Là où chante la Lune...
Elisabeth-Ann écoutait attentivement la description de la serre que son amie lui faisait.
Elle lui parlât d'un endroit où des odeurs délicieuses de plantes se répandaient.
*Cela doit être agréable*, pensait-elle sans vraiment s'imaginer à quoi cela pouvait ressembler.
Puis, elle écoutât attentivement Calianor nommer une ribambelle de thés qui avait plus des noms de plaintes que de thés.
Cela la fit sourire.
C'est que chez elle, que cela soit chez ses parents ou chez son oncle, les thés portaient les noms qu'ils avaient sur leurs boîtes et ce, que les thés aient été achetés au magasin ou à l'herboristerie.
Mais, elle pensait que c'était peut-être plus simple pour savoir à quoi ils servaient de les appeler comme le faisait la famille de son amie, au moins, il ne fallait pas retenir à quoi servait quel thé.
Chez ses parents, sur les boîtes, on écrit, à l'aide d'un feutre, à quoi les herbes qu'ils contiennent servent.
Chez son oncle aussi, d'ailleurs, si elle y pensait un tant soit peu.
Quelques instants plus tard, Calianor avait repris son livre et l'avait ouvert en sautant directement au chapitre sur Rhodes.
Et elle interrogeât Elisabeth-Ann en montrant une photo représentant le colosse :
- Ça ressemble à ce que te raconte ton oncle ou c'est n'importe quoi ?
Elisabeth-Ann, bien que ne s'étant jamais rendue sur place, entendait parler de Rhodes depuis toute petite et, comme elle était curieuse, elle avait beaucoup posé de question à son oncle qui avait vécu là-bas toute son enfance et son adolescence.
Ravie de pouvoir parler d'un sujet qui ne lui était pas inconnu, et après avoir regardé la photo avec les yeux un peu plissés, elle déclara :
"C'est de ça que je voulais te parler !", commençât-elle.
"Tu vois, où il y a ses pieds ?
Ben maintenant, ce sont des colonnes et sur une, il y a un cerf et sur l'autre, il y a une biche.
Elafos et Elafina, qu'ils s'appellent !
Mais, ce ne sont pas des vrais noms !
C'est juste ce qu'ils sont : "cerf" et "biche"", expliqua t'elle en haussant les épaules comme si c'était la chose la plus stupide qu'elle n'avait jamais entendue.
En effet, elle ne concevait pas que l'on appelle cela "des noms".
"Ce sont les symboles de Rhodes.
Et pour que ce soit encore plus joli, ils ont mis des feuilles d'or sur les animaux !
Comme ça, cela reflète le soleil !
Parce que tu sais, Rhodes, c'est "l'île du Soleil" !
Parce que là-bas, il ne pleut qu'un peu plus de deux mois par an et tous les autres jours, c'est du soleil !", dit-elle en souriant.
"Et là-bas, même en hiver, il fait parfois vingt degrés !
Mon Nononcle m'a expliqué qu'il n'avait vu de la neige qu'une seule fois pendant qu'il habitait là-bas !
Et encore, c'était de la fondante !
Tu te rends compte qu'il a vu de la vraie neige, pour la première fois, quand il avait dix-sept ans !
Quand il est revenu ici !
Tu sais, celle que l'on peut jouer avec.
Moi, au départ, je pensais que c'était une farce mais, il m'a promis qu'il ne me faisait pas marcher et que ce n'était pas un mensonge !", expliqua-t-elle à Calianor en regardant le livre, n'osant que de très rares coups d'œil en coin pour savoir si son amie ne s'ennuyait pas trop de ce qu'elle lui expliquait.
Ragaillardie par le fait que son amie semblait toujours attentive, elle poursuivit en montrant le maximum de détails sur la photo à l'aide de son doigt :
"Et tu sais que sur la photo, ici, on voit qu'il est comme mit à cheval au-dessus de l'entrée du Vieux-Port de Saint-Nicolas.
Saint-Nicolas, c'est le nom de l'église que tu ne vois pas bien mais qui est juste là.
Ben, en fait, il n'était pas là du tout !
S'il avait été là, il n'aurait jamais tenu !
Il ne faisait que 12 mètres et pas 80 ou plus grand !
Il n'aurait jamais pu ouvrir les jambes aussi fort pour que les bateaux puissent passer en dessous !
Il était trop petit pour être là !", dit-elle assez fière de l'effet qu'elle espérait faire en disant quelque chose que peu de personnes savaient.
"Il était à deux kilomètres du Vieux-Port, sur une colline qu'on appelle le Mont Smith !
Il était tout en haut et on le voyait de loin !
Maintenant, là-bas, c'est un point de vue pour voir toute la ville d'en haut et pour voir la Turquie.
Le colosse, il était à côté du temple d'Apollon, ça s'appelle l'acropolole, euh non, "là-croc-Paul" c'est ça : "l'Acropole" maintenant mais, ce ne sont plus que des ruines et on ne voit pas les restes du colosse.", racontât-elle en devant plisser les yeux pour se souvenir du nom de l'endroit grâce à un moyen mnémotechnique.
"Et puis, il n'est pas resté longtemps parce qu’il n'a duré que soixante-cinq années puis il y a eu un tremblement de terre et ses jambes, elles ont cassé.
Au départ, les prêtres des temples, ils avaient dit qu'il fallait reconstruire le Colosse mais les oracles, eux, ils ont dit qu'il ne fallait pas sinon il y aurait le malheur sur l'île.
Alors, ben ils ne l'ont pas refait, hein !", expliqua-t-elle comme une évidence.
Elle reprit la parole comme s'il s'agissait d'une intrigue, comme si elle avait voulu mettre un peu de suspens mais, elle ne se rendait vraiment pas compte de ce changement de ton dans sa voix :
"Ils ont un peu attendus et il ne s'est rien passé.
Ben alors, ils ont pris tous les morceaux pour en faire autre chose : avec le métal, ils ont fabriqué des armes parce qu'il y avait beaucoup de méchants qui ont attaqué l'île et qu'ils devaient se défendre et que le métal, c'était pas si facile d'en avoir sur l'île.
Puis, avec le bois, ben ils ont construit des choses en bois !", concluait-elle assez fière de tout ce qu'elle venait de débiter.
Elle lui parlât d'un endroit où des odeurs délicieuses de plantes se répandaient.
*Cela doit être agréable*, pensait-elle sans vraiment s'imaginer à quoi cela pouvait ressembler.
Puis, elle écoutât attentivement Calianor nommer une ribambelle de thés qui avait plus des noms de plaintes que de thés.
Cela la fit sourire.
C'est que chez elle, que cela soit chez ses parents ou chez son oncle, les thés portaient les noms qu'ils avaient sur leurs boîtes et ce, que les thés aient été achetés au magasin ou à l'herboristerie.
Mais, elle pensait que c'était peut-être plus simple pour savoir à quoi ils servaient de les appeler comme le faisait la famille de son amie, au moins, il ne fallait pas retenir à quoi servait quel thé.
Chez ses parents, sur les boîtes, on écrit, à l'aide d'un feutre, à quoi les herbes qu'ils contiennent servent.
Chez son oncle aussi, d'ailleurs, si elle y pensait un tant soit peu.
Quelques instants plus tard, Calianor avait repris son livre et l'avait ouvert en sautant directement au chapitre sur Rhodes.
Et elle interrogeât Elisabeth-Ann en montrant une photo représentant le colosse :
- Ça ressemble à ce que te raconte ton oncle ou c'est n'importe quoi ?
Elisabeth-Ann, bien que ne s'étant jamais rendue sur place, entendait parler de Rhodes depuis toute petite et, comme elle était curieuse, elle avait beaucoup posé de question à son oncle qui avait vécu là-bas toute son enfance et son adolescence.
Ravie de pouvoir parler d'un sujet qui ne lui était pas inconnu, et après avoir regardé la photo avec les yeux un peu plissés, elle déclara :
"C'est de ça que je voulais te parler !", commençât-elle.
"Tu vois, où il y a ses pieds ?
Ben maintenant, ce sont des colonnes et sur une, il y a un cerf et sur l'autre, il y a une biche.
Elafos et Elafina, qu'ils s'appellent !
Mais, ce ne sont pas des vrais noms !
C'est juste ce qu'ils sont : "cerf" et "biche"", expliqua t'elle en haussant les épaules comme si c'était la chose la plus stupide qu'elle n'avait jamais entendue.
En effet, elle ne concevait pas que l'on appelle cela "des noms".
"Ce sont les symboles de Rhodes.
Et pour que ce soit encore plus joli, ils ont mis des feuilles d'or sur les animaux !
Comme ça, cela reflète le soleil !
Parce que tu sais, Rhodes, c'est "l'île du Soleil" !
Parce que là-bas, il ne pleut qu'un peu plus de deux mois par an et tous les autres jours, c'est du soleil !", dit-elle en souriant.
"Et là-bas, même en hiver, il fait parfois vingt degrés !
Mon Nononcle m'a expliqué qu'il n'avait vu de la neige qu'une seule fois pendant qu'il habitait là-bas !
Et encore, c'était de la fondante !
Tu te rends compte qu'il a vu de la vraie neige, pour la première fois, quand il avait dix-sept ans !
Quand il est revenu ici !
Tu sais, celle que l'on peut jouer avec.
Moi, au départ, je pensais que c'était une farce mais, il m'a promis qu'il ne me faisait pas marcher et que ce n'était pas un mensonge !", expliqua-t-elle à Calianor en regardant le livre, n'osant que de très rares coups d'œil en coin pour savoir si son amie ne s'ennuyait pas trop de ce qu'elle lui expliquait.
Ragaillardie par le fait que son amie semblait toujours attentive, elle poursuivit en montrant le maximum de détails sur la photo à l'aide de son doigt :
"Et tu sais que sur la photo, ici, on voit qu'il est comme mit à cheval au-dessus de l'entrée du Vieux-Port de Saint-Nicolas.
Saint-Nicolas, c'est le nom de l'église que tu ne vois pas bien mais qui est juste là.
Ben, en fait, il n'était pas là du tout !
S'il avait été là, il n'aurait jamais tenu !
Il ne faisait que 12 mètres et pas 80 ou plus grand !
Il n'aurait jamais pu ouvrir les jambes aussi fort pour que les bateaux puissent passer en dessous !
Il était trop petit pour être là !", dit-elle assez fière de l'effet qu'elle espérait faire en disant quelque chose que peu de personnes savaient.
"Il était à deux kilomètres du Vieux-Port, sur une colline qu'on appelle le Mont Smith !
Il était tout en haut et on le voyait de loin !
Maintenant, là-bas, c'est un point de vue pour voir toute la ville d'en haut et pour voir la Turquie.
Le colosse, il était à côté du temple d'Apollon, ça s'appelle l'acropolole, euh non, "là-croc-Paul" c'est ça : "l'Acropole" maintenant mais, ce ne sont plus que des ruines et on ne voit pas les restes du colosse.", racontât-elle en devant plisser les yeux pour se souvenir du nom de l'endroit grâce à un moyen mnémotechnique.
"Et puis, il n'est pas resté longtemps parce qu’il n'a duré que soixante-cinq années puis il y a eu un tremblement de terre et ses jambes, elles ont cassé.
Au départ, les prêtres des temples, ils avaient dit qu'il fallait reconstruire le Colosse mais les oracles, eux, ils ont dit qu'il ne fallait pas sinon il y aurait le malheur sur l'île.
Alors, ben ils ne l'ont pas refait, hein !", expliqua-t-elle comme une évidence.
Elle reprit la parole comme s'il s'agissait d'une intrigue, comme si elle avait voulu mettre un peu de suspens mais, elle ne se rendait vraiment pas compte de ce changement de ton dans sa voix :
"Ils ont un peu attendus et il ne s'est rien passé.
Ben alors, ils ont pris tous les morceaux pour en faire autre chose : avec le métal, ils ont fabriqué des armes parce qu'il y avait beaucoup de méchants qui ont attaqué l'île et qu'ils devaient se défendre et que le métal, c'était pas si facile d'en avoir sur l'île.
Puis, avec le bois, ben ils ont construit des choses en bois !", concluait-elle assez fière de tout ce qu'elle venait de débiter.
A suivre
1011 mots
A toi, @Calianor Daenarya
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Là où chante la Lune...
Elisabeth-Ann examina l'illustration.
Elle lui expliqua ce qu'il y avait aujourd'hui à cet endroit : des colonnes avec un cerf et une biche, nommés Elafos et Elafina, la traduction grecque de leur nature.
- C'est un peu comme appelé un dragon Draco... sauf que ça, c'est en latin, dit Calianor.
Mais pour des gens qui ne parlaient pas la langue locale, ça pouvait sonner exotique.
Beaucoup de noms d'étoiles et de constellations étaient en fait des noms d'animaux dans une autre langue, mais elle les trouvait parfois si jolis...
- Et pour que ce soit encore plus joli, ils ont mis des feuilles d'or sur les animaux ! ajouta la fillette.
- Souvent... murmura Calianor, avant de s'expliquer. Je veux dire que souvent, je vois qu'on a mis des feuilles d'or pour orner des constructions, des bâtiments, des colonnes,...
Elle lui parla ensuite du fait qu'à Rhodes, il ne pleuvait presque pas pendant l'année.
Ou si peu ! Surtout comparé à ce qu'on pouvait connaître par ici.
* Vingt degrés l'hiver... * songea la fillette.
- Tu te rends compte qu'il a vu de la vraie neige, pour la première fois, quand il avait dix-sept ans ! dit-elle à propos de son oncle.
Elle avait cru à une farce.
Calianor sourit.
- Ma mère non plus. Elle avait vu un peu de neige tomber mais ça fondait tout de suite. Un vrai tapis de neige, dans lequel tu peux marcher en faisant un bruit d'ouate, dans laquelle tu peux faire un bonhomme, elle ne connaissait pas avant de connaître mon p...
Elle s'interrompit : elle avait presque oublié que son père était juste là. Oups.
Il sourit et fit mine de se concentrer sur la cheville. Mais en vérité, il avait fini, elle le savait bien.
- ... enfin avant de venir ici en Écosse quoi ! Elle a fait son premier bonhomme de neige quand j'étais dans son ventre.
Elisabeth-Ann lui expliqua encore que le Colosse n'était pas positionné là où on le laissait croire, mais sur une colline, qu'il était en fait plus petit, et qu'à l'échelle de l'Histoire, il n'avait pas résisté très longtemps au final, s'écroulant lors d'un tremblement de terre.
Les oracles avaient recommandé de ne pas le reconstruire, sous peine d'apporter le malheur sur l'île.
Et pour une fois, on les avait écoutés.
En même temps, les oracles, on dirait qu'ils annoncent toujours plein de malheurs... en tout cas dans les histoires.
- Pourquoi un nouveau colosse aurait apporté le malheur ? ! laissa-t-elle échapper, prise dans sa réflexion.
Ça n'allait pas changer l'histoire du monde, mais voilà, la question avait envahi son esprit : "ne reconstruisez pas, où le malheur surviendra", "sacrifie quelqu'un, et les vents te seront favorables",... Tout ça la dépassait.
- Euh pardon, continue.
Elle détailla ensuite le recyclage des matériaux : des armes pour se défendre avec le métal, des choses avec le bois...
- Des bâteaux `peut-être ?
Ben quoi, c'était utile sur une île !
En plus, c'était un moyen de transport qu'elle connaissait, même sans être moldue.
- Mais pourquoi ton oncle a-t-il quitté l'île du Soleil ? lâcha-t-elle soudain, comme si la question avait transpercé son esprit d'un coup subit.
Là, par contre, elle entendit le son qu'émit son père en signe de protestation.
- Ah euh pardon... je suis indiscrète.
Sa mère, c'est vrai, avait quitté le soleil pour l'Écosse, mais c'était "par amour" comme on te répondait chez les grands.
Et puis, avec les moyens de la magie, elle pouvait y retourner en un claquement.
Mais l'oncle d'Elisabeth-Ann, c'était différent, il ne pouvait pas transplaner. Pourquoi avoir renoncé à tout ça ?
@Elisabeth-Ann Dryke
Elle lui expliqua ce qu'il y avait aujourd'hui à cet endroit : des colonnes avec un cerf et une biche, nommés Elafos et Elafina, la traduction grecque de leur nature.
- C'est un peu comme appelé un dragon Draco... sauf que ça, c'est en latin, dit Calianor.
Mais pour des gens qui ne parlaient pas la langue locale, ça pouvait sonner exotique.
Beaucoup de noms d'étoiles et de constellations étaient en fait des noms d'animaux dans une autre langue, mais elle les trouvait parfois si jolis...
- Et pour que ce soit encore plus joli, ils ont mis des feuilles d'or sur les animaux ! ajouta la fillette.
- Souvent... murmura Calianor, avant de s'expliquer. Je veux dire que souvent, je vois qu'on a mis des feuilles d'or pour orner des constructions, des bâtiments, des colonnes,...
Elle lui parla ensuite du fait qu'à Rhodes, il ne pleuvait presque pas pendant l'année.
Ou si peu ! Surtout comparé à ce qu'on pouvait connaître par ici.
* Vingt degrés l'hiver... * songea la fillette.
- Tu te rends compte qu'il a vu de la vraie neige, pour la première fois, quand il avait dix-sept ans ! dit-elle à propos de son oncle.
Elle avait cru à une farce.
Calianor sourit.
- Ma mère non plus. Elle avait vu un peu de neige tomber mais ça fondait tout de suite. Un vrai tapis de neige, dans lequel tu peux marcher en faisant un bruit d'ouate, dans laquelle tu peux faire un bonhomme, elle ne connaissait pas avant de connaître mon p...
Elle s'interrompit : elle avait presque oublié que son père était juste là. Oups.
Il sourit et fit mine de se concentrer sur la cheville. Mais en vérité, il avait fini, elle le savait bien.
- ... enfin avant de venir ici en Écosse quoi ! Elle a fait son premier bonhomme de neige quand j'étais dans son ventre.
Elisabeth-Ann lui expliqua encore que le Colosse n'était pas positionné là où on le laissait croire, mais sur une colline, qu'il était en fait plus petit, et qu'à l'échelle de l'Histoire, il n'avait pas résisté très longtemps au final, s'écroulant lors d'un tremblement de terre.
Les oracles avaient recommandé de ne pas le reconstruire, sous peine d'apporter le malheur sur l'île.
Et pour une fois, on les avait écoutés.
En même temps, les oracles, on dirait qu'ils annoncent toujours plein de malheurs... en tout cas dans les histoires.
- Pourquoi un nouveau colosse aurait apporté le malheur ? ! laissa-t-elle échapper, prise dans sa réflexion.
Ça n'allait pas changer l'histoire du monde, mais voilà, la question avait envahi son esprit : "ne reconstruisez pas, où le malheur surviendra", "sacrifie quelqu'un, et les vents te seront favorables",... Tout ça la dépassait.
- Euh pardon, continue.
Elle détailla ensuite le recyclage des matériaux : des armes pour se défendre avec le métal, des choses avec le bois...
- Des bâteaux `peut-être ?
Ben quoi, c'était utile sur une île !
En plus, c'était un moyen de transport qu'elle connaissait, même sans être moldue.
- Mais pourquoi ton oncle a-t-il quitté l'île du Soleil ? lâcha-t-elle soudain, comme si la question avait transpercé son esprit d'un coup subit.
Là, par contre, elle entendit le son qu'émit son père en signe de protestation.
- Ah euh pardon... je suis indiscrète.
Sa mère, c'est vrai, avait quitté le soleil pour l'Écosse, mais c'était "par amour" comme on te répondait chez les grands.
Et puis, avec les moyens de la magie, elle pouvait y retourner en un claquement.
Mais l'oncle d'Elisabeth-Ann, c'était différent, il ne pouvait pas transplaner. Pourquoi avoir renoncé à tout ça ?
@Elisabeth-Ann Dryke
Reducio
(609 mots)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:06, modifié 1 fois.
" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
En 3A RP, P&O
Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09
Là où chante la Lune...
Elisabeth-Ann voyait bien que Calianor était attentive à ce qu'elle lui expliquait vu qu'elle répondait à ses réflexions par celles de son cru.
Elle sentait que Cédric, le papa de Calianor, faisait toujours quelque chose à sa cheville mais comme elle n'avait pas mal et qu'il ne la chatouillait pas, elle se laissait faire.
Tout compte fait, c'est un Docteur, hein !
Et très vite, elle se reconcentrait et continuait de parler et d'ajouter un fait ou l'autre à ses explications diverses mélangeant Rhodes, son histoire mais aussi le passé de son oncle Georges qui est né sur l'île et y est resté jusqu'à ses dix-sept ans.
Elle était en train d'expliquer ce que son oncle lui avait appris sur le Colosse de Rhodes quand Calianor l'interrompit avec une question qui semblait lui tenir à cœur :
- Pourquoi un nouveau colosse aurait apporté le malheur ?
Elisabeth-Ann eut le visage cramoisit pratiquement instantanément parce qu'elle ignorait totalement la réponse à cette question.
Pas qu'elle ne l'eut pas posée elle-même à son oncle mais que personne ne connaissait la réponse.
Il faut dire que l'histoire du Colosse n'est, qu'en partie, réellement approuvée par les historiens et que c'est à force de comparer les vestiges retrouvés, les textes de différentes nations dans différents langages qu'ils suppriment une à une les hypothèses concernant son existence, sa fabrication, sa destruction, son emplacement, ...
Bref, elle, elle n'était qu'une enfant de neuf ans qui n'avait pas les qualifications d'un historien ou mieux, d'un archéologue et, elle restât un peu interdite par la question de son amie en se demandant ce qu'elle pourrait bien lui répondre à part :
"Ben euh... ben, je ne sais pas", soufflât-elle le plus bas qu'elle put, vraiment gênée de ne pas avoir trouvé de réponse à cette question qu'elle s'était posée voici fort longtemps.
Il faut dire qu'elle n'y avait plus pensé non plus depuis très longtemps vu que le Colosse n'existait plus, elle se renseignait davantage sur ce qu'elle pourrait voir ou trouver si elle se rendait sur l'île.
Jamais, en parlant, elle n'avait pensé que son amie aurait le même genre de question qui lui traverserait l'esprit que celles qu'elle avait eues, elle aussi, quand on lui avait expliqué les mêmes choses.
Elle se sentait embarrassée mais, cela ne dura pas très longtemps car, Calianor poursuivit :
- Euh pardon, continue.
*Ouf ! Parce que je sais pas du tout quoi répondre d'autre !
C'est vrai que je ne sais pas !
Faudra que je demande à nouveau à Mononcle pour savoir s'il n'avait pas oublié de m'expliquer quelque chose parce que j'étais trop petite !
Peut-être que c'était trop compliqué !
Alors, je devrais lui demander ça aussi, en rentrant !*, pensa t'elle sans rien dire à voix haute.
Et elle se replongeât immédiatement dans ce qu'elle était certaine d'avoir bien compris, le démantèlement des morceaux du Colosse.
Deux questions fusèrent alors de la part de son amie :
- Des bâteaux `peut-être ?
- Mais pourquoi ton oncle a-t-il quitté l'île du Soleil ?
Elisabeth-Ann avait répondu directement à la première question par une seule phrase :
"Sans doute que ça en a fait partie !", répondit-elle immédiatement sans réfléchir.
En ce qui concernait la seconde question, elle ne savait pas tout mais, connaissait la partie appropriée à son âge et c'est ce qu'elle racontât à Calianor et à son papa qui, avait fait un drôle de bruit avec sa bouche, comme s'il avait toussoté ou grogné, c'était difficile de le déterminer :
"A ben parce que ses parents étaient revenus ici, dix ans avant lui !
Et puis, il est écossais, il n'est pas grec, hein !
Ses parents sont revenus, ici, sans lui pour qu'il puisse terminer d'aller à l'école là-bas et il est resté chez des grands amis à eux mais, quand il a eu fini, il a préparé ses affaires et il est revenu à Portree.
Et il y retourne de temps en temps, hein parce qu'il a des amis là-bas !", répondit-elle en même temps que Calianor déclarait :
- Ah euh pardon... je suis indiscrète.
Sans aucun doute, les deux voix avaient dû se superposer mais, la réponse avait été donnée.
Elisabeth-Ann n'étant qu'une enfant, elle ne pensa pas à préciser d'autre chose et ne se rendait pas compte que ses affirmations entraînaient parfois davantage de questions de la part de ses interlocuteurs.
Elle enchaînât en changeant complètement de sujet et en se tournant vers le papa de Calianor : "Dites, vous croyez que je peux baisser la jambe ?
Parce que ça me fait mal aux fesses et puis, j'aimerais bien savoir si je sais poser mon pied par terre maintenant et si je pourrais marcher, tout à l'heure, jusqu'à la maison ?", interrogeât-elle un peu inquiète de ce que l'on lui répondrait.
Elle sentait que Cédric, le papa de Calianor, faisait toujours quelque chose à sa cheville mais comme elle n'avait pas mal et qu'il ne la chatouillait pas, elle se laissait faire.
Tout compte fait, c'est un Docteur, hein !
Et très vite, elle se reconcentrait et continuait de parler et d'ajouter un fait ou l'autre à ses explications diverses mélangeant Rhodes, son histoire mais aussi le passé de son oncle Georges qui est né sur l'île et y est resté jusqu'à ses dix-sept ans.
Elle était en train d'expliquer ce que son oncle lui avait appris sur le Colosse de Rhodes quand Calianor l'interrompit avec une question qui semblait lui tenir à cœur :
- Pourquoi un nouveau colosse aurait apporté le malheur ?
Elisabeth-Ann eut le visage cramoisit pratiquement instantanément parce qu'elle ignorait totalement la réponse à cette question.
Pas qu'elle ne l'eut pas posée elle-même à son oncle mais que personne ne connaissait la réponse.
Il faut dire que l'histoire du Colosse n'est, qu'en partie, réellement approuvée par les historiens et que c'est à force de comparer les vestiges retrouvés, les textes de différentes nations dans différents langages qu'ils suppriment une à une les hypothèses concernant son existence, sa fabrication, sa destruction, son emplacement, ...
Bref, elle, elle n'était qu'une enfant de neuf ans qui n'avait pas les qualifications d'un historien ou mieux, d'un archéologue et, elle restât un peu interdite par la question de son amie en se demandant ce qu'elle pourrait bien lui répondre à part :
"Ben euh... ben, je ne sais pas", soufflât-elle le plus bas qu'elle put, vraiment gênée de ne pas avoir trouvé de réponse à cette question qu'elle s'était posée voici fort longtemps.
Il faut dire qu'elle n'y avait plus pensé non plus depuis très longtemps vu que le Colosse n'existait plus, elle se renseignait davantage sur ce qu'elle pourrait voir ou trouver si elle se rendait sur l'île.
Jamais, en parlant, elle n'avait pensé que son amie aurait le même genre de question qui lui traverserait l'esprit que celles qu'elle avait eues, elle aussi, quand on lui avait expliqué les mêmes choses.
Elle se sentait embarrassée mais, cela ne dura pas très longtemps car, Calianor poursuivit :
- Euh pardon, continue.
*Ouf ! Parce que je sais pas du tout quoi répondre d'autre !
C'est vrai que je ne sais pas !
Faudra que je demande à nouveau à Mononcle pour savoir s'il n'avait pas oublié de m'expliquer quelque chose parce que j'étais trop petite !
Peut-être que c'était trop compliqué !
Alors, je devrais lui demander ça aussi, en rentrant !*, pensa t'elle sans rien dire à voix haute.
Et elle se replongeât immédiatement dans ce qu'elle était certaine d'avoir bien compris, le démantèlement des morceaux du Colosse.
Deux questions fusèrent alors de la part de son amie :
- Des bâteaux `peut-être ?
- Mais pourquoi ton oncle a-t-il quitté l'île du Soleil ?
Elisabeth-Ann avait répondu directement à la première question par une seule phrase :
"Sans doute que ça en a fait partie !", répondit-elle immédiatement sans réfléchir.
En ce qui concernait la seconde question, elle ne savait pas tout mais, connaissait la partie appropriée à son âge et c'est ce qu'elle racontât à Calianor et à son papa qui, avait fait un drôle de bruit avec sa bouche, comme s'il avait toussoté ou grogné, c'était difficile de le déterminer :
"A ben parce que ses parents étaient revenus ici, dix ans avant lui !
Et puis, il est écossais, il n'est pas grec, hein !
Ses parents sont revenus, ici, sans lui pour qu'il puisse terminer d'aller à l'école là-bas et il est resté chez des grands amis à eux mais, quand il a eu fini, il a préparé ses affaires et il est revenu à Portree.
Et il y retourne de temps en temps, hein parce qu'il a des amis là-bas !", répondit-elle en même temps que Calianor déclarait :
- Ah euh pardon... je suis indiscrète.
Sans aucun doute, les deux voix avaient dû se superposer mais, la réponse avait été donnée.
Elisabeth-Ann n'étant qu'une enfant, elle ne pensa pas à préciser d'autre chose et ne se rendait pas compte que ses affirmations entraînaient parfois davantage de questions de la part de ses interlocuteurs.
Elle enchaînât en changeant complètement de sujet et en se tournant vers le papa de Calianor : "Dites, vous croyez que je peux baisser la jambe ?
Parce que ça me fait mal aux fesses et puis, j'aimerais bien savoir si je sais poser mon pied par terre maintenant et si je pourrais marcher, tout à l'heure, jusqu'à la maison ?", interrogeât-elle un peu inquiète de ce que l'on lui répondrait.
A suivre
805 mots
A toi, @Calianor Daenarya
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Là où chante la Lune...
Elisabeth-Ann raconta que son oncle avait quitté Rhodes à la fin de sa scolarité pour rejoindre ses propres parents, rentrés en Écosse.
Et puis, il était Écossais en vérité.
Parfois, il retournait là-bas pour y voir ses amis.
C'est probablement lors d'un de ces voyages-visites que la fillette espérait pouvoir l'accompagner... pour autant que ses parents à elle le lui permettent.
- Mais et tes parents à toi, ils n'ont pas du tout vécu à Rhodes ? Je veux dire, ton oncle est le frère de ta mère ou de ton père, mais qui n'a pas d'attache là-bas ?
Elle espérait ne pas être encore trop indiscrète mais elle essayait de comprendre l'histoire familiale d'Elisabeth-Ann et pourquoi elle n'avait pas encore pu se rendre à Rhodes alors qu'elle semblait grandement s'y intéresser.
Après cela, la patiente voulut savoir si elle pouvait reposer le pied et si elle pourrait marcher pour rentrer.
- Commence par le poser au niveau du sol une minute ou deux, juste posé, sans appuyer dessus, que je vois s'il ne regonfle pas et que la douleur ne se réveille pas. Ensuite on te mettra debout et on essaiera de te faire marcher avec un léger appui, mais pas question que tu y mettes tout ton poids immédiatement. On va te raccompagner de toute façon, il ne faut pas trop en demander à ta cheville. Elle a été secouée quand même. Même si le bandage la soutient, trop de poids d'un coup, ce serait prendre un risque. Et selon comment elle réagira sur le trajet du retour, j'en saurai plus sur sa récupération, répondit le médicomage.
Ça voulait dire que l'escapade touchait à sa fin, regretta en silence Calianor.
@Elisabeth-Ann Dryke
Et puis, il était Écossais en vérité.
Parfois, il retournait là-bas pour y voir ses amis.
C'est probablement lors d'un de ces voyages-visites que la fillette espérait pouvoir l'accompagner... pour autant que ses parents à elle le lui permettent.
- Mais et tes parents à toi, ils n'ont pas du tout vécu à Rhodes ? Je veux dire, ton oncle est le frère de ta mère ou de ton père, mais qui n'a pas d'attache là-bas ?
Elle espérait ne pas être encore trop indiscrète mais elle essayait de comprendre l'histoire familiale d'Elisabeth-Ann et pourquoi elle n'avait pas encore pu se rendre à Rhodes alors qu'elle semblait grandement s'y intéresser.
Après cela, la patiente voulut savoir si elle pouvait reposer le pied et si elle pourrait marcher pour rentrer.
- Commence par le poser au niveau du sol une minute ou deux, juste posé, sans appuyer dessus, que je vois s'il ne regonfle pas et que la douleur ne se réveille pas. Ensuite on te mettra debout et on essaiera de te faire marcher avec un léger appui, mais pas question que tu y mettes tout ton poids immédiatement. On va te raccompagner de toute façon, il ne faut pas trop en demander à ta cheville. Elle a été secouée quand même. Même si le bandage la soutient, trop de poids d'un coup, ce serait prendre un risque. Et selon comment elle réagira sur le trajet du retour, j'en saurai plus sur sa récupération, répondit le médicomage.
Ça voulait dire que l'escapade touchait à sa fin, regretta en silence Calianor.
@Elisabeth-Ann Dryke
Reducio
(282 mots)
" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
En 3A RP, P&O
Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09
Là où chante la Lune...
Calianor lui demandât si ses parents avaient vécu à Rhodes parce qu'elle désirait savoir s'ils avaient des attaches là-bas et duquel de ses deux parents, son oncle était le frère.
Elisabeth-Ann voulut immédiatement lui répondre parce que ça, c'était vraiment une question facile !
"Mon Nononcle, c'est le plus grand des frères de maman.", répondit-elle très fière.
"Il s'appelle Georges et il est très gentil !", complétât-elle instinctivement.
"Oh non ! Ma maman n’est jamais allée à Rhodes !
Et mon papa non plus !", ajoutât-elle comme s'il s'agissait d'une évidence.
"Ma grand-mère et mon grand-père étaient partis travailler là-bas séparément, ils se sont connus et mariés là-bas mais, ma grand-mère ben, elle a eu en tout quatorze enfants.
Ma maman, c'est la dixième !", s'exprimât-elle en levant les yeux pendant qu'elle réfléchissait pour être certaine de ne pas se tromper.
"Et à un moment, vu qu'ils avaient déjà quelques enfants mais, je ne me souviens plus combien, ils sont repartis en Ecosse, pour être certains de ce que les enfants apprendraient à l'école.
Parce que eux, ils étaient écossais et savaient ce qu'on apprenait en Ecosse mais, ils ne savaient pas ce qu'on apprenait en Grèce.
Mon Nononcle, lui, il avait déjà commencé à aller à l'école en Grèce et donc, ils l'ont laissé terminer ses écoles là-bas et c'est pour ça que quand il a eu fini, ben il est revenu aussi pour les rejoindre.", poursuivit-elle sans même réfléchir à ce qu'elle disait.
Elle avait tellement l'habitude de ce que ses parents lui racontaient qu'elle en faisait que répéter, tel un perroquet bien dressé à effectuer la tâche pour laquelle on l'avait éduqué.
Comme Elisabeth-Ann s'inquiétait de la façon dont elle devrait rentrer en ayant eu autant de douleur à la cheville, elle avait interrogé Cédric afin de savoir si elle serait capable ou non de reprendre sa route.
- Commence par le poser au niveau du sol une minute ou deux, juste posé, sans appuyer dessus, que je vois s'il ne regonfle pas et que la douleur ne se réveille pas. Ensuite on te mettra debout et on essaiera de te faire marcher avec un léger appui, mais pas question que tu y mettes tout ton poids immédiatement. On va te raccompagner de toute façon, il ne faut pas trop en demander à ta cheville. Elle a été secouée quand même. Même si le bandage la soutient, trop de poids d'un coup, ce serait prendre un risque. Et selon comment elle réagira sur le trajet du retour, j'en saurai plus sur sa récupération, avait-il dit.
Il lui avait répondu qu'elle devait d'abord tenter de remettre sa jambe en position normale et donc, ainsi, de supprimer la hauteur et cela, en posant à peine son pied sur le sol.
Elle ne devait pas s'appuyer dessus avait-il dit et donc, elle s'exécutât en regardant intriguée si un gonflement réapparaîtrait.
Comme le papa de Calianor avait mentionné que c'est ce à quoi il prendrait garde, Elisabeth-Ann avait un peu peur des réactions de son corps vu que ce n'était pas la première fois qu'elle se faisait une entorse.
Il lui avait dit qu'il faudrait attendre aussi pour une autre raison : savoir si la douleur allait revenir.
Elisabeth-Ann avait une forte appréhension car, elle avait vraiment eu très mal mais, elle ne comprenait pas pourquoi la douleur s'était évanouie soudainement et si rapidement.
Oh mais, elle ne s'en plaignait pas !
Cela l'arrangeait bien !
Mais, c'était si... bizarre, si étrange qu'elle se demandait si elle n'avait pas rêvé d'avoir ressenti cette douleur si spécifique aux torsions de cheville.
*Je suis sûre que je n'ai pas rêvé !
J'ai eu bien trop mal et puis, j'étais toute mouillée d'avoir glissé sur le rocher donc, c'est que ça s'est vraiment passé !
Je ne l'ai pas inventé que j'étais trempée*, réfléchit-elle en constatant encore un peu d'humidité à certains endroits de ses vêtements.
Après un moment, elle regardât successivement Calianor et son papa et demandât :
"Est-ce que c'est maintenant que je dois me lever ?"
Elisabeth-Ann ne se doutait pas que Calianor était déjà en train de penser au moment où elles devraient se quitter.
Vu qu'ils allaient la raccompagner, elle pensait que son oncle allait s'arranger pour prolonger un peu la complicité nouvellement née entre les filles.
Elisabeth-Ann voulut immédiatement lui répondre parce que ça, c'était vraiment une question facile !
"Mon Nononcle, c'est le plus grand des frères de maman.", répondit-elle très fière.
"Il s'appelle Georges et il est très gentil !", complétât-elle instinctivement.
"Oh non ! Ma maman n’est jamais allée à Rhodes !
Et mon papa non plus !", ajoutât-elle comme s'il s'agissait d'une évidence.
"Ma grand-mère et mon grand-père étaient partis travailler là-bas séparément, ils se sont connus et mariés là-bas mais, ma grand-mère ben, elle a eu en tout quatorze enfants.
Ma maman, c'est la dixième !", s'exprimât-elle en levant les yeux pendant qu'elle réfléchissait pour être certaine de ne pas se tromper.
"Et à un moment, vu qu'ils avaient déjà quelques enfants mais, je ne me souviens plus combien, ils sont repartis en Ecosse, pour être certains de ce que les enfants apprendraient à l'école.
Parce que eux, ils étaient écossais et savaient ce qu'on apprenait en Ecosse mais, ils ne savaient pas ce qu'on apprenait en Grèce.
Mon Nononcle, lui, il avait déjà commencé à aller à l'école en Grèce et donc, ils l'ont laissé terminer ses écoles là-bas et c'est pour ça que quand il a eu fini, ben il est revenu aussi pour les rejoindre.", poursuivit-elle sans même réfléchir à ce qu'elle disait.
Elle avait tellement l'habitude de ce que ses parents lui racontaient qu'elle en faisait que répéter, tel un perroquet bien dressé à effectuer la tâche pour laquelle on l'avait éduqué.
Comme Elisabeth-Ann s'inquiétait de la façon dont elle devrait rentrer en ayant eu autant de douleur à la cheville, elle avait interrogé Cédric afin de savoir si elle serait capable ou non de reprendre sa route.
- Commence par le poser au niveau du sol une minute ou deux, juste posé, sans appuyer dessus, que je vois s'il ne regonfle pas et que la douleur ne se réveille pas. Ensuite on te mettra debout et on essaiera de te faire marcher avec un léger appui, mais pas question que tu y mettes tout ton poids immédiatement. On va te raccompagner de toute façon, il ne faut pas trop en demander à ta cheville. Elle a été secouée quand même. Même si le bandage la soutient, trop de poids d'un coup, ce serait prendre un risque. Et selon comment elle réagira sur le trajet du retour, j'en saurai plus sur sa récupération, avait-il dit.
Il lui avait répondu qu'elle devait d'abord tenter de remettre sa jambe en position normale et donc, ainsi, de supprimer la hauteur et cela, en posant à peine son pied sur le sol.
Elle ne devait pas s'appuyer dessus avait-il dit et donc, elle s'exécutât en regardant intriguée si un gonflement réapparaîtrait.
Comme le papa de Calianor avait mentionné que c'est ce à quoi il prendrait garde, Elisabeth-Ann avait un peu peur des réactions de son corps vu que ce n'était pas la première fois qu'elle se faisait une entorse.
Il lui avait dit qu'il faudrait attendre aussi pour une autre raison : savoir si la douleur allait revenir.
Elisabeth-Ann avait une forte appréhension car, elle avait vraiment eu très mal mais, elle ne comprenait pas pourquoi la douleur s'était évanouie soudainement et si rapidement.
Oh mais, elle ne s'en plaignait pas !
Cela l'arrangeait bien !
Mais, c'était si... bizarre, si étrange qu'elle se demandait si elle n'avait pas rêvé d'avoir ressenti cette douleur si spécifique aux torsions de cheville.
*Je suis sûre que je n'ai pas rêvé !
J'ai eu bien trop mal et puis, j'étais toute mouillée d'avoir glissé sur le rocher donc, c'est que ça s'est vraiment passé !
Je ne l'ai pas inventé que j'étais trempée*, réfléchit-elle en constatant encore un peu d'humidité à certains endroits de ses vêtements.
Après un moment, elle regardât successivement Calianor et son papa et demandât :
"Est-ce que c'est maintenant que je dois me lever ?"
Elisabeth-Ann ne se doutait pas que Calianor était déjà en train de penser au moment où elles devraient se quitter.
Vu qu'ils allaient la raccompagner, elle pensait que son oncle allait s'arranger pour prolonger un peu la complicité nouvellement née entre les filles.
A suivre
718 mots
A toi, @Calianor Daenarya
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Là où chante la Lune...
Elisabeth-Ann lui fit un topo familial : son oncle - enfin celui dont elle parlait chaque fois -, c'était le frère aîné de sa mère.
Mais sa mère n'avait pas vécu à Rhodes, elle était arrivée bien plus tard : la dixième de sa fratrie. Car la grand-mère... eh beh elle avait eu du travail...
- Elle a eu en tout quatorze enfants.
- QUATORZE !
Ça avait jailli comme ça, sans retenue, mais elle était un peu sous le choc.
Quatorze enfants, ça voulait dire quatorze accouchements. Et de ce qu'elle avait entendu, c'était très dur et douloureux. Et puis il fallait les élever tous ces enfants.
Quatorze De quoi faire deux équipes de quidditch au complet ! S'ils avaient été sorciers évidemment...
Les grands-parents avaient décidé de ramener la troupe au pays, leur pays natal : l'Écosse. Sauf l'aîné qui avait déjà entamé sa scolarité.
Et au terme de ses études, le grand frère avait rejoint les siens.
Les esprits se recentrèrent sur la cheville blessée.
La fillette posa sa jambe à plat au sol et attendit.
- Est-ce que c'est maintenant que je dois me lever ? finit-elle par demander.
Cédric Daenarya se pencha et posa les doigts sur l'articulation.
- Elle ne m'a pas l'air d'avoir repris de volume, et elle ne bleuit plus. Si tu n'as pas mal au repos ou quand je touche, on va te mettre debout. Cali ?
- A vos ordres, capitaine, répondit-elle en se mettant debout et se plaçant au garde-à-vous.
Enfin... un garde-à-vous d'enfant. Pas de quoi rentrer au service de sa Majesté !
- Tu te mets à sa gauche et moi à sa droite. On va passer chacun un bras en-dessous des tiens pour te soutenir. Tu pousses sur ta bonne jambe pour te lever, pas d'appui sur la blessée. Si tu manques de force, tu t'appuies sur nous. Compris ?
Ensuite, tu poses ton pied gauche au sol, sans mettre de poids. Si l'afflux du sang vers le bas en position debout ne te fais toujours pas mal, tu pourras commencer à t'appuyer, mais très progressivement.
- On sera tes béquilles ! lança Calianor en se positionnant. Fais gaffe, je suis une béquille farceuse, plaisanta-t-elle. Mais non t'inquiète, je serai sympa.
- Farceuse je ne sais pas, mais distraite par contre... fit remarquer son père en la fixant, les yeux plissés et un sourire contenu.
- Pourquoi ? demanda la fillette, étonnée, en relevant la tête, le regard interrogateur.
- Je pense t'avoir dit de te mettre à sa gauche...
Il avait du mal à ne pas rire, de toute évidence.
- Eh ben ? ! protesta-t-elle.
Elle fixa Elisabeth-Ann, son père, elle-même, le sol, puis plaqua une main sur son front.
- J'ai un sérieux problème moi !
- Je ne te le fais pas dire, murmura l'adulte.
Elle contourna la fillette au sol, glissa une grimace discrète à son père, et vint se placer du bon côté.
- Si tu veux que je tourne d'un côté ou de l'autre, lui dit-elle, ne me dis surtout pas "gauche ou droite" ! Utilise l'Est ou l'Ouest ! Ou les heures des pendules : 9h pour aller par là, 3h pour aller par là, précisa-t-elle en mimant les directions. Si non, on risque d'avoir des problèmes...
Tout le monde était à présent à son poste.
- On y va ? En douceur !
@Elisabeth-Ann Dryke
Mais sa mère n'avait pas vécu à Rhodes, elle était arrivée bien plus tard : la dixième de sa fratrie. Car la grand-mère... eh beh elle avait eu du travail...
- Elle a eu en tout quatorze enfants.
- QUATORZE !
Ça avait jailli comme ça, sans retenue, mais elle était un peu sous le choc.
Quatorze enfants, ça voulait dire quatorze accouchements. Et de ce qu'elle avait entendu, c'était très dur et douloureux. Et puis il fallait les élever tous ces enfants.
Quatorze De quoi faire deux équipes de quidditch au complet ! S'ils avaient été sorciers évidemment...
Les grands-parents avaient décidé de ramener la troupe au pays, leur pays natal : l'Écosse. Sauf l'aîné qui avait déjà entamé sa scolarité.
Et au terme de ses études, le grand frère avait rejoint les siens.
Les esprits se recentrèrent sur la cheville blessée.
La fillette posa sa jambe à plat au sol et attendit.
- Est-ce que c'est maintenant que je dois me lever ? finit-elle par demander.
Cédric Daenarya se pencha et posa les doigts sur l'articulation.
- Elle ne m'a pas l'air d'avoir repris de volume, et elle ne bleuit plus. Si tu n'as pas mal au repos ou quand je touche, on va te mettre debout. Cali ?
- A vos ordres, capitaine, répondit-elle en se mettant debout et se plaçant au garde-à-vous.
Enfin... un garde-à-vous d'enfant. Pas de quoi rentrer au service de sa Majesté !
- Tu te mets à sa gauche et moi à sa droite. On va passer chacun un bras en-dessous des tiens pour te soutenir. Tu pousses sur ta bonne jambe pour te lever, pas d'appui sur la blessée. Si tu manques de force, tu t'appuies sur nous. Compris ?
Ensuite, tu poses ton pied gauche au sol, sans mettre de poids. Si l'afflux du sang vers le bas en position debout ne te fais toujours pas mal, tu pourras commencer à t'appuyer, mais très progressivement.
- On sera tes béquilles ! lança Calianor en se positionnant. Fais gaffe, je suis une béquille farceuse, plaisanta-t-elle. Mais non t'inquiète, je serai sympa.
- Farceuse je ne sais pas, mais distraite par contre... fit remarquer son père en la fixant, les yeux plissés et un sourire contenu.
- Pourquoi ? demanda la fillette, étonnée, en relevant la tête, le regard interrogateur.
- Je pense t'avoir dit de te mettre à sa gauche...
Il avait du mal à ne pas rire, de toute évidence.
- Eh ben ? ! protesta-t-elle.
Elle fixa Elisabeth-Ann, son père, elle-même, le sol, puis plaqua une main sur son front.
- J'ai un sérieux problème moi !
- Je ne te le fais pas dire, murmura l'adulte.
Elle contourna la fillette au sol, glissa une grimace discrète à son père, et vint se placer du bon côté.
- Si tu veux que je tourne d'un côté ou de l'autre, lui dit-elle, ne me dis surtout pas "gauche ou droite" ! Utilise l'Est ou l'Ouest ! Ou les heures des pendules : 9h pour aller par là, 3h pour aller par là, précisa-t-elle en mimant les directions. Si non, on risque d'avoir des problèmes...
Tout le monde était à présent à son poste.
- On y va ? En douceur !
@Elisabeth-Ann Dryke
Reducio
(566 mots)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:09, modifié 1 fois.
" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
En 3A RP, P&O
Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09
Là où chante la Lune...
Quand Calianor s'était écriée :
- Elle a eu en tout quatorze enfants.
- QUATORZE !
Elisabeth-Ann n'avait pas pu s'empêcher de sourire et de répondre instantanément :
"Ouiiii ! Quatorze ! Et parfois, ben je ne me souviens plus du prénom de celui ou celle qui est devant moi mais, je les reconnais toujours, hein !
Et en plus, il y a leurs femmes ou leurs maris qui sont donc aussi mes oncles et mes tantes !
Ben, ça fait beaucoup de noms !
Parfois, quand je vais ouvrir la porte quand on sonne chez ma grand-mère, elle me demande d'aller ouvrir puis, qui c'est et je lui réponds "c'est le Mononcle qui ressemble à Jacques Brel !" parce que je ne me souviens plus de son nom de celui à qui j'ouvre la porte et en plus, ça le fait à chaque fois sourire et il me redit son nom, tout bas, dans mon oreille.", débitât-elle, ravie que son histoire intéresse quelqu'un et ce, sans qu'il ne se moque d'elle ou de sa famille.
Et puis, Cédric avait fini par donner son feu vert à la tentative de se lever donc, ben elle allait essayer avec ses deux personnes qui lui serviraient de béquilles, si l'on suit leurs dires.
Il y avait Calianor à droite et Cédric à droite aussi... euh non !
Calianor est repartie vers la gauche, les joues un peu rosies parce qu'elle s'était trompée de côté et son papa se mit à la droite d'Elisabeth-Ann.
Elle était en train de dire, juste avant que son papa ne rectifie sa position, qu'elle serait une "béquille farceuse".
Elisabeth-Ann s'en réjouissait !
C'est normal, elle n'a que neuf ans, elle n'a plus mal à la cheville et est avec son amie, quoi de plus gai que de s'amuser quand on pensait avoir mal durant des semaines entières !
Les deux la soulevaient bien avant de la poser délicatement les deux pieds sur le sol.
Cédric avait bien dit qu'elle pouvait poser le pied au sol mais qu'elle ne pouvait pas s'appuyer.
Si sa jambe droite n'avait pas assez de force pour la maintenir debout, elle devait s'appuyer sur son amie et son papa qui lui serviraient de piliers.
Il lui avait aussi demandé d'attendre un peu comme cela pour voir si cela allait lui faire mal de se tenir debout et si ça ne faisait toujours pas mal, elle pourrait, progressivement, s'appuyer sur son pied.
Elisabeth-Ann qui n'aimait pas du tout avoir mal et qui n'était pas des plus courageuse face à la douleur, fit exactement ce qu'on lui avait demandé mais, sans vraiment attendre que quelques secondes ne s'écoulent car, elle n'avait de toute façon plus du tout mal donc, elle posa le pied mais, s'appuya immédiatement avec une grosse appréhension, tellement grosse que, bien malgré elle, elle crispa ses mains autour des bras de ses deux membres de la famille Daenarya.
C'est que la douleur et Elisabeth-Ann, ce n'était pas deux amies !
Pendant ce temps, Calianor tentait d'expliquer à Elisabeth-Ann qu'elle se dirigeait davantage avec des "Est" ou "Ouest" et des "3h" ou "9h" qu'avec des "gauche" ou "droite".
Elisabeth-Ann ne comprenait pas bien ce que cela voulait dire mais, elle était tellement en appréhension de la douleur qu'elle ne relevât pas.
Mais, elle n'avait toujours pas mal !
Maintenant, elle n'avait toujours pas bougé, elle s'était mise debout et appuyée d'abord sur la jambe droite puis avait, progressivement, basculé le poids de son corps sur la jambe gauche en se crispant d'appréhension mais, rien n'était survenu.
Les doigts crispés d'Elisabeth-Ann se détendirent puis se recrispèrent à nouveau quand elle réalisa qu'elle n'avait pas encore bougé la cheville.
*Peut-être que cela me fera mal si je bouge la cheville*, s'inquiétât-elle et elle soulevât son pied gauche et tout doucement elle commençât à décrire de tout petits cercles avec sa cheville, puis de plus grands, puis, elle se mit à la faire se plier en remontant ses orteils vers son nez retroussé, puis à les descendre pour faire comme une ballerine.
Elle n'avait toujours pas mal donc, elle reposa son pied gauche, doucement sur le sol et rebascula son poids sur son pied en se décontractant doucement la crispation de ses doigts autour des avant-bras de ceux qui la maintenaient debout.
- Elle a eu en tout quatorze enfants.
- QUATORZE !
Elisabeth-Ann n'avait pas pu s'empêcher de sourire et de répondre instantanément :
"Ouiiii ! Quatorze ! Et parfois, ben je ne me souviens plus du prénom de celui ou celle qui est devant moi mais, je les reconnais toujours, hein !
Et en plus, il y a leurs femmes ou leurs maris qui sont donc aussi mes oncles et mes tantes !
Ben, ça fait beaucoup de noms !
Parfois, quand je vais ouvrir la porte quand on sonne chez ma grand-mère, elle me demande d'aller ouvrir puis, qui c'est et je lui réponds "c'est le Mononcle qui ressemble à Jacques Brel !" parce que je ne me souviens plus de son nom de celui à qui j'ouvre la porte et en plus, ça le fait à chaque fois sourire et il me redit son nom, tout bas, dans mon oreille.", débitât-elle, ravie que son histoire intéresse quelqu'un et ce, sans qu'il ne se moque d'elle ou de sa famille.
Et puis, Cédric avait fini par donner son feu vert à la tentative de se lever donc, ben elle allait essayer avec ses deux personnes qui lui serviraient de béquilles, si l'on suit leurs dires.
Il y avait Calianor à droite et Cédric à droite aussi... euh non !
Calianor est repartie vers la gauche, les joues un peu rosies parce qu'elle s'était trompée de côté et son papa se mit à la droite d'Elisabeth-Ann.
Elle était en train de dire, juste avant que son papa ne rectifie sa position, qu'elle serait une "béquille farceuse".
Elisabeth-Ann s'en réjouissait !
C'est normal, elle n'a que neuf ans, elle n'a plus mal à la cheville et est avec son amie, quoi de plus gai que de s'amuser quand on pensait avoir mal durant des semaines entières !
Les deux la soulevaient bien avant de la poser délicatement les deux pieds sur le sol.
Cédric avait bien dit qu'elle pouvait poser le pied au sol mais qu'elle ne pouvait pas s'appuyer.
Si sa jambe droite n'avait pas assez de force pour la maintenir debout, elle devait s'appuyer sur son amie et son papa qui lui serviraient de piliers.
Il lui avait aussi demandé d'attendre un peu comme cela pour voir si cela allait lui faire mal de se tenir debout et si ça ne faisait toujours pas mal, elle pourrait, progressivement, s'appuyer sur son pied.
Elisabeth-Ann qui n'aimait pas du tout avoir mal et qui n'était pas des plus courageuse face à la douleur, fit exactement ce qu'on lui avait demandé mais, sans vraiment attendre que quelques secondes ne s'écoulent car, elle n'avait de toute façon plus du tout mal donc, elle posa le pied mais, s'appuya immédiatement avec une grosse appréhension, tellement grosse que, bien malgré elle, elle crispa ses mains autour des bras de ses deux membres de la famille Daenarya.
C'est que la douleur et Elisabeth-Ann, ce n'était pas deux amies !
Pendant ce temps, Calianor tentait d'expliquer à Elisabeth-Ann qu'elle se dirigeait davantage avec des "Est" ou "Ouest" et des "3h" ou "9h" qu'avec des "gauche" ou "droite".
Elisabeth-Ann ne comprenait pas bien ce que cela voulait dire mais, elle était tellement en appréhension de la douleur qu'elle ne relevât pas.
Mais, elle n'avait toujours pas mal !
Maintenant, elle n'avait toujours pas bougé, elle s'était mise debout et appuyée d'abord sur la jambe droite puis avait, progressivement, basculé le poids de son corps sur la jambe gauche en se crispant d'appréhension mais, rien n'était survenu.
Les doigts crispés d'Elisabeth-Ann se détendirent puis se recrispèrent à nouveau quand elle réalisa qu'elle n'avait pas encore bougé la cheville.
*Peut-être que cela me fera mal si je bouge la cheville*, s'inquiétât-elle et elle soulevât son pied gauche et tout doucement elle commençât à décrire de tout petits cercles avec sa cheville, puis de plus grands, puis, elle se mit à la faire se plier en remontant ses orteils vers son nez retroussé, puis à les descendre pour faire comme une ballerine.
Elle n'avait toujours pas mal donc, elle reposa son pied gauche, doucement sur le sol et rebascula son poids sur son pied en se décontractant doucement la crispation de ses doigts autour des avant-bras de ceux qui la maintenaient debout.
A suivre
716 mots
A toi, @Calianor Daenarya
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Là où chante la Lune...
Quand Calianor s'était exclamée devant le nombre important d'enfants qu'avait eu la grand-mère d'Elisabeth-Ann, cette dernière lui avait confié qu'elle-même, si elle les reconnaissait, ne retenait pas toujours tous leurs noms.
D'autant plus qu'outre les quatorze enfants, il y avait leurs conjoints.
Ça en faisait un sacré paquet d'oncles et tantes.
Elle, elle n'en avait qu'un, et sa tante par alliance les avait quittés il y a quelques années malheureusement...
Du coup, avec autant de monde à la ronde, pas étonnant qu'Elisabeth-Ann se perde dans les noms et en oublie en chemin.
Alors parfois, elle les identifiait en faisant des références, à des personnalités par exemple. Et heureusement, ils semblaient bien le prendre.
L'un d'eux ressemblait à... Jacques Brel... avait-elle raconté.
Ce nom lui disait quelque chose...
C'était un auteur moldu non ?
Hmmmm, non : un chanteur qui apprenait les déclinaisons latines en musique !
Enfin il chantait d'autres trucs aussi hein, notamment une chanson à la gloire des bonbons... ça elle ne risquait pas de l'oublier !
Sur ce, ils étaient passé à la phase de remise sur pied, au sens propre.
Elisabeth-Ann fut assez facile à mettre debout.
Ou elle était légère, ou les Daenarya étaient très très forts !
Ils attendirent un peu, mais quand la fillette fit mine de s'appuyer sur son pied, elle se crispa.
- Ça te fait mal ? s'inquiéta le médicomage.
Puis, elle remua la cheville en petits ronds, puis en divers autres gestes.
On aurait dit une danseuse, enfin pour ce qu'en savait Calianor... c'est-à-dire pas grand chose.
Elle n'était vraiment pas familière avec cette discipline !
- Et là quand tu bouges la cheville, ça te fait mal ou pas ? demanda-t-il encore, aux aguets.
Il faut dire que la disparition de la douleur avait été si rapide, au point que même son père en avait été surpris, qu'il n'était pas improbable qu'ils se soient réjouis un peu trop vite.
Ils attendaient de savoir si plus rien ne clochait.
Il n'y aurait pas de marche tant que tous les feux ne seraient pas au vert...
Une expression moldue tiens ! Calianor ne retenait jamais d'où elle venait. Enfin si, elle venait de la couleur des lumières qui disaient qui pouvaient avancer entre les gens à pied, et les gens dans les machines moldues à grosses roues...
Mais elle ne se rappelait jamais exactement leur fonctionnement, et du coup, elle était bien incapable de savoir si c'était à son tour de traverser ou pas.
Une question qui lui avait brûlé les lèvres un instant auparavant lui revint à l'esprit, alors en attendant de pouvoir bouger, elle en profita :
- Ah et au fait, du coup t'as beaucoup de cousins et de cousines ? lui demanda-t-elle, curieuse.
Avec autant d'oncles et de tantes, c'était un risque plus que probable...
@Elisabeth-Ann Dryke
D'autant plus qu'outre les quatorze enfants, il y avait leurs conjoints.
Ça en faisait un sacré paquet d'oncles et tantes.
Elle, elle n'en avait qu'un, et sa tante par alliance les avait quittés il y a quelques années malheureusement...
Du coup, avec autant de monde à la ronde, pas étonnant qu'Elisabeth-Ann se perde dans les noms et en oublie en chemin.
Alors parfois, elle les identifiait en faisant des références, à des personnalités par exemple. Et heureusement, ils semblaient bien le prendre.
L'un d'eux ressemblait à... Jacques Brel... avait-elle raconté.
Ce nom lui disait quelque chose...
C'était un auteur moldu non ?
Hmmmm, non : un chanteur qui apprenait les déclinaisons latines en musique !
Enfin il chantait d'autres trucs aussi hein, notamment une chanson à la gloire des bonbons... ça elle ne risquait pas de l'oublier !
Sur ce, ils étaient passé à la phase de remise sur pied, au sens propre.
Elisabeth-Ann fut assez facile à mettre debout.
Ou elle était légère, ou les Daenarya étaient très très forts !
Ils attendirent un peu, mais quand la fillette fit mine de s'appuyer sur son pied, elle se crispa.
- Ça te fait mal ? s'inquiéta le médicomage.
Puis, elle remua la cheville en petits ronds, puis en divers autres gestes.
On aurait dit une danseuse, enfin pour ce qu'en savait Calianor... c'est-à-dire pas grand chose.
Elle n'était vraiment pas familière avec cette discipline !
- Et là quand tu bouges la cheville, ça te fait mal ou pas ? demanda-t-il encore, aux aguets.
Il faut dire que la disparition de la douleur avait été si rapide, au point que même son père en avait été surpris, qu'il n'était pas improbable qu'ils se soient réjouis un peu trop vite.
Ils attendaient de savoir si plus rien ne clochait.
Il n'y aurait pas de marche tant que tous les feux ne seraient pas au vert...
Une expression moldue tiens ! Calianor ne retenait jamais d'où elle venait. Enfin si, elle venait de la couleur des lumières qui disaient qui pouvaient avancer entre les gens à pied, et les gens dans les machines moldues à grosses roues...
Mais elle ne se rappelait jamais exactement leur fonctionnement, et du coup, elle était bien incapable de savoir si c'était à son tour de traverser ou pas.
Une question qui lui avait brûlé les lèvres un instant auparavant lui revint à l'esprit, alors en attendant de pouvoir bouger, elle en profita :
- Ah et au fait, du coup t'as beaucoup de cousins et de cousines ? lui demanda-t-elle, curieuse.
Avec autant d'oncles et de tantes, c'était un risque plus que probable...
@Elisabeth-Ann Dryke
Reducio
(469 mots)
" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
En 3A RP, P&O
Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09
Là où chante la Lune...
TW (Parents toxiques, violence psychologique - séquelle d'angoisse de l'enfant)
━━━━༻❁༺━━━━
Quand le papa de Calianor lui demanda si elle avait mal, elle était concentrée sur sa cheville, elle s'était crispée sur les avant-bras de son amie et de Cédric par appréhension de la survenue de la douleur.
"Euh, non, je n'ai pas mal mais, j'ai un peu peur que ça revienne.", déclarât-elle sans se décrisper pour autant.
Comme elle faisait de petits mouvements de spirale avec sa cheville pour la tester, de peur d'avoir mal, d'un coup, en remettant en mouvement son pied qui porterait tout son poids, elle le remuait aussi d'avant en arrière.
Et Cédric lui demandât alors si elle avait mal quand elle bougeait sa cheville.
"Non, Monsieur Cédric, mais j'ai peur qu'en posant mon pied et en mettant du poids dessus et que quand je bougerais, cela me fasse très très mal d'un coup, comme tout à l'heure !", déclarât-elle un peu gênée de devoir affirmer sa peur à deux reprises en un si court intervalle.
- Ah et au fait, du coup t'as beaucoup de cousins et de cousines ? lui demanda Calianor très spontanément.
"C'est moi la plus petite.", confessât Elisabeth-Ann un peu contrariée par ce fait.
Puis, ayant directement retrouvé le sourire, elle ajoutât :
"Mais bientôt plus, parce qu'il paraît que l'une de mes tantes va avoir un bébé dans six ou sept mois.
Je suis la dixième, j'ai donc neuf cousins et cousines et bientôt un ou une de plus.", dévoilât-elle à Calianor en reposant le pied sur le sol.
Elle avait basculé son poids sur sa jambe gauche et, elle ne ressentait pas de douleur alors, elle tentât de faire un pas en avant, toujours en se tenant fermement à ses deux piliers humains qui l'entouraient et la soutenaient.
Elle était très concentrée, elle ne voulait pas leur dire que tout allait bien si ça n'était pas le cas et donc, elle essayait de ressentir tous les mouvements intérieurs qu'elle pouvait : ses tendons ou ses ligaments, ses muscles, ses os...
Bien entendu, elle ne le pouvait pas mais, elle aurait bien voulu pour savoir si elle pouvait risquer davantage.
Alors, elle tentât de marcher deux ou trois pas d'affilée et, surprise, elle ne ressentait rien du tout !
*Waouw ! Je n'ai pas mal du tout !
C'est vraiment trop bien !
TW (Parents toxiques, violence psychologique - séquelle d'angoisse de l'enfant) Je ne devrais peut-être pas aller à l'hôpital et, si je n'y vais pas, je ne me ferai pas gronder par maman devant tout le monde !*, se réconfortât-elle en se rendant compte de sa chance.
Elle tournât son regard vers Calianor et sourit :
"Je crois que vous pouvez me lâcher parce que je n'ai pas mal du tout !
Même pas un petit peu !", déclarât-elle tout enjouée !
Elle avait lâché les avant-bras de Calianor et de son papa et se tournait, à présent, vers Cédric en lui souriant :
"Oh ! Merci beaucoup, Monsieur Cédric !
Je n'ai plus mal du tout !
Il faudrait que vous donniez votre "truc" à mon Nononcle à moi toute seule !
Ce serait bien !", lui réclamait-elle en le regardant, les yeux tout brillants de gratitude.
"Vous êtes très gentil !
Merci beaucoup d'être venu m'aider !", proclamât Elisabeth-Ann.
Elle regardât, ensuite, sa nouvelle amie et, les larmes aux yeux de bonheur de l'avoir rencontrée et d'avoir obtenu son aide, son attention et d'avoir pu passer des moments agréables en sa compagnie, elle ouvrit la bouche pour lui dire :
"Ce que je suis contente que tu sois venue "Là où chante la Lune" !
J'en ai de la chance !
J'espère que l'on pourra souvent se voir et que l'on pourra jouer ensemble !
C'est dommage que tu habites près de Loch Linnhe, c'est loin !
Tu viens souvent par ici ?
J'espère que oui, hein !", demandât-elle pleine d'espoir.
Elle tournât très vite les yeux vers le papa de Calianor, prête à le supplier de lui amener Calianor et, demandât timidement :
"Monsieur Cédric, est-ce que Calianor peut jouer avec moi ?"
A suivre
668 mots
A toi, @Calianor Daenarya
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 19 août 2025, 00:39, modifié 3 fois.
"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051
Là où chante la Lune...
Remise sur ses pieds, toujours immobile, la fillette ne sembla pas avoir mal. Un bon début.
Mais elle redoutait que la douleur revienne quand même.
- Vas-y doucement, mais le fait de ne pas avoir mal en te remettant debout est déjà un bon signe.
Elle n'avait pas mal non plus en ondulant de la cheville, mais c'était l'appui qui l'inquiétait.
- Si tu n'as pas mal en mobilisant ta cheville, c'est que tes tendons s'en sont remis. Et comme je suis au moins certain que ce n'est pas cassé, l'appui ne devrait pas être un problème. C'était la douleur en mouvement qui m'inquiétait surtout. Enfin vas-y quand même progressivement.
Quand Calianor lui demanda si elle avait beaucoup de cousins et cousines, Elisabeth-Ann lui répondit qu'elle en avait neuf, bientôt dix, et qu'elle était jusque-là la plus jeune, pour quelques mois encore.
- Pfffiiouuu ! Neuf cousins ! Je souffre déjà avec un ! Alors neuf !
- Ha ! Tu souffres ! Carrément ! rétorqua son père, amusé.
- Mais bien sûr que oui ! Jo est un vrai monstre papa ! Il prend plaisir à me torturer. Mentalement du moins ! Et il profite d'avoir l'avantage d'être le plus grand !
- Mais ça fait des années que tu te consoles en lui rendant la monnaie de sa pièce, à double dose !
Calianor plissa le front et fit une petite moue mi-boudeuse, mi-réflexion, avant d'adopter un large sourire :
- Je t'aurais bien répondu que c'est totalement faux... mais en fait... c'est un peu vrai. Maintenant non seulement je lui résiste mais en plus, je me venge. Parce que même s'il est le plus grand, je suis la plus maligne ! annonça-t-elle fièrement, la tête relevée, le buste bien droit.
Son père leva les yeux au ciel.
- Si tes cousins te font des misères ou profitent du fait que tu sois la plus petite, préviens-moi ! On leur fera passer l'envie de t'embêter ! promit la petite sorcière.
La patiente effectua ensuite ses premiers pas. Tout semblait rouler, au point qu'elle les lâcha.
Elle n'avait pas mal et marchait normalement.
Elle remercia le médicomage.
- Il faudrait que vous donniez votre "truc" à mon Nononcle, lui dit-elle.
* Ça, ça va être compliqué ! * pensa Calianor.
- De rien, c'est un peu... mon quotidien, répondit-il. Mais tu devrai y aller doucement quand même, et surtout, évite de tournoyer ici, tu pourrais glisser et il faudrait tout recommencer... et on n'aura peut-être pas autant de chance.
- Tu vas lui faire peur ! protesta sa fille.
- Ce n'est pas mon intention, mais il vaut mieux rester prudent. La cheville s'est remise mais c'est comme quand ta grippe est finie, ton corps est encore fatigué et il faut y aller doucement. Entendu ? demanda-t-il en s'adressant à sa patiente.
Après cela, celle-ci se tourna vers Calianor :
- Ce que je suis contente que tu sois venue "Là où chante la Lune" ! lui dit-elle.
Elle espérait qu'elles pourraient se revoir souvent et jouer ensemble, même si elle regrettait qu'elle habite si loin... enfin pour des enfants sans moyen de transport ça faisait loin.
Et puis ce n'était pas comme si l'une d'elle pouvait dire : "hey m'man je vais chez ma copine " et en deux minutes elle y était.
Ça aurait pu, grâce à la poudre de cheminette... mais bon...
Se tournant vers Cédric, elle le supplia presque :
- Monsieur Cédric, est-ce que Calianor peut jouer avec moi ?
- Euh... eh bien là aujourd'hui je...
Dans le dos d'Elisabeth-Ann, sa fille lui lança un regard impitoyable, du même genre que ceux que pouvaient lancer grand-mère, qui valaient mille mots.
Il soupira.
- Pour aujourd'hui, reprit-il, je préférais que vous soyez prudentes. On va rentrer tous les trois jusqu'à la plage, et quand je serai certain que le terrain est sans danger, vous pourrez vous amuser sagement pendant que je retournerai chez les McWorthy. Ensuite, je reviendrai vous cherchez pour te ramener à ton oncle et on verra plus en détails avec lui.
* En fait... Elisabeth-Ann n'était pas raccordée au réseau des cheminées, mais les McWorthy oui... * se dit Calianor.
- Oh papa, tu demanderas à Mrs McWorthy si elle souhaite qu'on lui apporte encore du thé qu'elle aime tant prochainement...
Le ton, la formulation, le regard et la grimace qui ponctuaient le tout, permettait à un expert en langage de Calianor - comme l'était son père -, de décrypter le message : "Tu proposeras aux McWorthy qu'à l'avenir, je leur apporte de temps en temps du thé-maison tout frais en passant par leur cheminée... "
- Je lui en toucherai un mot, répondit-il en clignant légèrement de l'œil.
Bon, les filles, j'admets que l'endroit est charmant, mais je vous ramène là où, en principe, vous ne vous ferez plus mal aujourd'hui.
@Elisabeth-Ann Dryke
Mais elle redoutait que la douleur revienne quand même.
- Vas-y doucement, mais le fait de ne pas avoir mal en te remettant debout est déjà un bon signe.
Elle n'avait pas mal non plus en ondulant de la cheville, mais c'était l'appui qui l'inquiétait.
- Si tu n'as pas mal en mobilisant ta cheville, c'est que tes tendons s'en sont remis. Et comme je suis au moins certain que ce n'est pas cassé, l'appui ne devrait pas être un problème. C'était la douleur en mouvement qui m'inquiétait surtout. Enfin vas-y quand même progressivement.
Quand Calianor lui demanda si elle avait beaucoup de cousins et cousines, Elisabeth-Ann lui répondit qu'elle en avait neuf, bientôt dix, et qu'elle était jusque-là la plus jeune, pour quelques mois encore.
- Pfffiiouuu ! Neuf cousins ! Je souffre déjà avec un ! Alors neuf !
- Ha ! Tu souffres ! Carrément ! rétorqua son père, amusé.
- Mais bien sûr que oui ! Jo est un vrai monstre papa ! Il prend plaisir à me torturer. Mentalement du moins ! Et il profite d'avoir l'avantage d'être le plus grand !
- Mais ça fait des années que tu te consoles en lui rendant la monnaie de sa pièce, à double dose !
Calianor plissa le front et fit une petite moue mi-boudeuse, mi-réflexion, avant d'adopter un large sourire :
- Je t'aurais bien répondu que c'est totalement faux... mais en fait... c'est un peu vrai. Maintenant non seulement je lui résiste mais en plus, je me venge. Parce que même s'il est le plus grand, je suis la plus maligne ! annonça-t-elle fièrement, la tête relevée, le buste bien droit.
Son père leva les yeux au ciel.
- Si tes cousins te font des misères ou profitent du fait que tu sois la plus petite, préviens-moi ! On leur fera passer l'envie de t'embêter ! promit la petite sorcière.
La patiente effectua ensuite ses premiers pas. Tout semblait rouler, au point qu'elle les lâcha.
Elle n'avait pas mal et marchait normalement.
Elle remercia le médicomage.
- Il faudrait que vous donniez votre "truc" à mon Nononcle, lui dit-elle.
* Ça, ça va être compliqué ! * pensa Calianor.
- De rien, c'est un peu... mon quotidien, répondit-il. Mais tu devrai y aller doucement quand même, et surtout, évite de tournoyer ici, tu pourrais glisser et il faudrait tout recommencer... et on n'aura peut-être pas autant de chance.
- Tu vas lui faire peur ! protesta sa fille.
- Ce n'est pas mon intention, mais il vaut mieux rester prudent. La cheville s'est remise mais c'est comme quand ta grippe est finie, ton corps est encore fatigué et il faut y aller doucement. Entendu ? demanda-t-il en s'adressant à sa patiente.
Après cela, celle-ci se tourna vers Calianor :
- Ce que je suis contente que tu sois venue "Là où chante la Lune" ! lui dit-elle.
Elle espérait qu'elles pourraient se revoir souvent et jouer ensemble, même si elle regrettait qu'elle habite si loin... enfin pour des enfants sans moyen de transport ça faisait loin.
Et puis ce n'était pas comme si l'une d'elle pouvait dire : "hey m'man je vais chez ma copine " et en deux minutes elle y était.
Ça aurait pu, grâce à la poudre de cheminette... mais bon...
Se tournant vers Cédric, elle le supplia presque :
- Monsieur Cédric, est-ce que Calianor peut jouer avec moi ?
- Euh... eh bien là aujourd'hui je...
Dans le dos d'Elisabeth-Ann, sa fille lui lança un regard impitoyable, du même genre que ceux que pouvaient lancer grand-mère, qui valaient mille mots.
Il soupira.
- Pour aujourd'hui, reprit-il, je préférais que vous soyez prudentes. On va rentrer tous les trois jusqu'à la plage, et quand je serai certain que le terrain est sans danger, vous pourrez vous amuser sagement pendant que je retournerai chez les McWorthy. Ensuite, je reviendrai vous cherchez pour te ramener à ton oncle et on verra plus en détails avec lui.
* En fait... Elisabeth-Ann n'était pas raccordée au réseau des cheminées, mais les McWorthy oui... * se dit Calianor.
- Oh papa, tu demanderas à Mrs McWorthy si elle souhaite qu'on lui apporte encore du thé qu'elle aime tant prochainement...
Le ton, la formulation, le regard et la grimace qui ponctuaient le tout, permettait à un expert en langage de Calianor - comme l'était son père -, de décrypter le message : "Tu proposeras aux McWorthy qu'à l'avenir, je leur apporte de temps en temps du thé-maison tout frais en passant par leur cheminée... "
- Je lui en toucherai un mot, répondit-il en clignant légèrement de l'œil.
Bon, les filles, j'admets que l'endroit est charmant, mais je vous ramène là où, en principe, vous ne vous ferez plus mal aujourd'hui.
@Elisabeth-Ann Dryke
Reducio
(811 mots)
Dernière modification par Calianor Daenarya le 15 sept. 2025, 01:13, modifié 1 fois.
" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "
En 3A RP, P&O
Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09