PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre

Image postée par le membre
5 juin 2029, sixième année

Quelle funeste idée que de m’être assis aux côtés de Greenwell en cours d'Études de moldus, précisément le jour où le professeur rendait les copies du dernier devoir… Une malheureuse coïncidence dont je me serais volontiers passé, surtout en sachant pertinemment que ma feuille, à moitié blanche, n’avait rien d’un chef-d'œuvre académique. Et à voir la mine lourde de désapprobation de notre enseignant alors qu’il me tend le parchemin, je ne me fais guère d’illusions sur l’issue de cette épreuve.

Peut-être aurais-je trop abusé de l’indulgence de mon géniteur là-dessus. L'Étude de moldus étant la seule matière où il n’exige pas l’excellence, je m'étais permis quelques libertés cette fois-ci, manifestement avec une légèreté inconsidérée. Convaincu que cette discipline ne demandait qu’un brin de bon sens, j’avais jugé inutile d’y consacrer un effort particulier, préférant travailler sur d’autres matières plus enrichissantes. Grave erreur : les Moldus, dans leur insondable complexité, n’obéissaient apparemment à aucune logique tangible. Et devant les questions du devoir, je m’étais retrouvé aussi démuni qu’un joueur de Quidditch privé de balai. Sans surprise, aucun miracle prodigieux n’opéra pour me sauver de cette impasse.

J’attrape la copie et la retourne vivement, face contre la table, afin de cacher l'énorme P rouge qui s'étalait sur le papier. Merlin, un Piètre, tout de même ! Ce devait être mon premier de toute ma scolarité. Je croise le regard inquisiteur de Layana, et j’esquisse un grand sourire qui se veut innocent — qui visiblement semble avoir eu l’effet contraire de celui escompté, puisqu’elle me s’empare sèchement de mon devoir. Le regard de la blonde s’attarde sur la note pendant de longues secondes avant de descendre vers mes réponses, ses sourcils se fronçant alors qu’elle les parcourt des yeux. Et, sans un mot, elle me fusille du regard, me rendant ma copie d’un geste las avant de reporter toute son attention sur le professeur.
Le supplice du cours s’achève enfin. Alors que la salle se vide peu à peu et que je range à mon tour mes affaires, la Jaune se lève sans un mot et, contre toute attente, m’empoigne l’oreille avec une brutalité inouïe.

« Sérieusement ? Je jette un regard agacé à ma geôlière improvisée. C’est ridicule, lâche-moi. »

Layana ne répond pas immédiatement, ne lâchant pas sa poigne. Elle me traîne sans ménagement sur quelques mètres supplémentaires, comme pour s’assurer que je la suive, avant de me libérer enfin. Je frotte instinctivement le lobe de mon oreille encore endolori, lançant un regard noir à la Poufsouffle. Des regards curieux s’attardent sur cette improbable scène que nous offrons sous leurs yeux, ce qui a le don de m’agacer davantage. Nous descendons les escaliers dans le silence complet avant d’atteindre la bibliothèque.
450 mots
Actions vues avec la Plume de @Layana Greenwell.

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)

PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre
Image postée par le membre
05 juin 2029
17 ans
Bibliothèque
@Kieran Hawthorne


Un O. Evidemment qu'un sourire s'était glissé sur mes lèvres lorsque notre professeur d'Etude des Moldus m'avait fièrement tendu ma copie. Ce dernier avance de quelques centimètres à peine pour s'arrêter devant mon voisin. Je tourne la tête vers Kieran au moment où notre enseignant s'éloigne, et bien qu'il arbore un grand sourire, la mine désaprobatrice de l'adulte et la façon dont le brun a retourné sa copie dès qu'il l'a eu entre les mains ne m'ont pas échappés.

Je ne demande aucune autorisation et attrape le parchemin de Kai avant que ce dernier n'ait le temps de l'emmener hors de ma portée. Un simple coup d'oeil à la note me fait souffler, un autre à ses réponses soit stupides soit blanches me donnent envie de l'étrangler pour de bon. Vraiment ? Un Piètre ? On peut dire sans avoir peur d'y perdre une main que sa note est à la hauteur de l'effort qu'il a mis dans ses révisions, si tant est qu'il en ait mis un tant soiT peu. Je savais que je n'aurais pas dû lui faire confiance lorsqu'il m'a dit qu'il pouvait s'en sortir tout seul. Cette fois-ci, il ne va pas y couper.

A peine notre professeur indique-t-il la fin de son cours que je range mes affaires et traîne Kieran par l'oreille hors de la pièce. Ce dernier proteste, mais ce n'est pas tant ses mots sinon les regards des gens autour qui me font lâcher son lobe endolori quelques mètres plus loin. Il me suit jusqu'à la bibliothèque, ce dont je m'assure de temps à autre sur notre route, ignorant son regard noir. Bien sûr que ça ne lui plaît pas. Mais révisions obligatoires, et pas d'échappatoires. Nos pas foulent le sol de la bibliothèque, je dépose mes affaires à une table, et ne prends même pas le temps de m'asseoir avant de l'assassiner de nouveau du regard.

- Redonne-moi cette copie. Dis-je, une main ouverte tendue vers lui dans l'attente qu'un parchemin bien trop vide s'y pose.

Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Arya Preston (amie, utilisée en actif)
- Lien vers la fiche du PNJ : Fiche d'index
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : L'idée est de permettre à mon personnage de se rendre compte de ses sentiments envers Kai, en provoquant une situation qui lui permettrait d'ouvrir les yeux.

#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !

PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre
Je regarde la Poufsouffle déposer ses affaires à une table, et prends place sur le siège voisin alors qu’elle me toise d’un regard sévère que je fais mine de ne pas remarquer. Je m'installe à mon tour, posant mes affaires d'un geste délibérément lent. Layana me tend la main, m’ordonnant de lui rendre ma calamiteuse copie. Je plisse légèrement les yeux devant cet air autoritaire, peu enchanté d’être traité comme un enfant récalcitrant. J'obtempère néanmoins, une moue faussement boudeuse sur le visage.

Greenwell réceptionne le parchemin et le lit sans un mot. Son expression passe de l’agacement à une lassitude exaspérée alors qu’elle me demande si j’avais seulement ouvert mes cours. Un sourire doucereusement insolent flotte sur mes lèvres alors que je pose mon coude sur la table et ma tête dans la paume de ma main.

« Je les ai ouverts, oui. »

Et avant que l’écossaise ne puisse me rabâcher à nouveau un de ses ennuyeux discours sur la prétendue importance de réviser ses cours, je tends mon bras libre pour attraper l’assise de sa chaise. D’un geste mesuré, je la tire dans ma direction de façon à ce que son siège se rapproche du mien sans qu’elle ne tombe de sa chaise pour autant. Néanmoins, j'ai dû surestimer son sens de l'équilibre puisqu'elle chavire, son épaule rencontrant mon torse dans une collision fugace. Et pendant quelques courtes secondes, nos regards s'entrechoquent sous un angle tout à fait nouveau. Mon souffle se mêle au sien, qui se dépose sur ma joue et saisit ma nuque d'un frisson ; et ce visage si près du mien me déstabilise bien plus que ce que je ne l'admettrais.

« Bouge pas », l'intimé-je à mi-voix avant qu'elle ne commence à protester – et avant qu'elle ne remarque le rouge outrageux qui me grimpe aux oreilles.

Sans lui laisser le temps d'assimiler ce qui vient de lui arriver, ma main quitte le bois de sa chaise pour se poser sur sa joue. Mon visage se penche vers le sien, et dans un mouvement délicat, j'effleure le dessous de son œil du bout de mon pouce, l'air de balayer une infime poussière qui se serait inopportunément posé sur sa peau.

« T’avais un cil. »

Puis, après un instant d’hésitation parfaitement calculé, j’écarte ma main et recule, faisant mine d’observer l’invisible intrus entre mes doigts avant de le chasser d’un geste négligent en frottant mes doigts entre eux. Un joli mensonge pour justifier cette diversion, puisqu'elle n'a rien sur sa joue. Avec un peu de chance, elle m'épargnera son inlassable sermon sur mes lacunes académiques en matière de moldus.

Mais peut-être, peut-être que le véritable dessein de ce geste résidait ailleurs : celui d'allonger le plaisir de détailler les traits de ce visage de plus près. M'enfin... qu'importe, n'est-ce pas ? Il est tout à fait légitime de trouver une personne objectivement jolie. Et rien de plus anodin, vraiment, qu’un regard qui s’attarde sur une beauté objectivement irréfutable – par pure appréciation esthétique, évidemment.
501 mots
Actions vues avec la Plume de Layana.
Non, vous ne rêvez pas : Kieran vient vraiment d'avouer trouver Layana objectivement et irréfutablement jolie avant plonger dans le déni tête la première. C'est qu'il n'est pas très futé, ce Kieran.

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)

PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre
Image postée par le membre
05 juin 2029
17 ans
Bibliothèque
@Kieran Hawthorne


En d'autres circonstances, son attitude m'aurait très certainement arraché un sourire. A dire vrai, il n'en est pas loin, mais je le ravale. Autrement, il va prendre ça comme un encouragement et on avancera pas.

- T'as très bien compris ce que je voulais dire, fais pas l'idiot. Répondé-je en levant les yeux au ciel.

Je repose mes yeux sur la copie du brun, mais je n'ai pas le temps de lire grand chose de plus puisque mon équilibre est affecté par le mouvement imprévu de ma chaise, qui se rapproche de celle de Kai. Mon épaule cogne contre son torse. Il ne me laisse même pas quelques secondes pour râler après lui et m'intime de ne pas bouger. Il passe son pouce sur mon visage pour "retirer un cil", et l'effet est instantané : le rouge me monte aux joues. Non. On se concentre. On a dit pas d'échappatoires. Je passe mon propre pouce sous mon œil, comme pour effacer le souvenir de celui du Serpentard et de ce que je ressens à cet instant. Cependant, l'idée d'éloigner ma chaise pour la ramener à sa place initiale ne me traverse pas l'esprit une seule seconde.

- C'est même pas la peine d'essayer. T'y échapperas pas. Rétorqué-je en haussant un sourcil, claire sur le fait que son petit jeu n'est pas passé inaperçu. Le prof va pas se contenter de te mettre un E simplement pour tes beaux yeux. La preuve. Ajouté-je en agitant le parchemin orné d'un P rouge sous ses yeux.

Pour appuyer d'autant plus mes propos, je sors de mon sac mon manuel que je pose lourdement sur la table. Je l'ouvre à la page qui nous intéresse, ou qui du moins est censée nous intéresser. Au programme : la politique britannique. Ce n'est pas un système forcément simple à comprendre, et pourtant c'est un des sujets clés de l'année.

- Commençons par le commencement. Qu'est-ce que t'as compris de tout ça pour l'instant ?


#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !

PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre
Devant ce visage rougissant qui me ravit, une sournoise fossette creuse ma joue alors que mon sourcil se lève en une expression amusée. Ses joues prennent une teinte plus cramoisie encore que le Piètre qui orne mon parchemin.

« Essayer ? Greenwell, tu devrais voir la teinte tes joues en cet instant. Je n'ai pas qu'essayé », claironné-je triomphalement.

La sixième année semble avoir bien compris mon jeu, pourtant elle n'en fait rien – curieusement, son siège reste proche du mien et elle se contente de balayer le dessous de son œil d'un geste distrait. Je contemple non sans amusement tous ces indices corporels qui m'indiquent tout le contraire de ce qu'elle énonce verbalement. Mes badinages ne la laissent pas indifférente, à ce que je vois. Ma fossette se creuse un peu plus à ce constat.

Lorsque Greenwell agite ce pauvre P rouge sous mon nez, le bout de mes doigts atterrissent sur le dos de sa main pour la plaquer doucement contre la table et stopper son mouvement. Ma main la libère seulement après m’être assuré qu'elle ne réitérera pas son geste. Franchement, je me passerais bien d'afficher ce désastre à tous les élèves présents à la Bibliothèque autour de nous.

« Je n'y vois que la preuve que tu trouves mes yeux beaux. Si tu étais prof à sa place... tu me l'aurais accordé, cet Effort Exceptionnel, mh ? »

Je bats innocemment des cils, puis plisse les yeux devant ce manuel qu'elle pose lourdement sur la table. Le pli soucieux que forment mes sourcils s'accentue à sa question. Non, vraiment ?

« Ma compréhension du cours est insuffisante pour même poser des questions à ce propos, alors pour en réciter une partie ? Impossible. »
288 mots

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)

PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre
Image postée par le membre
05 juin 2029
17 ans
Bibliothèque
@Kieran Hawthorne


Bien sûr qu'il est ravi de ma réaction. J'ai beau tout faire pour balayer la moindre de ses remarques ou actions charmeuses, je suis un livre ouvert pour quiconque ayant la capacité de lire - c'est-à-dire beaucoup de gens. Et Kai s'en délecte avec un malin plaisir, en témoigne la fossette qui se creuse un peu plus à chaque seconde qui passe. La chaise, son doigts sur ma joue, ses mots... Tout ça a un effet sur moi que je ne pourrais décrire pour l'instant. Merlin... Comme toujours lorsqu'il a ferré quelque chose, il ne le lâche pas : ainsi, la pointe de ses doigts rencontre la peau de ma main, l'abaissant pour cacher sa note affreuse du dernier devoir d'Etude des Moldus. Le contact me décroche un frisson, et je ne saurais dire si je suis contente ou un peu déçue lorsqu'il retire ses doigts. Qu'est-ce que je raconte ?

- C'est pas la question. Répondé-je, ne pouvant empêcher la teinte déjà cramoisie de mes joues s'accentuer.

Mon regard quitte ses yeux ambrés pour se concentrer sur le manuel de cours. Je parcours les mots - comme si je ne les connaissais déjà pas par cœur - tandis que j'accueille sa réponse en levant les yeux au ciel. Evidemment...

- Tu es insup...

Mais je n'ai pas le temps de finir ma phrase, ce qui n'empêche pas cette dernière d'être compréhensible. Une silhouette rejoint notre table, récupérant une chaise voisine pour s'asseoir avec nous. Arya.

- Salut vous deux !

Moi qui avait prévu de travailler, je sens que la tâche va se compliquer. Arya n'est pas une mauvaise élève, elle a simplement la chance d'avoir une mémoire surpuissante qui lui permet de ne pas passer beaucoup de temps sur ses révisions. Mais ce qui me dérange le plus, c'est cette petite pointe de déception qui se fraye lentement un chemin maintenant qu'elle nous a rejoint. Nom d'un croup, mais qu'est-ce que j'ai, aujourd'hui ?

- Salut Arya. Tu cherches quelque chose ?

Sa réponse n'est qu'un vague hochement d'épaules. Elle saisit le manuel entre Kai et moi pour le tourner dans sa direction. En lisant le titre en haut de la page, elle esquisse une petite moue. Je la connais suffisamment pour connaître les prochains mots qui vont sortir de sa bouche.

- Les moldus sont vraiment incompréhensible, parfois.

Un sourire se dessine sur mon visage à ses paroles. Voilà ce que donne cinq ans d'amitié. Arya n'a bien sûr rien contre les moldus -autrement elle ne serait pas mon amie - mais en tant que née-sorcière, ce monde lui est beaucoup trop lointain et inconnu. Ce n'est pas pour rien qu'elle a gardé cette matière loin d'elle et de son bulletin.

- Non ? Ajoute-elle, ses yeux marrons fixés sur ceux caramel de Kai, tandis que mon sourire s'efface pour laisser place à un froncement de sourcils.

Kai et Arya n'ont jamais été vraiment proche. Ils se sont croisés, oui, peut-être même qu'ils ont trainé quelques minutes ensemble à la sortie d'un cours. Mais ça - ce regard, cette voix qui ne lui est pas habituelle, ce battement de cils - c'est nouveau. A quoi elle joue ? Merlin, qu'est-ce qu'il y a dans l'air, aujourd'hui ?


#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !

PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre
À peine ma professeure improvisée a-t-elle le temps d'ouvrir la bouche pour réagir à mes bêtises qu'une voix la coupe dans son élan. Je détache à contrecœur mon regard des joues écarlates de ma voisine pour le poser sur l'importune – une brune dont je reconnais vaguement ses traits comme étant ceux de l'amie de Greenwell. Un sourcil se lève sur mon front alors qu'elle nous rejoint, prenant place sur un siège à nos côtés. Comment s'appelait-elle, déjà ? Alia ? Fort heureusement, Greenwell prend les devants pour la saluer à son tour, la nommant au passage Arya. Je la remercie intérieurement ; cela m'évite l'embarras de faire erreur sur le nom d'une camarade au bout de six ans dans une même promotion.

La dénommée Arya saisit le manuel sur la table pour déchiffrer le titre qui décore le haut de la page. Une grimace se forme sur ses lèvres alors qu'elle exprime son incompréhension face à ces êtres dépourvus de magie – et de toute évidence, dénués de logique. Un sourire illumine mon visage, chassant la méfiance qui y siégeait initialement.

« En voilà de bien sages paroles. Enfin quelqu’un qui ose dire tout haut ce que je me tue à penser... » m'exclamé-je théâtralement, posant une main dramatique sur ma poitrine avec un sourire en coin.

Je m'étonne toutefois du fait que cette Arya s'adresse à moi. Celle-ci étant une amie proche de la blonde – d’après ce que j'ai vu, en tout cas –, il me semblait naturel qu'elle nous ait interrompus pour parler non pas à moi, mais à l'écossaise. Je coule un regard en direction de cette dernière, et ne manque pas de remarquer le sourire qui avait laissé place à un froncement de sourcil circonspect. Mes yeux se rivent à nouveau sur la Poufsouffle.

« Ma détresse est telle que cette pauvre Greenwell s’évertue à me sauver de cette incompétence qu'est la mienne », ajouté-je en sa direction avant de me tourner vers la concernée. « Ou alors serait-ce plutôt pour le plaisir de pouvoir admirer mes beaux yeux ? »

La dernière phrase, soufflée à mi-voix près de son oreille, est chargée d'une ironie volontairement appuyée — juste assez pour lui rappeler qu’il ne s’agit que d’une plaisanterie. Je n’ai aucun intérêt à la froisser, encore moins à perdre ma meilleure chance d’éviter une moyenne désastreuse en Étude des Moldus en fin d'année.
400 mots

#00476b]simple sorcier prenant soin de sa peau (aux conseils avisés de la sublime Miya Ryuū)

PNJ PV L'art de friendzoner... et de s'y perdre
Image postée par le membre
05 juin 2029
17 ans
Bibliothèque
@Kieran Hawthorne


Arya ne m'adresse qu'un court regard, et j'ai soudain l'impression de la déranger. Mais à quoi elle joue ? Je ne l'ai jamais vu comme ça. Je ne suis pas sûre de reconnaître mon amie, et pourtant, c'est bien elle qui se tient devant nous.

- Je suis sûre que tu n'es pas si nul que tu le prétends...

Un rire bien trop exagéré, surtout pour quelqu'un qui la connaît. Une main qui s'approche un peu trop de celle de Kieran. Une voix beaucoup trop mielleuse. Merlin... Elle le drague ? Maintenant ?

Je ne saurais expliquer l'agitation qui s'insinue sournoisement en moi. Et pourtant, elle est bien là, comme un poison qui s'étend dans un verre, prête à faire effet sur son buveur. Qu'est-ce qui me dérange tant que ça, nom d'un botruc ? Elle peut bien draguer qui elle veut. Même lui. Et pourtant... Et pourtant, mes yeux sont en train d'assassiner mon amie du regard. Et pourtant, je suis en colère. Oui, ça me dérange.

La voix de Kieran, un murmure près de mon oreille, suffit à calmer l'ascension inattendue du poison et la réalisation qui commençait à se frayer un chemin dans ma tête. Soit il ne se rend pas compte de ce que fait mon amie, soit il le sait mais se retient d'entrer dans son jeu. L'une des options réchauffent un peu plus mon cœur que l'autre.

- On est un peu occupés, Arya. On discutera toutes les deux plus tard, d'accord ?

Ma voix, bien que moins sèche qu'elle ne l'aurait été si les mots étaient sortis avant l'intervention de Kieran, n'en reste pas moins peu amicale. Cette fois-ci, mon amie tourne la tête vers moi, son sourire prenant une forme plus sournoise. Cela ne dure que quelques instants. Qu'est-ce que...

- Les moldus peuvent attendre, Laya. Dit-elle en fermant le livre qu'elle avait récupéré plus tôt. Ce serait dommage que je perde une occasion d'apprendre à connaître ton ami. Ajoute-elle en adressant de nouveau des yeux doux au Serpentard.

Outch, je crois que j'ai de quoi m'excuser... Pardon pour cette attente :sweatingbullets:

#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !