Une rencontre... frappante
Narcisse dormait mal ces temps-ci. Pas pour de mauvaises raisons toutefois : non, ses insomnies étaient plutôt dues à une surexcitation incontrôlable. Il ne pouvait pas s'arrêter de penser à son nouvel environnement, le fait de, pour la première fois de sa vie, devoir partager son dortoir avec deux autres personnes, le perturbait aussi quelque peu.
Bref, ce matin-là, il se réveilla de nouveau aux aurores, littéralement. Le soleil devait être plus endormi que lui, sans aucun doute. Il bondit de son lit, enfila sa robe, encore et toujours un poil trop grande pour lui, mais il s'était dit qu'il valait mieux prendre un modèle trop grand qui lui irait mieux dans quelques temps plutôt que de devoir en changer en milieu d'année. Il tentait de se faire discret, pour ne pas réveiller Elijah ni Lukas, même si l'envie de les embêter le titillait, il préférait attendre au moins quelques jours.
Il sortit de son dortoir, les couloirs étaient déserts, ou presque, ce qui avait quelque chose d'intimidant. Il se sentait presque dans l'illégalité, mais jusqu'à nouvel ordre, se lever trop tôt n'était pas proscrit, du moins à sa connaissance. Il haussa les épaule, releva les manches de sa robe et descendit les escaliers qui menaient à la grande salle.
Presque personne, encore, il régnait malgré tout déjà un fond sonore de conversations, plutôt faible et fatigué, en petits groupes épars. Narcisse n'aimait pas s'asseoir, il se planta alors sous l'encadrure des grandes portes, les mains sur ses hanches, cherchant du regard un endroit où se poser, sans déranger des groupes déjà formés, mais toutefois sans être intimidé. Pour le moment, il ne voyait que des groupes, il allait être difficile de... Ah ! Trouvé. Il avait repéré, assise à un bout d'une des tables de Poufsouffle, une de ses camarades. Enfin, par camarade, il entendait un membre de sa maison, elle avait l'air plus âgée.
Qu'à cela ne tienne, Narcisse n'était pas du genre à refuser une rencontre. Il se dirigea donc d'un pas sûr (aussi sûr que sa robe légèrement trop longue lui permettait), s'empara d'une assiette qu'il remplit copieusement, comme à son habitude. Narcisse mangeait beaucoup, surtout depuis qu'il était arrivé à Poudlard, il se disait que cela le ferait grandir plus vite. Une fois son assiette (trop) remplie, il s'assit face à sa camarade de maison, les yeux brillants, un petit sourire lui élargissant les fossettes.
"Yo ! Moi c'est Narcisse, Narcisse Brando ! Comment ça va ?" Lâcha-t-il, tout enjoué, avant de prendre une grande bouchée d’œufs brouillés. Ses yeux se baissèrent sur les mains de la fille assise face à lui. "Tu t'es blessée ? C'est pas trop grave j'espère ?" Les mains de cette dernière étaient bandées, ce qui ne manqua pas de l'inquiéter, même s'il s'agissait d'une inconnue.
@Alienor Delphillia
Bref, ce matin-là, il se réveilla de nouveau aux aurores, littéralement. Le soleil devait être plus endormi que lui, sans aucun doute. Il bondit de son lit, enfila sa robe, encore et toujours un poil trop grande pour lui, mais il s'était dit qu'il valait mieux prendre un modèle trop grand qui lui irait mieux dans quelques temps plutôt que de devoir en changer en milieu d'année. Il tentait de se faire discret, pour ne pas réveiller Elijah ni Lukas, même si l'envie de les embêter le titillait, il préférait attendre au moins quelques jours.
Il sortit de son dortoir, les couloirs étaient déserts, ou presque, ce qui avait quelque chose d'intimidant. Il se sentait presque dans l'illégalité, mais jusqu'à nouvel ordre, se lever trop tôt n'était pas proscrit, du moins à sa connaissance. Il haussa les épaule, releva les manches de sa robe et descendit les escaliers qui menaient à la grande salle.
Presque personne, encore, il régnait malgré tout déjà un fond sonore de conversations, plutôt faible et fatigué, en petits groupes épars. Narcisse n'aimait pas s'asseoir, il se planta alors sous l'encadrure des grandes portes, les mains sur ses hanches, cherchant du regard un endroit où se poser, sans déranger des groupes déjà formés, mais toutefois sans être intimidé. Pour le moment, il ne voyait que des groupes, il allait être difficile de... Ah ! Trouvé. Il avait repéré, assise à un bout d'une des tables de Poufsouffle, une de ses camarades. Enfin, par camarade, il entendait un membre de sa maison, elle avait l'air plus âgée.
Qu'à cela ne tienne, Narcisse n'était pas du genre à refuser une rencontre. Il se dirigea donc d'un pas sûr (aussi sûr que sa robe légèrement trop longue lui permettait), s'empara d'une assiette qu'il remplit copieusement, comme à son habitude. Narcisse mangeait beaucoup, surtout depuis qu'il était arrivé à Poudlard, il se disait que cela le ferait grandir plus vite. Une fois son assiette (trop) remplie, il s'assit face à sa camarade de maison, les yeux brillants, un petit sourire lui élargissant les fossettes.
"Yo ! Moi c'est Narcisse, Narcisse Brando ! Comment ça va ?" Lâcha-t-il, tout enjoué, avant de prendre une grande bouchée d’œufs brouillés. Ses yeux se baissèrent sur les mains de la fille assise face à lui. "Tu t'es blessée ? C'est pas trop grave j'espère ?" Les mains de cette dernière étaient bandées, ce qui ne manqua pas de l'inquiéter, même s'il s'agissait d'une inconnue.
@Alienor Delphillia
Dernière modification par Narcisse Brando le 4 oct. 2022, 07:36, modifié 4 fois.
Une rencontre... frappante
Lundi 2 Septembre 2047
7h00 dans la grande salle
Ensoleillé et assez chaud
7h00 dans la grande salle
Ensoleillé et assez chaud
Reprendre le rythme en cette rentrée. C’était ce qu’elle faisait, rythme qu’elle avait finalement presque gardé durant les vacances mais à Poudlard c’était différent. Elle se levait plus tôt pour aller courir, le parcours n’était pas le même, et même si ça faisait 6 ans qu’elle courrait dans ce parc, celui-ci changeait quelque peu chaque année. Les cheveux attachés, encore en tenue de sport après sa course matinale, elle observait avec envie la coupe de salade de fruits qui trônait devant elle. Son plat préféré. De toute façon, plus ça allait plus ces repas étaient frugaux. Même si elle se forçait à manger de la viande et autres protéines pour le sport, son adoration des fruits la pousserait à ne manger que ça si elle le pouvait.
Elle attrapa sa cuillère pour la planter goulument dans la coupe quand quelqu’un posa une assiette devant elle avant de s’installer. Aliénor se stoppa dans son geste, sa cuillère en suspend au-dessus des fruits frais et son regard se leva doucement vers le garçon qui lui faisait face et qui visiblement voulait déjà communiquer. Mais c’est qu’il était réveillé lui ! La plupart des élèves arrivent dans 30 minutes ou une heure même pour aller en cours à 8h30. Mais lui à 7h pompelup je vais parler à des inconnus.
Aliénor soupira, cette journée commençait déjà bien… C’est alors que le garçon, sans même attendre de réponse de sa part, réponse qui de toute façon ne viendrait pas, lui posa des questions sur les bandes qui entouraient ses mains. La batteuse des Hel’s baissa les yeux vers sa main tenant sa cuillère avant de froncer les sourcils et de poser de nouveau les yeux sur le garçon.
-C’est à force de frapper des gosses qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas.
C’est assez clair non ? Du moins pour Aliénor c’était limpide, elle ne voulait pas discuter et encore moins avec lui. Elle se reconcentra sur sa salade de fruit, prenant une bonne cuillère de quelques morceaux et la porta à sa bouche. Le jus des fruits lui fit un bien fou et leur fraicheur la vivifia. Après une course, alors que ces cheveux étaient encore mouillés de sueur, cette bonne dose de fruits lui faisait le plus grand bien. Elle ferma les yeux, profitant de cette bouchée et espérant que lorsqu’elle les rouvrirait, le garçon serait gentiment parti s’installer plus loin.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Une rencontre... frappante
Si Narcisse n'eut pas été habitué à de telles démonstrations d'intimidation et de charisme brut, il aurait sans aucun doute pris ses jambes à son, coup, petit déjeuner copieux ou pas ! D'ailleurs, il s'étouffa sur sa bouchée. Cette fille était terrifiante. Il n'y avait pas d'autre mot possible pour la décrire.-C’est à force de frapper des gosses qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas.
Au premier abord, elle avait l'air un peu dure certes, et puissamment musclée, Narcisse l'imagina en train de le casser en deux comme la petite brindille qu'il était à côté d'elle. Il avala bruyamment sa bouchée, sentant son cœur battre à 200 à l'heure. Il hésita à partir, se demandant bien si cela valait la peine de risquer sa vie pour simplement se faire une nouvelle amie. Mais il connaissait ce genre de personnes, mieux qu'elles ne pouvaient l'imaginer. Les amis de sa mère apparaissaient tous ainsi : durs, impitoyables et froids. Mais il avait également appris que la majorité de ses personnes ne faisaient que se cacher derrière une armure, soit parce qu'ils avaient été blessés, soit en raison de leur métier, soit pour d'autres raisons pires encore. Dans tous les cas, il ne faut jamais se fier aux apparences.
Narcisse prit quelques instants pour l'observer : Tout chez elle criait la rudesse et la dureté, de ses bandages sur les mains, à la cicatrice sur sa tempe, avant qu'elle ne ferme ses yeux, il avait remarqué leurs couleurs ; vairons. Et puis Narcisse se rendit compte de quelque chose, de totalement inattendu dans une situation pareille : il la trouvait jolie. Oh sapristi, devait-il penser. Il décida de rester, il voulait voir jusqu'où cela pouvait aller, une amie aussi effrayante qu'elle, c'était toujours un atout pour un petit ! Et puis au pire, que risquait-il ?
*Le pire, probablement.* Pensa-t-il, avalant goulûment ses œufs pour l'aider à réfléchir.
C'était étrange quand même, Narcisse ignorait tout d'elle, vraiment tout, mais elle piquait se curiosité. Il réfléchit rapidement : inutile de l'approcher classiquement, elle ne mordrait pas. La seule solution fonctionnelle, celle qu'il avait souvent appliqué avec les collègues militaires de sa mère, était de déstabiliser son interlocuteur. Un sourire machiavélique apparut sur ses lèvres, puis il retint un rire.
"Tu sais... ma mère dit toujours que les gens qui veulent rester seuls sont souvent les plus tristes." Voilà. La balle était lancée, le risque était prit. Il avait numéroté ses abatis, au cas où. Pour faire mine de se montrer confiant et assuré, il mâchonnait distraitement une bouchée de pain, le coude sur la table, le menton dans le creux de sa paume. "T'as le droit d'être triste, mais t'es pas obligée de rester seule pour y penser constamment."
@Alienor Delphillia
Une rencontre... frappante
Alors qu’elle savourait sa bouchée, la voix du garçon arriva de nouveaux à ses oreilles. Aliénor ouvrit de nouveau les yeux et posa un regard blasé sur le garçon. Mais vraiment il voulait quoi lui ? Elle avala sa bouchée, les yeux toujours posé sur le garçon qui déblatérai des idioties. Elle avait vraiment l’air d’être triste ? Non, elle ne l’était pas, elle avait bien autre chose à faire que d’être triste, après tout sa famille se cassait la gueule financièrement, elle avait le Quidditch a gérer, les cours de dessins pour ce faire un minimum d’argent, la boxe, ses mais qui disparaissaient, ses entrainements… Non tout allait bien dans le meilleur des mondes alors pourquoi ce gosse s’obstinait à la faire chier ?
Aliénor prit une grande inspiration, laissant son regard trainer sur sa salade de fruit avant de le laisser remonter avec une lenteur calculée sur le garçon. Elle laissa sa cuillère retomber dans sa salade de fruit et posa ses coudes sur la table avant de laisser son buste s’avancer pour être un peu plus proche du garçon.
-T’as raison je suis triste… Triste de voir que l’école s’abaisse à prendre des morveux qui croient tout savoir et qui pensent avoir solution à tout dans cette école.
Dit-elle en plantant son regard dans le sien. Elle soupira de nouveau, toujours en observant le garçon avant de reprendre.
-Tu devrais vraiment partir avant que ma tristesse devienne colère à force que tu me pose des questions de merde.
Là au moins elle ne pouvait pas faire plus clair, c’était dit, il y avait potentiellement des témoins autour d’eux qui avaient entendu Aliénor mettre en garde ce mioche qui n’avait visiblement pas encore compris que le monde n’était pas un joli petit arc-en-ciel sur lequel se déplaçait des sorciers tout contant qui faisaient apparaitre des fleurs sur leur chemin. Les premières années avaient toujours été aussi fatigants, ou alors ils s’empiraient avec les temps, plus naïfs, plus curieux et de plus en plus imbus d’eux-mêmes en croyant pouvoir régler tous les gens qui croisent qui ne sont pas sous substance pour sourire tout le temps ? Affligeant.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Aliénor prit une grande inspiration, laissant son regard trainer sur sa salade de fruit avant de le laisser remonter avec une lenteur calculée sur le garçon. Elle laissa sa cuillère retomber dans sa salade de fruit et posa ses coudes sur la table avant de laisser son buste s’avancer pour être un peu plus proche du garçon.
-T’as raison je suis triste… Triste de voir que l’école s’abaisse à prendre des morveux qui croient tout savoir et qui pensent avoir solution à tout dans cette école.
Dit-elle en plantant son regard dans le sien. Elle soupira de nouveau, toujours en observant le garçon avant de reprendre.
-Tu devrais vraiment partir avant que ma tristesse devienne colère à force que tu me pose des questions de merde.
Là au moins elle ne pouvait pas faire plus clair, c’était dit, il y avait potentiellement des témoins autour d’eux qui avaient entendu Aliénor mettre en garde ce mioche qui n’avait visiblement pas encore compris que le monde n’était pas un joli petit arc-en-ciel sur lequel se déplaçait des sorciers tout contant qui faisaient apparaitre des fleurs sur leur chemin. Les premières années avaient toujours été aussi fatigants, ou alors ils s’empiraient avec les temps, plus naïfs, plus curieux et de plus en plus imbus d’eux-mêmes en croyant pouvoir régler tous les gens qui croisent qui ne sont pas sous substance pour sourire tout le temps ? Affligeant.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Une rencontre... frappante
-Tu devrais vraiment partir avant que ma tristesse devienne colère à force que tu me pose des questions de merde.
*Oh saprtisti, oh sapristi, sapristi de sapristi !!* Narcisse vit sa vie défiler devant ses yeux, voyant son visage se refléter dans ceux de la jeune fille. Une petite goutte de sueur glissa le long de sa colonne vertébrale tandis que son cœur s’accéléra, pompant autant de sang que possible dans ses muscles pour préparer la fuite que le corps de Narcisse réclamait ! C'était de l'instinct de survie à ce niveau-là. Avait-elle toujours fait une tête de plus que le bonhomme ? Avait-elle toujours eu cette veine saillante sur son front ?
Quoi qu'il en soit, le petit Narcisse n'en menait pas large, pas large du tout. Oh il se souvint bien des conseils de sa mère : "Mon chéri, si jamais tu te fais embêter, par qui que ce soit, tu ne dois jamais baisser les yeux. Ne frappe jamais ! Jamais tu m'entends ! Mais ne donne pas à des petites racailles la satisfaction de te faire peur !"
Elle en avait de bonnes sa mère ! Elle faisait 1m80 évidemment qu'elle pouvait tenir ce genre de discours !! Mais Narcisse faisait 1m30 !!! Mais pourquoi est-ce qu'il ne s'enfuyait pas en courant alors cette espèce d'inconscient ? Parce qu'il venait de se découvrir un aspect de lui-même : il était fier. Alors non, il ne baisserait pas les yeux, et non, il ne dégagerait pas le plancher, pour qui se prenait-elle celle-là, à refuser ainsi la main d'un camarade tendu ? Étant d'un naturel affectueux et à se soucier des autres, il ne pouvait pas s'imaginer quelqu'un qui voulait rester dans son coin.
Avant même qu'il ne put réfléchir à quoi que ce soit, l'ongle de son pouce se retrouva pris entre ses deux canines. Quand diable était-ce la dernière fois que ce sale tic s'était emparé de lui, au détriment de tout self-contrôle ? Et soudainement, ses deux mains se retrouvèrent sur la table, ses yeux à quelques centimètres de la jeune fille, son corps s'était redressé de lui-même. Oh il n'avait aucune, mais aucune intention d'en venir aux mains, mais cela lui semblait être la position où il se montrait le moins faible.
Et en réponse à la provocation de son interlocutrice, ces mots lui échappèrent :
- "J'aimerais bien voir ça..." Un petit rictus se dessinant sur ses lèvres. Il demeura un petit instant immobile avant de sentir un rire nerveux monter dans sa poitrine.
Il ne le contrôla pas le moins du monde, s'asseyant de nouveau sur le banc, et tapant de la paume sur son genou, riant à gorge déployée. Narcisse était passé maître dans l'art de rire, et ce, même dans les pires situations, et cela l'avait sauvé plus d'une fois. Il essuya une petite larme qui s'était formée au bord de son œil *Probablement plus de peur que d'hilarité*.
- "Haha... ouh... J'suis navré, il semblerait qu'on soit parti sur d'mauvaises bases. Enfin, selon tes critères c'est sûr. Peut-être qu'j'aurais dû commencer par là directement." Sur ces mots, il tendit sa main au-dessus de la table (non sans l'avoir rapidement essuyé de sa sueur sur son pantalon) en direction de la jeune femme. "A défaut de s'entendre tout d'suite, faisons la paix ? Avec bien sûr, toutes mes excuses si j't'ai offensé ou blessée."
*Oh saprtisti, oh sapristi, sapristi de sapristi !!* Narcisse vit sa vie défiler devant ses yeux, voyant son visage se refléter dans ceux de la jeune fille. Une petite goutte de sueur glissa le long de sa colonne vertébrale tandis que son cœur s’accéléra, pompant autant de sang que possible dans ses muscles pour préparer la fuite que le corps de Narcisse réclamait ! C'était de l'instinct de survie à ce niveau-là. Avait-elle toujours fait une tête de plus que le bonhomme ? Avait-elle toujours eu cette veine saillante sur son front ?
Quoi qu'il en soit, le petit Narcisse n'en menait pas large, pas large du tout. Oh il se souvint bien des conseils de sa mère : "Mon chéri, si jamais tu te fais embêter, par qui que ce soit, tu ne dois jamais baisser les yeux. Ne frappe jamais ! Jamais tu m'entends ! Mais ne donne pas à des petites racailles la satisfaction de te faire peur !"
Elle en avait de bonnes sa mère ! Elle faisait 1m80 évidemment qu'elle pouvait tenir ce genre de discours !! Mais Narcisse faisait 1m30 !!! Mais pourquoi est-ce qu'il ne s'enfuyait pas en courant alors cette espèce d'inconscient ? Parce qu'il venait de se découvrir un aspect de lui-même : il était fier. Alors non, il ne baisserait pas les yeux, et non, il ne dégagerait pas le plancher, pour qui se prenait-elle celle-là, à refuser ainsi la main d'un camarade tendu ? Étant d'un naturel affectueux et à se soucier des autres, il ne pouvait pas s'imaginer quelqu'un qui voulait rester dans son coin.
Avant même qu'il ne put réfléchir à quoi que ce soit, l'ongle de son pouce se retrouva pris entre ses deux canines. Quand diable était-ce la dernière fois que ce sale tic s'était emparé de lui, au détriment de tout self-contrôle ? Et soudainement, ses deux mains se retrouvèrent sur la table, ses yeux à quelques centimètres de la jeune fille, son corps s'était redressé de lui-même. Oh il n'avait aucune, mais aucune intention d'en venir aux mains, mais cela lui semblait être la position où il se montrait le moins faible.
Et en réponse à la provocation de son interlocutrice, ces mots lui échappèrent :
- "J'aimerais bien voir ça..." Un petit rictus se dessinant sur ses lèvres. Il demeura un petit instant immobile avant de sentir un rire nerveux monter dans sa poitrine.
Il ne le contrôla pas le moins du monde, s'asseyant de nouveau sur le banc, et tapant de la paume sur son genou, riant à gorge déployée. Narcisse était passé maître dans l'art de rire, et ce, même dans les pires situations, et cela l'avait sauvé plus d'une fois. Il essuya une petite larme qui s'était formée au bord de son œil *Probablement plus de peur que d'hilarité*.
- "Haha... ouh... J'suis navré, il semblerait qu'on soit parti sur d'mauvaises bases. Enfin, selon tes critères c'est sûr. Peut-être qu'j'aurais dû commencer par là directement." Sur ces mots, il tendit sa main au-dessus de la table (non sans l'avoir rapidement essuyé de sa sueur sur son pantalon) en direction de la jeune femme. "A défaut de s'entendre tout d'suite, faisons la paix ? Avec bien sûr, toutes mes excuses si j't'ai offensé ou blessée."
Une rencontre... frappante
- J'aimerais bien voir ça...
Quoi ? Il venait vraiment de dire ça le gosse ? Aliénor manqua de s’étouffer avec la cuillère de fruits qu’elle venait de mettre dans sa bouche. Il ne manquait pas de culot le petit, il avait peur de rien celui-là ! Mais être intrépide allait le mener nulle part et il devait apprendre qu’il ne pouvait pas provoquer tout le monde dans le château. C’était dangereux pour lui et surtout, il pouvait ce retrouver face à quelqu’un qui aurait moins de remorts à faire du mal à un camarade. Parce que oui, même si ça ne ce voit pas forcément, Aliénor ne lui voulait pas du mal au début de cette discussion, c’est lui qui est incapable de lâcher.
La batteuse avala sa bouchée, observant le garçon qui changea quelque peu d’attitude. Recommencer du début et faire la paix ? Mais il se croit où ? Dans un jeu vidéo ? Aliénor souffla exaspérée par ce qu’elle voyait. Elle observa sa coupe de fruits, planta de nouveau sa cuillère dedans laissant un silence quelque peu gênant s’installer. Elle avala sa bouchée avant de planter de nouveau son regard dans celui de son camarde.
-Non.
Lâcha-t-elle accompagné d’un petit rire.
-T’es bien incapable de me blesser.
Elle était bien plus forte que ça, que ce soit mentalement ou physiquement. Mais il n’avait pas l’air de s’en rendre compte. Elle devait lui faire comprendre, hors de question que ce gosse croit qu’elle pouvait être son amie. Elle n’avait pas envie de se trainer un boulet à la cheville.
-Mais faire la paix ? Ca ce passe pas comme ça dans la vie et faut bien que tu l’apprenne un jour.
Un rictus mauvais se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Elle s’avança de nouveau vers le garçon avant de pointer du doigt la cicatrice qu’elle avait à la tempe.
-Tu veux pas savoir comment je me suis fait ça…. Mais si tu reste là à me faire chier, tu auras peut-être un avant-goût.
Dit-elle avant de prendre le couteau sur le plateau du garçon et de le planter dans un des fruits de sa coupe avant de le manger à même ce fameux couteau. Elle allait le terroriser, lui mener une vie d’enfer juste parce que monsieur croyait que tout se réglait avec des sourires et des « on recommence du début »… Ben non mon grand, dans la vraie vie personne ne te fera de cadeau.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Quoi ? Il venait vraiment de dire ça le gosse ? Aliénor manqua de s’étouffer avec la cuillère de fruits qu’elle venait de mettre dans sa bouche. Il ne manquait pas de culot le petit, il avait peur de rien celui-là ! Mais être intrépide allait le mener nulle part et il devait apprendre qu’il ne pouvait pas provoquer tout le monde dans le château. C’était dangereux pour lui et surtout, il pouvait ce retrouver face à quelqu’un qui aurait moins de remorts à faire du mal à un camarade. Parce que oui, même si ça ne ce voit pas forcément, Aliénor ne lui voulait pas du mal au début de cette discussion, c’est lui qui est incapable de lâcher.
La batteuse avala sa bouchée, observant le garçon qui changea quelque peu d’attitude. Recommencer du début et faire la paix ? Mais il se croit où ? Dans un jeu vidéo ? Aliénor souffla exaspérée par ce qu’elle voyait. Elle observa sa coupe de fruits, planta de nouveau sa cuillère dedans laissant un silence quelque peu gênant s’installer. Elle avala sa bouchée avant de planter de nouveau son regard dans celui de son camarde.
-Non.
Lâcha-t-elle accompagné d’un petit rire.
-T’es bien incapable de me blesser.
Elle était bien plus forte que ça, que ce soit mentalement ou physiquement. Mais il n’avait pas l’air de s’en rendre compte. Elle devait lui faire comprendre, hors de question que ce gosse croit qu’elle pouvait être son amie. Elle n’avait pas envie de se trainer un boulet à la cheville.
-Mais faire la paix ? Ca ce passe pas comme ça dans la vie et faut bien que tu l’apprenne un jour.
Un rictus mauvais se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Elle s’avança de nouveau vers le garçon avant de pointer du doigt la cicatrice qu’elle avait à la tempe.
-Tu veux pas savoir comment je me suis fait ça…. Mais si tu reste là à me faire chier, tu auras peut-être un avant-goût.
Dit-elle avant de prendre le couteau sur le plateau du garçon et de le planter dans un des fruits de sa coupe avant de le manger à même ce fameux couteau. Elle allait le terroriser, lui mener une vie d’enfer juste parce que monsieur croyait que tout se réglait avec des sourires et des « on recommence du début »… Ben non mon grand, dans la vraie vie personne ne te fera de cadeau.
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-Tu veux pas savoir comment je me suis fait ça…. Mais si tu reste là à me faire chier, tu auras peut-être un avant-goût.
Narcisse devait avoir loupé un coche. Il avait cru comprendre que les Poufsouffles faisaient partie de cette maison pour leur gentillesse et leur bonne humeur. Alors comment cette furie s'était-elle retrouvé chez les Blaireaux ?? Toutes les personnes issues de cette maison que Narcisse avait rencontré jusqu'à présent étaient les personnes les plus gentilles du monde. Avait-elle toujours été ainsi ? Il commençait à regretter de ne pas s'être renseigné davantage sur les élèves avant d'aller à la pêche aux amis. Cette femme était terrifiante, mais son petit numéro avec le couteau n'arrangeait rien. Mais ce fut justement ce geste qui rassura Narcisse : elle prenait bien soin de prévenir le garçon pour l'intimider, ceux qui cognaient ne parlaient pas, ils frappaient.
Narcisse avait totalement oublié son assiette de nourriture qui refroidissait, posée devant lui. A cet instant, tout ce qui comptait pour lui était premièrement : de s'en sortir indemne, ce qui ne serait pas aisé sans s'enfuir, et deuxièmement : essayer d'apaiser la situation. Mais il devait bien admettre qu'il était à cours d'idée.
Elle le prenait pour un gamin qui n'avait aucune idée de comment le monde fonctionnait, ce qui n'était pas si faux, mais de là à vouloir le terroriser, il y avait tout un monde d'écart. Il se creusa les méninges, elle ne semblait clairement pas ouverte à la discussion, mais au lieu de tout simplement s'en aller, elle avait choisi de lui parler pour le faire partir. Narcisse soupçonnait donc que les choses n'étaient pas aussi simples qu'elles semblaient l'être. Son aspect dur et froid, buriné par les efforts et les blessures, il se doutait que cela laissait des traces, combien de fois un collègue de sa mère avait disjoncté sur son lieu de travail à causes de conditions trop difficiles.
Il fit une petite pause de plusieurs longues secondes, les bras croisés sur la table, faisant mine de regarder la cicatrice de la jeune femme. De toute évidence, elle avait vécu des sales expériences, mais cela ne fit que renforcer la sympathie que Narcisse éprouvait pour elle.
Il voyait deux angles d'attaque : Primo, tenter de lui faire comprendre qu'il n'était pas qu'un gamin sans expérience totalement ignorant du monde en partageant ses expériences. Il avait bien dans ses souvenirs plusieurs moments qui aurait inquiété même cette Poufsouffle glaciale. Deuxio, jouer son jeu, la titiller encore davantage, appuyer sur les points sensibles jusqu'à ce qu'elle craque et s'ouvre un peu. Narcisse hésita à la chambrer sur sa cicatrice, mais il ignorait totalement comment elle se l'était faite... Il ne voulait pas se moquer de quelque chose de potentiellement grave. Il choisit donc la troisième option.
- "C'est mal me connaître ça, à la base j'avais pas prévu d't'en parler, mais comme tu la mentionne, je suis maintenant très curieux d'savoir d'où vient ta cicatrice... J'en ai aucune personnellement, alors si tu veux être l'auteure de la première, te gêne pas." Les mains croisées, les coudes sur la table, Narcisse tenta le bluff. Il n'avait aucune envie de se faire frapper évidemment ! Mais il fallait lui montrer qu'il n'avait pas peur, tout du moins, lui laisser croire cela. Il sentit une goutte de sueur couler sur sa tempe et fit tout son possible pour ne pas l'essuyer.
Narcisse devait avoir loupé un coche. Il avait cru comprendre que les Poufsouffles faisaient partie de cette maison pour leur gentillesse et leur bonne humeur. Alors comment cette furie s'était-elle retrouvé chez les Blaireaux ?? Toutes les personnes issues de cette maison que Narcisse avait rencontré jusqu'à présent étaient les personnes les plus gentilles du monde. Avait-elle toujours été ainsi ? Il commençait à regretter de ne pas s'être renseigné davantage sur les élèves avant d'aller à la pêche aux amis. Cette femme était terrifiante, mais son petit numéro avec le couteau n'arrangeait rien. Mais ce fut justement ce geste qui rassura Narcisse : elle prenait bien soin de prévenir le garçon pour l'intimider, ceux qui cognaient ne parlaient pas, ils frappaient.
Narcisse avait totalement oublié son assiette de nourriture qui refroidissait, posée devant lui. A cet instant, tout ce qui comptait pour lui était premièrement : de s'en sortir indemne, ce qui ne serait pas aisé sans s'enfuir, et deuxièmement : essayer d'apaiser la situation. Mais il devait bien admettre qu'il était à cours d'idée.
Elle le prenait pour un gamin qui n'avait aucune idée de comment le monde fonctionnait, ce qui n'était pas si faux, mais de là à vouloir le terroriser, il y avait tout un monde d'écart. Il se creusa les méninges, elle ne semblait clairement pas ouverte à la discussion, mais au lieu de tout simplement s'en aller, elle avait choisi de lui parler pour le faire partir. Narcisse soupçonnait donc que les choses n'étaient pas aussi simples qu'elles semblaient l'être. Son aspect dur et froid, buriné par les efforts et les blessures, il se doutait que cela laissait des traces, combien de fois un collègue de sa mère avait disjoncté sur son lieu de travail à causes de conditions trop difficiles.
Il fit une petite pause de plusieurs longues secondes, les bras croisés sur la table, faisant mine de regarder la cicatrice de la jeune femme. De toute évidence, elle avait vécu des sales expériences, mais cela ne fit que renforcer la sympathie que Narcisse éprouvait pour elle.
Il voyait deux angles d'attaque : Primo, tenter de lui faire comprendre qu'il n'était pas qu'un gamin sans expérience totalement ignorant du monde en partageant ses expériences. Il avait bien dans ses souvenirs plusieurs moments qui aurait inquiété même cette Poufsouffle glaciale. Deuxio, jouer son jeu, la titiller encore davantage, appuyer sur les points sensibles jusqu'à ce qu'elle craque et s'ouvre un peu. Narcisse hésita à la chambrer sur sa cicatrice, mais il ignorait totalement comment elle se l'était faite... Il ne voulait pas se moquer de quelque chose de potentiellement grave. Il choisit donc la troisième option.
- "C'est mal me connaître ça, à la base j'avais pas prévu d't'en parler, mais comme tu la mentionne, je suis maintenant très curieux d'savoir d'où vient ta cicatrice... J'en ai aucune personnellement, alors si tu veux être l'auteure de la première, te gêne pas." Les mains croisées, les coudes sur la table, Narcisse tenta le bluff. Il n'avait aucune envie de se faire frapper évidemment ! Mais il fallait lui montrer qu'il n'avait pas peur, tout du moins, lui laisser croire cela. Il sentit une goutte de sueur couler sur sa tempe et fit tout son possible pour ne pas l'essuyer.
Une rencontre... frappante
La sensation que ressentit Aliénor face à la réponse du garçon fut exactement celle qui pouvait l’habiter quand elle ratait une marche dans les escaliers et qu’elle se retrouvait sans comprendre en bas, un shot d’adrénaline plus tard mais incapable de se refaire la scène. Elle voulait être tranquille, profiter de son petit déjeuner en paix avant d’aller prendre une douche et aller en cours. Et elle se retrouvait là, en tenue de sport face à un garçon de quoi ? 11 ans, il avait une tronche de première année, qui lui posait des questions stupides sur sa vie et qui lui disait ouvertement que ses intimidations ne lui faisait ni chaud ni froid. L’égo d’Aliénor en prenait un sacré coup et l’égo de cette jeune fille était une personne à part entière tant il était énorme. Elle fronça les sourcils et grogna avant d’avaler en deux bouchées le reste de sa salade de fruits.
Elle se leva, attrapa une pomme et deux oranges avant de se lever. Une fois debout, ses fruits en main, elle posa de nouveau un regard sur le garçon un peu trop invasif. Elle le détailla, enregistrant chaque aspect de son visage, juste pour être certaine de se souvenir de lui. Elle avait envie de le réduire en cendres, lui et sa curiosité déplacée.
-Il faut vraiment que t’apprennes à te mêler de tes affaires. Ca ne te regarde en rien, ma vie ne te regarde en rien et ma tristesse ou ma solitude non plus.
Elle serra les dents. Quelque part il n’avait pas tort. Vers qui pouvait-elle se tourner ? Colby était malade, elle ne voulait pas l’embêter avec ces petits problèmes, Eileen était aussi dans un sale état et elle ne l’avait pas vu depuis la rentrée. Certainement qu’elle ne finirait pas sa scolarité à Poudlard à cause de son père… Rey ? Pas mieux, on aurait dit qu’il avait le poids du monde sur les épaules dernièrement et certainement qu’il évite encore tout le monde à cause de son père. Chems ? Non… Elle lui en avait confié des choses mais, elle ne voulait pas lui imposer ça. Finalement, elle était plus seule que jamais. Mais elle se devait de rester forte, parce qu’elle travaillait trop pour ça. Peu importe si elle était seule, elle ne flanchera pas.
-Si tu veux vraiment que je te fasse ta première cicatrice continue comme ça. Sinon, laisse-moi en paix.
Et la jeune fille fit demi-tour. Elle était là depuis déjà trop de temps, il lui avait pompé trop d’énergie. Ca ne servait à rien qu’elle reste là. Mais elle était certaine qu’elle aurait de nouveau à faire à ce gosse, il devait apprendre que la vie ce n’était pas tout rose, que quand quelqu’un te disait de partir l’écouter était une bonne chose et que vouloir s’immiscer de force dans la vie des gens n’était pas du tout, mais pas du tout une bonne méthode.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Elle se leva, attrapa une pomme et deux oranges avant de se lever. Une fois debout, ses fruits en main, elle posa de nouveau un regard sur le garçon un peu trop invasif. Elle le détailla, enregistrant chaque aspect de son visage, juste pour être certaine de se souvenir de lui. Elle avait envie de le réduire en cendres, lui et sa curiosité déplacée.
-Il faut vraiment que t’apprennes à te mêler de tes affaires. Ca ne te regarde en rien, ma vie ne te regarde en rien et ma tristesse ou ma solitude non plus.
Elle serra les dents. Quelque part il n’avait pas tort. Vers qui pouvait-elle se tourner ? Colby était malade, elle ne voulait pas l’embêter avec ces petits problèmes, Eileen était aussi dans un sale état et elle ne l’avait pas vu depuis la rentrée. Certainement qu’elle ne finirait pas sa scolarité à Poudlard à cause de son père… Rey ? Pas mieux, on aurait dit qu’il avait le poids du monde sur les épaules dernièrement et certainement qu’il évite encore tout le monde à cause de son père. Chems ? Non… Elle lui en avait confié des choses mais, elle ne voulait pas lui imposer ça. Finalement, elle était plus seule que jamais. Mais elle se devait de rester forte, parce qu’elle travaillait trop pour ça. Peu importe si elle était seule, elle ne flanchera pas.
-Si tu veux vraiment que je te fasse ta première cicatrice continue comme ça. Sinon, laisse-moi en paix.
Et la jeune fille fit demi-tour. Elle était là depuis déjà trop de temps, il lui avait pompé trop d’énergie. Ca ne servait à rien qu’elle reste là. Mais elle était certaine qu’elle aurait de nouveau à faire à ce gosse, il devait apprendre que la vie ce n’était pas tout rose, que quand quelqu’un te disait de partir l’écouter était une bonne chose et que vouloir s’immiscer de force dans la vie des gens n’était pas du tout, mais pas du tout une bonne méthode.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Une rencontre... frappante
Narcisse n'en revenait pas. Il resta figé tout en regardant la jeune femme partir, l'air proprement exaspérée. Pendant une seconde, une furtive et brève seconde, il envisagea de se lever pour lui crier qu'il s'excusait, que ça ne lui ressemblait pas, qu'il n'aurait pas dû s'immiscer ainsi. Son cerveau ne prit même pas la peine d'envoyer le signal à ses jambes pour se redresser. Il était paralysé. De grandes sueurs froides s'emparèrent alors de lui, alors que sa tête s'effondra dans ses mains, les coudes sur la table pour le soutenir, il enfouit son visage dans ses mains. Puis il les fit glisser sur ses yeux pour remettre ses cheveux en place et essuyer son front trempé de sueur.
Il avait l'impression que tout le monde le regardait, mais sans oser réellement tourner les yeux dans sa direction. Qui pouvait bien être cette fille ? Elle était dans sa maison tout du moins, il aurait l'occasion d'entendre parler d'elle à nouveau, sans le moindre doute possible. Et puis il se rendit compte que cette pensée le faisait trembler. Mais il ne sut pas de quoi. De peur ? D'impatience ? D'excitation ? D'anticipation ? Il sentit un fou rire monter en lui, qu'il contint à peine, inutile de rajouter du grain à moudre pour les témoins. Il serrait ses bras, se les frottants, comme s'il sortait d'une longue, très longue et éprouvante balade en montagne.
Tout aurait pu s'arrêter là. Il aurait pu simplement reprendre sa cuillère et continuer son repas comme s'il ne s'était jamais rien passé. Mais en regardant dans la direction où la furie était partie, une pensée le tourmentait. Simplement, une petite phrase, une toute petite phrase de rien du tout l'obnubilait.
- "Ça ne te regarde en rien, ma vie ne te regarde en rien et ma tristesse ou ma solitude non plus."
Elle était donc bien triste et seule. Sa façade n'en était donc bien qu'une, solide et impénétrable certes, mais toutes les façades peuvent être démolies. Plutôt que démolir, il voulait simplement y creuser une petite porte, pour qu'elle puisse en sortir tout ce qui lui pesait, ou bien pour qu'il puisse y entrer et la soulager un peu de tous ces maux que Narcisse ignorait. Il n'avait jamais croisé quelqu'un comme elle. Comment pouvait-on en arriver là ? Qui ou quoi avait donc bien pu la blesser à ce point pour qu'elle rejette toute compagnie.
Une pensée fugace traversa la tête embrouillée de Narcisse : Et si ce n'était que lui qu'elle repoussait ? Et si seul son comportement l'avait irrité ? Il rejeta cette éventualité, autant par déni que par logique. Elle avait trop pris son temps. Elle n'avait pas simplement tourné les talons, sans rien dire ou sans le regarder. Et la résolution de Narcisse fut prise. Il serra les poings sur ses genoux, glacé à cause de la sueur qui avait désormais refroidi, et sourit.
Cela allait être difficile. Impossible peut-être, irréalisable, mais il se remémora le visage de la jeune fille. Il était certain d'y avoir vu plus que son reflet dans ses yeux vairons, il avait cru voir quelque chose, de presque indiscernable. Il n'avait pas les mots. Il n'allait pas la lâcher. Elle pouvait bien lui faire vivre l'enfer, Narcisse se rendit compte que cela lui serait égal. Il voulait l'aider. Et il savait à quel point vouloir aider quelqu'un qui ne voulait pas d'aide était stupide, il le savait, mais il s'en foutait. Il voulait connaître la vérité, il voulait voir derrière le masque. C'était trop tard, son obsession grandissait. Oh, bien sûr, il ne lui voulait que du bien, mais il se doutait que les méthodes gentilles comme lui offrir des cookies ou autre ne marcherait pas. Quoique... On ne savait jamais.
- "Oh sapristi..." Il lui fallait à présent terminer rapidement son petit-déjeuner, il avait intérêt à se reconstituer, car pour une étrange raison, il avait l'impression que son futur n'était plus aussi lumineux qu'il l'escomptait...
RP CLOS
Il avait l'impression que tout le monde le regardait, mais sans oser réellement tourner les yeux dans sa direction. Qui pouvait bien être cette fille ? Elle était dans sa maison tout du moins, il aurait l'occasion d'entendre parler d'elle à nouveau, sans le moindre doute possible. Et puis il se rendit compte que cette pensée le faisait trembler. Mais il ne sut pas de quoi. De peur ? D'impatience ? D'excitation ? D'anticipation ? Il sentit un fou rire monter en lui, qu'il contint à peine, inutile de rajouter du grain à moudre pour les témoins. Il serrait ses bras, se les frottants, comme s'il sortait d'une longue, très longue et éprouvante balade en montagne.
Tout aurait pu s'arrêter là. Il aurait pu simplement reprendre sa cuillère et continuer son repas comme s'il ne s'était jamais rien passé. Mais en regardant dans la direction où la furie était partie, une pensée le tourmentait. Simplement, une petite phrase, une toute petite phrase de rien du tout l'obnubilait.
- "Ça ne te regarde en rien, ma vie ne te regarde en rien et ma tristesse ou ma solitude non plus."
Elle était donc bien triste et seule. Sa façade n'en était donc bien qu'une, solide et impénétrable certes, mais toutes les façades peuvent être démolies. Plutôt que démolir, il voulait simplement y creuser une petite porte, pour qu'elle puisse en sortir tout ce qui lui pesait, ou bien pour qu'il puisse y entrer et la soulager un peu de tous ces maux que Narcisse ignorait. Il n'avait jamais croisé quelqu'un comme elle. Comment pouvait-on en arriver là ? Qui ou quoi avait donc bien pu la blesser à ce point pour qu'elle rejette toute compagnie.
Une pensée fugace traversa la tête embrouillée de Narcisse : Et si ce n'était que lui qu'elle repoussait ? Et si seul son comportement l'avait irrité ? Il rejeta cette éventualité, autant par déni que par logique. Elle avait trop pris son temps. Elle n'avait pas simplement tourné les talons, sans rien dire ou sans le regarder. Et la résolution de Narcisse fut prise. Il serra les poings sur ses genoux, glacé à cause de la sueur qui avait désormais refroidi, et sourit.
Cela allait être difficile. Impossible peut-être, irréalisable, mais il se remémora le visage de la jeune fille. Il était certain d'y avoir vu plus que son reflet dans ses yeux vairons, il avait cru voir quelque chose, de presque indiscernable. Il n'avait pas les mots. Il n'allait pas la lâcher. Elle pouvait bien lui faire vivre l'enfer, Narcisse se rendit compte que cela lui serait égal. Il voulait l'aider. Et il savait à quel point vouloir aider quelqu'un qui ne voulait pas d'aide était stupide, il le savait, mais il s'en foutait. Il voulait connaître la vérité, il voulait voir derrière le masque. C'était trop tard, son obsession grandissait. Oh, bien sûr, il ne lui voulait que du bien, mais il se doutait que les méthodes gentilles comme lui offrir des cookies ou autre ne marcherait pas. Quoique... On ne savait jamais.
- "Oh sapristi..." Il lui fallait à présent terminer rapidement son petit-déjeuner, il avait intérêt à se reconstituer, car pour une étrange raison, il avait l'impression que son futur n'était plus aussi lumineux qu'il l'escomptait...
RP CLOS