Éclats de vie
SOMMAIRE :Voici un petit recueil d'OS qui, si tout ce passe comme prévu (ce qui est loin d'être gagné), devrait contenir un post par jour pour un total de 31 afin de relever le défi de l'Inktober. Malheureusement (ou heureusement) pas de petit dessin dans chacun de mes posts, étant donné que je suis nulle. Ce ne sera que des petites scènes de la vie d'Annaëlle afin de mieux la comprendre et de m'amuser
. J'ai donc repris la liste en anglais ainsi que les traductions françaises afin de choisir les mots que je souhaitais utiliser pour que ce soit un peu différent.
• Automne 2032 - Une rousse aux cheveux de feux - Flamme
• Été 2037 - Me laisse pas gagner - Compétition
• Été 2038 - J'suis obligé d'm'y rendre ? - Se précipiter
• Début juin 2040 - Nous serons là l'une pour l'autre - Nicher
• 15/07/2044 - C'est un départ - Voyage
• Printemps 2045 - Une jungle de découverte - Bouquet
• 27/12/2047 - Sortir de sa coquille - Coquille
• Mai 2047 - Nocturne - Chauve-souris
• 27/08/2047 - Ça faisait un moment… - Gardien
Different isn’t bad, it’s just not the same
Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans
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Éclats de vie

• Mercredi 21 aout 2047, appartement d'Annaëlle et Léonie
Depuis qu'elle avait déménagé au début du mois de janvier, la jeune femme devait avouer qu'elle n'avait pas accordé autant de temps à sa famille qu'elle aurait souhaité. Bon, pour être tout à fait honnête envers elle-même, ce silence durait depuis beaucoup plus longtemps. En partant voyager autour du monde, elle s'était éloigné de ses deux frères, principalement Jasper de qui elle était assez proche. En rentrant, elle s'était attendu à ce qu'il lui écrive, mais rien. Et depuis, les seules personnes avec qui elle était en contact, si on pouvait appeler ça ainsi, était ses parents. Mais au début de la semaine, par elle ne savait quelle impulsion, la rousse avait décidé de contacter son grand frère. Une lettre écrite et réécrite, la libraire avait utilisé le hibou commun à elle et Léonie. Quelques jours plus tard, elle recevait enfin une réponse à son invitation. Elle avait été accepté. Son frère voulait la voir. Ils allaient se rencontrer, ici, dans quelques jours à peine.
Maintenant que c'était officiel, l'Anglaise avait peur. Peur de savoir pourquoi il ne l'avait pas contacté à son arrivé, pourquoi ce silence depuis, qu'est-ce qui avait changé entre eux ? Mais en même temps, elle avait terriblement hâte de prendre de ses nouvelles. C'était donc tout un cocktail d'émotion qui se jouait chez la rousse alors qu'elle attendait qu'on cogne à la porte. Heureusement pour son impatience grandissante, elle n'eut pas à attendre longtemps pour entendre un bruit en provenance de l'entrée. Se redressant immédiatement, la libraire déposa Ophélie sur son petit coussin pour finalement aller ouvrir. Un sourire hésitant sur le visage, elle salua Jasper de la main.
-Hey, pour une rare fois, elle ne savait pas quoi dire de plus. Entre fais comme chez toi, nouveau sourire avant de se décaler pour lui laisser davantage d'espace.
-Hey, il s'était avancé, hésitant comme sa sœur avant de refermer la porte derrière lui et de suivre la jeune femme dans la cuisine où elle s'était installé.
-Alors euhm, comment ça va depuis ?
Suite à venir…
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Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans
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• Été 2038, entre la deuxième et troisième année, Canterbury
La jeune rousse était plus qu'exaspéré. Qui avait mis pareil idée dans la tête de ses parents, se rendre dans une réception sorcière organisée par des amis, non mais c'était du n'importe quoi. Elle aurait préféré continuer à travailler sur les leçons donnés par sa mère, c'est dire à quel point elle avait envie de s'y rendre. Râlant dans sa chambre avec la ferme intention de garder cette attitude pour le reste de la soirée, la jeune fille avait dû bien malgré elle enfiler les vêtements choisis par Érica. Une simple robe robe noire, des ballerines de la même couleur et une fine ceinture marron pour accompagné le tout. Elle avait bien essayé de négocier pour mettre ses bottines beaucoup plus confortable, mais la seule réponse qu'elle obtenu se résuma en un signe de la main de sa mère lui demandant de se tourner pour qu'elle s'occupe de sa tignasse.
Fronçant les sourcils, elle croisa les bras sur sa poitrine laissant la femme peigner ses boucles. Une tresse dansant dans son dos noué par un ruban plus tard, la fillette était supposément prête à partir. Ses frères étaient aussi bien habillé qu'elle-même, seul consolation dans cette situation qui la dépassait, et avant qu'elle n'eut le temps de rouspéter davantage, une main se plaçait sur son épaule pour transplaner.
Après 13 ans, elle commençait a être habitué de ce moyen de transport. Ça ne lui pris pas énormément de temps pour se remettre sur pieds et aussitôt fait, la futur troisième année recommença son manège.
-J'suis vraiment obligé d'y aller ? On les connait même pas ses gens, mais ses prunelles vertes rencontrant les visages fermés de ses parents, elle préféra arrêter de parler. Comme elle l'avait prédis, la rouquine s'ennuyait déjà alors qu'une heure était à peine passé. Une rapide inspection circulaire lui permit de confirmer que tout le monde était occupé, il n'y aurait pas de meilleur opportunité. Sautant en bas de sa chaise, elle marcha sans faire de bruit et passa la porte du salon principal. Se précipitant dans la courte liberté qu'elle venait d'acquérir, la jeune fille traversa encore quelques pièces avant de tomber sur le trésor du manoir. Une énorme bibliothèque digne de ses plus grands rêves. Ouvrant grand la bouche, elle passa ses doigts sur les différentes reliures avant d'attraper un livre au hasard. S'installant à même le sol, elle ouvrit les premières pages avant de s'envoler vers d'autres aventures.
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• Mai 2047, appartement de Léonie et Annaëlle
La soirée était étrange. Elle ne savait pas exactement d’où lui venait ce sentiment et pourtant, elle n’arrivait pas à s’en défaire. Comme à son habitude, la rousse était rentrée de la librairie un peu après sa meilleure amie. Et si les deux commerces fermaient généralement vers les mêmes heures, l’ancienne gryffondor restait souvent plus tard afin de s’assurer d’avoir bien accompli toute les tâches liées à la fermeture de la boutique. Et donc après avoir transplané jusqu’à son appartement de Londres, la jeune femme s’était installé sur le sofa du salon un instant, le temps de reprendre de l’énergie pour la soirée. Léonie déjà dans sa chambre, elle devait avoir eu une journée bien rempli pour ne pas être déjà attelé aux fourneaux.
Rassemblant sa motivation, la rouquine se dirige vers la porte de sa meilleure amie pour y cogner quelques coups. Aucune réponse. Peut-être n’était elle pas rentrée finalement ? Elle n’avait aucune idée de ce qui aurait pu retenir Léonie, mais elle ne pouvait pas attendre éternellement non plus, son estomac ne le pouvait pas. Un simple repas plus tard, la jeune femme s’était emmitouflée dans une couverture pour lire un peu, du moins jusqu’à ce que ses paupières en décident du contraire. Sauf que l’aventure était si bonne, et le suspense insoutenable, elle ne pouvait pas simplement arrêter de lire maintenant. Mais le sommeil eu rapidement raison d’elle et sa tête bascula vers l’avant pour rencontrer les pages de l’ouvrage.
C’est plusieurs heures plus tard, alors que la lune était bien installée dans le ciel qu’une main se posa sur son épaule afin de la secouer gentiment. Elle ouvrit péniblement les yeux pour se retrouver face à une Léonie qui contenait tant bien que mal les étoiles dans ses yeux.
-Qu’est-ce que…
-Chut, va dormir, je te raconterai demain, promis-t-elle à la rousse. Après un hochement endormi de la tête, elle se leva lentement pour rejoindre le confort de son matelas.
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• 27 décembre 2046, Canterbury
Elle n’avait jamais pris autant de temps pour répondre à une lettre. Oui, elle avait été occupée avec cette histoire d’animation sur le chemin de traverse, puis la veille de Noël et Noël en lui même. Mais tout de même. Jamais elle n’avait pris plus d’une ou deux journées pour répondre à un courrier, même si elle était peu disponible. Ce n’était pas le mode de communication le plus rapide et pour ne pas que l’échange s’étale trop longtemps, elle s’était toujours assurée d’envoyer ses réponses au plus vite.
Mais cette lettre faisait bien exception. C’était bien la quatrième fois qu’elle la relisait sans pour autant savoir comment y répondre. Sa plume en suspension sur son parchemin, une première goutte d’encre tomba avant qu’elle se décide à y inscrire la date. Comme à chaque fois qu’elle était sur le point de s’ouvrir, sa tête lui rappelait toute les bonnes raisons qu’elle avait de ne pas le faire. Sa meilleure amie le lui avait bien fait remarqué à plusieurs reprises alors qu’elle lui demandait conseil lorsque les deux filles étaient encore à Poudlard. Et pourtant chaque fois, elle reproduisait les mêmes erreurs. Sauf qu’elle ne pouvait ignorer que ces courtes retrouvailles l’avaient beaucoup plus ébranlées que ce en quoi elle était habituée. *Eh merde* Elle détestait cette sensation d’inconnue, de ne pas savoir exactement quel tournant cette situation allait prendre. Ce n’était pas comme se laisser porter alors qu’elle était en voyage, c’était beaucoup plus important, et pourtant elle n’arrivait pas à se faire à l’idée.
Après une bonne inspiration, la jeune femme reprit l’écriture de sa lettre, laissant les mots venir comme ils voulaient, ca devrait être compréhensible non ? Après une rapide relecture pour s’assurer de ne pas avoir laissé d’erreurs, la rousse cacheta l’enveloppe avant de changer d’avis. Ne restait plus qu’à la donner à la chouette de ses parents.
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• Automne 2032, 7 ans
Les cheveux remontés en queue de cheval haute et les joues rosies par le vent léger du jour, la fillette se faufilait entre les arbres derrière la maison familiale. De ses prunelles vertes luisant de curiosité, la jeune fille observait avec passion les couleurs chaudes des végétaux. Elle avait toujours admiré la beauté de l'automne, c'était sans doute sa saison favorite, après l'été évidemment. C'est donc avec une certaine énergie qu'elle avait obligé son frère à l'accompagner à l'extérieur. Ensemble, ils avaient décidé de jouer à cache-cache au travers des troncs et des branches. Et comme souvent, elle avait été désigné pour compter en premier. Alors après ce qu'elle avait calculé comme étant une minute, la rousse avait commencé son exploration en gambadant.
-Jaspeeeer, tu es oooooooù ? Évidemment, il n'allait pas lui répondre, cette technique de recherche n'avait jamais fonctionné avec son aîné, mais elle aimait bien essayer. Et puis ça la faisait bien rire. Et donc, l'enfant se promenait entre les arbres avec insouciance tout en cherchant son grand frère des yeux. Jasper ne devait pas être bien loin, a 9 ans, il ne devait pas s'être éloigné trop loin de la maison. Et puis, leur parents ne tarderaient pas à les appeler pour le repas du soir et s'être aventurer trop loin n'était pas une option. Après quelques minutes à scruter les feuilles des yeux, la petite Annaëlle finit par repérer du mouvement sur une branche d'un arbre. Un sourire en coin, la jeune fille fit bien attention de ne faire aucun bruit et grimpa rejoindre son frère qui observait l'horizon. Une fois plus ou moins à sa hauteur, son sourire s'agrandit.
-Trouvé ! C'ta toi de compter ! Mais avant que le plus vieux ait eut le temps de répliquer, une voix s'éleva au loin.
-Annaaaaa, Jaspeeeer, rentrez c'est prêt ! Plus le temps de jouer une autre partie, leur mère les appelait et c'est avec une moue déçu que les deux enfants rentrèrent pour le souper.
Mes excuses auprès de moi-même pour le retard 
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• Printemps 2045, à quelque part autour du monde
Attablé dans un petit restaurant sorcier depuis déjà quelques minutes, la jeune femme observait les sorciers du coin depuis un moment déjà. Ils semblaient tous se connaitre plus où moins de vu et leur dynamique de groupe était intéressante à examiner. Ça et la magie qu'ils utilisaient. Au courant de son année d'étude à la grande école du duel, elle s'était beaucoup intéressé à cette discipline, mais personne n'avait pu lui apprendre. Et maintenant, quelques personnes semblant maitriser la magie sans baguette, au moins au minimum, se trouvaient dans la salle. Impressionnée, elle était resté dans son coin, intimidé d'aller aborder les étrangers qu'elle observait. C'était la première fois qu'elle n'osait pas aller à la rencontre des autres depuis qu'elle avait quitté l'Angleterre.
Mais après tout, il faut dire qu'ils l'impressionnaient à l'instant ! Le plus proche qu'elle avait été de la magie sans baguette avait été lors de son cours aux études supérieurs. C'était l'un des sujets qui l'avait rapidement captivé, la rousse s'était même mise à lire davantage sur le domaine que ce qui était demandé. Elle avait bien tenté quelques fois de s'y prendre, mais n'était pas parvenu à grand chose sans personne pour lui enseigner. Sortant de sa contemplation, elle avait finalement rassemblé son courage pour aller leur poser quelques questions, peut-être qu'elle pourrait en tirer 2/3 conseils.
Aucune idée en quoi ça correspond au mot Bouquet, mais c'est ce qui m'est venu
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• Vendredi 15 juillet 2044
La rousse avait gradué de la grande école de l'art du duel quelques semaines plus tôt. Elle aurait très bien pu continuer un an de plus, mais pourquoi faire, elle n'avait toujours aucune idée de ce qu'elle voulait faire pour le restant de ses jours. Les études l'avaient passionnés durant cette dernière année, mais ce n'était pas ce qui lui fallait, pas pour le moment. Peut-être qu'un jour, cette formation lui servirait, mais sur le moment, elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait en faire. La jeune femme y avait donc pensé un moment, cherchant en vain un emploi qui lui plaisait pour finalement prendre une décision.
Une idée avait germé dans son esprit et depuis, elle ne cessait d'y penser. Partir à l'aventure. C'est ce qu'elle avait toujours voulu, même plus jeune. Et maintenant, elle pouvait s'y mettre. Avec l'argent qu'elle avait amassé au fil des années, l'anglaise avait annoncé à ses parents sa décision. Elle souhaitait prendre une année pour découvrir le monde sorcier comme moldu. Elle voulait voyager, en avait de besoin pour trouver qui elle voulait être. Sans demander la permission, la rouquine avait mis le strict nécessaire dans un sac magiquement agrandi avant d'établir un itinéraire de départ qui allait certainement changer. Sa première destination choisis, elle fit ses aurevoirs à ses parents, ses frères et sa meilleure amie en leur promettant d'écrire le plus régulièrement possible. Léonie et elles avaient également certaines choses à planifier étant donné que celle-ci avait prévu de venir la rejoindre pendant un certains temps, évidemment, les deux jeunes filles correspondraient plus souvent.
Un sourire aux lèvres, la rousse leva sa baguette pour son premier transplanage. Direction le portoloin qui la mènerait en Italie !
Si je dis que je l'ai oublié dans mes brouillons, vous me croyez ?
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• Été 2037, Canterbury
-Annaaaa, qu'est-ce que tu fais ? Je t'attends pour jouer. Jasper s'approchait de la fillette en trainant des pieds. Ça devait faire au moins une bonne dizaine de minute qu'il attendait la plus jeune de la famille dans le salon de la maison. Ils avaient prévu s'affronter dans une partie de bavboule, jeu que la rousse appréciait bien, mais à peine son dîner terminé qu'elle s'était installé sur le rebord de la fenêtre de sa chambre, le nez dans un livre. Pas qu'elle n'avait pas envie de jouer, au contraire, mais elle avait des conditions à poser et faire patienter son frère était une technique qui fonctionnait à tout les coups. Relevant ses yeux de la phrase qu'elle était en train de lire, la fillette porta ses prunelles vertes dans ceux de son frère.
-Je lis, tu avais pas remarqué ? Et j'arrive, mais avant je veux que tu me promettes quelque chose. Elle avait attendu que ce dernier hoche la tête avant de continuer. Tu me laisserais pas gagner cette fois, si je veux m'améliorer, faut que j'affronte un vrai adversaire, sinon je vais demander à David de jouer avec moi. Elle n'avait pas quitté le regard de son frère, elle voulait qu'il comprenne qu'elle avait finit de jouer pour gagner. Ça n'avait jamais été son but, elle voulait apprendre et s'améliorer, une vrai compétition entre frère et sœur. Et après qu'il lui ait promit de ne plus être un adversaire facile à battre, elle s'était levé de son banc pour s'installer dans le salon. La rousse avait perdu plusieurs parties mais lorsqu'elle gagna finalement la dernière, elle était on ne peut plus fière de sa réussite.
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Je vais où le vent me mène | #57322c | 25 ans
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• Début juin 2040, perché dans un arbre du parc de Poudlard à l'aurore
Après près d'une heure à se retourner sans cesse dans son dortoir, la rousse avait finalement décidé de se lever pour sortir prendre l'air. Il était tôt, très tôt et c'est de la quiétude de cette heure qu'elle avait besoin en ce moment. Sa baguette dans sa poche et un livre dans les mains, elle avait une bonne idée de ce qu'elle avait envie de faire. La lettre qu'elle avait reçu la veille de sa mère avait complètement défait la motivation qu'elle avait battit au fil de sa cinquième année. Se faire dire à l'écrit que tout ce qu'elle avait fait au courant des derniers mois n'étaient pas suffisant et que rien ne pourrait jamais l'être pour atteindre les attentes familiales, c'était un coup difficile à encaisser pour la rousse qui avait mis tant d'effort. Les Buses n'étaient plus qu'à quelques jours et Érica avait réussi à la démoraliser alors qu'elle n'était même pas réellement présente. *Bravo maman*
Arrivée dans le parc, l'adolescente pris rapidement la direction d'un arbre qu'elle appréciait particulièrement sans remarquer la silhouette qui la suivait au loin. Comme à chaque fois qu'elle avait besoin de temps pour elle, la gryffondor avait grimpé les multiples branches de l'arbre pour s'installer confortablement en hauteur. Le soleil commençait à peine à se lever, elle adorait le parc de l'école à cette heure. Perdu dans le paysage, c'est seulement lorsqu'elle sentit l'arbre remuer qu'elle détournait son regard de l'horizon pour finalement trouver Léonie en face d'elle. Évidemment. Après cinq ans à se côtoyer, ça ne devrait plus étonner l'Anglaise que sa meilleure amie sache quand ça n'allait pas. Sans plus d'explication, les deux filles restèrent ainsi jusqu'à ce que les autres étudiants commencent à sortir, nicher dans leur arbre.
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