Vous reprendrez bien du thé ?
16 juillet 2047, milieu de matinée
Godric's Hollow, Café du Rosier
@Awstin Winster
Godric's Hollow, Café du Rosier
@Awstin Winster
Léonidas appréciait quelques fois de se lever plus tôt que d’ordinaire et de marcher jusqu’à la terrasse du café du Rosier. En général, il appréciait s’installer à une table et regarder la foule passée, tout particulièrement l’été. Les sorciers pressés côtoyaient les badauds et les simples touristes venues à la capitale. En général il appréciait oui, beaucoup moins lorsqu’il devait accompagner son oncle.
C’est ainsi qu’il se retrouvait en cette matinée de juillet installer à l’une des places les mieux situés du café. Léonidas s’ennuyait fermement, jetant parfois quelques regards aux passants et aux clients installés aux tables voisines, personne de son âge à qui parler. Le Serpentard s’ennuyait ferme et son oncle semblait enfermer dans son mutisme habituel, se contentant de lire la Gazette du Sorcier ce qui cachait son visage inexpressif, ce qui n’était pas plus mal du point de vue de Léonidas. Son oncle risquerait en effet d’effrayer les passants.
Léonidas était plongé dans ses pensées, s’amusant à faire tourner une mornille sur la table afin de tromper l’ennui. Son oncle baissa quelques instants son journal pour le fusiller d’un regard réprobateur avant que quelques instants plus tard son expression ne se change en une mine souriante et amicale, et que son regard se déporte derrière son dos et qu’il n’ajoute :
— Ah, Monsieur Winster ! Toujours un plaisir de vous croiser ici. Je vous en prie, installez vous !
Après s’être retourné, Léonidas n’eut pas besoin de réfléchir très longtemps à la raison de sa présence lorsqu’il vit qu’un adolescent accompagnait l’Homme qui venait d’apparaître dans son dos. Oncle Darius l’avait emmené spécifiquement pour faire bonne impression, il s’était donc fait traîner à un énième rendez-vous professionnel de son oncle et du se contenir de soupirer profondément avec lassitude en buvant une gorgée de café après avoir rangé la pièce qui lui servait de distraction. Il n'était pas vraiment serein, ayant la sensation d'avoir été conduit dans un piège tendu par son oncle. Il se posait beaucoup de question alors qu'il dévisageait l'adolescent qui accompagnait l'Homme en question. Il ne lui disait rien, mais il n'avait pas l'air bien plus jeune que lui, c'était déjà ça au moins... Winster, ce nom ne lui disait rien en tout cas.
Et voilà, n'hésite pas à me dire s'il y a le moindre soucis
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)
Vous reprendrez bien du thé ?
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Ellis Winster, (père)
- Lien vers la fiche du PNJ : Ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Développer ces relations familiales
~ @Léonidas Vance
~ 16 juillet 2047
~ 398 mots
~ 16 juillet 2047
~ 398 mots
Moi qui pensais que j'allais passer une journée comme les autres et banale, je m'étais apparemment trompé. Alors que j'étais tranquillement à la table du salon en train de prendre mon petit-déjeuner, mon père, qui ne travaillait pas ce jour-ci, était rentré dans la pièce et m'avait dit sans m'accorder un regard, trop occupé avec sa chemise dont il repliait les manches.
- Awstin, je veux que tu sois prêt dans une heure, je vais voir quelqu'un au Café du Rosier et je tiens à ce que tu m'accompagnes.
Je levai les yeux de mon bol, troublé, mais acquiesçai. Mon père parti en me disant de le retrouver dans le salon à l'heure prévu. J'étais curieux et en même temps inquiet de ce qui me réservait : habituellement, il n'amène presque jamais personne voir des gens avec lui, et encore moins moi ! Sas plus tarder, je fini en vitesse mon bol et monte me préparer.
A l'heure prévu, je suis dans le salon et mon père ne tarde pas à arriver. Je ne dis rien et saisis le bras qu'il ne tend. En un éclair, tout autour de moi disparait pour laisser place à un autre décor. On venait de transplaner et je dû me retenir pour ne pas vomir. Je n'avais pas encore l'habitude de ce moyen de transport.
Mon père, lui, n'était absolument pas déranger par le trajet et ne tarda pas à nous guider dans la capital sorcière. On finit par arriver devant un café mais je n'eus pas vraiment le temps de m'attarder sur la façade car une voix nous interpella -ou plutôt, interpella mon père.
Mon père sourit et s'approche de l'homme en lui tentant sa main pour le saluer.
- Monsieur Vance, le plaisir est partagé. Comment allez-vous ?
Je m'installe à une place libre, ne comprenant absolument pas ce que je vais ici. Pourquoi m'amener à une espèce de réunion ? Je serais mieux chez moi à jouer avec Dempy !
Alors que je ruminai dans ma tête, je sentis un regard sur moi et tournai la tête. Un garçon un peu plus vieux que moi était là également avec monsieur Vance. Il ne semblait pas plus enchanté que moi par ce rendez-vous. Vu son âge, il devait être à Poudlard, mais je ne me souviens pas l'avoir déjà vu. Je lui murmurai un faible "salut" avec un pâle sourire.
Dernière modification par Awstin Winster le 21 févr. 2025, 10:25, modifié 1 fois.
6A - Filière spéciale option sortilèges
Couleur RP : #ed6728 - Rédacteur-en-Chef - Gryffonsouffle et Grypensoufflaigle 2025
Couleur RP : #ed6728 - Rédacteur-en-Chef - Gryffonsouffle et Grypensoufflaigle 2025
Vous reprendrez bien du thé ?
Léonidas n’appréciait pas du tout d’être une sorte de faire valoir pour son oncle. Désormais, il comprenait bien mieux la raison de sa présence. Il s’agissait là d’un geste délibéré de son oncle, absolument pas une soudaine envie de passer du temps avec son neveu, un simple calcul. Léonidas soupira intérieurement, il avait espéré que c’était pour une autre raison, mais il connaissait son oncle et il n’était donc pas réellement étonné.
Léonidas passa son regard de son oncle à ce Monsieur Winster, son nom ne lui disait rien. Probablement un collègue de travail de son père ou une quelconque relation professionnelle. Le jeune garçon hésita quant à la démarche à suivre, mais le regard désapprobateur que lui jeta son oncle après avoir serré la main de son interlocuteur et échanger des banalités d’usage, un faux sourire mielleux sur le visage, le convint de se lever à son tour pour serrer la main du nouvel arrivant.
Il regarda alors le jeune garçon qui l’accompagnait, se contentant de le saluer d’un signe de la main, il devait avoir à peu près le même âge que lui. Au moins, il pourrait discuter tous les deux et il n’aurait pas à faire semblant de s’intéresser à la discussion d’adulte. Une fois rassis, son oncle se tourna vers lui :
— Léonidas, je t’ai fait venir ce matin, car Monsieur Winster à un fils qui a à peu près ton âge. Il est grand temps que tu commences à nouer des relations avec des gens respectables, bien plus fréquentables que ces… sans-statuts dont Poudlard est infesté, ajouta-t-il avec un ton dédaigneux
Léonidas ne comprenait pas les opinions archaïques de son oncle, certes les Moldus étaient des gens bizarres, incapables de maîtriser la magie, mais les nez-moldus étaient bien des sorciers non ? Dès lors, pourquoi vouloir faire une différence ? Certes, sa famille à lui était purement Sorcière, mais pourquoi les appelés Sans-Statut, cela n’avait aucun sens ? Tout ceci le dépassait.
Cela dit, Léonidas resta de marbre face aux paroles de son oncle. Après tout, ce discours-là il le connaissait par cœur, c’était bien son genre de vouloir contrôler sa vie. Il l’avait fait avec tous ses grands frères ayant complètement lavé le cerveau d’Achille, Hector gardait encore sa libre pensée, mais suivait globalement le mouvement. Quant à Priam et Jason, c’est à peine s’il les considérait comme ses neveux, peut-être se disait-il qu’il pourrait rattraper l’échec des jumeaux avec la 5e année.
Voilà que les deux adultes étaient lancés dans une discussion sur la politique sorcière, à laquelle le jeune Serpentard ne comprenait pas grand-chose. La discussion semblait plutôt animée et il ne comprenait que quelques bribes : Conseil, sans-statut, Réforme, l’attaque du Poudlard Express fut également mentionnée. Le jeune garçon préféra quitter la table, peu désireux de se remémorer ce genre de chose. Il demande la permission à son oncle d’aller aux toilettes et celui-ci trop occupé à parler ne lui répondit que d’un signe bref de la main.
Le jeune garçon allait se lever pour s’éclipser, mais devant l’ennui de son camarade d’infortune il proposa d’un signe de tête de l’accompagner. C’était l’occasion de faire connaissance, loin des adultes et de leurs… idéaux moyenâgeux.
Léonidas passa son regard de son oncle à ce Monsieur Winster, son nom ne lui disait rien. Probablement un collègue de travail de son père ou une quelconque relation professionnelle. Le jeune garçon hésita quant à la démarche à suivre, mais le regard désapprobateur que lui jeta son oncle après avoir serré la main de son interlocuteur et échanger des banalités d’usage, un faux sourire mielleux sur le visage, le convint de se lever à son tour pour serrer la main du nouvel arrivant.
Il regarda alors le jeune garçon qui l’accompagnait, se contentant de le saluer d’un signe de la main, il devait avoir à peu près le même âge que lui. Au moins, il pourrait discuter tous les deux et il n’aurait pas à faire semblant de s’intéresser à la discussion d’adulte. Une fois rassis, son oncle se tourna vers lui :
— Léonidas, je t’ai fait venir ce matin, car Monsieur Winster à un fils qui a à peu près ton âge. Il est grand temps que tu commences à nouer des relations avec des gens respectables, bien plus fréquentables que ces… sans-statuts dont Poudlard est infesté, ajouta-t-il avec un ton dédaigneux
Léonidas ne comprenait pas les opinions archaïques de son oncle, certes les Moldus étaient des gens bizarres, incapables de maîtriser la magie, mais les nez-moldus étaient bien des sorciers non ? Dès lors, pourquoi vouloir faire une différence ? Certes, sa famille à lui était purement Sorcière, mais pourquoi les appelés Sans-Statut, cela n’avait aucun sens ? Tout ceci le dépassait.
Cela dit, Léonidas resta de marbre face aux paroles de son oncle. Après tout, ce discours-là il le connaissait par cœur, c’était bien son genre de vouloir contrôler sa vie. Il l’avait fait avec tous ses grands frères ayant complètement lavé le cerveau d’Achille, Hector gardait encore sa libre pensée, mais suivait globalement le mouvement. Quant à Priam et Jason, c’est à peine s’il les considérait comme ses neveux, peut-être se disait-il qu’il pourrait rattraper l’échec des jumeaux avec la 5e année.
Voilà que les deux adultes étaient lancés dans une discussion sur la politique sorcière, à laquelle le jeune Serpentard ne comprenait pas grand-chose. La discussion semblait plutôt animée et il ne comprenait que quelques bribes : Conseil, sans-statut, Réforme, l’attaque du Poudlard Express fut également mentionnée. Le jeune garçon préféra quitter la table, peu désireux de se remémorer ce genre de chose. Il demande la permission à son oncle d’aller aux toilettes et celui-ci trop occupé à parler ne lui répondit que d’un signe bref de la main.
Le jeune garçon allait se lever pour s’éclipser, mais devant l’ennui de son camarade d’infortune il proposa d’un signe de tête de l’accompagner. C’était l’occasion de faire connaissance, loin des adultes et de leurs… idéaux moyenâgeux.
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)
Vous reprendrez bien du thé ?
~ @Léonidas Vance
~ 258 mots
~ 258 mots
L'homme en face de moi ne me plaisait pas. Même pas du tout en faite. Il n'y avait qu'à entendre le discours qu'il venait de tenir pour le haïr. Je n'ai jamais compris ce genre de discours. De quoi ont-ils peur ? Ils ne seraient pas une menace si on les considérait comme des sorciers à part entier. Même si j'ai bien envie de contredire monsieur Vance, je me retiens. De un car j'ai malheureusement l'habitude de ce genre de discours à la maison mais également car je pense que je le pairais cher. Très cher même.
Mon père me lança un regard entendu. Bien que mes amis me soient pas né-moldu (c'était simplement une coïncidence, je me fiche totalement de leur sang) mon père n'en appréciait qu'un échantillon. Dorra et Marine sont de sang-mêlé et papa n'est absolument pas pour la reproduction sorcier-moldu. Heureusement que maman est derrière lui pour polir les angles et le rendre moins radical...
Les deux adultes étaient maintenant plongés dans une discution pa-ssio-nan-te sur la politique. Génial. Je soupirais intérieurement en me demandant vraiment ce que je faisais ici.
Alors que je pensais pourir ici pendant dès heures, Léonidas se leva pour aller au toilette et me fit un discret signe pour que je le suive. Ni une ni deux, je demandai également la permission à mon père qui me répondit à moitié. Je me levai discrètement et suivit le garçon. J'espérai simplement que la conversation serait plus intéressante qu'ici et que Léonidas ne partageait pas les mêmes opinions que cet homme.
6A - Filière spéciale option sortilèges
Couleur RP : #ed6728 - Rédacteur-en-Chef - Gryffonsouffle et Grypensoufflaigle 2025
Couleur RP : #ed6728 - Rédacteur-en-Chef - Gryffonsouffle et Grypensoufflaigle 2025
Vous reprendrez bien du thé ?
Son absence n’allait nullement être remarquée, le garçon en était désormais convaincu alors que la discussion se poursuivait, rien de nouveau qu’il ne sache pas déjà sur les opinions de son oncle. L’autre garçon, qui tout comme lui semblait s’ennuyer comme un rat mort, a parfaitement compris le signal et le suivaient quelques pas derrière lui. Il ne ralentit pas la cadence afin de n’éveiller les soupçons de personnes. Les discussions secrètes dans les toilettes étaient-elles monnaie courante ici ? Probablement, mais le garçon n’en avait aucune idée.
En tout cas, il était certain qu’il ne pouvait pas rester une seconde de plus à cette table, non pas qu’il soit radicalement en désaccord concernant les Moldus ; simplement, leur discussion était une discussion d’adulte qui ne le concernait pas. Sur les Moldus, il n’a que peu d’avis sur la question, n’ayant pas vraiment côtoyé de près un Moldu, son père lui ayant expressément défendu de suivre le cours d’Étude des Moldus. Toutefois, il a beau se creuser les méninges, il ne comprend pas la raison de sa présence, si ce n’est que son oncle semble décider à se mêler de ses relations. Quelle mouche l’a donc piqué pour qu’il décide de s’en mêler ! Ses fréquentations étaient plus que convenables, surtout quand on sait que Serpentard grouille de fils de bonne famille.
Ces réflexions occupèrent le jeune Serpentard durant le reste du trajet jusqu’aux toilettes. Léonidas attendit que la porte des toilettes se referme derrière eux pour se retourner et adresser un sourire blasé à son condisciple avant de s’appuyer sur un des lavabos en soupirant :
— Toi aussi tu t’es fait piéger dans ce rendez-vous pourri ?
Le garçon était un inconnu, il ne faisait pas partie des familles que fréquentait habituellement son oncle. Il devait avoir à vue d’œil peut-être un an d’écart avec lui, mais il avait beau chercher sa tête ne lui disait rien. Peut-être que c’était un étranger après tout, un Américain ? Cela expliquerait pourquoi le garçon ne l’avait jamais vue à Poudlard. Enfin, il était certain qu’il n’était pas réputé pour sa mémoire des visages, mais tout de même.
— Ta tête me dit rien, j’suis même pas sûr que tu sois à Poudlard déjà. En tout cas tu as l’air moins ennuyeux que le type à qui parlait mon oncle. C’est ton père ?
Vraisement désolé pour la réponse tardive
En tout cas, il était certain qu’il ne pouvait pas rester une seconde de plus à cette table, non pas qu’il soit radicalement en désaccord concernant les Moldus ; simplement, leur discussion était une discussion d’adulte qui ne le concernait pas. Sur les Moldus, il n’a que peu d’avis sur la question, n’ayant pas vraiment côtoyé de près un Moldu, son père lui ayant expressément défendu de suivre le cours d’Étude des Moldus. Toutefois, il a beau se creuser les méninges, il ne comprend pas la raison de sa présence, si ce n’est que son oncle semble décider à se mêler de ses relations. Quelle mouche l’a donc piqué pour qu’il décide de s’en mêler ! Ses fréquentations étaient plus que convenables, surtout quand on sait que Serpentard grouille de fils de bonne famille.
Ces réflexions occupèrent le jeune Serpentard durant le reste du trajet jusqu’aux toilettes. Léonidas attendit que la porte des toilettes se referme derrière eux pour se retourner et adresser un sourire blasé à son condisciple avant de s’appuyer sur un des lavabos en soupirant :
— Toi aussi tu t’es fait piéger dans ce rendez-vous pourri ?
Le garçon était un inconnu, il ne faisait pas partie des familles que fréquentait habituellement son oncle. Il devait avoir à vue d’œil peut-être un an d’écart avec lui, mais il avait beau chercher sa tête ne lui disait rien. Peut-être que c’était un étranger après tout, un Américain ? Cela expliquerait pourquoi le garçon ne l’avait jamais vue à Poudlard. Enfin, il était certain qu’il n’était pas réputé pour sa mémoire des visages, mais tout de même.
— Ta tête me dit rien, j’suis même pas sûr que tu sois à Poudlard déjà. En tout cas tu as l’air moins ennuyeux que le type à qui parlait mon oncle. C’est ton père ?
Vraisement désolé pour la réponse tardive
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)
Vous reprendrez bien du thé ?
Je ne sais pas trop à quoi m'attendre. J'ai le temps de réfléchir sur le trajet, car Léonidas ne prononce pas un mot. Vraisemblablement, il a voulu quitter la table car la conversation l'ennuyait. Ou alors, il voulait juste pouvoir discuter sans les adultes ? Quoi qu'il en soit, s'il était du même avis que les deux hommes sur la question des moldus, je pense qu'il aurait exprimé son avis à table. Ils auraient été ravis, à n'en pas douter.
Quand la porte des toilettes se ferme, Léonidas prend la parole et je me détends intérieurement, heureux de voir que je ne suis pas le seul à trouver leur rendez-vous nul.
- Ouais, répondis-je avec un grimace, avant de reprendre suite à sa deuxième question. J'vais rentrer en quatrième année, à Gryffondor. Toi non plus, tu ne me dis rien. T'es en quelle année ?
La mention de mon père me fait sourire. Un sourire un peu honteux et pas très gentil, je dois bien l'admettre.
- M'en parle pas, mon père est toujours ennuyant. En fait, ajoutai-je après un petit temps de réflexion, je pense surtout que c'est parce qu'il est toujours sérieux et strict. Il m'a amené ici sans doute car il voudrait que je sois un peu plus comme lui. finis-je par dire en haussant les épaules.
Mais évidemment, cela n'arrivera jamais. Je tiens bien trop à mon insouciance et mon humour pour devenir coincé comme lui.
- L'homme avec qui tu es venu, c'est ton père aussi ?
Quand la porte des toilettes se ferme, Léonidas prend la parole et je me détends intérieurement, heureux de voir que je ne suis pas le seul à trouver leur rendez-vous nul.
- Ouais, répondis-je avec un grimace, avant de reprendre suite à sa deuxième question. J'vais rentrer en quatrième année, à Gryffondor. Toi non plus, tu ne me dis rien. T'es en quelle année ?
La mention de mon père me fait sourire. Un sourire un peu honteux et pas très gentil, je dois bien l'admettre.
- M'en parle pas, mon père est toujours ennuyant. En fait, ajoutai-je après un petit temps de réflexion, je pense surtout que c'est parce qu'il est toujours sérieux et strict. Il m'a amené ici sans doute car il voudrait que je sois un peu plus comme lui. finis-je par dire en haussant les épaules.
Mais évidemment, cela n'arrivera jamais. Je tiens bien trop à mon insouciance et mon humour pour devenir coincé comme lui.
- L'homme avec qui tu es venu, c'est ton père aussi ?
6A - Filière spéciale option sortilèges
Couleur RP : #ed6728 - Rédacteur-en-Chef - Gryffonsouffle et Grypensoufflaigle 2025
Couleur RP : #ed6728 - Rédacteur-en-Chef - Gryffonsouffle et Grypensoufflaigle 2025
Vous reprendrez bien du thé ?
Darius ? Son père. Par Merlin, non. Quelle horreur.
Même lui avait des limites à l’humour douteux. Il avait beau pester contre Darius, ce dernier n’était « que » son oncle. Cela ne l’empêchait toutefois pas d’être là beaucoup trop souvent. De parler trop longtemps et d’avoir un avis sur tout. Absolument tout. Y compris sur ce qui ne le regardait pas du tout : ses fréquentations, sa posture, son avenir, même sa façon de boire son café et, qui sait, peut-être même sa façon de respirer.
— Non, s’empressa-t-il de préciser d’un petit rire nerveux. C’est juste mon oncle. Mais c’est déjà largement suffisant pour gâcher ma journée.
Il s’adossa contre le lavabo et croisa les bras. Son sourire revint bien vite. Il n’était pas tout à fait détendu, mais cherchait avant tout à cacher son embarras. Les toilettes n’étaient pas le meilleur refuge, mais c’était une opportunité incroyable de ne pas entendre Darius Vance parler politique.
Ce qui n’arrivait pas souvent.
— Mon père, lui, il est… pas pareil. Lui, il ne te dit pas quand tu as raté quelque chose. Mon oncle, lui, au moins, t’explique en long, en large et en travers pourquoi tu es une déception à ses yeux. Autant te dire qu’il finit par se répéter avec moi.
Le jeune Serpentard se mit à rire, parce que c’était presque drôle. Il trouvait la situation presque drôle. Presque, parce qu’en réalité il ne riait pas tant que ça. Combien de fois avait-il entendu des remarques, des reproches, des regards, des phrases qui commençaient par « Un Vance… ». Il avait juste appris à faire semblant de ne pas être atteint.
— Moi, je vais rentrer en cinquième année. Serpentard. Donc si t’es à Gryffondor, ça explique pourquoi on ne s’est sans doute pas croisés. Ou alors on s’est p’t-être croisés mais t’as oublié ma tête, et ça, ça pourrait presque me vexer.
Son regard, empli d’une certaine curiosité, dériva vers le garçon. Il était clairement beaucoup moins coincé que son paternel. Ce qui ne semblait pas très compliqué, soit dit en passant. Et puis surtout, tout comme Léonidas, il ne semblait pas plus heureux que cela d’être là. Léonidas était content de se sentir un peu moins seul dans ce bourbier.
— J’pense savoir pourquoi on s’est retrouvés ici, ajouta-t-il en se rapprochant de son camarade d’infortune et en poursuivant à voix basse, au cas où les lavabos rapporteraient la conversation. Ils veulent nous exhiber comme des animaux du Nocturnia. Pour faire bonne impression. Prouver qu’ils ont des fils, des neveux ou des trolls des cavernes qui savent se tenir en public.
Ses yeux roulèrent vers le plafond, signe d’un profond agacement.
— Ce qui est juste débile. Tu crois qu’on serait là en train de comploter dans des toilettes si on savait se tenir ? D’ailleurs, j’te préviens, mais si mon oncle et ton père décident qu’on doit être amis pour des raisons d’adultes, c’est niet par principe.
Il marqua une pause, laissant son sourire espiègle s’étendre sur son visage.
— Par contre, si on décide de s’allier temporairement pour supporter ces deux vieux croulants et survivre à ce déjeuner, là, c’est différent.
Il s’éloigna alors du lavabo et se rapprocha du jeune garçon avant de lui adresser une tape amicale sur l’épaule.
— En plus, t’as l’air moins casse-pied que leur conversation de vieux sur les Sans-Statuts. En même temps, c’est pas compliqué. Même la plante verte de l’entrée ferait mieux. Mais c’est déjà pas mal.
583 mots
Mille excuse pour ce très long délai de réponse, Awstin
Même lui avait des limites à l’humour douteux. Il avait beau pester contre Darius, ce dernier n’était « que » son oncle. Cela ne l’empêchait toutefois pas d’être là beaucoup trop souvent. De parler trop longtemps et d’avoir un avis sur tout. Absolument tout. Y compris sur ce qui ne le regardait pas du tout : ses fréquentations, sa posture, son avenir, même sa façon de boire son café et, qui sait, peut-être même sa façon de respirer.
— Non, s’empressa-t-il de préciser d’un petit rire nerveux. C’est juste mon oncle. Mais c’est déjà largement suffisant pour gâcher ma journée.
Il s’adossa contre le lavabo et croisa les bras. Son sourire revint bien vite. Il n’était pas tout à fait détendu, mais cherchait avant tout à cacher son embarras. Les toilettes n’étaient pas le meilleur refuge, mais c’était une opportunité incroyable de ne pas entendre Darius Vance parler politique.
Ce qui n’arrivait pas souvent.
— Mon père, lui, il est… pas pareil. Lui, il ne te dit pas quand tu as raté quelque chose. Mon oncle, lui, au moins, t’explique en long, en large et en travers pourquoi tu es une déception à ses yeux. Autant te dire qu’il finit par se répéter avec moi.
Le jeune Serpentard se mit à rire, parce que c’était presque drôle. Il trouvait la situation presque drôle. Presque, parce qu’en réalité il ne riait pas tant que ça. Combien de fois avait-il entendu des remarques, des reproches, des regards, des phrases qui commençaient par « Un Vance… ». Il avait juste appris à faire semblant de ne pas être atteint.
— Moi, je vais rentrer en cinquième année. Serpentard. Donc si t’es à Gryffondor, ça explique pourquoi on ne s’est sans doute pas croisés. Ou alors on s’est p’t-être croisés mais t’as oublié ma tête, et ça, ça pourrait presque me vexer.
Son regard, empli d’une certaine curiosité, dériva vers le garçon. Il était clairement beaucoup moins coincé que son paternel. Ce qui ne semblait pas très compliqué, soit dit en passant. Et puis surtout, tout comme Léonidas, il ne semblait pas plus heureux que cela d’être là. Léonidas était content de se sentir un peu moins seul dans ce bourbier.
— J’pense savoir pourquoi on s’est retrouvés ici, ajouta-t-il en se rapprochant de son camarade d’infortune et en poursuivant à voix basse, au cas où les lavabos rapporteraient la conversation. Ils veulent nous exhiber comme des animaux du Nocturnia. Pour faire bonne impression. Prouver qu’ils ont des fils, des neveux ou des trolls des cavernes qui savent se tenir en public.
Ses yeux roulèrent vers le plafond, signe d’un profond agacement.
— Ce qui est juste débile. Tu crois qu’on serait là en train de comploter dans des toilettes si on savait se tenir ? D’ailleurs, j’te préviens, mais si mon oncle et ton père décident qu’on doit être amis pour des raisons d’adultes, c’est niet par principe.
Il marqua une pause, laissant son sourire espiègle s’étendre sur son visage.
— Par contre, si on décide de s’allier temporairement pour supporter ces deux vieux croulants et survivre à ce déjeuner, là, c’est différent.
Il s’éloigna alors du lavabo et se rapprocha du jeune garçon avant de lui adresser une tape amicale sur l’épaule.
— En plus, t’as l’air moins casse-pied que leur conversation de vieux sur les Sans-Statuts. En même temps, c’est pas compliqué. Même la plante verte de l’entrée ferait mieux. Mais c’est déjà pas mal.
583 mots
Mille excuse pour ce très long délai de réponse, Awstin
A genius in a foolish disguise - Sir Adidas Vance du Ouin Ouin - Le Gang des Licornes - Toujours partant pour un RP (cf ici)
