Kidnapping d'un Ernest sauvage
C'est juste après le diner que je décide de quitter le château pour rejoindre le parc. Après seulement quelques minutes de marche, une silhouette attire rapidement mon attention. En m'approchant un peu plus, je reconnais Ernest. Qu'est-ce qu'il fait ici ? Est-il venu pour notre petite sortie nocturne ? Non, ce n'est pas son genre ! Pour connaître la vraie raison de sa présence dans les parages, je décide de faire quelques pas en avant pour qu'il remarque ma présence avant de prendre la parole assez fort pour qu'il m'entende mais pas assez pour attirer l'attention des autres élèves aux alentours.21 Juin 2048, avant le couvre-feu
Avec @Ernest Stevens
PS : Ce RP est un préquel de La petite évasion, nous demandons donc aux adultes, professeurs et préfet de ne pas intervenir pour éviter toute incohérence avec le RP principal.
- Qu'est que tu fais ici ?
En attendant sa réponse, une drôle d'idée me vient en tête. Et si Ernest restait ici avec moi pour participer à notre sortie nocturne ? Sauf qu'il n'acceptera jamais ! Ou alors, je dois faire en sorte qu'il ne puisse pas refuser. Mais est-ce que je vais lui dire la vérité ? Non, il vaut mieux qu'il le découvre au moment voulu ! On sait jamais, il pourrait s'enfuir et tout balancer au premier prof qu'il croisera. Il faut donc que je fasse en sorte qu'il ne s'éloigne pas d'ici et surtout qu'il n'attire pas l'attention sur nous. Je dois être rapide, discret et efficace sinon notre nuit à la belle étoile va tomber à l'eau !
"Noah River, c’était un peu comme une machine à pop-corn à conneries"/”Si la Péliade organise une bêtise, on y participe surtout si c'est l’idée de Ernest Noah”
2A/Péliade/Crochets d’Argent 48-49/#14a003
Kidnapping d'un Ernest sauvage
C’était la dernière journée qu’Ernest avait passé à Poudlard et il n’était pas vraiment d’humeur à aller dîner dans la grande salle ce soir-là. Demain il faudrait qu’il reprenne le Poudlard Express, direction Londres. Et direction deux mois de vacances où il ne serait pas autorisé à se servir de magie. Pas même un petit entraînement. S’il avait hâte de retrouver ses mères, il appréhendait tout de même ces deux mois de désolation. Sa malle était presque prête. Il avait fait de son mieux pour y caler toutes ses affaires. En poussant un peu, certes.
Avant que la soirée ne se termine, l’adolescent avait pris le parti d’aller faire encore un dernier tour dans le parc. Dire au revoir à Maggy sa plante, laissée aux bons soins du professeur Charleston pour la durée des vacances. Elle s’était bien acclimatée dans la Serre N°6, autant ne pas lui infliger les tracas d’un nouveau déménagement. Tant qu’il était dehors, il était également repassé par la zone de Soins aux créatures magiques pour jeter une dernière noise aux niffleurs.
L’adolescent avait traîné ses savates dans le parc dépeuplé, l’âme en peine et le cœur lourd. Deux mois, c’était long. Et même si cette année n’avait pas été de tout repos et pleine de surprises, l’idée de partir lui serrait l’estomac. Ou est-ce que c’était la faim ? Il remontait vers le Cromelech quand il entendit une voix familière. Il adressa un signe de tête à Noah.
“J’avais pas envie de rentrer… pas tout de suite…”
Avant que la soirée ne se termine, l’adolescent avait pris le parti d’aller faire encore un dernier tour dans le parc. Dire au revoir à Maggy sa plante, laissée aux bons soins du professeur Charleston pour la durée des vacances. Elle s’était bien acclimatée dans la Serre N°6, autant ne pas lui infliger les tracas d’un nouveau déménagement. Tant qu’il était dehors, il était également repassé par la zone de Soins aux créatures magiques pour jeter une dernière noise aux niffleurs.
L’adolescent avait traîné ses savates dans le parc dépeuplé, l’âme en peine et le cœur lourd. Deux mois, c’était long. Et même si cette année n’avait pas été de tout repos et pleine de surprises, l’idée de partir lui serrait l’estomac. Ou est-ce que c’était la faim ? Il remontait vers le Cromelech quand il entendit une voix familière. Il adressa un signe de tête à Noah.
“J’avais pas envie de rentrer… pas tout de suite…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Kidnapping d'un Ernest sauvage
En entendant la voix emplie de tristesse d'Ernest, je ne peux m'empêcher de froncer les sourcils. C'est décidé, il est hors de question que je laisse mon camarade se morfondre. Encore moins le soir où j'ai pris soin d'organiser une petite sortie nocturne. Il doit se changer les idées et surtout s'amuser ! C'est exactement pour ça, que je ne compte pas le lâcher. Je plaque un sourire sur mon visage, pas un sourire moqueur ni même un sourire forcé, juste un sourire sincère avant de prendre la parole.
- Moi non plus je n'ai pas très envie de rentrer. On fait un tour ?
Si je veux qu'il reste là ce soir, il faut absolument que je l'éloigne des portes du château. Pour lui montrer que je suis sérieux et que je ne me joue pas de lui, je pose amicalement ma main sur son épaule avant d'y mettre une légère pression pour l'encourager à me suivre. Je fais quelques pas en avant tout en faisant en sorte d'Ernest vienne avec moi. Pour le motiver un peu plus, je plonge ma main dans ma poche avant d'en sortir deux chocogrenouilles. Je trouve ça cool que mon père m'en envoie régulièrement, grâce à lui je ne suis jamais à court de chocolat ! Je lui en donne une avant d'ouvrir la mienne et de retirer la carte pour la glisser dans ma poche où il ne reste maintenant plus que des dragées. Je croque dans ma chocogrenouille tout en continuant à marcher doucement, une main toujours sur l'épaule d'Ernest.
"Noah River, c’était un peu comme une machine à pop-corn à conneries"/”Si la Péliade organise une bêtise, on y participe surtout si c'est l’idée de Ernest Noah”
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- Moi non plus je n'ai pas très envie de rentrer. On fait un tour ?
Si je veux qu'il reste là ce soir, il faut absolument que je l'éloigne des portes du château. Pour lui montrer que je suis sérieux et que je ne me joue pas de lui, je pose amicalement ma main sur son épaule avant d'y mettre une légère pression pour l'encourager à me suivre. Je fais quelques pas en avant tout en faisant en sorte d'Ernest vienne avec moi. Pour le motiver un peu plus, je plonge ma main dans ma poche avant d'en sortir deux chocogrenouilles. Je trouve ça cool que mon père m'en envoie régulièrement, grâce à lui je ne suis jamais à court de chocolat ! Je lui en donne une avant d'ouvrir la mienne et de retirer la carte pour la glisser dans ma poche où il ne reste maintenant plus que des dragées. Je croque dans ma chocogrenouille tout en continuant à marcher doucement, une main toujours sur l'épaule d'Ernest.
"Noah River, c’était un peu comme une machine à pop-corn à conneries"/”Si la Péliade organise une bêtise, on y participe surtout si c'est l’idée de Ernest Noah”
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Kidnapping d'un Ernest sauvage
Ernest acquiesça. Il se méfiait toujours un peu de Noah mais il avait appris à le connaître avec le temps et leur relation était plutôt bon enfant. Il arrivait qu’ils se chamaillent de temps à autre ou qu’il soit en désaccord sur l’organisation des dortoirs mais globalement, le courant ne passait pas trop mal. Ils avaient des caractères bien différents mais au final, il était tous les deux confrontés aux mêmes aléas de la vie, aux mêmes cours, aux mêmes profs. Et puis Noah était lui aussi un sang-mêlé. Ce qui rendait les échanges bien plus simples parce qu’ils partageaient beaucoup de références communes liées à un monde ou à l’autre.
Il semblait d’ailleurs qu’il partageait cette même nostalgie à l’idée de rentrer chez eux. À cela s’ajoutait la déception qu’éprouvait Ernest envers son bulletin de notes. Sentiment qui n’était absolument pas fondé, il s’était plutôt bien débrouillé si on y pensait. Mais ce n’était pas suffisant pour lui. Et à présent, il allait devoir passer les deux prochains mois sans pratique.
Ernest adressa un sourire en demi-teinte à son camarade. C’était sympa de sa part de lui montrer son support. Il ne connaissait pas Noah comme ça, même s’il avait aperçu des traits de sa personnalité que le Serpentard cachait bien. L’adolescent restait interloqué par cette face cachée que refusait de montrer l’autre garçon mais avait décidé de laisser le temps faire son affaire. Après tout, lui non plus ne se confiait jamais beaucoup. Même avec Blair qui était probablement la personne avec laquelle il avait passé le plus de temps durant l’année qui venait de s’écouler.
Malgré son humeur maussade, la chocogrenouille que lui tendit Noah eut le don de lui arracher un nouveau sourire. C’était son péché mignon. Pour le chocolat et pour la carte. Tout en marchant, il ouvrit l’emballage pour découvrir l’effigie d’un sorcier qu’il connaissait déjà, Beaumont Marjoribanks. Il l’avait déjà mais ce n’était pas grave, il l’aimait bien quand même. Et puis il pourrait peut-être la donner au Professeur Charleston.
“T’as déjà rangé toutes tes affaires ?”
Il semblait d’ailleurs qu’il partageait cette même nostalgie à l’idée de rentrer chez eux. À cela s’ajoutait la déception qu’éprouvait Ernest envers son bulletin de notes. Sentiment qui n’était absolument pas fondé, il s’était plutôt bien débrouillé si on y pensait. Mais ce n’était pas suffisant pour lui. Et à présent, il allait devoir passer les deux prochains mois sans pratique.
Ernest adressa un sourire en demi-teinte à son camarade. C’était sympa de sa part de lui montrer son support. Il ne connaissait pas Noah comme ça, même s’il avait aperçu des traits de sa personnalité que le Serpentard cachait bien. L’adolescent restait interloqué par cette face cachée que refusait de montrer l’autre garçon mais avait décidé de laisser le temps faire son affaire. Après tout, lui non plus ne se confiait jamais beaucoup. Même avec Blair qui était probablement la personne avec laquelle il avait passé le plus de temps durant l’année qui venait de s’écouler.
Malgré son humeur maussade, la chocogrenouille que lui tendit Noah eut le don de lui arracher un nouveau sourire. C’était son péché mignon. Pour le chocolat et pour la carte. Tout en marchant, il ouvrit l’emballage pour découvrir l’effigie d’un sorcier qu’il connaissait déjà, Beaumont Marjoribanks. Il l’avait déjà mais ce n’était pas grave, il l’aimait bien quand même. Et puis il pourrait peut-être la donner au Professeur Charleston.
“T’as déjà rangé toutes tes affaires ?”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
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Kidnapping d'un Ernest sauvage
Je continue de marcher doucement en m'éloignant des portes du château. Il faut que je sois discret sinon il va se douter de quelque chose. Surtout qu'il est loin d'être débile et on ne peut pas dire que je soit un ange. Il faut dire que j'ai fait pas mal de petites bêtises durant l'année mais ce n'est rien comparé à ce que je prévois pour l'année prochaine. Je l'écoute d'une oreille, plus occupé à nous éloigner du château.
- Ouais, tout est presque fini. Et toi ?
En vérité, il me reste pas mal de choses à mettre dans ma valise mais ce n'est clairement pas ma priorité. Pour le moment, je veux juste profiter de ma dernière soirée dans le château avant de retourner à Londres. Puis je sais que mes vacances ne seront pas de tout repos. Mon père à prévu de m'entrainer pour que j'intègre l'équipe de Quidditch de ma maison l'année prochaine. J'aurais voulu la rejoindre cette année, mais il a refusé. D'après lui, ça aurait pu avoir un impact sur mes notes et ma mère est assez strict là-dessus. Si elle apprend que je délaisse mes études pour un sport qu'elle a encore du mal à comprendre, elle risque de vouloir me faire quitter Poudlard. Alors je me suis contenter d'écouter mon père et d'attendre avant de passer les sélections. Même si je pense que j'ai déjà le niveau pour jouer. Je jette un rapide coup d'oeil vers les grandes portes du château pour m'assurer que personne ne fait attention à nous avant de me reconcentrer sur Ernest.
- Tu vas faire quoi pendant les vacances ?
Je crois qu'il vit à Londres aussi. Pas que je veuille forcément le voir pendant l'été, mais si j'arrive à faire croire à ma mère que c'est mon meilleur ami, elle se détendra sûrement. Elle qui a toujours peur que je fasses de mauvaises rencontres. Rien de mieux que de lui présenter l'un des meilleurs élèves de la promo pour lui montrer que j'ai été sage durant l'année !
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- Ouais, tout est presque fini. Et toi ?
En vérité, il me reste pas mal de choses à mettre dans ma valise mais ce n'est clairement pas ma priorité. Pour le moment, je veux juste profiter de ma dernière soirée dans le château avant de retourner à Londres. Puis je sais que mes vacances ne seront pas de tout repos. Mon père à prévu de m'entrainer pour que j'intègre l'équipe de Quidditch de ma maison l'année prochaine. J'aurais voulu la rejoindre cette année, mais il a refusé. D'après lui, ça aurait pu avoir un impact sur mes notes et ma mère est assez strict là-dessus. Si elle apprend que je délaisse mes études pour un sport qu'elle a encore du mal à comprendre, elle risque de vouloir me faire quitter Poudlard. Alors je me suis contenter d'écouter mon père et d'attendre avant de passer les sélections. Même si je pense que j'ai déjà le niveau pour jouer. Je jette un rapide coup d'oeil vers les grandes portes du château pour m'assurer que personne ne fait attention à nous avant de me reconcentrer sur Ernest.
- Tu vas faire quoi pendant les vacances ?
Je crois qu'il vit à Londres aussi. Pas que je veuille forcément le voir pendant l'été, mais si j'arrive à faire croire à ma mère que c'est mon meilleur ami, elle se détendra sûrement. Elle qui a toujours peur que je fasses de mauvaises rencontres. Rien de mieux que de lui présenter l'un des meilleurs élèves de la promo pour lui montrer que j'ai été sage durant l'année !
"Noah River, c’était un peu comme une machine à pop-corn à conneries"/”Si la Péliade organise une bêtise, on y participe surtout si c'est l’idée de Ernest Noah”
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Kidnapping d'un Ernest sauvage
La plupart des affaires d’Ernest étaient prêtes à être rangées dans sa malle mais franchir le dernier pas qui clôturait l’année semblait être une épreuve insurmontable. En tout cas, il le ferait probablement à la dernière minute. Et il vérifierait probablement plusieurs fois que tout était en ordre. Mais il n’avait pas envie de rentrer. Pas envie d’arrêter la magie en tout cas. C’était trop injuste. Tout ce qu’il avait appris ces derniers mois, il finirait tout bonnement par l’oublier.
“Plus ou moins…”
À la question de Noah, le regard d’Ernest se perdit au loin, sur la cime des arbres de la forêt Interdite. Il haussa en poussant un soupir. Le programme était loin d’être plié. Il n’avait aucune idée de quoi seraient faits ces deux prochains mois de vacances.
“Bin, mes mères travaillent toutes les deux… donc… je sais pas… J’irais peut-être au Chemin de Traverse ou… probablement au cinéma… enfin je reste à Londres quoi… c’est pas prévu qu’on bouge…”
Peut-être qu’ils auraient quand même l’occasion de partir quelques jours chez Pops et Gran sur la côte. Brighton était très agréable durant l’été même si les hardes de touristes moldus s’y précipitaient. Il y avait toujours la jetée et les arcades sur le Pier.
“Et toi ? Vous partez en vacances avec tes parents ?”
Ernest savait que le père de Noah était un joueur de Quidditch professionnel. Ce dernier n’arrêtait pas de rabattre les oreilles de tout le monde avec ça. C’était d’ailleurs très certainement ce qui lui paierait sa carte d’entrée dans l’équipe de Serpentard. Les meilleurs élèves en vol de sa classe étaient Eileen O'Brien à Serdaigle . À Serpentard, c'était Meghan qui sortait son épingle du jeu. Le meilleur de tous était sans conteste Elijah Coyle chez Poufsouffle.
“Plus ou moins…”
À la question de Noah, le regard d’Ernest se perdit au loin, sur la cime des arbres de la forêt Interdite. Il haussa en poussant un soupir. Le programme était loin d’être plié. Il n’avait aucune idée de quoi seraient faits ces deux prochains mois de vacances.
“Bin, mes mères travaillent toutes les deux… donc… je sais pas… J’irais peut-être au Chemin de Traverse ou… probablement au cinéma… enfin je reste à Londres quoi… c’est pas prévu qu’on bouge…”
Peut-être qu’ils auraient quand même l’occasion de partir quelques jours chez Pops et Gran sur la côte. Brighton était très agréable durant l’été même si les hardes de touristes moldus s’y précipitaient. Il y avait toujours la jetée et les arcades sur le Pier.
“Et toi ? Vous partez en vacances avec tes parents ?”
Ernest savait que le père de Noah était un joueur de Quidditch professionnel. Ce dernier n’arrêtait pas de rabattre les oreilles de tout le monde avec ça. C’était d’ailleurs très certainement ce qui lui paierait sa carte d’entrée dans l’équipe de Serpentard. Les meilleurs élèves en vol de sa classe étaient Eileen O'Brien à Serdaigle . À Serpentard, c'était Meghan qui sortait son épingle du jeu. Le meilleur de tous était sans conteste Elijah Coyle chez Poufsouffle.
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Kidnapping d'un Ernest sauvage
Alors qu'ils avaient continué de marcher, le regard d'Ernest avait suivi distraitement les silhouettes sombres des arbres, là-bas, de l'autre côté du Lac. La Forêt Noire l'effrayait et le fascinait tout autant. Il avait continué à parler un peu de Londres, du festival de Glastonburry et des vacances à Brighton. De l'injustice qu'il ressentait à l'idée de devoir mettre sa baguette à l'amende durant deux long mois. Il avait vaguement abordé le marché de Fleurs et les projets qu'il avait pour son argent de poche. Un sac sans fond. Il n'avait pas remarqué à quel point Noah l'avait éloigné des portes du château. À vrai dire, il ne remarqua pas grand chose jusqu'à ce que tout bascule.
Le premier sort était partit sans prévenir.
"Colloshoo !"
Les semelles du petit brun se fixèrent brusquement contre le sol dans une sensation qui ne lui était pas complètement étrangère. Heureusement, il ne marchait pas trop vite sinon il aurait été bon pour la roulade. Il eut à peine le temps de froncer les sourcils qu’un deuxième maléfice suivit dans la foulée.
"Crocus Malis !"
Ses pieds collés se dérobèrent sous lui dans un croche-patte magique parfaitement exécuté. Ernest poussa un petit cri étranglé mêlé de surprise et de protestation avant de finir par s’étaler lamentablement dans l’herbe humide. Avec toute la dignité d’un sac de mandragores jeté sur une table de travail, bien évidemment. Enfin il n'avait jamais jeté de plante ou quoi que ce soit, mais c'était une image assez parlante. Pendant une seconde, il resta immobile, figé au sol, moins par la chute que par l’incompréhension de la situation. Et puis il réalisa. Son cerveau accepta finalement de faire les connexions auxquelles son cœur ne voulait pas croire.
“River… Mais qu'est-ce que tu fous ?!”
Sa voix était chargée d’indignation. Le gamin tenta de se redresser. Mais il fallait croire que le dieu tout puissant de la magie avait décidé que ce soir n'était pas son soir. Ou plus que c'était la soirée des miracles. Noah n'avait probablement jamais réussit autant de lancer de sortilèges à la suite. Ce soir, ils fonctionnaient tous beaucoup trop bien.
"Glutinamentum !"
Le tissu des manches de sa robe de sorcier se collèrent ensemble dans une position absurde qui avorta toute tentative de mouvement. Une lutte pathétique d'Ernest contre son propre uniforme. Le Serpentard vacilla, tenta de retrouver un semblant d’équilibre mais l'effort restait vain.
Le premier sort était partit sans prévenir.
"Colloshoo !"
Les semelles du petit brun se fixèrent brusquement contre le sol dans une sensation qui ne lui était pas complètement étrangère. Heureusement, il ne marchait pas trop vite sinon il aurait été bon pour la roulade. Il eut à peine le temps de froncer les sourcils qu’un deuxième maléfice suivit dans la foulée.
"Crocus Malis !"
Ses pieds collés se dérobèrent sous lui dans un croche-patte magique parfaitement exécuté. Ernest poussa un petit cri étranglé mêlé de surprise et de protestation avant de finir par s’étaler lamentablement dans l’herbe humide. Avec toute la dignité d’un sac de mandragores jeté sur une table de travail, bien évidemment. Enfin il n'avait jamais jeté de plante ou quoi que ce soit, mais c'était une image assez parlante. Pendant une seconde, il resta immobile, figé au sol, moins par la chute que par l’incompréhension de la situation. Et puis il réalisa. Son cerveau accepta finalement de faire les connexions auxquelles son cœur ne voulait pas croire.
“River… Mais qu'est-ce que tu fous ?!”
Sa voix était chargée d’indignation. Le gamin tenta de se redresser. Mais il fallait croire que le dieu tout puissant de la magie avait décidé que ce soir n'était pas son soir. Ou plus que c'était la soirée des miracles. Noah n'avait probablement jamais réussit autant de lancer de sortilèges à la suite. Ce soir, ils fonctionnaient tous beaucoup trop bien.
"Glutinamentum !"
Le tissu des manches de sa robe de sorcier se collèrent ensemble dans une position absurde qui avorta toute tentative de mouvement. Une lutte pathétique d'Ernest contre son propre uniforme. Le Serpentard vacilla, tenta de retrouver un semblant d’équilibre mais l'effort restait vain.
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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Kidnapping d'un Ernest sauvage
Malgré l'étreinte magique par laquelle il était bloqué, pieds collés et ... manches collées aussi, Ernest réussit tout de même à se retourner vers Noah et le fusilla du regard. Il aurait souhaité en son fort intérieur que ses yeux puissent servir de catalyseur. Ces derniers dont la couleur avaient pris une teinte gris foncé traduisaient toutes les émotion qui bouillonnait en lui. La trahison d'abord. Et puis l'humiliation aussi. Mais surtout la colère. Une colère si profonde qu'elle semblait presque, l'espace de quelques instants, lui faire oublier comment respirer normalement. Il hurla sur son camarade à plein poumons.
"Mais qu’est-ce qui tourne pas rond chez toi ?!!"
Erreur stratégique. River profita de l’ouverture pour lui fourrer sauvagement sa propre cravate entre les dents avant de la lui nouer comme il pouvait derrière la tête. Les protestations furent inutiles et tous ses efforts se réduisirent en une série de sons étouffés. Ernest était mortifié. Scandalisé. Ulcéré, s'il avait été certain de savoir où se situait l'ulcère. C'était dans la région de l'estomac, à priori.
Mais le pire... le pire dans toute cette histoire, c’était probablement ça que pour une fois, tous les sortilèges de Noah fonctionnaient. Tous. Et du premier coup. Aux yeux du petit brun, ça ne pouvait être que le résultat d'un alignement cosmique profondément injuste. Soit carrément d'une intervention directe des Forces du Mal. Il essaya de tirer sur ses bras collés ensemble en remuant les épaules. De décoller ses chaussures du sol ou au moins d'en sortir ses pieds, mais sans succès. Ça lui apprendrait à faire ses lacets aussi serrés. Mais sans l'aide de ses mains, c'était mission impossible.
Chaque mouvement ne faisait qu'aggraver la situation. Sa dignité, elle, fondait à vue d'oeil, quelque part entre ses manches engluées et la cravate détrempée de sa propre salive qui lui coupait presque la respiration. Et en face de lui, Noah riait. Le bougre. À cet instant, il rejoignait probablement Lavinia dans la liste des gens qu'il détestait le plus au monde.
Bien sûr, l'autre gamin n'était pas vraiment méchant. Ni même un peu cruel. Mais il dégageait cette énergie insupportable de satisfaction des gens persuadés qu'"il y a pas mort d'homme". Plus facile à dire quand on était pas ficelé comme un rôti ou enfilé comme un haggis au milieu du parc de Poudlard après le couvre-feu.
Le serpentard lança un nouveau regard noir à son camarade de dortoir. Le genre de regard qui en théorie aurait pu faire faner plusieurs espèces végétales rares. D'ailleurs si Ernest avait été capable de rationaliser sa rage, il aurait probablement été alarmé pour les plantes des serres du Professeur Charleston. C'est que des accidents arrivaient parfois lorsqu'il avait des sautes d'humeur. Mais lui, il ne faisait pas ça. Il ne traînait pas dehors après la fermeture des portes. Il ne se faisait pas saucissonner dans le parc comme un criminel. Il n'enfreignait jamais le règlement.
Enfin... Presque jamais.
Mais certainement pas le dernier soir avant les vacances. Et pas après avoir été qualifié de " représentation parfaite de ce que l'on attend d'un élève de première année" par sa directrice de maison.
"Mais qu’est-ce qui tourne pas rond chez toi ?!!"
Erreur stratégique. River profita de l’ouverture pour lui fourrer sauvagement sa propre cravate entre les dents avant de la lui nouer comme il pouvait derrière la tête. Les protestations furent inutiles et tous ses efforts se réduisirent en une série de sons étouffés. Ernest était mortifié. Scandalisé. Ulcéré, s'il avait été certain de savoir où se situait l'ulcère. C'était dans la région de l'estomac, à priori.
Mais le pire... le pire dans toute cette histoire, c’était probablement ça que pour une fois, tous les sortilèges de Noah fonctionnaient. Tous. Et du premier coup. Aux yeux du petit brun, ça ne pouvait être que le résultat d'un alignement cosmique profondément injuste. Soit carrément d'une intervention directe des Forces du Mal. Il essaya de tirer sur ses bras collés ensemble en remuant les épaules. De décoller ses chaussures du sol ou au moins d'en sortir ses pieds, mais sans succès. Ça lui apprendrait à faire ses lacets aussi serrés. Mais sans l'aide de ses mains, c'était mission impossible.
Chaque mouvement ne faisait qu'aggraver la situation. Sa dignité, elle, fondait à vue d'oeil, quelque part entre ses manches engluées et la cravate détrempée de sa propre salive qui lui coupait presque la respiration. Et en face de lui, Noah riait. Le bougre. À cet instant, il rejoignait probablement Lavinia dans la liste des gens qu'il détestait le plus au monde.
Bien sûr, l'autre gamin n'était pas vraiment méchant. Ni même un peu cruel. Mais il dégageait cette énergie insupportable de satisfaction des gens persuadés qu'"il y a pas mort d'homme". Plus facile à dire quand on était pas ficelé comme un rôti ou enfilé comme un haggis au milieu du parc de Poudlard après le couvre-feu.
Le serpentard lança un nouveau regard noir à son camarade de dortoir. Le genre de regard qui en théorie aurait pu faire faner plusieurs espèces végétales rares. D'ailleurs si Ernest avait été capable de rationaliser sa rage, il aurait probablement été alarmé pour les plantes des serres du Professeur Charleston. C'est que des accidents arrivaient parfois lorsqu'il avait des sautes d'humeur. Mais lui, il ne faisait pas ça. Il ne traînait pas dehors après la fermeture des portes. Il ne se faisait pas saucissonner dans le parc comme un criminel. Il n'enfreignait jamais le règlement.
Enfin... Presque jamais.
Mais certainement pas le dernier soir avant les vacances. Et pas après avoir été qualifié de " représentation parfaite de ce que l'on attend d'un élève de première année" par sa directrice de maison.
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À SUIVRE... (La petite évasion)
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