16 mars 2025, 23:08
 Fanfiction  L'Oppression  Tome 2 - Fini 
L' OPRESSION


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Image

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Précédemment :
Edwin Nott a été élu à la tête du Conseil des Sorciers après un bilan de Wighters mitigé et des élections mouvementées. La haine anti-moldus n'a jamais été aussi forte. Et alors que tout semblait déjà assez mal parti, le président du Conseil annonce la loi martiale, ce qui lui donne les pleins pouvoirs à lui et sa police militaire. La Grande Bretagne sorcière sombre encore plus dans la dictature. L'UDS est démantelée, les Sang pour Sang évincés, même la direction de Poudlard est arrêtée et envoyée à Azkaban. Kimberly Harlez, loin du grabuge politique, mène sa vie d'étudiante plus tranquillement jusqu'à l'annonce de la mort dite accidentelle de Briac O'Belt. Le groupe de débat des deuxièmes années de la Magifac vont alors s'unir dans la création d'un tout nouveau mouvement démocratique, La Grande Reconstruction. Ils organisent une marche sur Godric's Hollow rapidement réprimée par les Chiens de Fer, nom de la milice de Nott. La majorité du mouvement est arrêtée, la jeune femme est séparée de Andrew, son amant, mais l'opinion publique penche en leur faveur. A l'aide de Narcisse Brando, Kim va pronnoncer un discours pro-démocratique lors de l'anniversaire de la chute du gouvernement de Parkinson, mais se fait arrêter par la Chambre des Sorciers. Cependant, il semble que Narcisse ait réussit à libérer les prisonniers politiques emprisonnés au Consilium jusqu'à lors, donc le combat n'est pas fini..

Sommaire :
Chapitre 1 : Le Consilium
Chapitre 2 : La Fuite
Chapitre 3 : Un nouvel Espoir


Les autres tommes :
Tome 1 - Les Insoumis
Tome 3 - La Chute
Dernière modification par Kimberly Harlez le 27 avr. 2026, 16:06, modifié 6 fois.

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16 mars 2025, 23:17
 Fanfiction  L'Oppression  Tome 2 - Fini 
Le Consilium

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tw : torture
le passage sensible sera présenté sous reducio, la suite de l'histoire étant parfaitement compréhensible sans cette lecture.


Il faisait froid.

C'est tout ce qui passait par la tête de Kim. Elle était enfermée dans les sous-sols du Consilium, dans une sorte de grande prison. Il n'y avait presque personne, tous avaient été libérés grâce à l'intervention de la LGR, en même temps, il s'agissait de prisonniers politiques. D'un autre côté, ce silence était stressant.

Les cellules du Consilium étaient assez grandes, bien que le béton rendait le tout maussade. Les barreaux étaient gelés, en fer gobelins, ils contenaient la magie du porteur à l'intérieur. Cela faisait une demi-journée que la jeune femme y était enfermée. Le temps passait avec une lenteur.. Tout était humide, froid, sans vie. Kim comptait les secondes, assise dos au mur. Des menottes lui étaient mises au main et des Chiens de Fer étaient postés devant son cachot. Des pas commencèrent à résonner, claquant contre le sol avec puissance. La brune releva la tête, ses yeux étaient bouffis de fatigue.

Hupson était à présent de l'autre côté des barreaux. Son air était grave, elle regardait Kim avec les yeux méchants. « Tu t'es bien foutue de nous hein ? » On lui ouvre la porte, et la Mercenaire vient saisir avec poigne les joues de la jeune femme avant de lui assainir une violente claque. « 400 PRISONNIERS, TOUS DISPARUS PENDANT TON PETIT DISCOURS, JE NE CROIS PAS QUE CE SOIT UNE COINCIDENCE ! » Kim sentait le souffle chaud de son boureau contre son visage, et grimaça, mais elle resta cependant silencieuse, et adressa un regard dédaigneux à Hupson. Celle-ci hurla de rage et se releva, ordonnant : « Ma baguette, MAINTENANT ! Cette métis a besoin d'une bonne leçon. » Les dernières paroles prononcées par Jan réveillèrent une totale frayeur en Kim, teintée d'un sentiment d'impuissance. « Non.. Attendez.. Non pas ça.. » Le sourire sadique s'étira une nouvelle fois sur son visage bouffi par l'âge, ses yeux étaient emplis de haine. Elle arracha sa baguette des mains d'un des Chiens de Fer, et lança : « C'est maintenant qu'on se décide à parler Harlez ? Tu aurais dû y penser plus tôt. » Soudainement, et avec force, elle lança, baguette pointée sur la brune : « ENDOLORIS » Le flash rouge atteignit en un éclair Kim qui se tordit de douleur, en poussant un cri à s'en décrocher la mâchoire.

Reducio
Passage sensible

Le hurlement déchirant de la jeune femme résonne dans toute la pièce, amplifié par les murs de pierre qui semblent se resserrer autour d'elle. La douleur la frappe comme un torrent de coups de couteaux qui s'abattent sur chaque parcelle de son corps. Impossible de respirer ni de penser, son esprit est envahi par une une souffrance insensé, déconnectée de toute logique. Son dos se cambra involontairement alors que son crâne heurta le sol, mais l'impact était si peu atroce comparé à la douleur qui traversait l'entièreté de son corps. Elle n'était plus qu'un amas de chair tordu au sol, consumé par une agonie interminable, qui semblait prendre des heures. Elle voulait s'enfuir, elle voulait partir à tout prix, s'échapper de l'horreur, mais en vain, ses muscles refusaient de lui obéir. Les crampes violentes, si intense qu'elle semblait sur le point de se briser, figèrent ses membres dans des angles grotesques : elle voulait en vomir. Sa vision était floue, éclaboussée par des éclairs rougeoyants. Des sons indistincts, peut-être des voix, ou des rires, parvenaient à ses oreilles puis se perdaient dans la cacophonie de son cœur qui battait dans ses tempes. L'enfer tout entier semblait la dévorer, et c'était long, si long, chaque seconde s'étirait comme une éternité. La douleur, l'humiliation, elle tenta de crier à nouveau, mais sa gorge n'émit qu'un râle rauque, brisé. Son corps entier s'était brisé.


Lorsque le sort fut enfin levé, son corps s’affaissa sur le sol comme une poupée désarticulée. Tremblante, le souffle court, elle resta là, incapable de bouger. Ses yeux étaient grand ouverts, fixant le vide. Les rémanences de la douleur dansaient encore sous sa peau, comme des échos cruels qui lui rappelaient à chaque instant la douleur infâme qui venait de la traverser. Une seule pensée traversa son esprit : elle préférerait mourir plutôt que de ressentir cela à nouveau. La voix de Hupson résonna dans ses oreilles, elle s'était penchée, accroupie, et la regardait avec ses yeux rieurs, pleins de mépris. « Tu as compris ? » La brune hocha la tête vigoureusement, presque par instinct, ne comprenant pas d'où lui restait cette force, alors que tout semblait l'avoir quitté. « Bien. » Hupson la regarda une dernière fois avant de disposer, et le soulagement s'empressa de remplacer la terreur qui s'était emparé de son corps endolori. Elle avait mal au crâne et ne se releva pas, les yeux fermés, elle s'assurait juste que les pas de la Mercenaire s'éloignaient bien. Après un moment étendue contre le sol, Kim se releva, tremblante, avant de s'affaisser contre le mur et de s'assoir dos à sa froideur. Elle tremblait oui, elle tremblait si fort, d'horreur, de terreur, de désespoir, mais surtout de haine.

Une journée passa, sans eau ni nourriture. Le temps était si long, et l'ennui la prenait. En temps normal, elle avait toujours un portable, cet objet moldu absolument addictif, mais là rien ne va plus. Tout est long, et la seule chose qui la garde connectée à la vie réelle et à la notion du temps était cette petite fenêtre qui laissait entrer le froid. Un cliquetis, deux cliquetis, puis un cliquetis, deux cliquetis, un cliquetis, trois.. trois ? Pourquoi trois cliquetis ? Pourquoi le tempo venait d'être brisé ? Soudainement, une explosion. Le bruit remit Kim sur pattes, et les gardes postés devant sa cellule saisirent leur baguettes. Et une deuxième explosion les projeta en arrière. Harlez couru jusqu'à ses barreaux, encore boitante de ce qu'elle avait traversé la veille. Ses vêtements étaient déchirés, sa cape en miette, et certaines parties laissaient voir sa peau brulée par le sortilège de Doloris. « Narcisse ! Narcisse c'est toi !? » Une main vient se poser sur les sienne, un peu stressées cette fois ci. « On a libéré Poudlard Kim ! On a libéré Poudlard et maintenant on va t'libérer toi ! » Libéré Poudlard ? L'école de magie avait été en proie à une administration corrompue par le Conseil après l'arrestation de Montmort ! Alors.. Ils étaient libre ? L'un des seuls endroit qui était resté indépendant du Conseil pendant toutes ces années était libre ? Narcisse ouvrit la porte de la cellule - ce n'était possible que de l'extérieur - et attrapa Kim par l'épaule alors qu'elle était en train de vaciller. Un autre étudiant arriva pour la saisir de sous le bras, lui aussi avait le corps meurtri par la torture : sûrement un des jeunes hommes qui avait été fait prisonnier pendant la Marche. Les trois jeunes gens sortirent des sous-sols, là où quelques autres étudiants montaient la garde. Beaucoup de Chiens de Fer étaient au sol, et le corps d'une jeune femme gisait à côté d'eux. L'étudiant en médicomagie qui avait aidé Harlez avec sa brulure à la jambe après leur manifestation pacifique était affaissé à ses côtés, le visage grave. Brando lui expliqua qu'on ne pouvait pas transplaner à l'intérieur, et qu'il fallait sortir de la zone anti-transplanage. Une fois dans la cour, les trois jeunes furent transportés en un instant vers l'extérieur de Poudlard.

Une horde de membres de la LGR attendaient à l'extérieur, Kim en cherchait un en particulier des yeux, mais sa tête lui tournait trop pour qu'elle ne pense à autre chose. Un grand homme blond s'approcha, et immédiatement la prit dans ses bras. « Andrew.. » Elle le serra plus fort encore. « Je pensais que je n'allais plus jamais te revoir.. » Il se désolidarise de son étreinte, le visage un peu plus fermé. Il s'avance alors vers Narcisse et lui demande : « Niveau chiffres ça donne quoi ? » Le gamin le regarde à son tour, puis baisse les yeux. « On a réussit à les prendre par surprise, ça nous a pas mal aider. Presque tous ont été pétrifiés avant même qu'ils ne s'en rendent compte.. Mais on a perdu Kinnesbourg, et personne sait ramener un corps en transplanant.. En plus, on est pas assez pour faire un blocus dans le Consilium, on a préféré aller vite et repartir vite. » Kim le regarda avec horreur. Une vie avait été sacrifiée.. pour elle ? Elle resta silencieuse. « Sinon y'a une dizaines de blessés, mais c'est mineur, l'Opération aurait pu être bien pire.. » Andrew avait un regard si tendre envers le garçon.. La jeune fille savait qu'il avait un petit frère du même âge, il devait le voir en lui. « T'as fait du bon boulot Narcisse, ton plan était vraiment bien. » Elle se doutait qu'il avait sûrement voulu blesser le moins de personnes possible. C'était dans sa nature au gamin, un grand pacifique, bien plus que les valeurs propagées par la LGR. Son amant se tourna vers elle à nouveau, et lui prit la main. « Tu devrais faire un discours, il n'attendent que tes paroles. » Kim fronça les sourcils. Un discours ? Pourquoi elle ? Et surtout, elle n'était pas préparée. « Ecoute Andrew, je pense pas être la bonne personne.. » Son regard à lui était intense, déstabilisant. Il lui murmura, d'un souffle qui fit frissonner la jeune fille. « Regarde les. » Elle détourna le regard qui se posa naturellement sur les étudiants réunis dans la Cour de l'Horloge. Tous les yeux étaient braqués sur eux, des yeux pleins de mélancolie, d'un sentiment qu'elle ne pourrait décrire. « Ils ont besoin de quelqu'un pour les guider. » Une nouvelle fois, elle se tourna vers lui, cette fois-ci elle le comptemplait avec peur, recul, et hésitation. « Pourquoi moi.. Tu ferais parfaitement l'affaire » Il redressa ses épaules, la fixant avec plus de fermeté. « Parce que tu es l'incarnation cette résistance, Kim, tu es une figure forte, ils ont même été jusqu'à te libérer, ils n'attendent que toi. » Son coeur se mit à battre plus vite. Peut-être commençait-elle à comprendre les enjeux. Toujours boîtante, elle s'approcha du groupe. Son regard divergeait de gauche à droite, tant de misère.. Elle s'apprêtait à prononcer quelque chose puis se ravisa. Mais ce mot coincé dans sa gorge finit par sortir.

« Merci. » Pour tout, pour leur courage, leur confiance, mais surtout pour leur ambition. Ce merci englobait tout ce qu'ils avaient pu accomplir pour les besoins d'un même peuple, pour défendre la démocratie.

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Mention de @Narcisse Brando

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17 mars 2025, 19:50
 Fanfiction  L'Oppression  Tome 2 - Fini 
La Fuite

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tw : crise de panique


Kim n'avait pas remis les pieds à Poudlard depuis sa septième année, il y a 1 an et demi de cela. Rien n'avait changé, que ce soit les fantômes, les murs, les tableaux, tout était pareil.

La salle sur demande s'était transformée en grand dortoir pour les membres du parti, enfin, il y a avait bien des places dans les maisons dû au départ forcé des élèves sans-statuts vers le monde moldu, mais ce n'était pas pour cette raison que Kim s'y dirigeait. Elle montait pleine de nostalgie les escaliers de la tour nord qui menaient à son ancienne salle commune.

Un aigle de fer l'accueilli, un visage ferme, froid. L'animal s'anima à son arrivée, il articula dans une voix grave, si familière à son identité : « Qu'est-ce qui disparaît dès que tu prononce son nom ? » La jeune femme ne formula rien, aucun son ne sortit de sa bouche pendant quelques secondes. Elle finit finalement par dire dans un chuchotement presque inaudible : « Le silence. » La porte s'ouvrit dans un petit grincement alors que Harlez constata que derrière l'ouverture, rien n'avait changé.

Les tables, les chaises, rien n'avait bougé. Elle resta un instant là, les mains dans les poches, dans un habit qu'on lui avait prêté, avant de monter les escaliers qui menaient aux dortoirs. En ouvrant la porte, elle remarqua que comme chaque année, le thème avait un peu changé, mais l'environnement était globalement le même. Elle s'assit sur l'un des lits, caressant doucement la couette parfaitement pliée. Tout était devenu si différent dans sa vie depuis qu'elle avait quitté Poudlard.. Si seulement elle pouvait retourner à cette époque d'insouciance..

Pourquoi elle ? Pourquoi le mouvement la voulait-il elle ? Elle n'était pas prête, elle était terrifiée, pétrifiée.. La LGR avait toujours été une question de vivre ensemble, de démocratie. Il n'y avait pas de leader, on décidait ensemble, et dans tous les cas, la majorité des élèves étaient eux aussi en dernière année de licence politique, eux aussi en avaient les capacités. Pourtant, la voilà sur le devant de la scène, totalement flippée à l'idée de guider tant de gens vers un avenir incertain. Elle ne voulait pas le faire, elle ne pouvait pas le faire, elle ne voulait pas de cette responsabilité. Avec Hupson à sa recherche, les souvenirs du sortilège du Doloris, qui sait quel mal pourrait frapper les proches de la jeune fille. Elle voulait prendre du temps pour elle, s'éloigner de tout ça.. La panique s'empara de ses poumons, elle serra un peu plus la couette dans sa main, tandis que ses doigts viennent tatillonner son cœur qui s'était emballé. Sa respiration se fit plus saccadée, plus erratique. Soudainement, Kim manquait d'air, elle se leva un instant puis trébucha, les jambes tremblantes. Elle avait l'impression qu'on l'étranglait, qu'une main invisible venait compresser sa poitrine. Ses brulures, les brulures de la torture qu'on lui avait affligé, elles étaient affreuses, elles lui arrachaient la peau. Les doigts de la jeune fille tremblaient, elle chercha une prise, quelque chose, puis elle finit par s'assoir dos au lit, sur le sol, tout son monde tournait et devenait flou. Son cœur battait à toute allure, trop fort, trop rapide, il cognait contre ses côtes comme s'il voulait s'échapper. Elle avait l'impression de faire une crise cardiaque, mais cela ressemblait plutôt à une crise de panique. Elle suffoquait, Kim avait l'impression d'avoir oublié comment respirer, son corps tout entier lui brulaît.

La brune lâcha la couette qu'elle venait d'accrocher pour porter ses main à sa tête, les enfonçant dans ses cheveux. Elle baissa la tête, hoquetant de terreur. Pourquoi elle ? Comment en était-elle arrivée là ? Elle avait l'impression de ne pas avoir le choix, et pourtant elle l'avait, mais ils comptaient tous sur elle.. La jeune femme était incapable d'accomplir ce qu'on lui demandait. Ses pensées s'emballait, sa tête était assourdissante, un pur chaos qui lui fit bourdonner les oreilles dans un bruit terrible. La pièce semblait tourner autour d'elle, les murs se refermaient. Un nouvel hoquet, cette fois-ci étranglé, s'échappa de ses lèvres alors qu'une vague de nausée la submergeait. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi est-elle dans cette état ? La jeune fille voulait fuir à tout prix, elle voulait disparaitre, elle voulait tout lâcher. Elle avait perdu cette rage en elle, un mouvement égoïste lui traversa la tête, mais ça lui semblait être la seule solution. Ses joues étaient humides, elle avait beau faire de son mieux, les larmes étaient incontrôlable. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine, elle voulait respirer mais n'y arrivait pas. C'était si effrayant. Elle ne voulait pas de cette responsabilité.

Les minutes passèrent, et sa respiration se calma enfin. Elle posa sa tête contre son dossier, fermant les yeux, encore tremblotante. C'était la chose la plus égoïste possible, mais que faire d'autre ? Elle voulait protéger les siens. Harlez se releva, encore tremblante, prenant appui sur l'un des murs les plus proches. « Putain.. » Elle n'avait pas l'habitude de jurer à la moldue, mais elle n'en avait plus rien à faire des bonnes manières, elle voulait s'enfuir, partir le plus vite possible, le plus loin possible de la vie sorcière. Elle ne voulait plus jamais les voir, aucun d'eux, elle voulait disparaitre pour toujours. Elle était une imposture.

Il n'y avait personne, la salle commune était vide. Tout le monde s'était réuni pour le banquet, on devait sûrement l'y attendre. Les élèves de Poudlard étaient en sécurité dans l'enceinte du chateau, alors ils seraient tous là, enfin, tous ceux dont le sang est assez sorcier.

Quand elle arriva dans la Grande Salle, l'endroit paraissait étonnamment festif. Les élèves souriaient, les bancs étaient plein à craqué avec ces réfugiés politiques. Les membres de la LGR occupaient la table des Serpentards. Montmort était aussi là, un peu amaigrie. Il semblait qu'elle avait elle aussi passé quelques temps dans les cachots du Consilium, ce qui étonnait Kim, elle qui pensait qu'elle était à Azkaban.. Mais cela faisait plus sens. Sa peau était brûlée, et soudainement la jeune femme sentit une once de culpabilité la traverser. Elina était présente, prête à se battre, alors qu'elle avait passé des mois là bas, alors que Kim elle.. Elle s'enfuie dès que tout devient trop dur, et n'a pas vécu un dixième de la souffrance de son ancienne directrice. « Miss Harlez. » La blonde esquissa un sourire quand elle vit l'ancienne élève. La brune, elle, resta silencieuse, hochant simplement la tête pour la saluer.

Andrew arriva par derrière, la prenant dans ses bras, mais l'étudiante le repoussa presque immédiatement avec une grimace. « Désolé, je.. ça fait encore un peu mal- » Elle indiqua par un petit mouvement la présence des brulures dues au sortilège du Doloris. Andrew se recula un peu, comprenant d'où venait le problème. « Pardon.. Je.. » Il prit cet air coupable que la jeune femme détestait voir sur le visage de son copain. Elle prit doucement sa main et vint lui déposer un tendre baiser sur la joue. « T'excuses pas, tu pouvais pas savoir.. » Margaret était là elle aussi. Elle savourait une tranche de pain avec férocité, comme si elle n'avait pas mangé correctement depuis plusieurs jours. Puis, la bouche encore pleine, elle lança « Bon, elles sont bien mignonnes ces retrouvailles, mais moi j'ai une question quand même : une fois que tout le monde s'est rétabli, on fait quoi ? » Son visage se tourna naturellement vers Kim, qui se crispa instantanément. « C'est quoi cette question idiote ? On défonce Nott, voilà tout. » Répliqua Hannah, une jeune femme de sa promotion. Andrew haussa un sourcil, sceptique. « Donc tu comptes y aller sans plan, au risque de sacrifier de nombreuses vies ? » Elle fronça les sourcils, puis dit avec un sourire agacé : « Ah ouais ? Et combien on en sacrifie en faisant rien ? T'as pensé aux civils opprimés ? »

Kim sentait son malaise remonter, son pouls s'accélère, sa respiration est saccadée, mais elle ne peut pas le montrer devant eux, non, mieux vaut qu'ils gardent cette image d'une femme sûre d'elle, pas d'une traitre qui n'a pas hésité une seconde avant de se dédoiner de toute responsabilité et de s'enfuir. Hannah se tourna vers la brune, l'interrogeant. « T'en dis quoi Kim ? » Son cœur manqua un battement, sa main tremblante un peu. « Hm.. » Elle cacha sa nervosité avec un sourire. « On attends un peu, histoire que tout le monde soit bien rétabli et ait les pensées claires, comme ça on peut prendre du recul, après on avisera. » Au fond de la salle, elle remarqua un Narcisse au regard absent. Il devait encore terriblement s'en vouloir de la mort Kinnesbourg. Harlez baissa un peu la tête, elle aussi avait du mal à croire que quelqu'un avait perdu sa vie pour la sortir des cachots, elle aurait préféré mourir sur place que de prendre le risque de mettre les gens qu'elle aime à nouveau dans cette situation. Voilà pourquoi elle ne pouvait pas rester, elle avait prit sa décision.

La nuit tomba. La jeune femme s'était éclipsé avec le contexte "toilettes". Elle était sortie de la salle sur demande en direction des vestiaires de Quidditch. Il faisait noir et froid, mais qu'importe, elle n'avait même pas d'affaires sur elle.

L'étudiante savait qu'elle devait absolument éviter le transplanage. Contrôlé par l'état, elle serait facilement repérée, peut-être au bout de quelques jours, et beaucoup plus retrouvable. Pareil pour le reste. Elle avait même hésité à prendre sa baguette, mais elle savait qu'il était toujours utile de l'avoir sur elle, il suffisait de ne pas l'utiliser pour ne pas être traçable, seulement en cas d'extrême nécessité. La solution la plus sécurisée était donc le balais. Elle devait voler toute la nuit, et elle devrait arriver vers Londres à peu près à ce moment. Quand elle atteignit les vestiaires de son ancienne maison, la brune sortit un balais de son rangement habituel avant de retourner dehors puis de l'enfourcher, s'envolant à toute vitesse loin du chateau.

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Mention de @Narcisse Brando et @Elina Montmort
Dernière modification par Kimberly Harlez le 22 mars 2025, 13:01, modifié 2 fois.

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18 mars 2025, 21:54
 Fanfiction  L'Oppression  Tome 2 - Fini 
Un Nouvel Espoir

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La traversée de la manche fut tumultueuse. La mer était déchainée, la visibilité très mauvaise.. Surtout qu'au final Kim n'avait passé qu'une journée à Londres, dans un coin de la rue, à trainer avec les sans-abris pour espérer trouver un peu de repos. Après une bonne heure à se démener pour rester en équilibre, la jeune femme fut soulagée d'apercevoir les lumières du port du Havre. Il faisait nuit, et elle avait encore de la route.

Au petit matin, la brune se posa en toute discrétion dans un champ de citrouilles vertes, non loin d'une petite ferme grotesque où s'empilaient les cochons. Elle s'approcha à pied, se frayant un chemin parmi les feuilles un peu dérangeantes de l'élevage agricole, son balais à la main. Une figure la regardait au loin, les yeux plissés. C'était une gamine un peu dodue, les cheveux roux, la figure aveuglée par la lumière du soleil matinal. Elle avait une baguette à la main, et semblait la pointer vers l'étudiante. Une fois que l'inconnue aperçu le visage familier de sa cousine, elle baissa immédiatement un sourire. « Mais nan, j'y crois ap ! C'est bien toi Kim ?! Ca fait une éternité, des années carrément ! Mais euh- Eh mais ça va ?! » Harlez avait le visage pâle, les joues creusées. Elle tenait à peine sur ses pieds et devait s'aider de son balais pour tenir debout. Cléa accouru immédiatement pour la soutenir. L'étudiante était épuisée, elle avait passé plusieurs jours sans fermer l'œil car prise d'une incroyable paranoïa, elle avait l'impression que Hudson était partout, prête à la cueillir avec facilité.

Quand elle ouvrit les yeux, la jeune femme était allongée dans un lit miteux. Une soupe froide était posée là, comme si elle avait attendu patiemment que quelqu'un la goûte sans que ce ne soit jamais arrivé. Elle se releva doucement, sa tête lui faisait mal, tout comme ses brûlures tout le long de son corps. Il faisait grand soleil dehors.

Elle sortit de la chambre en se massant légèrement la tête, de grandes cernes lui couvraient les yeux. Cléa passa à ce moment, et quand elle vit sa cousine elle afficha un grand sourire. « Bah dis donc toi ! T'as dormi comme un gros bébé. » Kim la regarda un instant, fronçant les sourcils et regardant autour. « Mamette ne sont pas là ?* » Son français était imprégné d'un gros accent britannique qu'elle n'avait jamais réussi à effacer. De toute façon, sa cousine ne parlait pas un mot d'anglais, il fallait donc s'adapter. Celle-ci d'ailleurs fit non de la tête, posant une main sur l'épaule de la brune qui grimaça en repensant à ses brûlures. « Y' sont partis chercher Hector pour des médicaments, 'pis y sont partis prier à l'Eglise aussi, c'est dimanche aujourd'hui. » L'étudiante avait perdu toute notion du temps, mais il semblait qu'elle avait dormi une journée entière. « Ouais du coup Hector d'vrait pas tarder, ah- euh- Hector c'est le médecin de la famille si t'avais pas pigé, il est moldu. » Elle hocha doucement la tête. « Dans tous les cas t'as intérêt à te reposer hein ! » *A partir d'ici et tant que Kim parle avec sa famille, elle communiquera en français, d'où les fautes.

Après une visite du fameux Hector et un constat plutôt encourageant, la jeune femme rejoint sa grand-mère dans le salon. La déco est quelque peu.. unique. Avec un style très rustique, une croix catholique en bois accrochée au dessus de la table et l'urne de Papilou sur la cheminée, la gamine comprenait l'attrait de sa mère pour les décorations soignées après avoir grandit dans un milieu si archaïque. Elle s'assoit sur un fauteuil qui avait l'air d'avoir fait son temps alors qu'une vieille dame était assise en train de coudre. Sa voix encore tremblotante, elle lança avec un petit timbre : « ..Mamette ? » celle-ci tourna son attention vers sa petite fille, l'air chaud et réconfortant. « Oui mon petit bubobulb ? » Kim se tordit un peu les doigts, peu à l'aise de ce qu'elle s'apprête à demander. « Est-ce que je peux.. rester à la farm pendant une petit moment avec vous ? Aider dans les champs si besoin, je peux même trouver une travail en ville.. » Compréhensive, celle-ci se replongea dans son activité manuelle. « Bien sûr ma branchiflore, t'es et t's'ras toujours la bienvenue ici. » Elle lui souri gentiment, lui posant une main bienveillante sur la jambe. « Tu comptes rester c'bien de temps ? » Harlez regarda ailleurs, les souvenirs de ce qui l'attendait en Angleterre ne la réjouissant pas. « I don't.. Je ne trop sais pas.. Maybe more or less a few months ? Quelques mois ? Je ne vous dérange pas au moins ? » Anna Williams fronça les sourcils, inquiète. « Queque chose va pas chez les british ? C'est encore à cause de leur Conseil ou je sais pas quoi ? Ils t'ont fait du mal mon asphodèle ? » Kim retira un peu la main de sa grand-mère au moment où ses doigts passèrent sur une brûlure, préférant rester silencieuse à ce sujet. La jeune femme ne voulait pas les inquiéter avec toute cette histoire, mais elle ne voulais pas qu'ils soient ignorant du fait que qu'elle s'était exilée de son pays. « Oh.. Je vois.. On pourra en parler quand tu te sentiras prête. » Elle se leva, avec ardeur, hargne, alors qu'elle n'était pas en situation confortable quand elle était debout, tout ça pour quitter la pièce. La brune avait l'impression d'être l'imposteur de la famille, incapable de quoi que ce soit, incapable de tenir ses responsabilité vis-à-vis de son pays tout entier.

La vie à la ferme était assez monotone, mais reposante. Le matin, le réveil sonnait tôt. Manette, Cléa et Kim allaient s'occuper des cochons, ceux destinés à l'abattoir pour en faire de la viande pour les sombrals. Il fallait juste les nourrir et s'assurer qu'ils n'aient pas de maladies avant de les faire sortir en plein air. Puis, il fallait s'occuper des citrouilles et du dictame. Cela demandait moins de main d'œuvre, alors Harlez ne savait pas trop quoi faire.

Elle avait décidé de prendre un travail en ville, histoire de se faire un peu d'argent mais aussi de se fondre dans la vie moldue. Puisqu'elle n'avais pas son permis de conduire, Cléa amenait Kim le matin en centre-ville, où elle s'occupait du stockage dans un petit commerce. La vie semblait de nouveau devenir paisible, la jeune femme ne flippait plus tous les quarts d'heure en pensant que Hudson allait venir la chercher.. Même ce nom était sorti de sa tête, elle se sentait bien auprès de sa famille, et son français s'améliorait à vue d'œil.

Et ainsi, deux mois sont passés.

Deux mois monotones, mais simples, une simplicité à l'instar de ce qu'on lui demandait de faire au chateau. Andrew lui manquait terriblement, mais elle ne pouvait pas y retourner. Parfois, la jeune femme passait dans le parc municipal, ou allait faire un tour en forêt respirer le grand air. La nourriture était simple à la ferme, et la proximité avec le monde moldu lui faisait bizarre. Sa baguette était rangée dans le placard qu'elle n'avait pas ouvert depuis quelques jours, mais toujours prêt de son lit en cas de problème, elle prenait vraiment confiance.

Un soir, Cléa, Anne et Kim mangeaient ensemble, comme chaque soir. Cléa n'arrêtait pas de parler des merveilles de Hector, le médecin moldu, qui semblait lui avoir attiré l'œil. Cela réjouissait l'étudiante, quelque part, pour qui ces discussions anodines avaient semblé si loin pendant un moment stressant de sa vie.

Un coup de tonnerre vint interrompre la voix de la rousse, puis trois autres. Mamette s'énerva un peu, se levant avec difficulté pour aller attraper sa baguette en grommelant. « Encore ces foutus chasseurs moldus.. Combien de fois j'leur ait dit de pas s'approcher de notre ferme ! » En tenue de nuit, elle lança un Lumos pour s'éclairer alors que la brune franchit le pas de la porte derrière elle. Harlez s'arrêta net. Son cœur s'accéléra, sa respiration ne répondait qu'en saccadé alors qu'elle voyait devant elle le visage de Hannah, Andrea, Narcisse et Andrew. Ce dernier vint courir dans ses bras, l'enlaçant de toutes ses forces. « Par Merlin Kim on t'a cherché partout ! T'étais passé où ?! » Incrédule, la jeune femme ne fait pas un mouvement. La réalité lui revenait en pleine figure, mais elle n'arrivait même pas à reconstruire son esprit. « C'est devenu le bordel sans toi, le groupe s'est séparé en deux à ta disparition, ceux qui te cherchaient et ceux qui voulaient agir.. La moitié sont partis attaquer le Consilium et sont jamais.. » Andrew fut interrompu par un mouvement rapide de baguette. Cléa se mit entre les deux amants, pointant le jeune homme avec son bout de bois. « C'qui lui ? » Demande-t-elle en français. La britannique est incapable de formuler un mot, ce qui fait monter la colère de Cléa. Elle lance dans un anglais approximatif au groupe : « Why are you zhere ? Pourquoi êtes vous là ? Huh ?! You want her to go back wize you ? Vous voulez qu'elle revienne avec vous hein ? But she iz euuh.. She iz very cool zhere okay ? Mais elle est vraiment bien ici ok ? » Kim posa sa main sur celle Cléa, celle qui tenait la baguette, l'abaissant doucement. « Ils sont avec moi, ne t'inquiètes pas. » Elle avait enfin repris sa composture. L'œil inquiet, Andrew lui adressa une embrassade chaleureuse. Il lui demanda, sa voix se brisant un peu sur la fin de la phrase. « Tu m'as tellement manqué, tu peux pas t'imaginer à quel point.. Pourquoi t'es parti ? » Le cœur de la jeune femme se serra, alors qu'elle le regarda, les larmes lui montant doucement, ses joues bouffies et brulantes. « J'avais tellement peur.. Je suis pas à la hauteur pour cette mission, Andrew, je pouvais pas vous mettre en danger, je pouvais pas te mettre en danger.. » Il serra encore plus sa copine, posant sa tête sur celle de la jeune femme, fermant doucement les yeux. Elle aussi serra sa taille. L'homme articula alors dans un murmure réconfortant : « C'est normal d'avoir peur, Kim, il y a rien de mal à ça.. » Ses mots la touchèrent en plein cœur tandis que des larmes ruisselaient le long de ses joues.

Un nouveau coup de tonnerre, un flash vert, et le corps inanimé du garçon tomba dans les bras de sa dulcinée.

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Mention de @Narcisse Brando

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Vive la KH's Family ! Reine de la république, Featherstone Jr, Gossip club, Call me KIM, Magic award du Serial Floodeur de 2023, active mais pa trop

18 mars 2025, 21:56
 Fanfiction  L'Oppression  Tome 2 - Fini 
Tome 3 : la Chute
A venir

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