Et dans ce baiser, elle lui remit quelque chose qu’elle n’avait jamais confié à personne.
La clé de la forteresse.
Il pouvait désormais la détruire. Entrer.
Faire tomber pierre après pierre ce qu’elle avait mis une vie entière à bâtir.
Un seul geste. Et son cœur - cet organe traître, agité, impossible - mourrait probablement sous le coup. Elle le savait.
Elle le savait entièrement.
Alors, silencieusement, elle pria. Elle pria comme on fait un pari qu’on ne devrait pas accepter.
Prends mon cœur. Et si tu dois me tuer, fais-le doucement. Fais-le lentement. Mais reste assez longtemps pour que je ne regrette jamais de te l’avoir confié.
Il n’y avait rien dans cette nouvelle rencontre qui ressemblait à leur première fois dans cet endroit. Et pourtant, alors qu’elle referma ses doigts sur ceux de Thomas pour en prendre le contrôle, qu’elle les manœuvra tous les deux afin de se lever et l’entraîner dehors, il lui sembla assister à la répétition d’une scène ancienne. Le même tumulte dans sa poitrine. La même précipitation dans ses pas qui ne ménageaient guère le vieux parquet.
Le même goût de vertige.
Et dans un coin de sa mémoire revenait l’écho de paroles plus cruelles qu’elle ne l’avait voulu ; celles qui, autrefois, avaient laissé dans sa bouche une amertume immédiate avant qu’elle ne disparaisse sans demander son reste.
La différence était pourtant immense.
À l’époque, elle avait fui. Aujourd’hui...
Dehors, elle se tourna vers lui.
Pas pour parler.
Pas pour se cacher derrière des mots plus beaux qu’honnêtes.
Ses doigts vinrent attraper un pan de son vêtement.
Et elle le tira à elle, sans ménagement.
Son chevalier aveugle. Celui qui avait regardé les ombres, les murs, les portes fermées, les années, et qui avait choisi d’avancer quand même.
Sa dévotion était aussi addictive qu’effrayante.
Comme s’il aurait été prêt à la suivre jusqu’aux enfers.
Comme s’il aurait traversé le monde pour elle.
Comme si, si elle lui avait demandé l’impossible -
il aurait simplement demandé dans quelle direction partir.
Comme il venait de le faire, ces dernières semaines.
Son chaos adorait cela.
Son cœur, lui, venait de lui faire comprendre quelque chose de pire encore : qu’elle le suivrait aussi - dans le vide, dans le feu, dans la vie, comme dans la mort.
Alors elle l’embrassa.
Pas comme on gagne.
Pas comme on cède.
Comme on ouvre.
Comme on déverrouille enfin une porte restée fermée trop longtemps.
Et dans ce baiser, elle lui remit quelque chose qu’elle n’avait jamais confié à personne.
La clé de la forteresse.
Il pouvait désormais la détruire. Entrer.
Faire tomber pierre après pierre ce qu’elle avait mis une vie entière à bâtir.
Un seul geste. Et son cœur - cet organe traître, agité, impossible - mourrait probablement sous le coup. Elle le savait.
Elle le savait entièrement.
Alors, silencieusement, elle pria. Elle pria comme on fait un pari qu’on ne devrait pas accepter.
Prends mon cœur. Et si tu dois me tuer, fais-le doucement. Fais-le lentement. Mais reste assez longtemps pour que je ne regrette jamais de te l’avoir confié.
Action du début vu avec la joueuse.
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
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#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
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