Une traque mentale
MERCREDI 4 MAI 2050
15H23, AU LAC
@Narcisse Brando
15H23, AU LAC
@Narcisse Brando
Orion avait la bougeotte. Il l'avait eue toute la journée, si bien que ç'en devenait insupportable. Il n'avait pas réussi à se concentrer une seconde, à isoler une seule pensée et même à se poser dans le silence, chose rare. Il connaissait ce sentiment ; il devait se défouler, et vite. Depuis qu'il avait acquis la capacité à se faire des souvenirs, Orion avait toujours été accro au sport et il ne savait pas passer une seule journée sans en pratiquer au moins un peu. Cela avait formé son corps svelte et athlétique et avait rythmé sa croissance. Alors, il savait pertinemment ce qu'il avait à faire. Assis sur l'un des canapés de la salle commune, un garçon dont il ne connaissait même pas le prénom lui parlait de son devoir d'Études des Runes qu'il n'arrivait pas à finir, mais il ne l'écoutait même pas. Pire, il ne le regardait pas. Alors, sans aucun scrupule, il se leva, roula des yeux et quitta la pièce, le laissant bouche bée, sa phrase en suspens. Qu'est-ce que j'en ai à faire de... Il parlait de quoi, déjà ? Le Serpent n'était pas particulièrement dans un mauvais jour, mais il n'aurait pas réussi à tenir une conversation tant son envie inébranlable de sortir était forte. Il rentra dans son dortoir et se changea pour aller courir. Un vieux t-shirt et short de sport sur le dos, il laça ses chaussures de course, prit sa baguette — une vieille habitude qu'il avait développée quand il s'aventurait dans des lieux plus escarpés — et s'enfuit des cachots. En traversant la salle commune, il aperçut le garçon qui lui parlait mais ce dernier avait déjà trouvé une autre cible. Tant mieux, il ne le ralentirait pas dans sa fuite.
Orion se sentit enfin respirer quand la chaleur printamnière caressa son visage, quittant une bonne fois pour toute l'enceinte du château. Il ne faisait pas particulièrement chaud, mais il ne pleuvait pas, rendant le temps tout à fait adéquat pour qu'il se livre à ses envies. Le garçon trottina d'abord doucement pour atteindre les abords du lac, histoire de s'échauffer un peu. Il passa devant le Cromlech, parcourut quelques zones boisées avant d'atteindre enfin la rive. Les oiseaux chantaient, le temps était parfait, Orion souffla. Il pouvait déjà sentir que son corps se détendait alors que l'endorphine commençait doucement à se libérer dans ses veines. Comme toujours, il avait une montre à son poignet qu'il utilisait en guise de chronomètre et, au même moment où il commença à courir avec un rythme plus soutenu, il le déclencha. Il se sentait d'humeur à performer et la seule chose qui pouvait l'arrêter aurait été une racine traître sur son chemin.
Il entama sa course vivement, prêtant une attention toute particulière à sa respiration. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Il filait rapidement à travers les bois. Pourtant, il n'était pas aussi serein qu'il l'aurait souhaité. Pour une raison inconnue, sa nuque le picotait. Il avait d'abord tenté de l'ignorer, gardant ses yeux rivés vers l'horizon. Mais le sentiment persistait. Quelqu'un l'espionnait, il le sentait. Orion se risqua à jeter un coup d'œil derrière lui et ce qu'il aperçut lui glaça le sang.
Quelqu'un courait derrière lui. Ha ! Il le savait.
Fronçant les sourcils, il dut se forcer de remettre son regard vers l'avant s'il ne voulait pas trébucher sur un relief inattendu. Néanmoins, il pouvait continuer de sentir l'ombre dans son dos. Il courait rapidement, le regard sans cesse jeté par-dessus son épaule, ses yeux traquant la silhouette. Son souffle court trahissait son inquiétude, et ses gestes nerveux révélaient une peur tenace de sentir les pas de l'inconnu se rapprocher de lui. Il accéléra la cadence. Soudain, un éclair de raison traversa son esprit. Le type de la salle commune. Mais oui, bien sûr. Ainsi, il avait donc été réellement vexé qu'il le fuit et venait pour se venger sur le garçon ? Pathétique. Ça n'allait pas se passer comme ça.
Il maintenait son rythme effréné mais il n'allait pas pouvoir le faire indéfiniment. Alors, une idée surgit dans son esprit. D'un coup sec, il vira sur la droite et alla se terrer un peu plus loin derrière quelques buissons. Patient, il sortit sa baguette de sa poche et attendit que la silhouette atteigne sa hauteur. L'inconnu voulait le chercher ? Il allait le trouver. Et, quand le garçon passa devant lui, Orion rassembla toute sa hargne, pointant sa baguette vers le garçon.
« Crocus Malis » souffla-t-il.
Sa cible fut victime d'un croche-pied invisible, le faisant tomber automatiquement au sol. Fusant vers lui, Orion arriva à sa hauteur, la baguette tendue sur sa victime. Peu physionomiste, il n'aurait sû vraiment dire s'il s'agissait réellement du garçon de la salle commune — bien que celui qui était à terre avait visiblement l'air d'avoir les cheveux beaucoup plus foncés, mais Orion ne s'en formalisa pas. Quoiqu'il en soit, il s'en fichait. Son intention était malsaine, il en était certain.
« Tu es qui ? Pourquoi tu me suis ? » demanda-t-il, méfiant.
J'espère que cela te convient pour un début !
850 mots
Couleur RP : #789586 - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Alpha Suprême des Enfants de Fenrir [Le Melon] | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Une traque mentale
Je ne suis pas entièrement convaincu par mon nouvel entraînement. L'idée d'alterner entre un duel et un jogging, autant que je le peux, me paraissait être plutôt productif à la base. Mais devoir interrompre le duel pour aller courir dehors... j'avoue que au final, c'est plus frustrant qu'autre chose. Mon corps n'a pas terminé l'effort précédent, mon organisme est toujours en mode duel. Mon regard parcourt encore les alentours, l'adrénaline me portant davantage que d'habitude. Secouant les épaules, je porte quelques coups de poing dans le vide en bondissant à droite et à gauche. Je me repositionne, lance quelques jabs, avant de reprendre ma petite course.
Les picotements dans mon corps ne s'arrêtent pas. Ils me supplient de me défouler, de trouver une manière de tout libérer. Et avant même que je ne puisse y réfléchir, ma baguette se retrouve dans ma main. Je pourrais lancer quelques sorts dans le vide, je pourrais lancer un petit Protego pour m'épuiser un peu, tirer un peu sur la corde.
Plongé dans mes pensées, je n'accorde pas d'importance aux picotements que ma nuque me renvoie au moment où je m'approche d'un buisson. Mes pensées s'essayant désespérément à trouver une solution pour me calmer un peu, je ne fais pas du tout attention à ce qui se passe sous mes yeux.
"Mh ?"
Mon corps ressent la magie avant que mon corps n'ait le temps de proprement réagir. Les réflexes agissent d'eux-mêmes, et mes muscles se relâchent d'un coup, pour encaisser le choc éventuel. Expirant tout l'air de mes poumons, mes mains arrivent à mon visage pour le protéger, mon corps s'enroule sur lui-même, me permettant d'exécuter une roulade de réception. Davantage confus que méfiant, je reste accroupi, baguette en main, mais baissée au niveau du sol.
L'arrivée d'un de mes camarades m'arrache un sourire soulagé. Ah, voilà le lanceur du sort ! Le pourquoi du comment ne m'intéresse pas, et je lève ma main vide de baguette pour commencer à le saluer, avant d'être interrompu.
"Heh ? Moi ?"
Je regarde derrière moi, sans trop de raison particulière, avant de me désigner de l'index, l'air totalement confus. L'instant d'après, battant des paupières, je redirige cet index sur mon nouvel ami, de plus en plus égaré.
"Euh, moi c'est Narcisse, Narcisse Brando ! Mais j'te suivais ? J'ai pas fait attention désolé !"
Les picotements dans mon corps ne s'arrêtent pas. Ils me supplient de me défouler, de trouver une manière de tout libérer. Et avant même que je ne puisse y réfléchir, ma baguette se retrouve dans ma main. Je pourrais lancer quelques sorts dans le vide, je pourrais lancer un petit Protego pour m'épuiser un peu, tirer un peu sur la corde.
Plongé dans mes pensées, je n'accorde pas d'importance aux picotements que ma nuque me renvoie au moment où je m'approche d'un buisson. Mes pensées s'essayant désespérément à trouver une solution pour me calmer un peu, je ne fais pas du tout attention à ce qui se passe sous mes yeux.
"Mh ?"
Mon corps ressent la magie avant que mon corps n'ait le temps de proprement réagir. Les réflexes agissent d'eux-mêmes, et mes muscles se relâchent d'un coup, pour encaisser le choc éventuel. Expirant tout l'air de mes poumons, mes mains arrivent à mon visage pour le protéger, mon corps s'enroule sur lui-même, me permettant d'exécuter une roulade de réception. Davantage confus que méfiant, je reste accroupi, baguette en main, mais baissée au niveau du sol.
L'arrivée d'un de mes camarades m'arrache un sourire soulagé. Ah, voilà le lanceur du sort ! Le pourquoi du comment ne m'intéresse pas, et je lève ma main vide de baguette pour commencer à le saluer, avant d'être interrompu.
"Heh ? Moi ?"
Je regarde derrière moi, sans trop de raison particulière, avant de me désigner de l'index, l'air totalement confus. L'instant d'après, battant des paupières, je redirige cet index sur mon nouvel ami, de plus en plus égaré.
"Euh, moi c'est Narcisse, Narcisse Brando ! Mais j'te suivais ? J'ai pas fait attention désolé !"
Une traque mentale
Orion ne manqua pas d'afficher un regard surpris quand l'inconnu sembla complètement confus face à ce qu'il venait de lui arriver. Pourquoi agissait-il aussi innocemment ? Il devait pertinemment savoir qu'il le suivait, il faisait simplement semblant. Visiblement, il était plus vicieux qu'il ne le pensait. Le Serpent se reprit alors rapidement et ses sourcils se froncèrent à nouveau, guettant le visage de sa victime pour sonder sa sincérité. Voyant que le garçon ne semblait pas vouloir l'attaquer en retour, Orion baissa sa baguette, mais ne la rangea pas pour autant.
« Oui, toi ! Narcisse... » dit-il de manière plus virulente qu'il ne l'aurait voulu, le cœur encore battant d'avoir cru être poursuivi.
Narcisse. Ce nom ne lui disait rien qui vaille. Les noms étaient souvent le reflet de l'âme et pour avoir un tel prénom, il fallait avoir un sacré melon. L'écossais n'en était pas encore certain, mais il ne pouvait se tromper ; la pipelette de la salle commune avait été touché dans son égo, et son narcissisme l'avait mené à le poursuivre. C'était la seule piste plausible. Pourquoi aurait-il emprunté tous les mêmes chemins que le garçon s'il en était autrement ? Toujours méfiant, les yeux sombres, il continua.
« Et bien sûr que si, tu me suivais. Je t'ai vu. » l'accusa-t-il. « Et n'essaie pas de faire l'innocent comme ça. Tout ça parce que j'ai pas voulu entendre ton histoire barbante ? Par Merlin, c'est ridicule. »
Il cracha ses derniers mots avec du venin, pour lui faire bien comprendre qui était le maître de la situation. De toute façon, lui était au sol et Orion était debout, donc il n'avait rien à craindre. Il s'accroupit ensuite à ses côtés, les yeux plissés et sa main fermement cramponnée à sa baguette, prêt à toute tentative de fuite du dégénéré.
« Maintenant » commença-t-il « Tu vas me dire pourquoi tu me suivais. Et ne te moque pas de moi, je te préviens. Je n'aime pas les menteurs. »
Son regard était dur, mais le pauvre garçon était simplement victime de sa propre paranoïa — ou bien de son égocentrisme ? La question pouvait prêter à débat. Désormais, la seule issue pour Narcisse était probablement d'avouer un crime qu'il n'avait pas commis... Ou bien encore de trouver une issue autrement. Quoiqu'il en était, Orion n'était pas prêt de le laisser s'en sortir comme ça, ou du moins sans avoir satisfait son besoin de validation.
@Narcisse Brando, toutes mes excuses pour ce délai !
410 mots
Couleur RP : #789586 - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Alpha Suprême des Enfants de Fenrir [Le Melon] | Bout De Laitue à ses heures perdues...
« Oui, toi ! Narcisse... » dit-il de manière plus virulente qu'il ne l'aurait voulu, le cœur encore battant d'avoir cru être poursuivi.
Narcisse. Ce nom ne lui disait rien qui vaille. Les noms étaient souvent le reflet de l'âme et pour avoir un tel prénom, il fallait avoir un sacré melon. L'écossais n'en était pas encore certain, mais il ne pouvait se tromper ; la pipelette de la salle commune avait été touché dans son égo, et son narcissisme l'avait mené à le poursuivre. C'était la seule piste plausible. Pourquoi aurait-il emprunté tous les mêmes chemins que le garçon s'il en était autrement ? Toujours méfiant, les yeux sombres, il continua.
« Et bien sûr que si, tu me suivais. Je t'ai vu. » l'accusa-t-il. « Et n'essaie pas de faire l'innocent comme ça. Tout ça parce que j'ai pas voulu entendre ton histoire barbante ? Par Merlin, c'est ridicule. »
Il cracha ses derniers mots avec du venin, pour lui faire bien comprendre qui était le maître de la situation. De toute façon, lui était au sol et Orion était debout, donc il n'avait rien à craindre. Il s'accroupit ensuite à ses côtés, les yeux plissés et sa main fermement cramponnée à sa baguette, prêt à toute tentative de fuite du dégénéré.
« Maintenant » commença-t-il « Tu vas me dire pourquoi tu me suivais. Et ne te moque pas de moi, je te préviens. Je n'aime pas les menteurs. »
Son regard était dur, mais le pauvre garçon était simplement victime de sa propre paranoïa — ou bien de son égocentrisme ? La question pouvait prêter à débat. Désormais, la seule issue pour Narcisse était probablement d'avouer un crime qu'il n'avait pas commis... Ou bien encore de trouver une issue autrement. Quoiqu'il en était, Orion n'était pas prêt de le laisser s'en sortir comme ça, ou du moins sans avoir satisfait son besoin de validation.
@Narcisse Brando, toutes mes excuses pour ce délai !
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Une traque mentale
Toujours accroupi, sans m'emporter un seul instant, sans une émotion par-dessus l'autre, je sens ma tête imperceptiblement pencher sur le côté lorsqu'il répète mon prénom. Fléchissant quelque peu les sourcils, perplexe. Oui, c'est moi ? Moi ? Y'a quoi ? J'écoute patiemment, dévoré par la curiosité de savoir ce qu'il me veut. Je ne réagis pas à son côté virulent, ça ne m'atteint pas, je suis juste intrigué de la suite. Et amusé, même, comme le démontre mon sourire calme et patient.
La suite de son discours, en revanche, ne manque pas d'accroître mon incompréhension. Encore une fois, je regarde autour de moi, pour être certain qu'il parle bien de moi, et seulement de moi. Apparemment, il a l'air... Et surtout, mon histoire barbante ? Mais... qui est ce gars ? Je demeure bel et bien bouche-bée, les sourcils froncés sous l'incertitude, en prenant grand soin d'écouter chacun de ses mots, au cas où il finirait par éclaircir les choses. Mais non. Il termine, il laisse le silence, et j'ai beau attendre cinq, dix, puis quinze secondes, et il ne reprend pas.
J'inspire pour me préparer, mon regard allant de haut en bas, je réfléchis de toutes mes forces pour essayer de comprendre.
"Je..."
Ma main vide vient se déposer au niveau de mes lèvres, pour glisser sur mon menton, tandis que la pointe de ma baguette, dans mon autre main, tapote sur ma jambe, d'un air distrait.
"Mais... mon... histoire barbante ? De quoi ? Quelle histoire ? On s'est parlé quand ?"
Le questionnement est absolument réel, alors que la main sur mon visage part frotter ma nuque, comme si elle essayait d'extraire des souvenirs inexistants.
"Je... tu veux que j'te dise que j'te suivais, mais j'peux pas dire un truc qu'est pas vrai ! J'sais même pas qui t'es mec ! J'faisais juste mon jogging moi, j'aime bien passer par là héhé !"
Désormais tranquillisé, je dépose dans un petit rire cristallin mon coude sur mon genou pour laisser ma tête reposer sur ma main libre. Je souris à mon nouvel ami, rougissant légèrement sous le plaisir simple de cette interaction inattendue. C'est cool de rencontrer des nouvelles personnes !
La suite de son discours, en revanche, ne manque pas d'accroître mon incompréhension. Encore une fois, je regarde autour de moi, pour être certain qu'il parle bien de moi, et seulement de moi. Apparemment, il a l'air... Et surtout, mon histoire barbante ? Mais... qui est ce gars ? Je demeure bel et bien bouche-bée, les sourcils froncés sous l'incertitude, en prenant grand soin d'écouter chacun de ses mots, au cas où il finirait par éclaircir les choses. Mais non. Il termine, il laisse le silence, et j'ai beau attendre cinq, dix, puis quinze secondes, et il ne reprend pas.
J'inspire pour me préparer, mon regard allant de haut en bas, je réfléchis de toutes mes forces pour essayer de comprendre.
"Je..."
Ma main vide vient se déposer au niveau de mes lèvres, pour glisser sur mon menton, tandis que la pointe de ma baguette, dans mon autre main, tapote sur ma jambe, d'un air distrait.
"Mais... mon... histoire barbante ? De quoi ? Quelle histoire ? On s'est parlé quand ?"
Le questionnement est absolument réel, alors que la main sur mon visage part frotter ma nuque, comme si elle essayait d'extraire des souvenirs inexistants.
"Je... tu veux que j'te dise que j'te suivais, mais j'peux pas dire un truc qu'est pas vrai ! J'sais même pas qui t'es mec ! J'faisais juste mon jogging moi, j'aime bien passer par là héhé !"
Désormais tranquillisé, je dépose dans un petit rire cristallin mon coude sur mon genou pour laisser ma tête reposer sur ma main libre. Je souris à mon nouvel ami, rougissant légèrement sous le plaisir simple de cette interaction inattendue. C'est cool de rencontrer des nouvelles personnes !
Une traque mentale
Orion fronça les sourcils. Narcisse avait l'air de se... moquer de lui ? Ses lèvres s'étaient étiré en un sourire amusé, ce qui ne plaisait pas du tout au Serpentard. Il était en train de lui manquer de respect et, par dessus le marché, il n'avait même pas l'air de s'en rendre compte. Finalement, Orion regretta de ne pas l'avoir écouté plus tôt en salle commune ; il se serait rendu compte de la menace qui se trouvait face à lui bien avant leur altercation.
Continuant d'ignorer royalement les faits et les mensonges ne cessant de quitter ses lèvres, Narcisse bravait les propos d'Orion un à un. En vérité, si Orion s'était un peu concentré sur autre chose que ses pensées, il aurait sans doute perçu la sincérité dans ses paroles mais à la place, il commençait doucement à perdre patience. Pourquoi ne voulait-il pas simplement avouer qu'il l'avait suivi ? Il rapprocha sa baguette un peu plus du visage du garçon et souffla.
« Arrête de mentir » siffla-t-il. « En salle commune, tout à l'heure, tu m'as parlé de ton devoir de je-sais-plus-quoi, avoue-le. Et je ne t'ai pas écouté, alors maintenant tu te retrouves ici à me suivre comme un gros frappadingue ! Pour m'attaquer ou quelque chose comme ça, non ? »
L'histoire d'Orion n'avait ni queue ni tête et devait laisser son interlocuteur bien confus. Seulement, il n'était pas prêt à lâcher le morceau, bien trop convaincu par sa propre imagination. De sa main encore libre, il attrapa le col du t-shirt du garçon, les lèvres pincées.
« Mais on me la fait pas, à moi, Narcisse. Je sais pas qui t'es non plus mais t'inspires rien de bon, mec. »
Il le fixait d'un air qui se voulait menaçant ; au fond, avoir dit ses termes à voix haute commençait doucement à lui faire se rendre compte de la bêtise de ses propos. Pour autant, le sourire qui arborait les lèvres de la victime de sa folie ne faisait qu'alimenter son impulsivité et il n'arrivait pas à ne plus se sentir menacé.
« Pff, Narcisse en plus » se moqua-t-il. « Avec un prénom pareil, c'est sûr que tu dois tout faire résorber autour de ton petit monde. »
Il lâcha son col et s'écarta en se relevant.
« Et puis, si, vraiment, tu ne me suivais pas, tu trouves pas ça un peu bizarre de prendre le même chemin que quelqu'un que tu connais pas à tout moment ? Moi, je dirais que c'est un truc de psychopathe, un peu, non ? »
@Narcisse Brando, ohlala, tout mes excuses pour ce délai de réponse !
431 mots
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Continuant d'ignorer royalement les faits et les mensonges ne cessant de quitter ses lèvres, Narcisse bravait les propos d'Orion un à un. En vérité, si Orion s'était un peu concentré sur autre chose que ses pensées, il aurait sans doute perçu la sincérité dans ses paroles mais à la place, il commençait doucement à perdre patience. Pourquoi ne voulait-il pas simplement avouer qu'il l'avait suivi ? Il rapprocha sa baguette un peu plus du visage du garçon et souffla.
« Arrête de mentir » siffla-t-il. « En salle commune, tout à l'heure, tu m'as parlé de ton devoir de je-sais-plus-quoi, avoue-le. Et je ne t'ai pas écouté, alors maintenant tu te retrouves ici à me suivre comme un gros frappadingue ! Pour m'attaquer ou quelque chose comme ça, non ? »
L'histoire d'Orion n'avait ni queue ni tête et devait laisser son interlocuteur bien confus. Seulement, il n'était pas prêt à lâcher le morceau, bien trop convaincu par sa propre imagination. De sa main encore libre, il attrapa le col du t-shirt du garçon, les lèvres pincées.
« Mais on me la fait pas, à moi, Narcisse. Je sais pas qui t'es non plus mais t'inspires rien de bon, mec. »
Il le fixait d'un air qui se voulait menaçant ; au fond, avoir dit ses termes à voix haute commençait doucement à lui faire se rendre compte de la bêtise de ses propos. Pour autant, le sourire qui arborait les lèvres de la victime de sa folie ne faisait qu'alimenter son impulsivité et il n'arrivait pas à ne plus se sentir menacé.
« Pff, Narcisse en plus » se moqua-t-il. « Avec un prénom pareil, c'est sûr que tu dois tout faire résorber autour de ton petit monde. »
Il lâcha son col et s'écarta en se relevant.
« Et puis, si, vraiment, tu ne me suivais pas, tu trouves pas ça un peu bizarre de prendre le même chemin que quelqu'un que tu connais pas à tout moment ? Moi, je dirais que c'est un truc de psychopathe, un peu, non ? »
@Narcisse Brando, ohlala, tout mes excuses pour ce délai de réponse !
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Une traque mentale
Mais what ?
Sans me démonter, toute mon attention concentrée sur mon incompréhension, je suis le mouvement de sa baguette en reculant autant qu'elle avance. Sans détacher mes pieds du sol, simplement en basculant mon tronc en arrière, et sans que mes yeux ne quitte mon nouvel ami fort bouleversé. Je vois trouble lorsqu'il me parle de salle commune. Mais, il a mon âge, ou à peu près, et je ne l'aurais jamais vu à Poufsouffle ? C'est proprement IMPOSSIBLE ! C'est quoi cette histoire ? Il me confond avec quelqu'un d'autre ?
Je ne réagis pas le moins du monde lorsqu'il me saisit pas le col du t-shirt, au contraire même, je me détends encore davantage. Mon corps sait exactement comment réagir, et il se relaxe pour anticiper une attaque éventuelle. Il est cependant hors de question que je réagisse avant qu'il ne se passe quoi que ce soit. Ce pauvre garçon a l'air véritablement bouleversé.
Cependant, lorsqu'il mentionne la mauvaise signification de mon prénom, je renonce à toute réflexion en répondant du tac au tac.
"Mais une narcisse c'est une fleur !"
Je souris, véritablement désemparé, lorsqu'il me lâche. Bon, de toute évidence, un profond quiproquo régnait entre nous. Comment résoudre tout cela ?
Papa aurait certainement réussi à désamorcer la situation avec de belles paroles bien naturelles, probablement en s'excusant même pour quelque chose qui n'avait pas fait. Mettant entièrement son ego de côté, il aurait flatté involontairement celui de son interlocuteur, pour finalement recoller les morceaux avec joie et bonne humeur ! Et tout aurait fini sur une belle poignée de main.
Claire aurait savamment perturbé ce garçon, en jouant avec les mots, en visant exactement où il le fallait. Mettant à jour et soulignant les incohérences, il aurait certainement fini par lui-même s'excuser, balbutiant sous le tournis de l'intelligence de ma marraine !
Et maman... euh, elle aurait certainement brisé son bras. En un éclair, avant de se détourner.
Bon. Je ne suis pas mon père. Je ne peux pas comprendre comme lui ce que ressent mon nouvel ami, par conséquent, je ne peux pas lui dire exactement ce qu'il veut entendre. Je ne suis pas Claire, je suis loin d'être aussi malin qu'elle ! Je n'ai aucune idée de quoi dire pour m'en tirer. Et même si j'aurais pu facilement briser la main du garçon lorsqu'il m'a attrapé par le col, il était hors de question que je réagisse comme maman.
Non, j'allais juste parler sans réfléchir, et les choses s'arrangeront d'elles-mêmes si je dis la vérité ! J'inspire un grand coup, et me redresse, en posant mes mains sur mes hanches.
"Mais mec, j'te jure, j't'ai jamais vu dans ma salle commune !! J'ai parlé avec personne d'un... d'un devoir aujourd'hui, j'étais au club de duel tout à l'heure moi ! Et en vrai désolé si j't'ai suivi, j'étais plongé dans mes pensées j'ai juste pas vu que j'étais derrière quelqu'un, j'aime bien passer par là, j't'avais même pas vu !"
Mes bras reviennent sur ma poitrine pour se croiser, alors que je secoue la tête avec une moue perplexe, la tête penchée sur le côté.
"Franchement mec, j'pense que tu m'confonds avec quelqu'un... J'aurais jamais voulu t'attaquer, c'est méchant ça."
Une petite inspiration, et un sourire, mon index se lève vers le ciel, sans que ma main ne se détache de mon bras.
"Moi, j'pense que t'as pensé que j'te suivais, alors qu'en fait j'faisais juste mon p'tit jogging sans faire attention ! Désolé d't'avoir fait peur si jamais par contre !"
Une traque mentale
Mais il se fout de moi, non ? Était-ce possible qu'il en soit autrement ? Non, il ne pouvait pas faire erreur sur la personne. Il ne pouvait pas se tromper, tout simplement. Cela ne faisait pas partie de son vocabulaire. Mais il était vrai qu'à bien y regarder, la chevelure du garçon de sa salle commune était plus claire et le grain de sa voix n'était pas exactement le même... Et lui venait du club de duel ? Ça ne concordait pas, visiblement. Intérieurement, Orion grimaça ; il n'avait pas du tout envie de se tromper, encore moins se ridiculer face à ce garçon à l'air benêt et au sourire respirant la bienveillance — ou la stupidité, tout dépendant du point de vue. Et, bon sang, pourquoi ne s'arrêtait-il pas de sourire, d'ailleurs ? Il était heureux d'avoir été envoyé au sol, ou bien ?
Orion plaça ses mains sur ses hanches, visiblement confus. Il n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait le plus dans la situation et c'était... troublant. Le Serpent ne se remettait jamais en question — ou presque. Il haussa les épaules.
« Mouais, dans la mythologie, c'est aussi un pauvre mec qui s'est noyé parce qu'il est tombé amoureux de son reflet, surtout... La fleur, c'est après. Être narcissique, ça te dit quelque chose ? »
Toujours sceptique, il le jaugeait d'un œil inquisiteur.
« Mais bon, quand même... » dit-il d'abord tout bas, plus à lui-même qu'à Narcisse. « Enfin, je reste sur mes positions, avoue que la situation est bizarre. Tu vas me dire que tu n'es pas de Serpentard alors ? » reprit-il avec une voix plus déterminée.
Il avait parlé du club de duel. Orion se remit à froncer les sourcils, cherchant dans sa mémoire une image du garçon. Lui-même aimait à fréquenter le club, il l'avait probablement croisé, non ? Narcisse, Narcisse... Sûrement. Potentiellement. Il existait une chance, en réalité, que ce garçon n'ait rien à voir avec la menace de sa salle commune — en était-ce réellement une, à présent ?
« Bon, d'accord » conclut-il. « Je veux bien te croire. Mais mon gars, c'est vraiment hyper chelou de suivre les gens comme ça. Je pense que ça, tu peux au moins l'avouer. »
Orion avait envie de se baffer. Il s'avouait vaincu, comme ça, donc ? Il était d'un ridicule. Mais il commençait à être sérieusement agacé par la situation et même s'il était sûr qu'il existait une part de vérité dans sa version, il savait que celle du jeune homme était plus raisonnable — et au moins, moins terrifiante que celle qu'il s'efforçait de croire. Toutefois, et sans aucune chaleur pour autant, il lui tendit la main pour l'aider à le relever ; après tout, c'était lui qui l'avait fait trébucher sur ses propres pieds.
« Orion » siffla-t-il simplement.
@Narcisse Brando, ton Narcisse me fait beaucoup trop rire
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Orion plaça ses mains sur ses hanches, visiblement confus. Il n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait le plus dans la situation et c'était... troublant. Le Serpent ne se remettait jamais en question — ou presque. Il haussa les épaules.
« Mouais, dans la mythologie, c'est aussi un pauvre mec qui s'est noyé parce qu'il est tombé amoureux de son reflet, surtout... La fleur, c'est après. Être narcissique, ça te dit quelque chose ? »
Toujours sceptique, il le jaugeait d'un œil inquisiteur.
« Mais bon, quand même... » dit-il d'abord tout bas, plus à lui-même qu'à Narcisse. « Enfin, je reste sur mes positions, avoue que la situation est bizarre. Tu vas me dire que tu n'es pas de Serpentard alors ? » reprit-il avec une voix plus déterminée.
Il avait parlé du club de duel. Orion se remit à froncer les sourcils, cherchant dans sa mémoire une image du garçon. Lui-même aimait à fréquenter le club, il l'avait probablement croisé, non ? Narcisse, Narcisse... Sûrement. Potentiellement. Il existait une chance, en réalité, que ce garçon n'ait rien à voir avec la menace de sa salle commune — en était-ce réellement une, à présent ?
« Bon, d'accord » conclut-il. « Je veux bien te croire. Mais mon gars, c'est vraiment hyper chelou de suivre les gens comme ça. Je pense que ça, tu peux au moins l'avouer. »
Orion avait envie de se baffer. Il s'avouait vaincu, comme ça, donc ? Il était d'un ridicule. Mais il commençait à être sérieusement agacé par la situation et même s'il était sûr qu'il existait une part de vérité dans sa version, il savait que celle du jeune homme était plus raisonnable — et au moins, moins terrifiante que celle qu'il s'efforçait de croire. Toutefois, et sans aucune chaleur pour autant, il lui tendit la main pour l'aider à le relever ; après tout, c'était lui qui l'avait fait trébucher sur ses propres pieds.
« Orion » siffla-t-il simplement.
@Narcisse Brando, ton Narcisse me fait beaucoup trop rire
479 mots
Couleur RP : #789586 - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Alpha Suprême des Enfants de Fenrir [Le Melon] | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Une traque mentale
Ah oui, c'est vrai que papa m'avait raconté cet aspect-là de mon prénom. Et c'est vrai aussi que je n'avais aimé ce côté, il avait d'ailleurs bien pris soin de me mettre en garde sur mon comportement ! Mais bon, je ne suis clairement pas amoureux de mon reflet, en fait, c'est à peine si je me regarde dans le miroir. Et l'expression aussi, me dit quelque chose, mais sapristi, je fais bien attention à ne jamais tomber là-dedans ! Dans tous les cas, ça n'est pas pour moi, après tout, je n'ai aucune qualité qui pourrait me valoir de me targuer de cette manière. Non non, ce sont les autres qui doivent remarquer et souligner les points positifs, et c'est à soi-même de travailler sur nos points négatifs pour s'améliorer.
Je m'apprête à répondre à sa première question, mais quand il me demande si je suis à Serpentard, mon esprit ne fait qu'un tour et j'éclate de rire.
"Hein, quoi ? Haha, moi ? Mais aucune chance ! J'suis pas rusé, j'suis à Poufsouffle !"
Aaaah, voici donc l'origine de ce quiproquo, il me confondait bel et bien avec quelqu'un d'autre ! Je soupire de soulagement en comprenant toute la situation. Mon sourire s'agrandissant, je saisi la main de mon nouvel ami pour la serrer, en essayant de ne pas y mettre toute ma force. On m'avait déjà dit que ma poigne était ferme, et qu'elle peut faire mal. Il faut dire que depuis ma première année, j'ai développé pas mal de cals dans mes paumes, à cause de mes entraînements, donc je fais attention !
"Haha, j'avoue qu'ça fait bizarre oui, mais j't'avais pas vu en fait ! J'étais un peu dans mon monde, j't'aurais dit bonjour si j't'avais vu. Enchanté Orion ! Alors comme ça t'aime bien courir aussi héhé ?"
Je m'apprête à répondre à sa première question, mais quand il me demande si je suis à Serpentard, mon esprit ne fait qu'un tour et j'éclate de rire.
"Hein, quoi ? Haha, moi ? Mais aucune chance ! J'suis pas rusé, j'suis à Poufsouffle !"
Aaaah, voici donc l'origine de ce quiproquo, il me confondait bel et bien avec quelqu'un d'autre ! Je soupire de soulagement en comprenant toute la situation. Mon sourire s'agrandissant, je saisi la main de mon nouvel ami pour la serrer, en essayant de ne pas y mettre toute ma force. On m'avait déjà dit que ma poigne était ferme, et qu'elle peut faire mal. Il faut dire que depuis ma première année, j'ai développé pas mal de cals dans mes paumes, à cause de mes entraînements, donc je fais attention !
"Haha, j'avoue qu'ça fait bizarre oui, mais j't'avais pas vu en fait ! J'étais un peu dans mon monde, j't'aurais dit bonjour si j't'avais vu. Enchanté Orion ! Alors comme ça t'aime bien courir aussi héhé ?"
Une traque mentale
Poufsouffle. Bah voyons. La réaction de Narcisse prenait désormais tout son sens. Il était benêt par nature, c'était donc ça. Inconsciemment, Orion se remémora les valeurs de la maison jaune. Gentillesse. Patience. Loyauté. De vrais bonshommes, en somme, ou du moins, à priori. L'humilité était aussi connue chez les jaunes ; le prénom du garçon détonnait un peu avec cette dernière mais la chaleur qui se dégageait de lui ne respirait pas le mensonge. Aussi devrait-il se cantonner à sa version qui stipulait qu'il n'attachait à son nom que la fleur et non la légende. Néanmoins, il dut tout de même s'avouer que l'éclat du rire qui émana du Poufsouffle ne lui plut guère. De quel droit se permettait-il de se moquer ainsi de lui ? Décidément, de plus en plus étrange, ce gaillard...
Narcisse agrippa sa main avec force et la poigne du Poufsouffle le surprit même un peu. Toujours suspicieux, il se dit que, même s'il avait l'air aussi simple qu'un navet, il avait de quoi lui faire mal. Une fois levé, il le regarda, plus béat que jamais et Orion aurait pu jurer que son sourire joignait ses deux oreilles. Bon sang mais qu'est-ce qu'il a à sourire comme ça ? Il lui voulait la misère ? Semer le doute avant de le tâcler et le mettre au sol pour se venger ? Ce Narcisse ne lui disait rien qui vaille. D'un autre côté, il lui donnait l'air d'être vraiment sincère... Oh Orion, détends-toi, merde.
« Oui, j'aime bien » répondit-il avec la même froideur, par rapport à sa question sur la course. « Enfin, d'habitude, je préfère quand je suis tout seul pour le faire. Ça doit être pour ça que ça m'a perturbé de t'entendre arriver. Bref. »
Il l'observa avec distance, ne sachant que trop faire à présent. Devait-il juste se remettre à courir sans faire attention à lui ? Devait-il remédier à la gêne profonde qu'il ressentait et qui lui donnait l'impression de peser autour de lui ?
« Et... Toi ? »
@Narcisse Brando, je te prie de m'excuser une nouvelle fois !
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Narcisse agrippa sa main avec force et la poigne du Poufsouffle le surprit même un peu. Toujours suspicieux, il se dit que, même s'il avait l'air aussi simple qu'un navet, il avait de quoi lui faire mal. Une fois levé, il le regarda, plus béat que jamais et Orion aurait pu jurer que son sourire joignait ses deux oreilles. Bon sang mais qu'est-ce qu'il a à sourire comme ça ? Il lui voulait la misère ? Semer le doute avant de le tâcler et le mettre au sol pour se venger ? Ce Narcisse ne lui disait rien qui vaille. D'un autre côté, il lui donnait l'air d'être vraiment sincère... Oh Orion, détends-toi, merde.
« Oui, j'aime bien » répondit-il avec la même froideur, par rapport à sa question sur la course. « Enfin, d'habitude, je préfère quand je suis tout seul pour le faire. Ça doit être pour ça que ça m'a perturbé de t'entendre arriver. Bref. »
Il l'observa avec distance, ne sachant que trop faire à présent. Devait-il juste se remettre à courir sans faire attention à lui ? Devait-il remédier à la gêne profonde qu'il ressentait et qui lui donnait l'impression de peser autour de lui ?
« Et... Toi ? »
@Narcisse Brando, je te prie de m'excuser une nouvelle fois !
Dernière modification par Orion Blackburn le 5 déc. 2025, 23:42, modifié 1 fois.
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Une traque mentale
Narcisse hocha la tête sans hésiter, en laissant échapper une petite exclamation de contentement à la réponse de son nouvel ami. Il venait de trouver un nouveau partenaire de course potentiel, formidable ! Peu de choses rendaient Narcisse aussi heureux que de découvrir un camarade friand de course à pied. Non pas que lui-même en était un très grand amateur, il avait toujours trouvé cette discipline ennuyeuse et compliquée, et il avait fallu du temps pour qu'il s'en amuse. Désormais, il réussissait à courir avec la même discipline que sa mère, concentration, et efficacité, transformant chacun de ses joggings en un entraînement surefficace, exploitant au maximum les bienfaits de cet art.
Il approuva d'un nouveau hochement de tête les dires de son nouvel ami, croisant les bras sur sa poitrine, emplissant ses poumons d'air frais en souriant de plus belle.
"Mh ! J'comprends ouais ! Moi j'avoue j'aime bien courir avec des gens, c'est rigolo, c'est l'occasion d'discuter, et faut faire plus d'efforts pour bien respirer, c'est un bon exercice héhé ! Mais désolé encore hein, j'étais grave plongé dans mon truc, j'avais un peu b'soin d'me défouler, tu vois le genre quoi. Tu cours depuis longtemps ? Tu t'entraîne pour un truc ou juste t'aime bien ?"
Que de questions, et toutes aussi sincèrement désintéressées les une que les autres. Il était difficile d'arrêter le flot de paroles de Narcisse une fois qu'il était sur sa lancée et qu'il faisait une nouvelle rencontre. Le rouge sur ses joues témoignait de tout son engouement, et son sourire n'allait pas en décroissant.
Il approuva d'un nouveau hochement de tête les dires de son nouvel ami, croisant les bras sur sa poitrine, emplissant ses poumons d'air frais en souriant de plus belle.
"Mh ! J'comprends ouais ! Moi j'avoue j'aime bien courir avec des gens, c'est rigolo, c'est l'occasion d'discuter, et faut faire plus d'efforts pour bien respirer, c'est un bon exercice héhé ! Mais désolé encore hein, j'étais grave plongé dans mon truc, j'avais un peu b'soin d'me défouler, tu vois le genre quoi. Tu cours depuis longtemps ? Tu t'entraîne pour un truc ou juste t'aime bien ?"
Que de questions, et toutes aussi sincèrement désintéressées les une que les autres. Il était difficile d'arrêter le flot de paroles de Narcisse une fois qu'il était sur sa lancée et qu'il faisait une nouvelle rencontre. Le rouge sur ses joues témoignait de tout son engouement, et son sourire n'allait pas en décroissant.