17 janv. 2026, 22:49
Bal Table f. | Sagittaire
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Qui avait bien pu faire le plan de cette table ? Parce que là, ils venaient de tomber sur le gros lot.

L'ambiance était réellement au point mort. Voire même dans un état négatif. Émeline, qui touchait à peine à son pudding, ne fit aucun commentaire à la femme au regard mauvais quand elle bougea de place et se posta près de la nouvelle venue. Du peu qu'elle avait perçu de ce qu'elle lui avait soufflé, elles se connaissaient. Peut-être que ça allait pouvoir jouer en faveur du reste du repas et qu'Émeline pourrait manger en paix sans qu'elle n'ait à prendre part à une quelconque discussion.

La perspective du calme s'évanouit complètement quand elle vit du coin de l'œil son voisin se lever et...et jeter sa chaise ? L'improbable de la scène la scotch sur place et elle sentit un rire nerveux monter au fond de sa gorge. Par tous les botrucs de l'univers, Alexander ne l'avait pas prévenu qu'il pouvait y avoir du catch durant ce bal.

Elle regarda la chaise voler et se faire désintégrer par le Reducto de la sorcière colérique. De la poussière de chaise se colle à sa personne et Émeline remarque la fureur briller dans son regard. Le catch allait prendre une tournure bien plus dramatique. Devait-elle interagir et défendre son camarade de maison ? Avant qu'elle ne puisse choisir ce qu'elle devait faire, son oreille se concentra sur le bruit du verre qui se brise. Les bouts de verres cassés durant l'action brillaient sur une partie de la table et rappelaient dangereusement à la Serdaigle ceux de cette fameuse soirée. Désormais, il pouvait bien y avoir une guerre en plein milieu de la salle de bal, Émeline n'en répondrait pas plus. Son regard restait braqué sur le scintillement du verre et un léger tremblement agitait sa jambe droite.

Ce fut l'intervention d'une dame qui ramena Émeline dans le présent. Elle n'avait pas remarqué qu'Herbert avait été emmené par son grand-père. Quelques respirations profondes lui permirent de reprendre un certain contrôle sur son esprit et elle releva les yeux vers les convives qui partageaient la table.

- C'est la fête... murmura-t-elle plutôt pour elle-même.

Qu'avait-elle pu faire pour mériter un tel repas ? Cela lui apprendra à vouloir faire plaisir à Alexander au lieu de rester planquée à l'appartement. En parlant de lui, elle s'attendait à le voir débarquer après un tel vacarme. Son père de cœur était un véritable chien de garde quand il s'agissait de sa protection.

- Vous n'avez rien ? s'enquit-elle à l'intention des deux sorcières qui avaient subi l'attaque.

Émeline les regarda et remarqua que la défenseuse était recouverte d'une légère poussière. Elle lui tendit naturellement une serviette qui avait survécu au massacre et la lui tendit.

- Vous avez le visage recouvert de poussière, dit-elle simplement en lui donnant. Pas mal votre Reducto, ne put-elle s'empêcher de commenter par vilaine habitude.

Un bruit devant elle la fit baisser le regard pour remarquer que son assiette avait été échangée pour apporter le plat de résistance : un bœuf wellington et des légumes. Ce n'était clairement pas le moment pour manger, mais visiblement, la magie en avait décidé autrement. Déjà exténuée de s'être autant forcée à garder le contrôle de sa propre peur, Émeline opta pour le déni en rejetant son attention sur la dernière venue.

- Je pense que vous pouvez vous asseoir, je ne pense pas que d'autres chaises voleront, lui lança-t-elle avec un petit sourire encourageant.

Sourire lui coûtait tellement qu'elle en avait mal à chaque fois qu'elle le faisait. Diable, comment faisait-elle avant pour le faire à longueur de journée ? C'était un mystère sur qu'elle préférait mettre de côté.

(606 mots)
@Layana Greenwell, @Aelle Bristyle, @Herminie Peers
Pour la mention : @Herbert MacTairdelbach, @Dorian Peachey
Dernière modification par Émeline Joyner le 22 janv. 2026, 00:29, modifié 1 fois.

- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

18 janv. 2026, 13:58
Bal Table f. | Sagittaire
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La garçon, l'air un peu perplexe, lui rend son bonsoir comme une question, mais cela reste une réponse, ce qui la rassure tout à fait, tout va bien se passer, tout le monde revient à son soi civilisé. Elle capture les yeux d'Aelle et lui rend un sourire rassurant, comme si elles s'étaient simplement rencontrées au détour d'un café. Ses doigts se détendent et glissent sur la nappe, douce, immaculée. Son sourire devient amusé quand elle comprend les gestes de sa camarade, parce que ce genre d'audaces lui fait penser à d'autres, que la sorcière ne porte pourtant pas dans son cœur. Regard qui devient interrogateur à ce commentaire plein de sarcasme vers le garçon — mais ce n'est pas le moment de s'y attarder, même si elle pense un moment plaisanter en lui demandant si c'est bien un con con celui là — jusqu'à enfin rencontrer encore les bouillonnants yeux sombres dans les traits très durs de son visage. Ses yeux papillonnent sur les angles et les ombres de sa figure, sur les lignes crispées de ses épaules et froncés de ses sourcils, comme autant d'indices à décrypter — et son sourire renait. Parfois, sans qu'elle ne fasse rien de plus, elle a remarqué qu'au bout d'un moment les micro tensions disparaissent chez la sorcière, de l'autre côté d'une table de bibliothèque.

Avant qu'elle ne puisse répondre à ce doux commentaire, elle sursaute au cri étranglé du garçon, à du mouvement derrière la tête d'Aelle qui réagit bien plus vite et se tourne, au bruit de la vaisselle qui casse et d'un bruit sourd, avant que des gouttes brulantes de potage qui viennent tacher les vêtements que tous ont mis tant de soin à choisir, et sur la peau découverte de leurs bras. La main d'Aelle se plaque sur son torse, parce que son amie a compris, elle n'est pas sidérée, elle lance un sort, il y a une explosion, du verre qui se brise, la blonde ferme immédiatement les yeux par réflexe à ce son. Le sort ne laisse qu'une fine poussière s'insinuer dans leurs poumons. Herminie prend une inspiration angoissée et tousse immédiatement, mais ce n'est pas encore le silence. De ses deux mains elle agrippe celle de la brune pour la retenir de répondre encore aux hurlements de possédés que l'autre profère encore. Les battements effrénés de son cœur doivent se sentir jusque dans ses doigts. Aelle recule et trébuche sur sa chaise, avant d'avancer de nouveau. Herminie suit le mouvement et se lève alors que la brune arrache sa main pour l'abattre violement contre la table dévastée. Toute blanche, Herminie ne peut que supplier intérieurement le digne vieil homme d'obtempérer, rapidement.

La voix qui arrive ensuite la fait sursauter. Un instant, elle a l'impression de se faire réprimander par une professeure - mais non, elles ne sont plus à Poudlard, et la femme n'est pas une de ses anciennes enseignantes.

La jeune femme, l'autre, est restée assise, dénotant avec l'absence de sang-froid dont elle semblait avoir fait preuve il y a quelques minutes. Herminie hoche la tête et tousse une nouvelle fois. Par le caleçon de Merlin. Avec un air méfiant vers le garçon et le vieil homme, elle prend la serviette si Aelle ne fait aucun geste pour s'en saisir, et la considère avant de s'asseoir toujours sur sa suggestion. La table devant elle est néanmoins dévastée, ce qui la met dans un extrême inconfort. Avec un regard interrogateur vers Aelle, elle sort discrètement sa baguette et commence à murmurer la longue litanie de charmes destinés à rendre à nouveau rutilante une mise en place à la française, les membres du service à l'esprit. Elle lance un regard soucieux à leurs tenues.

"Tu veux qu'on sorte ?", murmure t-elle à la jeune femme à sa droite alors que la vaisselle se reconstitue et que l'argenterie se replace dans le bon angle, même si son estomac gargouille de protestation devant la perspective d'un bon repas gratuit.
Herminie est dépassée par les événements et gravite autour d'@Aelle Bristyle, puis une fois les choses calmées (@Layana Greenwell, @Émeline Joyner) elle commence à remettre de l'ordre sur la table - réflexe professionnel et chuchote à Aelle.
Précédemment

Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000

18 janv. 2026, 14:34
Bal Table f. | Sagittaire

Les images passées et présentes s'entremêlaient dans l'esprit de l'adolescent, et les mots étaient encore là, mais ne fusaient plus. Ils tournoyaient dans sa tête, comme si une chape de plomb avait été dressée sur son corps ou son esprit.
Il observait quelque chose sans savoir si c'était la table, les convives, le plafond.
Les présentations sont de rigueur.. Herbert MacTairdelbach.. ascendance sorcière que je ne saurais en compter... Cette scène lui revenait, la table était désormais remplie. Il se percevait la dire, il l'avait ruminé une partie de la soirée, mais sa bouche, comme le reste de son corps, était tétanisée, et aucun son ne sortir. Le lieu n'était plus propice à cela, et une main divine, et une parole -qui dans cette circonstance était- d'évangile, le lui avaient fait comprendre.

Jedediah observait le jeune garçon, posant ses mains sur les épaules de ce dernier, laissant peut-être transparaître une certaine amertume sous forme d'une légère crispation au bout des doigts. Il posa le regard sur les convives.

-Veuillez l'excuser, mais ce jeune homme doit prendre congé.

Avant de revenir à sa visiblement bien peu mondaine descendance, tout en fronçant légèrement les sourcils.

-Je me demande néanmoins à quel jeu a bien pu s'adonner un adulte pour mettre dans un tel état un enfant d'ordinaire si calme...

Et d'en revenir à la table, un sourire convenu aux lèvres.

-Bon réveillon à vous.

Et tandis que le vieil homme tournait les talons, portant les mouvements de son petit-fils. Ce dernier tremblait encore, et semblait presque risquer de défaillir.
Il aurait suffi d'un pas dans une flaque de soupe pour que le pathétique domine désormais cette scène, aussi Jedediah pris soin de contourner cette dernière, et les autres tables par la même occasion, pour se diriger vers les verres et petits fours.

300 mots
Merci encore pour ce formidable moment RP autour de cette table!

5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone

19 janv. 2026, 10:07
Bal Table f. | Sagittaire
J'ai l'impression que ma tête est coincée dans de la ouate. J’entends tous les sons étouffés, comme s’ils étaient très loin de moi ou comme si j’étais très loin d’eux. La douleur remonte jusque dans mes épaules. Je ne sais pas d’où elle vient. Les tremblements partent de mes jambes jusque dans ma nuque. Je fais un effort surhumain pour ne pas laisser trembler mon menton, car cela serait parfaitement visible par le grand-père qui me regarde et par son enragé de petit-fils qu’il empêche de bouger par simple pression sur les épaules. Sa seule vision me donne envie de soulever la table et de pousser un cri de colère. Je ne sais pas d’où vient cette fureur mais elle est là, elle gronde, elle enfle, j’ai besoin de la décharger, de faire quelque chose.

La voix me paraît tellement loin qu’il me faut cinq bonnes secondes pour comprendre qu’il s’agit seulement d’une femme nouvellement arrivée à notre table, Layana Greenwell, et qu’elle a décidé de prendre les choses en main. J’ai envie de me retourner et de lui hurler de la fermer. Mes doigts se crispent autour du plateau de la table. Une autre voix. Moins de décalage cette fois. Je parviens à détourner les yeux, juste un peu, très brièvement, pour observer son juvénile visage. Pas mal votre Reducto. Je ne sais pas de quoi elle parle. Je ne le sais pas pendant bien dix secondes, le temps que Herminie récupère la serviette et s’assied. Après, je me rappelle que c’est pour cela que je suis couverte de poussière, parce que j’ai détruit la chaise qu’il m’a lancée dessus.

Ma gorge se noue. Il m’a lancé une chaise dessus. La violence de l’attaque se rejoue aussitôt dans mon esprit. Son visage enragé. Ses bras qui lèvent la chaise. Le meuble qui vole vers moi. Je prends conscience au bout d’un instant que le vrombissement que j’entends dans mes oreilles n’est que le bruit de ma respiration. Je n’arrive pas à la calmer. Je n’arrive pas à me calmer. Mes muscles tendus à l’extrême, les doigts qui me font mal, recroquevillés sur la table, mes cuisses plaquées contre le rebord d’où s’écoule différents liquides. Et le voile blanc qui recouvre mes pensées, cette rage sourde qui gronde juste là, dans mes tripes, au même endroit où je ressens ma magie, l’envie de la libérer, de renverser la table, de faire quelque chose, n’importe quoi.

Lorsque le grand-père parle, étonnamment sa voix n’est pas ouatée, à lui. Sa voix est claire ; c’est elle que j’attendais. Je braque aussitôt mes yeux dans les siens ; j’ai l’impression qu’ils vont sortir de leur orbite tant la fureur force sur eux. Il va l’éloigner. C’est ce qu’il dit. Il va prendre les choses en main, l’éloigner, et pour la première fois depuis depuis de trop longues minutes je sens un puissant soulagement déferler. Enfin quelque chose de logique arrive. Enfin quelque chose de juste se passe. Il va l’éloigner. J’espère qu’il va s’en prendre plein la gueule. J’espère que c’est le genre de famille qui punit ses enfants comme il ne faut pas. J’espère des choses que je ne devrais pas espérer. Je ne peux pas m’en empêcher. Je baisse mes yeux presque victorieux sur la petite chose entre les mains de son grand-père… avant de les remonter aussi sec sur le vieux.

Quoi ? Quoi ? Ils s’éloignent déjà. Garçon et vieillard. Le silence se fracasse contre mes oreilles, seulement dérangé par le son discret et agréable des verres qui se réparent et de la nappe qui se nettoie. …à quel jeu a bien pu s’adonner un adulte… Figée, je ne peux que regarder les deux s’éloigner, s’éloigner, s’éloigner, et le bruit de la vaisselle qui se répare sous les incantations de Herminie prendre de plus en plus de place dans mes oreilles et dans ma conscience. Mais un sentiment tout à fait différent est en train de remonter dans ma gorge et m’empêche de me détendre, de me relacher, de m’éloigner de cette fichue table, de redescendre de la fureur qui s’est emparé de mon esprit. Il croit que c’est de ma faute. Ça tourbillonne dans mon esprit. Je suis une adulte donc c’est de ma faute, je dois me laisser insulter par un petit con, je dois me laisser marcher dessus par un petit con à qui on a pas appris à penser par lui-même. C’est de ma faute si sa seule façon de s’exprimer c’est de hurler et de me lancer des chaises dessus, c’est de ma faute, bien sûr que c’est de ma faute, c’est toujours de ma faute !

La colère se dessine en vagues brûlantes. Elle entrave ma respiration. J’entends bien la voix de Herminie qui me propose de sortir, mais je ne comprends pas ce qu’elle veut dire, je ne comprends même pas qu’elle s’adresse à moi. Les tremblements dans mes bras deviennent tellement insupportables et l’injustice sourde qui entrave ma gorge si douloureuse que tout à coup la table tremble comme si quelque chose de particulièrement lourd l’avait percuté. Les verres tombent de nouveau, la vaisselle tremble, quelque chose tombe et se fracasse au sol. Rien ne l’a percutée. C’est moi qui ai mis un grand coup dedans. Moi qui ai envie de recommencer. Je la lâche aussitôt et m’éloigne d’un pas. L’arrière de mes genoux cogne pour la seconde fois ma chaise. J’ai envie de l’attraper et de la fracasser au sol. De pousser un cri de colère. D’envoyer valdinguer la vaisselle restante d’un grand coup de bras. De faire voler la table d’un coup de baguette et de l’exploser au sol, de…

Le hasard fait tomber mes yeux sur Herminie. Je comprends subitement, comme s’il n’y avait jamais eu de secondes de latence, que c’est à moi qu’elle a proposé de sortir. Trois scènes se jouent simultanément dans mon esprit. Dans la première, je détruis tables et chaises, je balaye d’un coup de baguette tout ceux qui s’oppose à moi et je calme la grande colère qui m’habite dans un chaos très idiot. Dans la seconde, je transplane sur mon Plateau et je mets le feu aux arbres dans un grand hurlement, je déchire leur tronc à coup de Reducto, je brise leurs centenaires racines pour le plaisir d’entendre le bois se fracasser et tout occulter autour de moi. Dans la troisième, j’attrape Herminie et je me barre d’ici, je l’amène et… Et elle… Et je… Aucune idée de ce qui pourrait arriver.

Je ne sais pas si je désire le froid et la solitude de mon Plateau ou la chaleur de Herminie et le pouvoir apaisant qu’elle a sur moi. L’un m’attire viscéralement, mais l’autre a attrapé mon regard et j’ai du mal à m’en détourner. Je sais juste que le vrombissement de ma respiration dans mes oreilles est moins bruyant et que j’arrive à prendre conscience de tous les gens qui nous entourent. Ils sont si nombreux. Et ça me rappelle cette fois-là. Cette fois-là quand j’ai dit « Idiot ! » et que le silence s’est fait dans la Grande Salle. Quand tous les élèves ne regardaient que moi. Quand Kristen m’a attrapée et… J’ai envie de la voir. J’ai tellement envie de la voir. Devant elle je peux être tout ce que je suis. Je veux qu’elle soit là, maintenant, je veux son regard, je veux sa voix, je veux son « mh » de satisfaction quand elle me verra briser un meuble devant elle. Mais elle n’est pas là.

Il y a Herminie devant moi.

« Viens, » ordonné-je d’une voix rauque, tremblante, aussi fragile que du verre.

Je me détourne pour m’éloigner vers la sortie, en respirant par à-coups pour empêcher les larmes de couler et pour retenir la violence qui me fait trembler.

Aelle est assez hermétique à tout ce qui se passe autour d’elle. Elle ne réagit pas aux propos de Layana même si elle les entend. Elle tourne un bref regard vers Émeline, même si elle laisse Herminie attraper la serviette tendue. Elle a vaguement conscience que Herminie arrange la table avec des sortilèges. Aux paroles du grand-père, d’abord soulagée que Herbert s’éloigne d’elle, la seconde phrase la rend ivre de colère (qu’on rejette la faute sur elle) et elle donne un grand coup dans la table une fois que les deux se sont éloignés. Elle finit par accepter de sortir avec Herminie. Enfin, disons qu’elle le lui ordonne.
Quel chaos ! C'est bon, c'est terminé, vos personnages vont vouloir manger. C'est possible qu'Aelle revienne, si elle arrive à se calmer.
SUITE DIRECTE > Bal

21 janv. 2026, 12:05
Bal Table f. | Sagittaire
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31 Décembre 2050
38 ans
Place Armand Malefoy


Le jeune sorcier et l'homme qui l'accompagne s'éloigne, de même que la jeune fille et celle que je suppose être son amie. Enfin... Une vague de soulagement me traverse. Cette histoire est finie, nous pouvons retourner aux festivités. Je jette un coup d'oeil aux alentours, pour m'assurer que tout le monde est retourné à ses affaires, soupirant. Décidément, c'était un début de repas mouvementé. Mon regard tombe sur Alden, à la table juste à côté. Vu la scène qui vient de se dérouler, je comprends qu'il soit inquiet. Je lui renvoie un sourire pour lui assurer que tout va bien, et je prends enfin ma place à table. Le pudding au saumon qui y était a été remplacé par du boeuf Wellington, et je fais une moue légère. J'en voulais bien, moi, de ce pudding ! Merlin, j'espère qu'il n'y aura pas plus d'histoire ce soir.

Nous ne sommes plus que deux à table. Cela fait vraiment vide. Mon estomac crie famine. Alors, je commence à déguster le plat posé face à moi. Hors de question qu'il m'échappe, celui-là !

- On peut dire que c'était mouvementé. Commenté-je avec un petit rire nerveux.

Tandis que je laisse l'adrénaline de la scène précédente coulée, je prends le temps d'observer la jeune fille en face de moi. Elle ne me paraît plus être une adolescente, cela dit, elle ne me paraît pas encore adulte non plus. J'imagine qu'elle est dans ces dernières années au château.

- Tu passes tes ASPICS cette année ?

@Émeline Joyner
@Alden Wells pour la mention

#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !

22 janv. 2026, 00:28
Bal Table f. | Sagittaire
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Eh bien, eh bien...Que de rebondissements ! Le départ un peu précipitée des deux autres sorcières ne la gêna pas, encore moins le fait qu'elle n'ait eu aucune réponse. La disparition de la quasi-totalités des convives à la table n'avait pas l'air de la déranger. Elle voyait ça plutôt comme le moyen de continuer plus calmement le diner. Avant d'attaquer sa nouvelle assiette, Émeline lança un rapide hochement de tête vers Alexander, qui se trouvait à la table juste à côté de la sienne. Il devait s'inquiéter par le bruit qu'elles avaient causé autour d'elle et de ce foutu verre...

La remarque de la nouvelle inconnue lui arrache une sorte de sourire. Mouvementé ? C'était le cas de le dire ! La seule table où il devait y avoir une bagarre, ça devait tomber sur celle-ci. Sans rire, Émeline se demandait bien ce qui avait pu passer par la tête d'Herbert d'agir ainsi. Elle ne le connaissait pas tant que ça - on pouvait même dire pas du tout. Néanmoins, il avait toujours montré un calme olympien à l'école et n'avait jamais dépassé les lignes. Bien que cette histoire semblait terminée, cela avait réveillé des braises de sa curiosité. Si l'occasion se présentait à l'avenir, peut-être qu'elle oserait lui poser la question.

Émeline releva son visage vers sa voisine de table et acquiesça aimablement à sa question.

- Oui, les fameux, répondit-elle avec un brin d'humour.

Comparée au début du repas, l'adolescente était plus ouverte à l'idée de discuter. Était-ce le fait que toute cette violence l'avait, en quelque sorte, réveillée ? Ou simplement parce que son interlocutrice paraissait assez agréable pour qu'elle prenne la peine de faire l'effort ? Qu'importait pour le moment.

- Vous avez fait vos études à Poudlard, vous aussi ? lança-t-elle à la suite.

Une questions aux allures un peu enfantine, mais qui lui permettait de recentrer l'attention sur la sorcière. Parlait, ça pouvait passer. Par contre, étaler sa vie, un peu moins. Elle préférait garder le contrôle sur la discussion pour qu'elle ne puisse pas déraper vers des sujets qu'elle voulait éviter.

Maintenant qu'elle n'avait plus sa tête baissée vers son assiette, elle avait tout le loisir d'observer l'adulte. En premier lieu, Émeline la trouva magnifique. Elle possédait une beauté qui, pensa l'adolescente, pouvait couper le souffle à bon nombre de monde. Au delà de ses jolis traits, quelque chose en cette sorcière lui rappelait quelque chose. Un moment dont elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Au fond d'elle, la Serdaigle était persuadée de l'avoir déjà croisé.

- Vous me dîtes quelque chose, avoua-t-elle, posément. J'ai l'impression de vous avoir déjà vu, mais je ne sais plus où...

(454 mots)
@Layana Greenwell Emi est allée acheter son chat à la ménagerie vers août 2050. Je dois faire l'OS, mais elle aura croisé Layana pour l'achat ^^

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1 févr. 2026, 10:50
Bal Table f. | Sagittaire
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L'orage bref et soudain dans les yeux d'Aelle ne lui a pas échappé, mais cette fois, elle est trop mal pour se fustiger à propos des émotions d'autrui. Chaque seconde de plus ici est une torture. Elle regarde, toujours secouée de violents frissons inutiles, Aelle se déplier elle aussi. Il lui est néanmoins impossible de l'aider. Si elle se penche maintenant, si elle tire son corps vers le haut, elle se briserait certainement en petits morceaux. Quelque chose que le soulagement de l'entendre manque bien de faire. Merlin et tous les fondateurs, merci. Elle hoche la tête et se met en marche. Est-ce que c'est la neige sous ses talons, ou est-ce que c'est l'absence de sang dans ses membres inférieurs ? Elle a l'impression qu'on a jeté un sort d'amollissement sur la plante de ses pieds.

« Je dois danser avec Alice »

La phrase met longtemps à imprimer. Si longtemps que la seconde arrive à franchir la barrière brumeuse de son cerveau en premier. Elle cligne des yeux comme une chouette. Aelle s'est arrêté juste avant l'entrée. Elle sent le déplacement de la masse d'air attirée vers l'intérieur sur sa peau. Est-ce qu'elles ne pourraient pas la suivre ?

Elle la regarde, l'autre qui claque des dents. Écarquille les yeux. Danser. Alice. Avec elle.

« Q-quand tu auras d-dansé avec… », confirme Aelle. Oui oui, danser. « Enfin, a-après. ». Cette pause...

Elle se met à glousser et n'y tenant plus, rompt le contact visuel et glisse son coude derrière celui d'Aelle, la tire vers la félicité du passage. C'est comme rentrer dans un sauna. Comme cet instant devant un âtre avant de lancer la poudre de cheminette. Elle continue à glousser de soulagement, puis se tourne à nouveau vers les intenses yeux bruns qui semblent attendre sa réponse avant tant d'attention. Elle se calme, plonge loin dans ses prunelles. Un long sourire se forme sur ses lèvres qui se sont enfin détendues.

"Quand j'aurais dansé avec mon amoureux" – elle hausse un sourcil entendu, l'air d'avoir bien compris ce qui n'a pas été dit – "nous danserons !". Vraiment, parfois, Aelle se complique vraiment la vie. "Même plusieurs fois dans la soirée si tu veux", ajoute t-elle avant de la tirer à nouveau à travers le passage.

"Mais d'abord, on mange. S'il en reste, je n'ai pas la moindre idée de l'heure qu'il est."

Elle se fige juste à l'entrée de la salle. Leur table est toujours là, au fond. Bien dépeuplée, mais à son grand soulagement le bal n'a pas encore commencé, elles devraient pouvoir se sustenter. La chaleur est presque insoutenable. Est-ce qu'elles allaient devenir rouges comme des écrevisses ? Elle jette un regard interrogateur sur leurs bras liés. Elles pourraient prendre une pose plus conventionnelle – si on pouvait appeler cela conventionnel quand deux dames s'y prêtent dans le Bal du Consilium – ou se séparer. Ou encore rester bras-dessus bras-dessous comme deux enfants. Herminie s'est permis de céder à sa nature tactile avec les gens qu'elle aime, mais ce n'est pas vraiment le genre d'Aelle.
Herminie retourne à l'orée de la salle avec @Aelle Bristyle. Elles vont se diriger vers leur table..
Interactions avec Herminie, dans l'ordre chronologique :
Gryffs 1 - Herminie 1 - Gryffs 2 - Herminie 2 - Alienor Delphillia - Herminie 3 - Table f. | Sagittaire : Herminie 1 - Table f. | Sagittaire : diverses interventions - Table f. | Sagittaire : Herminie 2 - Table f. | Sagittaire : Aelle Bristyle - Bal : Aelle Bristyle 1 - Herminie 4 - Aelle 2 - Herminie 5 - Aelle 3 - Table f. | Sagittaire : Herminie 3

Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
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2 févr. 2026, 15:01
Bal Table f. | Sagittaire
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Aelle - Minie - Aelle - Minie - Aelle


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La chaleur me frappe et m'enveloppe, elle fait monter le rouge à mes joues et envoie des fourmis réchauffer le bout de mes extrémités glacées. Une torpeur m'avale en même temps que la surprise me force à tourner la tête vers Herminie. Elle glousse. Elle glousse et son bras glisse sous le mien, son bras nu autour de mon bras paré de bleu nuit. Elle me tire après elle et je la laisse faire, elle m'emporte, Herminie Peers, son bras lié au mien comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle au monde. J'ai l'impression que mon mal de tête reflue. J'ai l'impression que je viens d'atterrir sur cette planète. J'ai l'impression que mon cœur cogne trop fort contre ma poitrine. Son bras ne veut pas lâcher le mien, je le sais car je le vois, je le regarde, puis je regarde le visage de Herminie traversé par un rire que je ne comprends pas et je prends conscience que c'est moi qu'elle tient, que c'est moi qu'elle emmène avec elle.

Cette constatation attendrit légèrement la baffe que me met le mot amoureux. Mais je ressens tout de même, parce que mon esprit invoque l'image de Sorrow, une décharge dans mon corps tout entier. Elle le dit en appuyant sur le mot, en arquant un sourcil et je comprends qu'elle se moque de moi. Je fais la moue, je détourne les yeux tout en me répétant qu'elle me tient par le bras donc je peux bien me foutre qu'elle ait un amoureux qu'elle appelle mon amoureux comme une enfant. Je me dis que si ça avait un autre que Sorrow, ça aurait été différent. Mais je sais que c'est faux. Je sais que ça ne l'aurait pas été. Je détesterai chacun des mecs qu'elle appellera mon amoureux.

Si elle n'avait pas enchainé aussitôt, j'aurais dit : « j'allais dire abruti, mais tu l'appelles bien comme tu veux ». À la place, elle confirme que nous danserons et fait voltiger mon cœur en même temps. Alors finalement je ne suis bonne qu'à papillonner des yeux vers elle et avancer en essayant de me souvenir comme mettre un pied devant l'autre. Son bras autour du mien me brûle. Je plie un peu plus le coude pour ne pas qu'elle se détache de moi. Mais je le fais en gardant mes yeux loin d'elle, l'air de rien, comme si je n'en avais pas conscience.

La vérité, c'est que ton bras, Herminie, il me retient ici et maintenant. Il m'empêche de partir trop loin, il retient mon sang de bouillir dans mes veines. Ton bras force mes muscles à rester détendus pour ne pas te faire peur. Parce que dès que nous pénétrons dans la salle de bal, j'ai l'impression que quelque chose se met à rugir à l'intérieur de moi. Mon regard fouille aussitôt la foule à sa recherche. J'ai désespérément envie de le trouver pour justifier que je me mette de nouveau en colère, pour donner une raison à ma voix de s'expulser de ma gorge, pour expliquer pourquoi j'attrape ma baguette. Mais ton bras autour du mien, il rend ma recherche moins viscérale. Parce que je sais que si je trouve ce petit con de MacTairdelbach, je devrais m'éloigner de toi et que ce moment prendra fin. Ce moment où je me dis que tu es là avec moi, pas avec Sorrow, mais avec moi. Alors j'arrête de fouiller la foule à la recherche d'une tête blonde dont j'ai envie d'exploser le crâne, je me concentre sur ma respiration et sur la chaleur de ta peau près de la mienne, sur ton regard impatient tourné vers les tables, sur ta faim qui te fait reléguer la danse au second plan. Tu as ton bras autour du mien et je vais t'emmener manger. Je n’espère qu’une chose : que mon regard ne croise pas celui contre qui mes nerfs, mes cellules, mon être entier réclament vengeance.

Je commence à me diriger vers notre table. Le temps que Herminie se décide à me suivre, mon bras tire un peu sur le sien et notre contact s'affirme. Je prends soin de ne pas la regarder mais je ne fais rien pour qu'elle se détache de moi. Quelque chose se relâche en moi lorsque j'aperçois notre table et que je n'y vois autour que les deux personnes qu'on y a laissé en partant. Je déglutis péniblement, prends une inspiration par le nez et :

« Les assiettes sont encore remplies, j'affirme d'une voix grave. Tu vas pouvoir manger. »

Notre table. Les résidus de poussière encore au sol. Il manque une chaise. J'aimerais être partout ailleurs. Pourtant je suis ici et je continue d'avancer, parce qu'ai promis une danse et que Herminie vient de m'en promettre d'autres.

Ce n'est qu'en arrivant tout proche que je remarque la présence de mon carnet à côté de mon assiette près de laquelle flotte le satellite-sans-nom. Mon cœur rate un battement. Je fronce les sourcils. Je l'avais complètement oublié. Je m'en veux une fraction de seconde. Puis après, c'est à lui que j'en veux. À lui. Je pince les lèvres et attrape d'un mouvement vif le carnet.

Je le serre entre mes doigts avant de me tourner vers Herminie. Vers son bras accroché au mien. J'ai froid quand elle l'enlève. J'enroule mon bras autour de mon ventre. Je me laisse tomber lourdement sur ma chaise. Quant aux personnes autour de la table ? Elles ne sont que silhouettes à l'orée de mon regard. Je me figure qu'elles vont parler. Faire des commentaires. Peut-être parler de ce qui est arrivé. La présence de Herminie sera-t-elle suffisante pour m'empêcher de leur dire de la fermer ?

« Whisky-pur-feu, » commandé-je en attrapant mon verre.

La première gorgée est salvatrice. Je plante mon coude sur la table, pose mon menton dans ma main et pose un regard morne sur ma lune qui flotte doucement.

Nous revoilà !
@Herminie Peers

24 févr. 2026, 22:02
Bal Table f. | Sagittaire
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Elle sent le coude d'Aelle se resserrer autour du sien et la tirer vers la table. Très bien, ainsi, elles iront comme cela. Des soupirs gloussés s'échappent parfois de sa gorge brulante, parce qu'elle repense à cet échange amusant, et parce qu'elle se visualise lever le menton et s'avancer au bras de sa camarade d'un air guindé.

"Formidable" – elle en gémit presque. Ses yeux reviennent sans cesse vers son assiette miraculeusement épargnée, mais elle ne fait aucun commentaire devant les traces de la rixe. Aelle fait de même, elle ne ralentit même pas, ce qui génère une bouffée de fierté chez elle. Arrivées à destination, la brune tend soudain une main leste vers un objet posé à table dans un mouvement qui provoque un léger déséquilibre. Herminie reconnaît, sourcils haussés, le carnet qui ne quitte pas Aelle. Elle n'est pas étonnée de la réaction de cette dernière. Intuitivement, elle a compris la fonction de l'objet. Elle aussi se sentirait nue si elle venait à égarer le sien dans un lieu public. Ce n'est pas tant un journal intime, mais un recueil d'idées et de projets, qui ne peuvent en quitter les pages pour s'aventurer dans le monde qu'après une bonne maturation.

Alors, elle sourit aimablement, puis après un temps suspendu, détache son bras pour s'asseoir sur sa chaise. Il est temps. Elle crispe ses ongles sur la peau de ses cuisses à travers sa robe, combattant la démangeaison du dégel qu'elle ne manque jamais de ressentir après un long moment dans le froid. Seule, elle aurait gratté la chair jusqu'à ce qu'elle devienne rouge vif.

La commande de sa voisine lui fait lever le nez de ses problématiques corporelles. Elle observe l'air de la sorcière quand elle peut déguster la première gorgée de l'alcool fort. Gryffs aussi, aime commander ce genre de chose. Mais elle n'est pas sûre que la comparaison plairait à Aelle. "Hot apple cider ?", tente t-elle pour sa part. La boisson irlandaise, rare concession alcoolisée, apparaît, dégageant immédiatement volutes de vapeur épicée et condensation sur le verre. Rarement elle ne lui a parut si bonne. Fermant un instant les yeux de contentement, elle sent sa chaleur se dérouler à l'intérieur de son corps, chassant les derniers vestiges du gel. Merveilleux.

Elle prend une seconde gorgée en silence, jetant un regard vers le reste de la table, puis un autre vers Aelle, hésitante. Elle n'a pas envie qu'on se mêle de leurs affaires pour encore un moment. Ensuite, elle attrape sa fourchette à poissons pour attaquer son pudding au saumon qui vient d'apparaître. Lui aussi, bien que très frais, a une saveur divine. Elle l'entame sérieusement assez rapidement.

"Alors comme ça... Tu dois danser avec Alice ?", demande t-elle à voix basse, curieuse, cherchant dans les prunelles de son vis à vis une once de réponse. Sans penser une seule seconde que ça pouvait être une autre Alice que la Alice, elle fouille dans sa mémoire. Il y a longtemps, elle avait assisté à un duel de Conwell – voilà longtemps qu'elle n'avait pas pensé à ce sombre personnage – et elle était assise au milieu d'un duo avec Alice, et d'un autre avec Aelle. Mais il n'y avait pas eu d'interactions particulière entre les deux, enfin il lui semblait.
Herminie est à table avec @Aelle Bristyle et fait preuve de curiosité à propos d'une information lâchée en passant.
Interactions avec Herminie, dans l'ordre chronologique :
Gryffs 1 - Herminie 1 - Gryffs 2 - Herminie 2 - Alienor Delphillia - Herminie 3 - Table f. | Sagittaire : Herminie 1 - Table f. | Sagittaire : diverses interventions - Table f. | Sagittaire : Herminie 2 - Table f. | Sagittaire : Aelle Bristyle - Bal : Aelle Bristyle 1 - Herminie 4 - Bal : Aelle 2 - Herminie 5 - Bal : Aelle 3 - Table f. | Sagittaire : Herminie 3 - Table f. | Sagittaire : Aelle 2 - Table f. | Sagittaire : Herminie 4

Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000

2 mars 2026, 11:37
Bal Table f. | Sagittaire
Je ne supporte pas le fait que cette lune n'ait toujours pas de nom. Non... Ce que je ne supporte pas, c'est le fait de ne plus avoir envie de trouver son nom. Ce MacTairdelbach a annihilé mon envie de savoir pour la remplacer par des choses plus désagréables et surtout plus inutiles. Pour cela, je le hais profondément. La seule chose qui parvient à m'arracher à mes mornes pensées et surtout à ma triste observation de ce grisâtre satellite sans nom, c'est la voix familière et réconfortante de Herminie. Je coule un regard dans sa direction. Quelque chose se débloque en moi lorsque je la vois entourer de ses mains son verre duquel s'élèvent des volutes de vapeur et respirer son odeur. Je la connais suffisamment maintenant pour savoir qu'elle en apprécie la chaleur et que cela doit lui faire du bien après le long moment passé à l'extérieur. Sent-elle encore le froid la picorer ? De mon côté, je ne sens plus rien. Je ne sens rien, je ne sens pas mon corps. Peut-être parce que je m'en fiche de lui. La seule chose que je sens, c'est la brûlure dans ma gorge à cause de l'alcool et je l'approfondie en buvant une nouvelle gorgée.

Machinalement, en voyant Herminie attraper sa fourchette et se mettre à manger, j'attrape également la sienne. Je n'ai pas faim, pourtant, mais nous sommes ici pour cela, n'est-ce pas ? Et ça éloignera mes pensées du gouffre obscure dans lequel elles ont envie de sombrer. Apparaît dans mon assiette la même chose que dans celle de ma voisine. Du saumon. Je joue avec les morceaux, je déplace la nourriture dans l'assiette, je la retourne, j'en prends sur ma fourchette sans jamais mener celle-ci jusqu'à ma bouche. Je me contente d'occuper mes mains, mais je ne mange rien.

L'intervention de Herminie, et le prénom Alice dans sa bouche, me fait me redresser assez soudainement. Je tourne les yeux vers elle et soulève enfin ma tête de ma main sur laquelle elle était appuyée. Je pose sur la table le bras qui la soutenait et fouille les yeux de Herminie à la recherche de réponses à des questions que je n'ai même pas conscience de vouloir poser.

« Oui, commencé-je prudemment. Je dois danser avec elle. »

Et cette idée m'emplit d'un sentiment sur lequel il est difficile de mettre des mots. Je me souviens du plaisir de l'avoir croisée, tout à l'heure, mais j'ai l'impression que cet événement s'est déroulé il y a une éternité. Comme s'il m'était impossible, désormais, de retrouver le plaisir simple d'une discussion avec cette fille qui m'est familière, et plus encore le bonheur décalé et étonnant de la perspective d'une danse avec elle. Se pourrait-il que mes émotions et ma mauvaise humeur me privent définitivement de la beauté qu'aurait dû être cette danse ? Ou y a-t-il une chance que, comme lorsque je regarde Herminie, mon humeur s'améliore lorsque j'aurais le droit de la saisir par les épaules pour me lancer dans un simulacre de danse avec Alice, tout à l'heure ? Je n'ai pas la réponse à ces questions.

« En fait, elle m'a réservé sa quatrième danse après que je lui ai dit que je danserai avec elle ce soir, » informé-je comme si c'était absolument important que j'ajoute ce détail.

J'arrache mes yeux du visage de Herminie pour le baisser sur mon assiette. Je me demande pourquoi elle m'a posé cette question et pourquoi la réponse pourrait l'intéresser. Après tout, cette fille-là n'est pas du genre à être dérangée que je partage mon temps avec d'autres, je le sais. Par contre, Alice... Un bref sourire apparaît sur mes lèvres, si discret que l'on pourrait croire l'avoir rêvé. Alice, elle, pourrait me faire une réflexion si elle me voyait aux bras de Herminie. La prochaine fois dans son domaine en Écosse, peut-être me dira-t-elle de sa voix aux accents bourgeois que je trouverais ridicule chez n'importe qui d'autre : « Il me semble t'avoir vue profiter pleinement de la piste de danse, lors du bal du Nouvel An » et je comprendrais ce qu'elle veut vraiment dire dire. En réponse, je pourrais faire une réplique sur son fiancé qui couperait toutes ses tentatives de s'amuser de moi ou de me demander des comptes.

Ma fourchette retrouve son jeu préféré et soulève du pudding au saumon sans jamais en tracter le moindre morceau jusqu'à ma bouche. Je relève la tête pour lancer un regard en coin à Herminie.

« C'est si étonnant ? » demandé-je à mi-voix de ce ton qu'elle me connait pour souvent l'emprunter quand nous travaillons ensemble, quand je la mets au défi de dire quelque chose d'inapproprié ou d'audacieux qui m'arracherait un sourire.

Aelle répond à la question de @Herminie Peers dont la présence l'aide à s'éloigner de ses sombres pensées.
@Alice Sangblanc, il est question de ta chère protégée.