5 avr. 2025, 23:14
Un amour-caillou ?  Recueil   PV. DK 
Certains élèves ont été témoin du rapprochement entre leurs professeurs de Vol et de Défense contre les Forces du Mal. Ce recueil nous permettra l'un et l'autre de poster des OS sur quelques moments passés ensemble. Parfois, il s'agira de très courts RP, de quelques posts chacun, pour mieux explorer leurs interactions.

Les moments de vie qui seront décrits ici pourront prendre place n'importe où dans le château et le parc. Même si de manière générale, cela se fera probablement surtout dans les appartements qu'ils possèdent l'un et l'autre à Poufsouffle ou Gryffondor. Pour vous permettre de mieux visualiser ces lieux, en voici les descriptions:

Appartements de Maxine à Gryffondor:

Reducio
L'appartement de Maxine donne sur le bureau qu'elle a au sein de la salle commune de Gryffondor. Il s'agit d'une chambre assez simple où se trouvent un lit double, une grande armoire mais aussi une commode ainsi qu'un accès à une salle d'eau. Un endroit fonctionnel que la québécoise a agrémenté de d'objets personnels, essentiellement de la décoration ou dont elle se sert au quotidien afin de se sentir pleinement chez elle.

Une nouveauté toutefois par rapport à ce qui a pu exister lorsque les hommes qui l'ont précédée vivaient ici - ou alors c'était qu'ils ne l'utilisaient pas -, une porte qui donne sur un escalier en colimaçon. Lui même descend et donne sur une porte. Cette porte, elle mène tout simplement au couloir, non loin du portrait de la Grosse Dame. Maxine l'utilise certains matins lorsqu'elle est pressée, et pour rentrer se coucher après les rondes de surveillance. L'accès se fait par reconnaissance du catalyseur de la personne qui souhaite entrer. Autant dire que si Maxine n'a pas fait le nécessaire pour que la porte s'ouvre lorsque vous poser votre baguette sur le verrou, elle restera fermement close.

Appartements de Dominic à Poufsouffle:
Reducio
Quand vous franchissez la porte du bureau de Dominic, l'odeur d'encens se fait plus prononcée. Le cadre de vie du directeur est sobre et fonctionnel, à son image : les nombreux livres sur les étagères sont classés par ordre alphabétique, et vous remarquez rapidement la poignée près de la cheminée, permettant de réguler la force du feu sans avoir à se lever. M. Khan aime son petit confort, c'est une certitude : il est possible que vous trouviez la température généralement plus élevée que la température standard à laquelle vous êtes habitué dans d'autres pièces du château. Les tapis disposés ici et là achèvent d'apporter une touche de convivialité au bureau.

Dans la partie attenante au bureau, réservé par le directeur pour les tâches presqu'exclusivement administratives, se trouve une petite pièce à vivre où sont disposés fauteuils et pots de fleurs qui paraissent à l'étroit, tant leurs coupoles sont larges. Une légère musique caractérisée par les accords de oud se fait parfois entendre dans ce petit salon. Aux murs sont accrochées quelques lames ouvragées mais émoussées pour ne représenter aucun danger, témoignages des racines soudanaises du directeur.

Une autre porte mène quant à elle aux appartements personnels de M. Khan, qui restent inaccessibles aux élèves. La chambre du directeur n'est elle-même pas richement décorée, mais quelques peintures ornent tout de même les murs aux pierres apparentes. C'est la pièce où l'odeur d'encens atteint son paroxysme, car elle permet au directeur de se détendre après une longue journée de travail.

Il est possible pour les visiteurs de se faufiler jusqu’aux appartements de Dominic sans appartenir à la maison. Pour ce faire, un code plus complexe que celui réservé aux Poufsouffle est à taper à des endroits bien précis du tonneau de l’entrée. Une fois le code réalisé, le visiteur peut pénétrer dans la zone des appartements privés du directeur, sans avoir à passer par la salle commune.

Chacun écrira selon son inspiration et ses envies, mais me concernant (joueur de Maxine), je peux me donner un point d'appui grâce à différents défis d'écriture. Certains sont un détournement du défi annuel pour les dessinateurs; Inktober; d'autres sont le fruit de club ou d'animation du site.


Thème à la folie

SOMMAIRE
FÉVRIER 2050 - PROTECTION lien
MARS 2050 - ALIBI lien
AVRIL 2050 - QUI A EUT CETTE IDÉE FOLLE? lien
MAI 2050 - PLAISIR SIMPLE lien
MAI 2050 - UN CADEAU ENIGMATIQUE lien
OCTOBRE 2050 - SYMBOLIQUE lien

LEGENDE
RP sans avertissement lien
RP avec avertissement traitant d'un sujet sensible évoqué en début de post lien*

Cliquez sur les plumes pour vous rendre jusqu'à un RP. Pour revenir au sommaire, cliquez sur l'image tout en bas du post.
Pour les personnes déficientes visuelles utilisant un lecteur, après ou avant un titre de RP se trouve le mot lien ou lien* sur lequel il faut cliquer. Il y a une image centrée en bas de chaque post sur laquelle cliquer pour revenir à ce sommaire.
Le titre fait référence à un album jeunesse Amour-caillou de Grégoire Solotareff
L'idée initiale de détourner le défi Inktober ne vient pas de moi mais d'Aliosus Nerrah

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.

6 avr. 2025, 00:29
Un amour-caillou ?  Recueil   PV. DK 
Alibi

MARS 2050 - UN SAMEDI SOIR

A chaque fois que Maxine traversait - au sens propre - le château pour faire le trajet entre 'chez elle' et 'chez Dominic' elle ressentait une pointe d'excitation dont elle peinait à comprendre l'origine. Cet étincelle qu'elle avait au creux de la poitrine ressemblait à s'y méprendre à celle qu'elle avait pu avoir à quelques reprises, lorsqu'elle était encore élève à Tawaneer. A l'époque, cela faisait plusieurs mois qu'elle sortait avec Emma et les deux adolescentes avaient bravé l'interdit grâce à leurs amies et camarades de chambrée. Tout un stratagème et des versions rôdées pour être cohérentes entre elles en cas de visite ou d'interrogatoire par les adultes. C'était toujours passé, ou alors certains avaient fermé les yeux. Elle n'en savait rien et n'avait pas besoin de le savoir.

Aujourd'hui donc, comme à chaque fois depuis six mois, cette étincelle revenait, s'intensifiant à mesure qu'elle descendait les étages qui la conduisait du portrait de la Grosse Dame à la pyramide de tonneaux. Le couvre feu était passé et les Gryffondor étaient tous - normalement - dans un canapé, derrière un bouquin ou dans leur lit... Une activité normale pour un adolescent un soir quand il n'y avait pas cours le lendemain matin. Il n'y avait donc personne dans les couloirs pour la voir si ce n'était les tableaux. Et si elle croisait l'un des préfets de ronde, aucun ne lui poserait de question. Pas plus que ses collègues. Et pourtant... Et pourtant son esprit avait déjà repassé plusieurs excuses pour expliqué sa balade.

La québécoise se secoua - littéralement - alors qu'elle sortait de la dernière volée d'escalier et tournait dans le dernier couloir. Il était stupide de craindre une série de question d'un adulte du château, s'ils étaient discrets, ils ne se cachaient pas vraiment et surtout, n'avaient pas à se justifier. Oui mais voilà, elle ne pouvait pas s'en empêcher, c'était aussi frustrant que stimulant. Elle se retourna, vérifiant l'absence de témoin - puis s'approcha de la pile de contenant de bois. Son poing se serra et elle commença une danse rythmique pour déclencher l'ouverture de ces derniers sur les appartements du soudanais. L'odeur épicée qui s'en dégageait lui frappa les narines à peine l'espace entrouvert.

Elle cligna des yeux plusieurs fois pour étaler les larmes protectrices, phénomène physique qu'elle ne contrôlait pas, l'air était tout simplement plus sec du fait de l'utilisation d'encens ici. Puis, dès qu'elle le put elle se faufila à l'intérieur, laissant le passage se refermer sans même y penser. Tout ce qu'elle voulait désormais, c'était partager un moment avec l'habitant de cet appartement, mais il n'était pas encore là, probablement dans le bureau attenant avec un élève de sa maison. Maxine ne s'en offusqua pas, se permettant de retirer ses chaussures - qu'elle posa à l'entrée - puis sa veste qui rejoignit une patère. Ensuite, elle déambula sur les tapis jusqu'à l'endroit où elle savait qu'elle trouverait le livre emprunté à Dominic qu'elle lisait en venant. Elle s'en empara et se posa dans son coin préféré du lieu pour parcourir quelques lignes en l'attendant.



THÈME A LA FOLIE - AVRIL 2025 - ALIBI

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.

6 avr. 2025, 01:13
Un amour-caillou ?  Recueil   PV. DK 
Protection

FÉVRIER 2050

La québécoise ne le laissait pas forcément paraître du fait de son caractère positif, de son côté lumineux et de sa tendance à prendre les choses comme elle venait, mais elle avait aussi besoin de moments où elle faisait preuve de ce que certains pourraient appeler de la fragilité. Elle n'aimait pas appeler ça de cette manière, de même qu'elle ne le considérait pas comme une faiblesse. Non, pour elle, c'était plutôt la preuve d'une confiance ultime en la personne à qui elle se livrait. Et quoi qu'elle en dise, la raison qui l'avait poussé à venir s'installer à Londres deux ans et demi plus tôt n'était pas si facile à garder pour elle seule.

Alors bien sûr, elle partageait désormais ce secret avec ses trois cousins, même si dans les faits, un seul acceptait réellement de la voir autrement que comme une étrangère. Diarmuid avait des traits de caractère communs avec elle qui devait aider à une communication plus naturelle qu'avec les deux cadets, plus réservés. Mais c'était particulier. Elle ne pouvait pas vraiment parler de toute cette histoire familiale avec lui. Elle ne pouvait pas parce qu'elle savait que ni l'un ni l'autre ils n'avaient assez d'éléments pour le faire. Les seuls qui le pourraient étaient soit décédés, soit pas du tout au courant de ses intentions initiales. Alors à quoi bon... Surtout que la majorité du temps, elle n'y pensait plus vraiment.

Oui mais voilà, la veille elle avait croisé celui qui n'était autre que son oncle sur le Chemin de Traverse. Il entrait dans Gringotts quand elle en sortait. Une scène d'une banalité sans pareille, mais c'était la première fois qu'elle pouvait le voir, pas en photo ni de loin. Le voir d'assez près pour savoir qu'il avait les mêmes ridules aux coins des yeux que sa mère, la même forme de front et de sourcils, le même rictus sur les lèvres lorsqu'il était plongé dans ses pensées. Ca la perturbait et elle avait besoin d'en parler.

Elle aurait pu le faire avec Tara qu'elle voyait juste après cette rencontre qui n'en était pas une. Mais non. Pour pleins de raisons, dont le fait que sa compagne ne soit pas en état actuellement d'être le réceptacle de ce genre d'informations. En revanche, avec Dominic qui était installé sur le lit de son appartement du cinquième étage, oui. Il dégageait quelque chose qui lui faisait savoir qu'il pouvait l'écouter sans juger, sans paniquer face à la révélation et surtout, en sachant lui dire en toute franchise si son impulsion était ou non une bonne idée.

Alors elle vint se placer contre lui, cherchant l'espace sécurisant de ses bras - parce qu'il était un homme, parce qu'il était plus vieux, parce que c'était juste ce qu'il était au delà de ces considérations stéréotypées... ça n'avait pas d'importance pour elle tant qu'elle se sentait dans de bonnes conditions pour ce qui allait suivre. "
J'ai besoin de te parler de quelque chose, juste que tu m'écoutes jusqu'au bout." Il sentirait sans aucun doute que c'était important et comprendrait bien vite que ça n'avait rien à voir avec lui, qu'elle voulait juste se livrer, parler de son histoire familiale à quelqu'un, de ses racines irlandaises et des raisons qui l'avaient menées ici, d'un sentiment coupable qui la prenait parfois quant à la décision de sa cousine l'année passée, de son envie de rencontrer son oncle pour lui parler d'Abiageal malgré tous les risques que cela comportait... Tout simplement d'être pleinement franche, elle qui l'était en tout point, elle avait la sensation de mentir à tout le monde à force de le cacher.


THÈME A LA FOLIE - MARS 2025 - PROTECTION

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19 avr. 2025, 19:24
Un amour-caillou ?  Recueil   PV. DK 
Qui a eut cette idée folle?

SAMEDI 02 AVRIL 2050

Après le repas de la mi-journée, Maxine avait suivi Dominic jusqu'à ce qu'ils appelaient entre eux 'chez lui'. Ce n'était pas vraiment le cas mais à ce jour elle n'était jamais vraiment allé dans sa maison de Blackpool. Elle n'était même pas tout à fait certaine qu'elle lui appartienne. C'était encore celle de ses parents lui semblait-il, même s'ils habitaient à Godric's Hollow maintenant. Elle espérait ne pas se tromper. Mais toujours était-il qu'elle ne connaissait pas sa famille en dehors de ce qu'il avait pu lui raconter... et la réciproque était tout aussi vraie. D'autant plus que ses propres parents ne vivaient pas exactement de ce côté du globe.

Ils s'étaient installés dans l'espace qui s'apparentait à un salon, la québécoise avait déplacé un fauteuil pour se trouver aux côtés du soudanais tout en conservant chacun leurs espaces. Installée à son aise, ce qui signifiait être pelotonnée dans le fauteuil comme pour y disparaître afin d'y lire un livre qu'elle avait pourtant déjà lu plusieurs fois adolescente et même jeune adulte. Un livre qui passait l'épreuve du temps et qu'elle se plaisait à redécouvrir à intervalles plus ou moins régulier. Et, alors qu'elle lisait ce moment où le pré-adolescent à la peau d'ébène entreprenait de gravir - très impulsivement - une montagne qu'il n'était pas capable d'escalader, un souvenir revit surface. Elle même avait eut une expérience de ce genre, quoiqu'elle était plus jeune et n'avait pas été jusqu'à une quinzaine de mètres de haut avant de se rendre compte que son idée était tout sauf bonne.

- "
Robin?" Après qu'il lui eut parlé de ce deuxième prénom, et expliqué qu'il le réservait à ses proches les plus... et bien les plus proches, qu'il l'avait autorisé à l'utiliser - ou bien lui vait-il demander de l'utiliser? elle ne savait plus trop -, la canadienne se surprenait à le prononcer extrêmement naturellement. Comme si elle l'avait toujours appelé ainsi. Au moins dans un cadre privé. En dehors - surtout à Poudlard - elle n'osait pas, ou pas encore, notamment à cause de la présence des autres. Pourtant elle n'était pas du genre à avoir peur du regard des gens. Mais ici, ça ne lui appartenait pas, pas totalement.

Elle referma son livre sur son doigt et le chercha du regard, pour vérifier si elle avait son attention. "
Je ne sais pas si tu connais." Elle lui montra la couverture de ce livre clairement patiné par les lectures. Malgré la magie, on voyait la réparation mais aussi l'usure des mains qui avait pu le manipuler. "Il y a un personnage, on dirait moi." Dit-elle en guise d'introduction avant de lui raconter pourquoi elle se reconnaissait tant dans ce jeune garçon qui réagissait en tout point à l'instinct. Et comme les jumeaux avaient été sa voix de la raison - enfin ils avaient essayé du moins - notamment ce jour où elle avait eut l'idée subite de leur montrer ses talents pour grimper aux arbres. Elle avait enlevé ses chaussures et chaussettes et, en bermuda et tee-shirt était monté haut, très haut. Jusqu'à la dernière branche qu'elle avait réussi à atteindre à un peu moins de deux mètres du sol. Un Everest pour une petite de six anas. Et puis était venu le moment de descendre et là, la panique, les pleurs, le besoin des adultes et surtout... elle cramponnée à sa branche, incapable de la lâcher malgré la main de son père sur ses chevilles. Le pauvre avait dû monter et elle s'était alors muée en bébé koala, l'agrippant de toutes ses forces, le visage baignée de larmes de frayeur. "Apparemment ça m'a déclenché une peur du vide pendant quelques années. Alors que j'ai toujours eut souvenir de chercher à chiper le balai familial pour m'envoler."

C'était ce qu'elle était en train d'expliquer, tout à fait spontanément, sans que rien ne l'augure, ravie de partager ce moment d'enfance et du paradoxe qu'il renvoyait, quand le bruit d'un craquement typique se fit entendre dans la partie bureau. Et puis une toute petite voix perça au travers le doux son de l'oud. "
Miss Maxine?" Couinait Sallie, une des petites elfes attitrée à la maison qui était sous sa responsabilité. Maxine ouvrit des yeux ronds, eut un mouvement d'épaule à l'intention de son compagnon pour signifier qu'elle ne savait pas pourquoi la petite créature débarquait, et se leva, posant le livre fermé sur l'assise du fauteuil. Elle n'avait pas besoin de marque page, elle le connaissait presque par coeur et retrouverait sans mal où elle en était. Elle put ainsi rejoindre la petite elfe à côté vérifiant si l'homme la suivait. Il pouvait, ça ne la dérangeait pas.

- "
Miss Maxine, ils ont... les élèves... ils ont... ils volent dans le salon... avec les balais... et des meubles par terre... et les livres..." Exposa la créature. "Ca crie fort." Poursuivit-elle avant de donner plus de détails à la trentenaire complètement incrédule. "Pardon?!" Réussit-elle à souffler d'une voix étranglée, incapable de réaliser ce qui venait de lui être raconté. Et puis la réalisation. Sallie n'aurait jamais inventé un truc pareil. Maxine chercha Dominic du regard, elle espérait qu'il soit là. Sinon elle le rejoindrait pour chercher un court appui physique en lui prenant une main pour la serrer en disant. "Je vais voir ce qu'il se passe, je reviens." Sallie allait l'emmener directement sur place grâce à l'escorte des elfes.


Le livre mentionné ici est La Quête d'Ewilan - Les Frontières de Glace de Pierre Bottero. Le passage dont il est question est celui des Dentelles Vives.

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13 mai 2025, 18:39
Un amour-caillou ?  Recueil   PV. DK 
Plaisir simple

MAI 2050

Maxine s'était habituée rapidement à ces quelques responsabilités en moins, ça n'avait pas tout à fait régler son soucis de s'être très - ou trop - investies auprès de certains élèves mais au moins, elle avait pu passer le relais. Il en restait avec qui elle gardait un contact privilégié mais ils se comptaient sur les doigts des mains, voire d'une seule. Et puis même si certains aspects lui manquaient, comme les moments d'échange ou de jeux dans la salle commune, elle ne se plaignait pas du temps que cela lui avait libérer pour prendre du temps pour elle mais aussi ses proches, notamment Dominic avec qui elle vivait depuis près d'un mois.

Rien n'avait vraiment été prévu. Elle avait demandé au soudanais s'il pensait pouvoir l'accueillir quelques jours - puisqu'elle pouvait prétendre à un petit appartement de fonction à elle - et puis les jours étaient devenus des semaines et voilà qu'elle rentrait encore et toujours chez lui, ou chez eux peut-être, en cette fin d'après midi. Lui n'était pas encore là mais n'allait probablement pas tarder, à moins qu'il ne soit retardé par un évènement ou un autre. Et le temps qu'il la rejoigne, ne serait-ce que pour être ensemble même si chacun avait sa propre occupation, Maxine retirant ses chaussures puis attrapa sa baguette pour que le gramophone magique diffuse un fond de musique, un de ses groupe préféré, d'un style différent de ce que le soudanais affectionnait. Elle aimait découvrir ses goûts musicaux mais, là, tout de suite, elle avait envie de chantonner ces paroles en français sur un air pop-rock. Au moins le temps de se changer. Il fallait dire qu'il faisait plus chaud ici par rapport aux autres pièces du château alors elle passait généralement un débardeur ainsi qu'un short long confortable. Et ce jour là, elle ajouta a cette tenue d'intérieur la chemise que Dominic avait lassé sur le valet. Qu'y avait-il de plus agréable que de pouvoir se glisser dans les vêtements de l'autre? Se glisser dans ses bras probablement.

Puis, la canadienne se dirigea à pas dansés jusqu'à un meuble où sa cafetière était posée à côté de sa tasse. La première versa le liquide amer dans la seconde et voilà qu'elle fredonnait la chanson tout en buvant sa boisson chaude à petites gorgées. Ces deux activités se substituaient régulièrement lune à l'autre, quand elle ne laissait pas la tasse en lieu sûr pour mimer certaines actions de la chanson ou faire un peu de air guitare ou de air violon... Alors qu'elle ne savait objectivement jouer ni de l'un ni de l'autre. Une, deux, trois musique plus tard et sa tasse terminée, la trentenaire était maintenant sur le lit, allongée sur le ventre et la baguette en main pour faire venir à elle la sacoche dans laquelle elle transportait ce dont elle avait besoin pour travailler.

Elle posa le tout sur un support de bois; elle avait beau être sorcière et donc la magie de son côté pour nettoyer, elle préférait éviter que le contenu de son encrier ne s'étale sur les draps. Puis elle ne mit à corriger les copies des plus âgés de ses élèves, à propos de la différence de traitement - d'un point de vu légal - des tapis et des balais. C'était un exercice de réflexion et de prise de position qui n'était pas évident à produire, et guère plus simple à corriger. A tel point qu'elle finit par couper la musique pour tenter de venir à bout de ces quelques copies. Elle en visait cinq avant le retour de Dominic. Ensuite, elle comptait bien pouvoir faire avec lui quelque chose de plus appréciable. Ne serait-ce que discuter d'autre chose que du travail, elle avait en tête plusieurs choses, une soirée à l'extérieur - ce n'était pas comme s'il y avait bientôt quelque chose à fêter -, peut-être prévoir l'été qui approchait, elle verrait bien ce qui se profilerait à ce moment là... Surtout que ses parents à elle commençaient sérieusement à la questionner sur lui, celui qui revenait probablement le plus dans leurs discussions sans même qu'elle s'en aperçoive.

Dans ce calme ambiant, entrecoupé de pensées quotidiennes, Maxine continua la correction de ses copies, parfois satisfaites de voir ses élèves avoir pris le temps de réfléchir à la question - même si elle n'était pas forcément d'accord avec leur point de vue - parfois déçue de voir qu'il manquait quelque chose dans le raisonnement, pas forcément d'eux, mais d'elle aussi, c'était qu'elle devait faire autrement pour le leur transmettre. Et puis, copie après copie, la cinquième arriva, pile au moment où des sons caractéristiques lui parvinrent, il était en train de rentrer et, alors qu'elle continuait à annoter la copie, un sourire doux et profondément heureux s'imprima sur ses lèvres.


THÈME A LA FOLIE - MAI 2025 - PLAISIR


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26 mai 2025, 00:49
Un amour-caillou ?  Recueil   PV. DK 
Un cadeau énigmatique

JEUDI 19 MAI 2050

Pendant la nuit, Maxine avait profité d'être de ronde pour mener à bien son plan. Cela avait commencé par un passage dans la salle des professeurs. Jusque là, rien n'était particulièrement suspect, surtout quand on était soit même une enseignante de Pourdlard. Après tout... Mais là, elle n'y allait pas pour travailler ni même y chercher quelque chose qu'elle aurait pu y avoir laisser. Non. Loin de là! C'était pour y déposer quelque chose. Un petit parchemin qui, plié en deux, devait avoir à peu de chose près la taille de sa main. Tout juste franchie la porte et constatant le caractère désert de la pièce - ce qui n'avait pas grand chose d'étonnant à cette heure - la québécoise se dirigea vers les affaires de celui qui soufflait ce jour là ses trente-neuf bougies. Elle trouva sans mal ses notes pour le cours des premières années qu'il avait le lendemain et elle le glissa entre deux feuillets. Méfait accompli, la châtain replaça le tout à sa place et se glissa hors du lieu, sa ronde reprenait, plus que trois papiers à lui faire parvenir d'une manière ou d'une autre.

La trentenaire avait une idée très précise de ce qu'elle devait faire. Et sa prochaine étape allait lui demander de gravir quelques escaliers. Presque tout d'ailleurs. Et vu la direction qu'elle prenait, il valait mieux pour les Serdaigles qu'ils ne soient pas en train d'essayer de sortir - ou rentrer - dans leur salle commune à cette heure indue. Car elle allait passer tout proche de la porte au heurtoir qui se trouvait sur la route de la volière où elle allait trouver un rapace qui accepterait de livrer un si petit courrier. Petit car le parchemin était exactement de la même taille que le premier. Ce fut une toute petite chouette - mâle ou femelle, elle serait bien en peine de le dire - qui accepta la folle mission qui de livrer le rouleau de parchemin. La canadienne le glissa dans l'anneau prévu à cette effet et glissa quelques graines de miam hibou au volatile. La deuxième étape sur cinq de son plan était désormais menée à son terme.

Dans sa poche il ne restait plus que deux parchemins à placer. Et les deux allaient être plus délicat à dissimuler. Pour cela, elle devait retourner dans les appartements de Dominic. Ce qu'elle fit dès qu'elle eut constater le calme ambiant dans les couloirs. Elle n'avait même pas croisé Suileabhan - en même temps le château était immense - quand elle revint devant les tonneaux où elle frappa ce code qui ne lui permettait d'entrer que chez lui, elle ne savait pas encore si elle pouvait dire chez eux. Mais il devenait de plus en plus difficile de prétendre le contraire. Même si elle ne s'était pas installée en conquérante, ses affaires avaient fini par trouver une place naturelle, y compris quelques objets très personnels, et pas uniquement sur sa table de nuit puisqu'un cadre où une dizaine de photos pouvaient défiler en alternance si on le lui demandait gentiment s'était logé sur une étagère à hauteur d'homme debout. Et puisqu'elle entrait par cette pièce de vie, l'ancienne sportive de haut niveau se fit discrète pour ne pas réveiller l'homme qui devait dormir.

Silencieuse, elle se faufila jusqu'au bureau sans aucune luminosité. Elle n'alluma sa baguette d'une lumière très douce qu'une fois certaine que cela ne gênerait pas le soudanais. Puis elle se glissa jusqu'à la bibliothèque. Elle plaça un troisième parchemin, toujours de la même taille entre deux livres, le laissant légèrement dépasser. Elle ne doutait pas qu'une fois assis à son bureau il le verrait. Le vélin brisait l'harmonie des livres parfaitement alignés. Restait le dernier qu'elle tenait entre pouce et index. Calant sa baguette entre sa paume, son auriculaire et son annulaire, elle entrepris, avec les huit doigts restant, de le plier deux fois. Elle coupa la lumière et revint dans l'espace bien plus privé. Il ne lui restait plus qu'à se changer pour aller se coucher. Et à profiter de ce moment pour dissimuler le dernier indice dans la poche de robe que mettrait son compagnon le lendemain. Elle avait retenu sa respiration tout du long et même plus longtemps encore. En effet, elle n'eut l'impression de ne pouvoir expirer qu'en se glissant dans les draps, se plaçant dans le dos de l'homme à la peau d'ébène. Là, en posant son front contre sa colonne, elle expira doucement, ferma les yeux et s'endormit.

Lorsque le réveil fit son œuvre, Maxine n'eut étonnamment aucune difficulté à se lever. Elle n'était pourtant pas du matin. Pas qu'elle ne parvienne pas à se lever tôt, mais elle n'était pas non plus du genre à émerger à l'aube et encore moins à sauter du lit dès que l'heure sonnait. Ce fut pourtant ce qui se passa ce matin là, quoiqu'elle eut besoin d'une douche pour avoir les idées totalement en place. Elle fut ainsi prête à temps pour arrêter son compagnon, juste avant qu'il ne quitter les lieux. "
Robin?!" Elle ne l'appelait ainsi que dans l'intimité de ces murs. Elle s'avança en même temps, tenant entre ses mains un coffret. Elle s'approcha encore jusqu'à pouvoir l'embrasser doucement pour lui souffler à l'oreille "Joyeux anniversaire!" avec un sourire imprimé sur son visage et dans sa voix. Elle lui fit un dernier baiser sur la joue puis s'éloigna en attrapant le sac avec ses propres affaires avant de sortir de l'appartement, le laissant observer le cadeau. Ou plutôt l'emballage du cadeau. En effet, le coffret de bois était verrouillé par un cadenas qui ne s'ouvrirait que s'il entrait le bon code à quatre chiffre... Quatre chiffre. Quatre parchemins. Quatre énigmes. Mais un seul présent, quoique...


@Dominic Khan, et voici le cadeau deton personnage pour son anniversaire. Comme je te le disais, Maxine aura été dans les temps là où j'ai une semaine de retard. Bon bon, ou bien quelques années d'avance selon le point de vue XD
Tu as dans ce RP tous les éléments pour que Dominic trouve son cadeau. Si jamais tu as besoin d'un indice, n'hésite pas à venir me trouver! J'espère que ça te plairas (et à lui aussi)!



Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.

31 oct. 2025, 15:41
Un amour-caillou ?  Recueil   PV. DK 
Symbolique

LUNDI 31 OCTOBRE 2050

Les cours du jour s'étant terminée plus tôt afin de laisser le temps aux élèves de se préparer pour la soirée d'Halloween ou de Samain, Maxine en avait profiter pour, elle aussi, finir quelques préparatifs. Il y avait certes sa tenue pour le soir mais ça, elle se débrouillerait comme toujours avec ce qu'elle avait dans ses placards - et celui de son compagnon - ainsi qu'un peu de maquillage qu'elle avait justement acheté cet après-midi même.

Mais ce n'était pas la seule chose qu'elle était allée acquérir. En effet, ce dernier jour d'octobre marquait aussi la fin d'une période pour Dominic. Quelque chose qu'elle même avait vécu quelques mois plus tôt. Il lui avait alors apporté beaucoup de soutien et si elle lui avait rendu la pareille, elle avait aussi souhaité marquer la date. Fallait-il y voir une récompense? Elle n'en savait rien. Mais quelque soit la signification qu'on y mettait la canadienne estimait qu'il l'avait méritée! Bonne ou mauvaise idée, elle ne le saurait probablement qu'après qu'il ait découvert le présent qu'elle avait été cherché chez un bijoutier. Une commande spéciale qu'elle devait désormais installer pour que son compagnon la trouve au moment d'aller se coucher. Et il ne pourrait pas vraiment passer à côté puisqu'elle avait aussi fait un arrêt complètement spontané chez un fleuriste.

L'employé lui avait conseillé une jacinthe - qui avait poussé sous serre - arguant que cela correspondait bien à son souhait de marqué un changement, quelque chose de nouveau. Alors elle avait opté pour cette fleur en pot dont les fleurs avait une couleur jaune symbolisant la joie. A dire vrai, elle n'avait pas contredit le vendeur. Elle n'y connaissait pas grand chose en fleurs même si elle en offrait volontiers à ceux qui partageaient sa vie. Sauf que jusque là, elle s'était souvent contenté de roses ou de bouquets déjà confectionnés. Ce qu'elle n'avait pas voulu.

Restait à installer le tout, sur le buffet, à un endroit où ils ne posaient rien de particulier ni l'un ni l'autre. Elle y fit trôner le pot et au pied de la plante, posa l'écrin de la bijouterie. Une petite boîte où se trouvaient deux pendant d'oreille. Ils n'étaient pas forcément très long, deux à trois centimètres tout juste, mais elle les trouvait juste comme il fallait pour que cela leur corresponde à tous les deux. Car oui, en plus des boucles on pouvait trouver un petit mot: Pour qu'on en ait une chacun. Et sous le morceaux de parchemins on pouvait trouver les deux bijoux en or blanc. Depuis la partie qui se logeait dans l'oreille s'accrochaient quelques maillons en grains de café et au bout de ces derniers, un cœur formé par deux chiffres deux, un symbole qu'elle associaient depuis longtemps à eux. Quelque chose de discret, que beaucoup ne remarquerait probablement pas. De niais peut-être aussi. Et alors?

Elle sourit à cette pensée puis vérifia que tout était stable - ce serait bien dommage que cela tombe - puis elle apposa un sort d'invisibilité. Connaissant ses capacités magiques, cela durerait jusqu'à ce qu'ils viennent se coucher et c'était pile ce qu'elle souhaitait!



@Dominic Khan... Je crains qu'on ne puisse pas refaire Maxine
Reducio
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Je doute que le tout soit à l'échelle, tout comme je crois bien que les proportions n'y sont pas... Mais le visuel y est!
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Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.