Se dire Au revoir
Ramsgate, 1 août 2044
L'été, une saison si étouffante et pourtant si attendue par le monde entier. Les étrangers s'agglutinaient dans la ville, prenant des milliers de photo des lieux. Il était vrai que la ville en question donnait un avant-goût de ce qu'on pouvait trouver en Angleterre. Près de la mer, elle accueillait la plupart du temps des voyageurs. Par ses milliers de couleurs, elle faisait briller les yeux des inconnus en quête de découvertes.
L'odeur de la mer était une senteur qui avait bercé l'enfance de la petite Émeline. Souvent, ses parents l'avaient amené sur les bords, lui montrant les flots qui s'abattaient contre les parois rocheuses de leur pays. L'écume s'entremêlait avec les pierres mouilles jusqu'à disparaître complètement, jusqu'à la prochaine vague.
Elle courrait sur le trottoirs, accompagnée de son amie de toujours : Poli. Son berger allemand l'avait vu grandir depuis ses 4 ans, de même que pour Émeline. Le chiot était rapidement devenu une chienne adulte. Les deux amies ne pouvaient se quitter, personne n'avait pu les séparer, même pour dormir ou encore aller au petit coin ensemble !
Jouer était bien leur activité préférée pour le malheur des parents de la jeune sorcière qui avaient de plus en plus de mal à les contenir.
Cela faisait un mois qu’Émeline avait reçue sa lettre qui lui annonçait qu'elle était admise à l'école de magie anglaise : Poudlard. Tout comme son père, elle allait devoir faire ses études dans ce collège. Il fallait qu'elle dise au revoir à ses amis moldu et bien entendu à sa chère Poli, qu'elle ne verrait que pendant les vacances...Cette idée fendait le cœur à la petite qui y pensait chaque jour depuis qu'elle l'avait reçue. Petite, elle pensait qu'elle pouvait l'emmener avec elle là-bas, qu'encore une fois, rien ne pouvait les séparer. Seulement, les chiens n'étaient pas admis au sein de l'établissement. Ce qui n'était pas le cas des chats, chouettes et autre...
Elles étaient arrivées sur la plage fait de galets. Émeline s'assit, profitant que le soleil était bien haut dans le ciel pour que ses rayons lui chatouille sa peau. Sa mère lui avait déjà mis de la crème solaire pour ne pas qu'elle attrape des coups de soleil avec la peau si fragile qu'elle avait.
Elle ne fit que de regarder la mer. Poli s'assit à ses côtés et fit de même que sa jeune maîtresse. L'animal savait qu'elle était en proie à de la peine, elle le sentait, sans comprendre ce qui la chagrinait autant.
Le temps passa ainsi, sans que l'une d'elles ne bougent. Le soleil dériva, quelques nuages venaient prendre sa place tandis que les enfants qui jouaient dans l'eau revenaient en courant vers leurs parents pour rentrer chez-eux.
La joie d'aller à cette école ne pouvait pas être complète tant qu’Émeline n'aurait pas accepté le fait qu'elle soit séparée d'elle. Poli tourna enfin sa tête vers celle de sa maîtresse. La sorcière pleurait en silence en regardant toujours la mer et l'horizon. Elle approcha sa truffe et lécha légèrement l'eau salé qui s'écoulait de ses prunelles sombres. Émeline essaya de la repousser, c'était bien peine perdue, la chienne n'allait pas abandonner. Avec ses canines bien pointues, elle attrapa son vêtement et commença à la tirer pour la faire se lever. Elle l'emmena jusqu'à l'eau et elle sauta dans celle-ci, la langue légèrement pendue, son regard s'accrochait à elle et semblait lui dire de l'imiter. La jeune fille n'hésita pas bien longtemps avant de sauter après avoir enlevé ses sandales. Avec ses mains, elle éclaboussait Poli qui aboyait plusieurs fois, sautant à côté d'elle pour la mouiller à son tour.
Leur petite bataille d'eau cessa quand elles furent bien trempées toutes les deux. Émeline s'avança vers sa chienne et la prit dans ses bras pour lui faire un énorme câlin. Au fond, elle ne voulait pas qu'elle la voit triste. Il fallait qu'elle garde le sourire, qu'elle n'oublie jamais qu'elles étaient les meilleures amies du monde, de véritables sœurs.
-Je t'aime très fort Poli.
En rentrant chez-elles, les deux amies sautillaient. Le bonheur ne devait plus quitter la sorcière qui allait découvrir de nouvelles choses. Elle pourrait alors raconter à Poli tout ce qui avait pu lui arriver pendant son absences, autant pour ses peines que pour ses joies.
- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras -- Préfète InRP de Février 2051 à Juin 2051
Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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