05.11.2044 ft. Émeline J. Les fantômes du bal

@Émeline Joyner
Dortoir des filles de Poufsouffle, peu avant.


Cinq nuits.
Cinq horribles nuits emplies de cauchemars.
Cela faisait cinq nuits qu'elle ne dormait pas, au risque de revoir la scène.


Pourquoi ?

Elle était allée à ce bal dans le but de se divertir, alors qu'elle avait un sourire un peu plus réel que les autres jours ; ç'avait été un des rares jours où elle s'était sentie un peu joyeuse, au moins un peu. Elle avait eu si peur, cette-nuit là. Et à nouveau, elle avait perdu toute confiance, elle avait été brisée. Ses espoirs mis en miette. Où était-elle en sécurité, hein ? Où ?
Lumah avait déjà un nombre incommensurable de questions avant cela ; et une grosse appréhension. La petite se sentait d'ores et déjà si mal à Poudlard, qu'elle avait considéré comme un rêve, avant de se dire qu'elle n'appartenait sûrement pas à ce rêve. Maintenant, c'était certain. Et son rêve se transformait en cauchemar, un véritable tableau glauque.

Oui.

Un tableau de guerre, ce genre de peinture digne d'une catastrophes, relatant l'effondrement de bonheur. Voilà ce qu'avait été le bal pour elle.

D'abord ces murmures. Sang-de-bourbe. Ce mot-là, il l'avait intriguée au début ; puis c'était devenu une horreur, une torture. Il la hantait. Lumah le voyait comme un Au Revoir. C'était un mot de sortie, il ne faisait que l'inciter plus à quitter Poudlard, retrouver son inconscience, oublier tout. Des fois, elle voulait tout oublier, quitte à chuter, oui.
Ensuite, il y avait eu cette bataille, en début d'année, opposant deux camps. Mais ce n'était qu'un prélude, au final, puisqu'ensuite elle s'était faite frapper, elle.

Bam, contre le miroir. Lumah se souvenait de son reflet ignoble ce jour-ci ; de ses yeux écarquillés de terreur, de ses larmes involontaires. Crac, contre le lavabo, le sang coulait à flot. Ce sang, c'était le sien. A ce moment, elle avait l'impression de n'être qu'une spectatrice, si impuissante ; elle s'était envolée, elle n'y voyait rien, son âme hurlait, les larmes perlaient. Puis un sortilège, et plouf, l'immonde eau des toilettes, où sa tête était plongée. Là, c'était la peur qui l'avait envahie. Puis la haine, une haine dirigée envers ses parents, celle de l'avoir mise au monde, celle d'être moldus. Le dégoût, contre elle-même, d'avoir réussi à les détester injustement.

Puis la paranoïa. Elle avait peur au point d'imaginer la fille aux cheveux noirs dans le couloirs, et son sourire, sa face couverte de rouge, de son rouge.

Enfin, le bal. Elle avait été si impuissante, si faible, ce jour-là. Tétanisée. Le sang, comme le sien, coulait de partout. C'en était de peu si elle n'était pas devenue folle pour de bon. Folle au point, d'un jour après, regarder le vide avec une mélancolie effrayante.

Puis ces cauchemars l'avaient hantée. Même éveillée, ils la manipulaient, la torturaient, ravivaient ses plaies, la faisaient supplier.

Stop ! Laissez-moi,
Ne me torturez pas

Pas envie de m'en rappeler,
Me faites pas sombrer
plus que je ne le fais

Déjà.

Encore là, ils venaient la réveiller. Assise sur son lit, incapable de fermer les yeux, Lumah serrait ses jambes recroquevillée sur elle-même, ses membres tremblant, et les larmes remontant, lui donnant un goût amer dans la bouche. Ses cernes se creusaient, mais elle ne voulait pas sombrer dans le sommeil. Elle en hurlerait. Alors elle se contentait d'observer ses pieds nus, bleus de froid, et d'enfoncer inutilement ses ongles de plus en plus profondément dans sa peau déjà meurtrie.

Alors, peut-être à cause de son ennui ou bien par besoin, la blondinette, silencieusement, se tourna, posa se pieds gelés sur le sol, et sortit le plus discrètement possible de sa chambre, puis à pas de loup de la salle commune. Une fois le seuil de la porte passé, elle marcha de manière hasardeuse vers la pièce qu'elle connaissait la plus proche. Ou pas. Elle ne savait plus où elle était. Tant pis.

Toilettes des filles, maintenant.


C'était bien inutile. Finalement, Lumah avait le même sentiment, même ici. Elle passa devant les miroirs, se regardant des fois, se dégoutant tout le temps. Elle devait faire pitié.

Cette simple idée brisa les vestiges de son masque de joie, et elle ne tenta même pas d'empêcher ses larmes de couler abondamment sur son visage, ni ses pleurs de s'étouffer, silence.

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Ses yeux cernés ne savaient plus où donner de la tête. En fait, elle ne savait plus où vraiment regarder sans s'imaginer voir des capes noirs passer près d'elle. Alors qu'elle s'efforçait de vouloir avancer, d'oublier cette fatidique nuit, tout lui revenait en mémoire quand elle se rendait à l'infirmerie pour voir son ami, Matthew Maguire. Il avait voulu la protéger des méchants de la soirée d'Halloween. Cet acte de bravoure lui avait valu d'être dans le coma et la colonne vertébrale sérieusement touchée. Tout ça parce qu'elle l'avait invité à ce bal.

Elle pouvait encore sentir le sang de son camarade sur ses mains quand elle le tenait très fort contre elle, priant du plus profond de son être qu'il soit encore en vie. Cela l'avait anéantie de l'intérieur, voir son visage blafard, des blessures parsemer son corps. Non...Non pas Matthew. Pas lui. Tout mais pas lui.

Elle répétait ses visites, espérant qu'il se réveille enfin. Cela faisait déjà cinq jours qu'il n'avait pas ouvert les yeux. Tandis que lui était loin d'elle, son propre corps restait près du sien, lui tenant toujours sa main dans la sienne.

Tous devaient la prendre pour folle à s'accrocher à lui. Même les adultes doutaient de son réveil. Que devait-elle faire alors ? L'oublier et l'abandonner à son sort ? Impossible, cela lui était impossible. Elle serait prête à passer des mois à son chevet si ça pouvait aider son camarade. Malgré toute sa bonne volonté, l'espoir commençait à s'évaporer au sein du coeur de la Serdaigle. Bien qu'elle y allait, toujours un petit sourire au visage pour ne pas inquiéter Matthew, elle passait ses nuits à verser des larmes. Elle ne supportait pas de le voir comme ça. Elle l'attendait, patiemment, mais tout en se déchirant de l'intérieur.

Pour ne pas inquiéter ses amis, elle cachait le plus possible son désarroi. Ne pas pleurer devant elles, participer en cours comme d'habitude, toujours et encore sourire. Ce sourire qui perdait son intensité à chaque jour qui passait. Quand allait-elle craquer ? Quand allait-elle abandonner ce pauvre masque ?

---

Émeline n'était pas encore allée faire sa visite à l'infirmerie. Alors qu'elle marchait toute seule dans les couloirs, elle entendit une conversation, des Serdaigles plus âgés qu'elle. Ils venaient de citer le prénom de son ami. De ce qu'elle avait pu entendre, ils pensaient déjà à comment aller se dérouler le transport du corps en dehors de l'école, pour eux, il était déjà condamné. Cela en fut trop pour elle, ses jambes se mirent à courir, elle le sentait au fond d'elle, elle allait tout lâcher en plein milieu d'un couloir.

Tout, elle avait essayé de tout garder en elle. La journée s'était déroulée comme à son habitude après ce passage désastreux. Le soir, alors qu'elle s'était mise dans son lit, le sommeil ne venait pas, il ne venait plus de toute façon. Une boule avait pris place dans sa gorge. Elle respirait mal, la sensation d'étouffement la prenait. Il fallait qu'elle sorte de ce dortoir qui lui arrachait son air.
Ses pieds la menèrent aux toilettes des filles. Peut-être qu'en buvant de l'eau cela irait un peu mieux.

En rentrant, elle trébucha à l'entrée et elle tomba sur le sol de la pièce. Au lieu de se relever, elle resta parterre, la tête baissée. Pourquoi ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à se relever ? Ses jambes étaient lourdes, de même que son dos et ses épaules. Tout était pesant. Tout.

Des larmes coulèrent de ses sombres yeux et ses mains se refermèrent sur ses bras comme pour se protéger. Elle avait mal, mais elle ne savait pas pourquoi. Elle pleurait mais ne pouvais pas vraiment dire la raison de ses soudains pleurs. Son état ne lui avait pas permis de remarquer Lumah , debout à l'autre bout de la pièce, pleurant elle aussi.

Je suis sincèrement désolée pour le retard ! :lookdown:

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Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline

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Lumah se sentait si mal. Elle ne savait pas que faire, pas quelle arme adopter pour tuer ces monstres de cauchemar. Une épée ? Elle en avait marre. Marre de ne plus dormir, marre de se rappeler qu'elle était née de moldus. Elle en avait même plus qu'assez de ses parents, de ses pouvoirs. Assez !

ASSEZ, PUTAIN !

Lumah serrait ses jambes, les ramenant de plus en plus vers elle, comme pour se cacher. Mais le sentiment que des personnes venaient pour la toucher, pour la faire l'effriter, la frapper, la fit dégager sa tête de ce cocon. Elle regarda frénétiquement autour d'elle ; personne. Elle devenait folle, à en faire peur. Où était donc passé son sommeil, sa joie ? Elle voulait tant rêver à nouveaux de pop-corn.. Et de garçons, s'il le fallait. Elle ne voulait juste plus voir ces masques, ce plafond sur son crâne harcelé par Les Échos, les sang couler sur sa chemisée entendre son horrible voix caquetante. Se la remémorer lui donnait d'horribles frissons. Elle avait si peur. Elle était à bout, à fleur de peau. Elle voyait presque le précipice s'étendre devant elle, et jamais, jamais elle ne l'avait trouvé aussi accueillant qu'il l'était aujourd'hui.

Lumah frémit. La pièce est froide, elle la gardait éveillée, au moins. C'est ce qu'elle voulait, après tout, non ? Cela l'empêchait de voir les démons qui polluaient ses rêves, devenus cauchemars. Pourtant, elle les apercevait encore, rampant sur le sol, devenant réalité, et la surplombant, un grand sourire, d'un blanc ivoire, contrastant avec leur peau noire cendre. Un sourire narquois, si élargit qu'il en dépassait presque les limites de leur face. Effrayants.

A l'aide, quelqu'un...

Lumah s'était collée au mur. Elle en était certaine, tout son corps était gelé, et on dos plus encore. Elle se frotta les bras dans l'espoir de se réchauffer. Les silhouettes s'approchaient, menaçantes.

Un pas, souffle,
deux pas, peur,
trois pas, souffre,
quatre pas, meurs.

Ce furent des pas, mais de vrais pas - elle le savait, ils résonnaient et faisaient un véritable écho. Des pas... D'une fille, maintenant étalée sur le sol, en pleurs. Comme Lumah.

Un instant, elle crut reconnaître celle qui avait fait partie du cauchemar, celle qui l'avait vécu, la seule dont elle ait pu distinctement voir le visage.

« T'es... La fille du bal ? », demanda-t-elle, plus vite que son esprit n'avait pensé, d'une voix fatiguée, faible.

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Elle ne voyait plus rien à cause de ses larmes. Et puis, avait-elle réellement envie de voir ? Qu'avait-elle vraiment envie ? De voir ses parents ? Peut-être bien. D'entendre la voix de Matthew l'appeler ? Assurément. Ne plus sentir son cœur lui faire ressentir une telle peine ? Cela était certain.

Son esprit n'arrivait pas à se calmer, une culpabilité qu'elle s'était cachée à elle-même la rongeait complètement. Pleurer. Respirer. Souffler. Craquer. Abandonner.
Émeline Joyner n'était plus qu'une pale copie de ce qu'elle était. Où pouvait donc se cacher la fillette au sourire radieux ? Loin, très loin de cette sombre pièce.
Sa respiration s'accélérait bizarrement, comme si l'air lui manquait. Allait-elle réellement s'étouffer dans les toilettes ?

Une question brisa le son de ses pleurs. Elle aurait sûrement sursauté si son état lui permettait. Elle releva piteusement son visage mouillé vers la provenance de la voix. Elle s'essuya les yeux avec la manche de son pyjama, bien qu'ils étaient devenus rouges, la Serdaigle pouvait enfin distinguer l'autre fille à l'autre bout de la pièce. Elle avait encore du mal à respirer mais s'obligea à répondre.

- Je..Je ne sais pas...Et toi, qui es-tu ? dit-elle de sa voix tremblotante

La petite sorcière n'avait pas de souvenirs des personnes qui avaient pu lui parler pendant l'attaque. Elle avait en mémoire que le corps de Matthew dans ses bras et de la couleur de son sang sur ses mains. Avait-elle parlé à quelqu'un à ce moment-là ? Peut-être pour demander de l'aide, ce n'était pas impossible.

Son ventre se contracta légèrement, la sensation du manque d'air que lui faisait ressentir inconsciemment son esprit ne la quittait pas. Elle essayait d'aspirer goulûment l'air de la pièce, respirer, il fallait vraiment qu'elle arrive à respirer mieux que ça. En vérité, Émeline était en train de subir sa toute première crise d'hyperventilation. Auparavant, dès qu'elle avait un coup de mou ou juste de stress, elle se jetait sur la nourriture pour se calmer. Mais en cette nuit, ce n'est pas la faim qui avait pris le corps de la jeune fille. Un nouveau monstre de l'angoisse venait de prendre résidence dans le corps et l'esprit de la Serdaigle.

Elle posa sa main sur gorge tout en essayant de parler à cette fille qu'elle ne connaissait pas.

- J'ai du..du mal...à..à respi...respirer...

Elle continuait à pleurer, la peine laissant place à une pure panique. Plus elle se laissait envoûter par la peur, plus l'impression d'étouffement s'intensifiait. Ne pas savoir comment réagir était bien la pire chose qui pouvait arriver pour la sorcière. Elle qui possédait un grand savoir était manifestement à court d'idée. Après tout, elle ne restait qu'une petite fille, une enfant.

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Lumah marchait. Elle marchait dans le noir, un sombre chemin qu'elle pouvait entrevoir depuis un de ces jours banals de septembre, devenu un l'enclenchement de ses malheurs. Un pas, deux, et ainsi de suite, la main droite plaquée au mur, dessinant une ligne au fur et à mesure de son avancée, ligne indécise, montant aléatoirement, salon ses envies ou les obstacles qu'elle rencontrait. De fait ici, aucun obstacle ne résidait : ce mur dans lequel sa main cheminait avait la consistance de brume, l'apparence de mousse trempée dans le noir des malheurs. Si sombre qu'il n'y avait plus ni Lumière, ni rien. Rien auquel se raccrocher. Alors Lumah tournait autour de cet infini. Le gouffre.

Elle en était si proche, et son fond était pourtant si loin. Elle avait les cheveux aussi blonds que cet antre était suie. Et cette antre lui était aussi familière qu'elle ne l'avait jamais été. Jamais elle n'avait eu cette impression que celle-ci la connaissait aussi bien, qu'elle savait parfaitement où appuyer pour la blesser, où soigner pour guérir. Comment la faire patienter.

Alors, le gouffre ?
Tu m'bouffes ou pas ?

Mais il y avait une autre personne près d'elle. Pas dans le gouffre, non : dans la réalité. Les paroles de cette renièrent la tirèrent définitivement de la tentation du gouffre pour la ficher les deux pieds sur terre, bonne vieille réalité.

Sa voix était presque tue également, aussi bien qu'elle était sur le sol, misérable. Comme Lumah.

« J-je crois que... J'ai dû me tromper. », bafouilla la petite.

Néanmoins, elle était sûre. Elle qui avait pourtant une mémoire défectueuse, la tête horrifiée de la fille lui revenait, aussi claire que de l'eau de roche, dans l'esprit. Un visage sur lequel des perles coulaient abondamment, sa voix tentant d'être rassurante dans le brouhaha mêlant cris, pleurs, ordres, son ami peignant un tableau rouge écarlate sur le sol, gardé près d'elle. Un tableau de guerre, de malheur dont les visages étaient aussi clairs que les corps teintés de rouges étaient flous.

Oui, Lumah connaissait cette fille plus que n'importe laquelle, quand bien même son nom lui était inconnu.

« Lumah », dit-elle d'une voix rauque, étouffée. « Une autre p-personne qui a tout vu. »

Un faible rire lui échappa des lèvres. Il était faux, il était fait de souffrance.

Lumah releva sa tête un instant, interloquée. Elle se tourna vers l'a droite, puis vers la gauche, ses yeux cherchant inlassablement une silhouette ; puis, lorsqu'elle du avouer qu'il n'y avait rien, elle constata de sa voix : « Ils sont partis... »

Les ombres s'étaient faites la malle. Ne restaient dans la pièce que la blondinette et la fille du bal, deux âmes en peine, l'une au sol, l'autre recroquevillée sur elle-même, collée au mur, tel un spectacle macabre. Et Lumah avait beau tenter de réconcilier de son esprit celle qui lui faisait face, l'hésitation la clouait au sol, et elle était incapable ni de parler, ni de se mouvoir. Alors elle écoutait l'autre s'étouffer, souffrait en silence.

En guise de réponse, elle tendit sa main, comme un appel : une main accueillante. Accueillante rimait avec chaleureuse, lui-même tiré de chaleur, réconfort. Si cette seule main pouvait permettre à la fille du bal de respirer, alors elle la tendait avec plaisir.


L'autre fille accepta son offre, avec une précaution qui n'échappa pas à Lumah, puisqu'elle en aurait également fait preuve. Elles passèrent un instant ainsi, mains jointes et muettes ; mais c'était un silence apaisant, consolatoire, bien loin de celui découlant des angoisses qu'elles avaient naguère manifesté. Peu à peu, les peurs de Lumah s'envolèrent, tout comme celles de la Serdaigle, si bien qu'au bout de ce qui leur avait semblé des heures, mais aurait tout aussi bien pu s'avérer être quelques secondes, ou quelques minutes (elles avaient toutes deux perdu la notion du temps), elles conclurent qu'elles étaient capables de retourner dans leurs dortoirs respectifs. Et ce, pour les autres bonnes raisons qu'il se faisait tard et qu'elles commençaient à avoir très froid.

Emeline tint à raccompagner Lumah, qui lui avait expliqué qu'elle ne savait pas se repérer, avant de revenir au sien, tout là-haut. Leur rencontre avait eu un réel sens : en effet, aucune d'elles ne fit plus de sombres rêves, au moins juste cette nuit-ci.


FIN DU RP.


Edit 11/04/21 : J'ai conclu ce rp, n'ayant pas de tes nouvelles. Si la fin n'est pas à ton goût, n'hésite pas à me le dire, bien entendu !

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