Déformation professionnelle
Samedi 21 août 2049
18h30
Avec @Mia Vermillon
Reducio
Honor Brando, 42 ans Reducio
Oscar Brando, 41 ansReducio
Claire Harper, 38 ans, marraine de Narcisse
En effet, dans le salon, assises sur le grand canapé, face au confortable fauteuil de l'autre côté du tapis épais, Honor et Claire se tenaient en silence. L'une était parfaitement droite, regard portant loin devant, et mains déposées sur ses cuisses, telle l'ancienne militaire qu'elle était, et l'autre, légèrement plus avachie sur le côté, un coude sur l'accoudoir. Bien qu'influencée par son amie pour ne pas totalement s'affaler sur le canapé, Claire n'en demeurait pas moins beaucoup moins disciplinée que son aînée.
Cette dernière laissa d'ailleurs échapper un petit soupir en baissant le visage. Elle cligna des yeux brièvement, avant de désigner la psychiatre d'un imperceptible mouvement de sa main.
"Navrée d'avoir court-circuité les présentations. Miss Vermillon, voici Claire Harper, la marraine de Narcisse, et également sa psychiatre. La nôtre, plus exactement."
Elle rabaissa sa main, avant de la déposer sur le dos de l'autre. Habillée d'une robe jaune sombre, ouverte au niveau du ventre en suivant la courbe de son décolleté, ses pieds nus épousaient le tapis. Un calme absolu émanait d'elle, ainsi qu'une assurance et une maîtrise de soi des plus parfaites. Même si elle finirait par de nouveau montrer à Mia sa facette plus... cordiale, chaque nouvelle rencontre lui imposait cette conduite.
"Elle habite avec nous, depuis le début de cette année. Par conséquent, elle est désormais au courant pour Narcisse, et le monde magique. Et j'ai estimé qu'elle devait être tenue informée des éléments dont j'ai sollicité le rapport, ainsi que...
- Honor, chérie, tu vas lui faire peur."
L'intervention de Claire sembla immédiatement détendre Honor, qui se redressa en inspirant. Accompagnée d'un petit contact de ses doigts sur son épaule, effleurant le bras nu de son amie, la psychiatre affichait quant à elle un grand sourire. Chaleureux et rayonnant, elle contenait sa curiosité dévorante à l'intérieur d'elle-même, avant de se tourner vers Mia. La blonde était vêtue d'une chemise ouverte au niveau des clavicules, et d'un shot en jean. Tout en prenant la parole, elle laissa glisser ses jambes sous elle pour s'installer plus confortablement.
"N'ayez crainte, Narcisse étant à la fois mon patient et mon filleul, vous vous doutez que son secret est d'autant mieux gardé avec moi."
Un petit mouvement de son index et de son pouce liés glissa sur ses lèvres fermées, alors qu'elle souriait malicieusement. Motus et bouche cousue. Elle savait tout ce qu'Honor voulait discuter avec Mia. Redose et Elisabeth, ses notes, les incidents, comment il allait, s'il lui était arrivé quelque chose... Il était donc indispensable que Claire soit là pour juguler les choses.
Narcisse avait beau avoir grandi et forci, ne plus du tout ressembler au petit enfant d'il y a deux ans, aux yeux d'Honor, il n'avait pas changé. Cette dernière secoua doucement la tête en inspirant.
"Pardonnez-moi, déformation professionnelle. Je vous remercie encore d'être venue, et je me sens embarrassée de réquisitionner autant de votre temps, mais je vous en prie, Miss Vermillon, parlez librement."
Claire avait lancé une œillade mi-amusée, mi-réprobatrice à Honor, lorsqu'elle avait employé le terme "réquisitionner". Incorrigible. Cependant, toute son attention était désormais focalisée sur la psychomage.
Dernière modification par Narcisse Brando le 2 mars 2025, 13:50, modifié 1 fois.
Déformation professionnelle
Honnêtement, je n'étais pas particulièrement sûre de la raison pour laquelle je me retrouvais là, dans cette pièce, scrutée de la tête aux pieds par deux femmes. L'une la mère de Narcisse, l'autre sa marraine, mais peu importe réellement cette donnée puisque depuis que j'étais rentrée dans cette pièce, j'étais convaincue que je n'en ressortirais pas tant que leurs soifs de réponses ne serait pas rassasiée. Effrayant. Cela m'apprendrait à ne pas savoir dire non, mais je n'avais plus l'excuse de l'engin du démon qui baladait les moldus et me rendait malade, cette satanée... euh... voiture, si bien que je n'avais pas su dire non. J'aurais vraiment du me douter que si la mère de Narcisse m'avait sollicité ce n'était pas uniquement pour une mère inquiète à cause de son fils sorcier.
En me préparant pour venir, j'avais enfilé une de mes tenues les plus moldues trouvés pendant mes vacances. Une belle robe d'été élégante, avec des manches recouvrant mes épaules et mes cheveux lâchés, j'étais très heureuse de cette tenue. Bien plus que la conversation qui était en train de se déroulé d'ailleurs. Malgré mon sourire et mon air que je gardais bienveillant, je mourrais d'envie de rejoindre les deux hommes faire la cousine. Cela me paraissait être une épreuve bien plus agréable.
J'écoutais donc Honor me présenter la marraine de Narcisse, Claire, que je saluais d'un sourire, tout de même heureuse de la rencontrer, puis me parler d'un rapport, mot qui me surpris même si je n'en montrai rien. C'était assez curieux comme situation, mais au fond de moi j'étais très contente que Claire soit là pour modérer les propos d'Honor, qui, selon moi, était un peu effrayante en toute honnêteté. Bien que je comprenais tout à fait cette envie de protéger son enfant, pour une personne comme moi qui pouvait justement être responsable d'une erreur -même si ce n'était jamais arrivé-, c'était effrayant. Alors j'étais bien heureuse de voir une personne chaleureuse et bienveillante. Je lui souriais sincèrement, la rassurant sur le fait que sa présence ne me dérangeait pas. "Bien sûr je comprends. Merci. "J'acceptais ensuite les excuses d'Honor d'un geste de tête, toujours souriante.
Pour la suite, heureusement que je ne buvais pas car je me serai probablement étouffé. *Parlez librement*. Non mais, bien sûr que j'ai l'intention de le faire ! Cette remarque m'étais moitié effrayante, moitié exaspérante, je n'étais donc rien d'autre qu'un casse-croute à ses yeux ? Cela ne m'étonnait pas mais c'était quelque peu irritant de voir qu'elle était toujours dans cette position, avec cet air supérieur. Consciente que les deux femmes me regardaient, je ne montrais rien de ce que je ressentais, peut-être étais-je simplement plus sérieuse étant donné la question.
"La scolarité de Narcisse se passe très bien. C'est un bon élève et il est très sérieux. Trop même peut-être, je l'ai d'ailleurs surpris à s'entrainer seul de très bon matin et ne doute pas qu'il le fait régulièrement. Cependant je me demande s'il n'en fait pas trop... J'ai eu l'impression de le sentir très fatigué ces derniers temps, je pense qu'il devrait consacrer plus de temps à son repos et à son bien être... L'utilisation de la magie peut-être fatigante, et ce n'est pas une chose à prendre à la légère..." commençais-je alors à expliquer, espérant que les deux femmes comprennent ce que je voulais dire.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
En me préparant pour venir, j'avais enfilé une de mes tenues les plus moldues trouvés pendant mes vacances. Une belle robe d'été élégante, avec des manches recouvrant mes épaules et mes cheveux lâchés, j'étais très heureuse de cette tenue. Bien plus que la conversation qui était en train de se déroulé d'ailleurs. Malgré mon sourire et mon air que je gardais bienveillant, je mourrais d'envie de rejoindre les deux hommes faire la cousine. Cela me paraissait être une épreuve bien plus agréable.
J'écoutais donc Honor me présenter la marraine de Narcisse, Claire, que je saluais d'un sourire, tout de même heureuse de la rencontrer, puis me parler d'un rapport, mot qui me surpris même si je n'en montrai rien. C'était assez curieux comme situation, mais au fond de moi j'étais très contente que Claire soit là pour modérer les propos d'Honor, qui, selon moi, était un peu effrayante en toute honnêteté. Bien que je comprenais tout à fait cette envie de protéger son enfant, pour une personne comme moi qui pouvait justement être responsable d'une erreur -même si ce n'était jamais arrivé-, c'était effrayant. Alors j'étais bien heureuse de voir une personne chaleureuse et bienveillante. Je lui souriais sincèrement, la rassurant sur le fait que sa présence ne me dérangeait pas. "Bien sûr je comprends. Merci. "J'acceptais ensuite les excuses d'Honor d'un geste de tête, toujours souriante.
Pour la suite, heureusement que je ne buvais pas car je me serai probablement étouffé. *Parlez librement*. Non mais, bien sûr que j'ai l'intention de le faire ! Cette remarque m'étais moitié effrayante, moitié exaspérante, je n'étais donc rien d'autre qu'un casse-croute à ses yeux ? Cela ne m'étonnait pas mais c'était quelque peu irritant de voir qu'elle était toujours dans cette position, avec cet air supérieur. Consciente que les deux femmes me regardaient, je ne montrais rien de ce que je ressentais, peut-être étais-je simplement plus sérieuse étant donné la question.
"La scolarité de Narcisse se passe très bien. C'est un bon élève et il est très sérieux. Trop même peut-être, je l'ai d'ailleurs surpris à s'entrainer seul de très bon matin et ne doute pas qu'il le fait régulièrement. Cependant je me demande s'il n'en fait pas trop... J'ai eu l'impression de le sentir très fatigué ces derniers temps, je pense qu'il devrait consacrer plus de temps à son repos et à son bien être... L'utilisation de la magie peut-être fatigante, et ce n'est pas une chose à prendre à la légère..." commençais-je alors à expliquer, espérant que les deux femmes comprennent ce que je voulais dire.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
Déformation professionnelle
Si Honor perçut avec aisance le mal-être de Mia, ce fut Claire qui l'analysa avec précision. Aussi laissa-t-elle échapper un soupir à destination de son amie, avant de déposer, le temps d'une seconde, une main sur son genou, afin de l'inciter à un silence plus réfléchi.
Elles écoutèrent ensuite avec attention. Si la psychiatre affichait un doux sourire intéressé, calme et plein de malice, curieuse d'enfin pouvoir se familiariser avec le monde de son filleul, il n'en était rien d'Honor. Rassurée au début par les louanges du travail de Narcisse, son apaisement fut immédiatement balayé par les nuances que la psychomage y apportait. Si Claire avait l'air immergée dans le récit de la femme, la militaire s'affaissait à chaque seconde qui passait. Sa respiration s'accéléra imperceptiblement, sa mâchoire se serra. Le silence naquit après, durant plusieurs secondes.
"Bloody hell. C'est ce que je craignais, c'est de ma faute...
- Honor, trésor, tais-toi un peu, veux-tu ?"
Court-circuitant l'abattement de son amie, reposant sa main protectrice sur celle d'Honor, Claire n'afficha qu'un sourire délicat, contrastant avec l'autorité de sa voix. Ce qui prit totalement au dépourvu la militaire, qui se redressa comme frappée par un choc électrique.
La psychiatre savait pertinemment toute la culpabilité qui reposait sur les épaules de son amie. Et elle savait aussi également comment l'empêcher de se tourmenter inutilement. Interrompre le flux de son esprit, la forcer à se focaliser sur l'instant présent. Ce qu'elle fit par ses mots en l'incitant au silence, et en serrant sa main dans la sienne, tout en redirigeant son attention sur la discussion d'une manière productive. Son regard enroba alors la psychomage, son sourire s'éclaircit paisiblement.
"Narcisse qui s'entraîne plus que de raison est en effet l'un des aspects que nous abordons dans sa thérapie. C'est une belle chose que vous l'ayez observé, Mia. Je peux vous appeler Mia ?"
Confiante et assurée, un sourire désarmant, jouant de ses talents à la perfection, Claire se laissait porter par ses connaissances et son intelligence. L'envie d'en connaître davantage prenait peu à peu le pas sur les inquiétudes préalables à l'entretien. Qu'est-ce qu'un peu de flirt pouvait faire de mal ? Surtout si ça n'était pas sérieux.
Honor entrouvrit les lèvres. Elle avait parcouru presque davantage que son fils les leçons de ses cours, les pages de ses manuels. Et elle se souvenait par cœur du passage sur les dangers d'une utilisation excessive de la magie... Si Claire n'avait pas tenu sa main, elle aurait bondi pour marteler ses questions et ses mises en garde, ses inquiétudes et ses peurs. Mais grâce à cela, elle réussit à se reprendre en expirant, avant de regarder Claire pour expliquer.
"C'est dangereux de trop utiliser la magie. On peut en mourir... à l'extrême. C'est un cas extrême."
Cette dernière phrase, elle se la répéta davantage à elle-même qu'à l'une des femmes assise dans la pièce. Une inspiration, ses doigts serrèrent ceux de son amie, qui blêmit sous la force de cette dernière, mais prétendait ne rien sentir. L'attention de la militaire revint sur Mia, plus calme, plus apaisée, en apparence tout du moins.
"Si vous avez des conseils, je vous..."
Petit raclement de gorge de la part de Claire, qui observait son amie avec un regard des plus amusés. Mais au fond duquel se lisait, quand on la connaissait, une mise en garde légère. Si tu continues, je vais te sortir à coups de pied au derrière. Ce fut la légèreté qu'il fallait pour Honor, qui enfin, sembla relâcher ses épaules, au moins un peu.
"Mes excuses. Continuez, je vous en prie."
Elles écoutèrent ensuite avec attention. Si la psychiatre affichait un doux sourire intéressé, calme et plein de malice, curieuse d'enfin pouvoir se familiariser avec le monde de son filleul, il n'en était rien d'Honor. Rassurée au début par les louanges du travail de Narcisse, son apaisement fut immédiatement balayé par les nuances que la psychomage y apportait. Si Claire avait l'air immergée dans le récit de la femme, la militaire s'affaissait à chaque seconde qui passait. Sa respiration s'accéléra imperceptiblement, sa mâchoire se serra. Le silence naquit après, durant plusieurs secondes.
"Bloody hell. C'est ce que je craignais, c'est de ma faute...
- Honor, trésor, tais-toi un peu, veux-tu ?"
Court-circuitant l'abattement de son amie, reposant sa main protectrice sur celle d'Honor, Claire n'afficha qu'un sourire délicat, contrastant avec l'autorité de sa voix. Ce qui prit totalement au dépourvu la militaire, qui se redressa comme frappée par un choc électrique.
La psychiatre savait pertinemment toute la culpabilité qui reposait sur les épaules de son amie. Et elle savait aussi également comment l'empêcher de se tourmenter inutilement. Interrompre le flux de son esprit, la forcer à se focaliser sur l'instant présent. Ce qu'elle fit par ses mots en l'incitant au silence, et en serrant sa main dans la sienne, tout en redirigeant son attention sur la discussion d'une manière productive. Son regard enroba alors la psychomage, son sourire s'éclaircit paisiblement.
"Narcisse qui s'entraîne plus que de raison est en effet l'un des aspects que nous abordons dans sa thérapie. C'est une belle chose que vous l'ayez observé, Mia. Je peux vous appeler Mia ?"
Confiante et assurée, un sourire désarmant, jouant de ses talents à la perfection, Claire se laissait porter par ses connaissances et son intelligence. L'envie d'en connaître davantage prenait peu à peu le pas sur les inquiétudes préalables à l'entretien. Qu'est-ce qu'un peu de flirt pouvait faire de mal ? Surtout si ça n'était pas sérieux.
Honor entrouvrit les lèvres. Elle avait parcouru presque davantage que son fils les leçons de ses cours, les pages de ses manuels. Et elle se souvenait par cœur du passage sur les dangers d'une utilisation excessive de la magie... Si Claire n'avait pas tenu sa main, elle aurait bondi pour marteler ses questions et ses mises en garde, ses inquiétudes et ses peurs. Mais grâce à cela, elle réussit à se reprendre en expirant, avant de regarder Claire pour expliquer.
"C'est dangereux de trop utiliser la magie. On peut en mourir... à l'extrême. C'est un cas extrême."
Cette dernière phrase, elle se la répéta davantage à elle-même qu'à l'une des femmes assise dans la pièce. Une inspiration, ses doigts serrèrent ceux de son amie, qui blêmit sous la force de cette dernière, mais prétendait ne rien sentir. L'attention de la militaire revint sur Mia, plus calme, plus apaisée, en apparence tout du moins.
"Si vous avez des conseils, je vous..."
Petit raclement de gorge de la part de Claire, qui observait son amie avec un regard des plus amusés. Mais au fond duquel se lisait, quand on la connaissait, une mise en garde légère. Si tu continues, je vais te sortir à coups de pied au derrière. Ce fut la légèreté qu'il fallait pour Honor, qui enfin, sembla relâcher ses épaules, au moins un peu.
"Mes excuses. Continuez, je vous en prie."
Déformation professionnelle
La réaction de la mère de Narcisse ne m'étonna pas plus que ça et je laissais Claire gérer la situation. Il était clair que la psychiatre savait exactement ce qu'elle faisait. Si elle n'avait pas été là, la situation aurait probablement été plus délicate alors je la remerciais d'un sourire et d'un signe de tête. Suite à sa question, j'hochais la tête. "Oui oui bien sûr, puis-je vous appeler Claire également ?" demandais-je a mon tour, pas le moins du monde embêtée qu'elle m'appelle par mon prénom. Après tout nous étions comme des collègues non ? Enfin, j'avais tout un tas de question mais elles attendraient plus tard, Honor était bien trop occupée par ce que je venais de dire. J'ignorais le raclement de gorge de Claire et répondait à la question de la mère inquiète.
"La mort est un cas plus qu’extrême... Pour mieux comprendre, il faut savoir que chaque sorcier à un flux de magie qui circule dans tout son corps. Notre magie est une source d'énergie qui est déjà sollicité lors de l’adolescence pour grandir. L'utiliser outre mesure revient à puiser dans notre énergie. C'est comme... Faire un travail manuel pendant des heures et des heures jusqu'à ce qu'on frôle l'épuisement. Euh, je n'ai pas de comparaison avec un métier moldu mais euh, vous comprenez l'idée ?" demandais-je alors. Ces informations dataient de mes cours de fac lorsque je souhaitais devenir infirmière... Que de souvenirs.
"Il n'y a pas vraiment de conseils que je pourrais vous donner... Narcisse est un adolescent, il découvre sa magie, explore tout ce qu'elle à a lui offrir... Je ne sais pas ce que vous en pensez Claire mais cela ne m'étonne pas d'un adolescent de son âge en tout cas. Je peux très bien essayer d'en discuter avec lui mais je ne suis pas sûre qu'il m'écouterait sur ce sujet. Cependant, il faut savoir qu'il n'est pas tout seul, je sais qu'il a tendance à se surmener et je ne le laisserais pas franchir la limite. Notre infirmier à un suivi avec tous les élèves chaque année et de mon côté je peux voir Narcisse quand je le souhaites, dans la grande salle pendant le repas, dans les couloirs... Dans tous les cas il est clair que ni moi, ni Mr O'Belt ne laisserait faire un élève qui se tue à la tâche." expliquais-je alors, espérant la rassurer un peu, j'avais volontairement omis que ce matin ou je l'avais croisé j'avais accepté un duel avec lui et donc que par la même occasion, je connaissais légèrement ses limites.
"Sinon... Narcisse... Développe un certain talent pour se retrouver dans des altercations. Je l'ai surpris une fois en train de se battre un matin avec un élève plus âgé. Il se soucie plus du bien être des autres que de ce qu'il pourrait lui arriver lui... Je crois qu'on pourrait l'insulter de tous les pires mots possible dans ce monde qu'il ne réagirait pas... Mais ce n'est pas du tout le cas de si on commence à s'en prendre à une personne qu'il apprécie. Si mes observations sont bonnes, la plupart des conflits n'ont rien à voir avec lui, mais il est incapable de ne pas s'en mêler s'il suppose qu'il y a injustice... C'est vraiment un bon garçon, mais il a vraiment se talent pour se retrouver là ou il n'a rien à faire." concluais-je alors ce "rapport". Je restais bien entendue disponible pour répondre à toutes les questions des deux femmes.
Je suis terriblement désolée pour ce délai de réponse
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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"La mort est un cas plus qu’extrême... Pour mieux comprendre, il faut savoir que chaque sorcier à un flux de magie qui circule dans tout son corps. Notre magie est une source d'énergie qui est déjà sollicité lors de l’adolescence pour grandir. L'utiliser outre mesure revient à puiser dans notre énergie. C'est comme... Faire un travail manuel pendant des heures et des heures jusqu'à ce qu'on frôle l'épuisement. Euh, je n'ai pas de comparaison avec un métier moldu mais euh, vous comprenez l'idée ?" demandais-je alors. Ces informations dataient de mes cours de fac lorsque je souhaitais devenir infirmière... Que de souvenirs.
"Il n'y a pas vraiment de conseils que je pourrais vous donner... Narcisse est un adolescent, il découvre sa magie, explore tout ce qu'elle à a lui offrir... Je ne sais pas ce que vous en pensez Claire mais cela ne m'étonne pas d'un adolescent de son âge en tout cas. Je peux très bien essayer d'en discuter avec lui mais je ne suis pas sûre qu'il m'écouterait sur ce sujet. Cependant, il faut savoir qu'il n'est pas tout seul, je sais qu'il a tendance à se surmener et je ne le laisserais pas franchir la limite. Notre infirmier à un suivi avec tous les élèves chaque année et de mon côté je peux voir Narcisse quand je le souhaites, dans la grande salle pendant le repas, dans les couloirs... Dans tous les cas il est clair que ni moi, ni Mr O'Belt ne laisserait faire un élève qui se tue à la tâche." expliquais-je alors, espérant la rassurer un peu, j'avais volontairement omis que ce matin ou je l'avais croisé j'avais accepté un duel avec lui et donc que par la même occasion, je connaissais légèrement ses limites.
"Sinon... Narcisse... Développe un certain talent pour se retrouver dans des altercations. Je l'ai surpris une fois en train de se battre un matin avec un élève plus âgé. Il se soucie plus du bien être des autres que de ce qu'il pourrait lui arriver lui... Je crois qu'on pourrait l'insulter de tous les pires mots possible dans ce monde qu'il ne réagirait pas... Mais ce n'est pas du tout le cas de si on commence à s'en prendre à une personne qu'il apprécie. Si mes observations sont bonnes, la plupart des conflits n'ont rien à voir avec lui, mais il est incapable de ne pas s'en mêler s'il suppose qu'il y a injustice... C'est vraiment un bon garçon, mais il a vraiment se talent pour se retrouver là ou il n'a rien à faire." concluais-je alors ce "rapport". Je restais bien entendue disponible pour répondre à toutes les questions des deux femmes.
Je suis terriblement désolée pour ce délai de réponse
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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Claire dut planter son regard dans celui d'Honor pour calmer le visage horrifié de son amie. La militaire respirait profondément, lentement. Chacun de ses souffles mettait une dizaine de secondes à remplir ses poumons, une quinzaine à les vider. La psychiatre hocha la tête. Honor était la femme la plus forte et la plus calme qu'elle n'ait jamais connu. Et elles savaient toutes deux que sa seule faiblesse était sa famille. Oscar, puis elle. Et depuis 12 ans, également un garçon, qui était devenu le centre névralgique de son monde. L'idée que le moindre malheur puisse lui arriver dussé-t-il être dû au plus naturel des processus, lui était parfaitement insupportable.
Ce fut pour cette raison que Claire ne lâcha pas la main de son amie, qui se retenait peu pour lui écraser les doigts, arrachant un clignement d'yeux à la psychiatre, avant qu'elle ne se reprenne. Déposant son menton sur son poing, le coude sur son genou, elle souriait. Son regard pétillait, et il se dégageait d'elle une forme de... fierté.
Elle n'avait pas perdu un mot de toutes les explications de la psychomage. Et même si Honor savait déjà à peu près tout ce que Mia venait d'expliquer, elle n'en perdit également pas une lettre. Toutes ces informations, elle les stocka précieusement. Ainsi donc, la magie a ses limites. C'est bien ce qu'elle pensait. La blonde ne réalisa pas le soudain intérêt inquiétant qui luisait au fond des yeux de la militaire, et ouvrit sa réponse, d'un air posé et détendu.
"Vous êtes perspicace, Mia Vermillon, psychomage de Poudlard."
Un petit raclement de gorge, s'adossant au canapé, modifiant le croisement de ses jambes.
"Tout cela est très intéressant. Je suis ravie de pouvoir en apprendre davantage sur ce monde, du point de vue d'une... experte en la matière, apparemment, c'est un plaisir."
Très subtilement placé entre compliment et gentillesse désintéressée, Claire savait comment obtenir toutes les informations qu'elle désirait. Mais elle jugea que ce petit jeu n'était pas nécessaire, et pouffa de rire.
"Quant à votre analyse, et vos observations sur mon filleul, je me dois de vous applaudir. Je connais Narcisse depuis sa naissance, depuis treize ans. Et vous, vous l'avez cerné en seulement deux. Vous avez tout à fait raison. Je suis même étonnée que vous employiez le terme "se battre", de notre point de vue, cela ressemblait davantage à de la légitime défense. Bref, là n'est pas la question.
- Il nous a raconté sa version des faits. Et... je suis profondément attérée d'avoir eu vent de certains incidents. Cet incident n'était pas isolé. Un autre élève a porté a son atteinte physique et...
- Là. N'est pas. La question... Comme vous l'avez parfaitement observé, il ne réagit que lorsque que quelqu'un d'autre est impliqué."
Après ce petit débrief pour y voir plus clair, Claire laisse le temps à Honor de porter son regard dans la cuisine, elle le mérite bien. Elle soupire, se redresse, les avant-bras sur ses genoux.
"Ce n'est pas nouveau. Déjà petit, il n'avait aucune hésitation à parfois se mettre des classes à dos, simplement parce qu'il contredisait une injustice que les autres trouvaient normale. Et cette histoire que vous nous avez rapporté. Il me semble que son agresseur était en... septième année, c'est bien cela ? Donc au moins dix-sept ans. Honor ne l'admettra jamais, et elle essaiera de vous convaincre qu'elle a sévèrement puni son fils, mais au fond, elle est très fière de lui, malgré son inquiétude."
Puis, un petit sourire naquit sur ses lèvres, et elle laissa échapper un petit clin d'oeil pour la psychomage.
"Et j'ai l'intime conviction que vous également, Mia, approuviez sa défense. Tout cela pour vous dire que j'ai l'impression que mon filleul est entre de très bonnes mains, vous ne pensez pas ?"
Honor avait levé les yeux au ciel, mais en cet instant, Claire avait parfaitement réussi à toucher le point nécessaire pour la faire sourire, même imperceptiblement.
Ce fut pour cette raison que Claire ne lâcha pas la main de son amie, qui se retenait peu pour lui écraser les doigts, arrachant un clignement d'yeux à la psychiatre, avant qu'elle ne se reprenne. Déposant son menton sur son poing, le coude sur son genou, elle souriait. Son regard pétillait, et il se dégageait d'elle une forme de... fierté.
Elle n'avait pas perdu un mot de toutes les explications de la psychomage. Et même si Honor savait déjà à peu près tout ce que Mia venait d'expliquer, elle n'en perdit également pas une lettre. Toutes ces informations, elle les stocka précieusement. Ainsi donc, la magie a ses limites. C'est bien ce qu'elle pensait. La blonde ne réalisa pas le soudain intérêt inquiétant qui luisait au fond des yeux de la militaire, et ouvrit sa réponse, d'un air posé et détendu.
"Vous êtes perspicace, Mia Vermillon, psychomage de Poudlard."
Un petit raclement de gorge, s'adossant au canapé, modifiant le croisement de ses jambes.
"Tout cela est très intéressant. Je suis ravie de pouvoir en apprendre davantage sur ce monde, du point de vue d'une... experte en la matière, apparemment, c'est un plaisir."
Très subtilement placé entre compliment et gentillesse désintéressée, Claire savait comment obtenir toutes les informations qu'elle désirait. Mais elle jugea que ce petit jeu n'était pas nécessaire, et pouffa de rire.
"Quant à votre analyse, et vos observations sur mon filleul, je me dois de vous applaudir. Je connais Narcisse depuis sa naissance, depuis treize ans. Et vous, vous l'avez cerné en seulement deux. Vous avez tout à fait raison. Je suis même étonnée que vous employiez le terme "se battre", de notre point de vue, cela ressemblait davantage à de la légitime défense. Bref, là n'est pas la question.
- Il nous a raconté sa version des faits. Et... je suis profondément attérée d'avoir eu vent de certains incidents. Cet incident n'était pas isolé. Un autre élève a porté a son atteinte physique et...
- Là. N'est pas. La question... Comme vous l'avez parfaitement observé, il ne réagit que lorsque que quelqu'un d'autre est impliqué."
Après ce petit débrief pour y voir plus clair, Claire laisse le temps à Honor de porter son regard dans la cuisine, elle le mérite bien. Elle soupire, se redresse, les avant-bras sur ses genoux.
"Ce n'est pas nouveau. Déjà petit, il n'avait aucune hésitation à parfois se mettre des classes à dos, simplement parce qu'il contredisait une injustice que les autres trouvaient normale. Et cette histoire que vous nous avez rapporté. Il me semble que son agresseur était en... septième année, c'est bien cela ? Donc au moins dix-sept ans. Honor ne l'admettra jamais, et elle essaiera de vous convaincre qu'elle a sévèrement puni son fils, mais au fond, elle est très fière de lui, malgré son inquiétude."
Puis, un petit sourire naquit sur ses lèvres, et elle laissa échapper un petit clin d'oeil pour la psychomage.
"Et j'ai l'intime conviction que vous également, Mia, approuviez sa défense. Tout cela pour vous dire que j'ai l'impression que mon filleul est entre de très bonnes mains, vous ne pensez pas ?"
Honor avait levé les yeux au ciel, mais en cet instant, Claire avait parfaitement réussi à toucher le point nécessaire pour la faire sourire, même imperceptiblement.
Déformation professionnelle
Rien de la scène qui venait de se dérouler sous mes yeux m'échappa. Je compris ce que ressentais Honor, tout comme je vis sa fierté quelques instants plus tard. Je compris également l'intérêt que portait la psychiatre sur les informations que je venais de donner et toutes ses informations qu'elle transmettait sans le vouloir me donnait cette sensation de ne plus être ce casse-croute comme au début. Au contraire, j'avais les connaissances, si je donnais les informations c'était que je le voulais, cela n'allait pas plus loin. Je ne risquais pas de donner des informations sur le monde sorcier inutile à la conversation.
En entendant ce que je pris pour un compliment, je souriais, légèrement amusée. Bien sûr que je l'étais ! Et j'espérais d'ailleurs que c'était bien plus que ce qu'elle en l'imaginait. "Oh je vous en prie, je suis loin d'être une experte sur ce sujet, ceci n'est que les bases que l'on m'a donné lors de ma formation." expliquais-je alors, modeste, bien que ce n'était que la réalité. Ses compliments me faisaient réellement plaisir, et j'écoutais jusqu'au bout ce que les deux femmes avaient à me dire et hochais la tête pour confirmer que son "agresseur" avait bien dix-sept ans.
"A vrai dire, je ne sais pas si l'on peut considérer à ce stade que c'est de la légitime défense, si je ne me trompe pas, Narcisse s'implique même dans les conflits qui ne le concerne pas... Alors cela n'en est plus vraiment, même si je conçois que le terme "se battre" n'est pas correct non plus" commençais-je alors. "Mais il est vrai... Qu'en tant que personne je ne désapprouve pas complétement ses interventions et je vous rejoins sur le fait que vous pouvez être fier de lui. Ma seule réticence reste le fait qu'en tant que membre de l'équipe éducative cela ne me dérangerait pas d'entendre un peu moins son nom, surtout lorsqu'il s'agit de conflit." expliquais-je alors simplement avec un petit sourire avant de reprendre plus sérieuse. "Je vous assure, vous pouvez me faire confiance, Poudlard à beau être grand, tout se sait et c'est une endroit sûr."
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
En entendant ce que je pris pour un compliment, je souriais, légèrement amusée. Bien sûr que je l'étais ! Et j'espérais d'ailleurs que c'était bien plus que ce qu'elle en l'imaginait. "Oh je vous en prie, je suis loin d'être une experte sur ce sujet, ceci n'est que les bases que l'on m'a donné lors de ma formation." expliquais-je alors, modeste, bien que ce n'était que la réalité. Ses compliments me faisaient réellement plaisir, et j'écoutais jusqu'au bout ce que les deux femmes avaient à me dire et hochais la tête pour confirmer que son "agresseur" avait bien dix-sept ans.
"A vrai dire, je ne sais pas si l'on peut considérer à ce stade que c'est de la légitime défense, si je ne me trompe pas, Narcisse s'implique même dans les conflits qui ne le concerne pas... Alors cela n'en est plus vraiment, même si je conçois que le terme "se battre" n'est pas correct non plus" commençais-je alors. "Mais il est vrai... Qu'en tant que personne je ne désapprouve pas complétement ses interventions et je vous rejoins sur le fait que vous pouvez être fier de lui. Ma seule réticence reste le fait qu'en tant que membre de l'équipe éducative cela ne me dérangerait pas d'entendre un peu moins son nom, surtout lorsqu'il s'agit de conflit." expliquais-je alors simplement avec un petit sourire avant de reprendre plus sérieuse. "Je vous assure, vous pouvez me faire confiance, Poudlard à beau être grand, tout se sait et c'est une endroit sûr."
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Déformation professionnelle
Honor n'était absolument pas dupe face au petit jeu de son amie. Tiraillée entre l'amusement et la consternation, son visage n'en demeurait pas moins impénétrable, comme à son habitude. Cependant, elle aurait pu aisément tiquer, lorsque Mia commença à raconter le quotidien de Narcisse. Elle aussi, savait mieux que quiconque, de quoi était capable son fils, lorsqu'il ne s'agissait pas de lui, mais des autres. Sa main effleura sa cicatrice, au souvenir de ce moment, où pour la première fois, Narcisse avait frappé une camarade, parce qu'elle s'était moquée de cette marque. Et même si elle le savait déjà pertinemment, la conversation qu'elle avait pu avoir avec lui ce jour l'avait conforté à tout jamais sur la droiture morale de son enfant.
Contrairement à elle. C'était quelque chose pour laquelle elle donnerait sa vie sans la moindre réflexion, comme tout ce qui touchait à son fils. Claire s'était redressée, et écoutait plus qu'attentivement la psychomage, comme si un lien invisible se formait entre ces deux femmes de science, dédiée à l'esprit humain, et aux soins mentaux.
Un soupir, un regard en direction de la cuisine, et enfin, un petit mouvement de tête, lorsque son regard croisa celui de Narcisse. Il comprit, et entreprit de terminer ses dernières tâches avec Oscar. Puis, en un geste, un infime redressement de buste, Honor reprit le contrôle de la pièce, ce qui fit frémir Claire qui ne put que fermer sa bouche en fixant droit devant elle, toujours autant intimidée, même après toutes ses années. L'intense regard noisette de l'ancienne militaire fixait désormais Mia. Sans la moindre agressivité, mais simplement, avec sa pleine et entière attention.
"Miss Vermillon. Je vous remercie pour vos explications. Croyez bien que je suis... affligée. De voir à quel point mon fils attire à lui ce genre de situations. Mais je vous confirme que savoir qu'il réagit de cette manière, bien que réveillant en moi une folle inquiétude, m'emplit également d'une fierté... que je ne chercherai pas à dissimuler."
Et comme pour ponctuer sa dernière phrase, enfin, un sourire naquit sur ses lèvres. Simple, rayonnant. Des plus sincères, à l'image de celui qu'arborait Narcisse quand il déboula dans le salon en trombe, les bras en l'air, pour se jeter sur sa mère en lui faisant un câlin. Malgré l'impact, cette dernière ne bougea pas d'un pouce.
"Alooooors vous dites quoi sur moiiiii !?"
Il s'assit prestement sur les genoux d'Honor, plongeant son regard sur Mia, toujours son immense sourire aux lèvres. Oscar était venu discrètement s'asseoir dans un fauteuil non loin de celui de Mia, sa liseuse déjà en pleine action, mais les oreilles grandes ouvertes. Claire souriait, émue comme à son habitude, comblée de bonheur de faire partie de cette famille.
"Vilain curieux ! On était en train de dire à quel point était très méchant avec tout le monde et que tu te battais tout le temps !
- QUOI ??? Mais, mais mais !! Mais c'est pas vrai heh !!
- Mais non, voyons, elle plaisante. Mais tu sais, tu Miss Vermillon était en train de nous raconter que tu avais le don de te fourrer dans de sales draps, un peu trop souvent à son goût... Et au mien aussi, d'ailleurs.
- Mais maman, c'est... je fais pas exprès en vrai.
- Je sais mon grand... Miss Vermillon ?"
De son ton de voix, elle accompagna son regard qui glissa de nouveau sur la psychomage.
"Je ne doute pas que les situations les plus graves sont gérées avec la plus grande célérité, dans votre école. Mais je dois savoir, avez-vous, au milieu de vos sorts et autres enchantements, des protections efficaces permettant de protéger vos élèves, en cas de véritables débordements ?"
Contrairement à elle. C'était quelque chose pour laquelle elle donnerait sa vie sans la moindre réflexion, comme tout ce qui touchait à son fils. Claire s'était redressée, et écoutait plus qu'attentivement la psychomage, comme si un lien invisible se formait entre ces deux femmes de science, dédiée à l'esprit humain, et aux soins mentaux.
Un soupir, un regard en direction de la cuisine, et enfin, un petit mouvement de tête, lorsque son regard croisa celui de Narcisse. Il comprit, et entreprit de terminer ses dernières tâches avec Oscar. Puis, en un geste, un infime redressement de buste, Honor reprit le contrôle de la pièce, ce qui fit frémir Claire qui ne put que fermer sa bouche en fixant droit devant elle, toujours autant intimidée, même après toutes ses années. L'intense regard noisette de l'ancienne militaire fixait désormais Mia. Sans la moindre agressivité, mais simplement, avec sa pleine et entière attention.
"Miss Vermillon. Je vous remercie pour vos explications. Croyez bien que je suis... affligée. De voir à quel point mon fils attire à lui ce genre de situations. Mais je vous confirme que savoir qu'il réagit de cette manière, bien que réveillant en moi une folle inquiétude, m'emplit également d'une fierté... que je ne chercherai pas à dissimuler."
Et comme pour ponctuer sa dernière phrase, enfin, un sourire naquit sur ses lèvres. Simple, rayonnant. Des plus sincères, à l'image de celui qu'arborait Narcisse quand il déboula dans le salon en trombe, les bras en l'air, pour se jeter sur sa mère en lui faisant un câlin. Malgré l'impact, cette dernière ne bougea pas d'un pouce.
"Alooooors vous dites quoi sur moiiiii !?"
Il s'assit prestement sur les genoux d'Honor, plongeant son regard sur Mia, toujours son immense sourire aux lèvres. Oscar était venu discrètement s'asseoir dans un fauteuil non loin de celui de Mia, sa liseuse déjà en pleine action, mais les oreilles grandes ouvertes. Claire souriait, émue comme à son habitude, comblée de bonheur de faire partie de cette famille.
"Vilain curieux ! On était en train de dire à quel point était très méchant avec tout le monde et que tu te battais tout le temps !
- QUOI ??? Mais, mais mais !! Mais c'est pas vrai heh !!
- Mais non, voyons, elle plaisante. Mais tu sais, tu Miss Vermillon était en train de nous raconter que tu avais le don de te fourrer dans de sales draps, un peu trop souvent à son goût... Et au mien aussi, d'ailleurs.
- Mais maman, c'est... je fais pas exprès en vrai.
- Je sais mon grand... Miss Vermillon ?"
De son ton de voix, elle accompagna son regard qui glissa de nouveau sur la psychomage.
"Je ne doute pas que les situations les plus graves sont gérées avec la plus grande célérité, dans votre école. Mais je dois savoir, avez-vous, au milieu de vos sorts et autres enchantements, des protections efficaces permettant de protéger vos élèves, en cas de véritables débordements ?"
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Ma discussion avec Claire était particulièrement intéressante et malgré mon envie de poursuivre ma discussion avec elle, je suivis le regard d'Honor en direction de la cuisine. Les deux hommes de la maisons étaient en train de s'occuper de tout, c'était très mignon. Cela me faisait un peu penser aux temps que je passais dans les serre avec ma mère lorsque j'étais enfant, cela y ressemblait beaucoup en tout cas. La cuisine chez nous n'était définitivement pas la grande spécialité, ou du moins était simplifié un maximum avec les sortilèges que nous avions à disposition, mais de toute évidence cela ne ressemblait à rien à ce qu'ils étaient en train de faire actuellement.
Perdue dans mes pensées en les observants avec un sourire, je sentis le regard d'Honor sur moi ce qui me fit revenir dans la conversation. Pourquoi avais-je l'impression que l'ambiance avait à nouveau changé et d'être à nouveau un casse-croute ? Je ne perdais cependant pas la face, j'étais sûre et confiante, il était temps que je montre à cette femme que je n'étais pas si frêle et innocente que ça. D'autant plus que cela semblait opportun au vu de la confiance qu'elles semblaient avoir envers Poudlard et ses protections. Je lui rendais donc son sourire et restais pleinement confiante malgré l'aura que dégageais la mère d'Honor, surtout au vu de la réaction de Claire. "Je n'en doutes pas" lui répondais-je alors.
Narcisse nous rejoignis et la situation était devenue désormais toute mignonne. Décidément, les enfants étaient tous beaucoup trop mignon et je ne regrettais absolument pas que mon orientation m'ait emmené à rejoindre Poudlard. La conversation me fit mordre la lèvre inférieur lorsque j'entendis Narcisse expliquer qu'il ne faisait pas exprès, une réponse tellement innocente te tellement prévisible... Ce garçon était définitivement adorable. Étant donné que Narcisse nous avait rejoins, je pensais que la conversation était terminée mais je m'étais trompée. Une nouvelle question arriva sur des protections efficaces pour protéger les élèves à laquelle je répondis sans hésitations. "Bien sûr." Une réponse simple, efficace. Elle ne serait pas développés pour de multiples raisons. Ils existaient et c'était tout ce dont elles avaient besoin de savoir. Les deux femmes devaient d'ailleurs sentir que cette réponse n'irait pas plus loin.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
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Perdue dans mes pensées en les observants avec un sourire, je sentis le regard d'Honor sur moi ce qui me fit revenir dans la conversation. Pourquoi avais-je l'impression que l'ambiance avait à nouveau changé et d'être à nouveau un casse-croute ? Je ne perdais cependant pas la face, j'étais sûre et confiante, il était temps que je montre à cette femme que je n'étais pas si frêle et innocente que ça. D'autant plus que cela semblait opportun au vu de la confiance qu'elles semblaient avoir envers Poudlard et ses protections. Je lui rendais donc son sourire et restais pleinement confiante malgré l'aura que dégageais la mère d'Honor, surtout au vu de la réaction de Claire. "Je n'en doutes pas" lui répondais-je alors.
Narcisse nous rejoignis et la situation était devenue désormais toute mignonne. Décidément, les enfants étaient tous beaucoup trop mignon et je ne regrettais absolument pas que mon orientation m'ait emmené à rejoindre Poudlard. La conversation me fit mordre la lèvre inférieur lorsque j'entendis Narcisse expliquer qu'il ne faisait pas exprès, une réponse tellement innocente te tellement prévisible... Ce garçon était définitivement adorable. Étant donné que Narcisse nous avait rejoins, je pensais que la conversation était terminée mais je m'étais trompée. Une nouvelle question arriva sur des protections efficaces pour protéger les élèves à laquelle je répondis sans hésitations. "Bien sûr." Une réponse simple, efficace. Elle ne serait pas développés pour de multiples raisons. Ils existaient et c'était tout ce dont elles avaient besoin de savoir. Les deux femmes devaient d'ailleurs sentir que cette réponse n'irait pas plus loin.
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Déformation professionnelle
Les trois adultes s'échangèrent en un éclair un regard.
Honor et Oscar, ce dernier relevant brièvement les yeux de sa liseuse, un petit sourire aux lèvres. Compréhension, et acceptation. Ce dernier avait parfaitement senti les raisons de Mia pour ne pas s'étendre sur la réponse, et que ce simple duo de mots suffirait à exprimer ses pensées. Il se replongeant dans sa lecture, incitant sa femme d'un geste infime de son visage à ne pas chercher à aller trop loin.
Puis Claire fut celle qu'Honor regarda ensuite. Leur échange fut bien différent. Curiosité et singularité. Oh, comme la blonde mourait d'envie d'en savoir davantage, comme elle mourait de désire de cuisiner cette jeune femme, de rentrer dans sa tête. Si peu de mots, pour en révéler autant, pour dissimuler à ce point. Mais elle aussi, d'un hochement de tête, compris l'importance de ce silence contraint.
Finalement, Honor et Mia. La militaire plongea son regard dans le sien, une nouvelle fois. Méfiance, et recherche. Cette réponse était des plus insuffisantes, des plus légères et des plus dissimulatrices. Là était toute sa quête, toute sa recherche, toute sa motivation, découvrir le plus d'informations possible sur Poudlard, quitte à les arracher et...
"Bah ouais m'man !! Déjà, y'a les garg... mhmhmh !!"
Quitte à les arracher, et ce, peu importe le prix, oui. Mais pas si Narcisse devait pour cela trahir un secret qui n'était pas le sien. Plus rapide que l'éclair, la militaire plaqua sa main sur la bouche de son fils, pour le regarder tendrement en souriant.
"Narcisse, si Mia n'a pas développé, c'est pour te protéger. Des moldus n'ont pas à connaître ces secrets."
La révolte qui passa dans le regard de Narcisse aurait pu exploser en un éclair, si le calme dans la voix de sa mère n'avait pas suffi à lui faire reprendre son souffle. Il regarda Mia, incrédule, refusant d'imaginer qu'elle pouvait penser cela. Et, en croisant les yeux de Claire, il comprit que ce n'était pas le cas. Évidemment que non, ce n'était pas le cas. Un soupir, ses épaules qui se voutent, avant qu'enfin, il ne retire la main de sa mère de ses lèvres, le visage fermé, consterné, attristé par le rappel de cet état de faits.
"Mais... mmmh... Bon, ok, juste, vraiment, tu peux faire confiance à Miss Montmort de fou m'man, et à tous les profs hein, ils sont trop forts !! On a fait un duel avec Mia, et elle est trop forte aussi ! Alors surtout t'inquiète héhé !
- Ah vraiment ? Un duel, c'est une bonne chose, me voilà... rassurée."
Le regard de la militaire se teinta d'amusement, en se posant sur la psychomage. Elle ne doutait pas que cette dernière avait pris les plus grandes précautions en s'entraînant avec son fils, mais instinctivement, l'envie de lui arracher la tête passa brièvement, au fond de son esprit. La voix d'Oscar résonna alors, apaisée, tranquille et placide, en relevant ses lunettes sur son front, le sourire jusqu'aux oreilles.
"Miss Vermillon, vous accepterez de rester avec nous pour dîner ? Après tout, je suis persuadé que vous aimerez goûter aux cookies de Narcisse !"
Honor et Oscar, ce dernier relevant brièvement les yeux de sa liseuse, un petit sourire aux lèvres. Compréhension, et acceptation. Ce dernier avait parfaitement senti les raisons de Mia pour ne pas s'étendre sur la réponse, et que ce simple duo de mots suffirait à exprimer ses pensées. Il se replongeant dans sa lecture, incitant sa femme d'un geste infime de son visage à ne pas chercher à aller trop loin.
Puis Claire fut celle qu'Honor regarda ensuite. Leur échange fut bien différent. Curiosité et singularité. Oh, comme la blonde mourait d'envie d'en savoir davantage, comme elle mourait de désire de cuisiner cette jeune femme, de rentrer dans sa tête. Si peu de mots, pour en révéler autant, pour dissimuler à ce point. Mais elle aussi, d'un hochement de tête, compris l'importance de ce silence contraint.
Finalement, Honor et Mia. La militaire plongea son regard dans le sien, une nouvelle fois. Méfiance, et recherche. Cette réponse était des plus insuffisantes, des plus légères et des plus dissimulatrices. Là était toute sa quête, toute sa recherche, toute sa motivation, découvrir le plus d'informations possible sur Poudlard, quitte à les arracher et...
"Bah ouais m'man !! Déjà, y'a les garg... mhmhmh !!"
Quitte à les arracher, et ce, peu importe le prix, oui. Mais pas si Narcisse devait pour cela trahir un secret qui n'était pas le sien. Plus rapide que l'éclair, la militaire plaqua sa main sur la bouche de son fils, pour le regarder tendrement en souriant.
"Narcisse, si Mia n'a pas développé, c'est pour te protéger. Des moldus n'ont pas à connaître ces secrets."
La révolte qui passa dans le regard de Narcisse aurait pu exploser en un éclair, si le calme dans la voix de sa mère n'avait pas suffi à lui faire reprendre son souffle. Il regarda Mia, incrédule, refusant d'imaginer qu'elle pouvait penser cela. Et, en croisant les yeux de Claire, il comprit que ce n'était pas le cas. Évidemment que non, ce n'était pas le cas. Un soupir, ses épaules qui se voutent, avant qu'enfin, il ne retire la main de sa mère de ses lèvres, le visage fermé, consterné, attristé par le rappel de cet état de faits.
"Mais... mmmh... Bon, ok, juste, vraiment, tu peux faire confiance à Miss Montmort de fou m'man, et à tous les profs hein, ils sont trop forts !! On a fait un duel avec Mia, et elle est trop forte aussi ! Alors surtout t'inquiète héhé !
- Ah vraiment ? Un duel, c'est une bonne chose, me voilà... rassurée."
Le regard de la militaire se teinta d'amusement, en se posant sur la psychomage. Elle ne doutait pas que cette dernière avait pris les plus grandes précautions en s'entraînant avec son fils, mais instinctivement, l'envie de lui arracher la tête passa brièvement, au fond de son esprit. La voix d'Oscar résonna alors, apaisée, tranquille et placide, en relevant ses lunettes sur son front, le sourire jusqu'aux oreilles.
"Miss Vermillon, vous accepterez de rester avec nous pour dîner ? Après tout, je suis persuadé que vous aimerez goûter aux cookies de Narcisse !"
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Alors que je sentais le regard d'Honor posé sur moi, Narcisse dans toute sa splendeur était prêt à donner toutes les mesures de protections sans hésitations. Mais avant qu'il n'ait le temps de finir, sa mère le stoppa en lui bloquant la bouge, ce qui me fit sourire et je me mordis la lèvre pour éviter de rire en voyant la complicité entre les deux. En voyant le regard de Narcisse, je secouais la tête négativement, totalement d'accord avec Honor. Les moldus n'avaient pas à le savoir, ce n'était pas nécessaire et tous les adultes de cette pièce était d'accord pour le dire.
Je regardais Narcisse qui reprenait la parole, amusée par sa réaction. Puis cru mourir en entendant qu'il annonçait à sa mère que nous avions fais un duel, perdant instinctivement mon sourire et refusant tout regard en direction d'Honor. *Rassurée* oui, sûrement, j'imaginais bien que c'était ça... Sans aucuns doutes. Et surtout une idée de m'arracher la tête non ? En tout cas, le moment ne me semblait pas opportun pour affirmer que je maitrisais les sortilèges de soins à la perfection. Je m'éclaircissais un peu la gorge pour répondre. "Oui, euh, Narcisse à insisté alors j'ai accepté... Il est très ingénieux..." *Enfin il se jette au milieu de tornade mais bon* "C'est assez impressionnant." dis-je alors simplement.
Le père me proposa alors de rester et je jetais un regard à toute la famille, hésitante. Effectivement je n'avais rien de prévu pour se soir, mais était-ce une bonne idée de rester ? Je n'en étais pas franchement certaine, mais d'un autre côté, je ne voulais pas que Honor croit que j'ai peur d'elle ou autre chose dans le genre. Sans compter que rester me permettrait également de discuter avec Claire de la version moldue de mon poste et ça cela m'intéressait beaucoup. "C'est très gentil... J'accepte avec plaisir de rester pour goutter les cookies de Narcisse" dis-je avec un sourire amusée. A croire que Honor détint sur moi... Rester par intérêt cela ne me ressemble pas. Quoique, si je savais que je n'allais pas passer un bon moment, je ne serais pas rester, cela ne fait aucuns doutes. "Merci pour l'invitation."
Désolée pour le délai ! Mon dernier post probablement ?
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Je regardais Narcisse qui reprenait la parole, amusée par sa réaction. Puis cru mourir en entendant qu'il annonçait à sa mère que nous avions fais un duel, perdant instinctivement mon sourire et refusant tout regard en direction d'Honor. *Rassurée* oui, sûrement, j'imaginais bien que c'était ça... Sans aucuns doutes. Et surtout une idée de m'arracher la tête non ? En tout cas, le moment ne me semblait pas opportun pour affirmer que je maitrisais les sortilèges de soins à la perfection. Je m'éclaircissais un peu la gorge pour répondre. "Oui, euh, Narcisse à insisté alors j'ai accepté... Il est très ingénieux..." *Enfin il se jette au milieu de tornade mais bon* "C'est assez impressionnant." dis-je alors simplement.
Le père me proposa alors de rester et je jetais un regard à toute la famille, hésitante. Effectivement je n'avais rien de prévu pour se soir, mais était-ce une bonne idée de rester ? Je n'en étais pas franchement certaine, mais d'un autre côté, je ne voulais pas que Honor croit que j'ai peur d'elle ou autre chose dans le genre. Sans compter que rester me permettrait également de discuter avec Claire de la version moldue de mon poste et ça cela m'intéressait beaucoup. "C'est très gentil... J'accepte avec plaisir de rester pour goutter les cookies de Narcisse" dis-je avec un sourire amusée. A croire que Honor détint sur moi... Rester par intérêt cela ne me ressemble pas. Quoique, si je savais que je n'allais pas passer un bon moment, je ne serais pas rester, cela ne fait aucuns doutes. "Merci pour l'invitation."
Désolée pour le délai ! Mon dernier post probablement ?
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