27 mai 2025, 23:43
Cours RP - 3e année - 2049-2050.
Au début de l'année, et même avant la rentrée, lorsque j'ai choisi ma filière, je ne pensais pas apprécier les soins aux créatures magiques. Je me disais que ce serait une matière comme une autre, un peu comme le vol, qui serait aussi intéressante que parfois ennuyante et répétitive. J'étais persuadée que rien ne la démarquerait du reste et qu'elle serait, disons, banale. Simple et peu entrainante, parfois lassante, souvent monotone.

Au premier cours, je ne savais pas à quoi m'attendre. La course d'orientation ne m'a pas déplue, mais je ne l'ai pas non plus adorée. Et puis les semaines se sont enchainées, les séances de pratique sont arrivées et se sont faites régulières, à chaque thème ou animal étudié, et ça a été comme une révélation ; un éveil. Les soins aux créatures ne sont évidemment pas devenus ma matière préférée. Rien ne peut surpasser la divination ou les défenses contre les forces du mal, ni même la botanique. Mais je dois avouer que ce fut une agréable surprise, de me voir apprécier peu à peu le contact des animaux, qui jusqu'alors n'avaient réveillé en moi que de l'indifférence pure. Je me suis mise à attendre de plus en plus les séances en contact avec eux, ressentant comme un lien lorsque nous pouvions passer du temps à les observer, les caresser, parfois jouer avec eux. Une chaleur au fond de mon cœur, un sentiment nouveau que je n'avais jamais connu. Une sorte de réconfort et de moment où les autres ne comptent plus, et où seule moi et mon contact avec la créature importent.

Alors inutile de dire qu'aujourd'hui, la séance de pratique avec les botrucs, je l'ai beaucoup attendue. Trop attendue, même, que c'en devient ridicule. Mais depuis ma première année, et ce moment où Deryn m'a parlé, entre autres, de Tim, son propre botruc, ma curiosité envers ces créatures a été attisée et j'ai toujours voulu pouvoir entrer en contact avec eux, sans pour autant oser le faire de moi-même. J'ai suivi les cours sur eux avec plus d'attention que pour le reste de l'année, notant avec plus de précision et de soin les informations du professeur, les apprenant un peu plus précisément que je ne l'avais fait jusque là, allant même jusqu'à me renseigner à la bibliothèque.

Installée, comme à mon habitude, un peu en retrait du groupe, sur le côté pour pouvoir bien tout voir, que ce soit mes camarades qui passeront sur l'exercice ou l'arbre où sont cachés des botrucs, j'écoute les consignes données par Mr Dawson, bien décidée à ne pas passer la première. Et, comme par hasard, mais on finit par s'y habituer, d'une manière ou d'une autre, c'est Eileen qui se lance. Et, comme par hasard, elle réussit brillamment l'exercice, montrant une nouvelle fois à toute la classe son talent, son génie et sa perfection dans toutes les matières. Sa question, cependant, m'intéresse, car j'ai moi-même longtemps hésité à apprendre la langue des botrucs avant de faire d'autres choix. Et si on pouvait éviter de les tromper pour récupérer des branches, ce serait très utile.

Je lève les yeux au ciel lorsque Sharp réussit également l'exercice, souhaitant secrètement que l'une des créatures lui saute dessus pour lui crever les yeux. Tant pis, me dis-je, ce sera pour une autre fois. Peut-être à l'examen, qui sait ? Après tout, Mr Dawson a bien dit qu'il tombait souvent à ce moment-là. Puis c'est au tour de deux autres Poufsouffle, et enfin, juste avant moi, à celui de la vipère. Je ne peux m'empêcher de ricaner discrètement lorsque Campbell se fait piquer par le botruc. Voilà qui l'apprendra à ne pas respecter des créatures inoffensives qui n'ont pas demandé à ce qu'elle vole une brindille de leur arbre.

Je m'approche de la table posée près de l'entrée et vide un sachet de cloportes dans un bol vide, grimaçant légèrement face à ces insectes gigotants qui sont plus répugnants encore que le sortilège de crottes de nez. Puis, le bol dans une main, ma baguette dans l'autre, cachée dans les plis de ma jupe, je m'approche doucement de l'arbre, où le botruc plus malin que les autres a disparu. Un autre, cependant (ou peut-être est-ce le même), ne tarde pas à apparaître et, d'un geste lent et doux, je tends légèrement mon bras vers la branche où il est posé pour lui présenter mon bol de cloportes – auquel il ne peut, évidemment, pas résister. Et tandis qu'il se régale, appréciant ce festin qui a commencé quelques minutes plus tôt, lors du passage des autres élèves, je pointe ma baguette vers une branche éloignée de lui (mais pas trop non plus pour ne pas m'attirer les foudres d'un autre botruc caché dans les feuillages, on ne sait jamais), lance un Diffindo précis qui me permet de récolter une brindille ni trop grande, ni trop petite, facile à récupérer et qui ne devrait a priori alerter aucune créature. Je jette un dernier coup d'œil au botruc qui termine son bol de cloportes, imprimant cette image dans ma tête et, regrettant de ne pouvoir passer plus de temps avec lui, lui adresse un léger sourire avant d'aller présenter ma brindille au professeur, plutôt contente de moi.

Puis je me replace à ma position précédente, attendant que le reste de la classe s'essaye à l'exercice, l'observant avec cependant un peu moins d'attention que tout à l'heure, étant déjà passée et me fichant pas mal de la prestation de ceux qui restent, puisqu'elle ne me sert pas.
Ashley réussit plutôt bien l'exercice, en profite même pour observer un peu plus longtemps que nécessaire le botruc.

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant
28 mai 2025, 19:59
Cours RP - 3e année - 2049-2050.
Astrid n'était pas vraiment sûre de bien comprendre l'intérêt des Botrucs. Pas que la nature avait forcément besoin d'un intérêt -quoique?- mais... Bon. Prenez un dragon. Un dragon, c'est grand, ça fait peur, ça fait rêver. Une licorne, c'est gracieux, c'est un symbole incontesté des contes de fée. Mais un Botruc? Ça ressemblait à une brindille! Et en plus c'était agressif, elle en avait pour preuve son premier examen de Défense contre les Forces du Mal. Alors, certes, ils pouvaient aider à ouvrir des portes. Mais on n'était pas censé devoir ouvrir des portes sans avoir la clé. Et, dans le pire des cas, on pouvait toujours lancer un Alohomora.

Tout ça pour dire qu'Astrid ne savait pas vraiment pourquoi et comment les Botrucs en étaient arrivé à exister. Mais bon. Le fait est qu'ils existaient, et étaient au programme de sa troisième année. Donc elle était là, un peu sceptique certes, mais aussi curieuse de voir en quoi allait consister ce cours pratique.

Debout à côté de ses camarades, elle écouta son ancien Directeur de Maison présenter l'exercice du jour. Elle écarquilla légèrement les yeux quand il évoqua ses critères de réussite. Réussite? Ils étaient notés? Il avait prévu un contrôle surprise? Elle tourna la tête vers ses voisins, essayant de percevoir leur réaction. Mais l'adulte reprit rapidement la parole, et elle cessa son inspection visuelle. De toute façon, elle avait bien appris ses cours, comme d'habitude. Il n'y avait pas de raisons de stresser, noté ou pas noté. N'est-ce pas? Sauf s'il lui en voulait encore pour février. Elle ne le pensait pas du genre à noter partialement ses élèves. Mais elle ne le pensait pas non plus du genre à abandonner Serdaigle, jusqu'à cette rentrée.

Elle grimaça à cette pensée. Elle ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était peut-être de sa faute. Après Miss Lydon, voilà que c'était lui qui partait. Même si, lui, ne quittait pas l'école. Était-ce parce qu'elle avait préféré le Quidditch à son badge de préfète? Parce qu'elle l'avait déçu, en le poussant à lui imposer ce choix? Elle détourna le regard en plissant le nez. Ce n'était pas le moment! Ni maintenant, ni jamais d'ailleurs. Elle n'aurait qu'à se concentrer sur ses cours, et c'est tout.

Donc, les Botrucs. Mentalement, tandis que les premiers se précipitaient pour passer, elle récapitula ce qu'ils avaient appris de ces bouts de bois conscients. Son regard se posa sur les bols mis à leur disposition. Première étape: détourner l'attention des gardiens de l'arbre. Elle ne l'avait jamais mis en pratique, mais il lui semblait se souvenir du protocole en entier.

La question d'Eileen la fit sortir de ses pensées. Elle fronça les sourcils. Si on pouvait leur expliquer? Mais enfin, c'était des brindilles! Bon, elles avaient à priori un langage, donc peut-être des brindilles assez intelligentes pour comprendre. D'accord. Mais tout de même: elles gardaient leurs arbres farouchement. Comme si un sourire et un "s'il te plaît" pouvait suffire à les faire accepter qu'on abîme leur précieux trésor végétal. C'était absurde! Comme si on lui demandait avec toute la diplomatie du monde de prendre un bras de Kanill. Même pas en rêve! Jamais, au grand jamais! Son doudou, c'était sacré! Sûrement aussi sacré que les arbres pour les Botrucs.

Et elle n'était visiblement pas la seule à le penser, vu les quelques mots qu'elle perçut du côté de Lukas. Elle fit la moue, sa tête se penchant légèrement vers la gauche. Non. Définitivement pas convaincue par l'idée de sa camarade de maison.

L'Islandaise haussa les épaules, et ramena son attention sur la cible de l'exercice. Donc, la diversion. Ensuite seulement on pouvait récupérer la branche voulue. Sinon ça risquait de finir en examen de Défense contre les Forces du Mal - le retour. Et elle n'avait absolument aucune envie de revivre ça. Quelques autres élèves passèrent à leur tour, optant tous pour les cloportes. Ce qui dit douter la Serdaigle.

S'était-elle trompée dans ses notes? Ou imitaient-ils tous Eileen? D'ailleurs, est-ce que les brindilles risquaient de se lasser de la même friandise en boucle? En tout cas, elle, ça finirait indéniablement par la rebuter. Mais Atlas, lui, ne semblait jamais las de ses graines et biscottes. Peut-être que c'était une réaction typiquement humaine, l'envie de changements? Et puis... c'était des brindilles. Oui, elle se le répétait beaucoup mais... enfin des brindilles!

Où en était-elle déjà? Oh. Bien sûr. L'exercice. Et ses notes de cours. Elle fit jouer ses doigts sur le manche de sa baguette. Est-ce qu'elle se faisait confiance? Est-ce qu'elle jouait la sécurité maximale? Comme les autres s'en étaient sortis avec les cloportes...

Non, elle était sûre d'elle. Enfin presque. Et puis ce n'était qu'un exercice, non? Elle finit par s'avancer pour passer à son tour. Concentrée, elle hésita quelques secondes supplémentaires devant les bols. Finalement, elle en prit un vide, et y mit quelques œufs de fées. Elle s'approcha d'un des arbres, et commença à tracer un chemin digne du Petit Poucet avec des œufs. Du Botruc jusqu'au bol.

Elle attendit que la créature arrive au bol "d'abondance", s'efforçant de ne pas montrer son impatience, et y soit bien occupée. Mine de rien, c'était lent, un Botruc, quand ça le voulait! Ou c'était elle qui voulait en finir au plus vite? C'est qu'ils avaient étudié plus intéressant que ces créatures depuis le début de l'année (et où était son dragon? Hm?)

Elle verrait plus tard: la créature s'était enfin mise à se servir dans le bol. Prudemment, Astrid contourna alors le gourmand, avant de découper une branche sur l'arbre grâce à un sort maîtrisé. Pas trop grande -qu'est-ce qu'elle pourrait bien en faire après de toute façon?- mais pas trop petite non plus. Une branche de type "jeux d'enfant". Elle espérait juste que cela suffirait à son professeur, vers qui elle tourna la tête en s'éloignant du lieu du crime.

Des questions lui traversèrent, évidemment, l'esprit, et elle entrouvrit la bouche... mais elle les retint au dernier moment. Elle détourna le regard. Elle ne voulait pas lui demander. Elle rejoignit ses camarades, et fixa sa branche en silence. Est-ce qu'elle pouvait en faire quelque chose? Si elle gravait des runes dessus, peut-être? Bah. Ce n'était qu'une branche. Même pas droite en plus. Rien de bien fou. Elle pourrait en trouver d'autres, si elle en voulait vraiment. Ou trouver beaucoup mieux au Club d'Artisanat Magique.
Astrid se prête à l'exercice en silence (ouais à priori elle a l'air d'en être capable!)

Quatrième année RP - Ex-Préfète RP (01.09.2049 - 01.03.2050)
#873636 | | | | Marraine-origami
29 mai 2025, 20:20
Cours RP - 3e année - 2049-2050.
Si Ernest se réjouissait toujours d’aller en cours de Soins aux créatures magiques, ce n’était pas pour autant qu’il s’y précipitait. Depuis son arrivée à Poudlard, il appréhendait la zone réservée aux créatures magiques avec beaucoup de calme et de retenue. Un respect presque religieux. La classe du Pr Dawson venant juste après une heure de botanique, l’adolescent quittait un sanctuaire pour en rejoindre un autre. Il se glissait d’une bulle à l’autre.

Très introverti, Ernest restait toujours en léger retrait. C’était aussi une manière pour lui de ralentir le temps. De profiter de chaque instant. Une habitude qui ne changerait probablement jamais même s’il se sentait un peu moins étranger aux gens qui l’entouraient. L’adolescent observait les pots légèrement troublé. S’il avait souvent observé les botrucs sans jamais les déranger, c’était dans leur habitat naturel. Dans les grands arbres qui longeaient la zone de SaCM.

Même si les côtoyait toujours de loin, le petit brun était capable de reconnaître certains d’entre eux et de distinguer les différents spécimens : celui qui claquait ses branches (ses pattes ?) toujours un peu trop vite, celui qui restait près de la mangeoire plus longtemps que les autres ou encore celui qu’Eileen avait déjà approché. Les Botrucs avaient leur propre hiérarchie sociale. En cela, il n’était pas très différents des adolescents qui peuplaient le château.

En cours de SaCM, tout comme en cours de Botanique, le jeune Serpentard se sentait moins en décalage. Presque plus à l’aise. Il se tenait là, quelque part en bordure du monde des créatures, en périphérie du monde des hommes. Sur cette frontière intangible qu’il rêvait de franchir. Et parfois, il y glissait un pied sans trop s’en rendre compte. Parfois, sa sensibilité se superposait à ce monde du vivant et entrait en résonance avec lui. Tout comme sa magie. Alors, il n’était plus qu’intuitions.

Ernest observa ses camarades de classe passer mais sans vraiment les regarder. C’était les Botrucs qui étaient au centre de son attention. Son regard avait changé de camp. Les rôles s’étaient inversés : ce n’étaient plus les élèves qui étudiaient les Botrucs, mais les Botrucs qui semblaient les sonder du haut de leurs brindilles nerveuses. Du moins, c’est de cette manière que le voyait le gamin.

Si les travaux pratiques et les mises en situation l'enthousiasmait toujours, Ernest ne pouvait s’empêcher de ressentir un certain malaise. Ces arbres étaient vraiment très petits. Des arbres en pots. Des modèles réduits. Transportés. Et ça déracinait son attention. Fallait-il vraiment que chaque élève en coupe une branche ? Pourquoi, exactement ? Et à quel prix ? Celui d’y ajouter une blessure supplémentaire ? À cet instant, ses émotions étaient probablement en accord avec celles des Botrucs et leur instinct territorial.

Finalement son tour arriva. Bon dernier, le garçon ne chercha pas à se presser. Il s’approcha des boutures avec diligence. Pour la toute première fois, Ernest ne s’inquiétait pas de réussir ou de rater. Il ne cherchait pas à duper ni à couper mais à communiquer. Il décida d’utiliser un sortilège non pas pour tailler la branche mais pour faire léviter quelques cloportes en direction des créatures. Comme une offrande. Une manière de se présenter. Il observa minutieusement leur comportement : la tension dans leurs membres à l'affût, les regards perçants, les postures d’alerte.

Il ne savait pas si les Botrucs étaient capables de le reconnaître. Il ne s’approchait jamais si près d’eux. Mais il savait qu’ils sentaient sa présence à chaque visite. Ernest s’agenouilla sur le sol, abaissant volontairement sa stature. Il n’était pas si grand mais face à un Botruc, il se sentait être un géant. Un Troll. Le garçon laissa son corps parler à la place de sa voix. Tout comme il l’avait l’habitude de le faire avec les moineaux de Kensington Gardens, les chaudes soirées d’été.

Mentalement, il se demande à nouveau : créature ou plante ? Ils ressemblaient un peu à des phasmes. Mais avec quelque chose en plus. Quelque chose de ligneux. Une magie végétale, naturelle. Les Botrucs étaient-ils capables de communiquer avec les arbres dont ils étaient les gardiens ? Et si on apprenait à parler aux botrucs, serait-il alors possible de communiquer avec les arbres par leur intermédiaire ?

Et qu’est-ce qui les reliait réellement à leur arbre ? Est-ce que c’était un simple instinct ? Ou peut-être qu’il y avait plus que ça ? De la magie ? Et peut-être même… de l’amour ? Lui revenait à l’esprit les conversations avec Eileen sur son apprentissage, sur ses progrès. Ça le fascinait. Mais il avait fallu choisir. Et dans les commentaires de son ami, il ne pouvait s’empêcher de faire des liens avec la langue des Trolls et des Mandragores qu’il apprenait lui-même. Pas seulement des langues vivantes. Des langages du vivant.

Et s’il y avait un lien entre tout ça ? Un fil invisible sur lequel tirer ? Quelque chose qu’il ne comprenait pas mais qu’il pouvait ressentir. Ernest se sentait plus proche des créatures que des autres élèves. Pas par rejet. Mais parce qu’il avait une sensibilité différente au monde qui l’entourait. Et peut-être que les Botrucs le sentaient car l’un deux - probablement un peu plus aventureux que les autres - fini par s’approcher pour venir manger les oeufs de fée directement dans sa main. Le petit brun resta immobile mais un léger sourire étira le coin de ses lèvres. La créature continua son exploration et entama une ascension jusqu’à sa tignasse. Il y aurait là de quoi faire un joli nid.

Le gamin grimaça en sentant les griffes acérées de la créature s’enfoncer un peu dans la peau de son cuir chevelu. Le petit envahisseur dû sentir la tension provoquée car il desserra immédiatement son emprise. Pour Ernest, c’était plus que ce qu’il avait jamais osé espérer. Il s’était toujours tenu à bonne distance. Nourrir un Botruc sur son crâne, c’était un vrai échange. Et pour ça, il était extrêmement reconnaissant. À la fin du cours, il se retira doucement. Assumer les échecs, ce n’était pas son fort. Mais était-ce vraiment un échec ?

“Euh… désolé, Professeur, je… j’ai pas de branche… je… j’préférais rien prendre… C'était un super cours, merci.”

Le petit brun quitta l’espace, étonnamment calme. Presque habité par l’expérience. Aujourd’hui, il n’avait pas coché toutes les cases. Mais ce n’était pas grave. Il n’avait rien prouvé, juste tenté de comprendre. Et pour une fois, ça lui suffisait.
Ernest utilise un sort de lévitation pour offrir des cloportes à un Botruc au lieu de couper une branche. Il s’agenouille, gagne sa confiance, et repart sans rien prendre.
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
29 mai 2025, 20:38
Cours RP - 3e année - 2049-2050.
L'exercice est assez simple ! Cool alors ! Des Botrucs, J'ADOOOORE les botrucs ! J'ai choisi leur langue parce que les baguettes c'est fascinant, mais j'aurais jamais pensé pouvoir un jour atteindre un tel niveau dans cette langue. Moi qui avait toujours été nul pour apprendre une autre langue que la mienne, c'est tellement satisfaisant d'enfin moins galérer pour communiquer avec ces créatures. Donc, ne pas être blessé, ni blesser, ça c'est évident, la base !

J'entrouvre mes lèvres pour répondre à ce que je pense être sa question, avant de comprendre qu'il ne fallait pas répondre ! Enfin, peut-être que si ? Je regarde à droite et à gauche, et comme je ne vois absolument personne s'y essayer, je me dis que l'exercice prime... J'observe mes camarades passer, et hochant fortement la tête à la question d'Eileen, je décide de m'y essayer ! Après tout, c'est vrai que ça fait du sens non ?

"Coucouuuu toiiiiii !! Oh oui, t'es trop mignon ! Euh, klklklklk ? Krkkrkrlllrk ? Ah ! Mais kllkelkleklk ? NOOON ? Attends, j'te jure que kllkelekkel ! Oh ? C'est comme ça alors... Et en échange de klalkkaokoa ? Pfff, eh t'es vachement sévère en affaires toi tu sais ?!"

Il voulait TOUT le bol ??? Bon, ça allait être un peu compliqué... Peut-être que je peux essayer de faire un petit mélange ? Un peu de ci, un peu de ça...

"Allez, tiens ! On est toujours ok hein ? Ah ? Celle-là ? Tu préfères ? Cool mec !"

La petite créature se délectant du mélange que je lui avais concocté, en échange de la branche qu'il me désigne. Dans la réalité, est-ce que je ne profite pas du fait qu'il soit en train de se goinfrer pour briser la branche d'un souple coup de poignet ? Oui, peut-être ! Mais je pense que je comprends pourquoi il m'a désigné cette branche, elle est toute sèche et rabougrie... mais qu'importe, c'est un super cadeau !

J'adresse un regard compatissant et un sourire à @Lavinia W. Campbell, inquiet de l'avoir vu dans cet état avec la créature, avant de revenir vers le professeur, rougissant de bonheur.

"Héhé, mission accomplie m'sieur !"
Narcisse approuve Eileen, avant de s'essayer à l'exercice de la négociation avec le petit Botruc. En échange d'une énoooorme quantité de nourriture, l'échange semble se dérouler sans encombre... Véritable dialogue, ou habituelle méthode, seulement arrondie par la fraude de l'animal ?
1 juin 2025, 17:02
Cours RP - 3e année - 2049-2050.
Petite coquille sur la date du cours : le mercredi 20 avril tombant pendant les vacances scolaires, j'ai décalé au mercredi 27 avril. Désolé pour le dérangement !

@Eileen O'Brien : +5 PR — « Si, certainement ! » te répond Jae en ayant du mal à masquer son sourire en t'entendant proposer l'alternative du dialogue. Cela ressemble tellement à Eileen.

@Lukas Sharp : +5 PR — Parfait pour la pratique, Jae n'a rien à redire. Et heureusement qu'il était occupé à répondre à Eileen et ne t'as pas entendu te moquer.

@Elijah Cooper : +5 PR — Tout comme ton camarade, Jae est très content de ton passage et ne t'a pas entendu pouffer de rire. J'espère que le vieux professeur snob c'est pas Jae ! :rofl:

@Torin Marshall : +3 PR — Jae note bien les joues rouges de Torin, mais ne fait aucune remarque. Que ce soit avec l'aide de sa baguette ou à la main, l'objectif est atteint. Passe me réclamer les PR quand tu as une fiche ! :cute:

@Lavinia W. Campbell : -5 PR — Jae est clairement mécontent de ton comportement envers le Botruc. Il s'était d'ailleurs approché, prêt à intervenir. Heureusement pour toi, tu t'arrêtes toi même avant de proférer des menaces qu'il n'aurait pas permis et récupère la branche avant de faire demi-tour. Tu n'échappes pas au regard noir du professeur alors que tu rejoins tes camarades.

@Ashley Houston : +5 PR — Parfait, Jae est très content de ton passage et n'a rien a redire sur ton comportement. Discrète, mais au moins tu ne fais pas de vague.

@Astrid Keaty : +5 PR — Si Jae nota une différence dans le comportement d'Astrid ce jour-là, il ne fit aucune remarque, approuvant simplement son passage en lui adressant un sourire. La jeune fille viendrait lui parler ultérieurement si elle en ressentait l'envie ou alors il essayerait de l'interpeller au détour d'un couloir ces prochains jours si cela ne s'améliorait pas.

@Ernest Stevens : +2 PR — Jae se tient prêt à réagir en voyant un bortruc grimpé sur Ernest. Un accident est si vite arrivé, heureusement, la petite créature laissa l'élève sans le défigurer. Jae plisse les lèvres aux excuses du garçon, il n'est pas vraiment fâché, plutôt déçu de devoir lui mettre une note faible, mais surtout, il tient à le prévenir. « Comme vous voudrez. Mais si vous refusez également à l'examen, vous aurez une mauvaise note. »

@Narcisse Brando : +4 PR — Jae fronce les sourcils en te voyant faire un mélange. Le Botruc n'est pas dupe et tri parmi l'ensemble pour trouver ses mets préférés. Le professeur hoche toutefois de la tête en te voyant revenir avec une branche.
Inutile de réclamer les PR, je vous ajoute ça dans la foulée :cute:

C'est terminé pour cette année. N'hésitez pas à venir dans ma volière avec ce que vous avez aimez / moins aimez / aimeriez mieux, ça m'aidera pour l'an prochain à savoir ce que je dois modifier ou non ! :cute:

Présent & disponible : pour RP et discuter (hibou/discord) • Sang pour Sang#12765D
hors-RP : tu peux me tutoyer sans souci !