12 mai 2025, 20:22
Panique Express
1ER SEPTEMBRE 2049, PEU AVANT 11 HEURES
ANDY, 11 ANS
@Torin Marshall


Andy avait les yeux rouges de chagrin. Sa motivation pour rejoindre la mystérieuse école diminuait un peu plus à chaque pas qui le séparait de sa famille. Traînant derrière lui une valise cabossée, achetée d’occasion auprès d'un brocanteur particulièrement acerbe, le jeune garçon tentait vainement de sécher les larmes qui roulaient sur ses joues. Après réflexion, il aurait préféré abandonner la magie, les vieux grimoires et les promesses d’aventures écossaises si cela signifiait pouvoir rester auprès de ses parents et de sa petite sœur. Celle-ci avait été inconsolable tout l'été. Malgré leurs incessantes chamailleries – qu’il s’agisse de disputes sur qui devait faire la vaisselle ou de querelles concernant le jeu vidéo auquel ils joueraient – les enfants Cooper étaient extrêmement proches. La pensée de la quitter pendant quatre mois le rendait malade. Pourquoi diable n’y avait-il pas d’écoles plus proches ? Et pourquoi était-il obligé d’y aller ? Andy comprenait bien qu’il était un sorcier, et qu’il n’avait pas le choix : le membre du personnel de l’école qui lui avait annoncé la nouvelle lui avait tout expliqué. Mais il ne pouvait s’empêcher de trouver cette décision profondément injuste. Bien sûr, il mourait d’envie d’essayer la baguette magique qu’il avait achetée pendant l'été, et d'étudier toutes ces matières qu’il avait découvertes en feuilletant ses manuels. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se demander comment sa vie aurait été au collège du quartier, avec ses amis de toujours, à étudier les mathématiques, la physique-chimie et toutes ces matières un peu barbantes.

Après les derniers câlins avec sa famille, accompagnés de nombreuses recommandations – "Fais bien tes devoirs", "Ne te bats pas", et autres conseils – Andy monta difficilement sa valise dans le train et adressa un dernier signe de main à ses proches. Alors, il prit soudainement conscience de l'ampleur de sa solitude. Il ne connaissait personne ici, et pourtant, partout autour de lui, des élèves se saluaient, s'apostrophaient, heureux de se retrouver après les longues vacances. Le jeune garçon baissa les yeux vers ses baskets et regretta amèrement son choix vestimentaire. Sa mère lui avait conseillé de ne pas porter son uniforme pour ne pas se faire remarquer dans le métro. Mais maintenant, vêtu de son habituel maillot de football, il se sentait mal à l'aise parmi les étudiants qui semblaient tous bien plus sorciers que lui. Peut-être n'allait-il pas être à sa place parmi eux.

Ouvrant le premier compartiment vide qu'il trouva, Andy se laissa tomber sur la banquette après avoir déposé sa valise à l'endroit réservé. Il ne savait pas combien de temps durerait le voyage. L'Écosse, c'est vachement loin, non ? L'Anglais n'était jamais allé plus loin que Brighton, où habitaient ses grands-parents, et où la petite famille se rendait de temps en temps pour profiter de la mer. Heureusement, en prévision de ce long trajet, il avait glissé un roman de poche dans sa sacoche, regrettant amèrement de ne pas avoir une console à portée de main pour jouer aux jeux vidéo. Après ces adieux déchirants, cela lui aurait bien changé les idées.

509 mots

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

14 mai 2025, 20:36
Panique Express
Premier septembre… nouvelle année, nouvelle rentrée. Je ne suis pas particulièrement excité.e à cette idée. J’aime bien Poudlard mais j’aime tout autant passer du temps avec ma famille, je n’aurais pas voulu que l’été se termine et pourtant… me voilà bel et bien avec mes bagages sur le quai 93/4 à m’avancer le long du train rouge qui va me ramener au fin fond de l’Ecosse dans l’école de sorcellerie. Sur le quai, je repère nombre de têtes connues, certaines auxquelles je peux associer un prénom, d’autres que je ne connais que de vue… je vois également quelques copains qui me saluent sans plus échanger pour autant. Ce n’est pas facile de l’admettre mais ces retrouvailles me font tout de même du bien.

Après avoir déposé mes valises dans l’espace prévu à cet effet, je grimpe alors dans le premier wagon que je trouve au moment où le coup de sifflet de départ retenti. Je ne cherche pas particulièrement à rejoindre mes camarades même s’il me tarde pour certains de savoir comment s’est passé leur été - non pas que je veuille leur raconter le mien, mais ce sont toujours des sujets de discussion sympathiques - nous allons après tout passer des mois tous ensemble, alors autant profiter de ces quelques dernières heures de calme !

Seulement j’ai beau chercher un compartiment encore vide, je n’en trouve pas. Je me résouts alors à retourner vers le début du wagon, il y en avait un avec un garçon qui semblait tout seul, ce sera certainement le plus calme ! Je toque alors à la porte avant de d’entrer en affichant un sourire franc.

- Salut… je peux ? je demande à mon camarade dont le jeune visage ne me parle pas… sûrement un nouveau !

Après avoir eu confirmation de sa part, je referme alors la porte derrière moi et me pose assez lourdement sur la banquette qui fait face à la sienne. J’ai avec moi un petit sac de voyage dans lequel j’y ai mis ma robe de sorcier et mon uniforme pour le passer avant d’arriver et ne pas avoir à me balader “déguisé” ainsi dans les transports. Et puis mon pantalon cargo est bien plus confortable ! Je remarque d’ailleurs que le garçon en face de moi a certainement eu la même idée, lui non-plus ne porte pas encore son uniforme, tant mieux, ça nous feras au moins un point commun. Je ne le fixe cela dit pas plus longtemps du regard pour ne pas le mettre mal à l’aise et me cale la tête contre la fenêtre, laissant mon regard et mes pensées se perdre dans le paysage qui défile de plus en plus vite.

448 mots


Reducio
Tenue de Torin :
Pantalon cargo noir, t-shirt blanc sous sweat gris clair sans capuche (comme sur mon avatar), vieilles sneakers.
Boucle d’oreille à gauche, bracelets discrets à son poignet droit.

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« Il en faut peu pour être heureux […] » Baloo

15 mai 2025, 21:09
Panique Express
Le front collé à la vitre, Andy balayait le quai du regard, cherchant désespérément sa famille avant que le train ne parte. La foule l’empêchait de distinguer qui que ce soit : peut-être étaient-ils déjà repartis ? Il n’en aurait pas été surpris : au moment des adieux, Maggie avait fondu en larmes, et il imaginait sans peine leurs parents en train de la consoler à l’écart, loin de la locomotive rouge et de l’agitation du départ.

Les roues commencèrent à grincer sur les rails, et le quai quitta peu à peu son champ de vision. Les yeux brillants, le nez pressé contre la vitre glacée, Andy sentait sa poitrine se soulever à chaque petit hoquet qui lui échappait. Il était soulagé d’être seul dans son compartiment – au moins n’avait-il pas à supporter la honte d’être surpris au bord des larmes.

Ce soulagement fut de courte durée. Andy sursauta lorsque quelqu’un frappa à la porte. Bien sûr, il avait croisé des centaines d’autres enfants et adolescents sur le quai – des silhouettes qui lui semblaient toutes plus grandes et plus sûres d’elles – et il se doutait qu’on ne le laisserait pas tranquille bien longtemps. Quand le garçon, un brun à la carrure légèrement plus imposante que lui et sûrement un peu plus âgé, entra et demanda à s'asseoir, Andy haussa les épaules sans un mot. Il n’allait pas lui demander de partir, mais il évita de croiser son regard, préférant que le nouveau venu ne remarque pas ses yeux rougis. Par précaution, il essuya ses joues encore humides. Il espérait secrètement que ce garçon ne soit pas de ceux qui prenaient un malin plaisir à tourmenter les autres. Il avait déjà croisé ce genre d'énergumènes à l’école, et il n’avait absolument pas envie de se retrouver face à l’un d’eux dès son premier jour dans l’univers des sorciers.

Jetant un regard timide vers le nouveau venu, Andy remarqua avec soulagement qu'il était également habillé simplement – pas de robe à portée de vue – et n'avait pas l'air de vouloir lui chercher des poux : au contraire, son sourire lui semblait assez avenant, et presque rassurant. Aucun signe de moquerie – ou de volonté de lui casser la figure. Tentant de chasser sa nervosité, Andy prit une grande inspiration et lui rendit son sourire.

"Salut..."

Honteux, il se rendit compte que sa voix tremblait légèrement. Ce simple mot était à peine prononcé qu'il rougissait déjà. Bien sûr, dis à tout le monde que t'as pleuré en quittant tes parents... Il n'avait pas la moindre envie qu'on le voit comme un enfant timide et fragile dès les premiers jours : dans son ancienne école, ce genre de garçons étaient les premiers à se faire humilier par les autres. Prenant une grande inspiration pour se ressaisir, il ajouta précipitamment :

"Tu t'appelles comment ?"

474 mots

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

15 mai 2025, 22:40
Panique Express
Je ne prêtais pas grande attention à lui jusqu’à ce que sa petite voix tremblante parvienne à mes oreilles pour me saluer. M’extirpant de mes pensées, je détache mon regard des plaines qui défilent sous nos yeux. Ce n’est qu’alors que je remarque ses joues qui s’empourpraient et ses yeux rougis. Je le comprenais, il avait certainement dû pleurer au moment de partir… quoi de plus normal quand tu quittes tes parents pour plusieurs mois ! Moi aussi parfois il m’arrivait d’avoir la larme à l’œil en pensant à eux. Moins maintenant mais à mes débuts à Poudlard, ça avait été difficile. Et je ne donnais pas plus de 12 ans au garçon en face de moi. Il devait donc être en première ou deuxième année… et a en juger par sa tenue vestimentaire, il n’était certainement pas né dans une famille sorciere, ce qui les séparait d’avantage, comme moi de la mienne.

- Torin Marshall, et toi ? je lui réponds dans un sourire amical. Je t’ai jamais vu au château… t’es nouveau ? Je préfère lui demander confirmation plutôt que de spéculer d’avantage sans avoir de réponse.

J’hésite à continuer la conversation, son accoutrement très clairement moldu et sa timidité me questionnent, me donnent envie d’en savoir plus sur lui. Mais peut-être que l’harceler de questions lui ferait peur, mieux vallait certainement le laisser venir à moi, le laisser parler uniquement s’il en avait envie. Je me contente alors simplement de sortir un mouchoir et lui tendre en lui adressant ce que j’espère être un mot de réconfort et lui faisant part de mon expérience.

- Faut pas avoir honte de pleurer tu sais… j’pleure aussi parfois, ma famille est tout pour moi alors elle me manque, c’est normal. Et puis personne ne peut te voir ici… profites-en, je conclue dans un sourire sincère en baissant mon regard vers mes mains. Enfin… y a d’autres endroits au château pour s’isoler quand on se sent pas terrible, mais on est jamais aussi au calme que dans ce train. C’est pour ça que je choisis toujours un compartiment vide… ou presque, j’ajoute en relevant de nouveau mes yeux vers lui. J’te montrerai, si tu veux. Je pense entre autres à quelques recoins du parc, les toilettes abandonnées et certains couloirs peu empruntés. On y est généralement au calme et hormis les toilettes abandonnées qui peuvent être un lieu assez étrange, ce sont des lieux sympas pour s’y ressourcer, se plonger dans ses souvenirs, ses pensées, se laisser aller. Un peu comme des safe place. N’hésite pas en tout cas si tu as besoin, je conclue en lui adressant un nouveau sourire toujours aussi sincère.

444 mots

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« Il en faut peu pour être heureux […] » Baloo

16 mai 2025, 17:15
Panique Express
"Andy." répond-t-il simplement, en évitant soigneusement tout contact visuel avec le garçon qui lui faisait face. "Oui, c'est ma première année."

À en juger la question, il comprenait bien que Torin était plus âgé : de combien, en revanche, il n'aurait pas su le dire. L'enfant ne prit toutefois pas la peine de poser la question, ne voulant pas importuner son camarade.

Andy sentit ses joues s'enflammer – bien qu'elles soient déjà rouges vives – en voyant que l'autre lui tendait un mouchoir. La honte, j'suis grillé. Fixant intensément le bout de ses baskets usées, comme si elles pouvaient lui révéler le sens de la vie, il accepta l'objet en bredouillant un faible "Merci". Il acquiesça ensuite d'un hochement de tête face aux paroles réconfortantes que Torin lui adressait.

Bien sûr, le Londonien se doutait que les élèves ressentait tous un pincement au coeur au moment de partir. Mais ce qu'il ne comprenait pas, c'était comment ils parvenaient à s'y faire. Ses parents n'avaient jamais envisagé de l'envoyer en internat – ils n'en avaient ni les moyens, ni l'envie – et il ne voyait pas l'intérêt d'un tel système.

"Pas b'soin", répond-t-il à la proposition du garçon. Même si celui-ci semblait sincèrement gentil, Andy n’avait aucune envie de passer pour une mauviette. Et encore moins d’avouer qu’il aurait, effectivement, sans doute besoin d’un endroit pour pleurer, tôt ou tard. "Mais c'est sympa d'proposer."

Sa respiration restait saccadée après les sanglots, et il regrettait de ne pas être seul dans le compartiment. Bien sûr, Torin avait l'air particulièrement gentil ; mais cela ne signifiait pas qu’Andy se sentait prêt à fondre en larmes devant lui.

"Le château... il est grand ?" ajouta-t-il pour détourner la conversation, sans avoir l'air de complètement envoyer son camarade sur les roses... tout en esquivant le sujet "je suis un petit garçon qui pleure quand il doit quitter ses parents".

314 mots

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

18 mai 2025, 16:30
Panique Express
Pourquoi évite-il tout contact visuel avec moi ? Je n’en sais que trop rien, peut-être pleure-t-il toujours ? Mais je respecte son choix et ne le forcerai pas. Je trouve ça déjà courageux et chouette de sa part de prononcer quelques mots.

- Enchanté Andy ! Et bienvenue alors, je lui réponds dans un sourire discret. J’suis en troisième année, je précise en me doutant qu’il devait certainement se poser la question sans oser la prononcer. J’espère que je l’ai mis un peu plus à l’aise mais… il n’en donne pas l’impression. Il est plutôt en train de devenir rouge tomate et fixe ses basquets comme si elles pouvaient disparaître d’un moment à l’autre. Ais-je dit quelque chose de mal ? J’ai simplement voulu me montrer amical… Je commence à ressasser dans ma tête de dont je lui ai parlé et m’en veut d’avoir peut-être un peu trop parlé lorsque son merci presque inaudible vient me rassurer.

Je vois toutefois bien qu’il est perdu et dans ses pensées et qu’il n’a visiblement pas envie de parler maintenant donc je me contente simplement de sourire et repose la tête contre la fenêtre. Désormais je vais le laisser venir à moi et je me promets d’essayer de ne pas trop parler lorsqu’il me lancera sur un sujet. Je suis bien sûr un peu déçu lorsqu’il me dit qu’il n’aura pas besoin que je lui montre les recoins tranquille du château, parce que je comprends que c’est faux et que c’est surtout qu’il n’en a pas envie, mais je n’en laisse rien paraître. Je me contente simplement de lui répondre un petit « De rien » assorti d’un clin d’œil. Et je pense qu’au fond de lui, il sait qu’il pourra venir me trouver s’il a besoin, le moment venu.

Je ferme les yeux quelques instants, me laissant porter par le roulis du train sur les rails, avant qu’il ne lance un nouveau sujet de conversation. Je rouvre immédiatement les yeux et me redresse sans mouvements brusques. Pour de vrai ? Il veut parler ? Bah ça alors je ne lui fait donc pas si peur, trop bien !

- Le château est grand oui… mais on s’y repère vite et très facilement ne t’en fais pas ! je m’empresse d’ajouter pour ne pas le stresser. Et puis lors de ton arrivée tu ne seras pas tout seul, vous serez guidés par la sous-directrice et après le banquet de bienvenue, les préfets, aka les responsables des élèves de chaque maison, vont te guider jusqu’à ta salle commune. Et puis après tu feras ces trajets tellement de fois qu’à force tu seras même presque capable de les faire les yeux bandés haha ! Il ne m’a fallu qu’une dizaine de jours pour m’y habituer et trouver mes repères. Je dis tout cela d’un air pensif en me remémorant mes premiers jours à Poudlard, ce n’était pas facile au début mais c’était si excitant ! Et les fantômes et les tableaux étaient aussi d’une grande aide pour se repérer, tout comme les autres élèves. J’avais beaucoup appréhendé, mais le château était vite devenu comme ma deuxième maison.

522 mots

4ARP (15 ans, Promo '47) | Spéciale | PR |#b06611 | Avatar par Astrid K. et Elam T.
« Il en faut peu pour être heureux […] » Baloo

18 mai 2025, 18:31
Panique Express
J'vais me perdre. Torin n'avait même pas eu le temps de finir sa phrase que l'enfant en était convaincu : il allait être totalement incapable de retrouver son chemin dans ce nouveau collège. Il n’avait déjà pas un sens de l’orientation très développé... Il sentit son cœur se serrer à l'idée d'être perdu dans les dédales d'un château terrifiant, peuplé de créatures fantastiques tout droit sorties de ses pires cauchemars. Andy s'apprêta à poser la question à son camarade, mais se ravisa à la dernière seconde : il s'était déjà ridiculisé en pleurant, et il était hors de question qu'il en rajoute en avouant ses peurs. D’autant que Torin semblait faire de son mieux pour le rassurer, parlant de ces fameux "préfets" – c'est quoi, d'ailleurs ? – censés les guider.

"Euh... ok... mais j'ai pas trop compris... c'est quoi une maison ? " demanda-t-il timidement, inquiet à l'idée d'agacer son camarade avec ses questions.

Il lui semblait avoir vu ce mot passer en feuilletant L'Histoire de Poudlard, mais n'y avait pas prêté attention, trop intéressé par le chapitre qui portait sur le plafond magique de la cantine – ou bien était-ce la Grande Salle ? Quoi qu’il en soit, il n’avait jamais rouvert ce livre depuis, lui préférant le manuel de sortilèges.

"Et... ça fait pas trop peur ?" ajouta-t-il presque indistinctement, trop timide pour oser poser la question à voix haute. "Parce que... y'a pas d'électricité, non ? "

Il avait lu quelque part que les sorciers n’étaient pas très portés sur la technologie moderne, et il s’inquiétait un peu de savoir comment il allait bien pouvoir se déplacer une fois la nuit tombée. Il existait sûrement un sortilège pour voir dans le noir, mais que se passerait-il s’il n’arrivait pas à l’apprendre ? Andy n’avait pas spécialement peur du noir, mais devoir vivre dans l’obscurité à partir d’une certaine heure ne le rassurait pas du tout – surtout s'il se retrouvait face à une quelconque créature de l'ombre.

"Et aussi..." s'apprêta-t-il à ajouter, avant de s'interrompre, les joues en feu. "Est-ce qu'il y a des... des monstres dans le château ?"

Bon, c'est dit. Il préférait en avoir le coeur net, quitte à devoir avouer sa peur à Torin.

373 mots
Pardon pour ce Andy un peu trop tendu :wise:

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

7 sept. 2025, 00:33
Panique Express
Le jeune garçon aux cheveux blonds semblait toujours nerveux malgré mes multiples tentatives de le rassurer. Je me sens un peu mal de voir que je l’enfonce potentiellement plus qu’il ne l’était avant que je commence à parler. Mais il semble malgré tout s’intéresser à ce que je lui dit, de forçait-il ou tentait-il en vain de se rassurer ?

- Une maison c’est… en gros quand on arrive à Poudlard, on est répartis entre quatre grands groupes d’étudiants selon notre personnalité, nos valeurs : Poufsouffle, Gryffondor, Serdaigle et Serpentard. Ce sont les maisons. Chaque maison est composée d’élèves de première à la septième année et à un endroit du château qui lui est dédié : les salles communes. Ce sont des salles qui ne sont accessibles qu’aux élèves appartenant à la maison correspondante dans lesquels on y trouve un salon, les dortoirs, parfois des petits bibliothèques ou espaces de travail et de détente. Au sein de chaque maison on est comme une grande famille qui partageons plus ou moins les mêmes valeurs et les mêmes centres d’intérêt. Je fais une petite pause pour m’assurer qu’il suive, que je ne le perde pas trop. Et chaque maison a un directeur de maison, peut-être que le terme de professeur référent te parlera plus ? qui est l’un des professeurs de Poudlard en charge de maintenir l’ordre et la discipline parmi les élèves de sa maison. C’est aussi lui qui organise des activités dans la maison et vers qui se tourner si tu as un problème. Ces directeurs de maisons sont secondés par deux préfets, qui sont deux élèves de la maison élus pour représenter leur maison et aider le directeur de maison dans ses tâches, comme la discipline etc. Est-ce que c’est un peu plus clair ? N’hésite pas à me dire si je t’embrouille !

J’attends quelques instants en essayant de me remémorer les autres questions qu’il m’a posé et pour le laisser assimiler la tonne d’informations qui lui tombe dessus. Je lui adresse un sourire pour le mettre en confiance car au ton de sa voix qui était à peine audible, j’ai cru comprendre que c’était un grand timide.

- Et pour ce qui est de l’éclairage, il n’y a pas d’éléctricité non en effet, mais on utilise des sortilèges pour créer de la lumière et il y a aussi des torches et des bougies, c’est bien éclairé surtout quand il fait jour ! Et puis de toute façon la nuit s’est interdit de se balader dans le château. Mais ça ne fait pas trop peur non haha, je réponds en riant doucement. Impressionant, ça oui au début, mais après ça devient ton chez toi, il n’y a pas de quoi avoir peur ! Et il y a des créatures magiques, mais ce sont loin d’être des monstres ! Mais je vois bien qu’il est inquiet, aussi, je sors ma baguette de mon sac et lance un Lumos pour en allumer l’extrémité. C’est un sortilège que tu apprendras rapidement, ça te permet de te servir de ta baguette comme une lampe torche. Avec ça tu es sur d’avoir toujours de la lumière avec toi ! j’annonce d’un air jovial avant de prononcer le contre-sort pour l’éteindre.

Je la pose ensuite à côté de moi sur la banquette et souris à mon camarade avant de jeter un rapide coup d’œil par la fenêtre. Le temps défile vite et le paysage aussi ! Lorsque le chariot de Mme Réglisse passe, je saute sur l’occasion pour créer une distraction. Peut-être que cela lui permettra de se changer les idées et commencer à voir un peu des trucs cools du monde magique ? J’achète quelques chocogrenouilles et autres friandises avec le peu d’argent de poche que j’ai pour le voyage et incite mon camarade à en faire de même.

Mes plus plates excuses pour ce retard !

4ARP (15 ans, Promo '47) | Spéciale | PR |#b06611 | Avatar par Astrid K. et Elam T.
« Il en faut peu pour être heureux […] » Baloo

9 mai 2026, 17:00
Panique Express
Toutes ces explications l'embrouillaient plus qu'autre chose. Andy regrettait amèrement de ne pas avoir lu avec plus d'attention L'Histoire de Poudlard quand il l'avait acheté. Il avait du mal à comprendre ce que Torin entendait par ses "valeurs": y avait-il une maison pour les enfants timides qui ne comprenaient rien à ce monde ? Cependant, il n'avait pas envie de déranger davantage son camarade avec toutes les questions qui lui venaient à l'esprit. La description que Torin lui faisait des salles communes l'enthousiasmait : ce château était certes beaucoup trop loin de sa maison, mais cela avait l'air d'être un endroit très plaisant. Il se sentait légèrement rassuré, et le noeud dans sa gorge semblait se dénouer peu à peu. Avec un peu de chance, sa voix serait un peu plus audible.

"D'accord..." se contenta-t-il de dire, sans savoir laquelle de ses questions était la plus importante. "Et comment on choisit notre maison ?"

Andy s'inquiétait à l'idée de devoir présenter ses qualités et défauts publiquement – mais par quels autres moyens l'administration serait-elle capable de connaître assez précisément sa personnalité pour l'envoyer dans l'une de ces maisons ? Il avait beau se creuser le cerveau, l'organisation de l'école lui donnait mal au crâne.

Il écarquilla les yeux en voyant son camarade sortir sa baguette et lancer un sort. Wow. C'était la première fois qu'il voyait un enfant de son âge faire de la magie, et il ne savait pas quoi en penser. Ne sachant pas quoi répondre, et toujours trop impressionné pour prononcer un mot, il se contenta d'un hochement de tête avant de reprendre son observation du paysage, qui était de moins en moins urbain. Andy, qui n'avait connu que l'air pollué de Londres et le tumulte de la ville, était ébahi face aux étendues verdoyantes qu'il avait sous les yeux – si bien qu'il mit quelques secondes à émerger avant de réaliser que Torin cherchait à attirer son attention. Se détachant du paysage, il contempla les sucreries inconnues qui s'étalaient sous son regard, dans un chariot tenu par une dame qu'il n'avait pas vue arriver. Même si ses parents lui avaient acheté un sandwich dans un commerce de la gare, qu'il conservait précieusement dans sa sacoche, Andy mourrait d'envie de gouter l'une des grenouilles en chocolat, ou encore ce qui semblait être des bonbons à la citrouille. Cependant, il n'avait que quelques pièces moldues dans les poches, et il s'était fait à l'idée que celles-ci étaient inutilisables dans ce nouveau monde. Penaud, il se contenta de décliner poliment l'offre de la sorcière. Après son départ, il ajouta pour s'expliquer : "J'ai déjà un sandwich."

437 mots
Pardon pour ce retard !

Deuxième année (2050-2051) | seagreen