6 août 2022, 14:31
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POUDLARD - LUNDI 22 AVRIL 2047

Il n'était pas certain d'avoir vraiment dormi cette nuit là. Non, c'était tout autre, il avait tout fait pour ne pas dormir après un premier essai à fermer les yeux. Tout juste ses paupières closes, il avait revu la chute du pont, celle du train, les éclairs. Avoir eu la confirmation qu'une Lignée du Nord était impliquée jouait aussi. Pourtant il l'avait deviné.

Et c'était sans compter le élèves qu'il avait vu débarquer à l'infirmerie. Beaucoup, présents dans le train ou dans la Grande Salle, avaient été choqué par l'expérience. Il avait également eu vent de la panique semée par son patronus. Mais qu'est ce qu'il y pouvait si son colibri avait cédé la place à un corbeau? Son corbeau auquel lui même avait dû s'habituer passé la surprise de voir son patronus corporel ainsi métamorphosé.

Alors, incapable de fermer l'œil, il avait veillé sur l'infirmerie, noircissant quelques parchemins qu'Hermès, qui devait avoir senti l'importance et l'urgence dans la voix de son maître puisqu'il débarqua au premier appel, porteraient à Annaëlle puis à son père. Ne pas pouvoir dormir lui permit d'accueillir le hibou qui livrait la Gazette dont il lu la Une puis l'article principal sans réussir à desserrer les dents. Son père avait-il cautionné? Nouvelle pensée parasite alors qu'il transmettait à sa collègue le déroulé d'une nuit particulièrement chargée.

Le jeune intoxiqué par son crapaud, ceux trop angoissés pour retourner en salle commune, ceux qui viendraient certainement sujets à des angoisses. Une chose était certitude, ils ne seraient pas trop de trois et n'allaient pas chômer avec Angie. Sauf qu'il ne s'attendait pas vraiment à ce que Ruby attrape son poignet alors qu'il allait passer sa blouse, l'enjoignant à prendre, comme prévu, sa journée de repos. Il tenta de protester mais elle avait fait preuve de solides arguments et il avait fini par quitter l'infirmerie pour rejoindre Pré-au-lard. Il transplana directement à Londres.

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10 août 2022, 14:25
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Diarmuid avait choisit une ruelle se situant non loin de chez sa petite-amie. Il était tôt, mais elle devait être levée. Il l'espérait du moins. Il avait commencé à avancer, rejoignant une rue résidentielle et s'arrêta pour essayer d'avoir un représentation temporel. Il remonta sa manche pour regarder le cadran de sa montre, huit heure n'était passée que d'une quinzaine de minutes.

Quque chose, ou plutôt quelqu'un de particulièrement pressé, heurta son épaule. Le trottoir se remplissait d'hommes de femmes partant travailler et d'enfants dans leurs uniformes en route pour l'école. Diarmuid, la mine fatiguée et dans une tenue froissée, attirait les regards. Par chance, rien de sorcier dans son apparence, le murmures lui indiquaient juste qu'ils passaient pour un étudiant fêtard de dimanche soir. Ce n'était pas plus mal.

Le jeune homme reprit sa marche, slalomant entre les moldus pressés qui allaient en sens inverse, dans la direction du métro. L'irlandais n'avait pas loin à aller puisqu'il était apparu dans le quartier semi-sorcier, la ruelle étant le lieu de transplanage utilisé par ceux qui ne le faisaient pas de chez eux. En quelques minutes, il etait devant la porte de l'appartement d'Annaëlle et Léonie et frappait contre cette dernière qui s'ouvrit rapidement sur sa petite amie. Et, avant même d'entrer ou de parler, il l'attira dans ses bras, le nez niché dans sa chevelure rousse, inspirant profondément. Tout ce qu'il avait refoulé au mieu toute la nuit durant remontait doucement.

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11 août 2022, 09:08
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Il était resté longtemps ainsi, paupière closes, nez au milieu des mèches rousses d'Annaëlle, ses bras l'enserrant pour la rapprocher de lui. Derrière lui, la porte était encre ouverte mais il n'en avait pas grand chose à faire. Derrière la libraire devait certainement se trouver sa meilleur amie. Peut-être les observait-elle ou bien s'était-elle détournée, il n'en savait rien et là aussi, il s'en fichait. Même si Ophélie était venue le houspiller pour qu'il relâche son étreinte il n'en aurait rien fait.

Deux minutes, ou trois, ou quatre, plus tard, il se reculait doucement, plongeant ses yeux dans ceux de la jeune femme. Des yeux encore plus expressifs qu'habituellement. En effet, si pour beaucoup il arborait des émotions discrètes sur son faciès, pour quelques personnes choisies dont l'ancienne Gryffondor faisait partie, tous les masques tombaient. Dans ses prunelles dominait la fatigue, très vite suivie par l'inquiétude qu'il avait enterrée le plus profondément possible dès que la gravité de la situation était devenue évidence sur le quai de la gare de Pré-au-Lard. Il n'avait eu d'autre choix que de garder son sang le plus froid possible et de donner des directives. Lui qui ne s'en pensait pas capable, ça ne lui était pas venu si difficilement.

Angoisse pour sa sœur, pour l'ensemble des élèves et collègues présent dans le Poudlard Express. Et puis, quand tout avait été fini sur le pont... L'angoisse de cette nuit là. Quand les images étaient revenues, celle d'un pont qui craquaient, des pierres qui avaient finit par voler, du wagon qui pendait dans le vide, du fait de savoir que les Lignées du Nord auraient pu...

- "
Je... suis désolé d'arriver si tôt." Ce n'était pas spécialement ce qu'ils vaient prévu ce jour là. "Je sais que... Hermès est arrivé?.. Tu as lu la Gazette?" Des propos décousus, prononcés d'une voix faible où suintait l'exténuation. Son corps lui réclamait son dû de sommeil, lui avait peur de clore ses paupières. Alors il voulait lui expliquer, ce qu'il pourrait, il savait qu'il ne pourrait peut-être pas tout dire, pas ce matin là. Mais peut-être que ça lui permettrait de dormir - même d'un sommeil agité - juste quelques heures.

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17 août 2022, 21:44
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Si elle avait l'habitude de se réveiller tôt lorsqu'elle travaillait, la jeune femme profitait normalement du lundi pour se reposer et rester au lit plus longtemps. Elle n'avait aucune contrainte et comptait bien profiter du temps libre que lui offrait cette journée de repos. Mais c'était sans compter le volatile qui toquait depuis une bonne minute sur les carreaux de sa fenêtre. L'heure ? Elle n'en avait aucune idée, mais ce dont la libraire était certaine, c'était qu'il était beaucoup trop tôt pour commencer à lire son courrier. Mais comme le hiboux ne voulait pas la laisser dormir... Encore à moitié endormi, elle ouvrit la fenêtre de sa chambre pour récupérer les deux documents qui lui était apporté. La Gazette trouva très vite sa table de chevet afin de la lire en détail plus tard et elle s'attarda sur l'enveloppe juste en dessous. *Dia ?* Immédiatement, les dernières gouttes de fatigue laissèrent place à de la perplexité et un font d'inquiétude qu'elle n'arrivait pas à s'expliquer. Deux théories, la première, Ruby ne pouvait pas venir le remplacer à l'infirmerie et il était obligé de rester. La deuxième, quelque chose de grave s'était produit et il devait rester à Poudlard. Il n'y avait qu'une façon de vérifier si elle avait raison et en quelques secondes, elle lisait les quelques mots présent sur le parchemin.

Le Poudlard Express avait été attaqué. Elle relu une fois, puis deux puis trois sans pour autant saisir l'importance de cette information. Ça paraissait irréelle, impossible. Comment le train qui l'avait mené chez elle et au collège de sorcellerie de si nombreuse fois avait-il pu être pris comme cible pour un attentat. C'était des enfants qu'il transportait, pas de la vulgaire marchandise. Qui pouvait être assez cruel pour s'en prendre à eux ? Délaissant la lettre de son petit ami, elle saisi la Gazette laissé de côté qui devait certainement contenir davantage d'information. L'anglaise attrapa d'abord les informations en survol pour ensuite relire le tout et assimiler les différents détails. Les Sepulveda, l'une des dernières Lignées du Nord, avait immobilisé le train sur un pont avant de commencer à détruire les piliers, un à un. Elle n'osait imaginer l'angoisse que devait avoir ressenti les élèves. Et sans leur baguette en plus. Ils n'avaient eu aucun moyen pour se protéger et si ça n'avait pas été de la chance pur, la finalité n'aurait peut-être pas été la même.

Se rendormir n'était plus une option maintenant. Se levant rapidement, elle rejoignit le salon où Léonie était déjà installé. Il ne lui restait plus beaucoup de temps avant de devoir se rendre au petit laboratoire où elle travaillait, mais un seul coup d'œil à la blonde lui suffit pour savoir qu'elle venait tout juste de lire la même chose qu'elle. Mais elles n'eurent pas le temps de discuter que des coups retentirent dans l'appartement. La porte aussitôt ouverte, la rousse se trouva attiré dans les bras de celui qui se trouvait derrière. La surprise passé, elle se détendit contre le corps du jeune homme tout en passant ses bras dans son dos pour le serrer à son tour. Plusieurs minutes auraient pu passer qu'elle ne s'en serait pas rendu compte. Ce n'est que lorsque Diarmuid se redressa pour plonger ses yeux dans les siens qu'elle reprit contact avec la réalité et les évènements qui venaient d'avoir lieu. La jeune femme hocha la tête doucement pour répondre aux questions de l'irlandais et glissa sa main jusqu'à sa joue.

-Hey, elle avait pris une voix douce et aussi rassurante que possible. on va faire ça par étape ok ? On a toute la journée, rien ne presse. Elle avait tenté un léger sourire qui ne devait pas être totalement confiant avant de fermer la porte toujours ouverte. Quelques instants plus tard, elle était assise sur son lit, son petit ami juste à côté.
Et hop pavé :cute:

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Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans

19 août 2022, 22:27
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Elle avait doucement hoché la tête en réponse à ses deux questions. Lui avait baissé doucement son visage en direction du sol alors que la main d'Annaëlle se portait à son visage. Ce simple geste lui fit reprendre le contact visuel. Voix douce, posée, rassurante, il expira longuement en acquiesçant. Après cette soirée et cette nuit où il avait laissé pour la première fois une sorte d'esprit de lead prendre le dessus, il avait besoin qu'on le guide. Exactement comme sa petite amie le faisait en refermant la porte de l'appartement et en l'emmenant s'asseoir sur son lit. Il plongea son visage dans ses mains, coudes posés sur les genoux. Il pressa ses mains contre son visage, la pulpe de ses doigts appuyant légèrement sur ses yeux aux paupières closes, étirant les paupières vers l'extérieur. Il ressentait les picotements dus à la fatigue, des yeux secs de ne pas avoir pu trouver le sommeil, de ne pas avoir osé le chercher réellement. De là, ses mains allèrent jusque l'arrière de son crâne puis descendirent sur sa nuque. Là encore, il exerça une pression avant de se redresser légèrement, tournant la tête pour regarder Annaëlle, il commença à parler doucement, presque en chuchotant, cherchant ses mots et surtout à garder un fil temporel de sa soirée et de sa nuit. Un exercice qu'il ne réussit pas aussi bien qu'il l'aurait voulu: "Quand il a vu que le pont avait un problème, on est parti. Le train était arrêté, il aurait déjà dû être là." C'était un peu décousu, des phrases entrecoupées de pauses à des endroits improbables. "Le pont, on a fortifié, les piliers tombaient. Il y avait un ami d'Elina aussi... avec une magie, il faisait monter de la terre pour faire tenir..." il fit un geste pour matérialiser les piliers.

Il s'arrêta un instant. Expliquer qui s'était passé le remettait d'autant plus fort dans ce qu'il avait ressenti. Ou plutôt ce qu'il avait essayé de ne pas laisser exploser pour tenter de gérer la situation. "
Ca devait tenir... Les ados étaient sortis, les sorts fusaient dans le wagon. Le Conseil est arrivé là." Il passa de nouveau une main sur son visage blanc de fatigue, lasse. "L'infirmerie était pleine... Ennis... je lui ai demandé de rester." Il ferma les yeux sans mentionner qu'il avait eu besoin de l'avoir près de lui pour se rassurer, ni qu'il avait été incapable de dormir. Pourtant, ça devait se voir à son teint encore plus pâle qu'à l'accoutumée, ses yeux alternativement dans le vague, secs qu'il ait lutté contre le sommeil ou bien humides des émotions qui passaient pendant son récit. Il avait peur de plonger dans des cauchemars et que ça recommence. De s'enfermer dedans sans réussir à en ressortir.

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9 sept. 2022, 23:55
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Assise sur son lit, la jeune femme avait observé avec appréhension Diarmuid s'installer à ses côtés. Sans pour autant le presser, elle était resté silencieuse, attendant seulement qu'il commence à lui raconter. Malgré l'avoir lu dans la Gazette, elle avait peine à saisir la réelle porté de ce que cette attaque signifiait. L'inquiétude la tiraillait de l'intérieur et l'anglaise avait presque peur qu'il s'effondre d'épuisement d'un moment à l'autre. Son teint était pâle, beaucoup plus qu'habituellement et elle pouvait sentir la fatigue dans sa voix. Lorsque son petit-ami prit la parole pour tenter d'expliquer les évènements du train, elle associa ses dires aux faits relatés par le journal sorcier afin d'avoir une image la plus complète possible. Sans pour autant tout comprendre, elle se garda de poser des questions et hocha la tête pour faire comprendre qu'elle écoutait attentivement. Lors que sa main passa à nouveau sur son visage, elle s'en saisis pour ne plus s'en défaire. Ses prunelles exprimaient à quel point la jeune femme se sentait aussi dépassé par les évènements mais n'en dit rien, elle chercha plutôt à capter le regard de l'infirmier avant de s'exprimer avec un minimum de confiance.

-Dia, tu as besoin de repos, elle avait serré sa main en parlant pour appuyer ses paroles avant de reprendre. On pourra reprendre plus tard, c'est toi qui importe, et ta santé, elle avait laissé transparaitre son inquiétude vers la fin de sa phrase.

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Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans

12 sept. 2022, 23:24
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Quand sa main quitta son visage, alors qu'il cherchait ses derniers mots pour exprimer au mieux ce qu'il voulait dire, elle fut happée par celle de la rousse. Ses doigts emprisonnés dans ceux d'Annaëlle, il avait fermé les yeux pour tenter de juguler tout ce qui l'envahissait. Un succès plus que modéré mais suffisant pour ne pas craquer en les réouvrant pour tomber sur les prunelles vertes de sa petite-amie. Sa fatigue extrême l'empêchait de comprendre ce qu'ils exprimaient. Ou plutôt, les émotions qu'il y devinaient se perdaient dans les siennes déjà plus que confuses.

Du repos? Il avait senti la pression sur sa main et y répondit de la même façon mais aussi en secouant la tête. Se reposer incluait dormir, dormir signifiait un risque de cauchemar... Mais la libraire trouva les mots pour toucher juste. Annaëlle avait inconsciemment réutilisé les mots que sa collègue avait employés pour le convaincre de rentrer chez lui. S'il voulait pouvoir tenir son rôle à l'infirmerie il devait lui, en avoir la santé. Et sa santé passait par dormir. Mais si la femme d'âge mûr qui tenait le lieu de soin de Poudlard avec lui avait été ferme, sa petite-amie avait elle laissé poindre de l'inquiétude.

Il ouvrit la bouche et hésitant bafouilla plusieurs fois un mélange incertain de 'je' et de bouts de phrases contenant les verbes savoir ou croire jusqu'à ce qu'il finisse par formuler, "
j'ai peur." Incapable d'en dire plus, il espérait que la rousse comprendrais qu'il parlait de la peur de dormir, parce qu'il lui avait raconté ce qui avait suivi sa mission pour le Réveil. Tout comme il lui avait raconté toujours voir quelqu'un parce qu'il se sentait fragile de ce point de vue là. Et ce matin là, même si tout s'était terminé du mieux possible, il ne pouvait s'empêcher de voir le train tomber avec ses occupants à bord, dont sa benjamine faisait parti.

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21 sept. 2022, 14:31
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Elle ne s'était pas attendu à ce qu'ils tombent d'accord, au contraire même. Elle ne fut pas surprise d'observer la tête du jeune homme effectuer un signe de négation. Elle s'y était préparé et avait déjà quelques idées pour terminer de le convaincre de s'accorder quelques heures de sommeils. Sauf que l'Anglaise n'avait pas prédit la suite. Elle n'avait pas prévue cette suite d'hésitation et de bafouillement avant d'énoncer la strict vérité. Et pourtant elle aurait dû. La jeune femme savait d'où provenait cette peur et elle hocha la tête lentement alors qu'elle se remémorait ce qui s'était dit le soir de l'inauguration. La rousse caressa le dos de la main de ses doigts avant de murmurer doucement.

-Je m'en doute, elle fixa ses prunelles vertes dans celle du jeune homme qu'elle aimait avant de poursuivre. Sauf que cette fois, c'est différent. Tu n'es pas seul. Owen, ton frère, moi, on est tous là pour t'aider, tu peux compter là-dessus sans même avoir à y penser. Le chuchotement s'était peu à peu mué pour reprendre un ton de voix ordinaire mais toujours calme et rassurant. Rien de ce que tu aurais pu faire aurait amélioré la situation, il faut que tu le comprennes. Nouvelle pression sur sa main avant de revenir avec une nouvelle idée. On peut s'étendre et continuer à discuter si tu veux, elle avait tapoté l'oreiller au bout du lit pour expliciter son point. Elle resterait à ses côtés aussi longtemps qu'il lui en faudrait pour s'endormir, et même davantage si c'était ce qu'il souhaitait, et elle espérait que le jeune homme en était conscient. Elle ne le laisserait pas seul dans cette épreuve.

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Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans

22 sept. 2022, 16:23
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Les yeux d'Annaëlle plongés dans les siens, le contact doux de ses doigts sur le dos de sa main et son murmure. Il n'en fallu guère plus pour qu'il ait besoin de prendre une longue inspiration tout en fermant les yeux. Il ne voulait pas complètement perdre ses moyens et pourtant, quand il rouvrit ses paupières alors qu'elle évoquait à quel point il était entouré, il eut bien du mal à réprimer les larmes qui montaient. Elle ne coulèrent pas mais rendirent ses yeux brillants, jusqu'à ce que la suite de ses paroles ne finissent de faire tomber les dernières défenses qu'il tenait péniblement depuis que tout s'était emballé.

Tant qu'il avait été dans le feu de l'action ça avait été plus simple. Une fois qu'il avait eu laissé instinct et éducation prendre le dessus, malgré quelques hésitation car son conscient refaisait parfois surface avec des hésitations, ça avait été facile. Tant qu'il avait eu des élèves à soigner et donc l'esprit occupé aussi. Puis la présence d'Ennis et son besoin de la savoir en sécurité, sous ses yeux avait pris le relais. Tant que tout ça c'était succédé, il n'avait eu d'autre choix que de tenir. Mais Annaëlle semblait avoir ce pouvoir sur lui, celui de tout faire dégringoler.

- "
Ok..." Il capitulait, tant qu'il ne fermait pas les yeux, ça devrait aller. Suivant l'impulsion de la rousse, il se laissa glisser pour s'allonger sur son côté droit, de manière à pouvoir faire face à sa petite-amie, prenant instinctivement la position qu'il prenait pour dormir. Si sa tête s'y refusait, son corps faisait, lui, tout pour qu'il s'abandonne. "On aurait pu leur laisser plus de temps, il suffisait d'un sort en plus et..." Et? Il ne savait plus trop, submergé, sans même fermer les yeux par l'image d'un train chutant dans le vide alors qu'une bonne partie de ses occupants était encore à l'intérieur. Fatigue, stress et adrénaline qui s'entremêlaient, barrière à terre... l'irlandais s'emmêlaient les pinceaux dans ce qu'il voulait dire... "Ennis était..." il ne put finir sa phrase en proie à des larmes qui s'écoulaient lentement. "Merde..." Jura-t-il dans un souffle en irlandais.

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18 nov. 2022, 00:11
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Elle avait observé les barrières du jeune homme tomber une à une. Continuant d'expliciter les faits et ce qui devait être dit à voix haute, l'anglaise s'était allongé à son tour une fois que son idée ait été accepté. Silencieuse, mais les yeux remplis de bienveillance et de compassion, la jeune femme avait écouté la suite des paroles de son petit-ami. C'était toujours aussi décousue, elle ne comprenait pas exactement ce qu'il essayait de lui expliquer, mais elle se doutait bien que ça devait être compliqué de mettre des mots sur un désastre pareil. Et lorsque le juron en irlandais était sorti, elle s'était rapproché inconsciemment avant de poser sa main sur sa joue pour essuyer quelques larmes.

-Un sort en plus et il y aurait eu une personne à sauver de plus dans cette catastrophe. Tu as fait de ton mieux pour leur laisser le maximum de temps possible et tous les élèves en sont sorti vivant, c'est ce qui est important et sur quoi tu dois te concentrer. Elle détestait avoir l'impression d'être inutile. Cette impression que peu importe ce qu'elle pouvait dire ou faire, ça ne ferait aucune différence. Elle ne pouvait pas diminuer ses doutes ou retirer une partie de sa peine. Elle ne pouvait qu'essayer de le rassurer au mieux, ce qui était loin d'être suffisant. Encore une fois, elle s'était faufilée plus près de l'irlandais pour afficher son soutien physiquement.

-Tu dois arrêter de te torturer avec ce qui aurait pu se passer, ça ne peut rien changer maintenant, elle avait parlé plus doucement comme ils étaient plus proche. Elle se doutait que ça lui prendrait du temps pour l'accepter, mais plus il l'entendrait, plus vite cette réalité pouvait faire le chemin jusqu'à son esprit.

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Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans