Un autre visage
Mercredi 02 septembre 2048
Avec @Lavinia W. Campbell
Table des Serpentard
Avec @Lavinia W. Campbell
Table des Serpentard
J'étais heureux. Depuis la veille et mes retrouvailles avec le château, je sentais que les choses iraient, cette année, dans le bon sens. A présent, les personnes et les lieux m'étaient plus familiers. J'avais des repères, il me suffisait de reprendre mes habitudes. La première nuit dans le dortoir Bothrops que je partageais avec Ernest et Noah, fut cette fois un moment agréable bien loin de l'appréhension de l'année précédente. Je sentais aussi que les contraintes du règlement n'auraient plus autant de prise sur moi et que les cours de deuxième année seraient certainement moins abstraits. Je pensais donc que l'ennui ne devait pas revenir. C'était mon souhait. Ca et...
... Gagner l'amitié de Lavinia. J'étais revenu avec cette idée. Le trajet du retour avec notre échange dans le train m'avait assailli tout l'été. Je me souvenais d'avoir été maladroit et désagréable, ce jour là, comme aussi la première fois dans la salle des Potions. En réalité, pendant un an, je n'avais fait qu'éveiller sa méfiance, sabotant à chaque fois nos rares interactions, jusqu'à finir surement même par la dégouter. Je m'en rendais compte aujourd'hui. Je n'avais pas su m'y prendre, avec elle, ni avec personnes d'ailleurs et je voulais changer cela. Maintenant.
"Bonjour Lavinia. Ca te dérange si je m'installe prêt de toi ?"
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
Un autre visage
Le retour à Poudlard était des plus calmes. La veille, les anciens élèves s'étaient installés avant d'assister à la cérémonie de répartition, où Lavinia avait pris beaucoup de plaisir à découvrir les nouveaux serpents. Elle en avait trouvé un particulièrement remarquable et prometteur, @Augustin Sponsz, un né-sorcier et fier de l'être. Le retour au dortoir, en compagnie des autres filles ne fût pas quant à lui une partie de joie, comme elle avait pu s'en douter. Leurs relations ne s'étaient pas améliorées pendant les vacances, mais rien d'étonnant : ce n'est pas comme si elles s'étaient découvertes adoptées et avec des parents au statut différent...
Lavinia s'était levée tôt, bien qu'elle n'ait pas de cours pour sa première journée complète à Poudlard. Elle avait cependant un petit programme en tête, comme vérifier comment se portait sa plante dans la serre des élèves, se promener dans le parc, visiter les couleurs et repérer les tableaux qui avaient changés de place... Sans compter le fait d'en apprendre davantage sur les professeurs, les éventuels départs et les arrivés... Elle était donc plongée dans ses pensées, en laissant sa cuillère enchantée touiller légèrement le chocolat chaud de sa tasse, en grignotant une petite brioche délicieusement moelleuse, et ne vit pas @Ezra Waite approcher.
Alors qu'il l'interpella d'une voix amicale, leur dernière discussion dans le Poudlard Express de l'année dernière lui revient en mémoire. Son comportement étrange, et la toute aussi étrange promesse qu'il lui avait fait. En tout cas, pour commencer cette nouvelle année, Lavinia était plutôt contente de débuter par un visage amical.
- Bonjour Ezra. Il y a une chaise libre, comme tu vois. Tu as passé de bonnes vacances ?
Lavinia commençait la discussion. Elle était curieuse de la réponse du garçon, mais aussi enthousiasme à l'idée de lui partager les deux semaines fantastiques qu'elle avait passé en août !
Lavinia s'était levée tôt, bien qu'elle n'ait pas de cours pour sa première journée complète à Poudlard. Elle avait cependant un petit programme en tête, comme vérifier comment se portait sa plante dans la serre des élèves, se promener dans le parc, visiter les couleurs et repérer les tableaux qui avaient changés de place... Sans compter le fait d'en apprendre davantage sur les professeurs, les éventuels départs et les arrivés... Elle était donc plongée dans ses pensées, en laissant sa cuillère enchantée touiller légèrement le chocolat chaud de sa tasse, en grignotant une petite brioche délicieusement moelleuse, et ne vit pas @Ezra Waite approcher.
Alors qu'il l'interpella d'une voix amicale, leur dernière discussion dans le Poudlard Express de l'année dernière lui revient en mémoire. Son comportement étrange, et la toute aussi étrange promesse qu'il lui avait fait. En tout cas, pour commencer cette nouvelle année, Lavinia était plutôt contente de débuter par un visage amical.
- Bonjour Ezra. Il y a une chaise libre, comme tu vois. Tu as passé de bonnes vacances ?
Lavinia commençait la discussion. Elle était curieuse de la réponse du garçon, mais aussi enthousiasme à l'idée de lui partager les deux semaines fantastiques qu'elle avait passé en août !
Dernière modification par Lavinia W. Campbell le 21 avr. 2024, 20:22, modifié 1 fois.
Un autre visage
Je m'asseyais et cette proximité nouvelle me parcourut l'échine d'un frisson. Physiquement, ces deux mois n'avaient pas suffi à changer Lavinia. Tout au plus, ses cheveux paraissaient d'un blond plus clair et lumineux, ses yeux plus verts, mais pour le reste c'était la même silhouette frêle réhaussé de ce maintien altier si singulier. S'il y avait quelque chose de changé, il fallait le chercher dans le ton différent, plus avenant avec lequel elle m'avait invité à m'assoir. Un ton qui me remplissait d'entrain et m'encourageait à répondre à sa question que j'aurais, en d'autres circonstances, considéré sans intérêt :
"C'était un bel été. Le grand air et ma famille m'ont fait du bien."
Mis à part les évènements de la dernière semaine, il ne s'était pas passé grand chose pendant mes deux mois de vacances. J'avais retrouvé les marais, la fraîche demeure de mon père et les soirées enfiévrés de la famille de ma mère. J'avais gouté à l'ivresse des bains de mer et de l'oisiveté, approfondi mes connaissances par la lecture et découvert qu'après une année loin des labeurs manuels, la peau de mes mains étaient redevenues fragiles, les stigmates d'ampoules et les multiples coupures pouvaient en témoigner encore.
"Ma famille vit dans les marais du Norfolk. C'est entre Norwich et la mer. Une région sauvage qui cache bien ses charmes." Je soulignais ces derniers mots d'une moue moqueuse puis retournais la question :
"Et toi ?"
@Lavinia W. Campbell
"C'était un bel été. Le grand air et ma famille m'ont fait du bien."
Mis à part les évènements de la dernière semaine, il ne s'était pas passé grand chose pendant mes deux mois de vacances. J'avais retrouvé les marais, la fraîche demeure de mon père et les soirées enfiévrés de la famille de ma mère. J'avais gouté à l'ivresse des bains de mer et de l'oisiveté, approfondi mes connaissances par la lecture et découvert qu'après une année loin des labeurs manuels, la peau de mes mains étaient redevenues fragiles, les stigmates d'ampoules et les multiples coupures pouvaient en témoigner encore.
"Ma famille vit dans les marais du Norfolk. C'est entre Norwich et la mer. Une région sauvage qui cache bien ses charmes." Je soulignais ces derniers mots d'une moue moqueuse puis retournais la question :
"Et toi ?"
@Lavinia W. Campbell
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Un autre visage
Dans les marais ? Sa famille vivait dans des marais ? Lavinia refréna son sourcil de se lever, devant sa surprise et son incompréhension. Comment pouvait-on vivre dans des marais ? Il vivait dans une cabane sur pilotis, au-dessus d'eau croupi et de bouillasse ? Elle se demandait quel genre de charmes pouvaient s'y trouver, avant que différentes fleurs illustrés, issus de divers encyclopédies botaniques de la résidence Campbell ne viennent s'inviter dans son esprit. Les hottonies étaient sympathiques, et les marais hébergeaient des orchidées sauvages, des lotus et diverses autres plantes colorées, fougères et papyrus... En plus des affreux crapauds pustuleux et des hordes de moustiques infernales.
- Vraiment ? demanda-t-elle par politesse, et cherchant aussi à mieux comprendre. Qu'est-ce qui te plaît le plus, dans ces marais ?
Lavinia ne connaissait pas vraiment la région dont parlait Ezra, il lui était donc difficile de remettre en question l'image négative qu'elle en avait... Elle préféra donc changer de sujet, sur un plus plaisant et qu'elle maîtrisait.
- De mon côté, mes parents ont fait venir des précepteurs pour me permettre d’approfondir mes connaissances, les cours de l'année dernière, et à me préparer à ceux de cette année.
Oui, c'était joliment formuler. De toute manière, elle n'allait pas lui avouer que le fait de ne pas avoir obtenu une moyenne Optimale à ses examens l'avait condamnée à rester enfermée tout l'été, à réviser des cours qu'elle maîtrisait déjà, alors que ses parents vaquaient à des occupations plus intéressantes que s'occuper de leur fille. Heureusement, son été ne s'était pas résumé à cela, et elle avait pu passer deux semaines de vrai vacances, loin de chez elle.
- J'ai aussi passé deux semaines chez les grands-parents d'Alexander Joyce. Ils vivent dans un manoir, près d'une ville moldue, sur une île écossaise... Mais malgré ça, ils ont une superbe serre magique et une grande bibliothèque. Nous sommes allé à Pré-au-lard, à la mer, et son grand-père nous a même emmené voir un match de la coupe du monde de quidditch ! Mais ce que j'ai préféré, c'était la soirée qu'on a passé à observer les étoiles. Il y avait d'autres élèves, dont des aînés de Serpentard... Je ne me suis pas entendu avec tous, mais c'était très intéressant !
C'était plus qu'intéressant, ces vacances avaient été drôles, amusantes, et l'avait détendue... Sauf la journée où elle s'est retrouvé toute seule, refusant de visiter la ville moldue en question. Elle avait envie d'en parler... Et d'être écoutée, chose qui ne lui avait pas été offerte par ses parents lorsqu'elle fût de retour chez elle.
- Vraiment ? demanda-t-elle par politesse, et cherchant aussi à mieux comprendre. Qu'est-ce qui te plaît le plus, dans ces marais ?
Lavinia ne connaissait pas vraiment la région dont parlait Ezra, il lui était donc difficile de remettre en question l'image négative qu'elle en avait... Elle préféra donc changer de sujet, sur un plus plaisant et qu'elle maîtrisait.
- De mon côté, mes parents ont fait venir des précepteurs pour me permettre d’approfondir mes connaissances, les cours de l'année dernière, et à me préparer à ceux de cette année.
Oui, c'était joliment formuler. De toute manière, elle n'allait pas lui avouer que le fait de ne pas avoir obtenu une moyenne Optimale à ses examens l'avait condamnée à rester enfermée tout l'été, à réviser des cours qu'elle maîtrisait déjà, alors que ses parents vaquaient à des occupations plus intéressantes que s'occuper de leur fille. Heureusement, son été ne s'était pas résumé à cela, et elle avait pu passer deux semaines de vrai vacances, loin de chez elle.
- J'ai aussi passé deux semaines chez les grands-parents d'Alexander Joyce. Ils vivent dans un manoir, près d'une ville moldue, sur une île écossaise... Mais malgré ça, ils ont une superbe serre magique et une grande bibliothèque. Nous sommes allé à Pré-au-lard, à la mer, et son grand-père nous a même emmené voir un match de la coupe du monde de quidditch ! Mais ce que j'ai préféré, c'était la soirée qu'on a passé à observer les étoiles. Il y avait d'autres élèves, dont des aînés de Serpentard... Je ne me suis pas entendu avec tous, mais c'était très intéressant !
C'était plus qu'intéressant, ces vacances avaient été drôles, amusantes, et l'avait détendue... Sauf la journée où elle s'est retrouvé toute seule, refusant de visiter la ville moldue en question. Elle avait envie d'en parler... Et d'être écoutée, chose qui ne lui avait pas été offerte par ses parents lorsqu'elle fût de retour chez elle.
Un autre visage
Lavinia eut l'air surprise. J'aimais vivre dans les marais. Ils étaient mon terrain de jeu depuis mon plus jeune âge. Je les connaissais comme le fond de ma poche et rien, dans leurs beautés comme dans leurs périls, ne m'étaient inconnus. Mais par dessus tout, ce que je chérissais dans ces terres humides, infestées, c'était l'espace et la liberté que nulle part ici je ne bénéficiais. Ainsi, je contais à ma camarade mes nombreuses promenades estivales aux grès des canaux, sur une barque éventrant des landes à pertes de vue, entre les joncs et les roseaux, sur des eaux aux reflets métallisés qui parfois me menaient jusqu'aux rivages de la mer. Je lui parlais des fleurs de tourbières, des salamandres tachetés et du vol majestueux des aigrettes. Mais surtout, je lui peignais la volupté d'une liberté sans borne.
Puis quand ce fut son tour de parler, je l'écoutais sans jamais détacher mon regard de ce visage que je trouvais imperceptiblement adouci et attirant. Je comprenais qu'elle n'avait de son côté profité que de quelques jours d'oisiveté au cœur d'un été studieux orchestré par ses parents. Je fus surpris et secrètement jaloux de découvrir qu'elle connaissait Alexander et que son invitation l'avait amené à côtoyer d'autres élèves que moi. Je préférais retenir d'autres détails comme la serre magique et cette nuit qu'elle avait passé à contempler les étoiles.
"Comme quoi, malgré leurs différences, nos deux étés ont quelques points communs. J'ai passé plusieurs nuits à dormir à la belle étoile et à observer ma mère travaillant à l'embaumement magique de ses fleurs. D'ailleurs, je t'ai..."
Je me mordais les lèvres avant de lui révéler que, de mes vacances, je lui avais rapporté un cadeau, une surprise qui devait attendre le moment propice. Je bifurquais rapidement sur un autre sujet :
"D'ailleurs, je ne savais pas que tu connaissais si bien que ça Alexander. Il t'a invité à passer quelques jours chez ses grands parents. Ils doivent être des gens vraiment accueillants ?"
Puis quand ce fut son tour de parler, je l'écoutais sans jamais détacher mon regard de ce visage que je trouvais imperceptiblement adouci et attirant. Je comprenais qu'elle n'avait de son côté profité que de quelques jours d'oisiveté au cœur d'un été studieux orchestré par ses parents. Je fus surpris et secrètement jaloux de découvrir qu'elle connaissait Alexander et que son invitation l'avait amené à côtoyer d'autres élèves que moi. Je préférais retenir d'autres détails comme la serre magique et cette nuit qu'elle avait passé à contempler les étoiles.
"Comme quoi, malgré leurs différences, nos deux étés ont quelques points communs. J'ai passé plusieurs nuits à dormir à la belle étoile et à observer ma mère travaillant à l'embaumement magique de ses fleurs. D'ailleurs, je t'ai..."
Je me mordais les lèvres avant de lui révéler que, de mes vacances, je lui avais rapporté un cadeau, une surprise qui devait attendre le moment propice. Je bifurquais rapidement sur un autre sujet :
"D'ailleurs, je ne savais pas que tu connaissais si bien que ça Alexander. Il t'a invité à passer quelques jours chez ses grands parents. Ils doivent être des gens vraiment accueillants ?"
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Lavinia n'avait pas pensé qu'Ezra était un si bon orateur. Quand il lui conta les merveilles des marais et les mystères qu'ils renfermaient, l'ambiance si particulière qui y régnait, Lavinia n'en perdit pas une goutte. En plus de la flore si spéciale présente entre les canaux, il se dégageait de la peinture qu'il lui présentait une ambiance à la fois lourde et solitaire, mais dotée pourtant d'une certaine chaleur. Cela éveilla d'autant plus sa curiosité et son envie de goûter elle aussi à cet univers à part.
Alors qu'il lui parlait de l'embaumement de fleurs, Lavinia allait l'interrompre pour le questionner davantage à ce sujet, quand Ezra s'arrêta de lui-même. Les mouvements incontrôlés de son visage n'échappèrent pas à l'attention de la vipère qui ne l'avait pas quitté des yeux pendant tout son récit, sauf pour siroter son chocolat chaud avant qu'il ne se refroidisse. "D'ailleurs, je t'ai-" avait-il commencé. Qu'est-ce qu'il avait pu faire qui ait un lien avec elle ? Lavinia savait qu'Ezra était aussi bon observateur qu'elle, aussi elle choisit de le laisser prendre un autre chemin dans la discussion avec un petit sourire amusée et des yeux pétillants. Il saurait qu'elle savait. Et ce vrai sujet ne tardera sans doute pas à revenir sur la table plus tard... Et s'il oubliait, elle se ferait un plaisir de le lui rappeler.
La discussion reprit ainsi la direction des vacances de Lavinia. Lorsqu'il l'interrogea sur Alexander et ses grands-parents, Lavinia se sentit de nouveau amusée. On croirait presqu'il était jaloux... Mais la petite blonde ne savait pas trop quoi faire de cette information.
- Alexander m'a aidé au début de l'année dernière. On s'est recroisé plusieurs fois en cours de l'année, et on avait une relation cordiale.
Inutile de préciser comment il l'avait aidé, ou qu'elle avait une dette envers lui qu'elle n'avait toujours pas réglé.
- Quand il m'a invité cet été, ça m'a autant surprise que toi. Je ne pensais pas que nous nous connaissions aussi bien, comme tu dis. Mais c'est indéniable que nous avons des points communs... Et il fallait bien le nom des Joyce pour que mes parents acceptent de me libérer.
Ce qui, en soit, la rendait encore plus débitrice de son aîné. L'idée ne l'enchantait pas... Mais elle lui en était pourtant sincèrement reconnaissante.
- Je ne saurais pas me faire un avis de ses grands-parents sur une si petite période, mais ils ont été accueillants envers nous, en effet. Nous étions nombreux en plus... Et toi ? À t'entendre, tu as passé l'été seul, tu n'as pas de connaissances de notre âge, là où tu vis, avec qui tu aurais pû partager tes aventures dans les marais ?
Lavinia regretta presque aussitôt sa question. S'il la lui retournait, elle se retrouverait bien bête, elle aussi...
@Alexander Joyce Jr Parce que, quand même, ça parle de toi
Alors qu'il lui parlait de l'embaumement de fleurs, Lavinia allait l'interrompre pour le questionner davantage à ce sujet, quand Ezra s'arrêta de lui-même. Les mouvements incontrôlés de son visage n'échappèrent pas à l'attention de la vipère qui ne l'avait pas quitté des yeux pendant tout son récit, sauf pour siroter son chocolat chaud avant qu'il ne se refroidisse. "D'ailleurs, je t'ai-" avait-il commencé. Qu'est-ce qu'il avait pu faire qui ait un lien avec elle ? Lavinia savait qu'Ezra était aussi bon observateur qu'elle, aussi elle choisit de le laisser prendre un autre chemin dans la discussion avec un petit sourire amusée et des yeux pétillants. Il saurait qu'elle savait. Et ce vrai sujet ne tardera sans doute pas à revenir sur la table plus tard... Et s'il oubliait, elle se ferait un plaisir de le lui rappeler.
La discussion reprit ainsi la direction des vacances de Lavinia. Lorsqu'il l'interrogea sur Alexander et ses grands-parents, Lavinia se sentit de nouveau amusée. On croirait presqu'il était jaloux... Mais la petite blonde ne savait pas trop quoi faire de cette information.
- Alexander m'a aidé au début de l'année dernière. On s'est recroisé plusieurs fois en cours de l'année, et on avait une relation cordiale.
Inutile de préciser comment il l'avait aidé, ou qu'elle avait une dette envers lui qu'elle n'avait toujours pas réglé.
- Quand il m'a invité cet été, ça m'a autant surprise que toi. Je ne pensais pas que nous nous connaissions aussi bien, comme tu dis. Mais c'est indéniable que nous avons des points communs... Et il fallait bien le nom des Joyce pour que mes parents acceptent de me libérer.
Ce qui, en soit, la rendait encore plus débitrice de son aîné. L'idée ne l'enchantait pas... Mais elle lui en était pourtant sincèrement reconnaissante.
- Je ne saurais pas me faire un avis de ses grands-parents sur une si petite période, mais ils ont été accueillants envers nous, en effet. Nous étions nombreux en plus... Et toi ? À t'entendre, tu as passé l'été seul, tu n'as pas de connaissances de notre âge, là où tu vis, avec qui tu aurais pû partager tes aventures dans les marais ?
Lavinia regretta presque aussitôt sa question. S'il la lui retournait, elle se retrouverait bien bête, elle aussi...
@Alexander Joyce Jr Parce que, quand même, ça parle de toi
Un autre visage
Lavinia m'écoutait. Ses yeux, ses lèvres qui s'animaient donnaient à son visage un nouvel éclat, une lumière dont elle ne m'avait jamais offert la contemplation. Je goutais si parfaitement ce moment, où son attention se portait tout à moi, où mes propos ne barraient pas son front lisse d'une ombre revêche. Je la sentais captée, presque désireuse de me rejoindre dans ce décor dans lequel je l'aurais accueillie un millier de fois mieux que les Joyce.
L'instant d'après, j'avais presque gâcher la surprise. Je ne doutais pas qu'elle s'attendait maintenant à quelque chose de ma part, mais ses bonnes manières, signes de sa parfaite éducation, lui dictaient de réfréner toutes attentes. Elle fit mine de rien et nous passions à l'autre sujet : l'invitation d'Alexander.
Je l'écoutais avidement et ses mots, choisis avec soin pourtant, soulevaient en moi autant de nouvelles inquiétudes. Alexander l'avait aidé, tous deux avaient des points communs, et... elle n'avait pas été la seule invitée des Joyce... Si Lavinia gardait un voile pudique sur ses entrevues de l'été, celui ci éveillait surtout de sournoises suspicions. Un sentiment de rivalité s'installait déjà,
un monstre qui se moquait bien de celui dont il se nourrissait creusait son filon intérieur : l'envie d'en savoir plus, de connaître, de rattraper et surpasser ce qu'elle avait déjà vécu avec le troisième année.
"Mon père et moi vivons seuls. Ma mère et sa famille habitent nos terres. J'ai de nombreux cousins, des nièces et des neveux. Il me plaît de les voir, de passer du temps avec eux. Pour le reste, nous vivons de manière assez isolée. J'imagine que c'est dû aux marais qui nous entourent et, à tout un tas d'idées reçues sur nous autres."
Ma réponse allait lui sembler étrange. Mes parents étaient étranges. Sans tout à fait vivre ensemble, ils formaient pourtant un couple véritable dont l'harmonie reposait sur une liberté réciproque, chacun vivant dans son propre foyer. C'était surement difficile à comprendre, et bien différent de ce que Lavinia pouvait connaître, mais leur amour était bien réel.
"Je pourrais t'inviter l'été prochain si le nom des Waite pouvait convenir à tes parents autant que celui des Joyce. "
@Alexander Joyce Jr parce que tu réveilles le monstre
L'instant d'après, j'avais presque gâcher la surprise. Je ne doutais pas qu'elle s'attendait maintenant à quelque chose de ma part, mais ses bonnes manières, signes de sa parfaite éducation, lui dictaient de réfréner toutes attentes. Elle fit mine de rien et nous passions à l'autre sujet : l'invitation d'Alexander.
Je l'écoutais avidement et ses mots, choisis avec soin pourtant, soulevaient en moi autant de nouvelles inquiétudes. Alexander l'avait aidé, tous deux avaient des points communs, et... elle n'avait pas été la seule invitée des Joyce... Si Lavinia gardait un voile pudique sur ses entrevues de l'été, celui ci éveillait surtout de sournoises suspicions. Un sentiment de rivalité s'installait déjà,
un monstre qui se moquait bien de celui dont il se nourrissait creusait son filon intérieur : l'envie d'en savoir plus, de connaître, de rattraper et surpasser ce qu'elle avait déjà vécu avec le troisième année.
"Mon père et moi vivons seuls. Ma mère et sa famille habitent nos terres. J'ai de nombreux cousins, des nièces et des neveux. Il me plaît de les voir, de passer du temps avec eux. Pour le reste, nous vivons de manière assez isolée. J'imagine que c'est dû aux marais qui nous entourent et, à tout un tas d'idées reçues sur nous autres."
Ma réponse allait lui sembler étrange. Mes parents étaient étranges. Sans tout à fait vivre ensemble, ils formaient pourtant un couple véritable dont l'harmonie reposait sur une liberté réciproque, chacun vivant dans son propre foyer. C'était surement difficile à comprendre, et bien différent de ce que Lavinia pouvait connaître, mais leur amour était bien réel.
"Je pourrais t'inviter l'été prochain si le nom des Waite pouvait convenir à tes parents autant que celui des Joyce. "
@Alexander Joyce Jr parce que tu réveilles le monstre
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
Un autre visage
Lavinia ne savait pas comment interpréter l'air un peu revêche qui passa sur le visage d'Ezra un bref instant. Une chose lui était claire cependant : si c'étaient ses paroles qui avaient réveillé cette ombre, elle n'en était pas vraiment la destinataire. Donc il n'y avait pas vraiment à s'inquiéter. Elle écouta les explications qu'Ezra accepta de lui donner sur les personnes qu'il côtoyait dans les marais. Cela lui évoquait les vacances qu'elle passait à Turenne, avec ses cousins français. Cependant, elle imaginait les aventures dans les marais bien plus intéressantes et peut-être même palpitante que les interminables apéritifs dînatoires dans des jardins à la française, tiré au cordeau et extrait de toutes leurs vitalités végétales. Et les multiples cousins d'Ezra lui semblaient tout de même plus intéressants et débrouillards que les siens, hautains et taciturnes, toujours fourré dans les jupes de leurs mères.
Cependant, les deux dernières phrases d'Ezra résonnèrent étrangement dans l'esprit de Lavinia.
- Des idées reçues sur vous ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
Lavinia rit.
- Si ce sont des voisins moldus, que vous importent leurs idées reçues ?
Après tout, même si elle n'y était pas habituée, elle savait que certains sorciers n'avaient d'autres choix que de vivre près de moldus. Tout le monde ne pouvait pas être préservé entre les murs d'un havre sorcier comme Godric's Hollow.
La remarque un peu froide d'Ezra sur le fait que son nom n'était peut-être pas aussi convaincant pour les parents de Lavinia, l'amusa beaucoup. Si ce n'était pas de la jalousie qui lui faisait dire cela, elle ne savait pas ce que c'était ! Repensant à l'aire étrange qu'elle avait remarqué plus tôt sur le visage du garçon, Lavinia fit le rapprochement aussitôt et cela l'amusait d'autant plus. Ezra jaloux d'Alexander, on aura tout vu.
- Ne t'inquiète pas, répondit-elle avec un sourire un peu taquin. A moins que j'aie la même proposition, sur la même semaine, par un fils d'un siège au Conseil, ou d'un sang-pur... Je doute que cela leur pose problème. Tant que tes parents viennent d'une famille de sorciers respectables.
Lavinia termina son chocolat chaud en observant Ezra par-dessus sa tasse. Elle ne s'était jamais posé la question jusqu'à maintenant. Elle avait classé le garçon comme un né-sorcier, mais ils n'avaient jamais eu une telle discussion jusqu'à présent. Elle espérait ne pas lui avoir fait confiance trop vite... Ce qu'elle ne disait pas, c'était que le refus de ses parents pouvait très certainement venir d'un autre facteur : la réussite de Lavinia aux examens, et son attitude tout le long de l'année. Après tout, ils l'avaient privé de sortie tout l'été, à l'exception de chez les Joyce, pour les mêmes critères. La sociabilisation était importante pour eux, Lavinia ne pensait pas qu'il s'opposerait à ce qu'elle voie un camarade pendant les vacances, si son attitude était irréprochable...
Cependant, les deux dernières phrases d'Ezra résonnèrent étrangement dans l'esprit de Lavinia.
- Des idées reçues sur vous ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
Lavinia rit.
- Si ce sont des voisins moldus, que vous importent leurs idées reçues ?
Après tout, même si elle n'y était pas habituée, elle savait que certains sorciers n'avaient d'autres choix que de vivre près de moldus. Tout le monde ne pouvait pas être préservé entre les murs d'un havre sorcier comme Godric's Hollow.
La remarque un peu froide d'Ezra sur le fait que son nom n'était peut-être pas aussi convaincant pour les parents de Lavinia, l'amusa beaucoup. Si ce n'était pas de la jalousie qui lui faisait dire cela, elle ne savait pas ce que c'était ! Repensant à l'aire étrange qu'elle avait remarqué plus tôt sur le visage du garçon, Lavinia fit le rapprochement aussitôt et cela l'amusait d'autant plus. Ezra jaloux d'Alexander, on aura tout vu.
- Ne t'inquiète pas, répondit-elle avec un sourire un peu taquin. A moins que j'aie la même proposition, sur la même semaine, par un fils d'un siège au Conseil, ou d'un sang-pur... Je doute que cela leur pose problème. Tant que tes parents viennent d'une famille de sorciers respectables.
Lavinia termina son chocolat chaud en observant Ezra par-dessus sa tasse. Elle ne s'était jamais posé la question jusqu'à maintenant. Elle avait classé le garçon comme un né-sorcier, mais ils n'avaient jamais eu une telle discussion jusqu'à présent. Elle espérait ne pas lui avoir fait confiance trop vite... Ce qu'elle ne disait pas, c'était que le refus de ses parents pouvait très certainement venir d'un autre facteur : la réussite de Lavinia aux examens, et son attitude tout le long de l'année. Après tout, ils l'avaient privé de sortie tout l'été, à l'exception de chez les Joyce, pour les mêmes critères. La sociabilisation était importante pour eux, Lavinia ne pensait pas qu'il s'opposerait à ce qu'elle voie un camarade pendant les vacances, si son attitude était irréprochable...
@Ezra Waite, me revoilà, désolée du retard !![]()
Un autre visage
Par dessus la tasse, les prunelles émeraudes cherchaient à me sonder. Lavinia se questionnait. Peut être hésitait elle encore sur la manière de me considérer ? Je la laissais me dévisager, puisque sur moi, son regard n'était rien d'autre qu'un espoir, puis repris mes explications :
"Vivre dans les marais, y accueillir des gipsy - c'est le nom qu'ils nous donnent - et se marier avec une des leurs, cela éveille forcément les soupçons des moldus du coin. Ce n'est pas que je me soucis de ce qu'ils pensent. Au contraire, s'ils se méfient de nous, cela les tient éloignés. Les moldus ne sont pas si bêtes au fond et ils ont bien raisons de ne pas se mêler de nos affaires."
Les moldus m'importaient peu, c'est vrai. J'avais décidé de les ignorer tout temps où ils en feraient de même. Mais je n'ignorais pas non plus les opinions de ma vis à vis. J'avais donc tourné mes phrases de sorte à ne pas heurter ses convictions. Je ne voulais pas en découdre, pas avant que tous deux nous puissions échanger en toute franchise sans craindre de se perdre.
Respectables...
Ce simple mot revêtait bien des sens. Pour Lavinia, il était parfaitement clair qu'il faisait référence à un statut social. Les Joyce étaient des notables tout comme les Campbell. Il y avait certainement de fortes similitudes entre ces deux familles. Mon père n'était que l'héritier d'une ancienne famille, plus qu'un simple propriétaire terrien du Norfolk. Ma mère, une Bowen. Etre des sorciers suffisait il à les rendre assez respectables. Lavinia avait l'air de le penser.
"Alors, ce sera fantastique... mais avant cela nous avons une année à passer et je compte bien te prouvais que mes mots ont un sens."
Il y eut un cours silence pendant lequel un éclat mystérieux illumina mon regard puis d'un geste délicat, je tirais de sous ma robe une fleur blanche et lumineuse, finement striée de rose cerise que je présentais à Lavinia dans le creux de mes deux mains jointes.
"J'ai découvert que certaines variétés de Camélia portaient le même nom que toi : Lavinia. Celle ci en est une. Elle est pour toi."
"Vivre dans les marais, y accueillir des gipsy - c'est le nom qu'ils nous donnent - et se marier avec une des leurs, cela éveille forcément les soupçons des moldus du coin. Ce n'est pas que je me soucis de ce qu'ils pensent. Au contraire, s'ils se méfient de nous, cela les tient éloignés. Les moldus ne sont pas si bêtes au fond et ils ont bien raisons de ne pas se mêler de nos affaires."
Les moldus m'importaient peu, c'est vrai. J'avais décidé de les ignorer tout temps où ils en feraient de même. Mais je n'ignorais pas non plus les opinions de ma vis à vis. J'avais donc tourné mes phrases de sorte à ne pas heurter ses convictions. Je ne voulais pas en découdre, pas avant que tous deux nous puissions échanger en toute franchise sans craindre de se perdre.
Respectables...
Ce simple mot revêtait bien des sens. Pour Lavinia, il était parfaitement clair qu'il faisait référence à un statut social. Les Joyce étaient des notables tout comme les Campbell. Il y avait certainement de fortes similitudes entre ces deux familles. Mon père n'était que l'héritier d'une ancienne famille, plus qu'un simple propriétaire terrien du Norfolk. Ma mère, une Bowen. Etre des sorciers suffisait il à les rendre assez respectables. Lavinia avait l'air de le penser.
"Alors, ce sera fantastique... mais avant cela nous avons une année à passer et je compte bien te prouvais que mes mots ont un sens."
Il y eut un cours silence pendant lequel un éclat mystérieux illumina mon regard puis d'un geste délicat, je tirais de sous ma robe une fleur blanche et lumineuse, finement striée de rose cerise que je présentais à Lavinia dans le creux de mes deux mains jointes.
"J'ai découvert que certaines variétés de Camélia portaient le même nom que toi : Lavinia. Celle ci en est une. Elle est pour toi."
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
Un autre visage
Des Gipsys.
Le mot sonnait comme un petit tintement de clochettes aux oreilles de la Campbell. Elle dut cependant plisser un peu les yeux et creuser dans sa mémoire pour retrouver le sens de ce mot. D'autres raisonnèrent dans ses souvenirs comme des échos : bohémiens, gitans, roms, autant de mots qu'elle ne réussissait pourtant pas à différencier, alors qu'ils devaient forcément avoir des significations différentes. Elle y associait même l'Egypte, pour une raison qui lui échappait. Lavinia voyait globalement de quoi il s'agissait : Des gens du voyages, qui voguaient d'une ville à l'autre, d'un territoire à un autre, l'âme trop libre pour se laisser pousser des racines. Pourtant, selon les historiens, c'était sans doute la première forme des communautés sorcières quand ces dernières décidèrent de se réunir et de fuir ensemble les persécutions moldus. Ces peuples sans racines étaient peut-être la sève de la communauté sorcière d'aujourd'hui.
Ezra lui avait parlé de "leur" marais pourtant, d'un lieu, d'une résidence faite de pierres immobiles. Les pièces du puzzle s'articulèrent doucement dans son esprit, glanant les indices qu'Ezra semblait semer dans ses phrases étranges où il parlait à la fois à Lavinia, mais aussi un peu à lui-même. Son père semblait être un sorcier sédentaire, sa mère, une âme vagabonde. Tous les deux sorciers, sans nul doute. Mais est-ce que cela suffira à ses parents ? Comment les riches familles de propriétaires Campbell et de Turenne voyaient un peuple au mode de vie si opposé au leur ?
Lavinia hocha la tête, avant de lui rendre un grand sourire.
- Nous verrons bien. J'ai hâte de voir ça, ajouta-t-elle alors qu'il lui promettait de faire ses preuves.
Lavinia se redressa et reprit un visage plus neutre. Il avait raison, Ezra. Il ne fallait pas s'emballer tout de suite, et elle ne comptait pas déjà lui ouvrir tout grand les portes de sa confiance, alors qu'elle lui avait donné un tel avertissement il y a deux mois. D'un autre côté, voir un visage amical, qui souhaitait véritable avoir son estime et gagner son affection... Cela touchait Lavinia, qui s'était laissé un peu plus aller dans la discussion.
Cependant, à peine avait-elle décidé de remettre en place l'armure de glace qui la séparait d'autrui, Ezra la surprit en lui présentant le cadeau qu'il avait gardé caché jusqu'à présent. Une Camélia du japon, aussi appelée Lavinia Maggi. La petite Campbell l'avait reconnu tout de suite, même sans les explications du jeune homme. Quand elle avait vu cette fleur pour la première fois dans un herbier, elle l'avait joyeusement montrée à sa mère, persuadée qu'elle l'avait nommé à partir de ces délicats pétales... Elle n'avait reçu qu'un haussement de sourcil agacé, et un cours d'histoire de la part de son père : Lavinia était un prénom grec, donné à une fille et épouse de roi. Pas une vulgaire fleur à pétales tâchés.
Des deux Lavinia, c'était bien la fleur qu'Ezra lui présentait aujourd'hui. Elle la prit délicatement dans les mains, touchées, et gardant un peu le silence, pour s'assurer que ses émotions ne transparaissent pas trop dans sa voix avant qu'elle ne prenne la parole.
- Merci Ezra. Ce présent me touche vraiment.
Elle le regarda, l'air désolée et un peu coupable.
- Je n'ai pas pensé à te ramener quelques choses de mon côté, je suis désolée...
En même temps, ils n'étaient pas assez proches pour cela, après tout ! Mais si leur relation continuait sur cette voie, elle se jura de lui rendre la pareil pour les prochaines vacances.
On part sur une fin de rp pour moi, merci
! Hâte qu'on discute de cette semaine d'été
Le mot sonnait comme un petit tintement de clochettes aux oreilles de la Campbell. Elle dut cependant plisser un peu les yeux et creuser dans sa mémoire pour retrouver le sens de ce mot. D'autres raisonnèrent dans ses souvenirs comme des échos : bohémiens, gitans, roms, autant de mots qu'elle ne réussissait pourtant pas à différencier, alors qu'ils devaient forcément avoir des significations différentes. Elle y associait même l'Egypte, pour une raison qui lui échappait. Lavinia voyait globalement de quoi il s'agissait : Des gens du voyages, qui voguaient d'une ville à l'autre, d'un territoire à un autre, l'âme trop libre pour se laisser pousser des racines. Pourtant, selon les historiens, c'était sans doute la première forme des communautés sorcières quand ces dernières décidèrent de se réunir et de fuir ensemble les persécutions moldus. Ces peuples sans racines étaient peut-être la sève de la communauté sorcière d'aujourd'hui.
Ezra lui avait parlé de "leur" marais pourtant, d'un lieu, d'une résidence faite de pierres immobiles. Les pièces du puzzle s'articulèrent doucement dans son esprit, glanant les indices qu'Ezra semblait semer dans ses phrases étranges où il parlait à la fois à Lavinia, mais aussi un peu à lui-même. Son père semblait être un sorcier sédentaire, sa mère, une âme vagabonde. Tous les deux sorciers, sans nul doute. Mais est-ce que cela suffira à ses parents ? Comment les riches familles de propriétaires Campbell et de Turenne voyaient un peuple au mode de vie si opposé au leur ?
Lavinia hocha la tête, avant de lui rendre un grand sourire.
- Nous verrons bien. J'ai hâte de voir ça, ajouta-t-elle alors qu'il lui promettait de faire ses preuves.
Lavinia se redressa et reprit un visage plus neutre. Il avait raison, Ezra. Il ne fallait pas s'emballer tout de suite, et elle ne comptait pas déjà lui ouvrir tout grand les portes de sa confiance, alors qu'elle lui avait donné un tel avertissement il y a deux mois. D'un autre côté, voir un visage amical, qui souhaitait véritable avoir son estime et gagner son affection... Cela touchait Lavinia, qui s'était laissé un peu plus aller dans la discussion.
Cependant, à peine avait-elle décidé de remettre en place l'armure de glace qui la séparait d'autrui, Ezra la surprit en lui présentant le cadeau qu'il avait gardé caché jusqu'à présent. Une Camélia du japon, aussi appelée Lavinia Maggi. La petite Campbell l'avait reconnu tout de suite, même sans les explications du jeune homme. Quand elle avait vu cette fleur pour la première fois dans un herbier, elle l'avait joyeusement montrée à sa mère, persuadée qu'elle l'avait nommé à partir de ces délicats pétales... Elle n'avait reçu qu'un haussement de sourcil agacé, et un cours d'histoire de la part de son père : Lavinia était un prénom grec, donné à une fille et épouse de roi. Pas une vulgaire fleur à pétales tâchés.
Des deux Lavinia, c'était bien la fleur qu'Ezra lui présentait aujourd'hui. Elle la prit délicatement dans les mains, touchées, et gardant un peu le silence, pour s'assurer que ses émotions ne transparaissent pas trop dans sa voix avant qu'elle ne prenne la parole.
- Merci Ezra. Ce présent me touche vraiment.
Elle le regarda, l'air désolée et un peu coupable.
- Je n'ai pas pensé à te ramener quelques choses de mon côté, je suis désolée...
En même temps, ils n'étaient pas assez proches pour cela, après tout ! Mais si leur relation continuait sur cette voie, elle se jura de lui rendre la pareil pour les prochaines vacances.
On part sur une fin de rp pour moi, merci