Sous la brûlure des souvenirs
29 Mai 2045
TW: citations de traumatismes, crise d'angoisse, scène qui décrit un mort
@Diarmuid O'Belt
Depuis combien de temps n'avait-elle pas fait un véritable sourire ? Combien de nuits avait-elle passé, les yeux grands ouverts, à attendre que le sommeil vienne la libérer pour seulement quelques heures ? Émeline n'avait aucune réponse. À vrai dire, elle se contentait de vivre les jours, et d'essayer de ne pas penser à tout ce qui n'allait pas dans cette première année.
Était-ce ça, d'être une sorcière ? D'avoir constamment peur d'être découverte par les moldus. D'espérer que son père ne se fasse pas attraper, ni même tuer, pour la simple raison qu'il était doté de pouvoirs magiques. De ne pas pouvoir se coucher sans revoir les morts la hanter. C'était donc ça la réalité qui l'entourait : avoir sa mémoire qui l'empêchait d'avancer.
Ce jour-là, tandis qu'elle sortait d'un cours, elle croisa la route d'élèves en train de mimer l'attaque du bal d'Halloween. Elle entendait leurs rires gras, alors qu'ils se jouaient de cet évènement qui l'avait traumatisée.
Soudainement, la salle de bal se dessina à la place du couloir. Ce n'étaient plus les rires qui se jouaient dans ses oreilles, mais les cris affolés des élèves qui essayaient de sortir de la pièce. Elle ressentait le corps de son meilleur ami, inanimé, dans ses bras. En revivant ce moment, la respiration d'Émeline se mit à accélérer, jusqu'à en suffoquer. Des larmes incontrôlables se mirent à sillonner ses joues.
Elle s'effondra comme une poupée de chiffon. Tous ceux qui se trouvaient dans le couloir la virent chuter, sans qu'elle n'essaye de se rattraper. Sa tête percuta le sol dans un grand choc. À terre, elle continua à surventiler et ne semblait pas entendre ce qu'on lui disait.
Tant bien que mal, des camarades la portèrent jusqu'à l'infirmerie. Sans qu'elle ne puisse expliquer ce qui n'allait pas, Émeline n'arrivait plus à gérer son corps. De terribles tremblements animaient ses membres alors que ses lèvres répétaient le mot : non. Ce mot sortait en boucle de sa bouche, comme une litanie interminable dont on aurait oublié la fin.
Alors qu'elle était bloquée dans cet état, ses peurs profitèrent de sa faiblesse pour la dévorer, la consumer tout entière. D'immondes questions venaient danser dans son esprit, souillant sa raison par leur malveillance. En parlant de raison, celle d'Émeline ne faisait que fuir face à la douleur et ses craintes. Personne ne pouvait la sortir de ce cataclysme qu'était sa terreur.
Mais pourquoi avoir peur de choses qui étaient déjà passées, enfin rangées et qui devaient s'oublier ? Oh, qu'Emeline aimerait oublier, retrouver son innocence et gaieté. Au lieu de ça, elle s'enfonçait toujours un peu plus dans la noirceur, cette peur qui enlaçait son cœur à chaque fois qu'elle pensait à sa famille. Les morts s'entassaient sur ses attentes d'enfant aimé et choyé. Le monde ne tournait pas rond. Non, il tournait à l'envers, et à une vitesse ingérable.
Enfin placée dans un lit de l'infirmerie, Emeline continuait de pleurer, son souffle encore incertain. À cause de ses larmes elle ne voyait plus rien. Seulement, elle n'avait pas besoin de sa vision pour que son esprit lui joue des scènes imaginaires.
Elle voyait son père, allongé au sol, baignant dans une marre de sang.
Elle voyait sa maison incendiée, en train de se consumer sur les cris déchirants de sa mère.
Elle voyait sa baguette brisée et son corps emprisonné.
Elle voyait l'avenir se noircir jusqu'à la putréfaction.
Elle voyait son univers s'écrouler face à la folie des hommes.
Émeline inspira désespérément, en vain. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, d'un rythme qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors. Ses mains serrèrent le devant de son uniforme, comme si ce geste pouvait l'aider à respirer. Qui pouvait bien l'aider ? Qui voudrait se pencher au-dessus de cette sorcière aux poumons incandescents ? Elle n'en savait rien. En fait, dans son état, elle ne savait plus grand-chose.
Son seul désir, entourée de ces draps blancs, était de ne plus suffoquer.
(673 mots)
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 déc. 2025, 22:30, modifié 1 fois.
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Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Sous la brûlure des souvenirs
Bien qu'elle n'ait pas la charge de gérer l'infirmerie - ce qui lui faisait un bien fou -, Ruby travaillait toujours pour Poudlard en sa qualité d'infirmière aux côtés de Rafael Mason. Présents chacun à leur tour, les deux soignants permettaient à l'infirmerie de rester ouverte en continu, sans aucune interruption si ce n'était lors des vacances estivales, une période propice pour renflouer les stocks en passant diverses commandes mais aussi en brassant quelques potions.
Aujourd'hui était justement l'une de ses gardes. Elle remplissait un bon pour faire l'acquisition de nouveaux draps. Il avait fallu se séparer de plusieurs d'entre eux, devenus trop vieux. Oh ils ne seraient pas jetés, les elfes allaient leurs trouver du réemploi en les coupant pour en faire des torchons, se confectionner des vêtements ou bien tout autre usage auquel elle ne pensait pas sur le moment. Mais il fallait les remplacer et donc faire un achat auprès d'un revendeur de linges médicaux.
Cependant, cette tâche administrative fut interrompue par un groupe d'élèves venus déposer une camarade. Ruby prit alors le relais en une seconde, laissant en plan sa transaction en cours pour déplacer un lit et y installer la jeune fille. Elle remercia les étudiants puis les congédia avant de guider l'enfant dans une zone calme et de tirer des rideaux. L'urgence était de la calmer, le sortilège de réjouissance fut son meilleur allié pour cela. Et pour l'aider à respirer, Testabullarum vint également les secourir. « Vous êtes en sécurité Miss. Prenez le temps de retrouver votre souffle pour le moment. Ensuite vous m'en direz plus. » Lui dit-elle d'une voix douce et rassurante.
Aujourd'hui était justement l'une de ses gardes. Elle remplissait un bon pour faire l'acquisition de nouveaux draps. Il avait fallu se séparer de plusieurs d'entre eux, devenus trop vieux. Oh ils ne seraient pas jetés, les elfes allaient leurs trouver du réemploi en les coupant pour en faire des torchons, se confectionner des vêtements ou bien tout autre usage auquel elle ne pensait pas sur le moment. Mais il fallait les remplacer et donc faire un achat auprès d'un revendeur de linges médicaux.
Cependant, cette tâche administrative fut interrompue par un groupe d'élèves venus déposer une camarade. Ruby prit alors le relais en une seconde, laissant en plan sa transaction en cours pour déplacer un lit et y installer la jeune fille. Elle remercia les étudiants puis les congédia avant de guider l'enfant dans une zone calme et de tirer des rideaux. L'urgence était de la calmer, le sortilège de réjouissance fut son meilleur allié pour cela. Et pour l'aider à respirer, Testabullarum vint également les secourir. « Vous êtes en sécurité Miss. Prenez le temps de retrouver votre souffle pour le moment. Ensuite vous m'en direz plus. » Lui dit-elle d'une voix douce et rassurante.
Sous la brûlure des souvenirs
En sentant les effets des sorts sur elle, la crise d'angoisse de la jeune sorcière se calma progressivement. Ce sentiment de bonheur qu'elle ressentait n'était pas du tout naturel, mais cela l'apaisait tellement qu'elle n'était pas contre son apparition. Sa respiration reprit une cadence normale et elle put enfin reprendre ses esprits.
Elle était vraiment en sécurité ? Oui, elle reconnaissait l'infirmerie. Elle n'était plus dans la salle de bal, elle n'entendait plus les cris dans ses oreilles. Ses mains se serrèrent sur les draps du lit et sa tête se cala un peu mieux sur l'oreiller. La jeune Serdaigle devait maintenant donner des explications à l'infirmière. Elle n'allait pas s'en sortir en sortant une bêtise, vu l'état dans lequel elle était arrivée.
Par où pouvait-elle commencer ? Ses pensées s'entrechoquaient, elle n'arrivait pas à choisir. Les mots ne lui venaient pas, comme si la parole lui avait été enlevée. Cette joie factice ne lui permettait pas de se confier. Mais malgré la gêne qu'elle avait, elle se força à lâcher ce poids qui pesait depuis bien trop longtemps sur ses épaules.
- J'ai trop peur, Madame...commença-t-elle à voix basse. Je-Je n'arrive plus à dormir sans faire de cauchemars.
Elle prit une grande inspiration pour essayer de clarifier tout ce qui l'assaillait.
- C'est trop dur de ne pas penser à ce qui s'est passé. C'est trop dur de ne pas me dire qu'il peut arriver pire que ça...Vous voyez ce que je veux dire ?
(246 mots)
@Diarmuid O'Belt
Elle était vraiment en sécurité ? Oui, elle reconnaissait l'infirmerie. Elle n'était plus dans la salle de bal, elle n'entendait plus les cris dans ses oreilles. Ses mains se serrèrent sur les draps du lit et sa tête se cala un peu mieux sur l'oreiller. La jeune Serdaigle devait maintenant donner des explications à l'infirmière. Elle n'allait pas s'en sortir en sortant une bêtise, vu l'état dans lequel elle était arrivée.
Par où pouvait-elle commencer ? Ses pensées s'entrechoquaient, elle n'arrivait pas à choisir. Les mots ne lui venaient pas, comme si la parole lui avait été enlevée. Cette joie factice ne lui permettait pas de se confier. Mais malgré la gêne qu'elle avait, elle se força à lâcher ce poids qui pesait depuis bien trop longtemps sur ses épaules.
- J'ai trop peur, Madame...commença-t-elle à voix basse. Je-Je n'arrive plus à dormir sans faire de cauchemars.
Elle prit une grande inspiration pour essayer de clarifier tout ce qui l'assaillait.
- C'est trop dur de ne pas penser à ce qui s'est passé. C'est trop dur de ne pas me dire qu'il peut arriver pire que ça...Vous voyez ce que je veux dire ?
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@Diarmuid O'Belt
Dernière modification par Émeline Joyner le 26 déc. 2025, 22:45, modifié 1 fois.
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Cheffe de la secte des vampires - Semeuse de Discorde - Projectile de qualité supérieure - Méméline
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Sous la brûlure des souvenirs
Dans la sécurité de draps tirés autour du lit, Ruby patienta le temps nécessaire. La jeune fille put ainsi reprendre ses esprits - autant que faire se pouvait - et choisit le moment opportun pour lever le sortilège qui l'aidait à reprendre un souffle plus calme. Ce serait plus facile pour elle de s'exprimer.
Petit à petit, les mots vinrent se poser sur les maux, laissant à l'infirmière entrevoir le problème. Voilà qui n'allait pas être simple à gérer. Elle avait des bases en psychologie adolescente, de part ses formations et son expérience, mais elle n'était pas psychomage. « Vous parlez de quelque chose que vous avez vécu et qui est difficile. C'est bien ça? » Exposa-t-elle à la Serdaigle tout en lui demandant confirmation. « Quelque chose qui s'est passé ici, n'est-ce pas? » Là elle spéculait beaucoup, mais comme il y avait eut cet évènement à Halloween, où des jeunes gens avaient fomenté quelque chose de... Et que cela avait détruit une partie du château. C'était tout à fait possible qu'il soit question de ça.
« Depuis combien de temps est-ce que cela vous empêche de dormir ainsi? » Une nouvelle question, nécessaire pour trouver quoi donner à cette enfant. Et la rediriger vers un spécialiste aussi. Il n'était pas possible de la laisser se débrouiller toute seule avec ce qui la rongeait au point que son sommeil soit aussi compliqué.
Petit à petit, les mots vinrent se poser sur les maux, laissant à l'infirmière entrevoir le problème. Voilà qui n'allait pas être simple à gérer. Elle avait des bases en psychologie adolescente, de part ses formations et son expérience, mais elle n'était pas psychomage. « Vous parlez de quelque chose que vous avez vécu et qui est difficile. C'est bien ça? » Exposa-t-elle à la Serdaigle tout en lui demandant confirmation. « Quelque chose qui s'est passé ici, n'est-ce pas? » Là elle spéculait beaucoup, mais comme il y avait eut cet évènement à Halloween, où des jeunes gens avaient fomenté quelque chose de... Et que cela avait détruit une partie du château. C'était tout à fait possible qu'il soit question de ça.
« Depuis combien de temps est-ce que cela vous empêche de dormir ainsi? » Une nouvelle question, nécessaire pour trouver quoi donner à cette enfant. Et la rediriger vers un spécialiste aussi. Il n'était pas possible de la laisser se débrouiller toute seule avec ce qui la rongeait au point que son sommeil soit aussi compliqué.
Sous la brûlure des souvenirs
Elle hocha plusieurs fois de la tête aux premières questions. Si elle lui demandait ça, c'est qu'elle n'était pas encore infirmière à ce moment-là, non ? C'était possible, Émeline ne se souvenait pas trop des arrivées en général.
Aux yeux du petit oisillon, cette dame avait de la chance de ne pas avoir assisté à l'évènement.
Sa main chercha quelque chose pour occuper ses doigts qui s'agitaient. Elle trouva le coussin qu'elle préféra prendre contre elle, tel un doudou de substitution. Ses bras le serrèrent contre elle et elle imagina que cette chose toute molle, était en réalité Polly, son berger allemand. Émeline souhaitait l'avoir près d'elle, sentir son souffle chaud contre sa peau et ses poils lui chatouiller le cou. Il ne restait plus que quelques jours avant qu'elle ne la retrouve.
- J'sais pas...répondit-elle en joignant ses mains contre le coussin. Deux, trois semaines ? Je n'ai pas compté...J'aurais dû ?
Aurait-elle dû faire attention à tout ça pour aider l'infirmière ? À la base, elle n'avait pas prévu de venir ici et de tout déballer. Si elle n'avait pas craqué cet après-midi, elle aurait attendu de retourner chez elle et de se réfugier dans les bras de sa mère. Au lieu de ça, elle se retrouvait à culpabiliser de ne pas avoir compté ces fichues nuits.
En réalisant que l'infirmière était capable de prévenir ses parents de son état, elle se redressa et voulut paraître plus calme. Dans ses lettres, elle avait fait en sorte de minimiser les faits pour que son père évite de paniquer. Elle savait que si elle avait dit la vérité, il aurait été capable de la retirer de l'école.
- Vous pouvez garder ça pour vous ? J'veux dire, de tout ce que je viens de raconter, demanda-t-elle d'une voix pleine d'attente.
(300 mots)
Aux yeux du petit oisillon, cette dame avait de la chance de ne pas avoir assisté à l'évènement.
Sa main chercha quelque chose pour occuper ses doigts qui s'agitaient. Elle trouva le coussin qu'elle préféra prendre contre elle, tel un doudou de substitution. Ses bras le serrèrent contre elle et elle imagina que cette chose toute molle, était en réalité Polly, son berger allemand. Émeline souhaitait l'avoir près d'elle, sentir son souffle chaud contre sa peau et ses poils lui chatouiller le cou. Il ne restait plus que quelques jours avant qu'elle ne la retrouve.
- J'sais pas...répondit-elle en joignant ses mains contre le coussin. Deux, trois semaines ? Je n'ai pas compté...J'aurais dû ?
Aurait-elle dû faire attention à tout ça pour aider l'infirmière ? À la base, elle n'avait pas prévu de venir ici et de tout déballer. Si elle n'avait pas craqué cet après-midi, elle aurait attendu de retourner chez elle et de se réfugier dans les bras de sa mère. Au lieu de ça, elle se retrouvait à culpabiliser de ne pas avoir compté ces fichues nuits.
En réalisant que l'infirmière était capable de prévenir ses parents de son état, elle se redressa et voulut paraître plus calme. Dans ses lettres, elle avait fait en sorte de minimiser les faits pour que son père évite de paniquer. Elle savait que si elle avait dit la vérité, il aurait été capable de la retirer de l'école.
- Vous pouvez garder ça pour vous ? J'veux dire, de tout ce que je viens de raconter, demanda-t-elle d'une voix pleine d'attente.
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La Serdaigle montrait plusieurs signes d'angoisse, par exemple de confirmer par les gestes plutôt que de formuler quelque chose mais aussi de serrer contre elle cet oreiller. Et rien que ça confirma les craintes de l'infirmière. La situation du monde sorcier était pour le moins tendue et cela rejaillissait à Poudlard. Et c'était sans parler de ce qu'il était advenu dans la Grande Salle pas plus tard que la veille. « Ce n'est pas grave de ne pas avoir de date exacte. Ca me permet juste de mieux comprendre ce qui ne va pas. » Expliqua Ruby d'une voix qu'elle voulut rassurante. « C'est déjà très bien ce que vous me dites. »
Deux à trois semaines. C'était déjà beaucoup. La femme put donc orienter son choix vers une potion pour apaiser l'adolescente et la fit apparaître avant de la servir dans un verre avec un peu d'eau pour la diluer et en faciliter l'absorption. Elle allait la tendre à la bleu et bronze tout en expliquant de quoi il s'agissait lorsque cette dernière posa une question. « Je suis obligée de le noter dans votre dossier médical. Mais si vous parvenez à m'en dire plus, qu'on puisse discuter pour que ça aille mieux, je ne serais pas obligée de prévenir vos parents ou vos professeurs. » Dit-elle avec franchise et réalité. « Cette potion devrait déjà vous aider à vous apaiser. Ca ne résoudra pas tout mais vous devriez pouvoir vous reposer quelques heures. » Ce qui ne pourrait lui faire que du bien avant l'inévitable échange qu'elles devraient avoir.
Deux à trois semaines. C'était déjà beaucoup. La femme put donc orienter son choix vers une potion pour apaiser l'adolescente et la fit apparaître avant de la servir dans un verre avec un peu d'eau pour la diluer et en faciliter l'absorption. Elle allait la tendre à la bleu et bronze tout en expliquant de quoi il s'agissait lorsque cette dernière posa une question. « Je suis obligée de le noter dans votre dossier médical. Mais si vous parvenez à m'en dire plus, qu'on puisse discuter pour que ça aille mieux, je ne serais pas obligée de prévenir vos parents ou vos professeurs. » Dit-elle avec franchise et réalité. « Cette potion devrait déjà vous aider à vous apaiser. Ca ne résoudra pas tout mais vous devriez pouvoir vous reposer quelques heures. » Ce qui ne pourrait lui faire que du bien avant l'inévitable échange qu'elles devraient avoir.
Sous la brûlure des souvenirs
Ses mains trituraient le coussin encore coincé contre elle. Elle les agitait, les faisant malmener le tissu entre la pulpe de ses doigts. Le manège se répétait sans qu'elle n'en ait réellement conscience. Un geste purement incontrôlé, qu'Émeline ne percevait pas au milieu de tous ses doutes et craintes d'enfant.
Ce n'est pas grave. Les premiers mots de l'infirmière lui avaient permis de reprendre sa respiration. Bien, si l'adulte lui disait que ce n'était pas important, elle pouvait donc mettre de côté ces histoires de jours sans cauchemars. Avec sa mémoire seulement concentrée sur les cours, ce genre de détail lui échappait complètement. Au moins, ceci n'allait pas l'incriminer d'une quelconque façon.
Sur le visage de la jeune aiglonne, plusieurs émotions y passèrent. D'abord la peur à la mention de son dossier médical. Puis l'espoir apparut, prenant la place de ce mauvais sentiment. Il suffisait donc qu'elle parle pour qu'elle garde ça pour elle ? Elle pouvait lui faire confiance, pas vrai ? Après tout, il s'agissait d'une dame qui travaillait pour soigner les bobos. Ça comptait pas mal dans la balance.
- Hm..Ok...finit-elle par souffler en desserrant sa prise autour du coussin.
Tout en abdiquant, elle attrapa le verre tendu dans sa direction et but d'une traite la potion.
Elle lâcha une petite grimace à cause du goût à peine atténué par l'eau. Mais pas besoin d'y penser bien longtemps, car elle sentit immédiatement son corps se détendre, jusqu'au point où un bâillement lui échappa. C'était ce qu'elle venait d'avaler qui lui donnait sommeil comme ça ? Oh, que le lit avait l'air confortable...Un petit somme, ça ne lui ferait vraiment pas de mal.
Alors qu'elle laissa son corps partir en arrière pour s'allonger, le coussin coincé contre elle, l'aiglonne adressa un sourire de gratitude à l'adulte avant de sombrer.
Allongée sur le côté, Émeline ouvrit tout doucement les yeux, le coussin encore là, entre ses bras. Il faisait bien sombre autour d'elle. Où était donc passé les rayon du soleil qui illuminaient l'intérieur de l'infirmerie quand elle était arrivée ? Combien de temps avait-elle dormi ? Elle se releva doucement, le visage encore ensommeillé par sa sieste. Quelques regards perdus dans la pièce l'informèrent d'où se trouvait Miss Lloyd.
Maintenant qu'elle s'était reposée, la sorcière allait lui demander des comptes...Émeline n'osa pas reprendre la parole pour attirer son attention sur elle. Miss Lloyd avait été très gentille avec elle, l'avait calmée et rassurée. Elle pouvait bien faire un effort pour cette dame.
Elle en avait conscience de tout l'aide qu'elle lui avait apporté. Pourtant, la jeune Serdaigle ne parvenait pas à ouvrir la bouche. Émeline garda le silence, ses yeux fixés sur l'adulte.
Émeline n'aimait pas parler de choses tristes. Elle préférait de loin converser sur les créatures magiques, sur les cours, le dessin...Tout, en fait. Sauf ce que comptait aborder l'infirmière.
Alors elle attendit, les doigts serrés, le regard fixe.
Elle attendait qu'elle la remarque. Qu'elle en vienne rapidement à ses questions qui allaient serrer son cœur.
La pilule, bien qu'amère, devait finir par passer.
509 mots
Ce n'est pas grave. Les premiers mots de l'infirmière lui avaient permis de reprendre sa respiration. Bien, si l'adulte lui disait que ce n'était pas important, elle pouvait donc mettre de côté ces histoires de jours sans cauchemars. Avec sa mémoire seulement concentrée sur les cours, ce genre de détail lui échappait complètement. Au moins, ceci n'allait pas l'incriminer d'une quelconque façon.
Sur le visage de la jeune aiglonne, plusieurs émotions y passèrent. D'abord la peur à la mention de son dossier médical. Puis l'espoir apparut, prenant la place de ce mauvais sentiment. Il suffisait donc qu'elle parle pour qu'elle garde ça pour elle ? Elle pouvait lui faire confiance, pas vrai ? Après tout, il s'agissait d'une dame qui travaillait pour soigner les bobos. Ça comptait pas mal dans la balance.
- Hm..Ok...finit-elle par souffler en desserrant sa prise autour du coussin.
Tout en abdiquant, elle attrapa le verre tendu dans sa direction et but d'une traite la potion.
Elle lâcha une petite grimace à cause du goût à peine atténué par l'eau. Mais pas besoin d'y penser bien longtemps, car elle sentit immédiatement son corps se détendre, jusqu'au point où un bâillement lui échappa. C'était ce qu'elle venait d'avaler qui lui donnait sommeil comme ça ? Oh, que le lit avait l'air confortable...Un petit somme, ça ne lui ferait vraiment pas de mal.
Alors qu'elle laissa son corps partir en arrière pour s'allonger, le coussin coincé contre elle, l'aiglonne adressa un sourire de gratitude à l'adulte avant de sombrer.
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Allongée sur le côté, Émeline ouvrit tout doucement les yeux, le coussin encore là, entre ses bras. Il faisait bien sombre autour d'elle. Où était donc passé les rayon du soleil qui illuminaient l'intérieur de l'infirmerie quand elle était arrivée ? Combien de temps avait-elle dormi ? Elle se releva doucement, le visage encore ensommeillé par sa sieste. Quelques regards perdus dans la pièce l'informèrent d'où se trouvait Miss Lloyd.
Maintenant qu'elle s'était reposée, la sorcière allait lui demander des comptes...Émeline n'osa pas reprendre la parole pour attirer son attention sur elle. Miss Lloyd avait été très gentille avec elle, l'avait calmée et rassurée. Elle pouvait bien faire un effort pour cette dame.
Elle en avait conscience de tout l'aide qu'elle lui avait apporté. Pourtant, la jeune Serdaigle ne parvenait pas à ouvrir la bouche. Émeline garda le silence, ses yeux fixés sur l'adulte.
Émeline n'aimait pas parler de choses tristes. Elle préférait de loin converser sur les créatures magiques, sur les cours, le dessin...Tout, en fait. Sauf ce que comptait aborder l'infirmière.
Alors elle attendit, les doigts serrés, le regard fixe.
Elle attendait qu'elle la remarque. Qu'elle en vienne rapidement à ses questions qui allaient serrer son cœur.
La pilule, bien qu'amère, devait finir par passer.
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- #066ccb - Coucou Rapeltout -- Son petit Moine Gras --
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