Portree, Ecosse JPG PNJ Là où chante la Lune...

Pendant que Calianor réfléchissait en découvrant la thématique du second dessin-animé qu'elles visionnaient et qu'elle se rendait compte de la similitude avec sa situation, celui-ci arrivait presque à son terme.
Il devait rester plus ou moins une dizaine de minutes de visionnage quand son père demanda à Georges s'il restait beaucoup de temps avant la fin de cet épisode.
Elisabeth-Ann ne se doutait pas du tout qu'une telle similitude entre le film et la réalité fut possible et, elle continuait à regarder autant la télévision que les réactions de Calianor.
Pour elle, cette dernière n'avait certainement jamais vu ces deux films qu'elles venaient de regarder et, cela lui faisait plaisir de les lui faire découvrir.

Dans la salle-à-manger, les deux hommes se disaient qu'il était grand temps de préparer le souper car, ces deux films, mis bout à bout arrivaient pratiquement à deux heures trente de visionnage et, l'heure de table approchait à grands pas.
Cédric, en son nom et celui de sa fille, avait poliment refuser l'offre de Georges qui lui, bien qu'il appréciât la compagnie de ce nouvel interlocuteur et qu'il lui était reconnaissant de tout ce qu'il avait fait pour aider sa nièce, se trouva soulager de ne pas devoir bâcler un premier repas en leur compagnie.
Il semblerait que ce papa craignait un peu les réactions qu'auraient les filles quand elles apprendraient qu'il avait refusé de rester pour le souper.
Mais, Georges comprenait très bien que ce Monsieur ait prévu des activités et sa soirée, lui aussi.
*Rencontrer une enfant blessée, la soigner et ensuite, la raccompagner chez elle et attendre qu'elle visionne avec votre propre fille deux longs métrages tout en organisant de futures rencontres avec des personnes qui lui étaient totalement inconnues la veille, c'est déjà pas mal comme entorse à son programme !*, se dit Georges, compréhensif.

Georges répondit à la question de Cédric après avoir situés, les dialogues qu'il entendait venir de la télévision :
"Je pense qu'il doit rester une dizaine de minutes de film.", lui dit-il en souriant et en compatissant car, lui aussi, devrait expliquer à Elisabeth-Ann pourquoi ils ne seraient pas restés plus longtemps.

Pendant ce temps-là, les filles regardaient la fin du film où, les fées libéraient Clochette qui s'était fait emprisonner par la petite fille qui ne voulait pourtant pas lui faire de mal, elle voulait juste la garder auprès d'elle pour lui tenir compagnie.
Tout finissait bien et, personne ne croyait l'enfant quand elle disait avoir vu une vraie fée !
Le générique s'enclencha et, Elisabeth-Ann voulu passer au suivant directement, sans pause mais, son oncle intervint :
"Cela fait bien assez de télévision pour aujourd'hui !", lui indiqua-t'il avant qu'elle ne presse sur "PLAY".
"Serait-il possible que tu coupes la télévision et que vous veniez nous rejoindre, toutes les deux ?", demanda-t-il aux deux enfants en parlant fermement mais très gentiment.

Un peu surprise, Elisabeth-Ann obéit sans rechigner et regarda son amie, commençant à comprendre qu'ils allaient s'en aller et qu'elle devrait lui dire "au revoir".
Elle n'en avait pas très envie, pas envie du tout même mais, elle était tellement habituée à ne pas rouspéter chez ses parents qu'elle n'allait pas le faire, ici, chez son oncle, qui lui permettait tout de même de faire énormément de choses qu'elle aime.
Elle se leva et attendit que Calianor fasse pareil pour aller rejoindre les deux hommes dans la salle-à-manger.
Elle avança lentement et se planta devant son oncle et dit :
"Qu'est-ce qu'il y a Mononcle ?
Tu as besoin de quelque chose ?
Ou c'est Monsieur Cédric qui a besoin de quelque chose ?
", ajouta-t'elle en tournant la tête vers le papa de Calianor.

A suivre


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Quand Cédric posa la question, il restait une dizaine de minutes au dessin animé.
Bon, dans ce cas, il pouvait bien les laisser le finir, mais après...
Les filles, elles, scotchés devant l'écran, se préparaient à un troisième volet quand l'oncle Georges demanda à Elisabeth-Ann de couper, et leur demanda de venir, toutes les deux.
* Qu'est-ce qu'on a fait ? * fut la première chose qui traversa l'esprit de Calianor.
Elle réfléchit très vite : elles n'avaient pas été particulièrement bruyantes, elles avaient bu et mangé proprement et sans excès, elles avaient été polies lui semblait-il... En bref, elles avaient été sages et n'avaient rien fait de mal.
C'était donc qu'ils devaient leur annoncer quelque chose. Mais quoi ?
L'estomac de Calianor se noua : et si l'oncle Georges avait compris qu'ils n'étaient pas exactement du même monde ? Qu'ils avaient un secret ? Peut-être avait-il convenu avec son père que tout cela était la première et la dernière fois ?
Elle se leva et suivit Elisabeth-Ann en direction de la grande table où se trouvaient les adultes, le pas lourd et l'air grave.
Le front plissé, la tête un peu inclinée, elle attendit la sentence.
Son amie demanda si l'un d'eux avait besoin de quelque chose.
* Oui, ils ont besoin qu'on comprenne qu'il est temps de se dire adieu... * pensa-t-elle.
Cédric voyait bien la mine tendue et déçue de sa fille.
* Elle sait qu'on s'en va,* se dit-il.
Toutefois, il s'attendait davantage à une mine boudeuse que... triste.
Quelque chose clochait... Mieux valait mettre les choses au clair tout de suite.
Alors il prit la parole :
- Il est bientôt l'heure du souper les filles. Calianor et moi devons rentrer à la maison où nous sommes attendus, tu comprends ? dit-il en tournant légèrement la tête vers Elisabeth-Ann. Mais ce n'est qu'un "au revoir". Nous avons discuté et on pourra s'organiser pour que vous vous revoyiez une prochaine fois.
Il vit immédiatement le visage de sa fille se détendre et son sourire réapparaître.
* Ah ! Ce n'était pas tant l'heure du départ qu'elle redoutait, mais le fait de ne pas pouvoir revenir en fait... * en conclut-il.
- Quand ? demanda aussitôt la fillette. Quand est-ce que je pourrai revenir ?

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Ce fut le papa de son amie qui prit la parole en annonçant qu'il était presque l'heure du souper et, qu'ils allaient donc s'en aller.
Pendant que la moue de Calianor se transformait en sourire, Elisabeth-Ann pris un air un peu boudeur et regardait son oncle comme pour lui demander d'arranger les choses mais, celui-ci ne dit rien.
Il l'observait et ne répliquait pas à ce que disait Cédric et, Elisabeth-Ann qui avait plutôt l'habitude que son oncle soit son allié, se sentait un peu désemparée de ne pas obtenir le soutien habituel.
Elle désirait tellement que sa nouvelle amie reste à ses côtés.
Mais, toujours, il se taisait et, les traits de son visage descendaient au fur et à mesure que les centièmes de secondes s'écoulaient.
Ensuite, le papa de Calianor tourna son visage vers elle et, il affirma qu'ils s'étaient arrangés pour qu'elles puissent se revoir !
Elisabeth-Ann ne savait plus comment réagir.
Bien sûr qu'elle en était très contente, c'était chouette qu'elles puissent à nouveau se revoir mais, il y avait là, maintenant !
Elle allait partir avec son papa et, elle se demandait quand elles pourraient se revoir !
Et là, à cet instant précis, pendant qu'elle se posait cette question, Calianor prit la parole pour demander à son père quand elle pourrait revenir.
Elisabeth-Ann croisa les bras, l'œil gauche un peu fermé, la bouche se déviant un peu sur la gauche également.
Elle les suspectait de ne pas dire toute la vérité et qu'elles sauraient, plus tard, qu'en fait, ils ne désiraient pas qu'elles se voient.
Georges, qui connaissait sa nièce, lui dit :
"Je vois bien que tu ne nous crois pas mais, je te promets que c'est la vérité, Elisabeth-Ann.
Nous avons promis de nous organiser pour que vous puissiez vous revoir et passer de bons moments d'amusement ensemble.
Mais, quand tu seras ici, bien sûr, pas quand tu seras chez maman et papa !
", lui dit-il en restant sérieux pour qu’elle ne pense pas qu'il prenait ses doutes à la légère.

En attendant que le papa de Calianor réponde à sa fille, Georges fit un petit signe à Elisabeth-Ann qui se rapprocha de lui et, il lui montra le morceau de papier qu'il tenait toujours à la main.
"Tu vois, nous avons une adresse pour écrire, un numéro de téléphone pour appeler même si ce n'est pas celui de Calianor.
C'est un numéro qui servira à prévenir de ce qu'il se passe quand elle sera avec nous !
", précisa-t-il.
"Maintenant, j'espère que tu nous crois !", conclu-t-il en souriant enfin, voyant les épaules de l'enfant s'abaisser un peu, ce qui témoignait d'un peu de relâchement.
Mais, l'enfant voulait aussi la réponse de Cédric à la question qu'elle se posait, la même que Calianor avait posée à son père et, elle le regardait, à présent et lui dit :
"C'est vrai, ça ! C'est quand qu'elle pourra revenir, Calianor, Monsieur Cédric ?"
La fillette accrochait son regard suppliant à celui du papa de Calianor, à la fois anxieuse et pleine d'espoir.

A suivre


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Il était temps de partir, d'accord, ça devait bien arriver.
Mais son père avait expliqué qu'ils s'étaient organisés pour qu'elles puissent se revoir.
Alors sa question était simple et spontanée : "quand?"
Alors qu'elle attendait la réponse, l'oncle Georges intervint, comme pour rassurer sa nièce.
Il lui promit que c'était la vérité, et pour appuyer ses affirmations, il lui montra un feuillet de papier sur laquelle Calianor reconnut l'écriture de son père.
Il lui dit qu'ils avaient une adresse pour écrire et un numéro pour appeler même si ce n'était pas le sien directement...
Quelle adresse et quel numéro son père avait-il donné ? se demanda-t-elle.
Certes, quand Elisabeth-Ann lui avait proposé de devenir sa correspondante tout à l'heure, elle avait compté sur le fait que son père trouverait une solution pour remédier à leur absence d'adresse postale aux yeux de la poste moldue.
Mais alors même qu'elle n'avait pas eu la possibilité de lui en parler seul à seule, il avait, de toute évidence, résolu le problème.
Cela la soulagea. Il assurait quand même !
Mais son amie, elle, semblait encore emplie de doutes.
Elle surenchérit en demandant à son tour au médicomage quand Calianor pourrait revenir.
Cédric entrouvrit la bouche, sans répondre immédiatement.
Il semblait réfléchir à la question.
- Eh bien, tout dépend déjà des jours où tu viendras chez ton oncle, et aussi de ton programme scolaire. Je ne sais pas si on saura déjà vous organiser une nouvelle journée durant ces vacances avant que tu ne retournes à l'école. Mais les vacances d'été suivront très vite au fond. Donc peut-être fin juin. En tout cas, on s'arrangera pour trouver une date avant le 14 juillet.
Il se tourna vers Georges pour lui expliquer :
- A partir du 13 ou 14 juillet, ma fille rejoint ses grands-parents dans le sud de la France et y reste un mois environ.
Il se doutait que les fillettes ne patienteraient pas jusqu'au retour de Calianor après le 15 août, ou alors, elles le leur feraient payer ! Il était donc souhaitable de leur organiser au moins une journée avant ce départ.
En plus, à partir du 1er septembre, Calianor ferait sa rentrée à Poudlard, ce qui la tiendrait à l'écart de sa nouvelle amie : pas de week-end en dehors de l'école et pas de sortie avant les vacances de Noël... Ouais, il fallait vraiment organiser ça rapidement...
- J'ai oublié de vous demander, reprit subitement Cédric à destination de Georges. Quand puis-je vous appeler sans risquer de trop vous déranger ?
Il ignorait les horaires de son hôte et ne voulaient pas risquer d'appeler dans le vide trop souvent, ou de le déranger s'il avait des occupations à domicile pour lesquelles il souhaitait le calme.

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Cédric envisageait que les filles se revoient fin juin, début juillet au maximum car, ensuite, Calianor partirait pour un mois, à Cassis, chez ses grands-parents.
Quand il expliqua à Georges qu'il préférerait qu'ils s'organisent pour qu'elles puissent se retrouver avant le départ de sa fille en vacances, l'oncle d'Elisabeth-Ann hocha la tête, compréhensif.
On voyait bien qu'il réfléchissait et écoutait les arguments de Cédric avec attention.

Le papa de la fillette rousse continua a parler en ajoutant une question à destination de Georges :
- Quand puis-je vous appeler sans risquer de trop vous déranger ?
Celui-ci n'eut pas à réfléchir pour répondre à cette question :
"Pour répondre à tout ce que vous avez dit, sachez qu'Elisabeth-Ann se trouve chez moi durant tous les week-ends et durant toutes les vacances scolaires également.", commença-t'il, se souvenant que Cédric avait fait allusion aux moments où Elisabeth-Ann se trouvait chez lui.
Il fallait absolument qu'il réponde à cette question avant de le faire pour la dernière s'il ne l'avait pas fait immédiatement, il aurait oublié d'aborder le sujet.
Il put ensuite répondre à la dernière question de Cédric :
"Pour me joindre, c'est assez simple, je travaille dans une usine à Sluggans, du lundi au vendredi.

J'ai toujours les mêmes horaires, vu que je m'occupe de la maintenance et de la logistique de leurs véhicules et, comme c'est moi qui organise le planning tournant des camions et des camionnettes, afin de pouvoir les tenir en ordre, je fais en sorte d'avoir un horaire qui me convient.

En semaine donc, je travaille de six heures du matin jusqu'à dix heures puis, je rentre chez moi !
Et je repars pour recommencer à dix-huit heures jusqu'à vingt-deux heures.
Je ne suis donc pas joignable disons, une demi-heure avant et après mes heures de travail, vu qu'il faut bien faire les trajets et être attentif à la route et aux quelques imprudents que l'on croise en chemin.
"
Georges marqua une pause et tendit le stylo à son interlocuteur au cas où, il voudrait noter quelques détails sur son papier.

"Je suis rarement joignable entre quatorze heures et seize heures car, j'ai gardé l'habitude de faire la sieste.", ajouta-t-il, les joues un peu rosies par cet aveu tout en éprouvant aucune gêne à ce propos.
Il n'avait tout simplement pas l'habitude d'en parler.
Puis, il reprit :
"Evidemment, quand ma nièce est avec moi, je suis aussi moins joignable !
Je préfère lui consacrer mon temps que de passer mon temps au téléphone.

Et puis, je pense qu'il vaut mieux que l'on se mette d'accord quand elles ne sont pas à nos côtés afin de ne pas les faire espérer quelque chose puis, leur annoncer que cela ne pourra pas avoir lieu.
", ajouta-t-il en regardant en coin les deux fillettes.
Elisabeth-Ann l'écoutait attentivement et prenait un air grave comme si elle-même parlait à la place de son oncle.
Cela fit apparaître un sourire très furtif sur ses lèvres mais, il reprit bien vite le contrôle et maîtrisa son amusement devant cette situation un peu comique.

Puis, il regarda Calianor et, son regard revint enfin sur Cédric à qui il dit :
"Je profite toujours de la matinée pour faire des courses, préparer le repas du soir, faire le ménage car, comme cela, je peux me restaurer avant de partir travailler le soir.
Je me couche très tard, c'est pour ça que j'aime faire la sieste.
N'hésitez pas, vous pouvez me joindre jusqu'à minuit, si l'on est en semaine, bien entendu.
Donc, le plus facile est de me joindre en semaine, entre dix heure trente et quatorze heure ou entre seize heure et dix-sept-heure trente, ça c'est pour la journée.
Et le soir, à partir de vingt-deux heure trente jusqu'à minuit.
", résuma-t-il à l'attention du papa de Calianor.

Ensuite, Georges regarda Cédric attentivement et ajouta :
"Ai-je répondu à votre question ?
Voyez-vous autre chose d'important à aborder avant votre départ ?
"
De son côté, Georges se demandait si lui-même avait des questions mais, il pensait qu'ils avaient déjà abordés énormément de sujets pour une première rencontre.

A suivre


680 mots

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L'oncle Georges lui expliqua que sa nièce passait tous les week-ends et les vacances scolaires chez lui.
* Ça nous laissera de la marge, * pensa le médicomage.
Ensuite, il détailla ses horaires et tendit le stylo à Cédric qui anota son papier des horaires de Georges et de ses préférences pour le contacter.
Vu qu'il devrait passer par le portable de Mrs Fraser, la tranche horaire de 22h30 - minuit était fort peu envisageable de son côté.
Mais le fait qu'il puisse appelé avant 14h ou après 16h serait bien pratique.
Il lui rendit le stylo.
- Merci. Oui oui vous avez répondu à mes questions, et pour ma part, je pense qu'on a traité tout ce qui devait l'être. Bon, eh bien nous allons vous laisser souper tranquillement. Cali...
- Je vais finir mon verre de jus de fruits, acquiesça-t-elle, le front baissé.
Et elle repartit, sans empressement, mais elle repartit.
Elle savait que lutter pour rester plus longtemps était inutile, pire : ce serait carrément contre-productif.
Alors elle regagna la petite table et vida ce qu'il restait dans les deux verres de jus.
Elle reposa les verres vides sur le plateau, s'essuya la bouche avec sa serviette et la replia.
Elle jeta un œil d'un air interrogateur pour savoir où elle pouvait la jeter.
De son côté, Cédric rangea le papier dans une poche et récupéra ses affaires.
Il leur fallait encore retourner jusque chez les McWorthy pour accéder à leur cheminée et emprunter le réseau.
Enfin ce n'était pas très loin d'ici...
- Je vous remercie pour votre accueil, dit-il à l'adresse de Georges. Nous nous recontactons prochainement donc. Et j'espère que dans les prochains jours, aucun signe contraire ne réapparaîtra au niveau de la cheville de votre nièce, ajouta-t-il encore en tendant la main pour saluer son hôte.

@Elisabeth-Ann Dryke
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(303 mots)

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Ayant certifié que Georges avait bien répondu à ses interrogations, Cédric avait lancé le signal du départ auprès de sa fille qui, en traînassant un peu, est allée finir ses jus de fruits, dans le salon, suivie de près par Elisabeth-Ann qui voulait passer le peu de temps qui lui restait avec sa nouvelle amie.
Quand elle eut fini ses deux verres et qu'elle se fut essuyée la bouche avec sa serviette, elle demanda, d'un regard où elle pouvait la jeter et, Elisabeth-Ann se saisit alors de la sienne, la plia comme Calianor venait de le faire avec la sienne, mis aussi ses verres sur le plateau et cala sa serviette entre les deux verres en faisant un sourire à Calianor.
C'était une bonne façon, pour son oncle, de transporter le tout dans la cuisine et de pouvoir, ensuite, se débarrasser des serviettes dans la poubelle de la cuisine et ce, sans que les serviettes aient souillés les aliments restants dans les petits plats disposés sur les plateaux.

Elisabeth-Ann s'adressa ensuite à son amie en ces mots :
"Je t'écrirai ! Dès demain que je le ferai !", lui dit-elle, les yeux brillants d'émotions retenues.
En effet, elle était à la fois très heureuse car, elles allaient pouvoir se revoir et s'écrire.
Mais, elle était aussi très triste de son départ même si elle savait que cela devait arriver, elle aurait voulu repousser ce moment.
Ce n'est pas à neuf ans que l'on est raisonnable, du moins, pas dans des circonstances similaires.
Elisabeth-Ann aurait tellement aimé qu'elle habite la maison juste à côté... qui se trouvait tout de même à plus de cinquante mètres de chez son oncle.
Ce que ça aurait été bien, si elles avaient été voisines !
"Vivement que tu reviennes !", ajouta-t-elle la voix tremblotante.

Dans la salle-à-manger, Cédric avait récupéré ses affaires et ranger le petit papier qui contenait les informations de contact de Georges, le remercia de son accueil et lui mentionna qu'ils se recontacteraient prochainement.
Il ajouta même qu'il espérait que la cheville d'Elisabeth-Ann ne referait pas des siennes dans les jours suivants.
Georges qui s'était levé, en même temps que Cédric, le remercia à son tour :
"Merci encore de vous être occupé de ma nièce, cela compte beaucoup pour moi !
Merci également de l'avoir raccompagnée jusqu'ici et d'avoir pris un peu de temps pour que nous fassions connaissance et pour que les enfants puissent profiter un peu plus longtemps de la présence l'une de l'autre.
", ajouta-t-il.
"J'attendrai donc de vos nouvelles !", précisa-t-il car, pour lui, il était bien plus facilement contactable qu'un médecin en pleines consultations.
Il serra chaleureusement la main que lui tendit Cédric et, l'ayant lâchée, il s'adressa aux filles :
"Et si vous veniez nous dire aurevoir, Mesdemoiselles"

A suivre


462 mots

A toi, @Calianor Daenarya :)
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 11 oct. 2025, 19:22, modifié 1 fois.

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Imitant Elisabeth-Ann, la petite sorcière glissa sa serviette pliée entre les deux verres.
Son amie lui promit de lui écrire, dès le lendemain.
Ah si seulement elles pouvaient utiliser les hiboux... Elle lui aurait envoyé Théa et elles auraient pu s'échanger leurs lettres sans attendre.
A quelle vitesse elle tournait la poste moldue ? se demanda-t-elle. Et quelle stratagème son père avait-il mis en place ? L'oncle Georges avait parlé d'une adresse, mais laquelle était-ce ?
- Tu me diras comment va ta cheville. Et tu ne fais pas de bêtise hein, recommanda-t-elle.
Si elle se reblessait, elle serait emmenée à l'hôpital moldu. Pas sûr que ça guérisse aussi vite... Quoi que tout ne guérissait pas toujours vite chez les sorciers.
En fait, tout ne guérissait pas, tout court, chez les sorciers... Elle le savait bien, car aucune magie n'avait pu guérir sa tante Ysaline...
Du côté des adultes, Georges remercia une fois encore le médicomage pour avoir soigné et raccompagné sa nièce, et d'être ensuite resté pour qu'ils établissent un premier contact pendant que les filles en profitaient pour passer du temps ensemble.
Il lui serra la main et appela les fillettes pour qu'elles viennent dire au revoir.
Calianor revint vers eux en trottinant, car elle avait eu une idée, complètement dingue :
- Au revoir papa, rentre bien ! Sois prudent en route !
Il avait beau connaître sa fille, Cédric marqua un temps d'arrêt, bouche bée, avant de rétorquer :
- Celle-là je ne l'avais pas vue venir... Bien essayé Miss, mais tu rentres avec moi.
Rhaaa zut ! Elle aurait au moins essayé.
Elle se tourna vers Georges.
- Au revoir Monsieur Georges. Merci pour les jus de fruits et les biscuits... et le reste aussi. Prenez soin d'Elisabeth-Ann jusqu'à mon retour.
Elle disait cela comme si c'était elle qui lui confiait sa propre nièce.
Ah les enfants...

@Elisabeth-Ann Dryke
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(312 mots)

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Juste avant que Georges les appelle pour qu'elles les rejoignent dans la salle-à-manger, les filles avaient rangé leurs verres et serviettes sur le plateau du salon.
Calianor avait prodigué des conseils à sa nouvelle amie en s'exprimant comme une adulte, lui demandant de la tenir informée de l'état de sa cheville et lui recommandant de ne pas faire de bêtises.
Elisabeth-Ann avait hoché gentiment la tête mais avec beaucoup de sérieux, comme si son amie l'avait investie d'une mission de la plus haute importance.

Les fillettes avaient fini par rejoindre le salon, Calianor trottinant en tête.
Celle-ci ne tarda pas à s'exprimer en s'adressant à son père pour lui souhaiter un bon retour et lui demander d'être prudent sur la route.
Elisabeth-Ann qui s'était déplacée en marchant lentement, n'était pas encore arrivée à hauteur des grandes personnes quand elle entendit la jolie petite fille rousse s'exprimer de la sorte.
Elle fut si surprise que sa mâchoire en tomba d'un coup et elle resta, un petit instant, la bouche ouverte, les yeux ronds et le souffle coupé.
Reprenant assez rapidement le contrôle de son corps, elle se dépêcha de rejoindre son amie pour savoir si elle allait réellement rester avec son oncle et elle, ce soir-là.

Georges, qui avait pourtant l'habitude des excentricités de sa nièce, dû se mordre les lèvres pour ne pas pouffer de rire.
La surprise et le culot de l'enfant l'avait quelque peu décontenancé mais, il reprit rapidement contenance.
Seuls ses yeux, qui s'étaient mis à briller plus fort, exprimaient l'amusement devant la situation mais, il maîtrisait parfaitement le reste de son visage qui restait impassible pour permettre à Cédric de réagir comme il lui semblerait sans doute nécessaire de le faire.
Cédric aussi eut l'air un peu surpris car, il resta un court moment bouche bée.
Mais, bien qu'il la félicitât de son audace, il refusa à sa fille, de rester chez leur hôte.

Calianor ne sembla pas s'en formaliser et remercia gentiment Georges pour ses jus de fruits et ses biscuits.
Elle n'hésita pas à ajouter une recommandation pour qu'il prenne bien soin d'Elisabeth-Ann jusqu'à son retour.
Le sérieux de son expression fit que Georges dût, à nouveau, se mordiller les lèvres pour ne pas en rire.
Il jeta un bref coup d'œil à Cédric pour reprendre son sérieux et, ayant atteint son but, il regarda la fillette et lui dit :
"Merci beaucoup d'avoir aidé Elisabeth-Ann, Calianor.
Je suis content que vous soyez amie et je te promets de prendre bien soin d'elle !
Sois bien sage avec tes parents pour pouvoir revenir nous voir !
Au revoir, jeune fille !
"

Au même moment, Elisabeth-Ann attrapa la manche du bras gauche de Cédric en tirant gentiment dessus pour attirer son attention et, ne s'exprima que quand il la lui accorda :
"Merci beaucoup, Monsieur Cédric !
Sans vous, j'aurai dû attendre que Mon Nononcle vienne me chercher et j'aurai dû passer à l'hôpital et avoir un plâtre !
N'oubliez pas que vous avez dit que vous allez revenir avec Calianor !
Moi, je dis que c'est comme une promesse !
Au revoir, Monsieur Cédric et merci de revenir avec Calianor très vite !
"

Ensuite, elle se tourna vers Calianor qui regardait toujours son oncle, elle la rejoignit et, subitement, la pris dans ses bras et la serra très fort.
"Tu répondras à mes lettres, hein ?
Et tu reviendras jouer avec moi ?
Au revoir, Calianor !
", lui dit-elle en tentant de lui parler tout bas pour que les grands ne l'entendent pas.
Ensuite, elle monta sur la pointe de ses pieds et embrassa gentiment sa joue droite.

Voyant que sa nièce avait enfin dit au revoir à ses visiteurs, Georges regarda Cédric, lui fit un hochement de tête en fermant les yeux comme pour lui indiquer que le moment semblait approprié puis, il se dirigea vers le couloir et se demanda s'il devait ouvrir la porte donnant sur le jardin ou celle donnant sur la rue.
Ne sachant dans quel sens il devait prendre le couloir, il se retourna vers Cédric et lui demanda :
"Vous êtes arrivés par le jardin et donc, par la plage.
Désirez-vous rentrer par ce chemin ou préférez-vous passer par la rue ?
"

A suivre


705 mots

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L'oncle Georges la remercia d'avoir aidé sa nièce et promit de prendre bien soin d'elle.
Il lui recommanda d'être bien sage pour pouvoir revenir les voir.
Sa première impulsion fut de répondre qu'elle, elle était toujours sage, mais que les grands avaient parfois des exigences vraiment... abusées quoi !
Mais elle se retint de le dire à haute voix.
- Je ferai de mon mieux pour qu'ils soient satisfaits, répondit-elle, ce qui traduisait plus diplomatiquement sa pensée.
De toute façon, si ils traînaient trop à l'autoriser à revenir, elle ne manquerait pas de leur botter les f... de faire le nécessaire pour qu'ils se décident.
De son côté, Elisabeth-Ann remercia Cédric pour son aide et ses bons soins, et lui rappela sa promesse de ramener Calianor.
- Oh rassure-toi, je n'oublierai pas. Et si par un phénomène inexplicable c'était le cas, ma fille ne me lâcherait pas jusqu'à ce que je tienne parole. N'oublie pas d'être prudente avec ta cheville et d'y faire particulièrement attention dans les prochains jours. Tu me le promets ? On fait une sorte de pacte ?
Les enfants - les adultes aussi au fond - avaient souvent tendance, une fois les premières frayeurs disparues, à prendre des risques inconsidérés.
Et une blessure sur une blessure, c'était généralement plus complexe encore à traiter. Là, ils avaient eu de la chance, mais il ne fallait pas jouer avec le feu !
Ensuite, la fillette rejoignit Calianor.
Celle-ci lui promit à son tour de revenir et de répondre à ses lettres, et elles se prirent dans les bras.
Après ses aux revoirs, il fut temps de partir pour de bon.
Au signal de l'oncle Georges, Cédric attrapa la main de sa fille et prit la suite de leur hôte.
Ce dernier voulut savoir par où ils souhaitaient repartir.
- Oh par le jardin et la plage, c'est parfait.
Ils devaient retourner chez les McWorthy, et Cédric ignorait comment rallier leur demeure en sortant par la rue, alors que par le jardin et la plage, ils connaissaient maintenant le chemin.

@Elisabeth-Ann Dryke
Reducio
(341 mots)

" Si je te souris lorsque tu m'insultes, c'est parce que je préfère rire de la bêtise humaine qu'en pleurer ! "


En 3A RP, P&O

Alias Marraine la bonne fée
Absence totale à partir du 16/09